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Billets d’humeur du Sieur La BOUTIERE. 23 avril 2013. Le « Mariage » entre la France et le président Hollande est rompu

24 Avr

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L’Enfer, volet droit du triptyque Le Jardin des délices de Jérôme Bosch.

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Hieronymus_Bosch_-_The_Garden_of_Earthly_Delights_-_Hell.jpg

   L’histoire n’oubliera  sans  doute jamais -en effet- la date du 23 avril 2013. Non pas  que  celà  fût la date d’entrée dans l’arsenal républicain des armes de  destruction massive de la société du « mariage pour tous … sauf pour le président » mais,  bien plutôt,  parce  que ce jour là  le prrésident Hollande  a  commencé une descente  aux enfers  que  rien n’arrêta jamais.                                                                                                          Dés le lendemain Alain Vidalis, ministre  des relations avec le Parlement  fit  savoir  que le Gouvernement  était opposé à l’aministie sociale*, à savoir le pardon pour les atteintes aux biens causés par les  syndicalistes casseurs lors des mouvements sociaux.                                              http://www.dailymotion.com/video/xz9sze_non-a-l-amnistie-sociale-alain-vidalies_news#.UXe1Ohwv1vg.

* Le Sénat a adopté mercredi une proposition de loi communiste d’amnistie sociale des délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvements sociaux: conflits du travail, d’activités syndicales de salariés et d’agents publics, de mani­fes­tations… Le Front de gaucheet la CGT se sont fortement mobilisés pour ce texte, en organisant notamment une manifestation devant le Sénat pendant le débat. …  Christiane Taubira, qui soutient la propo­sition de loi,  avait alors   déclaré  «il s’agit de faire œuvre de ­justice».http://www.lefigaro.fr/social/2013/02/28/09010-20130228ARTFIG00380-le-senat-vote-l-amnistie-sociale-pour-les-syndicalistes.php

Le  gouvernement  se privait ainsi de sa jambe  gauche. Comme le texte  sur le mariage des gays et  lesbiennes l’avait privé au préalable de  sa jambe  droite, d’un  seul coup, d’un seul,  d’unijambiste, le  gouvernement  s’était retrouvé par terre et  ce n’était la  faute ni à Rousseau ni à Voltaire mais  bien plus clairement  la  faute à François.

Le pauvre eut  bon reprendre la parole le matin du 24 avril , au sortir du Conseil des Ministres, pour déclarer :« Aujourd’hui plus que jamais le rassemblement du pays doit se faire sur ce qui est attendu par beaucoup de nos compatriotes: l’emploi, le redressement, la confiance », a déclaré le président de la République dans une courte allocution à l’Elysée à la sortie du Conseil des ministres. Il a précisé qu’il promulguerait la loi sur le mariage homosexuel dès qu’aura été rendue la décision du Conseil constitutionnel, saisi mardi d’un recours par les parlementaires UMP ». http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2013/04/24/Hollande-apres-le-vote-du-mariage-gay-il-faut-se-rassembler-sur-l-emploi-1424257.                                                                                                                                  Rien n’y fit et l’obstination présidentielle ( diabolique ?) finit par  ébranler  tout l’édifice  auquel la République  avait  cru utile  de  pouvoir  confier  sa  survie, à savoir l’arrivée de la gauche républicaine au pouvoir. Et c’est comme  celà que , de l’opposition à un texte de loi, on passa à l’opposition au gouvernement puis au dégout de la République  en la personne de ses dirigeants dont la malfaisance et les mauvais traitements envers un nombre toujours croissant  de ses fils finirent par emporter les  scrupules  de ses derniers tenants .  Oui vraiment : Liberté, Liberté chérie, Combats avec tes défenseurs !images

CQFD. Ce Qui Fonderait Demain… l’action du roi à venir.                                                                                                                  Le  gouvernement royal a un gros  avantage  sur les gouvernemnts républicains , la morale qu’il a  à traduire  dans les textes officielsn’est pas à géométrie variable . Celle-ci est ne  varietur puisqu’il s’agit des dogmes et des  commandements del a morale chrétienne; Au nombre de  celles-ci figurent naturelllement la  division naturelle des sexes  et leuc  omplémentarité , seul moyen de donner la  vie et d’élever les enfants que Dieu donne  aux  couples comme fruit de leur union.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (1er mars 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

1 Mar

*  Faut-il s’indigner ?

Disons-le sans ambages, la démarche qui s’esquisse à l’égard des plus pauvres d’entre nous non seulement nous indigne (car pourquoi eux et pas l’ensemble des consommateurs) mais aussi nous inquiète (compte tenu des incertitudes qui règnent encore).

Les plats cuisinés qui ont été retirés de la vente en raison de la fraude sur la viande de cheval pourront être redistribués aux associations caritatives, qui seront informées de leur contenu, a indiqué jeudi le ministre de la Consommation, Benoît Hamon. Interrogé sur RMC, Benoît Hamon a précisé qu’il existait «une disposition réglementaire qui prévoit qu’on puisse faire le don de produits qui ont connu un défaut d’étiquetage». Mais c’est là jouer sur les mots car il s’agit de bien plus que d’un défaut d’étiquetage. Ces plats contiennent en effet de la viande de cheval à la place de viande de boeuf, ce qui n’est pas en soi un obstacle à la consommation. Malheureusement nul ne sait aujourd’hui d’où viennent les chevaux utilisés ni s’ils étaient propres à la consommation (maladies, administration de médicaments, etc.). Les découvertes très récentes de viandes avariées chez certains fournisseurs de ces plats posent d’ailleurs question sur ce plan. Les distribuer avant d’être formellement rassurés sur leur qualité sanitaire n’est pas acceptable, même pour des raisons économiques.

«Ensuite, c’est aux associations de décider si oui ou non elles acceptent ces dons», a poursuivi le ministre. Mais «ceux qui bénéficieront de ces produits alimentaires ont droit à la réalité sur ce qu’ils mangent», a insisté le ministre. Il a reconnu qu’un tel don pouvait être coûteux pour ces associations, notamment dans le cas des produits surgelés qui nécessitent un transport frigorifique. «On peut aussi comprendre que les associations refusent», a-t-il admis. Bref, lançons un ballon d’essai, ça ne mange pas de pain, si l’on ose dire…

La semaine dernière, plusieurs associations avaient indiqué qu’elles seraient intéressées par ces produits à la condition que les garanties sanitaires soient réunies. «On reste sur la même position» ont confirmé jeudi les Restos du Cœur. «On ne ferme pas la porte, mais on attend des assurances», selon une porte-parole. «C’est aux professionnels de veiller à ce que le produit soit conforme à la règlementation sanitaire», a déclaré jeudi une porte-parole de la Direction générale de la concurrence, la consommation et de la répression des fraudes.

Mardi, la ministre de la lutte contre l’exclusion Marie-Arlette Carlotti rencontrera les associations en charge de l’aide alimentaire (Croix Rouge, Secours Populaire, Banques alimentaires et Restos du Cœur) «pour discuter de l’opportunité de récupérer ces produits». «Si un consensus est trouvé, il serait inutile d’ajouter le gaspillage à la fraude», précise la ministre dans un communiqué.

«L’ensemble des produits retirés des rayons ont été conservés et non détruits. Ils ont été stockés dans des chambres froides (…), respectant toutes les conditions sanitaires nécessaires», a assuré la Fédération du Commerce et de la distribution . «On est actuellement en discussions avec les associations caritatives et les administrations pour voir dans quelle mesure ces produits peuvent être donnés», a déclaré une porte-parole.

Ne nous donnons pas rendez-vous au prochain scandale sanitaire !

*  Une loi d’amnistie qui « interpelle » :

Le Sénat a adopté une proposition de loi communiste d’amnistie sur les délits commis dans le cadre de mouvements sociaux depuis 2007. Le PS en a limité la portée mais, comme on pouvait s’y attendre, le Medef dénonce « un appel au cassage » et la droite un geste « clientéliste ».

Une semaine après l’abrogation du jour de carence sur les arrêts maladie des fonctionnaires, l’adoption au Sénat, hier soir, de la proposition de loi communiste d’amnistie des délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvement sociaux, relance les critiques sur les arbitrages d’un gouvernement soucieux d’apaiser les tensions croissantes avec les syndicats.

Lors des débats, le sénateur UMP Pierre Charon, ex proche conseiller de Nicolas Sarkozy, a donné le ton en accusant la gauche d’ « excuser ce qui ne doit pas l’être pour des raisons idéologiques et clientélistes. » Les sénateurs centristes se sont aussi opposés en vain à une « proposition inopportune, dangereuse » qui donne « un signal de mauvaise augure à tous les manifestants professionnels »« La violence devient excusable ? Silence assourdissant et irresponsable de François Hollande », a ajouté Valérie Pécresse (UMP) dans un tweet, ce matin !

Le patronat est aussi monté au front. Très prompte à donner de la voix à l’approche des élections au Medef, Laurence Parisot s’est insurgée dès hier soir, sur BFM TV, contre « un signal en faveur de l’antagonisme, du conflit, un appel au cassage » alors que « c’est exactement le contraire dont nous avons besoin.» « La violence ou la dégradation de l’outil de travail ne sont pour finir, au regard de ce texte, pas si graves que cela et ne méritent plus en France en 2013 de sanctions ! Clémence pour les syndicalistes ! », a abondé ce matin la CGPME, évoquant une justice à deux vitesses et réclamant, « si ce texte scandaleux doit être maintenu, son élargissement aux dirigeants d’entreprises notamment pour les délits d’entrave ».

Anticipant ces attaques, le PS s’est attaché, lors des débats au Sénat, à chercher « un équilibre » entre « droit syndical » et « respect de la légalité républicaine », comme l’annonçait la veille, sans rire, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. Ou, autrement dit, entre un geste assez marqué pour envoyer un signal à la gauche de la gauche et aux syndicats, CGT en tête, mais assez limité pour ne pas trop braquer l’opinion. Ne sont ainsi concernés que les faits commis entre le 1er janvier 2007 et le 1erfévrier 2013, période à laquelle la gauche estime que la concordance de la montée de la crise et de la mise en oeuvre par le précédent gouvernement d’une « politique pénale très répressive » a pu conduire à des condamnations excessives. Une exception symbolique et historique a toutefois été ajoutée : le texte amnistie les mineurs condamnés lors des grèves de 1948 et 1952, dont sept sont encore vivants.

Cette amnistie ne concernera que les faits passibles de 5 ans de prison au plus. Cela exclut du champ de l’amnistie les violences physiques, que les sénateurs socialistes et écologistes ont jugé central de ne pas cautionner. Pas de clémence non plus pour les atteintes volontaires aux personnes et les infractions commises à l’encontre des personnes dépositaires de l’autorité publique -menaces ou outrages à agents par exemple. Même logique de filtrage resserré dans le champ des bénéficiaires potentiels. Sont concernés les faits commis par des salariés, du privé comme du public, lors de conflits du travail et d’activités syndicales, y compris lors de manifestations, mais les professions libérales et les exploitants agricoles ont été exclus du champ de la loi. Les salariés licenciés pour une faute ayant fait l’objet d’une amnistie devront être réintégrés sauf, autre mesure tempérant le texte initial, s’il s’agissait d’une « faute lourde constituant une atteinte à l’intégrité physique ou psychique des personnes. » De même, les infractions commises lors de mouvement lié au logement seront amnistiables, mais pas celles intervenues dans le cadre d’actions liés à l’éducation, la santé, l’environnement et le droit des migrants.

« Exit donc les faucheurs d’OGM, désobéissants, antipubs, militants antinucléaires, Notre Dame des Landes, ligne THT, Base Elèves et RESF… », regrette dans un communiqué le Front de gauche. Il salue toutefois ce « premier geste » après que Jean-Luc Mélenchon a mis une forte pression sur les sénateurs socialistes, avec l’appui de la CGT, en manifestant hier devant le Sénat avant l’ouverture des débats. Pierre Laurent, leader du PC, se félicite d’un « acte de justice, de réparation qui va être entendu par les salariés qui veulent faire valoir leur droit à l’expression syndicale sans avoir la peur au ventre » mais appelle à « un élargissement de la loi dans les prochaines semaines. » Ben voyons !…

Anticipant aussi les accusations de laxisme et soucieuse de ne pas voir le débat tomber dans « la démagogie » et les « simplifications outrancières », la sénatrice socialiste Virginie Klès a aussi rappelé la portée réelle limitée d’une loi d’amnistie : « Une loi d’amnistie efface l’infraction mais n’efface pas les faits. Et surtout n’éteint pas l’action en civil et n’empêche donc pas la réparation en civil. Si une personne s’est contentée de briser une vitre, cette personne sera amnistiée. Elle devra payer une vitre neuve mais il n’y aura plus d’inscription sur son casier judiciaire ».

Le texte doit désormais être examiné par l’Assemblée nationale. Le Front de gauche réclame son inscription rapide à l’ordre du jour.

En tout état de cause, il est évident que le pouvoir socialiste n’a pas mesuré la portée symbolique de cette loi. Dans le contexte économique et social où se trouve notre pays elle est un signal puissant et pourtant inconscient en direction des révoltes qui s’annoncent. Une brèche vient d’être ouverte dans les dernières lignes de protection de l’Etat républicain.

Dans notre Histoire, nombreux furent ces « petits faits », ces « décisions marginales » ou simplement « légères » qui firent sauter les verrous et favorisèrent les chocs les plus violents. Chacun devrait ici se souvenir de la métaphore de Benjamin Franklin:

 » À cause du clou, le fer fut perdu.
À cause du fer, le cheval fut perdu.
À cause du cheval, le cavalier fut perdu.
À cause du cavalier, le message fut perdu.
À cause du message, la bataille fut perdue.
À cause de la bataille, la guerre fut perdue.
À cause de la guerre, la liberté fut perdue.
Tout cela pour un simple clou. « 

*  Ils ont appelé ça « une chance », c’est une honte pour la France :

Une fois encore des coups de feu ont été tirés à bout portant et ont blessé trois ouvriers d’une entreprise de BTP, le 18 février dans une cité de Pierrefitte-sur-Seine. La préfecture de Seine-Saint-Denis, maintes fois alertée sur les agressions subies sur les chantiers de rénovation urbaine dans les cités du département, a fini par réagir. Il était temps : c’est en effet la troisième agression grave en trois mois qui intervient dans le département. Tous les acteurs parlent d’une escalade de violences à l’égard des chantiers de rénovation lancés dans le cadre de la « politique de la ville ».

L’agression de Pierrefitte, dans ce quartier au doux nom de cité des Poètes, a été particulièrement traumatisante. Sur la vidéo filmée par les caméras de surveillance, un homme gros, casqué et cagoulé, entre dans l’Algeco où se préparent les ouvriers et ouvre le feu à quatre ou cinq reprises avant de s’enfuir en scooter, raconte leur employeur, la Coredif, une entreprise de travaux publics. Le chef de chantier et un conducteur de travaux ont été blessés aux jambes et hospitalisés. « On a l’habitude des insultes et des menaces mais c’est la première fois qu’on atteint ce niveau de violence », assure le directeur général de la société de BTP. Le chantier a été aussitôt interrompu, tout comme celui de l’entreprise GTM, filiale du groupe de Vinci, à quelques rues de là.

Dans cette même cité, en décembre 2012, deux agressions – un vol d’ordinateur et de portable, puis l’incendie de deux engins de travaux – avaient révélé le regain de tension autour de ce chantier de construction de logements HLM. Et voici deux ans, la première tranche de ce projet de réhabilitation avait été le théâtre d’une opération de racket organisé : quatre jeunes, d’origine étrangère, avaient été arrêtés et trois incarcérés pour extorsion de fonds sur cinq entreprises du bâtiment dont Coredif, la société à nouveau visée.

Alors voila où nous en sommes, en France: avec ses 42 milliards d’investissement en travaux, la rénovation urbaine a constitué depuis son lancement en 2003 une aubaine pour les quartiers. Les pressions sur les chantiers de rénovation ont toujours existé tant ces derniers constituent un enjeu pour les petits caïds : faire embaucher quelques jeunes ou prélever sa dîme sur le matériel de chantier est monnaie courante. Et les entreprises l’ont intégré dans leur budget.

Mais le chantage a changé d’échelle. Depuis quelques mois, les tensions et intimidations sont devenues systématiques et plus violentes. « Cela a pris des proportions inquiétantes et c’est devenu un système très organisé comme on peut le connaître en Corse », assure Stéphane Peu, président de Plaine commune habitat, office de HLM. Rares pourtant sont les entreprises qui portent plainte. Par prudence pour leurs salariés. Et aussi parce que, la rénovation urbaine étant vitale pour leurs carnets de commandes, elles préfèrent payer« Tant que ça ne touche pas l’intégrité des salariés, les entreprises n’en parlent pas et préfèrent s’arranger », reconnaît le dirigeant d’une entreprise de travaux publics et ancien patron du Medef local.

Dans ces quartiers miséreux et détériorés de la banlieue parisienne, les opérations de réhabilitation dérangent certaines activités souterraines. Le schéma est classique : c’est souvent dans ces cités enclavées, bâties comme des lieux clos dont les accès peu nombreux sont facilement contrôlables (un peu sur le modèle des médinas de la rive sud de la Méditerranée !) que les dealers installent leurs trafics. Quand, dans un quartier, il est décidé d’ouvrir une voie, d’aménager les halls ou simplement de revoir les parcelles de jardins, les travaux bouleversent les habitudes, les repères. Les dealers n’aiment pas le changement ni les intrusions dans leur monde« J’ai déjà vécu ça en 2000 en Seine-et-Marne et à Montfermeil. C’est fréquent dans le 93 », remarque le dirigeant de Coredif. Depuis quelques mois, plusieurs autres attaques de chantier ont défrayé la chronique locale, provoquant l’arrêt des travaux.

En octobre 2012, à la cité Karl-Marx (ça ne s’invente pas mais, après, on s’étonne…) au centre de Bobigny, un ouvrier est frappé de plusieurs coups de marteau. Quinze jours plus tard, des jeunes menacent à nouveau sérieusement les ouvriers. Le chantier est arrêté.

Aux Francs-Moisins à Saint-Denis, le 30 janvier, c’est aussi sous la menace d’une arme blanche que deux individus font descendre un ouvrier de son tractopelle. Engins incendiés ou ouvriers molestés, le mois de janvier a été particulièrement violent sur les chantiers de Saint-Denis. Les entreprises sont par ailleurs soumises à un racket systématique. Dans un quartier, c’est une société de gardiennage « locale » que les caïds locaux conseillent pour surveiller le matériel. Coût annoncé : 150 euros la nuit pour protéger une machine à goudron.

Sur un autre quartier, l’entreprise doit changer l’ensemble des fenêtres des 450 logements. « Les racketteurs ont touché 80 000 euros après avoir revendu les châssis à un ferrailleur »témoigne un élu. Les noms des cités sont tus, « par sécurité pour les salariés », dit la ville. Même les sociétés d’éclairage ont pris des mesures de prudence et ne travaillent que « de 5 heures du matin, moment où les dealers se couchent, à midi, heure à laquelle ils se lèvent »témoigne un patron local. Car les mesures de rétorsion sont devenues plus violentes : « On ne raye plus les voitures ni ne crève les pneus, on tire »raconte un adjoint municipal.

Les entreprises victimes de ces chantages ne souhaitent pas témoigner. Ni Vinci, Eiffage, Bouygues, ni ISS Espaces verts « ne souhaitent réagir sur le sujet ». Les élus se sont aussi longtemps tus. « De la police aux patrons en passant par les bailleurs et les élus, tout le monde a fermé les yeux. Il faut aujourd’hui réagir et une vraie réponse policière et judiciaire face à cette dérive mafieuse » a-t-on entendu dire récemment sur le sujet !

Jusqu’où iront la lâcheté et l’impéritie du pouvoir républicain qui sévit en France ?

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

 
La Oración en el huerto con el donante Luis I de Orleans (después de la restauración), ¿Colart de Laon? Temple graso, 56,5 x 42 cm, 1405 -07 – 1408. Madrid, Museo Nacional del Prado

La Oración en el huerto con el donante Luis I de Orleans (después de la restauración), ¿Colart de Laon? Temple graso, 56,5 x 42 cm, 1405 -07 – 1408. Madrid, Museo Nacional del Prado

Le 11 février, le Musée du Prado a dévoilé avec fierté La Oracion en el huerto con el donante Luis I de Orleans [« La Prière dans le jardin des oliviers avec le donateur Louis Ier d’Orléans »], « l’une des plus importantes découvertes de la peinture primitive française, a annoncé l’institution madrilène. Le nombre de peintures françaises de cette époque est très faible. Et très peu, voire aucune, n’atteignent la qualité et l’importance de celle-ci. D’où son caractère exceptionnel. »

Cette peinture, qu’aucun musée n’a jamais exposée, trônait jusqu’à l’année dernière dans le salon d’une famille madrilène d’origine française. Elle aurait été réalisé quelques mois à peine avant ou après la mort du duc d’Orléans, en 1407, assassiné dans les rues de Paris sur ordre de son cousin et rival politique, le duc de Bourgogne, Jean sans Peur.

Rien ne laissait présager que le tableau, déposé au Prado en février 2011 pour une expertise, avant une possible mise aux enchères, recélait tant de surprises. Sa propriétaire a toujours vu l’oeuvre chez elle. Elle ne sait ni quand ni comment elle est arrivée dans sa famille installé en Espagne à l’époque napoléonienne.

Quoi qu’il en soit, l’oeuvre a tout de suite attiré l’attention de Pilar Silva et de la restauratrice Maria Antonia Lopez de Asiain. Dans la moitié supérieure, le Christ agenouillé sur une colline adresse une prière au Seigneur. Dans la moitié inférieure, sur le quart droit, se trouvent les apôtres Jacques, Pierre et Jean. Sur la gauche, en revanche, rien. Ou, plutôt, une masse de terre. Une épaisse couche de peinture marron qui contraste avec la finesse du reste de l’oeuvre. « J’ai tout de suite pensé qu’il y avait quelque chose sous la peinture, et nous l’avons donc passée sous infrarouge », raconte Pilar Silva. Et son intuition est bonne.

Grâce à une radiographie de l’oeuvre, l’équipe du laboratoire technique du Prado découvre que sous l’épaisse couche de peinture marron sont dessinés deux personnages : un homme agenouillé au sol et une femme qui le protège.

La figure féminine est rapidement identifiée comme sainte Agnès, reconnaissable à la brebis qui l’accompagne. L’homme doit être le commanditaire du tableau, celui à qui il est dédié. Mais qui est-il ? Pilar Silva se plonge dans une étude documentaire et historiographique. Le cadre est en chêne baltique, un bois noble qui laisse penser que le donateur est une personne très importante. Le ciel d’un bleu dense, constitué de pigment lapis-lazuli, représente un autre signe de la richesse du commanditaire. Ses habits, avec de larges manches recouvertes de feuilles d’or, correspondent à la mode en vigueur à la cour royale française dans les années 1400-1415, où, entouré de son frère le duc d’Orléans, règne le roi Charles VI, qui a sombré dans la folie.

Pendant ce temps, l’analyse scientifique du tableau débouche sur une très bonne nouvelle pour Maria Antonia Lopez de Asiain. « Une couche de vernis séparait la peinture originale de l’aplat marron, ajouté sans doute deux siècles plus tard,explique la restauratrice qui travailla durant un an sur l’oeuvre. Ce vernis était essentiel pour permettre de restaurer la peinture originale sans l’endommager. Il garantissait aussi que cette partie du tableau était en bon état, et même en meilleur état que le reste. »

Pour découvrir l’identité du donateur, Pilar Silva s’intéresse à sainte Agnès. Elle apprend qu’elle fut la patronne des ducs de Milan, mais aussi la protectrice du roi Charles V. « J’ai eu une intuition : le donateur devait être Louis Ier d’Orléans (1372-1407), fils de Charles V et marié à Valentine Visconti, fille du duc de Milan. Par son père et son épouse, il avait une double raison d’être sous la protection de sainte Agnès. »

Une intuition n’est pas suffisante. Aucun tableau de Louis Ier d’Orléans n’existe. Pilar Silva finit par trouver une preuve lors d’un voyage à Paris, en épluchant les ouvrages sur l’époque à la Bibliothèque nationale de France. Sur une miniature, elle reconnaît la forme particulière des feuilles qui se trouvent sur les manches des habits du donateur : des feuilles d’ortie.

Tout concorde alors pour désigner le donateur comme étant Louis Ier d’Orléans. « Il avait pris pour devise l’ortie, symbole héraldique de l’épine de la mort, à mesure qu’augmentaient ses ambitions politiques et ses désaccords avec les ducs de Bourgogne, son oncle Philippe le Hardi et son cousin Jean sans Peur. »

Restait à déterminer qui en fut l’auteur. Pilar Silva est convaincue qu’il provient de l’école parisienne car la ligne, le style, le rythme et la composition du tableau sont très différents des tableaux bourguignons ou flamands. Il est « plus élégant », les personnages sont « plus fins », les plis des vêtements plus « délicats ». Une chose est sûre : aucun des rares tableaux de l’époque n’est réalisé par la main qui a peint cette oeuvre conservée à Madrid.

Pilar Silva penche alors pour Colart de Laon« peintre reconnu et valet de chambre de Louis Ier d’Orléans de 1391 jusqu’à sa mort ». Mais aucune peinture de cet artiste ne nous est parvenue. Son nom est donc accompagné d’un point d’interrogation sur le cartel qui accompagne l’oeuvre accrochée dans le musée.

Billet d’humeur du sieur Du PLESSIS : « Y en a marre ! »

21 Nov

Une fois n’est pas coutume, il suffira de reproduire le contenu d’un reportage publié dans Le Monde du 13 novembre 2012 (sous la plume de Sylvia Zappi) pour comprendre ce que sont aujourd’hui les sanctuaires de la délinquance, dans la banlieue de Paris. (www.lemonde.fr/)

 » On est ici à trois stations de métro de Paris, dans une banlieue d’aspect tranquille avec ses cités de logement social et ses maisons en meulière, sa patinoire qui trône, en centre-ville, comme un immense hangar désuet, les puces où chinent les touristes et le périphérique qui la sépare de la capitale. Jusqu’à il y a trois ans, cette ville de Seine-Saint-Denis connaissait son petit trafic de drogue mais pas plus qu’ailleurs.

Et puis tout a basculé quand la police a délogé les réseaux de Nanterre. D’un coup Saint-Ouen a versé dans le fait divers. Les réseaux se sont installés dans plusieurs cités – le Cordon, le Vieux Saint-Ouen, Zola, Arago, Michelet -, s’étendant jusqu’à l’Hôtel de ville. Et les règlements de compte ont fait leurs premières victimes : Moussa et Khader en 2009, Kamel en 2011… sans compter plusieurs violentes altercations depuis deux ans.

Les petits dealers ont été remplacés par des groupes organisés, avec leur hiérarchie, des chefs aux « chouffeurs », les guetteurs. Le premier choc pour la municipalité survint avec la mort des deux adolescents en 2009. « Ce fut un vrai traumatisme, avoue Jacqueline Rouillon, maire Front de Gauche. On n’imaginait pas ça dans une ville humaine où les gens se connaissent, ont souvent grandi ensemble. On a réalisé qu’une autre réalité s’installait à Saint-Ouen« . La réalité d’un trafic qui gangrène désormais plusieurs quartiers. Et qui provoque des va-et-vient incessants de consommateurs jeunes et moins jeunes venus pour s’approvisionner en shit ou en herbe. « On voit défiler tout le gratin de Paris, des jeunes bien habillés tout de suite repérables. Ils ne s’interrogent jamais sur la galère que provoque ce commerce« , remarque la maire.

Le trafic saute pourtant aux yeux dès la sortie du métro : les jeunes postés dans le café de la place, les sentinelles placées dans la rue pour surveiller. En face, la police très présente… dans des camionnettes. A chaque point de vente, le même décor et ses figurants : dès qu’on pénètre dans la cité, un sifflement pour avertir d’une nouvelle arrivée, des jeunes aux aguets devant les halls. Les regards accompagnent jusqu’à la sortie du quartier.

Les rues alentours sont aussi investies par les guetteurs, un à chaque carrefour au milieu de petites maisons. « Cet été, ils étaient plusieurs dizaines dehors. Ils avaient sorti les chaises et les canapés pour attendre les Parisiens venus du métro« , témoigne une élue. Le square a été fermé pour éviter un nouveau point de fixation. Sur les gradins du terrain de sport, une bande tue le temps dans le soir qui tombe. Jusqu’aux abords de la piscine municipale devenus aussi un supermarché à ciel ouvert. Le quartier semble comme quadrillé.

Le ras-le-bol est palpable avouent les élus. Début octobre, une habitante qui reprochait aux dealers leur présence s’est fait agresser dans la cité Soubise. La mère de famille n’a pas porté plainte, mais se sentant menacée, elle a préféré quitter la cité. Depuis quelques semaines pourtant, les habitants de plusieurs cités ont décidé de réagir. Ils refusent la dérive de leur quartier et de  voir les jeunes« tomber dedans« , fascinés par l’argent facile.

Fin juin, un groupe d’habitants de la tour du Landy a lancé une association pour interpeler les bailleurs sur les dégradations liées au trafic dans les cages d’escaliers. « On a envie de retrouver un endroit où on ait envie de vivre », lâche Mireille une octogénaire énergique. C’est elle qui a remis à Manuel Valls une pétition pour que la population soit associée à la cellule de coordination de la Zone de sécurité prioritaire (ZSP), créée par le ministre de l’intérieur dans la ville.

Restent les interrogations sur le rôle de la police. Cette dernière est omniprésente avec ses CRS, ses Brigades spécialisées de terrain, sa BAC… Surveillance et présence ostensible : la tactique adoptée se concentre sur les acheteurs, arrêtés systématiquement pour assécher la demande et déstabiliser le marché. Mais la stratégie reste illisible pour les habitants : « Voir sans cesse en face de son parking ou du centre de loisirs des cars de CRS, ça n’est plus possible, ça mine ; on en a tous assez« , témoigne Saly, un habitant sur un blog de la ville. « Il faut que les policiers descendent des véhicules et aillent dans les halls« , jure Mme Rouillon. Parce que sinon rien n’y fera, pour les habitants « l’enfer »continuera.  »

Nous le réclamons depuis longtemps déjà. Il est urgent de mettre fin à ces zones de non-droit, tenues par des minorités barbares, et à cette économie souterraine qui nourrit la violence et même le crime. Mais pour cela il faut une volonté politique et des moyens conséquents. Ni l’une ni l’autre ne sont visibles, tant sévissent l’utopie de la paix civile à n’importe quel prix et la peur d’affronter les lobbys politiquement corrects. Le temps n’est pas loin où les forces de police, dévalorisées et déconsidérées ne seront même plus capables de détruire ces nids de vipères. Seule l’armée restera (pour combien de temps ?) le recours.

Le 21 novembre 2012.

Du Plessis.

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (25 octobre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

25 Oct

*  « Tout a toujours très mal marché ! » :

La formule de Jacques Bainville est lapidaire, mais combien vraie. Surtout lorsque des apprentis sont aux manettes ! C’est en tout cas ce que semble penser aujourd’hui le journal de gauche Libération, devenu soudain lucide.

Au point d’intituler son éditorial : « Fâcheux...« . Et de poursuivre : « Ce n’est pas encore la déroute, mais il y a de quoi être dérouté. Il y a quelque chose qui cloche dans la méthode de ce gouvernement. » Mais on trouve aussi beaucoup de formules sévères à l’égard du Premier ministre dans la presse régionales. Par exemple : (l’affaire de l’annulation de la loi sur le logement par le Conseil constitutionnel) « le fait passer pour un vilain petit canard barbotant à Matignon » écrit Jean-Marc Chevauche dans Le Courrier Picard. Tandis que Philippe Waucampt ajoute, dans Le Républicain Lorrain : « Le chômage explose, la récession guette et le gouvernement patauge, trébuche, tourne en rond « . Et nous pourrions en ajouter…

Bref, et après moins de six mois d’accession au pouvoir, tout n’est plus rose dans cette république socialiste. Qui s’en étonnera ? Les débiles ou les menteurs. Car comment pourrait-il en être autrement ?

Avec 0 % de croissance, un taux de chômage supérieur à 10 % et qui s’accroît tous les jours, l’impérieuse nécessité (imposée par Bruxelles) de limiter le déficit public à 3 % et sans compter un racket fiscal sans précédent, comment voulez-vous qu’ils s’en sortent ? Ces « apprentis » n’ont plus d’autre perspective que de tresser la corde qui les pendra.

Et les voila déchirés entre les propositions déstabilisantes pour la gauche du prochain « rapport Gallois » sur la compétitivité des entreprises (allègement massif des charges sociales des entreprises, réduction drastique des dépenses publiques, aggravation de la pression fiscale – CSG, TVA, etc.- et peut-être même l’abandon du dogme des « 35 heures » !) et le manifeste Keynesien d’un collectif d’économistes de gauche intitulé « Pour une dévaluation fiscale » (cf. Le Monde du 25 octobre 2012)…

Que ne sont-ils restés dans l’opposition ? Il n’y a que le redoutable et dangereux Jérôme Cahuzac, ministre délégué au budget, pour trouver dans ce capharnaüm politico-financier un champ de tir à sa mesure.

Nous les avions pourtant prévenus qu’ils ne pourraient pas y parvenir !

* La Tunisie d’aujourd’hui : tensions et désillusions 

Le 14 janvier 2011 le président de la République tunisienne, Zine El-Abidine Ben Ali, abandonnait le pouvoir et se réfugiait en Arabie Saoudite, chassé par ce que nos médias appelèrent de façon emphatique « la Révolution de Jasmin« . Dans les jours qui suivirent ce fut, dans nos journaux, un déluge d’hommages et de commentaires dithyrambiques, un vertige d’admiration et de reconnaissance envers le peuple tunisien qui venait de se libérer du joug sanglant du dictateur. Les « indignés », comme on les appelait à l’époque en référence à l’imposture de Stéphane Hessel, avaient mis à bas, par leur courage et leur détermination, un régime honni…essentiellement de la gauche française !

Nous avons retrouvé quelques extraits de ces litanies et ne résistons au plaisir de vous de vous les rappeler:

La Tunisie à la Une de toute la presse française 

 
« Mieux, dans tout le monde arabe, les cousins de Ben Ali, les Bouteflika, les Moubarak ou les Khadafi, cette Sainte Alliance du nationalisme décati et de la torture dans les caves, commencent à trembler devant leurs peuples et à vérifier dans la fièvre que leurs policiers les soutiennent toujours. »
 
La Croix enfin rappelle que tout est parti du suicide d’un homme, modeste et désespéré : « Il aura fallu le suicide par le feu d’un jeune marchand des quatre saisons, il y a un mois exactement, pour que la Tunisie ouvre une nouvelle page de son histoire.  On pense au Tchècoslovaque Jan Palach qui, à Prague en 1969, s’immola pour protester contre l’invasion de son pays par les chars russes ; on revoit, vingt ans plus tard, le geste insensé d’un jeune Chinois (…) place Tian-An-Men : des visages, des destins qui, à jamais, marquent nos mémoires, et peut-être l’histoire. Puissent les Tunisiens, avec le soutien de la communauté internationale, donner un sens au désespoir de Mohamed Bouazizi. »
 Islamiste, Islam,
Que de vieux souvenirs ! Surtout lorsque l’on voit où en est arrivée ce malheureux pays aujourd’hui. La situation politique est désespérante depuis la victoire des islamistes aux élections législatives d’octobre 2011. La situation économique est catastrophique avec un chômage impressionnant qui désespère tous les Tunisiens et particulièrement les plus jeunes d’entre eux. Les manifestations, souvent violentes, se font de plus en plus nombreuses et rappellent celles qui précédèrent la chute du régime du président Ben Ali; obligeant les pouvoirs publiques à maintenir le pays en état d’urgence depuis janvier 2011. Dans plusieurs villes du pays, des heurts opposent régulièrement de nombreux jeunes aux forces de l’ordre au point que l’ONG Amnesty International s’en inquiète: « Les progrès réalisés en Tunisie en matière de droits humains sont battus en brèche par l’équipe gouvernementale actuellement au pouvoir, qui suscite des doutes sur son engagement en faveur de réformes. » Enfin, l’Assemblée constituante, qui doit doter le pays d’une nouvelle constitution et qui est réunie à cet effet depuis novembre 2011, se déchire quotidiennement sans parvenir au moindre accord. Bref, comme titrait aujourd’hui le quotidien Le Monde: « En Tunisie la transition politique est en panne ». La Tunisie est devenue le plus bel exemple de l’hiver islamique succédant au printemps arabe.

Et tous ces bons apôtres de la presse et de l’intelligentsia françaises de se faire aussi discrets que des accenteurs mouchets.

*  De sondages en sondages…:

L’islam apparait de plus en plus comme une menace pour une majorité de Français.

Un sondage Ifop pour Le Figaro* publié ce jeudi révèle qu’une majorité de Français trouve l’islam « trop visible » en France et qu’il constitue une « menace » pour l’identité du pays. 60% des sondés estiment en effet que l’influence et la visibilité des musulmans sont « trop importantes », contre 35% des personnes qui y sont indifférentes et 5% qui les jugent « pas assez importantes ». Si 17% des Français pensent que la présence d’une communauté musulmane en France constitue un enrichissement sur le plan culturel, 43% y voient en revanche « une menace ». 68% des personnes interrogées estiment que les musulmans ne sont pas bien intégrés à la société française ; en cause pour une majorité des sondés : le refus d’intégration des musulmans et les importantes « différences culturelles ».

Enfin, concernant le port du voile « pour les musulmanes qui le souhaitent », 63% des Français y sont opposés, contre 7% d’avis favorables.

* Le sondage a été réalisé par questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon de 1.736 personnes, représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, entre le 15 et le 18 octobre.

*  la chasse fiscale des retraités est ouverte :

L’Assemblée nationale a voté jeudi la création d’une taxe de 0,3%, dès le 1er avril 2013, sur quelque 7,5 millions de retraités imposables, avec l’objectif affiché d’amorcer le financement de la réforme de la dépendance, lors de l’examen du projet de Budget de la Sécurité sociale.

Le projet initial du gouvernement prévoyait un prélèvement de 0,15% pour 2013, puis de 0,3% pour 2014, et devait concerner 10 millions de retraités. Sur proposition des élus socialistes, le gouvernement a accepté d’exclure du dispositif initial quelque 2,5 millions de retraités imposables aux revenus modestes. Mais, pour l’équilibre des comptes, le gouvernement a souhaité que le taux de contribution vienne d’emblée à 0,3% dès le 1er avril 2013.

Cette nouvelle « contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie » sera affectée à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie dès 2013, en vue de la réforme de la dépendance qui doit être engagée la même année, en vertu d’un autre amendement socialiste voté jeudi.

Aux députés de l’UMP et de l’UDI qui ont dénoncé une atteinte au « pouvoir d’achat des retraités » auxquels on « fait les poches », une mesure « purement financière » pour une future réforme « floue », les socialistes ont rétorqué qu’il s’agissait d’un « prélèvement équitable » et d’« un premier pas » pour la réforme de la dépendance promise mais jamais faite sous Nicolas Sarkozy. Tous les amendements de suppression de la mesure, émanant de l’UMP, de l’UDI mais aussi du Front de Gauche, ont été rejetés.

Exprimant « un important désaccord« , la communiste Jacqueline Fraysse a critiqué un « signal très négatif » et une mesure « contraire à la justice et à l’esprit de la protection sociale solidaire« .

Un jour prochain, on découvrira qu’ils songent même à l’euthanasie des vieux…

Le 25 octobre 2012.

Jean-Yves Pons.