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A qui appartiennent les instituts de sondage ? CQFD !

5 Avr

Reconnaissance à Richard pour son envoi.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (25 octobre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

25 Oct

*  « Tout a toujours très mal marché ! » :

La formule de Jacques Bainville est lapidaire, mais combien vraie. Surtout lorsque des apprentis sont aux manettes ! C’est en tout cas ce que semble penser aujourd’hui le journal de gauche Libération, devenu soudain lucide.

Au point d’intituler son éditorial : « Fâcheux...« . Et de poursuivre : « Ce n’est pas encore la déroute, mais il y a de quoi être dérouté. Il y a quelque chose qui cloche dans la méthode de ce gouvernement. » Mais on trouve aussi beaucoup de formules sévères à l’égard du Premier ministre dans la presse régionales. Par exemple : (l’affaire de l’annulation de la loi sur le logement par le Conseil constitutionnel) « le fait passer pour un vilain petit canard barbotant à Matignon » écrit Jean-Marc Chevauche dans Le Courrier Picard. Tandis que Philippe Waucampt ajoute, dans Le Républicain Lorrain : « Le chômage explose, la récession guette et le gouvernement patauge, trébuche, tourne en rond « . Et nous pourrions en ajouter…

Bref, et après moins de six mois d’accession au pouvoir, tout n’est plus rose dans cette république socialiste. Qui s’en étonnera ? Les débiles ou les menteurs. Car comment pourrait-il en être autrement ?

Avec 0 % de croissance, un taux de chômage supérieur à 10 % et qui s’accroît tous les jours, l’impérieuse nécessité (imposée par Bruxelles) de limiter le déficit public à 3 % et sans compter un racket fiscal sans précédent, comment voulez-vous qu’ils s’en sortent ? Ces « apprentis » n’ont plus d’autre perspective que de tresser la corde qui les pendra.

Et les voila déchirés entre les propositions déstabilisantes pour la gauche du prochain « rapport Gallois » sur la compétitivité des entreprises (allègement massif des charges sociales des entreprises, réduction drastique des dépenses publiques, aggravation de la pression fiscale – CSG, TVA, etc.- et peut-être même l’abandon du dogme des « 35 heures » !) et le manifeste Keynesien d’un collectif d’économistes de gauche intitulé « Pour une dévaluation fiscale » (cf. Le Monde du 25 octobre 2012)…

Que ne sont-ils restés dans l’opposition ? Il n’y a que le redoutable et dangereux Jérôme Cahuzac, ministre délégué au budget, pour trouver dans ce capharnaüm politico-financier un champ de tir à sa mesure.

Nous les avions pourtant prévenus qu’ils ne pourraient pas y parvenir !

* La Tunisie d’aujourd’hui : tensions et désillusions 

Le 14 janvier 2011 le président de la République tunisienne, Zine El-Abidine Ben Ali, abandonnait le pouvoir et se réfugiait en Arabie Saoudite, chassé par ce que nos médias appelèrent de façon emphatique « la Révolution de Jasmin« . Dans les jours qui suivirent ce fut, dans nos journaux, un déluge d’hommages et de commentaires dithyrambiques, un vertige d’admiration et de reconnaissance envers le peuple tunisien qui venait de se libérer du joug sanglant du dictateur. Les « indignés », comme on les appelait à l’époque en référence à l’imposture de Stéphane Hessel, avaient mis à bas, par leur courage et leur détermination, un régime honni…essentiellement de la gauche française !

Nous avons retrouvé quelques extraits de ces litanies et ne résistons au plaisir de vous de vous les rappeler:

La Tunisie à la Une de toute la presse française 

 
« Mieux, dans tout le monde arabe, les cousins de Ben Ali, les Bouteflika, les Moubarak ou les Khadafi, cette Sainte Alliance du nationalisme décati et de la torture dans les caves, commencent à trembler devant leurs peuples et à vérifier dans la fièvre que leurs policiers les soutiennent toujours. »
 
La Croix enfin rappelle que tout est parti du suicide d’un homme, modeste et désespéré : « Il aura fallu le suicide par le feu d’un jeune marchand des quatre saisons, il y a un mois exactement, pour que la Tunisie ouvre une nouvelle page de son histoire.  On pense au Tchècoslovaque Jan Palach qui, à Prague en 1969, s’immola pour protester contre l’invasion de son pays par les chars russes ; on revoit, vingt ans plus tard, le geste insensé d’un jeune Chinois (…) place Tian-An-Men : des visages, des destins qui, à jamais, marquent nos mémoires, et peut-être l’histoire. Puissent les Tunisiens, avec le soutien de la communauté internationale, donner un sens au désespoir de Mohamed Bouazizi. »
 Islamiste, Islam,
Que de vieux souvenirs ! Surtout lorsque l’on voit où en est arrivée ce malheureux pays aujourd’hui. La situation politique est désespérante depuis la victoire des islamistes aux élections législatives d’octobre 2011. La situation économique est catastrophique avec un chômage impressionnant qui désespère tous les Tunisiens et particulièrement les plus jeunes d’entre eux. Les manifestations, souvent violentes, se font de plus en plus nombreuses et rappellent celles qui précédèrent la chute du régime du président Ben Ali; obligeant les pouvoirs publiques à maintenir le pays en état d’urgence depuis janvier 2011. Dans plusieurs villes du pays, des heurts opposent régulièrement de nombreux jeunes aux forces de l’ordre au point que l’ONG Amnesty International s’en inquiète: « Les progrès réalisés en Tunisie en matière de droits humains sont battus en brèche par l’équipe gouvernementale actuellement au pouvoir, qui suscite des doutes sur son engagement en faveur de réformes. » Enfin, l’Assemblée constituante, qui doit doter le pays d’une nouvelle constitution et qui est réunie à cet effet depuis novembre 2011, se déchire quotidiennement sans parvenir au moindre accord. Bref, comme titrait aujourd’hui le quotidien Le Monde: « En Tunisie la transition politique est en panne ». La Tunisie est devenue le plus bel exemple de l’hiver islamique succédant au printemps arabe.

Et tous ces bons apôtres de la presse et de l’intelligentsia françaises de se faire aussi discrets que des accenteurs mouchets.

*  De sondages en sondages…:

L’islam apparait de plus en plus comme une menace pour une majorité de Français.

Un sondage Ifop pour Le Figaro* publié ce jeudi révèle qu’une majorité de Français trouve l’islam « trop visible » en France et qu’il constitue une « menace » pour l’identité du pays. 60% des sondés estiment en effet que l’influence et la visibilité des musulmans sont « trop importantes », contre 35% des personnes qui y sont indifférentes et 5% qui les jugent « pas assez importantes ». Si 17% des Français pensent que la présence d’une communauté musulmane en France constitue un enrichissement sur le plan culturel, 43% y voient en revanche « une menace ». 68% des personnes interrogées estiment que les musulmans ne sont pas bien intégrés à la société française ; en cause pour une majorité des sondés : le refus d’intégration des musulmans et les importantes « différences culturelles ».

Enfin, concernant le port du voile « pour les musulmanes qui le souhaitent », 63% des Français y sont opposés, contre 7% d’avis favorables.

* Le sondage a été réalisé par questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon de 1.736 personnes, représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, entre le 15 et le 18 octobre.

*  la chasse fiscale des retraités est ouverte :

L’Assemblée nationale a voté jeudi la création d’une taxe de 0,3%, dès le 1er avril 2013, sur quelque 7,5 millions de retraités imposables, avec l’objectif affiché d’amorcer le financement de la réforme de la dépendance, lors de l’examen du projet de Budget de la Sécurité sociale.

Le projet initial du gouvernement prévoyait un prélèvement de 0,15% pour 2013, puis de 0,3% pour 2014, et devait concerner 10 millions de retraités. Sur proposition des élus socialistes, le gouvernement a accepté d’exclure du dispositif initial quelque 2,5 millions de retraités imposables aux revenus modestes. Mais, pour l’équilibre des comptes, le gouvernement a souhaité que le taux de contribution vienne d’emblée à 0,3% dès le 1er avril 2013.

Cette nouvelle « contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie » sera affectée à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie dès 2013, en vue de la réforme de la dépendance qui doit être engagée la même année, en vertu d’un autre amendement socialiste voté jeudi.

Aux députés de l’UMP et de l’UDI qui ont dénoncé une atteinte au « pouvoir d’achat des retraités » auxquels on « fait les poches », une mesure « purement financière » pour une future réforme « floue », les socialistes ont rétorqué qu’il s’agissait d’un « prélèvement équitable » et d’« un premier pas » pour la réforme de la dépendance promise mais jamais faite sous Nicolas Sarkozy. Tous les amendements de suppression de la mesure, émanant de l’UMP, de l’UDI mais aussi du Front de Gauche, ont été rejetés.

Exprimant « un important désaccord« , la communiste Jacqueline Fraysse a critiqué un « signal très négatif » et une mesure « contraire à la justice et à l’esprit de la protection sociale solidaire« .

Un jour prochain, on découvrira qu’ils songent même à l’euthanasie des vieux…

Le 25 octobre 2012.

Jean-Yves Pons.