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Côtes d’Armor. L’immigration modifie petit à petit le visage du département

9 Déc

immigration_côtesdarmor

27/12/2014 – 08H00 Saint-Brieuc (Breizh-info.com) – Une étude réalisée par l’INSEE et intitulée «Les nouveaux arrivants modifient le profil socio démographique de la population costarmoricaine» vient d’être publiée dans Insee analyses Bretagne de décembre 2014.
Il ressort de cette étude que la population costarmoricaine ne progresse aujourd’hui que grâce à l’apport migratoire émanant d’autres départements ou de l’étranger (+ 2500 habitants par an environ, pour 594 375 habitants recensés en 2011) . Le nombre de naissance y est en effet inférieur au nombre de décès.

Autre constat : seuls 4 arrivées sur 10 proviennent de Bretagne (B4) pour presque 2 sur 10 provenant d’Ile de France et environ 7% de l’étranger. Au sein de ces mouvements de populations, l’enquête rapporte qu’une majorité d’arrivées sont le fait de familles et de jeunes. Parmi ces nouveaux arrivants, seuls 1 sur 8 sont ainsi des retraités.

Enfin, parmi les actifs arrivant, 30% ne travaillent pas , et 6 sur 10 ne sont pas nés en Bretagne.  Les installations se font principalement dans les villes proche de la mer et dans les centres urbains (Saint-Brieuc, Lannion, Guingamp et Dinan).

Ce changement progressif de visage de la population costarmoricaine – l’apport des statistiques ethniques à l’Insee permettrait d’approfondir les aspects de ce changement – va de pair avec une émigration de la jeunesse. Ainsi en 2009, plus de 7 500 jeunes âgés de 15 à 29 ans ont quitté les Côtes d’Armor, soit 50% des départs. Les départs se font essentiellement après le baccalauréat, et majoritairement à destination de Paris, Rennes et Brest.

Dans les années à venir, les Côtes d’Armor et notamment les grandes ou moyennes villes, pourraient bien ne plus ressembler sociologiquement mais aussi ethniquement  à ce qu’elles étaient il y a 100 ans à peine …

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

http://www.breizh-info.com/20880/actualite-societale/cotes-darmor-limmigration-modifie-petit-petit-le-visage-du-departement/

NDLRB. Les lignes qui précédent expliquent sans doute l’ancrage désormais regulièrement à gauche de l’ancien fief de la Duchesse Anne.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (29 mars 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

29 Mar

*  Le pouvoir d’achat des Français est en berne :

Coup sur coup nous voici avec deux mauvaises nouvelles supplémentaires en ce qui concerne notre pouvoir d’achat. Et ce n’est qu’un début.

Ainsi, l’Insee a d’abord annoncé mercredi la première baisse du pouvoir d’achat sur une année depuis 1984.

Les résultats détaillés des comptes nationaux trimestriels du 4e trimestre 2012, rendus publics mercredi 27 mars par l’Insee, confirment la contraction du produit intérieur brut (PIB) en volume en fin d’année (- 0,3 %) et sa stagnation en 2012. Mais surtout, ils font état d’une baisse historique du pouvoir d’achat des ménages (- 0,4 % sur l’année), logique eu égard à la hausse continue du chômage depuis bientôt deux ans.

C’est, précise l’Insee, « le premier recul depuis 1984 (- 1,1 %) », année qui a suivi le tournant de la rigueur lors du premier septennat de François Mitterrand, mentor de l’actuel chef de l’Etat.

Au quatrième trimestre 2012, le pouvoir d’achat a même baissé de 0,8 % après avoir stagné pendant l’été. Mesuré par unité de consommation, ce qui permet de le ramener à un niveau individuel, il se replie de 1 % en 2012. La masse salariale et les prestations sociales ayant continué à progresser, l’Insee explique la baisse du pouvoir d’achat des ménages par la forte hausse des impôts : + 10 % en 2012, après + 6,6 % en 2011, du fait de la poursuite du redressement des finances publiques.

Sur le seul quatrième trimestre 2012, les impôts sur le revenu et le patrimoine ont augmenté de 7 % après + 4 % au troisième trimestre. La hausse de la pression fiscale au second semestre résulte notamment des mesures votées pour améliorer le rendement de l’impôt sur le revenu en 2012, ainsi que de la contribution exceptionnelle pour les redevables de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en toute fin d’année.

Ensuite, voici un sondage Viavoice pour Les Échos et France Info, publié jeudi, qui atteste du pessimisme d’une moitié de la population. Près d’un sondé sur deux estime que son pouvoir d’achat va reculer dans les prochains mois.

Les deux postes de dépenses que les sondés estiment de plus en plus sensibles, sont le carburant et les impôts. Le prix des carburants préoccupe 37% des Français, contre 31% en décembre. Et l’évolution à venir de la fiscalité inquiète 34% des personnes interrogées, contre 30% en janvier. Mais il est vrai qu’ils n’ont pas encore tout vu…

Quels sont en conséquence les dépenses que les sondés envisagent de restreindre ? Les vacances et les « sorties et loisirs du quotidien » pour 22% des inquiets. Mais les réponses diffèrent en fonction des milieux sociaux : 15% des ouvriers se disent prêts à réduire leur budget dédié à l’alimentation et aux déplacements, contre 0 à 2% de cadres.

Nul doute que les prochains mois nous apporteront, ne serait-ce qu’à cause de l’ampleur du chômage et de son aggravation régulière, des enquêtes plus pessimistes encore.

*  Mais la situation est, pour le moment, pire à Chypre :

Les banques du pays ont rouvert jeudi leurs portes. Mais cette réouverture s’est faite sous conditions : des restrictions de mouvements et de retrait d’argent ont été fixées.

Les banques avaient été fermées alors que l’île est au bord de la faillite. Même si le pays vient d’obtenir un plan de sauvetage international, c’est au prix d’une restructuration drastique de son système bancaire.

Laïki Bank, deuxième banque du pays, va être liquidée et les comptes les plus conséquents de Bank of Cyprus, première banque du pays, vont subir une importante ponction. En compensation, un prêt de 10 milliards de dollars sera versé par des bailleurs de fonds internationaux.
Mais aussi, et surtout (souvenez-vous en car les menaces qui pèsent sur la France ne manqueront pas d’aboutir à une situation analogue), les opérations que les Chypriotes pourront effectuer :

  • Les retraits en espèces aux guichets et aux distributeurs sont limités à 300 euros par jour, par personne et par banque.
  • Les paiements et virements à l’étranger ne pourront dépasser 5.000 euros par mois.
  • Les voyageurs quittant l’île ne pourront pas emporter plus de 1.000 euros en espèces.
  • Les chèques ne pourront pas être encaissés en liquide, comme beaucoup de Chypriotes ont l’habitude de le faire. Ils pourront seulement déposer les chèques sur leurs comptes.

Pour éviter toute panique sur les marchés, la bourse chypriote est restée fermée toute la journée.

Chypre une exception ? Ou un cas d’école , comme dirait le chef de l’Eurogroupe M. Dijsselbloem ?

*  Mr Bricolage squatte le Palais de l’Elysée :

Nous vous avons montré, le 22 mars, dans un billet humoristique, le Palais de l’Elysée « relooké » en magasin de bricolage (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/?s=monsieur+bricolage&submit). Et bien, depuis hier soir et la prestation télévisuelle de M. François Hollande…vous savez que la réalité a dépassé la fiction ! Le président de la République a livré son diagnostic et donné à connaître ses solutions pour tenter de redresser la France. Et bien voici ce qu’en disent quelques uns des journaux d’aujourd’hui.

Les radios, les télévisions, les journaux et les sites Internet parlent abondamment ce vendredi, de la prestation télévisée de François Hollande. Impossible de se connecter à l’actualité sans tomber sur les commentaires des spécialistes qui évaluent les intentions du président de la République. Et dans l’ensemble, ils doutent du discours prononcé par le chef de l’Etat. Pour la majeure partie de la presse, il n’a pas convaincu même s’il a tenté de séduire. Les éditorialistes jugent sa prestation « fade » et fustigent le manque d' »audace » du chef de l’Etat, qui dégaine une « boîte à outils » face à une crise et une colère profondes.

« Nul ne s’attendait à des annonces fracassantes« , souligne Eric Decouty dans Libération, mais l’intervention télévisée du président s’est révélé « souvent fade, presque banale » et a été marquée par une « absence de pédagogie » et « une étonnante confiance » au regard de la situation économique et sociale.

« Les millions de téléspectateurs de France 2, hier soir, ne caressaient pas d’illusions en écoutant François Hollande« , renchérit Patrick Apel-Muller dans L’Humanité. « Mais l’exercice de pédagogie soigneusement préparé par les experts de l’Élysée a semblé tourner à vide » et le président « sensible aux appels des milieux patronaux ou conservateurs » reste en revanche « sourd à la colère larvée qui parcourt le pays« .

Paul-Henri du Limbert (Le Figaro) enfonce le clou: « l’Élysée avait prévenu : il ne fallait pas attendre monts et merveilles de l’intervention télévisée du chef de l’État. On ne peut lui donner tort. Fidèle à sa manière, le chef de l’État n’a pas dit un mot plus haut que l’autre, et il a expliqué en substance qu’une politique qui ne marche pas peut, qui sait, marcher un jour« . Pour de nombreux éditorialistes, le chef de l’Etat ne s’est pas montré à la hauteur de la situation, car, résume Jean-Michel Servant (Le Midi Libre) il lui « manque encore l’essentiel pour vaincre la crise : l’audace du combattant« .

« Contre la crise qui ravage tout sur son passage, François Hollande s’arme, dit-il, d’une nouvelle boîte à outils« , ironise l’éditorialiste du Figaro, mais le président dispose de « petits tournevis » et de « clous de tapisserie, quand il faudrait des ponceuses et des rabots« . « Cela fait un peu Monsieur Bricolage« , s’amuse Jean-Pierre Ténoux (L’Est Républicain), qui juge que M. Hollande « est resté comme toujours, prévisible« .

« Pour le président, la boîte à outils existe, il suffit d’un peu de patience pour obtenir des résultats. Mais les Français n’en ont plus« , assène Hubert Coudurier (Le Télégramme). Tout cela ne constitue ni « un tournant du quinquennat« , « ni le changement de braquet attendu par la gauche du PS« , déplore Hervé Favre (La Voix du Nord).

Une fois encore, les journalistes sont déçus. Reste à savoir s’il s’agit de la pensée des Français. Un prochain sondage devrait dire dans les jours à venir si François Hollande a été à la hauteur des espérances de certains ou non.

Nous croyons connaître la réponse ! Comme nous connaissons ce qui nous attend avec de tels hommes d’action au pouvoir.

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Eugène Boudin

Du 22 mars au 22 juillet Paris, Musée Jacquemart Andre

Pour la première fois depuis 1899, une institution parisienne organise une exposition rétrospective consacrée à celui que Corot surnomma le « roi des ciels », à travers une soixantaine de peintures, pastels et aquarelles. Eugène Boudin, que Monet considérait comme son maître et l’un des précurseurs de l’impressionnisme, a parcouru l’Europe dans une quête toujours renouvelée de la lumière. De sa Normandie natale à Venise, en passant par Anvers, Dunkerque, Berck, la Bretagne, Bordeaux ou la Côte d’Azur, il a su saisir l’atmosphère si particulière de chacun des lieux qu’il a visités.

Connu pour ses marines et ses scènes de plage, Eugène Boudin (1824-1898) futl’un des premiers artistes français à poser son chevalet hors de l’atelier pour réaliser des paysages. Dans ses nombreux tableaux, il s’est tout particulièrement attaché au rendu des éléments et des effets atmosphériques. Il a ainsi été l’un des initiateurs d’une vision renouvelée de la nature, précédant dans cette démarche les impressionnistes et son ami Claude Monet, qui écrivait à la fin de sa vie : « Je dois tout à Boudin ».
Au fil des années, sa palette s’éclaircit et sa touche s’allège pour mieux restituer les reflets du ciel et de l’eau. Où qu’il soit, il peint des paysages en mouvement, dans une subtile harmonie de gris colorés. Véritable « roi des ciels », Eugène Boudin a su transcrire à la perfection des éléments aussi changeants que la lumière, les nuages et les vagues.
Commissaire général de l’exposition, Laurent Manoeuvre réunit, grâce aux prêts de grands musées internationaux, une soixantaine de peintures, aquarelles et dessins qui permettent de suivre Eugène Boudin  dans sa quête de la lumière et rendent un merveilleux hommage à cet artiste indissociable de la mer et de ses paysages.

Une exposition inédite avec des prêts exceptionnels.

L’art de Boudin a très tôt suscité l’intérêt des amateurs américains. Dès les années 1880, il fait partie des peintres présentés aux États-Unis par le marchand Durand-Ruel.

Ainsi, les musées nord-américains possèdent aujourd’hui de nombreuses oeuvres de l’artiste, pour lesquelles il n’existe pas d’équivalent dans d’autres collections publiques en Europe.

Grâce aux prêts accordés notamment par la National Gallery de Washington ou le Museum of Fine Arts de Boston, certaines de ses oeuvres seront présentées pour la première fois en France depuis leur achat par des amateurs éclairés américains.

La plage de Berck à marée basse © Musée de Reims – Musée Jacquemart André – 2013

Pour cette exposition, le Musée Jacquemart-André a également bénéficié du concours du Museo Thyssen-Bornemisza de Madrid, du Musée national des beaux-arts du Québec, et tout naturellement du soutien du Musée d’Art moderne André Malraux du Havre et du Musée Eugène Boudin d’Honfleur, qui possèdent les plus grands fonds d’oeuvres de l’artiste en France.

Le Musée Jacquemart-André est situé 158 boulevard Haussmann, dans le VIIIe arrondissement de Paris. Propriété de l’Institut de France .
Téléphone : 01 45 62 11 59
 

Le 29 mars 2013.

Jean-Yves Pons.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (7 mars 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE.

7 Mar

*  « El golpe » , le retour !

Lu dans La Tribune, publication économique :

Le risque d’un coup d’Etat en Espagne n’est plus totalement illusoire et pourrait chambouler les marchés.

Jusqu’à il y a quelques années, le risque politique était considéré comme quasiment inexistant en Europe. Cependant la crise de la dette souveraine est venue changer brutalement la donne. Le spectre des défauts de paiement sur le Vieux-Continent est réapparu et avec lui les mesures d’austérité qui entraînent toujours les mêmes fléaux: mouvements sociaux, rejet de la démocratie et repli sur des solutions autoritaires…pouvant aller jusqu’à un changement de régime.  

On a tort de croire que la paix et la démocratie sont définitivement installées dans la zone euro. C’est une croyance qui fait fi des nombreux défis de l’Union. Il suffit par exemple de s’arrêter sur la situation de l’Espagne pour se rendre compte qu’un changement de paradigme est possible à tout moment.

Le taux de chômage dans le pays est autour de 26%, avec un taux de chômage des jeunes qui est à près de 60% selon les derniers chiffres. L’actuel gouvernement est aux prises avec un scandale massif de corruption qui semble toucher tous les niveaux de décision au sein du Partido Popular et, enfin, le 23 janvier dernier, l’Assemblée de Catalogne a déclaré solennellement que la région est une « entité légale et politique souveraine ». En d’autres termes, la Catalogne est prête à faire sécession. Bref, l’Espagne est au bord du précipice même si on l’oublie trop souvent.

De nombreux observateurs pourront toujours affirmer que les principes démocratiques sont bien ancrés dans le pays et que le risque d’un changement de régime est infinitésimal. Pourtant, c’est faire l’impasse sur l’histoire récente de la péninsule que de croire cela. Le dernier coup d’Etat remonte en effet au début des années 80 et a échoué seulement grâce à l’aura du roi Juan Carlos qui a beaucoup terni depuis.

Ainsi, une conférence organisée le 6 février dernier par un centre de réflexion à Madrid et qui portait sur les forces armées et la Constitution a mis en lumière un certain malaise au sein d’une partie des officiers supérieurs de l’armée, notamment face à la gestion de la question catalane. Plusieurs officiers à la retraite ont pris la parole à l’occasion de ce colloque. Rien d’inhabituel à cela jusqu’à l’intervention du Général Juan Antonio Chicharo qui a commandé le corps d’élite de la marine jusqu’en 2010 et fait désormais partie de la réserve.

Il a notamment fait part « d‘un sentiment général de préoccupation, de peur, d’incertitude et de confusion » au sein de l’armée espagnole au sujet la sécession possible de la Catalogne, allant jusqu’à regretter la démission en 2006 du Général José Mena qui s’était publiquement prononcé en faveur de la possibilité d’une intervention militaire afin de mettre un terme aux demandes d’autonomie plus importante de la région.

Il a demandé ensuite, pendant son discours, d’imaginer un scénario qui a de grandes chances d’arriver: si le parti au pouvoir perd sa majorité absolue lors des prochaines élections générales et que les Catalans, en échange de leur soutien, demandent à abroger dans la Constitution la doctrine de « l’indissoluble unité » de l’Espagne, que pourra-faire alors l’armée, s’est-il interrogé. Il n’a pas apporté de réponse mais tout le monde a plus ou moins compris ce qu’il sous-entendait.

Depuis, le général a été réprimandé par sa hiérarchie mais, les propos qu’il a tenu montrent en tout cas une déstabilisation évidente du cadre institutionnel dans le pays sous l’effet des manifestations quasi-quotidiennes contre l’austérité, d’un rejet grandissant de la Maison Royale et du gouvernement et sous les coups de boutoir de la Catalogne. Une situation tout simplement explosive.

Le pays est entré dans une ère de difficultés croissantes et l’évolution actuelle de la situation n’augure rien de bon. Jusqu’à présent, la figure du roi Juan Carlos servait d’unité à la Nation mais ce n’est désormais plus le cas puisque même la monarchie constitutionnelle est de plus en plus critiquée en tant que système de gouvernement. L’armée qui est garante de l’unité de la Nation et du respect de la Constitution pourrait tout à fait intervenir en cas de total discrédit des gouvernants et de risque réel d’implosion de l’unité espagnole. Ce n’est évidemment pas le scénario le plus probable mais, dans tous les cas, on aurait tort de croire que l’Espagne est sur le chemin de la stabilisation. Le pays peut à tout moment s’enflammer, et faire avec lui basculer toute la zone euro dans un cycle infernal.

Sera-ce le premier coup d’Etat et doit-on en attendre ailleurs, y compris en France ?

Nous avons une alternative de bon sens pour la France : la fin de la république et le retour du Roi. Se fera-t-elle évidence ?

*  Confirmation :

Le taux de chômage en France a atteint le taux de 10,2% de la population active au quatrième trimestre 2012, soit 0,3 point de plus qu’au trimestre précédent, franchissant les 10% de la population active en métropole pour la première fois depuis la mi-1999, a annoncé jeudi l’Insee.

Avec l’Outre-mer, le chômage a atteint 10,6%. Le taux de chômage, qui mesure la proportion de chômeurs parmi les actifs, est en hausse depuis six trimestres (mi-2011).

L’Institut national des études statistiques considère désormais que 2,9 millions de personnes sont au chômage en France au sens des normes du Bureau international du travail (BIT).

Sur un an, le chômage a augmenté de 0,8 point en métropole. Pour les jeunes (15-24 ans), la hausse accuse 3,4 points sur l’année 2012. Le taux de chômage des jeunes marque ainsi un nouveau record à 25,7% des actifs de cette classe d’âge, soit 730.000 personnes.

Comme vous le constatez, plus ça va et moins ça va. Aux drames personnels et familiaux que ne peut manquer d’engendrer une telle situation, il faut ajouter pour l’Etat la diminution des rentrées fiscales ainsi que le coût des prestations sociales liées aux pertes d’emploi. Vous pouvez facilement imaginer la suite…

*  La pseudo-réforme bancaire du gouvernement :

Présentée comme une victoire sur le lobby bancaire, la réforme dudit système s’avère un cautère sur une jambe de bois. En tout cas beaucoup de bruit pour rien. Tel est l’avis du Père Gaël Giraud*, membre éminent de la Compagnie de Jésus mais aussi économiste très distingué qui fait trembler Pierre Moscovici. Il a présenté, en ce sens, deux notes fondamentales sur le sujet que l’on peut très succinctement résumer ainsi:

Alors que le projet de loi de « Séparation et régulation des activités bancaires » est en discussion à l’Assemblée nationale, il est pour lui nécessaire d’aller beaucoup plus loin pour réaliser ce qui constituait l’une des promesses majeures de campagne de François Hollande .

Le projet de loi entend « séparer » les banques commerciales (qui accordent des crédits et collectent des dépôts) des banques de marché (qui opèrent sur les marchés financiers). Loin d’atteindre cet objectif, c’est le projet le plus timide de tous ceux actuellement envisagés sur la planète (Volcker, Vickers, Liikanen). Il ne « sépare » quasiment rien. Les activités financières des banques qui seraient cantonnées dans une filiale sont économiquement marginales. Auditionné par la commission des finances de l’Assemblée nationale le 30 janvier dernier, le PDG de la Société Générale expliquait ainsi que la « séparation » concernait  » entre 3 et 5% de nos activités de BFI, qui représentent elles-mêmes 15% des revenus totaux de la banque« , soit 0,75% de l’activité du groupe !

Pourtant, il est essentiel de scinder les banques mixtes dont l’existence pénalise l’activité économique pour au moins cinq grandes raisons :

    • l’activité de crédit et de collecte des dépôts apporte des liquidités à la spéculation ;
    • l’accès aux marchés financiers internationaux modifie le métier de banque commerciale ;
    • la combinaison d’activités de dépôt et de marché au sein de la même institution conduit à une extension de la garantie de l’Etat aux activités de marché ;
    • les activités du département marché font peser des risques sur les dépôts ;
  •         °  la coexistence des deux activités dans une même structure, induit une concurrence dans l’attribution des crédits qui se fait au détriment du financement de l’économie réelle.

Le modèle de la banque mixte est, par ailleurs, un frein à la transition écologique. Il renforce de fait l’instabilité financière et donc les crises économiques qui sont des périodes de mise de côté du long terme et de l’écologie. En période de rémission, il n’est pas non plus favorable au financement des projets de transition, car il facilite les opérations à haute rentabilité et défavorise les activités de prêts à l’économie et tout particulièrement aux opérations de long terme.
Gaël Giraud propose donc de mettre en place en France une véritable séparation des activités bancaires sur le modèle du Glass-Steagall Act (GSA), promulgué par le président américain Roosevelt en 1933 suite à la crise de 29. Il serait tout à fait possible de mettre en place rapidement dans notre pays une telle mesure moyennant quelques ajustements pour faire face au contexte économique et financier de ce début de XXIème siècle.

Et voici la conclusion cruelle de Gaël Giraud dans un entretien accordé à l’Expansion : « C’est un projet qui a été rédigé sous la dictée des grands banquiers français. Il y a une collusion d’intérêt évidente entre le Trésor, Bercy et les banques. Et ce pour une raison qui tient de la sociologie de l’administration : autour de 45 ans, les hauts fonctionnaires brillants voient généralement leur carrière stagner. Pour progresser, il faut donc qu’ils aillent pantoufler dans le privé, et, dans les banques, ils peuvent multiplier leur salaire par dix, voire par cent. Il est très difficile de résister… Face à cela, le gouvernement est très mal à l’aise, car il a face à lui toute la haute fonction publique. Il faudrait une volonté politique très forte de l’Elysée pour infléchir les choses. Pour l’instant, je ne vois rien venir… »

Lire la première note de Gaël Giraud

Lire la réponse à sa note

Lire la seconde note de Gaël Giraud

Ces éléments de réflexion sont déterminants aujourd’hui car ils démontrent la permanence et la pertinence de la doctrine sociale de l’Eglise face au capitalisme financier, apatride et sans scrupule, qui prétend gouverner le monde.

Gaël Giraud, né en 1970, est un jésuite français, économiste spécialisé en économie mathématique (Chercheur en économie au CNRS, membre de l’Ecole d’Economie de Paris) .

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

A la Villa Torlonia de Rome

La villa Torlonia est une ancienne villa de la famille Torlonia, construite au début du XIXème siècle. Elle est localisée dans le quartier Nomentano de Rome et est devenue en 1978 un parc municipal qui abrite trois petits musées : le musée de la villa dans le Casino Nobile, le musée de la Casina delle Civette, et le Casino dei Principi.

On pourra y visiter du 6 au 17 mars 2013 une superbe exposition consacrée aux

Trésors de Louis XIV. Tapisseries du Raphaël, Vouet, Rubens et Le Brun.

Cette exposition présente des tapisseries tissées sur des cartons de Raphaël, Simon Vouet, Pierre-Paul Rubens et Charles Le Brun aux Manufactures des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie. Cette présentation exceptionnelle s’inscrit dans le programme de la semaine de la culture française, intitulée « Le Jour de France à Rome » et est placée sous la direction de Marc Bayard et Giovanna Alberta Campitelli.

(Samson au festin des Philistins, de Vouet)

(Constantin et Crispus, de Rubens)

(La guérison du paralytique, de Raphaël)

(L’aveuglement d’Elymas, de Raphaël)

(L’audience du Légat, de Lebrun)

Copyright photo : site de la Villa Torlonia

Informations

Villa Torlonia (Casino Noble)

Via Lazzaro Spallanzani, 1, 00161 Roma, Italie
De 09:00 h à 19:00 h
Téléphone: 06 4423 1185
Le 7 mars 2013.
Jean-Yves Pons.

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (16/17 février 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

16 Fév

*  La paille et la poutre :

Nous présentions, dans notre Bulletin climatique du 14 février, les derniers résultats de l’Insee concernant la croissance de la France durant l’année 2012. Ces résultats s’avéraient catastrophique par rapport aux objectifs du gouvernement.

Avec une baisse de 0,3% au quatrième trimestre 2012, la croissance est finalement nulle pour l’ensemble de l’année. Mais, ce qui est encore plus inquiétant, si l’on peut dire, est le fait que neuf autres pays de la zone euro sont désormais « dans le rouge » sur le plan économique. Il faut en effet en déduire que nos échanges commerciaux avec ces pays vont davantage se dégrader dans les mois qui viennent, ce qui aggravera ainsi la situation déjà peu favorable de notre commerce extérieur.

Les neuf pays dans le rouge sont surtout méditerranéens. Le plus malade, la Grèce, a vu son PIB plonger de 6,5% l’an dernier. 2012 a été la 5eme année de récession pour les grecs. Aujourd’hui, la Grèce crée environ 20% de richesse en moins qu’il y a cinq ans.
Derrière la Grèce, le Portugal (-3,5%), l’Italie (- 2,7%), Chypre (-2,3%), la Slovénie (-2%) et l’Espagne (-1,4%).
Mais, des pays plus au nord sont également frappés sévèrement par la crise économique européenne : la Belgique, les Pays-Bas et la Finlande.

Seuls sept sont « dans le vert » mais de très peu.  L’Allemagne, poids-lourd de l’Europe, n’a gagné que 0,7 % de croissance en 2012 et elle a mal terminé l’année, avec une activité en contraction au dernier trimestre.

(Zone euro © Radio France Stéphanie Berlu-Vigné)

Nous avons encore aux oreilles les propos oh! combien lucides de François Hollande en décembre dernier: « La crise de la zone euro est derrière nous ! » Nous vous le rappelons régulièrement: vous pouvez leur faire confiance, nous somme dans de bonnes mains…

*  Géopolitique du Sahel :

Notre ami Aymeric Chauprade publie sur son blogue (blog.realpolitik.tv) une longue analyse en trois parties de la crise au Mali et dans les autres pays du Sahel. Elle mérite toute votre attention:

Aymeric-Chauprade« La bande Tchad/Niger/Mali/Sénégal doit rester sous contrôle sécuritaire français. Il en va des intérêts stratégiques de la France (hydrocarbures, uranium, or, et autres ressources) comme du maintien de son influence (la France conservera son intérêt aux yeux des Africains, à la condition de garantir à ceux-ci leur sécurité). Puissance francophone et historiquement liée à tous les États de la région (Afrique du Nord et Sahel), la France est légitime pour aider les pays de la zone à se débarrasser des groupes islamistes mafieux et à restaurer la stabilité. »

Partie 1 : Réalités géopolitiques

Partie 2 : Les intérêts de la France

Partie 3 : Les intérêts de la France…et des autres

*  Après la vache folle…

Glané sur le blogue d’Yves Daoudal (yvesdaoudal.hautetfort.com/):

« Elle s’appelle Delphine Batho. Il paraît qu’elle est ministre. De l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Ce matin, sur Canal Plus, on lui demande ce qu’elle pense de l’autorisation donnée par la Commission européenne de nourrir de nouveau les poissons d’élevage avec des farines animales. Réponse :

« J’avais pas vu cette autorisation ».

Sic.

Et quand on lui apprend que c’est une décision qui a été rendue publique la veille, elle ajoute :

« Bizarre, bizarre, oui, je vais regarder. »

Sic.

Non seulement elle ne savait pas, ce qui est le comble de l’incompétence pour un ministre, mais en outre  elle est incapable d’avoir la seule réaction, immédiate, qui s’impose pour quelqu’un qui prétend être en charge de l’écologie : c’est monstrueux de nourrir des poissons avec du bœuf, du porc et du poulet. Comme si on n’avait pas suffisamment vu le résultat avec la vache folle…

Faut dire que Delphine Batho était secrétaire du PS à la sécurité. Pas à la sécurité alimentaire, manifestement…

Peut-être aussi applique-t-elle à la lettre la consigne donnée hier par Harlem Désir, que « le PS doit être le parti le plus européen de France ». Donc on ne fait même pas attention aux décisions de la Commission européenne : elles sont très bonnes par principe…

Batho : un sommet d’incompétence et de nullité…

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Le terme d’enluminure désigne les ornements peints ou dessinés sur les manuscrits, textes écrits à la main. Sur une pleine page, une marge, une lettre, ils mettent le texte en lumière ; enluminure vient du latin illuminare qui signifie éclairer.

Les manuscrits enluminés les plus anciens remontent à l’Egypte pharaonique, on utilise du papyrus avec lequel on forme des rouleaux. A la fin de l’Antiquité on lui préfère le parchemin fabriqué à partir de peaux d’animaux. Plus résistant, il est assemblé en cahiers ou codex, ce qui permet d’écrire sur le recto et le verso de la page.

Le Moyen Age est la grande période de l’enluminure. Les manuscrits byzantins reprennent les codes de représentation développés dans l’art grec pour illustrer des textes religieux, c’est le cas du Psautier de Paris, orné au Xe siècle. En Occident, l’enluminure se développe d’abord au VIIe siècle en Irlande et en Angleterre. Les motifs forment des entrelacs géométriques inspirés par l’art celte. Cette production est associée à la création d’abbayes et de monastères qui possèdent des ateliers d’écriture, les scriptoria, où l’on fabrique les livres. La figuration se développe avec les manuscrits carolingiens puis romans, mais c’est surtout à l’époque gothique que l’enluminure prend son essor. L’espace, le modelé, deviennent de plus en plus naturalistes et les décors atteignent un degré de raffinement extrême.L’enluminure n’est plus réservée au domaine religieux et les manuscrits profanes se développent comme les Très riches heures du duc de Berry vers 1413-1416.

Mais peut-être pensiez-vous que cet art est d’un autre temps. Visible seulement dans les musées ou dans des salles des ventes ! Et bien vous vous trompez car il existe de merveilleux enlumineurs dans ce vingt-et-unième siècle désacralisé autant d’ailleurs que déshumanisé. Ils ont le courage de porter encore ce message de lumière et de nous en offrir les diverses expressions.

Jean-Yves Pons.Le 16 février 2013.