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CIVITAS a nommé ses premiers Conseillers . Comme le fit le CER dès le mois de mars 2012 pour une France catholique ET royale.

19 Sep

CONSEILLERS DE CIVITAS
CIVITAS a fait appel à différentes personnalités pour constituer un ensemble de conseillers. Ces conseillers ont un rôle de consultant dans leur domaine de compétence respectif, ils participent à la rédaction du programme de Civitas, organisent des commissions de réflexion et émettent des propositions. Ils conservent leur indépendance. Tous les propos de Civitas ne les engagent pas, de même que tous leurs propos n’engagent pas Civitas. Par contre, ils reconnaissent tous la nécessité de restaurer une France catholique.
Ces premiers conseillers sont :
. Association Terre et Famille, présidée par Stéphanie Bignon (membre du CER), Conseillère pour la revalorisation de la France rurale, de la paysannerie, de l’artisanat et du petit commerce
. Anne Brassié ( CJA et membre du CER), Journaliste, critique littéraire et écrivain, Conseillère de Civitas pour les domaines relevant de la Culture
. Valérie Bugault , docteur en droit, ancienne avocate fiscaliste, actuellement analyste de géopolitique économique, financière et monétaire, Conseillère de Civitas pour les questions économiques, financières et monétaires
. Claire Colombi, Master 2 en Histoire économique et sociale médiévale, Conseillère de Civitas pour la revalorisation de l’enseignement de l’Histoire, le rétablissement des corporations et la protection de l’enfance
. Claude Meunier-Berthelot, Juriste de formation, elle a fait toute sa carrière dans l’Education Nationale. Elle est l’auteur de Le trompe-l’œil de l’Education – Comprendre la “refondation” de l’Ecole en 25 leçons et C’est l’identité française qu’on assassine. Conseillère de Civitas en matière d’Enseignement
. Marion Sigaut, Historienne et écrivain, spécialiste du XVIIIe siècle, Conseillère de Civitas pour la revalorisation de l’enseignement de l’Histoire et pour la protection de l’enfance
. Jean-Pierre Dickès, Médecin, président de l’Association catholique des Infirmières et Médecins (ACIM), directeur de la revue médicale Cahiers Saint Raphaël, responsable de missions humanitaires aux Philippines et écrivain, Conseiller de Civitas pour les matières bioéthiques
. Pierre Hillard, Docteur en science politique, ancien professeur en relations internationales, spécialiste de l’étude du mondialisme, écrivain.
Conseiller géopolitique de Civitas
. Youssef Hindi, Ecrivain, historien, géopolitologue ; il travaille en collaboration avec l’Académie de Géopolitique de Paris.
Spécialisé dans la recherche historique des origines et de l’influence des idéologies modernes. Il analyse la géopolitique sur la longue durée au travers de l’influence qu’exerce sur celle-ci les courants idéologiques. Il est l’auteur de deux ouvrages : Occident et Islam – Sources et genèse messianique du sionisme, de l’Europe médiévale au Choc des civilisations et Les Mythes Fondateurs du Choc des Civilisations.
Conseiller géopolitique et stratégique de Civitas
. Jean-Michel Vernochet, Ancien journaliste au Figaro Magazine, il est écrivain et membre de l’Académie de Géopolitique de Paris.
Conseiller de Civitas en Relations Internationales et Diplomatie
CIVITAS appelle d’autres spécialistes à rejoindre ses équipes de conseillers. Adressez-vous à notre secrétariat !

 

CIVITAS en politique : intégralement catholique,foncièrement patriote, radicalement anti-système                                                                                        CIVITAS <secretariat@civitas-institut.com>

Billet d’humeur de Pierre Jeanthon : 1793-2013.

4 Juin

Image:Dieu le Roi, L'insigne qui a le plus rassemblé contre la tyrannie de la Gueuse, le coeur chouan.JPG

1793-2013

 

1793 :  

–        24 février – Par décret la Convention ordonne que 300 000 « volontaires » soient recrutés          par élection ou tirage au sort.

–        9 mars – La Convention créé le corps des représentants en mission chargés d’observer l’exécution de la levée des 300 000.

–        10 mars – Le tocsin sonne dans tous les villages du Bas-Poitou et de l’Anjou, plus de six cents paroisses appellent à la révolte. Le peuple veut récupérer ses « bons prêtres », désarmer les gardes nationaux et refuser la conscription.

Plus tard, issue de ce peuple, naîtra la Grande Armée Catholique et Royale. 

2013 :

–        13 janvier, 24 mars et 6 mai, à l’appel de Civitas et de la Manif pour tous une foule immense et diverse est entrée en dissidence pour récupérer le sens du mot mariage, désarmer l’orgueil de ceux qui prétendent que tout est permis et refuser la Loi Taubira et ses corollaires, PMA-GPA.

Demain peut-être, de ces cortèges d’hommes et de femmes venus d’horizons divers naîtra une nouvelle Armée Catholique et Royale.

Présentement l’objectif commun est de défendre la famille naturelle, cellule de base de toutes les sociétés, « hier comme aujourd’hui et dans les siècles des siècles ».

Dénaturer la famille est tuer la société et sans société il n’est pas plus besoin de roi que de république.

La Loi Taubira introduit une rupture de la société ; combattre cette loi exige de rompre nos divergences.

Avant de répondre à l’accusation de crime contre la civilisation chrétienne, F. Hollande devra répondre à celle de meurtre envers l’humanité ; à la diversité de l’humanité correspond la diversité des soldats de la grande armée.

Conclusion, royalistes et républicains, cathos et non cathos, même combat préalable pour le respect de la loi naturelle.

Une fois la victoire acquise, les frères d’arme ayant appris à se connaître et chacun d’eux ayant librement témoigné de ses valeurs morales, il devrait être enfin possible de réconcilier les Peuples de France avec leur Histoire ; et de reprendre les vieux débats politiques sur de nouvelles bases.

Pour l’heure, sans autre ambition que celle de servir mais sans mettre nos bannières dans la poche nous, royalistes, devons fondre nos bataillons dans la grande armée des défenseurs de la famille naturelle.

Pour être dignes de porter le drapeau « Dieu et le Roi », de brandir l’étendard de Jeanne et d’être les fils de Louis XVI, nous n’avons pas le droit de rester confortablement installés dans nos vieilles querelles, nos commémorations et nos conférences ; nous devons, d’une manière ou d’une autre, être aux côtés de ceux qui, tous les jours, dans les villes et les villages se dressent contre la loi inique d’un gouvernement arrogant.

Riches ou pauvres, jeunes ou vieux, nous avons tous quelque chose à donner à « l’aide pour tous », à tous les Veilleurs, les Marcheurs, les comités d’accueil, les maires, les « gardés à vue … », soutien juridique, aide financière, participation aux actions locales…..

À l’image de Jeanne, prions et agissons, « prenons en gré » les sacrifices à consentir afin de participer activement au combat pour l’abrogation de la Loi Taubira.

Aux armes Vendéens et Chouans du XXIe siècle ! N’oubliez pas de prendre vos chapelets pour cette insurrection pacifique…et pas plus de préparer vos fusils en cas de légitime défense.

Pierre Jeanthon,CJA, membre du Conseil dans l’Espérance du Roi et fondateur du Cri du Chouan.

 

En lutte contre « le mariage pour tous » : Jours ( pas si) tranquilles à Paris le dimanche 26 mai 2013 avec les conseillers du CER

29 Mai

20130526_143939Le Conseil dans l’Espérance du Roi a harmonieusement reparti ses  conseillers  dans l’ensemble des manifestations organisées en ce  dimanche. Vous trouverez  ci-après  un certain nombre de  données qui vous permettront  de faire  comme  si vous y aviez été.

http://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2013/05/28/de-quelques-lecons-a-tirer-des-manifestations-parisiennes-du-dimanche-26-mai-contre-le-mariage-pour-tous/

Voici un témoignage décrivant parfaitement les « /incidents/ » aux Invalides.

Pour ma part, venant de la place de l’Opéra (Civitas), les CRS bloquaient fermement les accès aux Invalides : *ne laissant passer personne ! *(malgré nos demandes). Après un long contournement (+ d’1/2h de marche), nous avons trouvé et réussi à nous faufiler parmi la foule contraire pour participer pacifiquement.

Amitiés,

                                R

Confirmation par une autre amie qui a été victime de ces manœuvres 

Cher X

Merci pour cette information, que je m’empresse de corroborer : venue à la manifestation de façon autonome, j’étais juste devant le grand écran à droite du podium. Après la dispersion, j’ai voulu rester avec les « veilleurs », dont un groupe assez important s’installait à quelques mètres de l’écran en question, sur la pelouse. J’ai vu, de mes yeux, arriver *plusieurs groupes absolument distincts de la manif*, en provenance de la rue de Grenelle où étaient stationnés des cars de police et où les CRS attendaient arme et bouclier au pied. *J’ai vu les CRS les laisser passer*. Une fois ces jeunes (cranes rasés, blousons ou sweets à cagoules, souvent équipés de bouteilles ou de pétards) entrés sur l’esplanade, les CRS se sont avancés. Ils ont stationné un moment devant le groupe de veilleurs, tournés vers nous, donnant l’impression de vouloir nous déloger. Puis un ordre les a envoyés vers le fond de l’esplanade (côté ministère des affaires étrangères et assemblée nationale) où les cris et les fumigènes devenaient plus nets. Après un moment (30mn environ), les CRS ont contourné l’esplanade et sont arrivés dans notre dos. Nous chantions, écoutions des textes, méditions en silence. Ils nous ont chargés et gazés. Je n’ai pas résisté aux gaz plus de 5 minutes, l’ashme dont je souffre périodiquement me rendant très sensible à cette saleté (j’ai d’ailleurs été malade la nuit suivante et, deux jours après, j’ai encore mal à la gorge et les sinus en feu).

 Il est absolument évident que ces groupes étaient des provocateurs envoyés par le pouvoir en place ou, a minima, des extrémistes, entrainant peut-être dans leur sillage quelques jeunes de la manif un peu inconscients, mais il est certain qu’il était archi simple de les bloquer à la jonction de la rue de Grenelle et de l’esplanade, jonction qui forme un goulot d’étranglement très facile à verouiller, et que cela n’a pas été fait, volontairement. Je peux en témoigner de façon absolue.

Voilà. C’est la seconde fois que je me fais gazer, la première en bas de Champs, en mars, ayant été prise en tenaille entre deux cordons de CRS alors même que l’un d’eux venait de me dire que les Champs étaient de nouveau autorisés et que les 3 stations de l’avenue allaient être rouvertes…

Si je suis très fortement attachée aux valeurs que nous défendons, je ne suis pas une extrémiste et je tiens à la santé dont j’ai besoin pour remplir mes devoirs d’état. Je n’ai jamais cherché volontairement l’affrontement. Mais après ces deux expériences plus que pénibles, je considère que nous sommes dans une *dictature avérée* et je vais m’engager davantage si je le puis.

Vous pouvez faire de ce mail l’usage que vous voudrez. Je n’ai pas peur. Je ne mettrai jamais mon drapeau dans ma poche et je ne cèderai rien. Jamais.

Et aussi :

 Quelques évidences et de forts soupçons de manipulation :

  Les violences auraient été déclenchées par « des manifestants de LMPT« excédés de l’autisme du gouvernement sur leurs revendications ». Je ne sais pas si vous avez visionné les vidéos mises en ligne, ou tout simplement celles qu’ont diffusé les chaînes de télévision, mais ilest évident que ce ne sont pas des manifestants de LMPT qui lancent les attaques, mais des individus cagoulés qui  arrivent del’extérieur et se ruent sur les vrais manifestants, lesquels restent calmes, et organisent une ambiance insurrectionnelle autour de la manif pacifique.           Une information nous est parvenue de la part d’une amie qui a rejoint la manif par ses propres moyens en passant par la rue de Rennes : il y avait là, entre des escadrons de voitures de police et CRS, des voitures banalisées qui étaient remplies d’individus cagoulés …

  Si cela se confirme, et c’est tellement gros que la chose doit absolument être tirée au clair, alors on est vraiment dans un contexte de dictature avérée !

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (19 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

19 Avr

*  Huez les ministres !

Dans leur guérilla contre le gouvernement, les opposants au mariage gay se sont dotés d’une nouvelle arme: un drôle de collectif, baptisé « Huons nos ministres« . Créé fin mars, le groupe détaille sur les réseaux sociaux l’agenda des ministres et invite les adversaires du projet Taubira à leur réserver un comité d’accueil musclé, au doux son des sifflets.

Ce mystérieux collectif, dont l’identité des fondateurs reste inconnue, dispose de près de 800 mentions « j’aime » sur sa page Facebook, d’un site internet et compte plus de 1000 abonnés sur Twitter. Suffisant pour gêner les déplacements des membres du gouvernement ? Le groupe revendique en tout cas plusieurs actions, comme la perturbation d’un concert auquel assistait Manuel Valls salle Pleyel et « l’accueil bruyant » de  Caroline Fourest à Nantes ce samedi.

Après la Manif pour Tous, Civitas, le Printemps français… « Huons nos ministres » rejoint la galaxie des anti-mariage gay. Le collectif ne serait néanmoins pas une excroissance du mouvement lancé par Frigide Barjot, même s’ il ne cache pas son admiration pour cette dernière. « Sans La Manif Pour Tous, le paysage politique serait totalement différent en ce moment. Bravo pour leur saine révolte« , peut-on lire sur le site du collectif.

Le groupe s’inscrit ainsi dans la droite ligne de radicalisation des opposants au mariage pour tous, observée depuis la manifestation du 24 mars. A côté des grandes marches, se multiplient désormais les actions coup de poing contre ceux qui soutiennent le projet. Le récent réveil en fanfare de la sénatrice UDI  Chantal Jouhanno à son domicile en est l’illustration.

Le collectif se défend néanmoins de toute violence et appelle à des actions « dans le bruit mais le calme« .

En clair, une application à la lettre de son slogan : « Ils veulent nos voix: ils auront nos huées !« . Tout un programme…

*  Le logement, premier poste de dépenses des Français

Les Français dépensent en moyenne 633 euros par mois pour se loger et environ un tiers d’entre eux éprouvent des difficultés à s’acquitter de cette somme, selon une étude de l’institut OpinionWay pour l’établissement de crédit Sofinco publiée jeudi.

Le logement est le premier poste de dépenses des Français et cela ne devrait pas changer cette année. Les loyers ont certes plutôt tendance à baisser depuis le 1er janvier, de l’ordre de 0,8%, mais comme le marché de la location est saisonnier, cette baisse ne signifie en fait pas grand-chose. On s’attend véritablement, sur l’année 2013, encore à une augmentation globale de 1,5% des prix.

Les Français paient 16 euros de plus qu’en 2012, année pendant laquelle l’institut avait réalisé une enquête similaire. Ainsi, plus de la moitié des locataires interrogés (60%) estiment que leur budget logement est trop important. Alors que ce n’est le cas que de 25% des propriétaires.

Près d’un tiers (29%) des personnes interrogées disent en outre avoir des difficultés à s’acquitter de leur loyer ou de leur emprunt immobilier, un niveau comparable à l’année dernière.

Principale conséquence : les Français économisent sur d’autres postes de dépenses. La capacité d’épargne des Français s’en retrouve lourdement affectée pour plus de huit locataires sur dix (82%) et pour près de la moitié (47%) des propriétaires.

Autres domaines de consommation touchés, l’habillement pour 67% des locataires et 35% des propriétaires ou encore l’alimentaire (66% des locataires contre 34% des propriétaires).

Enfin, et c’est le résultat le plus inquiétant de cette étude : plus de la moitié des locataires interrogés (56%) rognent sur leurs dépenses de santé contre un tiers (31%) des propriétaires. Retenez bien cette information et rapprochez-là de ce que nous vous disions hier à propos de la stagnation de l’espérance de vie en bonne santé (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/04/18/bulletin-climatique-quotidien-18-avril-2013-de-la-republique-francaise/)

*  De « La corbeille » au « Pôle nord » !

Et si la drogue était en fait le point de départ de la crise financière ? L’idée peut paraître saugrenue et pourtant… Selon le professeur David Nutt, psychiatre, neuropsychopharmacologue qui a par ailleurs conseillé jusqu’en 2009 le gouvernement britannique sur les questions de drogue, c’est bien la drogue, et la cocaïne en particulier, qui a provoqué tous les problèmes économiques engendré par la crise.

Cette réflexion fait partie d’un dossier important dans le journal britannique The Independant et repris depuis dans The Guardian et The Sunday Times.

Et le professeur Nutt n’est pas le seul a mettre en évidence la consommation de cocaïne dans les milieux bancaires. Geraint Anderson ex-trader de la City, pointe lui aussi du doigt la consommation excessive de cocaïne chez les banquiers. Il soutient ainsi que Bernard Madoff, l’ex big boss de la finance et escroc notoire, avait un bureau surnommé, le Pôle Nord… une référence à l’excès de poudre blanche disponible !

Un autre médecin, le docteur Chris Look, de l’Hôpital de Cork, en Irlande, a étudié les effets de la « blanche » sur les banquiers et même des hommes politiques. Sa conclusion est sans appel : « Des figures importantes du monde financier ont pris des décisions irrationnelles sous l’effet de la cocaïne. Ils pensaient avoir raison à 110% ! Cela nous a amené au chaos actuel... »

La cocaïne, c’est bien connu, est une drogue qui a pour caractéristique (et c’est bien pour cela qu’elle est tant utilisée dans les mondes agités et interlopes de la finance, de la politique et des médias) de procurer une très grande confiance en soi, d’y ajouter une pointe d’arrogance, un soupçon d’avidité et un besoin irrépressible d’en faire toujours plus…au point d’en faire trop. Toutes choses qui leur permettent de parler de manière extrêmement convaincante de ce dont ils ne savent rien !

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Une passion française – La Collection Marlene et Spencer Hays

du 16 avril au 18 août Paris, au Musée d’Orsay

Marlene et Spencer Hays ont commencé à acheter des oeuvres d’art au début des années 1970. A l’instar de beaucoup de leurs concitoyens américains , ils s’intéressent d’abord à la peinture américaine de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, remportant leurs trophées au feu des enchères à New York et à Londres.
L’impressionnisme ayant atteint des prix insensés, ils élargissent le champ de leurs investigations découvrant les Nabis au début des années 1980. Ils tombent aussitôt sous le charme des compositions mystérieuses signées Bonnard, Maurice Denis, Ranson, Vuillard, réunissant une collection de première importance.

Promenade, 1892 – Louis Anquetin © Droits réservés – 2013

La collection comprend un ensemble important de tableaux et de dessins représentant le Paris du XIXe siècle et de la Belle-Epoque. Les Hays aiment retrouver le souvenir de leurs promenades sur le pavé parisien ou dans le Jardin des Tuileries dans des oeuvres du siècle passé accrochées sur leurs murs.
Le Paris fin-de-siècle avec ses rues animées, ses cafés et ses théâtres si justement décrits parAnquetin, Forain, Goeneutte, Steinlen, les attirent. Les personnages de ces compositions offrent une typologie du boulevard parisien avec ses bourgeois, ses midinettes, ses flâneurs, ses types interlopes et ses vieux métiers. Les lampadaires du mythique caféconcert des Champs-Elysées, Le Jardin de Paris peint par Bonnard en 1896, éclairent avec subtilité une foule en quête de plaisirs nocturnes.

Une toile de Fernand Pelez, Grimaces et Misère, les saltimbanques, première pensée pour un tableau monumental conservé au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, est l’un des fleurons de la collection. Succès du Salon de 1888, cette parade de cirque mélancolique illustre la grâce équivoque de la misère urbaine derrière la magie du spectacle.
Spencer Hays, qui est passionné de dessin, possède plusieurs centaines de feuilles dont des raretés de l’Ecole de Pont-Aven et des Nabis, collectées depuis plus de trente ans. Parmi celles-ci, se trouve une étude préparatoire grandeur nature pour un panneau du Paravent des nourrices, frise de fiacres, oeuvre de jeunesse de Bonnard, accompagnée d’une esquisse de l’ensemble en format réduit.

Café dans le Bois, dit aussi Jardin de Paris,1896 – Bonnard Pierre© ADAGP, Paris – 2013

Les Hays apprécient la spontanéité du dessin, sa capacité à créer l’émotion avec des moyens réduits et un support fragile, papier ou carton. Ils ont un penchant pour les oeuvres singulières, comme lesprojets d’affiches et de partitions illustrées, réalisés à l’aquarelle par Bonnard, ou encore l’étude pour la couverture de la revue mensuelle, L’Image, par Toulouse-Lautrec.
Vuillard est à leurs yeux l’artiste le plus doué pour restituer une atmosphère intimiste et faire entrer le spectateur à l’intérieur de la vie de ses personnages comme les acteurs sur la scène. Au temps où il était régisseur du théâtre de l’OEuvre, il réalisa de nombreux portraits d’acteurs dans leur numéro dont l’inoubliable Biana Duhamel dans le rôle de Miss Helyett.

Dans les années 1990, Les Hays s‘intéressent à Fantin-Latour, séduits par la sensualité de sa touche et la vérité des textures de ses natures mortes. Héritier d’un métier classique proche de Chardin, le peintre évolue vers la modernité au contact de Manet. Sa Tranche de melon sur fond noir, qui est le portrait d’un fruit, dialogue harmonieusement avec celui de l’artiste par lui-même.
Une place d’honneur est réservée dans la salle-à-manger de l’appartement des Hays à New York auHomard peint par Caillebotte en 1883. Présenté directement sur le marbre d’une table, il figure comme une allégorie du goût, une ode à la gourmandise simple et raffinée que partagent Français et Américains pour ce crustacé.

La beauté stupéfiante du Petit déjeuner après le bain de Degas, accueille le visiteur dans le vestibule de l’appartement des Hays à New York. L’artiste a réalisé plusieurs variantes de cette scène matinale confrontant maîtresse et servante dans l’intimité de l’heure du bain. Cette complicité avec le modèle transfiguré par l’éclat du pastel, se retrouve dans deux autres dessins de Degas, Danseuse se coiffant et Femme s’épongeant le dos, qui illustrent des thèmes favoris de l’artiste

Cette intimité se retrouve dans les oeuvres graphiques d’un peintre impressionniste belge, Georges Lemmen(1865- 1916), influencé par Degas et Toulouse-Lautrec, qui s’orienta vers le symbolisme tout en adoptant une technique pointilliste. Ses portraits de femmes dans un intérieur expriment une certaine mélancolie présente également dans La Couseuse de Manet penchée dans son ouvrage.
Plusieurs tableaux et pastels de la collection Hays représentent des assemblées d’hommes et de femmes, des portraits isolés dans des parcs et des intérieurs bourgeois. Ces personnages appartiennent à l’aristocratie ou à la bourgeoisie fortunée de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Une grande attention est portée à l’élégance de leur tenue, à la prestance de leur pose, à la beauté de l’environnement qui exprime l’essence même de cette société, où les modèles apparaissent souvent absorbés dans leurs pensées.

L’Atelier de Corot (Jeune femme en robe rose, assise devant un

chevalet et tenant une mandoline) © Droits réservés – 2013

Au début des années 1980, les Hays sont attirés par les tableaux de Bonnard, Maurice Denis, Ranson, Vuillard dont la peinture traduit les arcanes de la pensée, la vibration des sentiments et la complexité des rapports humains. Le groupe des Nabis s’est constitué cent ans plus tôt pour défendre un art symboliste et décoratif en opposition à une imitation de la réalité à travers des formules toutes faites. Les Nabis inventent un nouveau langage esthétique permettant de donner un équivalent du réel et de suggérer la spiritualité, la poésie ou le rêve à l’aide de lignes sinueuses, d’aplats de couleur, d’oppositions d’ombre et de lumière, de perspectives réduites à deux dimensions.
Leurs compositions sont parfois difficiles à décrypter au premier coup d’oeil. Ce mystère plaît aux Hays qui achètent des toiles exceptionnelles, comme le septième panneau des Jardins publics de Vuillard, dont le musée d’Orsay conserve cinq autres compositions sur neuf. Les Fillettes se promenant, représentant deux apprenties de l’atelier de couture de la mère de Vuillard dans le Jardin des Tuileries, rejoint leur collection en 2008. Elles sont toujours aujourd’hui l’une de leurs toiles favorites.

Un paravent japonisant, oeuvre majeure de jeunesse de Bonnard, avait été démantelé avant d’être réuni et acheté par les collectionneurs qui possèdent également des panneaux décoratifs de Maurice DenisLe Printemps et L’Automne conçus pour la salle-à-manger du directeur de La Dépêche de Toulouse, Arthur Huc, ami et soutien des Nabis dès la première heure.
Deux compositions magistrales de RedonLa Fleur rouge – ayant appartenu à Maurice Denis – et Vase de fleurs et profil, complètent cet ensemble symboliste et nabi qui vient de s’enrichir de deux nouvelles acquisitions : Le Goûter au Pouldu de Maurice Denis et Les Lavandières de Maillol L’art français du début du XXe siècle séduit les Hays par ses couleurs intenses qui constituent une ode à la vie. Le rouge de la cape d’Arlequin à la guitare de Derain, le carmin des bas du modèle aux babouches jaunes de Marquet, les fleurs des broderies d’un portrait de femme par Matisse vibrent d’une sensualité que l’on retrouve dans les formes pleines de L’Eté de Maillol, un bronze réalisé en 1911 du vivant de l’artiste. La féminité triomphante de l’allégorie contraste avec l’attitude recroquevillée de la Petite Eve conçue par Rodin pour La Porte de l’Enfer. Dina Vierny qui posa pour la plupart des sculptures de Maillol est également le modèle d’une série de nus exécutés à la sanguine qui sont présentés dans la dernière salle de l’exposition.

Paravent à trois feuilles avec grue, faisans et oiseaux, canards et

papillons, 1889 – Pierre Bonnard© ADAGP, Paris – 2013

Refusant de s’enfermer dans une histoire linéaire de l’art, les Hays privilégient les regards croisés et les dialogues entre les artistes. En 2001, ils achètent le Portrait de Soutine par Modigliani peint sur une porte dans l’appartement du marchand Léopold Sborowski (1889-1932). Ce portrait réalisé en une séance constitue le témoignage émouvant d’un artiste fragile et misérable au temps de la bohème à Montparnasse.
Pour abriter ces trésors, les Hays ont construit à Nashville une grande demeure sur le modèle d’un hôtel particulier de la rue de Grenelle à Paris, l’hôtel de Noirmoutier, meublée d’antiquités du XVIIIe siècle. Dans leur appartement newyorkais, décoré par Renzo Mongiardino (1916-1998), les tableaux s’harmonisent aussi avec du mobilier précieux, comme un ensemble de sièges conçu par Paul Follot dans les années 1920.
Peintures, sculptures, dessins, livres rares ont envahi toutes les pièces de ces résidences. Pendant quelques mois, les Hays ont accepté de dégarnir leurs murs afin de permettre aux visiteurs du musée d’Orsay de découvrir des chefsd’oeuvre de l’art français revenus pour quelques mois dans le pays où ils ont été créés.

Commissariat

Guy Cogeval, président des musées d’Orsay et de l’Orangerie, et Isabelle Cahn, conservateur au musée d’Orsay

Publication

Catalogue d’exposition

La collection Marlene et Spencer Hays. Une passion française
Musée d’Orsay / Skira Flammarion

40 €

Adresse
62, rue de Lille                                                                                                                                                                                                                                                                                         75007 Paris
Tél. 01 40 49 48 14

Le 19 avril 2013.

Jean-Yves Pons

Satan ne supporte pas la lumière…

3 Fév

File:Albrecht Dürer 066.jpg

Une bande de socialeux haineux et sans aucun doute cathophobes (de quelle obédience ?) voulant agresser des militants de l’Institut Civitas en prière devant l’Assemblée nationale le 29 janvier 2013.
Bravo à l’agent des forces de l’ordre pour son calme et sa fermeté.
Le 3 février 2013.
N.B.

Billet d’humeur de Jean Bouvier : Quand le Président « normal »…

22 Jan

Quand le Président normal « fait un virage à 180° » et entame « un dialogue inacceptable » avec ceux qui, « depuis des semaines font subir un déferlement homophobe délirant aux homos et à leurs familles »

(cf. http://leplus.nouvelobs.com/contribution/765049-frigide-barjot-recue-par-hollande-une-humiliation-pour-les-defenseurs-du-mariage-gay.html)

On savait que le Nouvel Obs. était tout sauf un observateur impartial… On peut se demander combien de temps encore il réussira à sortir dans les kiosques s’il craint une simple entrevue entre le résident de l’Elysée et les organisateurs de la « Manif pour tous »… On ne peut que constater cependant que le seul fait que des homosexuels aient pu « être présentés » comme participant à ladite manifestation fait d’eux une « association bidon » parce que tout ce qui n’est pas ostensiblement homosexuellement revendiquant devient tout simplement dérangeant… Mais si l’on sait déjà que le résident n’a aucunement l’intention, au moins à en croire la prose officielle, de modifier le projet de loi anti-famille, digne d’une culture de mort à l’état avancé, pourquoi ces messieurs( ?) dames( ?) du fameux hebdomadaire de gauche en appellent-ils encore à plus de sectarisme ? On se le demande bien mais peut-être est-ce à cause des très mauvaises performances des différentes manifestations de soutien au projet gouvernemental (ont-elles rassemblées plus de monde dans toute la France que la seule manifestation de Civitas du 13 janvier ?) qui ont eu lieu en cette fin de semaine, les 3.000 participants de Toulouse étant assez largement emblématiques… Et si la normalité, la vraie, commençait finalement à revenir à la surface ? En cette date anniversaire de l’un des plus tristes événements de notre histoire, peut-être serait-il bon de prier pour qu’il en soit ainsi

Le 22 janvier 2013.

Jean Bouvier

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (17/18 novembre)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

18 Nov

*  De Jack Lang à Aurélie Philipetti, une autre époque s’ouvre à nous :

En 1981, sous le règne républicain de François Mitterrand, Le « Principal ministre » était Jack Lang, promu  Grand-Prêtre de la culture par le nouveau président de la République. L’argent coule alors à flot, même après le virage de la rigueur, en 1983. C’était alors une obligation aux yeux des socialistes et au nom de « la construction des générations futures » (le vieux principe révolutionnaire de la « régénération » des masses). Les grands travaux du président en sont le moteur : La Villette, le Grand Louvre, l’Institut du monde arabe, l’Opéra Bastille, etc. S’y ajoute ce que le ministre d’alors appelle la nécessaire « irrigation culturelle du territoire« . Entendez « la reprise en main du monde artistique à la sauce socialiste » après tant d’années de politique culturelle gaulliste, à la sauce Malraux. Bref, la culture au service de l’idéologie et sa politique devant permettre à la France de « passer de l’ombre à la lumière« …

Mais, rigueur oblige et Hollande…n’étant pas Mitterrand, les temps changent. Le budget du ministère  d’Aurélie Philipetti s’effondre : – 3,2% pour 2013 sont annoncés, bien qu’en réalité la baisse soit (tous domaines confondus) supérieure à 4%. Avez-vous vu et entendu beaucoup de réactions indignées ? Des artistes dans la rue ? Une nouvelle occupation du Théâtre de l’Odéon ? Les patrons du Louvre, des Opéras ou de Versailles pétitionnant comme à leur habitude ? Rien de cela et quasiment aucun murmure au sein de la bien-pensance culturelle ! Il y a surement une raison…

Certes, la crise économique n’échappe à personne comme personne  (ou presque) n’y échappe. La diète budgétaire qu’elle impose ne favorise pas l’ardeur des protestations en la matière. Mais nous sommes aujourd’hui à un moment de notre histoire où la conjonction des outrances jacobines parisienne, l’extension d’une certaine décentralisation politique mais aussi culturelle,  l’essor des géants mondialistes par le biais d’Internet (tels Google, Apple ou Amazon – tous anglo-saxons – )sont autant de mutations d’importance pour le sujet. D’ailleurs, le directeur de la Cité de la Musique et de la Salle Pleyel, Laurent Bayle, le dit sans embages : « Aujourd’hui, la culture c’est d’abord les industries culturelles, le numérique et le marché de l’art. » Vous remarquerez qu’il ne parle pas de « Beaux-Arts » mais de « marché de l’art« …C’est important pour la suite.

Il ajoute, avec une certaine lucidité : « Dans ce monde-là, les postures que nous avons vis-à-vis de l’Etat n’ont plus la même légitimité. (NDCER: c’est bien lui qui emploi le terme de « postures », pas nous !) Et nous n’avons pas fait le travail nécessaire pour repenser notre rôle en fonction des mutations survenues, qui sont énormes ». C’est ne pas oser appeler un chat, un chat en avouant les méfaits d’un art et d’une culture officiels. Mais  pensait-il que parmi les « mutations survenues » la dernière en date ne risquait pas d’améliorer les choses : le manque d’intérêt patent de François Hollande pour le domaine de la culture ! Et d’ailleurs, il semble bien que la vision d’aujourd’hui des socialistes ne soit plus, d’une manière générale, ce qu’elle fut à l’époque des paillettes de Jack Lang. Voici ce qu’en dit Emmanuel Wallon, professeur de sociologie à Paris-Ouest-Nanterre : « Le parti socialiste ne croit plus à la nécessité de protéger la dimension symbolique de la culture, sa capacité à faire rêver, et ne croit pas encore à l’impérieuse nécessité de développer un secteur où la France et l’Europe peuvent inventer leur futur, développer leur économie et reconstruire leur contrat social. » Qu’en termes savants ces choses-là sont dites ! L’Europe, l’Europe, l’Europe…quand cela les arrange, car ce sont ces mêmes idéologues qui, en réalité, ne rêvent que de métissage des cultures en oubliant volontairement les racines chrétiennes et gréco-romaines de notre continent. Ils en sont encore à vouloir faire « du passé table rase« . Mais ça tombe bien, nous aussi !

Et si l’on revenait à la réalité ? C’est-à-dire aux Beaux-Arts. Qui n’ont pas besoin d’un ministère…de la culture.

C’est d’ailleurs ce que nous disait, ici même il y a peu, notre ami Gérard de Villèle en même temps qu’il faisait d’intelligentes propositions:

 » Mais, avant tout faut-il un ministère de la Culture pour réglementer, surveiller, comme Bercy, et subventionner la vie artistique ? Non, bien sûr, car comme toute administration, ses fonctionnaires n’ont pas qualité pour déterminer ce qui est l’art ou pas:
— il est bien évident que ceux que cela intéresse doivent pouvoir savoir le coût des achats ou de la réalisation des expositions bien intentionnées et que ces informations doivent être accessibles.
— un corps d’inspecteurs de la création artistique tient plus de la conformité soviétique que de la liberté de création… Il est donc inutile dans l’état.
— il est bien beau de mettre sous le contrôle de la Cour des comptes les achats d’œuvres d’art, mais il faudrait que cette Cour ait les moyens de faire cesser les abus.
— interdire le financement d’œuvres de nature à porter atteinte à la dignité humaine ou aux convictions religieuses paraît élémentaire mais qui décidera que la dignité humaine ou des convictions religieuses sont attaquées ?
— rendre robligatoire une motivation écrite et publique de chaque refus effectué par les commissions d’achat… Redondant avec les pouvoirs de la Cour des comptes…
En fait, il faut réinventer une Surintendance des Beaux-Arts, à même de bien orienter la création en la laissant libre de toute influence que, seul, un marché de l’art accessible au plus grand nombre peut susciter. Ce sont les petits acquéreurs d’art, dont les achats constitueraient un début de patrimoine s’ils étaient défiscalisés jusqu’à 2000 ou 3000 euros par an, qui contribueraient à la création d’œuvres de qualité sans passer par les diktats de l’Art financier… et des marchands…2. Retrouver l’histoire de l’art dans l’enseignement:
— faut-il une chaire d’histoire de l’art ? Il existe des facultés qui l’enseignent, comme l’Histoire de France : autant dire que tout est à repenser.
— donnons la possibilité aux artistes eux-mêmes de parler de leurs anciens, plutôt que de créer une nouvelle corps de fonctionnaires : l’on permettra ainsi un devoir de mémoire salutaire de leur part et une transmission linéaire de l’histoire de l’art. A condition que les artistes en soient réellement capables, mais tout salaire devrait se justifier sur un savoir-dire…3. Recréer une dynamique de l’art esthétique en France:
— Créer une véritable école des Beaux-arts.
— Démocratiser l’accès à l’art en défiscalisant l’achat d’œuvres d’art pour les particuliersIl n’y a plus d’écoles d’art en France depuis quasiment 35 ans : les bases du dessin (pratiques de la copie d’antiques, de l’anatomie, de la perspective, du modèle vivant…) ne sont plus enseignées par des professeurs désormais incapables de le faire, car recrutés sur des critères sans rapport avec l’enseignement qu’ils sont censés dispenser. Je me souviens d’un concours pour le recrutement d’un professeur de gravure pour l’école régionale des Beaux-Arts de Tours en 1975 auquel j’ai participé : juste avec mes gravures, sans prétention pédagogique autre que l’ambition de former un ou deux taille-douciers, je suis arrivé, à deux points de celui qui fut choisi. Ce monsieur avait quelque antériorité dans la pratique des concours qui lui a valu quelques points supplémentaires ; heureusement pour lui, car pour ce qui est de la gravure il n’y connaissait rien. Après le concours, il m’a invité à continuer de venir dans l’atelier, jusqu’au jour où il s’est aperçu que ses élèves avaient tendance à être présents quand j’étais là pour au moins apprendre quelques trucs… Dix ans après, cet éminent professeur fut nommé directeur de l’école des Beaux-Arts de Valence après avoir usé et abusé quelques jeunes filles de l’école et notables tourangeaux dont il photographiait paraît-il les rencontres… »

Et comme dit l’adage : « A toute chose, malheur est bon« . L’effondrement économique auquel nous assistons, impuissants, nous vaut un certain nombre de remises en cause qui seront peut-être autant de prises de conscience: des projets coûteux abandonnés, de gros établissements boulimiques ponctionnés, le mécanisme de financement du cinéma sérieusement raboté comme les aides au mécénat ou le crédit d’impôt pour la musique…

Ce qui se voulait abusivement le « ministère des artistes » mais était en réalité une usine à fabriquer des féodalités pseudo-culturelles et à imposer un scandaleux art officiel, est en train de perdre de sa superbe. Nous ne pouvons que nous en réjouir car ce que, nous, nous appelons les Beaux-Arts a tout à gagner à cette révolution.

Grève des modèles devant la direction des Affaires culturelles de la ville de Paris ou « Ce à quoi mène l’art officiel » !

*  Un papa et une maman, c’est mieux pour les enfants !

Tel était l’un des slogans de l’impressionnante manifestation de samedi 17 novembre contre le prétendu « mariage pour tous » : entre 70.000 et 200.000 manifestants (selon les sources) ont défilé à Paris pour protester contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels.

Dans la capitale, la «manif pour tous» a gagné le pari de la mobilisation. Les organisateurs annoncent plus de 200.000 manifestants à Paris et en revendiquent plus de 500.000 dans toute la France où une petite dizaine de rassemblements étaient organisés dans d’autres grandes villes. Afin d’éviter toute dérive, la plupart des pancartes du défilé avaient été réalisées par les principaux organisateurs de la manifestation. On pouvait y lire des slogans tels que «Tous nés d’un homme et d’une femme» ou «papa + maman, y’a pas mieux pour un enfant».Aux avants-postes du cortège, une voiture décapotable transportait un couple fictif de jeunes mariés saluant la foule, elle en robe blanche, lui en costume. Un clin d’œil à la tradition défendue par les opposants au texte adopté il y a dix jours en conseil des ministres. En première ligne, politiques et élus, écharpes tricolores en bandoulière, étaient venus afficher leur opposition au texte. Dans la foule, quelques religieux se mêlaient également aux simples citoyens. Mais le gros des troupes était composé de familles, venues avec poussette ou landau, et de grands-parents. «Avec ce projet, on joue aux apprentis sorciers, se désolait Vincent, un manifestant de 33 ans. On écoute les adultes mais on oublie de prendre en compte le point de vue des enfants». Laurent, médecin quinquagénaire, venu avec ses deux petits garçons, dénonçait pour sa part «l’hypocrisie d’une loi qui fait croire qu’un enfant peut être issus de deux personnes de même sexe». «Le projet risque d’évoluer encore, craint-il également. Si ma mémoire est bonne, le PS promettait que le mariage gay ne se profilait pas au moment du vote du PACS». «Dans trois générations, on risque d’avoir du mal à comprendre qui sont les grands-parents d’un enfant», glissait une vieille dame. Rien n’empêche les homosexuels de s’aimer mais la filiation, c’est autre chose».
Et dimanche 18, une seconde manifestation prit le relais avec des milliers de manifestants, à l’appel de l’institut Civitas, proche des catholiques traditionalistes. Une trentaine de cars de province sont venus grossir les rangs du cortège, qui a défilé aux cris de « oui à la famille, non à l’homofolie« . Les protestataires s’étaient rassemblés peu avant 14H30 devant le ministère de la Famille, dans le VIIe arrondissement, avant de se diriger vers l’Assemblée nationale, derrière une large banderole sur laquelle était écrit « Un papa, une maman, pour tous les enfants« . Parmi les manifestants figuraient de nombreux jeunes gens, beaucoup de prêtres en soutane, mais aussi des retraités et des familles, brandissant pour certains des drapeaux tricolores, des croix ou des banderoles siglées de fleurs de lys. »Notre objectif, c’est de mener une véritable bataille pour la sauvegarde de la famille et de l’enfant« , a déclaré Alain Escada, responsable de Civitas. « Le mariage homosexuel, c’est la boîte de Pandore qui va permettre que d’autres revendiquent le mariage polygame ou le mariage incestueux », a ajouté Alain Escada, assurant vouloir « libérer la parole des Français ».
Il y avait bien longtemps que tant de Français ne s’étaient pas dressés contre la tyrannie de la pensée conforme et obligatoire et la dictature des lobbys de la culture de mort. Serait-ce le signe du début de la Reconquête ?

Le 18 novembre 2012.

Jean-Yves Pons.