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Nantes. Clientélisme et communautarisme : le système Ayrault au prisme des subventions .

1 Mar

25/02/2014 – 08H00 Nantes (Breizh-info.com) – Les subventions accordées par les municipalités socialistes de Bretagne sont motivées le plus souvent par des préoccupations clientélistes et communautaristes. Nantes est à cet égard exemplaire. Depuis un quart de siècle le système Ayrault, outre une forte fiscalité, se caractérise en effet par le poids des subventions aux associations qui atteignent le quart du budget de la ville. A partir de celles accordées en 2013, analyse d’une politique qui a permis au PS de contrôler la cité des ducs et d’en faire un de ses meilleurs bastions.

Nantes dépense en moyenne le double  des autres villes dans ses subventions aux associations : 330 € par habitant contre une moyenne de 166 €.  …. 1100 d’entre elles environ apparaissent dans le compte administratif de la ville et se partagent le gâteau de 95 millions d’euros pour 2013.  Ce sont celles pour qui, selon le site de la ville Nantes.fr  « le projet et les actions présentent un intérêt public local et s’intègrent  dans les politiques publiques de la ville ».

Dans les documents – difficiles d’accès – de la ville, ce qui relève du droit public et du droit privé est souvent mélangé. L’opacité est grande, les subventions aux associations sont présentées par ordre alphabétique en indiquant parfois celles  bénéficiant de locaux gratuits. Les associations sont en outre souvent indiquées par des sigles. Si le lecteur sait ce que veut dire CGT ou LICRA, il ignore ce que sont ADELIS, ADES, AGIR ou ABCD… sans compter  les multiples et diverses dénominations comme Lézards animés, Songo ou Toubab à kanel…

La culture « facteur de cohésion sociale » se taille la part du lion dans les subventions municipales. Citons : Royal de Luxe, phare du système Ayrault avec 2 millions d’euros, Songo : 1,7 M €, Trempolino pour les « nouvelles musiques » : 1,1 M € et tout ce qui tourne autour de « La Fabrique » comme Mire, ciné expérimental : 120 000 €, la Culturelle de l’été (Les rendez-vous de l’Erdre ) 805 000 €, le Centre chorégraphique nantais (Brumachon) : 270 000 € , Culture barbars : 55 000 € …

Le dispendieux et contesté « Voyage à Nantes » est devenu une société publique locale. Il n’est plus destiné à distraire les Nantais mais à « renforcer Nantes comme destination touristique de niveau international ». S’il échappe désormais au domaine culturel, il n’en  reçoit pas moins près de 9 M €.

Pour les « jeunes » c’est la sous culture des ghettos noirs américains, le Hip Hop, c’est-à-dire la promotion du  rap et des tags  qui a la faveur municipale. Depuis plusieurs années, Nantes encourage ainsi le festival Hip Hopsession dont une édition se déroule en ce moment. « Rap à Cité » –  la bien nommée – reçoit 34 000 €  sans compter les rallonges. « Humanit Art » reçoit 13 700 € pour promouvoir le  graff.  Nantes Passion, le magazine de la municipalité  explique doctement que « sur les murs, au sol, au plafond… le graff et ses dérivés comptent parmi les disciplines phares du hip hop ».  Les Nantais qui ont vus leurs  murs tagués par ces « artistes » apprécieront.

Le sport arrive derrière la culture dans le montant des subventions accordées par la ville, là aussi c’est aussi pour soutenir « sa fonction éducative et de cohésion sociale »  et en particulier « le rôle de solidarité des clubs de quartier ».  Les clubs de haut niveau  reçoivent  8 M €, L’Hermine basket en recevant 706 000, Nantes Rezé basket 700 000, le  Rugby 300 000 €. Le Volley ball est particulièrement choyé : Nantes Rezé Volley 500 000 €, Volley féminin 330 000, Volley atlantique : 42 000 €. Le Hand-ball aussi : 1M € ! ASPTT :210 000, aviron 158 000 … Tous les sports sans exception y compris les moins pratiqués sont subventionnés, en particulier les « pratiques émergentes » (sic) comme le Futsal cher aux « jeunes ». Une multitude d’associations  de quartier, ou liées à des établissements d’enseignement, bénéficient de subventions, sans oublier les associations sportives liées à la fédération Léo Lagrange très proche du PS. Leur montant est au total proche du double réservé aux investissements de la mairie dans ce secteur. Ne vaudrait-il pas mieux encourager la pratique des sports pour le plus grand nombre par des équipements nouveaux, terrains, locaux, matériel, plutôt que le versement de ‘cash’ à des associations souvent non contrôlées ?

Les syndicats ne sont pas oubliés : CGT, CFDT, FO reçoivent 24 000 € chacune, l’UNSA, peu représentative 19 000 €, FSU, CFTC et CFE-CGC 12 000 chacune. Mais l’ACENER (comités d’entreprise) proche de la CFDT perçoit 72 000 € et «L’aide ubiquiste aux C.E » proche de FO 40 000 €.

Ce que la municipalité socialiste nantaise appelle « l’égalité et l’intégration citoyenne », le renforcement de la démarche « Label Diversité » ou la « lutte contre la discrimination raciale » n’est pas oublié : Tissé métisse reçoit ainsi 270 000 €, Métisse à Nantes 32 000 €, Marumba (valorisation de la diversité par la danse et la musique) 21 200 € … L’aide aux ‘sans papiers’ : CIMADE, GASPROM … sont aussi subventionnés ou aidés par le biais de locaux gratuits. Au chapitre ‘repentance’, Mémoire de l’Outre mer reçoit 51 000 €, les Anneaux de la mémoire 25 000 € et sont logés gracieusement.

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Le Mémorial de l’abolition de l’esclavage ou le culte de la repentance. Photo Groume/Flickr (cc)

Dans les « quartiers sensibles »  on n’est pas en reste : 23 000 € pour Regart S à Bellevue, 50 000 € aux Dervallières pour Yolk – la Fabrique » (production de CD). A Malakoff plusieurs associations sont subventionnées avec locaux gratuits, citons C West qui a pour but de : « permettre aux jeunes de s’impliquer dans la vie de leur quartier et prendre conscience des enjeux liés à leur passivité et leur inactivité ‘sociale et citoyenne’ sur leur condition de vie actuelle et future ». Une telle profession de foi mérite d’être encouragée : 48 000 €.

Le lobby laïc au travers de la FAL (Fédération des amicales laïques) est particulièrement choyé par la municipalité de Nantes : près d’un million d’euros de subvention avec mise à disposition de locaux gratuits auxquels se rajoutent plus de 230 000 € pour une vingtaine d’amicales d’écoles – avec aussi des  locaux gratuits pour la moitié d’entre elles. Francas et Léo Lagrange, pépinières des futurs cadres du PS, reçoivent eux 356 000 €, avec locaux bien sûr.

Des subventions à caractère « sexiste » méritent d’être relevées, comme les 140 000 € versés au très féministe et gauchisant  Espace Simone de Beauvoir, ou les 22 000 € pour le Centre Gay Lesbien Bi Trans (…) de Nantes. Les différentes subventions publiques représenteraient 95 % du budget de ce centre.

Le communautarisme est encouragé. Ainsi l’Association musulmane culturelle de Nantes  Nord est subventionnée à hauteur de 39 000 € plus locaux gratuits. Sur un site communautaire elle est classée dans  « les professionnels du domaine halal ». Rappelons que les années précédentes l’association culturelle turque  – sur son site, culturel et cultuel ne sont pas différenciés – s’était  vue garantir par la ville de Nantes un emprunt de 347 000 €, tandis que la mosquée de Malakoff dépendant de l’islamiste UOIF recevait une subvention de 200 000 € pour son centre culturel. Doit-on rajouter dans la rubrique communautarisme le creusement d’un lac dans la ville de Dschang au Cameroun pour la somme de 240 000€ ?

Pour en finir, les médias « amis » ne sont pas oubliés aussi. Radio Alternantes, post gauchiste, reçoit encore 25 000 €, la Radio Européenne Nantaise « pour une conscience européenne démocratique et citoyenne » reçoit 30 000 € et bénéficie de loyers à loyer réduit. Télé Nantes, société privée, dont la municipalité nantaise n’a vraiment pas à se plaindre est subventionnée à hauteur de 250 000 €.

« Le fait associatif est un vecteur de la démocratie locale » (Nantes.fr.). Cela Jean-Marc Ayrault l’avait indiscutablement bien compris. la politique suivie dans ce domaine lui aura permis de mettre en place un système fondé sur le clientélisme et le communautarisme. En plein accord avec ses convictions mondialistes. Tout se tient.

[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine. 

http://www.breizh-info.com/8878/actualite-politique/nantes-clientelisme-communautarisme-le-systeme-ayrault-au-prisme-des-subventions/

Lettre d’une « intégriste » (naturellement !) à un intégriste (assurément) laîc et accessoirement ministre.

26 Fév

Monsieur le Ministre,

Je suis parfaitement consciente qu’en vous écrivant et en indiquant mon nom et mon adresse, je vais – si ce n’est déjà fait – être fichée par vos services comme opposante à la politique du gouvernement auquel vous appartenez, c’est-à-dire, à vos yeux, une « ’intégriste de l’ultradroite catholique » [Oui, je suis catholique], une « antisémite[s], […] raciste[s], […] homophobe ». [Ma mère était juive, j’ai adopté une enfant à la peau noire, et si je ne considère pas les actes sexuels entre personnes de même sexe comme souhaitables, je traite les personnes homosexuelles comme toute autre personne, avec courtoisie et, si je les connais assez bien, amitié. La belle antisémite, raciste et homophobe que voilà !).

Et, consciente du risque que je prends, je vous dis que vous êtes un MENTEUR. Je ne citerai que le plus récent de vos mensonges :

Répondant à l’interpellation de M. Goasguen, député, adressée au premier ministre, vous avez prétendu que ceux que vous faisiez interpeller, lors des diverses manifestations de la « Manif’pour tous », « s’en prenaient aux valeurs de la République, au rôle du Parlement, à la majorité parlementaire [et qu’il y en avait] qui cassaient » […] « qui s’en prenaient aux policiers et aux gendarmes. »

Or, vous ne pouvez pas ignorer (ou vous feriez fort mal votre travail de ministre de l’Intérieur) que vous n’auriez pas pu trouver dans les rangs de ces manifestants (parmi lesquels mon infirmité m’empêchait de me trouver) une seule pancarte ou banderole « s’en prenant aux valeurs de la République ». Ces valeurs que d’ailleurs vous vous gardez bien de définir. Vous saviez pertinemment qu’il n’y a pas eu une voiture, une cabine téléphonique, un panneau d’affichage, pas même une poubelle ou le moindre élément du mobilier urbain qui ait été cassé ou incendié par les manifestants (dont on peut se demander ce qu’ils « cassaient », à part l’image du gouvernement !) et qu’aucun policier ou gendarme n’a été blessé même légèrement.

Vous avez donc utilisé cet argument misérable et mensonger pour tenter de justifier

D’une part le fait que, lors de ces manifestations, vous avez fait procéder à des dizaines, des centaines d’interpellations injustifiées, de mise en garde à vue alors que les conditions qui la permettent n’étaient pas remplies, que vous avez fait interpeller des personnes qui n’avaient commis d’autre délit que de porter un vêtement indiquant leur sympathie pour la « Manif’pour tous » ou de se trouver à quelques centaines de mètres de l’endroit où un important personnage du gouvernement allait se rendre…

Et d’autre part cet autre fait, tout aussi scandaleux, qui est que lorsque des « casseurs » mettent un quartier à feu et à sang pour un motif ou un autre (au Trocadéro à Paris, à Trappes, à Rennes, à Nantes), le nombre d’interpellations est infime et les interpellés sont rapidement remis en liberté.

Même si les médias se montrent étrangement complaisants à votre égard et tentent de passer sous silence ce « deux poids, deux mesures » dont vous êtes coutumier, la vérité finit par être connue et de plus en plus de Français constatent, Monsieur le Ministre, que vous êtes un menteur.

Je vous prie néanmoins de croire à la haute considération que je dois à vos fonctions.

               Anne -Lys

Analyse mise en ligne initialement sur la liste de discussion royaliste Vexilla Regis . http://www.vexillaregis.com/?page_id=26

Billet d’humeur d’ANNE-LYS. Changement de civilisation, mais si le Gouvernement était pris à son propre piège.

5 Fév

med-visoflora-fleur-de-lys-490Ce n’est pas tant le multiculturalisme que le pouvoir actuel veut imposer mais surtout, comme l’a d’ailleurs affirmé Mme Taubira, un « changement de civilisation ». Il s’agit d’extirper par tous les moyens (la loi, la mainmise sur les enfants « arrachés aux déterminismes familiaux ») la culture française et européenne, « la Chrétienté », et de lui substituer n’importe quoi. D’arracher aux Français d’origine européenne leurs racines. D’en faire une caste de parias, sur qui tous ceux qui sont venus s’installer sur son sol ou qui sont encouragés à le faire à l’avenir pourront cracher impunément.

Mais ils se trompent sans doute singulièrement sur la plus importante composante de cette mosaïque, la population musulmane, qui n’aura de cesse, si le pouvoir continue dans la même voie, de profiter des avantages qu’on lui accorde (et que le rapport remis à M. Ayrault veut multiplier), pour imposer la charia à un peuple composé de « soumis » (les Musulmans) et de sous-hommes (les dhimmis). Et ceux qui espèrent former demain une caste dirigeante régnant sur un peuple d’esclaves décérébrés pourraient bien être les premières victimes de ceux à qui ils auront donné trop de droits et aucun devoir…

Anne-Lys                                                                                                                                                                                                                                                           http://www.vexillaregis.com/?page_id=26

Observatoire de la laïcité : Ayrault – Damia Bouzar ou la conjonction des mauvaises volontés.

5 Déc

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On croit rêver, Jean-Marc Ayrault, premier ministre a nommé dimanche 22 septembre 2013 Dounia Bouzar à l’Observatoire de la laïcité. Convertie à l’islam à 27 ans, cette dame en profite pour annoncer clairement ses positions antichrétiennes. Elle propose en effet de remplacer deux fêtes chrétiennes par Yom Kippour et l’Aïd.
 Dounia Bouzar, anthropologue et spécialiste du fait religieux à ses heures, estime que la France doit continuer à montrer l’exemple d’un état assumant son crédo laïc :  » Je pense que la France a montré l’exemple de la laïcité au monde en instaurant la première la liberté de conscience, d’avoir la religion de son choix ou de ne pas croire en Dieu. Elle doit donc continuer à montrer la voie. Aujourd’hui tous les Français fêtent Noël et je pense qu’il faudrait également qu’un de nos jours fériés soit celui d’une fête juive et d’une fête musulmane«

http://www.challenges.fr/management/20130923.CHA4636/la-france-doit-remplacer-deux-fetes-chretiennes-par-yom-kippour-et-l-aid.html

 A FORCE DE TOUT TOLERER L’ON FINIT PAR TOUT ACCEPTER… À FORCE DE TOUT ACCEPTER L’ON FINIT PAR TOUT APPROUVER.. » disait  Saint Augustin ( au 4ème siècle )

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         Madame Bouzar. Un pas en avant, deux pas en arrière, quoique …

La veille,( voir ci-dessus) le magazine Challenges avait fait paraître une interview de Mme Bouzar, alors qu’elle avait été nommée, quelques jours auparavant par Matignon, à l’Observatoire de la laïcité, en qualité d’anthropologue et d’ancien membre du Conseil français du culte musulman (CFCM). En fin d’interview, elle explique que « la France a montré l’exemple de la laïcité au monde »  et qu’elle « doit donc continuer à montrer la voie », d’autant qu’aujourd’hui, « le clergé n’est plus hostile » à une réforme du calendrier.

L’article de Challenges a provoqué de vives réactions sur internet, et l’information a été reprise par tous les grands titres de la presse nationale. Sur le site Challenges, le sondage en ligne a recueilli 36 000 votants, qui, à 91%, se disent opposés à une telle mesure.

 Invitée le lendemain matin au micro d’Yves Calvi, Dounia Bouzar ne dément pas l’information, mais accuse le journaliste d’avoir présenté une « réflexion » comme une « proposition ». Elle lui reproche surtout d’avoir titré son papier  « La France doit remplacer deux fêtes chrétiennes par Yom Kippour et l’Aïd », ce qui a pour effet de « diviser les Français » et de « faire le jeu des discours extrémistes » dans une France devenue très réactive sur toutes les questions qui ont trait à son identité.

http://www.valeursactuelles.com/soci%C3%A9t%C3%A9/faut-il-supprimer-f%C3%AAtes-chr%C3%A9tiennes-sans-dire-trop-fort20130927.html

Billets d’humeur d’ANNE-LYS : Incertitudes de la Réforme fiscale lancée par le Premier Ministre

28 Nov

med-Visoflora-fleur-de-lys-490Le premier ministre, qui, en dehors de sa carrière politique, est professeur d’allemand, n’a jamais fait d’autres études que celles qui lui ont permis d’enseigner cette langue. Autrement dit, il n’a jamais eu la moindre formation en économie et ne connaît de la fiscalité que ce qu’en connaît un maire, puis un premier ministre qui n’a certainement eu, depuis sa nomination, ni la disponibilité, ni les moyens d’acquérir une formation sérieuse en ce domaine.

Or, le voilà qui, sans même prévenir ceux de ses nombreux ministres dont je ne dirais pas qu’ils sont « compétents », mais qu’ils sont chargés de l’économie, des finances, du budget et donc des impôts, il se déclare disposé à opérer, en toute hâte, une « remise à plat » de la fiscalité française.

On pourrait penser, dans ces conditions, qu’il s’est au moins entouré de conseillers d’une compétence incontestée en matière fiscale et qu’il travaille avec eux.

Eh bien, non. M. Ayrault travaille, certes. Il consulte, certes. Mais avec qui travaille-t-il ? qui consulte-t-il ? Pas des fiscalistes, pas de hauts fonctionnaires du fisc, pas des professeurs de droit. Eh non. Il reçoit à tour de bras … les syndicats. Or, ce n’est pas insulter ces honorables organismes que de dire que non seulement ils sont fort peu représentatifs, mais encore et surtout que le droit fiscal, les arcanes de la fiscalité sont totalement étrangers à leurs préoccupations antérieures et que, pour qu’ils puissent utilement conseiller le premier ministre dans ce domaine, il faudrait d’abord que certains de leurs dirigeants et permanents s’astreignent à une formation approfondie quoique accélérée. Il ne semble pas qu’ils en prennent le chemin.

Dès lors, quelle réforme peut-on attendre d’un premier ministre incompétent dans ce domaine, qui néglige de s’entourer d’experts compétents et qui n’écoute que des syndicalistes tout aussi incompétents que lui ?

Le 28 novembre 2013.

Anne-Lys, pour le Conseil dans l’Espérance du Roi.

A propos de la fuite des jeunes cerveaux.

9 Août

L’exode de nos enfants, qui souhaitent les meilleures études et en valoriser au mieux les fruits, est non seulement un fait préoccupant comme jamais dans notre histoire mais c’est aussi un casse-tête pour le gouvernement en place qui préfère offrir des « emplois prétendument d’avenir » et des « emplois francs » sans avenir aux pires des enfants des autres ! Pas étonnant alors que le Landerneau politique s’en émeuve et que articles et éditoriaux fleurissent dans la presse, même la mieux pensante et la moins disante ( lire à ce sujet notre billet dans https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/08/03/bulletin-climatique-du-week-end-34-aout-2013-de-la-republique-francaise/).

Pas étonnant non plus que, piquée au vif et désireuse d’allumer, à l’instar de sa collègue de la Justice, Madame Taubira, un nouveau contrefeu Madame Hélène Conway-Mouret (vous connaissiez ? Nous pas…), ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, se fende d’un article dans la rubrique  » Débats  » du journal Le Monde de ce jour. A moins qu’elle ne soit  » EN SERVICE COMMANDÉ «  !

Le voici in extenso:

 » Ainsi donc les jeunes Français quitteraient massivement le pays ? La société française n’offrirait qu’insatisfaction à ses nouvelles forces vives, contraintes de s’inventer un avenir ailleurs ? Rien n’est moins vrai. Rien n’est plus caricatural. C’est pourtant l’air que se plaisent à entonner certains élus de l’opposition, avec une bien grande légèreté. Le député Thierry Mariani* en a donné une nouvelle manifestation, dans une tribune parue dans Le Monde du 1er août, où l’idéologie le dispute à l’inexactitude.

Oui, les jeunes Français sont nombreux à franchir chaque année nos frontières. 180 000 le font dans le cadre de leur formation. Quelques milliers débutent à l’étranger leur vie professionnelle, comme salariés ou entrepreneurs. Cette jeunesse a-t-elle le sentiment de tourner le dos à la France, de partir par « nécessité » ? Assurément pas. J’en veux pour preuve mes échanges avec plusieurs centaines de jeunes expatriés rencontrés lors de mes déplacements à l’étranger.

Leur motivation au départ mêle curiosité culturelle, goût de l’aventure, volonté d’acquérir de nouvelles compétences, professionnelles et linguistiques notamment. Comme l’établit le dernier rapport d’activité de la direction des Français à l’étranger du ministère des affaires étrangères, l’intérêt économique dicte minoritairement la décision d’expatriation (18 % des sondés). Pour un tiers des expatriés, c’est le désir d’enrichissement culturel qui prévaut.

Certes, quelques-uns nourrissent l’espoir de trouver à l’étranger des conditions de vie et de travail dont ils s’estiment privés en France. A ces derniers, nous devons rappeler que le gouvernement agit pour que chaque jeune, quel que soit son milieu, quelle que soit sa qualification, trouve sa pleine place dans la société française.

C’est le sens du dispositif Priorité jeunesse, adopté le 21 février par le Conseil interministériel de la jeunesse. A travers 47 mesures touchant à l’emploi, au logement, à la santé, à l’orientation, à la culture, Priorité jeunesse est le projet le plus global et le plus cohérent conçu de longue date. Grâce à ce programme, les jeunes vivront mieux en 2017 qu’en 2012, en étant plus autonomes, plus reconnus, plus responsabilisés.

L’action résolue du gouvernement en faveur de l’emploi des jeunes ne poursuit pas d’autres objectifs. Je pense aux contrats de génération, qui permettront le recrutement de 500 000 jeunes en CDI. Je songe aux emplois d’avenir, aux emplois francs, dont le président de la République a démontré tout l’intérêt lors de son déplacement à Clichy-sous-Bois le 31 juillet. Favoriser l’emploi des jeunes, c’est aussi soutenir les jeunes créateurs d’entreprise, par l’intermédiaire de la Banque publique d’investissement notamment.

A la lumière de ces réformes, cruciales, au regard des motivations des jeunes Français désireux de s’ouvrir à d’autres horizons, comment ne pas s’indigner des propos de M. Mariani, dont les analyses me semblent bien réductrices et inadéquates ? Qu’ils retournent en France au bout de quelques mois ou qu’ils s’installent durablement à l’étranger, les jeunes expatriés entretiennent avec leur pays une relation étroite, réelle, intime.

Des confins de l’Asie, de l’Amérique, de l’Afrique, chaque expatrié jette une passerelle entre la France et le monde. Quel raccourci, dès lors, de croire que la mobilité internationale de nos jeunes marque une rupture avec la France ! Bien au contraire, ce phénomène illustre l’intégration croissante de notre pays dans la mondialisation et le changement de monde que nous vivons. Le ministère des affaires étrangères, en adaptant et en modernisant son réseau scolaire, diplomatique et consulaire, accompagne ces mutations.

Les jeunes expatriés donnent au contraire beaucoup à leur pays. Des marchés s’ouvrent grâce à eux, des coopérations scientifiques et industrielles se nouent, des manifestations culturelles prospèrent. Par leurs activités, ils permettent à la France de tenir son rang dans un monde en mutation. Les institutions universitaires et les centres de formation l’ont bien compris, accentuant leur présence et leurs partenariats à l’étranger.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault sait l’intérêt, pour notre pays, d’une mobilité accrue des jeunes. Plusieurs initiatives en ce sens, portées par Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieuret de la recherche, et Valérie Fourneyron, ministre des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative, ont été adoptées le 24 juillet. La plus emblématique est sans conteste l’élargissement du programme Erasmus aux jeunes formés dans les filières technologiques et professionnelles, ou en apprentissage. Effective au 1erjanvier 2014, cette diversification des bénéficiaires d’Erasmus est une formidable promesse pour nos jeunes, pour notre pays, pour l’Europe.

Soutenir la mobilité des jeunes nous conduira aussi à faciliter l’accès aux volontariats internationaux en entreprise (VIE). Dès la rentrée, le dispositif sera élargi aux étudiants de licence professionnelle. Le nombre de bénéficiaires de VIE devrait ainsi augmenter de 25 %. Mentionnons également le renforcement des moyens dédiés à la mobilité des jeunes ultramarins, le soutien accru à l’Office franco-allemand de la jeunesse et à l’Office franco-québécois pour la jeunesse, la création de plates-formes régionales de mobilité en lien étroit avec les collectivités territoriales. Autant d’initiatives prouvant que la mobilité des jeunes est d’autant plus prise au sérieux par le gouvernement que ce dernier l’encourage et l’accompagne. « 

Hélène Conway-Mouret (Ministre déléguée chargée des Français de l’étranger )

Lire l’enquête Pourquoi des jeunes choisissent de s’expatrier

Lire les tribunes Les jeunes doivent-ils quitter la France pour réussir ?

Philippe Randa. LE CLOWN TRISTE DE MATIGNON et le monstre du Loch ness, brassardé à la croix gammée

20 Juil

Le clown triste de Matignon

Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

Chaque été, on y a droit, au monstre du Loch ness, brassardé à la croix gammée…

Soit l’annonce de la résurgence du nazisme, avec, autant que possible, moultes milices bottées-casquées, sur fond d’Internationale noire prête à répandre « la haine et l’exclusion » à travers le continent et à faire couler le sang dans tous les caniveaux de nos joyeuses citées, de preference les plus cosmopolites…

Certes, de néo-nazis, on n’en montre guère, beaucoup moins en tout cas que de futés reporters ou de fins limiers, spécialisés dans la traque des prochains criminels contre l’Humanité, mais qui nous assurent tous avoir bel et bien vus celui ou celle qui a vus celui ou celle qui les a vus eux ou elles !

C’est en quelque sorte une tradition et pas seulement française, rythmée par la chanson :

« Il court, il court, le facho

Le facho de l’été, mesdames,

Il court, il court, le facho

Le facho de l’été joli. »

Cette comédie était jusqu’alors programmée avant la première étape du tour de France et oubliée dès les grands départs du 15 juillet, date à laquelle tous les Français se moquent de tout en général et du retour de la Bête immonde en particulier.

Cette année, c’est au beau milieu de la Petite Reine qu’on y a droit et, crise oblige, sans doute, même les complots hitlériens ne sont plus ce qu’ils étaient. On commence même directement, sinon par la chanson, du moins par un chanteur. Même pas français : Norvégien, celui-là, avec tout de même un beau nom viking : Kristian Vikernes ! Marié à une Française, c’est un auteur-compositeur de black metal, genre musical assez bruyant, ayant fort peu de rapport avec les valses viennoises, néanmoins plus supportable que le Rap, entre autre parce que moins répandu sur les ondes…

Les fins limiers de la lutte anti-terroristes, au courant que le personnage avait été « l’un des 530 destinataires du manifeste extrémiste de Breivik, qui a tué le 22 juillet 2011 en Norvège 77 personnes » surveillait tout particulièrement ce viking-là, prouvant ainsi qu’ils ne réservaient pas leur redoutable attention qu’aux seuls chameliers suspects de nos paisibles contrées.

Alors, lorsque madame Vikernes, mère au foyer de son état, mais «  tireuse sportive dans le Limousin » à ses heures,  a « acheté quatre armes longues, des carabines 22 long rifle », les inspecteurs Bourrel de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) se sont écriés en chœur : « Bon Dieu ! Mais c’est… Bien sûr ! » (Cf. Les 5 dernières minutes de Claude Loursais) … C’est direct le placement en garde-à-vue du couple infernal au commissariat de Brive-la-Gaillarde pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », tandis que Manuel Valls, ministère de l’Intérieur, toujours prêt à ce « qu’ils ne passent pas », s’emballait en soulignant que « cet individu était susceptible de préparer un acte de terrorisme d’envergure », même si, comme il devait le reconnaître très vite, Vikernes n’avait « ni cible ni projet identifié. »

C’est ballot, tout de même !

Ballot comme le permis détenu par l’épouse pour acquérir légalement des carabines…

Ballot comme l’explication donnée par le couple pour l’acquisition des pétoires en question : adeptes du survivalisme, ils préparent tout simplement leur survie dans un Futur qu’ils prévoient plus « âges farouches » que « paradis terrestre »… tout comme quelques centaines de milliers d’adeptes de cette théorie à travers le Monde…

Ballot comme la condamnation officielle par Monsieur de l’acte d’Anders Breivik dont il se moqua en son temps du « sacrifice » en des termes sans ambiguïté : « Pauvre Breivik qui ne peut pas jouer à World of Warcraft depuis sa cellule. Je te souhaite de te tuer. Tu as tué plus de Norvégiens que de musulmans dont tu pretends nous protéger des crimes. »

Ballot comme les témoignages des habitants de Salon-la-Tour, en Corrèze, dont aucun n’a jamais deviné l’extrême dangerosité de voisiner avec ce couple-terrible… dont le père trompait si bien son monde en saluant courtoisement ceux qu’il croisait, lorsqu’il se promenait avec chien et enfants…

Ballot enfin comme l’absence de « projet d’attentat précis »…

Ballot donc de faire prendre des vessies pour des lanternes, soit de nous repasser sempiternellement les mêmes navets chaque été… qui ne sont même plus réchauffés, mais cramés.

« Il court, il court, le clown

Le clown de l’été, mesdames,

Il court, il court, le clown

Le clown triste de Matignon. »

 http://francephi.com/chroniques-hebdomadaires/le-clown-triste-de-matignon/

Catastrophe ferroviaire du Paris-Limoges du 12 juillet 2013… PLUS « D’EMINENCES REPUBLICAINES » QUE DE CREDITS POUR LES VOYAGEURS.

13 Juil

 

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http://www.humanite.fr/societe/6-morts-dans-le-deraillement-du-paris-limoges-545868

François Hollande, Président de la République 

Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre

Manuel Valls, Ministre de l’intérieur

Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé

Frédéric Cuvillier, Ministre délégué auprès du ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (10 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

10 Avr

*  La « Hessel attitude » :

Nous citions hier les propos de Bruno Roger-PetitChroniqueur politique au  Nouvel Observateur, concernant les révélations d’Audrey Pulvar sur son passé socialiste. Il insistait sur le fait qu’elles lui apparaissaient comme «  l’incarnation de la réduction par l’émotion de tout ce qui touche à notre vie publique. Acteurs et commentateurs privilégiés des événements ne vivent plus que par la passion, hors la raison. D’abord l’émotion, avant toute chose, et tant pis pour la réflexion. Acteurs et commentateurs politiques sont tous devenus des « hesseliens » : de l’indignation avant toute chose.« 

Ne pourrait-on voir dans le projet de loi sur la « moralisation de la vie politique« , qui sera débattu ce mercredi en Conseil des ministres (avant d’être présenté le 24 avril), un phénomène analogue ? N’y a-t-il pas, dans cette précipitation, une démarche purement émotionnelle éloignée de ce que devrait être la réflexion politique : un fait divers, une loi ! En d’autres termes, l’éternel choc entre le temps court des oligarques au pouvoir et le temps long de l’Histoire.

Sans attendre et devant le risque d’une décrédibilisation encore plus profonde du pouvoir et de la classe politique, onze mois après l’élection de François Hollande à l’Elysée, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé par ailleurs la publication des déclarations de patrimoine de l’ensemble des ministres d’ici au 15 avril.

Pour le chef du gouvernement, cet exercice de transparence est «de nature à recréer de la confiance». «C’est bien que ceux qui exercent une responsabilité publique, ministres, parlementaires ou encore élus de grandes collectivités territoriales, rendent public leur patrimoine», a naïvement déclaré à la presse M. Ayrault, lors d’un déplacement à Tours.

A l’Elysée, on est conscient du risque de cette opération de transparence. «Psychologiquement ça va être dur et politiquement ça peut être ravageur», affirmait ainsi un conseiller.

«La marge est très étroite entre la dissimulation d’un côté et le déballage de l’autre. La solution intermédiaire c’est la transparence», plaidait-on. «Ca va dépendre beaucoup de la situation des parlementaires chez eux» mais «on sait que pour la gauche c’est toujours plus dur» commence-t-on à dire dans les rangs du PS.

Pour l’UMP Valérie Pécresse, qui avait précédé Jérôme Cahuzac au ministère du Budget, «toutes les propositions (de moralisation de la vie publique, ndlr) qui sont sur la table ne servent qu’à faire diversion face à la gravité du séisme».

 Mais de la « moralisation politique » (superbe oxymore !) au « voyeurisme hypocrite« , il n’y a qu’un pas .

C’est ainsi que, détonnant avec les propositions de son camp, l’écologiste Noel Mamère a estimé qu’il s’agit « d’une espère de course à la vertu qui peut être à terme dangereuse pour la société » (s’éloignant ainsi, manifestement, de son maître à penser…Robespierre). L’ancien ministre appelle en revanche à renforcer les pouvoirs de la Commission pour la transparence financière de la vie politique. Son collègue Daniel Cohn-Bendit a livré le même constat sur RTL :

« Je ne crois pas que d’étaler la fiche d’impôt sur la place publique ça fasse avancer quoi que ce soit. Si quelqu’un a quelque chose à cacher, l’opération transparence il en a rien à cirer ! »

Le député européen s’est par ailleurs dit favorable à ce que parlementaires et ministres déclarent leur patrimoine et leurs avoirs auprès d’une institution publique, à condition que celle-ci puisse vérifier les déclarations.

Daniel Cohn-Bendit n’est pas le seul à regarder avec scepticisme cette nouvelle quête de transparence. « Une fausse bonne solution » selon le chef de file des députés du Front de Gauche, André Chassaigne. La publication des déclarations de patrimoine a « un côté un peu malsain qui peut conduire à livrer à la vindicte populaire des élus qui sans être fortunés ont parfois des biens de famille (sic) alors qu’une partie des Français se trouve dans les pires difficultés », estime le député PCF du Puy-de-Dôme. Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites…. D’autant que « le problème n’est pas là« , ajoute-t-il. Il est « ultra-prioritaire de s’attaquer avec courage et fermeté à la fraude et à l’évasion fiscale avec des actes forts. » (pour les autres sans doute)

A l’UMP, pas d’unanimité. Si François Fillon a dévoilé lundi soir sur France 2 les grandes lignes de son patrimoine, Jean-François Coppé  refuse de prendre partà un « numéro de voyeurisme, d’hypocrisie« . Tout en accusant le gouvernement d’orchestrer une opération transparence pour occulter l’affaire Cahuzac, le maire de Meaux déclare qu’il ne dévoilera son patrimoine que si la loi en fait une obligation.

« Irons-nous jusqu’aux enfants, jusqu’aux conjoints qui n’ont pas choisi de faire de la politique », demande Nadine Morano. Et d’ajouter, évoquant François Fillon : « Je regrette qu’il soit tombé dans cette démarche ».

Interrogé sur itélé, Gilbert Collard (Rassemblement Bleu Marine) s’inquiète quant à lui « d’une France du trou de serrure« . « Demain, j’enlève le bas« , a-t-il ironisé, moquant « une grande opération de nudité« .

Le socialiste Jean-Jacques Urvoas, président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, fait part de la même réserve dans une interview donnée au Parisien. « Publier son patrimoine n’est pas une décision que l’on prend à la légère. Ce n’est pas mon patrimoine personnel : il remonte pour une part à avant mon élection et ma conjointe n’est pas élue. Si la loi m’impose cette publication, je m’y soumettrai. A défaut, je ne la publierai pas« , avance-t-il.

En résumé, nous voici de nouveau face à l’une de ces « usines à gaz » dont la République a le secret pour lui permettre de détourner l’attention des problèmes sociaux dramatiques que connaît le pays vers des questions sociétales qui ne sont que quelques os qu’on donne à ronger aux chiens.

* Il y avait « l’avant-Chypre »…

…il y a désormais « l’après-Chypre ». Car personne n’a plus la garantie que l’argent déposé en banque est disponible.

La principale conclusion de l’après-Chypre est qu’une banque n’est pas un coffre-fort dans lequel votre argent serait à la fois à l’abri et disponible.

« Déposer 10 000 euros au guichet de sa banque, c’est échanger de beaux et bons billets contre un jeu d’écriture, de la data informatique, et quoi d’autre ? Rien à voir avec le dépôt de liasses de billets dans un coffre ; chacun sait que le dépôt en compte sert à garantir les crédits que vend la banque« , nous dit Hervé Juvin, président de l’Eurogroup Intitute dans l’Agefi Hebdo du 28 mars.. Le problème est justement que « chacun » ne le sait pas…

Une banque est un établissement qui achète et vend de la dette. Votre banque prête votre argent, celui que vous lui avez confié, mais pas que celui-là. Mais elle ne fait pas que prêter votre argent, elle en prête bien plus. Elle emprunte sur les marchés. Cet argent, elle va le prêter plus cher que ce qu’elle l’a emprunté. En effet, une banque passant pour plus fiable qu’une entreprise ou n’importe quel autre quidam, elle bénéficie de conditions de prêt favorables.

Une banque fréquente aussi le grand casino boursier. Votre banque emprunte donc de l’argent pour des « activités de marché en compte propre« . Quand la banque a trop de pertes par rapport à ses fonds propres, elle fait faillite. Soit elle s’est fait escroquer par un débiteur qui ne rembourse pas, soit elle a trop perdu à l’une des tables du grand casino.

Tout ce que la banque fait travailler sont ses « actifs ». Le ratio fonds propres sur total des actifs – ou effet de levier – est la seule façon fiable de mesurer la fragilité d’une banque.

Plus l’effet de levier est important, plus la banque est vulnérable aux pertes

L’une des banques chypriotes, Laiki, avait un effet de levier de 34. En d’autres termes, pour 1 € de fonds propres, elle avait 34 € d’engagement. Donc 2,9% de pertes sur ces 34 euros détruisent ses fonds propres. Comme le rappelait un article du Wall Street Journal du jeudi 27 mars (Greek Bets Sank Top Lenders), les banques chypriotes passèrent pourtant les stress tests de 2010 puis 2011 sans encombre.

L’effet de levier des banques françaises est du même ordre, même s’il est un peu inférieur. Pour les grandes banques françaises, dont le bilan total représente quatre fois le PIB de notre pays, il se situe entre 20 et plus de 30. Cet effet de levier a augmenté durant l’année 2012 pour les grandes banques européennes.

Les instances de régulation elles-mêmes reconnaissent que les calculs de risque ne recouvrent aucune réalité. En face de chacun de ses engagements (prêts), une banque doit mettre de côté  -immobiliser- une partie de ses fonds propres (l’argent qui lui appartient en propre).

La quantité de fonds propres à immobiliser dépend du risque du prêt consenti. Si la banque prête à un État, elle ne met rien du tout de côté. Un État ne fait pas faillite, c’est bien connu… Si elle prête à une autre banque, surtout une grosse banque, elle ne met presque rien de côté. Une banque ne fait presque jamais faillite, c’est bien connu…

Évidemment, si elle prête à une entreprise en difficulté, elle met bien plus d’argent de côté. Les banques ont mis en place leurs propres calculs (ou modèles) de risque. Elles ont donc une certaine latitude pour déterminer l’argent qu’elles immobilisent. Puisque moins elles ont à immobiliser de fonds, plus elles peuvent prêter, elles ont intérêt à minimiser les risques.

Les mises en garde officielles se multiplient en ce début d’année. En mars, le Fonds monétaire international indiquait que la stabilité financière n’est pas assurée : « Stress et dislocation sur les marchés de la dette ; une perte de confiance des marchés dans la dette souveraine ; des mouvements ultérieurs de baisse de prix des actifs ; des chocs baissiers sur la croissance. Ces vulnérabilités sont exacerbées par la concentration du secteur bancaire« .

Nos banques françaises sont très exposées à l’Italie (comme les banques chypriotes étaient exposées à la Grèce). En mars toujours, BNP Paribas est radiée des 50 banques les plus sûres au monde selon le classement établi par le magazine Global Finance et Standard & Poor’s.

Les « survaleurs », ces estimations de plus-values potentielles sur d’anciennes acquisitions, sont de plus en plus souvent dénoncées, au fur et à mesure que la croissance se fait attendre. Les activités de spéculation boursière sont dangereuses alors que les marchés affichent record sur record, principalement en raison du dopage à la planche à billets américaine. Les banques regorgent de la dette souveraine de leur État de tutelle. Trois vulnérabilités qui, loin d’être soignées, empirent.

La question des garanties des dépôts se résume de façon très simple. Soit ces garanties s’actionnent et vous serez remboursé en monnaie de singe car la mutualisation du coût par le contribuable s’avérera exorbitante et il faudra bien imprimer (ou sortir de l’euro). Soit elles ne seront pas actionnées car on ne pourra pas imprimer l’argent nécessaire et, dans ce cas, on vous confisquera une partie de vos dépôts. Rappelons sommairement la garantie des dépôts en France : 100 000 euros – par déposant et par banque – et 70 000 euros pour les comptes-titres et l’assurance-vie.

En France, les dépôts moyens représentent 37 800 euros et le total des dépôts éligibles à cette garantie se montent à 1 760 milliards d’euros. Avec deux milliards d’euros dans le montant de garantie des dépôts, il y a un euro disponible pour 880 euros de dépôts. Dans le cas de la faillite d’une grosse banque, il faudra donc imprimer de la monnaie. Mais si les garanties de dépôts ne fonctionnent pas, nous verrions s’instaurer des mesures de contrôle des retraits et des mouvements de capitaux, à la chypriote. Qu’adviendra-t-il alors de vos comptes courants, de vos livrets, de vos assurances-vie si le pays ou votre banque sont en proie à une crise de liquidité ou…de solvabilité ?

Jérôme Cahuzac avait trouvé la réponse !

* Dans 20 jours :

Le prince héritier Willem-Alexander d’Orange-Nassau deviendra roi des Pays-Bas, succédant naturellement et sans polémique à sa mère la reine Béatrix. Un exemple que la France pourrait utilement suivre si elle ne demeurait pas prisonnière des tyrans de la pensée conforme et obligatoire et si les Français acceptaient enfin de faire le bilan de leur triste république.

http://www.dailymotion.com/video/xx3hr9_la-reine-beatrix-des-pays-bas-cede-le-pouvoir-a-son-fils_news#.UWUxbzlOPJw

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

RAPPEL

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Le Testament

Une page d’histoire qu’il nous faut entendre

Méconnu du public, ce testament mérite l’attention de toutes les générations qui y découvriront la profondeur du message délivré par la plume du roi Louis XVI

En présence de Mgr. le duc d’Anjou,
Chef de la Maison de Bourbon

14 avril 2013 à 16h

Eglise de la Trinité
Place d’Estienne d’Orves, 75009 Paris
Métro 12 Trinité d’Estienne d’Orves

Entrée libre

Paradoxe surprenant qu’est cette ode à la vie, le testament du Roi Louis XVI nous transmet les derniers vœux du monarque.

Avec ce message d’espoir, dénué de toute aigreur et flambeau transmis dans l’infortune à son fils, ce grand roi nous offre à entendre la simple beauté de l’amour d’un père.

Méconnu du public, ce testament mérite l’attention de toutes les générations qui y découvriront la portée du message délivré par la plume du monarque.

Pour commémorer les 220 ans de la mort de Louis XVI, la compagnie Astoë, menée par Alexis Rocamora, a choisi de faire partager, en toute simplicité, cette page d’histoire qu’il nous faut absolument entendre.

Mise en scéne :
Alexis RocamoraActeurs :
Auriane Orinel (chant) 
Constance Fortin
Chloe Mouchoux
Alexis Rocamora
Emilie Gaumard
Florent Martin
Houdia Ponty
Jean-Nicolas Aitte
Pauline Lena
Anais Cohen
Cécile Gaujal
Thomas Baratte

 

Le 10 avril 2013.
Jean-Yves Pons.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (8 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

8 Avr

*  Ils avaient appelé leur quartier « shitland » !

Et il a fallu attendre 2 ans pour que les trafiquants de drogue du quartier des Boullereaux à Champigny (Val-de-Marne) tombent enfin aux mains de la police et soient traduits en justice.

Une quarantaine de personnes, toutes issues de l’immigration maghrébine ou sub-saharienne, ont comparu de mardi à jeudi derniers devant le tribunal correctionnel de Créteil. De l’est de la région parisienne aux Pays-Bas en passant par Malaga en Espagne, du petit fumeur de joint aux « nourrices » et jusqu’à la tête de réseau, des go-fast le long de l’autoroute A1 aux cages d’escaliers défoncées des tours de cité, ils avaient installé un véritable supermarché de la drogue. Et c’est presque toute l’organisation du trafic de drogue qui comparaissait.

Il s’agissait selon la police du deuxième plus gros marché de drogue en Ile-de-France, après le quartier des Beaudottes à Sevran, en Seine-Saint-Denis. Les clients, plus d’une centaine par jour, étaient  pris en charge à la sortie du RER ou de l’autoroute pour être conduits directement jusque dans les cages d’escaliers où s’organisait le deal, qui rapportait 30 000 euros de chiffre d’affaire quotidien.
Les enquêteurs ont mis deux ans pour remonter toute la filière. Ils avaient pu interpeller une quarantaine de participants à ce deal, lors de deux interpellations de masse en avril 2010 et septembre 2011.

Le trafic, monumental, se faisait aux yeux de tous, raconte Christiane, une habitante du quartier : « Imaginez que vous êtes au marché, le 1er mai, ils avaient leur étal installé en bas de l’immeuble, des tréteaux, et ils vendaient leurs trucs, comme si vous vendiez des salades ». Un autre habitant, Michel, en subissait les conséquences : «  De peur de se faire attraper par les flics, ils filtraient tout le monde, alors effectivement tu peux avoir peur ». Pendant des mois, la mairie a reçu des centaines de témoignages. Jean-Pierre Rivalin est chargé de la sécurité à Champigny-sur-Marne : « Ils ne pouvaient même plus inviter leurs amis ni leurs familles, ils ne pouvaient pas aller et venir librement, comme on doit le faire partout en France ».

Si le trafic a pu s’installer dans ce quartier, c’est bien parce que celui-ci est un quartier pauvre, estime Michel : « 80% de chômeurs… faut bouffer ! Quand y’a des mômes de 13 ans qui sont payés 100 euros par jour, qu’est-ce que tu veux que leur mère dise ? Même si elle sait qu’il trempe dans un truc, il ramène 3 000 euros par mois, point barre ! ».

Richard habite depuis 35 ans ce quartier des Boullereaux à Champigny-sur-Marne. Comment se matérialisait ce trafic ? « Plusieurs bâtiments étaient quasiment interdits d’accès aux locataires par les dealers. 15 jeunes dont vous vous dites qu’ils sont peut-être armés, qui prennent volontairement l’air le plus menaçant possible, personne ne voulait rien dire, par crainte de représailles, c’était impressionnant, on voyait les guetteurs sur les toits, les dealers former barrage devant l’entrée des immeubles… Les gens arrivaient par la gare, c’était connu, c’était un centre de distribution, ils venaient par le RER, se ravitailler dans notre cité. C’était un climat, les gens sentaient qu’il fallait adopter, comme on dit, le profil bas ».

Céline Berton, secrétaire générale adjointe du syndicat des Commissaires de Police, parle d’un « climat de terreur » : « Dans ce quartier, au moment où la police s’y est attaquée, les habitants étaient fouillés quand ils rentraient chez eux. Un travail gigantesque a été mené par la police, sur des semaines et des mois, avec des surveillances conséquentes, des interpellations importantes. On était sur des phénomènes de go-fast, en provenance de l’étranger, et pas des petits profils, pas que des petits délinquants, des individus dont certains faisaient l’objet de recherches, de mandat d’arrêt ».

Des peines de 18 mois, dont dix mois à un an avec sursis, ont été requises à l’encontre des quatre « nourrices », chargées de conserver la marchandise. A l’encontre des huit vendeurs, le parquet a demandé des peines allant de 18 mois dont huit avec sursis, à quatre ans ferme. Enfin, pour les sept prévenus soupçonnés d’être à la tête du trafic, dont trois ne se sont pas présentés à l’audience, des peines de cinq à huit ans ferme, avec mandat de dépôt pour les prévenus présents, mandat d’arrêt pour les absents, ont été requises. Par ailleurs, huit mois d’emprisonnement avec sursis ont été requis à l’encontre d’une policière pour avoir communiqué avec un détenu. Notons cependant que ces peines sont inférieures aux réquisitions du parquet et que dix délinquants ont bénéficié d’une mise en liberté, au cous du procès, pour « vice de forme » ! Avec une telle justice, il n’y a aucun doute, nous sommes en sécurité…

Mais ce n’est pas fini !

Le procès des trafiquants de drogue du quartier des Boullereaux, à Champigny, sera suivi par un second opus. A partir de lundi, et pendant toute la semaine, 23 trafiquants seront poursuivis à leur tour devant le tribunal correctionnel de Créteil. Parmi eux, cinq auront déjà été jugés lors de la première semaine.Ce deuxième procès correspond à la deuxième intervention policière dans le quartier des Boullereaux. En effet, après un premier coup de filet en 2010, le trafic de stupéfiants s’est poursuivi avec d’autres trafiquants, obligeant les autorités à organiser une seconde intervention policière en 2011.Ce deuxième procès sera enfin suivi d’un troisième. Le 23 mai, onze personnes comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Créteil, toujours pour trafic de stupéfiants. Cette fois, les prévenus sont originaires d’un autre quartier de Champigny, le Bois-l’Abbé.
Comme quoi, quand la police veut, la police…peut. Mais à quand le rétablissement de la peine de mort pour ces vendeurs de mort ?

*  Alors, pour sourire un peu :

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*  Il est cerné !

Dans sa ville de Tulle (Corrèze), où il a passé quelques heures samedi, François Hollande a dû se contorsionner pour éviter les manifestants. À l’aéroport de Brive-la-Gaillarde, il s’est faufilé par une porte dérobée pour éviter des dizaines de manifestants contre le gaz de schiste. Même stratagème à la préfecture de Tulle, où le chef de l’État est entré par une porte arrière pour ne pas croiser des opposants au mariage pour tous. Et partout, à Tulle comme à Paris, une «affaire Cahuzac» à rebondissements, qui n’en finit pas d’empoisonner la gauche. «C’est un poison lent», résume un poids lourd de l’Assemblée nationale.

De retour à Paris, François Hollande a passé ces deux derniers jours à consulter à l’Élysée. Il a reçu son premier ministre Jean-Marc Ayrault dimanche après midi. Ainsi que deux poids lourds de son gouvernement, Manuel Valls (qui commence à, sentir le vent du boulet Cahuzac) et Arnaud Montebourg. Depuis les aveux de Jérôme Cahuzac, le président ne décolère pas.

Au pied du mur, Hollande doit trouver de nouveaux instruments dans sa petite «boite à outils» pour sortir de la nasse. Le ministre des relations avec le parlement Alain Vidalies planche sur un texte de loi sur la moralisation de la vie publique, dans la foulée des annonces faites par le président mercredi dernier. Jean-Marc Ayrault a déjà promis que le texte serait «d’une grande fermeté». On confirme à l’Élysée: «Ce sera particulièrement fort. Il faut juguler cette crise morale qui ne date pas d’aujourd’hui.» «L’idée est de frapper vite et fort», confie un autre conseiller du président. Le texte devrait être prêt dans les prochains jours, au plus tard la semaine prochaine. Ils n’oublient qu’un détail : il est trop tard, comme nous le disions ce week-end. La France est arrivée très au-delà des recettes de Mr. Bricolage.

Crise de confiance? Crise morale? Crise politique? Crise de régime? Depuis qu’a éclaté la «bombe Cahuzac», politiques et commentateurs discutent gravement de cette épineuse question. Vieille histoire puisque certains prétendent (à tort) qu’à Byzance, moines et érudits débattaient du sexe des anges pendant que les troupes du sultan étaient sur les remparts… Mais, quel que soit le nom qu’on lui donne, la crise est là, et bien là. La colère du peuple est si profonde, si brutale, si imprévisible dans ses développements qu’alimentent jour après jour les révélations de la presse, que la seule question qui se pose à tous ceux que préoccupe l’avenir de la République se résume à cette question: « mais comment l’apaiser ? » Certains allant même jusqu’à oser prétendre que le salut pourrait venir de la fondation…d’une Sixième République ! Comment être aussi borné devant le constat des cinq débâcles précédentes ?

En vérité, s’il faut effectivement  » frapper vite et fort « , cela passe par un choc politique et une révolution de la pensée bien éloignés d’un prétendu projet de loi sur  » la moralisation de la vie publique « . Car une seule issue s’offre désormais au pouvoir en place : UN ROI POUR LA FRANCE, SINON ELLE MOURRA.

 » Cherchez d’abord son Royaume et sa Justice et tout vous sera donné par surcroît  » (Mathieu, 6, 33.)

*  D’autres que nous y pensent aussi :

En voici, pour preuve, un extrait de l’éditorial de Jean-Pierre Maugendre, dans Renaissance catholique:

« […] En fait de « ré-enchantement du rêve français », François Hollande nous mène benoîtement vers le chaos. Il est certain que s’il persiste dans son projet d’imposer « le mariage pour tous », l’opposition va se durcir et se politiser, malgré la volonté de Frigide Barjot et de l’UMP de ne surtout pas remettre en cause le système actuel. Les manœuvres pour remettre en selle les élus de l’UMP, qui, il y a 6 mois, à quelques exceptions près, auraient voté sans barguigner « le mariage pour tous », sont pathétiques à observer.

La IVe République s’effondra sur elle-même de ne pas avoir su résoudre la question algérienne. Il n’est pas impossible que la Ve implose sous les effets conjugués de la crise économique et financière, et maintenant sociétale et identitaire. Les princes qui nous gouvernent, coupés du peuple qu’ils méprisent depuis longtemps, ne comprennent pas ce qui se passe. Ils n’ont pas vu germer avant leur éclosion les bourgeons du printemps français et catholique qui ont été préservés de l’hiver matérialiste par des familles, des écoles, des paroisses… qui avaient pris au sérieux la parole de Jean-Paul II : « N’ayez pas peur ! » Ils ne comprennent rien à ce peuple qu’Élie Peillon*, le fils de Vincent, voudrait pendre en place publique.  Cette jeunesse motivée, ardente et disponible peut faire reculer un Gouvernement qui, sans doute, espère et craint à la fois « une bavure mortelle » qui liguerait contre lui les parents solidaires de leurs enfants, même si, bien sûr, tous les cadavres n’ont pas la même valeur aux yeux de la classe médiatique : tout le monde connaît Malik Oussekine et personne Sébastien Deyzieu.

Face à une classe politique totalement déconsidérée par sa corruption endémique et par son mépris du bien commun, uniquement soucieuse de conserver ses prébendes et ses privilèges, le salut ne pourra venir que d’une réforme en profondeur de nos institutions et un renouvellement quasiment complet de notre personnel dirigeant. Les institutions de la Ve République assurent une prédominance totale de la potestas sur l’auctoritas. Le couvercle est soigneusement fixé sur la cocotte minute qui continue de bouillir. Plus le temps passe, plus l’explosion, inévitable car les différentes crises poussent leurs feux sous la marmite, sera violente ! »

* voici l’opinion d’Elie Peillon, le fils de son papa, exprimée sur Facebook:

Elie PeillonSans compter que papa devrait lui donner des cours particuliers de langue française.

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Rodin, la lumière de l'antique

 

De Céar à Rodin

Écrin contemporain dédié à l’archéologie, le Musée départemental Arles antique abrite le célébrissime buste de César et les trésors romains découverts dans le Rhône. En 2013, le musée célèbre « Rodin, la lumière de l’Antique » avec une exposition prestigieuse qui explorera les inspirations croisées, les liens tissés à travers les siècles.

Rodin voulait ancrer sa pratique de la sculpture dans la continuité de l’art grec fondateur. Son art fait écho, par la perfection plastique et l’expressivité de ses formes, à l’idéal grec.

Pour cet événement international, le Musée du Louvre prêtera la Vénus d’Arles, chef d’œuvre antique offert à Louis XIV.
En 2013, le Musée dévoilera l’épave d’un navire romain sortie presque intacte du fleuve et présentée comme si elle était à quai, dans une extension du musée spécialement construite à cet effet. La nouvelle aile de près de 900 m2 mettra en valeur le rôle du Rhône dans l’Antiquité et présentera ainsi plus de 400 objets.

Musée départemental Arles antique
Avenue 1ere division France libre
Presqu’île du cirque romain
BP 205 13635 Arles cedex
Tél. 04 13 31 51 03
www.arles-antique.cg13.fr

Le 8 avril 2013.

Jean-Yves Pons.