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Lu sur le blog de Jean-Philippe Chauvin. Et après la condamnation de cette république, quoi d’autre ?

7 Jan

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Ce n’est pas en « républicanisant la République » ou en changeant à tout prix de numérotation pour celle-ci que la situation peut se dénouer, bien au contraire. Certains royalistes, dans la logique de la Cinquième, souhaitent une réactivation de l’élément monarchique et populaire des institutions issues de 1958, et la fin du quinquennat pourrait ouvrir favorablement, à leurs yeux, un nouveau cycle « gaullien et républicain » dans le respect de la tradition monarchique française ; d’autres, dont je suis (et cela sans être indifférent à la précédente option évoquée), pensent qu’il est sans doute temps de « dépasser la République » (certains diraient, en un clin d’œil sémantique, « couronner la République»…), non pour revenir à un mythique et obsolète « Ancien régime », définitivement mort en 1789, mais pour faire advenir un « nouveau régime » fondé sur un renforcement monarchique de la magistrature suprême de l’Etat, qui pourrait, par l’inscription dans une logique de continuité dynastique, permettre un desserrement du carcan administratif et la revitalisation, par des institutions législatives plus décentralisées (voire « autonomes ») et le recours à des « votations » locales plus fréquentes sans être anarchiques, de la citoyenneté populaire.

La nécessité d’une nouvelle concorde française, qui assure aussi à la France une visibilité heureuse et une crédibilité véritable aux yeux du monde, impose de refonder le pacte royal qui, jadis, a fondé ce que nous sommes, au fil de l’histoire et en face du destin, en tant que Français…

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« Monarchie présidentielle ». L’erreur de vocabulaire de M. Mélenchon.

3 Juin

La Monarchie est souvent citée en ce moment, querelle présidentielle oblige,  mais il y a erreur des partisans de la Sixième République sur le sens et la portée de ce mot et des institutions qu’elle peut définir en France. La « monarchie présidentielle » évoquée par M. Mélenchon n’est pas une monarchie au sens historique du terme, elle n’en est que la caricature, et elle semble être une monocratie quinquennale renouvelable plutôt qu’une monarchie héréditaire et successible telle que l’a connue la France et telle que les royalistes le souhaitent.

La monocratie, c’est le pouvoir d’un homme de parti qui gouverne sans autre légitimité que celle, provisoire et désormais toujours contestée, du suffrage universel, que cela soit directement ou par le biais de la représentation démocratique et parlementaire. Le président peut se croire Antigone, mais il n’est que Créon, et il manque à l’élu, parfois présenté comme « homme providentiel », cette hauteur donnée par la liberté originelle de la Couronne qu’elle doit à son mode de transmission, la succession héréditaire. Né fils de roi et « presque roi », devenu entièrement roi par l’effacement de son prédécesseur (par la mort ou le renoncement), le monarque ne doit rien aux intrigues et aux alliances électorales, et il peut, au cours de son règne, « supporter » (mais non pas soutenir, gare à la confusion !) des gouvernements de tendance différente et antagoniste de l’un à l’autre, sans être soumis à l’un comme à l’autre. L’indépendance royale, dans la Monarchie à la française, n’est pas un obstacle à la direction du pays mais une garantie de la continuité de l’État et de sa permanence malgré les aléas de la vie politique et parlementaire : un gouvernement peut tomber, avoir failli ou être en difficulté, la magistrature suprême de l’État est toujours là, visible et active. C’est une présence rassurante en des temps qui le sont moins…

Quand la monocratie personnalise le pouvoir présidentiel à l’extrême, la Monarchie le « familiarise » et le monarque incarne le pouvoir arbitral sans se confondre avec l’arbitraire et avec un parti quel qu’il soit : si le portrait du roi peut trôner dans les administrations et les salles municipales, il n’est pas une affiche électorale permanente comme le dénonçaient jadis quelques militants opposés au président du moment quand celui-ci était candidat à sa propre réélection (ce qui n’est pas le cas avec l’actuel locataire en fin de bail de l’Élysée).

La confusion entre monocratie et monarchie, confusion entretenue (parfois de bonne foi, d’ailleurs) par les partisans de MM. Mélenchon et Hamon, est néanmoins compréhensible, non au regard de la réalité historique mais au regard de l’image que certains (fort nombreux, au demeurant) se font de la Monarchie elle-même qu’ils confondent avec l’apparat que la République a récupéré sans pour autant en comprendre toujours le sens et la portée qu’il pouvait avoir sous la Monarchie absolue de François Ier à Louis XVI, voire au-delà avec la Restauration : quand la Monarchie pense le prestige comme un moyen de gouverner et de se représenter aux yeux des autres États en assumant la part de « spectaculaire utile » qui, d’ailleurs, peut survivre à travers un riche patrimoine aujourd’hui devenu attraction touristique (un des atouts de la France…), la République se l’approprie sous la forme d’avantages privés avec, parfois, quelques corruptions certaines qui émaillent la longue suite des Républiques sans s’en défaire autrement qu’en promesses et qu’en paroles… Est-il nécessaire de donner des noms ? Cette dernière décennie présidentielle a de quoi remplir encore quelques gazettes à scandales et tant d’éprouvettes à indignations…

Non, décidément, la République n’est pas la Monarchie royale : se battre « contre la Monarchie » n’a pas grand sens dans notre pays, surtout si c’est juste l’alibi pour renouer avec les mauvais précédents de la Troisième et de la Quatrième Républiques… La Cinquième, si elle peut parfois emprunter quelques aspects de la Monarchie (et parfois les meilleurs, comme un hommage du vice à la vertu) et si elle a pu vouloir, par la volonté de son fondateur, renouer avec une tradition monarchique d’autorité et de liberté de l’État, reste bien une République, malgré tout : c’est d’ailleurs ce dernier aspect-là du régime né en 1958 qui, en grignotant peu à peu les vestiges de la logique capétienne remise en valeur par le général de Gaulle, a motivé l’effacement de moins en moins discret de notre pays sur la scène diplomatique mondiale, processus accéléré depuis une décennie à travers les deux quinquennats successifs de MM. Sarkozy et Hollande.

En fait, contrairement à une idée reçue et évidemment fausse, ce n’est pas d’un excès de Monarchie dont souffre la France aujourd’hui mais, bien au contraire, d’une républicanisation de plus en plus accentuée des institutions, de cette déresponsabilisation contemporaine de la magistrature suprême de l’État au risque de ne plus assumer les fonctions qui devraient être les siennes : ce n’est pas, soulignons-le, une bonne nouvelle, ni pour l’État ni pour la nation et encore moins pour les peuples de France… 

Jean-Philippe Chauvin

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/04/11/l-erreur-de-vocabulaire-de-m-melenchon-5932013.html

Attentat de Berlin du 19 septembre 2016. La monarchie et la lutte contre le terrorisme.

20 Déc


padama10Face à l’horreur qui se répète…

Mardi, 20 Décembre 2016 12:06 | Écrit par Jean-Philippe

Le temps de Noël est ordinairement un temps de joie et de partage, mais le voilà aujourd’hui endeuillé par l’attentat survenu à Berlin et visant, explicitement, l’un des symboles même de notre civilisation : de la chaleur d’une étable et d’une famille aimante est née une certaine manière d’aborder le monde et ses périls, plutôt fondée sur l’amour et le don que sur ce que notre société de consommation en a fait désormais, entre envie et gaspillage.

La photo de ce grand sapin décoré couché près du camion dévastateur marquera peut-être les esprits et les couvertures de la presse saignent aujourd’hui de titres affligés et horrifiés. Au café, les habitués du matin soupirent, résignés « en attendant le prochain » : une nouvelle habitude, mâtinée de mépris et, presque, d’indifférence devant l’horreur à répétition, est en train de s’installer, signe révélateur d’une ambiance désormais pleine de plomb, de cendres et de larmes

Il y aura encore des milliers de bougies allumées qui, sans forcément qu’on le sache, nous rattachent à une tradition ancienne et d’origine fort peu laïque ; il y aura ces dessins d’enfants en mémoire du petit camarade, d’un frère ou d’une mère, de toutes ces victimes venues fêter Noël et reparties sur un brancard ou, pire, dans un linceul ; il y aura ces discours émus et un peu fatigués des ministres et des diplomates, ces hommages venus de partout ; il y aura surtout ce chagrin qui, désormais, minera des familles entières…

Pourtant, au-delà du deuil, il faudra bien poser la question politique de la résistance des Etats et des sociétés face aux poussées d’un fanatisme qui se nourrit aussi des vices de cette société de consommation qui croit vider le Ciel et les esprits en remplissant les poches et en gavant les estomacs. Le souvenir des années trente est souvent évoqué, mais il est rarement étudié et compris, et Cassandre est toujours, hier comme aujourd’hui, moquée et parfois diffamée…

Face à la terreur nouvelle portée par les fanatiques contemporains et qui nous frappe ainsi que nos voisins (hier les Belges, aujourd’hui les Allemands), sans doute faut-il renforcer la puissance de l’Etat, non pour seulement surveiller ou punir, mais pour prévenir et agir contre les causes mêmes de l’horreur : cela nécessite aussi, pour notre pays, un Etat qui soit « mémoire et durée », et qui dispose de ce temps long qui permette de soigner cette maladie qui, elle, ne suit pas le calendrier électoral…

http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1362%3Aface-a-lhorreur-qui-se-repete&catid=50%3A2016&Itemid=61

 

Le droit de grâce, ce droit royal. Et C’est là justement ce que François Hollande n’aime pas.

1 Fév

Lundi, 01 Février 2016 16:26 | postauthoriconÉcrit par Jean-Philippe | PDF | Imprimer | Envoyer

Le président de la République a la fibre républicaine (ce n’est pas forcément un compliment dans ma bouche), dit-on avec une certaine raison, et la dernière preuve en date (mais non l’ultime) est cette mesure de « remise gracieuse » de la peine de Mme Sauvage, mesure « mi-chèvre mi-chou » qui n’est pas exactement une grâce en tant que telle, et qui, à bien y regarder, dépend encore de la bonne volonté d’une Justice qui en a souvent le nom sans en avoir le sens véritable.

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Que nos républicains sourcilleux n’aiment guère ce droit de grâce se comprend mieux au regard même des histoires comparées de la Monarchie et de la République, et de leur conception d’un Peuple qui serait « un et indivisible », seule source de la Loi et seul souverain reconnu. Mais que le président n’ose assumer ni la grâce monarchique ni le vote populaire des jurés, dans une sorte de compromis étrange et assez lâche en définitive, montre à l’envi que, décidément, la République n’a plus à sa tête que des marchands de sable et non des hommes d’Etat susceptible de comprendre la nature propre de l’Etat et de sa légitimité indispensable, parfois même au-delà de la seule légalité

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Les mêmes terres pour les chouans de Bretagne et le FN / Comparaison n’est pas raison, mais

18 Déc

VIA  https://www.facebook.com/jeanphilippe.chauvin.5?fref=nf

 

Jean-Philippe Chauvin. Deux siècles après, le retour des têtes coupées.

30 Juil

A entendre les médias, l’inédit est permanent : ainsi, au moment de la décapitation d’un industriel par un islamiste ordinaire non loin de Grenoble, il y a quelques semaines, la presse s’exclama que c’était la première fois dans notre beau pays et depuis le Moyen âge que cela arrivait. La photo faite par un policier et relayée par les réseaux sociaux puis la photo que les islamistes ont mis en circulation la semaine dernière, différente si le modèle reste tragiquement le même, de la tête accrochée à une grille de l’usine visée par l’attentat, ont choqué, et à juste titre. Nos sociétés sont devenues sensibles à une horreur qui, malheureusement, est monnaie (plus ou moins) courante sur des terres qui nous semblent lointaines et exotiques, de la Syrie au Mali, de l’Algérie au Nigéria, mais aussi à travers nombre de séries télévisées et de films à grand spectacle, et pas seulement dans Highlander… Mais en France, comment est-ce possible !

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L’histoire est cruelle : la République est-elle, au regard de ses origines et de ses pratiques de l’époque qui renouaient avec celles des temps dits barbares, la plus légitime pour s’indigner des actes de cruauté d’islamistes qui, eux aussi, sont persuadés d’être « légitimes » et « d’avoir forcément raison », « d’être le Bien » ? Bien sûr, elle a, dans cette affaire, tout à fait raison de dénoncer ces actes d’une grande sauvagerie, mais il ne serait pas inutile pour elle de se pencher objectivement sur son propre passé et de reconnaître qu’elle a, elle aussi, usé des méthodes les plus indignes pour imposer son règne de fer et d’acier en cette fin de XVIIIe siècle. Or, il suffit de lire les manuels scolaires d’histoire et d’entendre les propos de certains ministres (pas de tous, d’ailleurs) pour constater que la République, même si la Cinquième n’a pas grand-chose de commun avec la Première sur ce plan-là, n’a pas encore fait son examen de conscience… Le peut-elle, voilà la vraie question ! Personnellement, et après deux siècles d’expérience et d’observation, j’en doute…

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Jean-Philippe Chauvin. Privilégier le travail de qualité, une obsession corporative.

2 Mai

2 mai 2015.  J’étais il y a quelques jours à Troyes, au cœur des anciennes foires médiévales de Champagne, et j’en ai profité pour déposer une gerbe de fleurs de lys, au nom du Groupe d’Action Royaliste et de l’Action Sociale Corporative, au pied de la statue en bois polychrome de saint Crépin et de saint Crépinien, patrons des cordonniers, en l’église Saint Pantaléon : il s’agissait, en fait, de rendre hommage au Travail (en tant que monde et qu’activité), aux travailleurs artisans et producteurs, mais aussi à des Métiers (au double sens du terme, à la fois socio-professionnels et corporatifs) que notre société de consommation oublie, préférant pousser à racheter des chaussures destinées à être « vite usées, vite remplacées » plutôt que de les faire raccommoder ou ressemeler. Or, le travail, et en particulier le travail « bien fait », doit être valorisé et pas seulement le fait de consommer, ou d’acheter pour assouvir un désir qui est, parfois, juste celui… d’acheter ! J’étais il y a quelques jours à Troyes, au cœur des anciennes foires médiévales de Champagne, et j’en ai profité pour déposer une gerbe de fleurs de lys, au nom du Groupe d’Action Royaliste et de l’Action Sociale Corporative, au pied de la statue en bois polychrome de saint Crépin et de saint Crépinien, patrons des cordonniers, en l’église Saint Pantaléon : il s’agissait, en fait, de rendre hommage au Travail (en tant que monde et qu’activité), aux travailleurs artisans et producteurs, mais aussi à des Métiers (au double sens du terme, à la fois socio-professionnels et corporatifs) que notre société de consommation oublie, préférant pousser à racheter des chaussures destinées à être « vite usées, vite remplacées » plutôt que de les faire raccommoder ou ressemeler. Or, le travail, et en particulier le travail « bien fait », doit être valorisé et pas seulement le fait de consommer, ou d’acheter pour assouvir un désir qui est, parfois, juste celui… d’acheter !

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