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Mais que ferait Emmanuel Macron si Louis XIV n’avait pas existé ?

23 Jan

Le président actuel de la République est décidément un  » fan  » du Roi-Soleil et du château de Versailles. Après avoir fêté son élection en grande pompe au Palais du Louvre puis reçu Vladimir Poutine tout aussi solennellement à Versailles, il y avait, dès juillet, convoqué le Parlement pour exposer aux députés et aux sénateurs réunis en Congrès l’ensemble de ses projets politiques.

Six mois plus tard, à peine, Emmanuel Macron a récidivé en recevant au château de Versailles, dans les pas des rois de France, lundi 22 janvier, quelque 140 patrons de multinationales étrangères et françaises, lors d’un sommet baptisé  » Choose France  » ( » Choisir la France  » eut été préférable), auquel a également participé une partie du gouvernement. Objectif : leur vendre l’Hexagone comme  » le lieu où il faut être « , selon l’expression d’un conseiller du chef de l’Etat.

Merci, Sire, devait-il penser en recevant ces acteurs économiques…

Pour persuader ces  » global leaders «  de faire un détour par la France sur la route du Forum économique de Davos (Suisse), prévu du 23 au 26  janvier, l’Elysée a mis les petits plats dans les grands : déjeuner avec le premier ministre Edouard Philippe, rencontres en  » format speed dating «  avec quinze membres du gouvernement, dont Jean-Yves Le Drian, Bruno Le Maire et Agnès Buzyn, conférence sur l’intelligence artificielle avec le mathématicien et député La République en marche (LRM) Cédric Villani, etc.

M. Macron était lui-même à Versailles en fin de journée, où il s’est notamment entretenu en tête-à-tête avec Sheryl Sandberg, la numéro  2 de Facebook, et Sundar Pichai, le PDG de Google. Il a également prononcé un discours – en anglais – devant les chefs d’entreprise présents, dont Lloyd Blankfein (Goldman Sachs), Goldman Sachs) (Novartis), Jamie Dimon (Jamie Dimon ), James Quincey (Coca-Cola) ou (Danone). Il a ensuite participé à un dîner signé par le chef étoilé Alain Ducasse et servi dans la galerie des Batailles, la plus vaste pièce du château, où sont exposés trente-trois tableaux représentant les plus grandes victoires françaises.

Versailles : la galerie des Batailles

 » Sur la route de Davos, nous avons profité du fait que les leaders économiques venaient en Europe pour faire un stop à Paris, inviter 100 PDG des plus grands groupes mondiaux et construire avec eux 100 projets pour la France « , justifie l’entourage du chef de l’Etat, qui assure qu’une dizaine de projets d’investissement seront dévoilés à cette occasion, pour un montant total d’environ 3 milliards d’euros qui seront  » déployés sur trois à cinq ans « , selon l’Elysée.  » Emmanuel Macron fait le pari de l’attractivité et il sait que cela passe aussi par des symboles, car derrière ces symboles il y a des entreprises et donc des emplois « , approuve Christophe Castaner, délégué général de LRM et secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement.

Dans la foulée de Versailles, le président de la République se rendra à Davos (Canton des grisons , Suise) , mercredi, pour y rencontrer le gotha économique et politique mondial, qui se réunit tous les ans dans la station suisse des Grisons afin de réfléchir sur l’avenir de la planète.  » Les deux événements sont liés et s’inscrivent dans la vision de la diplomatie française du chef de l’Etat, dont l’attractivité fait partie intégrante « , explique un proche de M. Macron. L’ancien banquier d’affaires y prononcera un discours où, selon son entourage, il posera  » un diagnostic lucide de la mondialisation «  et  » proposera une vision (…) pour le monde de demain « .

Mais en s’affichant à Versailles, puis à Davos, aux côtés des plus grands patrons de la planète, Emmanuel Macron prend également le risque de donner de la consistance à l’étiquette de  » président des riches «  que lui collent depuis plusieurs mois.  » Qu’un chef de l’Etat se préoccupe d’attirer des investissements internationaux, qui s’en désolerait ? Mais Emmanuel Macron leur parlera-t-il aussi de leurs responsabilités sociales, environnementales, fiscales ? « , interroge Boris Vallaud, député (PS) des Landes. Sans compter les critiques de quelques responsables Les Républicains sur le choix du lieu de l’invitation aux chefs d’entreprises et qui, à court d’arguments, jugent qu’il existe  » des lieux davantage républicains que Versailles pour faire la promotion de la France « . Pauvres imbéciles…

Conscient du danger, l’Elysée a décidé que le sommet  » Choose France  » se déroulerait à huis clos, loin des caméras et des journalistes. Une première pour un tel événement : les précédents conseils stratégiques de l’attractivité organisés à l’Elysée avaient tous été couverts par les médias. 

Alors, ne nous retenons plus et crions 

VIVE LE ROI !

Le 23 janvier 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

 

Pourquoi le Ministre de la Défense n’a t-il pas-encore-rejoint le nouveau site de Balard ?

1 Mar

Présent . 28 février 2017 p. 3.

Logiciel Louvois : une association de militaires veut attaquer l’État.

2 Déc

Par Delphine de Mallevoüe

  • Mis à jour le 26/11/2013 à 23:30
  • Publié le 26/11/2013 à 19:25
Le mi­nistre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à Carcassonne le 15 novembre.

Des familles de soldats attendent du ministère de la Défense réparation du préjudice moral et financier créé par le logiciel de solde.

La mort de Louvois, le logiciel de solde fou, n‘enterrera pas la colère de ses «victimes», qui, dès à présent, entendent obtenir réparation. Cette colère a même été galvanisée par les déclarations du mi­nistre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui, face à la chaîne complexe des responsabilités dans ce qu’il a reconnu être un «désastre», a choisi de ne pas chercher de boucs émissaires, «pour ne pas décapiter tout le monde».

De quoi faire bondir les associations qui défendent les droits des militaires, premières à avoir tiré la sonnette d’alarme sur les dysfonctionnements de Louvois, en octobre 2011. «On ne peut pas opposer ce genre d’argument aux familles qui se retrouvent aujourd’hui dans des situations dramatiques, s’indigne Nicolas Bara, ancien de la Marine nationale, président de l’association Militaires et Citoyens. Des hommes et des femmes ont dû vendre leur maison, vider l’épargne des enfants pour continuer à honorer le loyer, revendre leurs parts de retraite pour payer les dettes de cantine des enfants. Une épouse de militaire a même vendu son alliance la semaine dernière pour honorer son crédit mensuel!» C’est donc en leur nom que son association «exige des responsables» et que «des têtes tombent». C’est pourquoi Militaires et Citoyens s’apprête à assigner le ministère devant le tribunal administratif de Versailles, où elle demandera réparation pour le préjudice moral et financier. Les avocats planchent activement sur le dossier et l’évaluation chiffrée du préjudice. «Chercher les responsabilités, ce n’est pas créer des polémiques, comme vous le dites, non, monsieur le ministre, c’est faire la justice! assène Nicolas Bara. Il ne suffit pas de s’excuser, cela ne coûte pas très cher, ou de rembourser les moins-perçus des militaires pour effacer l’ardoise, la facture de l’inconséquence est trop lourde

Cette action en justice a plus une portée symbolique que de chances d’aboutir. Le Code de la défense interdisant la représentation syndicale, toute requête collective émanant des armées n’a pas de légitimité juridique à défendre les intérêts de la communauté. La plainte devrait donc être jugée irrecevable. «Quoi qu’il arrive, on ne lâchera rien, on en fait une affaire personnelle», prévient ce militaire qui a passé vingt ans dans les sous-marins nucléaires.

«C’est la France éternelle»

«Tous responsables mais pas coupables, c’est la France éternelle», commente, plus fataliste, Jacques Bessy, colonel de gendarmerie en retraite, président de l’Association de défense des droits de militaires (Adefdromil). Pour lui, chaque famille de militaires doit établir son propre préjudice et intenter une procédure individuelle, «seule manière d’être peut-être indemnisée». S’il estime qu’il faut «laisser Louvois au passé» pour «se tourner enfin vers autre chose», il espère toutefois que des leçons seront tirées de ce «fiasco». Notamment en procédant à la révision de la concertation sociale au sein des armées et, surtout, à la réforme statutaire du militaire, qui ne peut pas défendre ses intérêts et ses droits dans un cadre collectif. Pas plus pour les erreurs de Louvois que pour des délits plus graves. «Les militaires sont la seule catégorie socioprofessionnelle en France à ne pas être protégée contre le harcèlement moral ou sexuel!» déplore Jacques Bessy.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/26/01016-20131126ARTFIG00545-louvois-une-association-de-militaires-va-porter-plainte.php?xtor=EPR-211

Voir aussi :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/01/04/la-republique-reussit-a-deshonorer-post-mortem-le-secretaire-detat-a-la-guerre-de-louis-xiv-louvois/

 

La Boutière n’y croit guère. « Des haut-gradés de l’armée française fantasment-ils sur un coup d’Etat ? »

8 Juin

Notre société.

Une revue militaire, « Revue de l’Arsenal » *, appelle les membres de l’armée française à faire un coup d’Etat, rapporte sur son blog Jean-Dominique Merchet.

Un putsch peut-il avoir lieu dans l’armée ? C’est ce que laisse entendre la « Revue de l’Arsenal », publication militaire d’extrême droite, qui appelle des haut-gradés de l’armée française à lancer un coup d’État en France. « Jean-Dominique Merchet – journaliste spécialisé dans les questions de défense – évoque cette information sur son blog dans un billet intitulé, « Cette extrême-droite qui fantasme sur un coup d’Etat militaire ».

Le journaliste y explique qu' »un groupe royaliste qui se revendique du Printemps français appelle à un coup de force de la part d’officiers catholiques« . En cause, les manifestations contre le mariage pour tous qui ont porté le mécontentement des milieux d’extrême droite catholique traditionalistes, relayé par ces militaires.

L’affaire est suivie de près par le ministère de la Défense. « Ce n’est pas l’appel au putsch qui est jugé préoccupant, mais le fait que plusieurs officiers généraux catholiques de renom soient, pour l’occasion, présentés comme les fers de lance d’un combat contre « le cabinet franc-maçon » du ministre Jean-Yves Le Drian », indique Le Monde (édition abonnés) qui cite Benoît Puga, chef d’état-major particulier du président de la République François Hollande, Pierre de Villiers, major général des armées, et Bruno Dary, ancien gouverneur militaire de Paris qui a quitté ses fonctions actives depuis un an.

« Il y a une sorte de crispation d’une minorité »

Dans une interview à La Dépêche du Midi, Jean-Dominique Merchet indique que les militaires « qui ne sont pas dans cette mouvance me félicitent d’avoir écrit un article, mais ceux qui sont dans la mouvance du Printemps français me font la gueule. Il y a 250 000 militaires dans le pays, mais le « Lys Noir » est une infinie minorité qui cherche à avoir un impact sur les autres, car elle est très présente« . « Faut-il s’en inquiéter ? », s’interroge le journaliste. « Il y a un an, j’aurai dit c’est délirant, mais il y a une sorte de crispation d’une minorité dans l’institution militaire en France ».

« Il faut que nous soyons vigilants, estime de son côté un officiel de la Défense interrogé par Le Monde. La cristallisation autour du mariage gay a libéré certains comportements et paroles, cela peut avoir des incidences sur de jeunes officiers pour qui défendre la « grande armée » contre les socialo-communistes francs-maçons est un combat. »

http://lci.tf1.fr/france/societe/des-haut-grades-de-l-armee-francaise-fantasment-ils-sur-un-coup-8005339.html

     Au moment où ce  genre de nouvelles  peine à faire le  buzz, rappelons  cet axiome  tant de  fois  vérifié : «  La République  gouverne mal mais se défend  bien ».

Les troupes chargées des basses oeuvres du maintien de l’ordre républicain se sont trompées de général.

8 Fév

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 » Moi Président » a encore menti; Jean Yves Le Drian le cumulard

19 Déc

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BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (6 août 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

6 Août

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Quelles missions pour l’armée face à l’islamisme ?

«Pour la première fois depuis que je suis sorti de Saint-Cyr, il y aura désormais plus de militaires en opération sur le territoire national que sur les théâtres extérieurs. C’est une évolution considérable de notre métier« , témoignait il y a peu un jeune colonel qui vient de prendre le commandement d’un régiment d’infanterie. Ce constat en dit long à la fois sur la détérioration de notre tissu social par le « Grand Remplacement« , voulu et imposé par l’oligarchie au pouvoir, mais aussi sur l’absence d’une doctrine militaire réfléchie et solide d’emploi de nos forces armées.

Décidé par l’Elysée, dans l’urgence au lendemain des attentats de janvier, ce «changement stratégique» se traduit par l’implication permanente de l’armée dans les missions de sécurité intérieure contre le terrorisme. Les grands chefs militaires le reconnaissent à mi-voix : tout cela se fait dans une grande improvisation doctrinale et sans beaucoup de débats publics. Comme le dit un vieil adage militaire : «Allez-y et… faites au mieux !». On verra bien après.

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L’actualisation de la loi de programmation militaire prévoit bien un «renforcement de la posture de protection terrestre» pour faire face à la «la hausse de la menace terroriste et à sa continuité». L’armée de terre doit être capable de déployer «dans la durée» (en clair : tout le temps) 7000 hommes, avec la possibilité de «monter en quelques jours jusqu’à 10.000 hommes pour une durée d’un mois». Les effectifs ont ainsi été revus à la hausse, avec le maintien de 18 750 postes qui devaient initialement être supprimés.

Cette nouvelle «posture permanente de sûreté» terrestre doit, selon le ministère de la Défense, «permettre de contribuer, au profit de l’autorité civile et en renfort des forces de sécurité intérieure et de sécurité civile, à la protection des points d’importance vitale, à celles des flux essentiels pour la vie du pays, au contrôle de l’accès au territoire et à la sauvegarde des populations». Voilà pour la théorie.

Mais en pratique ?

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Actuellement, l’essentiel des missions de l’opération Sentinelle consiste à la surveillance de sites religieux…juifs et musulmans, alors que le plan Cuirasse a renforcé la protection des installations de défense. Mais, sur le fond, il manque un concept, des moyens, des capacités, une organisation, une chaîne de commandement. Et ce sont donc les mêmes fantassins qui sont à Bangui ou à Paris, à Gao ou à Bordeaux. Ce choix pose toutefois un sérieux problème : comment maintenir l’entraînement de haut niveau d’une armée que l’on envoie désormais faire la guerre en Afrique, au Proche-Orient ou même ailleurs ? «Sans augmentation des effectifs, on aurait assisté à une perte de savoir-faire en deux ans. L’armée d’aujourd’hui vit sur ses acquis et n’a pas le temps de les renouveler»avoue-t-on au ministère de la Défense. «Dès lors que la menace est élevée, l’intervention des armées sur le territoire national se justifie» assure-t-on dans l’entourage du ministre, Jean-Yves Le Drian.

Général d’armée J-P Bosser

bosserouv«Je ne veux pas rester en dehors du match», répond, pour sa part, le général Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de terre. La lutte contre le terrorisme lui offre l’occasion de maintenir ses effectifs et de sauver ses garnisons et son budget. Il souligne aussi que les attentats ont bouleversé le tempo des réformes, et, en matière de doctrine d’emploi des forces dans la sécurité intérieure, il admet «se retrouver à courir derrière» les événements. Et vient alors cette réflexion pleine de bon sens du général Bosser : «Nous devons capitaliser nos expériences et les mettre en perspective en se posant des questions comme : qui fait quoi ? Face à quel ennemi ? Si l’on doit jouer un rôle dans la sécurité intérieure, jusqu’où veut-on aller ? Qu’est ce qui n’est pas notre métier ?»

Les mêmes questions se posent à l’état-major des armées, où l’on ne souhaite pas voir les militaire devenir des « variables d’ajustement des effectifs » de la police et de la gendarmerie: « Quelle est la menace d’un point de vue militaire ? Quels sont nos modes d’action ? Quels sont nos objectifs, l’effet final recherché ? Qu’est ce que l’armée peut apporter de spécifique face à la menace terroriste ?  » Pour l’instant, beaucoup de questions mais pas de réponses claires d’un pouvoir sourd-muet et qui n’en peut mais.

French soldiers from third RIMA (Marine Infantry Regiment) take part in a drill, on February 14, 2013 in Meucon, western France.      AFP PHOTO / DAMIEN MEYER

Créé en 1991, le plan Vigipirate est permanent depuis 1996. L’armée a été engagée dans des missions outre-mer, en Nouvelle-Calédonie dans les années 80, et en Guyane, avec la mission Harpie, toujours en cours, de lutte contre l’orpaillage clandestin. Elle est régulièrement sollicitée lors des catastrophes naturelles, comme elle serait en cas de crue centennale de la Seine ou d’accidents nucléaires ou chimiques. Mais qui ose parler aujourd’hui d’une « cinquième colonne » et du nettoyage nécessaire des casbah ? Sans même se pencher sur le terrible problème de l’état de nos institutions….

Il est urgent de penser.

 

Il n’y a pas que les églises que l’on détruit

Un jeune de La Bassée regarde le 13 mai 2003 les engins de travaux publics en train de démolir l'église de la commune, atteinte de la maladie du béton. Seul le clocher sera épargné et replacé au sommet de la nouvelle église qui sortira de terre en 2004.

La décroissance démographique et le déclin économique ronge aussi les villes de France.

Plus d’un tiers des aires urbaines sont touchées, selon Nicolas Cauchi-Duval, maître de conférences à l’Institut démographique de l’université de Strasbourg. Ce spécialiste a calculé que 298 des 771 aires urbaines de France, principalement des villes de petite ou moyenne importance, ont perdu des habitants entre 2006 et 2011, notamment de jeunes ménages, au profit des métropoles.

« Amorcé dès 1975 pour 22 % de ces villes, par exemple dans le Nord et le Centre, le phénomène perdure, avec une accélération dans les années 1990, puis avec la crise de 2008, explique-t-il. Ainsi, trente nouvelles aires urbaines sont concernées, touchant de nouveaux secteurs, telles Compiègne, Saint-Malo, Dieppe, Alençon et, dans le sud, Valréas, Bagnols-sur-Cèze, Nyons… »

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Dans ces villes, les logements vides attendent des occupants, y compris dans le parc social. Mais faute de candidats, il faudra démolir. Jusqu’ici, le sujet était tabou chez les bailleurs sociaux et chez les élus. Les premiers ont du mal à admettre que l’avenir ne soit pas fait que  d’inaugurations d’immeubles neufs. Les seconds ne veulent pas entendre parler de déclin, mais plutôt de… « mutation », comme le préfère Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste de Paris et présidente de la Fédération nationale des coopératives HLM.

La Fédération des offices publics de l’habitat (FOPH)a mené une enquête et a conclu que la moitié de son parc (soit 835 700 logements) est situé dans ces zones « en mutation« . Or, lorsque la vacance dépasse 10%, les pertes de loyers, les charges et les coûts d’entretien qui eux persistent, mettent à mal le logement social. Bizarre ce taux de 10% que l’on retrouve aussi face à la tolérance des populations allogènes dans un pays ! Et pour ce qui est des effets psychologiques (sur les habitants) et esthétiques (sur l’environnement urbain) de ces logements abandonnés ou murés, ils sont terribles…

Le directeur général de la FOPH affirme « devoir démolir entre 10 et 20% de ce patrimoine« , soit « entre 8 350 et 16 700 logements par an pendant dix ans« . Auxquels il faut ajouter la réhabilitation de 40% de ce parc.

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Comme à La Courneuve, par exemple

Mais les effets de cette situation touchent aussi le parc privé de ces villes, mis en concurrence avec le public, moins cher et souvent mieux entretenu. « Dans ces villes où les marchés sont étroits, le moindre immeuble neuf vide les anciens et l’importante production de logements défiscalisés a produit des réactions en chaîne dévastatrices pour l’ensemble du secteur« , précise le directeur général de la FOPH.

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Ils arrivent, ils sont là…

N’en doutez plus, les pouvoirs publics ne vont pas tarder à profiter de l’occasion pour trouver là matière à de nouveaux hébergements alimentés par l’afflux des hordes migrantes sur nos côtes méditerranéennes !

CQFD. Et cela porte un nom : le « Grand Remplacement« .

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord

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Si vous avez la chance de séjourner ou même de voyager dans notre belle province de la Marche, ne vous privez pas de venir participer aujourd’hui à la Journée médiévale de Crozant (23160).

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L’association « Les Amis du Château Médiéval de Crozant », en partenariat avec plusieurs associations du Pays Dunois vous invite, comme chaque année, à la fête médiévale de Crozant.

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Elle débutera par une grande parade réunissant tous les participants, suivie par l’inauguration officielle.

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Vous y verrez de nombreuses animations en rapport avec le Moyen Age : représentations théâtrales historiques, pantomimes, danseurs et musiciens. Et bien d’autres activités : des jeux pour enfants et adultes, initiation au tir à l’arc, un grand nombre d’artisans locaux, la présentation et la visite d’un jardin médiéval, la découverte de plats et saveurs du Moyen Age,
des cavalcades avec chevaux et cavaliers, et piétons (nobles et manants),
des expositions, une évocation du monde médiéval à travers l’installation et l’animation de campements médiévaux, un tournoi d’échecs, etc….

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Vous pourrez aussi vous initier à la calligraphie et même redécouvrir l’art du blason (peut-être en profiterez-vous pour imaginer, si vous n’en avez pas, vos propres armoiries).

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Une belle journée, enracinée dans notre histoire.

Le 06 août 2015.
Jean-Yves Pons, CJA.

Le chef d’Etat-Major Français : « Daech n’est plus aux portes de l’Europe, il est dans le salon! « 

23 Déc

 

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Publié le : 1 décembre 2014.  La force de frappe de l’Etat islamique inquiète l’état-major des armées.

« La rapidité avec laquelle ce mouvement parvient à accroître ses effectifs et à diversifier son matériel est très préoccupante », a estimé le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait été très clair sur l’arsenal dont dispose Daech. Ses grands subordonnés, qui suivent le dossier, affiche une préoccupation sur la puissance et l’attractivité de ce mouvement terroriste, dont les effectifs sont actuellement évalués à 25.000 djihadistes. Daech, qui dispose notamment de chars, « ne constitue pas qu’un groupe terroriste mais bien une armée qui manœuvre, qui communique, qui s’appuie sur des équipements performants et poursuit des objectifs stratégiques, avec une volonté expansionniste affichée », a expliqué aux sénateurs le chef d’état-major de l’armée de Terre (Cemat), le général Jean-Pierre Bosser. « Le groupe exerce une forte attraction sur les djihadistes du monde entier, qui rallient l’Irak et la Syrie par milliers », a noté le député UMP des Bouches-du-Rhône Guy Tessier dans son rapport sur le projet de loi de finances pour 2015. « Les djihadistes de Daech représentent une véritable armée terroriste composée d’hommes expérimentés, bien équipés et disposant de ressources financières importantes », a pour sa part confirmé le chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers. « La rapidité avec laquelle ce mouvement parvient à accroître ses effectifs et à diversifier son matériel est très préoccupante », a précisé le général Bosser. Les percées de Daech contre l’armée irakienne lui ont permis « de mettre la main sur des équipements lourds et modernes. Il bénéficie de ressources financières substantielles, en stock et en flux, grâce à l’exploitation des puits de pétrole, des postes frontaliers ou des barrages sur lesquels il a mis la main », a rappelé Guy Tessier. « La lutte sera longue » Pour le Cemat, « la problématique n’est pas seulement militaire, elle porte également sur les flux financiers qui viennent alimenter de véritables mercenaires appointés ». Sur le plan financier Daech a effectivement récupéré à Mossoul 450 millions de dollars dans les banques. En outre, les ressources de Daech proviennent également du pétrole que le mouvement vend à des prix défiant toute concurrence. « La lutte sera longue et il faudra gérer au mieux la pression du temps court, dans nos sociétés actuelles qui exigeront des résultats rapides », a estimé le Général Pierre de Villiers.

Dans ce contexte, la France a, selon le chef d’état-major des armées, « besoin d’une vision stratégique militaire qui intègre les objectifs militaires, mais aussi politiques, diplomatiques et psychologiques. Pour réussir, notre plan de campagne devra donc être global ». Préoccupations avec le retour des combattants européens Selon le général Jean-Pierre Bosser, « plus de 1.000 combattants européens enrôlés dans ses rangs sont revenus dans l’espace Schengen ». Une menace pour la France et les pays européens. Car « l’adversaire n’est plus seulement aux portes de l’Europe, il en a franchi le seuil », a souligné le chef d’état-major de l’armée de terre. Il est donc persuadé « de la nécessité d’intégrer encore plus dans notre réflexion le retour de l’armée de terre sur son milieu naturel, celui du sol national, pour pourvoir y faire face, avec les forces de sécurité, à tous types de menaces dont celles que ces vingt dernières années avaient confinées à l’extérieur ». Cette problématique est là « pour rappeler le lien très fort, le continuum, qui existe entre sécurité extérieure et sécurité intérieure. Ces combattants étrangers sont un vrai défi pour notre sécurité, celles des Français et plus généralement celle des Européens », a de son côté expliqué le général Pierre de Villiers. Et selon le chef d’état-major de l’armée de terre, « il ne faut d’ailleurs pas exclure que cette menace agisse en utilisant des modes d’actions de nature militaire, et se concrétise par des actions armées contre des militaires. Ne perdons pas de vue qu’il s’agissait d’un des objectifs poursuivis par Mohammed Merah. Outre-Atlantique, des attaques isolées ont déjà été perpétrées. Nous avons hélas vécu à deux reprises en France et une fois en Belgique des attaques assez similaires ». L’armée de terre présente en France L’armée de Terre peut-elle être en première ligne face à Daech sur le sol national ? Le général Bosser en est convaincu : « il me semble raisonnable de considérer que la nature des opérations et l’envergure des défis sécuritaires inscrivent l’action militaire, hors et désormais à l’intérieur de nos frontières, durablement. Ils confortent ainsi le contrat opérationnel de l’armée de terre qui est réaliste et structurant ». La situation au Levant met l’accent sur l’indispensable nécessité d’une capacité autonome d’appréciation de situation tactique et stratégique, a affirmé le général Pierre de Villiers. « C’est la vocation de nos capteurs de renseignement, de nos satellites, mais aussi des efforts consentis pour améliorer nos capacités Cyber. Ce constat conforte la priorité mise sur le renseignement dans la loi de programmation militaire ».

Par Michel CABIROL – Asafrance – JSSNews

Pour (ou contre ?) un nouveau statut des réservistes.

6 Mai

Un point de vue intéressant, paru un mois avant le Livre Blanc mais qui ne peut qu’inquiéter

Face aux réflexions, reprises par le site de l’UNOR (http://www.unor-reserves.fr/ ), on ne peut que faire les réflexions suivantes :

1/ depuis la mise en place du système de gestion des soldes interarmées Louvois, les personnels d’actives et de réserves se trouvent confrontés à d’énormes problèmes tant en termes de réception de leurs émoluments (qui sont pour certains versés dans les primes dues) que de traçabilité de ces derniers (à titre personnel, je n’ai pas vu passer une feuille de solde depuis… plus d’un an…)

2/ le caractère bénévole des activités de réserve est déjà un fait puisque dans la plupart des cas, au moins pour les personnels se trouvant à l’étranger, le travail ne manquant pas… alors que les bras (de leurs collègues d’active) se font de plus en plus rares…

3/ cela est tout à fait dans l’air du temps : faire autant avec moins finira par vouloir dire continuer à faire sans rien avoir sinon des moyens personnels… et ce malgré le maintien des priorités opérationnelles des forces (qui ne sauraient que s’appuyer que sur « les meilleurs matériels, le meilleur entraînement, les meilleures informations » selon le résident actuel…).

En attendant, nous continuerons à faire notre devoir, militaires d’active et de réserve, comme d’habitude, sans état d’âme, du moins tant que nous aurons de quoi manger… Après quoi, les carottes seront décidément cuites.

CC(r) Fr. Romain, Conseiller aux Armées du Conseil dans l’Espérance du Roy

Le Point.fr- Publié le 26/03/2013 à 09:31- Modifié le 27/03/2013 à 23:52

Les réservistes appelés à passer au bénévolat

La situation financière de la défense tourne à la débâcle. Les réservistes opérationnels seront invités à servir bénévolement. Comme les scouts ?

La réserve opérationnelle, qui associe depuis la débâcle de 1870 des citoyens temporairement armés et les armées d’active, est mal partie… En 2011, l’actuelle réserve opérationnelle comptait 57 187 réservistes opérationnels (dont 27 411 dans la gendarmerie) pour une activité moyenne de 22,9 jours par an. Selon un document que nous avons pu lire, un passage partiel de cette réserve au bénévolat est à l’étude.

Jusqu’à présent, cette organisation est intégrée au tissu militaro-social français qui accepte fort bien que des civils occupent durant quelques semaines ou quelques mois par an des fonctions militaires. Ces officiers ou sous-officiers de réserve suivent des formations permanentes et leurs grades et promotions évoluent comme ceux des militaires d’active, à ceci près qu’ils n’occupent aucun poste d’officier général. En 2011, les armées françaises avaient dépensé 75,7 millions d’euros pour les réservistes opérationnels, hors gendarmerie.

Lorsqu’ils servent temporairement sous les drapeaux (minimum cinq jours par an, maximum soixante jours, en principe), ces réservistes sont payés, ou « soldés » comme disent les militaires, au même niveau qu’un militaire d’active. Un capitaine de réserve recevra donc durant sa période d’activité la même solde que ses camarades fonctionnaires. Eh bien, aussi incroyable que cela puisse paraître, cette solde des réservistes est remise en cause. Et la défense se prépare à demander aux réservistes de servir à titre bénévole.

Désintéressement

Dans un courrier adressé le 3 mars 2013 au directeur des ressources humaines du ministère de la Défense, le secrétaire général du Conseil supérieur de la réserve militaire, le contre-amiral Antoine de Roquefeuil, écrit ceci : « Face aux réductions successives des budgets consacrés à l’emploi des réservistes opérationnels, des membres du Conseil supérieur de la réserve militaire (CSRM) souhaiteraient que les employeurs militaires aient l’accord pour qu’une partie des activités des réservistes opérationnels soient faits (sic) à titre bénévole, à condition que le réserviste ait donné son accord. » Cette gratuité du service, poursuit l’amiral, « démontre la volonté d’engagement et de désintéressement de nombreux réservistes opérationnels et peut répondre ponctuellement à des besoins de certaines forces armées ». L’amiral brouillé avec l’orthographe demande in fine à son correspondant « quels (sic) seraient les évolutions législatives à envisager pour qu’une telle possibilité soit offerte ».

Notamment pour faire face à la baisse de ses effectifs professionnels, l’armée de terre avait prévu de faire passer ses effectifs de réserve de 16 000 à 22 000 en 2015. Il n’est pas certain que de telles évolutions du statut des réservistes soient très incitatives. On attend avec intérêt de connaître la position du président du CSRM, qui n’est autre que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Après les annonces gouvernementales successives concernant le Mali: est-ce gouverner ?

11 Mar

Nouvelle annonce d’un retrait « à partir d’avril »

Voila qui devrait être un objet de perplexité pour tous et constitue très certainement pour les militaires un motif de grogne à terme. Le ministre de la défense de la république, Jean-Yves Le Drian, a en effet annoncé le 9 mars, confirmant les propos de son « résident », que le retrait des troupes françaises engagées sur le théâtre malien aurait lieu « sur plusieurs mois à compter d’avril »… Si l’on se rappelle que le même personnage avait annoncé, début février, un retrait « à compter de mars », on peut donc évaluer que le retrait – ou du moins son début – pourrait peut-être avoir lieu à partir de mai, en l’absence d’une autre communication d’ici début avril… qui le repousserait d’un mois encore. Il est donc de notre devoir d’être proches de nos militaires engagés au Mali et de prier afin que les (ir)responsables politiques qui commandent à leur destinée sachent au moins d’ici un mois quoi leur dire, tant il est vrai que l’incertitude n’assure guère le moral des troupes. Et pourtant un maçon devrait savoir que le silence est d’or !!!!!

Le 11 mars 2013.

CC(r) François Romain, Conseiller aux Armées du Conseil dans l’Espérance du Roi.