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L’islam a encore frappé en France.

23 Mar

L’islam a encore frappé aujourd’hui en France, à Carcassonne et sa proche banlieue (Trebes dans l’Aude). Trois personnes son mortes et plusieurs autres sont blessées, parfois grièvement.

L’auteur de ces crimes est un Franco-Marocain de 25 ans, un certain Radouane Lakdim, connu des services de police pour port d’arme prohibée et trafic de stupéfiants, suivi par les services de renseignement depuis 2013 pour ses relations avec les milieux salutistes et fiché au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste). Il avait par ailleurs déjà été incarcéré quelques semaines en 2016 pour des faits de droit commun mais, comme trop souvent, rapidement relâché. Au cours des méfaits commis aujourd’hui, il s’est revendiqué clairement de son attachement à l’islam radical et, plus précisément, à l’organisation Etat islamique.

Lors de l’assaut donné par les forces de l’ordre contre le super-marché dans lequel le criminel s’était retranché avec ses otages il a été abattu sans autre forme de procès, privant ainsi la justice d’importants moyens d’enquête et même si celle-ci ne fait que commencer.

Car, un certain nombre d’éléments d’une considérable gravité vont devoir être explicités :

1/ le terroriste a-t-il agi seul ou disposait-il de complicités ?

2/ Pourquoi un islamiste connu pour son radicalisme était-il en liberté quand on connaît le risque élevé de passage à l’acte terroriste de ces criminels potentiels (les exemples ne manquent pas) ?

3/ Pourquoi les autorités de notre pays persistent-elles à refuser la déchéance de la nationalité française à des islamistes connus pour leur radicalisme et, qui plus est, condamnés pour des faits de droit commun dont le trafic de stupéfiants ?

4/ Pourquoi les mêmes autorités refusent-elles notre exigence de réinstaurer la peine de relégation dans un bagne dédié, dès leur premier délit, à défaut de les déchoir de leur nationalité et de les expulser vers leur pays d’origine ?

5/ Pourquoi ces mêmes autorités ne s’efforcent-elles pas de réduire drastiquement le nombre de musulmans dans notre pays (au lieu de copiner avec un prétendu islam DE France), alors qu’il est facile de comprendre que plus on réduit le nombre de musulmans et plus on réduit le risque de voir se développer un islam radical et criminel ?

6/ Enfin, de façon complémentaire, pourquoi ne travaille-t-on pas à mettre au point des méthodes de neutralisation rapide mais non létale, applicables à ces situations, afin d’éviter de voir disparaître les auteurs de ces attentats par mort brutale et de mettre ainsi un terme à l’action judiciaire les concernant (la médecine vétérinaire a depuis longtemps étudié et résolu la question) ?

En résumé, rappelons que trois innocents ont perdu la vie et d’autres ont été plus ou moins grièvement bléssés dans cet acte de terrorisme. Rappelons aussi qu’une fois de plus les services de renseignement comme les autorités responsables de la sécurité publique ont été défaillants.

Posons donc une fois encore (combien faudra-t-il le répéter ?) la question suivante : ceux qui laissent commettre ces actes ne sont-ils pas au moins aussi coupables que ceux qui les pratiquent ? Et, pour nous en tout cas, 

TOUS ONT DU SANG SUR LES MAINS.

Le 23 mars 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27attaques_terroristes_islamistes

En passant

NON, Monsieur DERRIDA* ! NON.

24 Jan

NON, Monsieur DERRIDA* ! NON.

Dans l’une des impostures dont il a le secret, le quotidien Le Monde s’est servi du défunt philosophe Jackie Elie (dit Jacques) Derrida -1930-2004- pour durcir le ton de sa campagne en faveur des migrants clandestins et soutenir la cause du lobby immigrationniste. Les auteurs de cette manipulation ont en effet publié un texte du philosophe (d’origine algérienne et naturalisé Français grâce au décret Adolphe Crémieux de 1870 –  https://fr.wikipedia.org/wiki/Décret_Crémieux), datant de 1996 et confié au Groupe d’information et de soutien des immigrés n° 34. L’auteur s’exprimait alors sur la loi permettant de poursuivre, voire d’emprisonner, ceux qui hébergent et aident des étrangers en situation jugée illégale.

Jacques Derrida étant, par la magie du Monde, revenu parmi nous il nous est devenu possible (le CER n’existait pas en 1996)…de lui répondre.

Que disait alors le philosophe ? Ceci en était l’introduction.

«  L’an dernier, je me rappelle un mauvais jour : j’avais eu comme le souffle coupé, un haut-le-cœur en vérité, quand j’ai entendu pour la première fois, la comprenant à peine, l’expression   » délit d’hospitalité « . En fait, je ne suis pas sûr de l’avoir entendue, car je me demande si quelqu’un a jamais pu la prononcer et la prendre dans sa bouche, cette expression venimeuse, non, je ne l’ai pas entendue, et je peux à peine la répéter, je l’ai lue sans voix, dans un texte officiel.

Il s’agissait d’une loi permettant de poursuivre, voire d’emprisonner, ceux qui hébergent et aident des étrangers en situation jugée illégale. Ce  » délit d’hospitalité  » (je me demande encore qui a pu oser associer ces mots) est passible d’emprisonnement. Que devient un pays, on se le demande, que devient une culture, que devient une langue quand on peut y parler de  » délit d’hospitalité « , quand l’hospitalité peut devenir, aux yeux de la loi et de ses représentants, un crime ? « 

On y trouve déjà tous les poncifs, les approximations, les amnésies,  les pleurnicheries et même les fautes sémantiques de cette littérature militante.

Commençons, une fois n’est pas coutume, par la fin. La faute sémantique : par définition, le  » délit d’hospitalité « , comme il l’appelle, n’est pas un  » crime  » tant il devrait être connu de tous que, même si les deux sont des actes délictueux, la gravité du premier ne relève que du tribunal correctionnel alors que celle du second mérite la cour d’assise.

Hélas, le reste ne vaut guère mieux. Ainsi, s’indigner que l’on poursuive  » ceux qui hébergent et aident des étrangers en situation jugée illégale  » revient à nier la réalité et la force de la loi en même temps que l’on cautionne l’intelligence avec l’ennemi ou, en tout cas, l’envahisseur. De quel côté aurait été M. Derrida lorsque la France fut envahie par les armées nazis ? Nous ne le saurons jamais car il vivait alors en Algérie, dans une famille juive séfarade, et qu’il était trop jeune pour s’engager politiquement. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que sa scolarité fut difficile du fait de mauvaises relations avec ses maîtres. Il voyait déjà, en effet, les enseignants venant de métropole comme oppresseurs et normatifs, normalisateurs et moralisateurs…De la rébellion à la trahison, il n’y a qu’un pas. Comme des  » Grandes Invasions  » au  » Grand Remplacement « .

Il le précise d’ailleurs plus loin dans son texte, avec une emphase qu’il affectionne souvent :

«  (…) Nous habitons désormais des abris sous haute surveillance, des quartiers de haute sécurité – et, sans oublier la légitimité de tel ou tel instinct de protection ou besoin de sécurité, nous sommes de plus en plus nombreux à étouffer et à avoir honte d’habiter ainsi, de devenir les otages des phobiques qui mélangent tout, exploitent cyniquement la confusion à des fins politiques, ne savent plus ou ne veulent plus distinguer entre la délimitation d’un chez-soi et la haine ou la peur de l’étranger et ne savent plus que le chez-soi d’une maison, d’une culture, d’une société suppose aussi l’ouverture hospitalière.  » Nous le rappelions :

 » Wilkommen ! « 

Et l’imposture va plus loin encore avec ceci :

 » (…) Un décret-loi de mai 1938, dans un langage qu’on retrouve aujourd’hui dans toutes les rhétoriques politiciennes, prétendait, je cite,  » ne pas porter atteinte aux règles traditionnelles de l’hospitalité française « . Le même texte, simultanément, argumentait comme aujourd’hui, et de façon aussi peu convaincante, pour rassurer ou flatter les fantasmes d’un électorat et déclarait, je cite (c’est en  1938, au moment de l’arrivée encombrante de certains réfugiés au faciès ou à l’accent jugés parfois caractéristiques; comme tous ceux qui leur ressemblent, ces discours nous rappellent aujourd’hui, dans leur anachronie même, à une sorte de veillée pré –  » vichyste « ) :Le nombre sans cesse croissant d’étrangers résidant en France impose au gouvernement (…) d’édicter certaines mesures que commande impérieusement le souci de la sécurité nationale, de l’économie générale du pays et de la protection de l’ordre public. « 

C’était en 1938, pas en 2018…

Alors, M. Derrida, appelons un chat un chat. Un migrant clandestin est un délinquant qui contrevient gravement, par son intrusion (on pourrait même dire son effraction), à la loi du pays qu’il a choisi pour cible. Il doit être au moins expulsé vers son point de départ et, au plus, être puni pour ce délit. Toute personne physique ou morale qui participe à la réalisation de son entreprise est, aux termes de la loi, son complice (et nous pourrions même dans certaines circonstances l’appeler un « collabo« ). Il doit, lui aussi, être puni.

DURA LEX SED LEX !

« La fonction d’un écrivain est d’appeler un chat un chat. Si les mots sont malades, c’est à nous de les guérir. Au lieu de cela, beaucoup vivent de cette maladie » écrivait d’ailleurs votre ami Jean-Paul Sartre dans Qu’est-ce que la littérature ? dans Situations philosophiques.

Portez-vous mieux, M. Derrida.

Le 24 janvier 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

 * Jacques Derrida (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Derrida)

Impôts : Emmanuel Macron ne fait guère mieux que son prédécesseur, François Hollande.

24 Jan

Selon le cabinet d’audit EY, depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée en mai dernier, le gouvernement d’Édouard Philippe et les députés La République en Marche (LREM) ont mis en place pas moins de huit nouveaux prélèvements dans la loi de finances 2018 et les lois rectificatives de 2017, selon le baromètre annuel sur l’environnement budgétaire et fiscal du cabinet d’audit EY que s’est procuré Le Figaro. Soit une moyenne d’un nouvel impôt ou taxe par mois, souligne le quotidien samedi 20 janvier !

Outre l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui permet pourtant de supprimer l’impôt sur la fortune des plus riches, l’exécutif a créé deux contributions exceptionnelles sur l’impôt sur les sociétés des très grandes entreprises. Ce dispositif, concentré sur les entreprises réalisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires, soit quelque 320 sociétés, est censé rapporter 5,4 milliards d’euros aux finances publiques en 2017. Cette somme doit permettre d’éponger en partie l’ardoise de 10 milliards d’euros liée à l’annulation par le Conseil constitutionnel de la taxe à 3% sur les dividendes instaurée en 2012 sous la présidence de François Hollande.

À ces nouveaux prélèvements s’ajoutent une nouvelle taxe sur le tabac, une autre sur les plus-values de ventes de logements HLM, un nouveau prélèvement « sur le développement des industries de fabrication de papier« , ainsi que deux taxes « sur l’exploration d’hydrocarbures et de gîtes géothermiques« , rapporte le journal.

Alors, à quand la remise en oeuvre des AIDES*, de la GABELLE* ou des TRAITES* ?

 

NB : Connaîtrons-nous une seule fois dans notre vie un gouvernement qui diminue significativement le nombre et l’ampleur de nos impôts ? À moins que ceux-ci servent enfin et réellement à autre chose que remplir le tonneau des Danaïdes de la dette publique et prendre en charge toute les misères du monde…

Le 24 janvier 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* 

https://fr.vikidia.org/wiki/Impôts_royaux_en_France_sous_l%27Ancien_Régime

Banque centrale européenne et McDonald’s, même combat ?

23 Jan

Alors que la Banque centrale européenne (BCE) a renouvelé, hier lundi 22 janvier son directoire, dans la plus grande opacité, l’euro s’annonce (comme nous l’avions prévu et affirmé) comme le trouble-fête de l’Union européenne (UE).

En  2017, la monnaie unique a en effet progressé de 14 % face au dollar. Et elle a de nouveau grimpé de 2  % depuis le début de l’année 2018. Dimanche 21  janvier, l’euro évoluait ainsi autour de 1,22 dollar, au plus haut depuis fin 2014.  » L’évolution du taux de change est une source d’incertitude « , s’est inquiété François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, dans un entretien au quotidien allemand Börsen-Zeitung, mardi 16  janvier. Entendez qu’il est plutôt une source d’inquiétude ! Car, en pesant sur les prix des produits importés, il pourrait en effet contraindre la BCE à revoir son calendrier d’action pour les mois à venir. BRAVO MARIO DRAGHI ET SES QE (quantitative easing ou assouplissement quantitatif – inondation des marchés par des liquidités -) ! Un échec sur (presque) toute la ligne.

La nervosité commence également à poindre du côté des exportateurs français et italiens, plus sensibles aux variations du taux de change que leurs homologues allemands ou autrichiens. En effet, la compétitivité prix de leurs ventes à l’étranger se dégrade lorsque l’euro approche les 1,30 dollar.

Heureusement (pour le moment) cette hausse concerne essentiellement le billet vert. L’évolution de l’euro face aux autres devises, telles que la livre sterling ou le yen, est en effet plus modérée.  » Dit autrement : la force de l’euro est en partie le fruit de la faiblesse du dollar, souligne Gilles Moëc, chez Bank of America Merrill Lynch. Cette dernière est d’ailleurs assez difficile à expliquer, puisque les performances de l’économie américaine sont plutôt bonnes. «  L’imprévisibilité entourant la présidence de Donald Trump y est peut-être pour quelque chose.

Ensuite, la résistance relative de la monnaie unique est aussi le résultat des bonnes nouvelles au sein de la zone euro, où beaucoup d’ indicateurs sont au vert. La croissance est repartie, le chômage baisse et les investisseurs étrangers sont de retour… En tout cas dans beaucoup des pays de l’Union. Résultat : la solidité de la demande internationale compense encore l’effet de la hausse de l’euro pour les exportateurs européens. Pour l’instant…Car  » On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, rappelle Maxime Sbaihi, économiste chez Bloomberg Intelligence. La meilleure santé économique de la zone euro se traduit mécaniquement par des tensions à la hausse sur la devise européenne. « 

Seulement voilà : plus l’euro monte, plus les prix des produits importés (souvent libellés en dollar) se tassent, ce qui pèse sur le niveau global de l’inflation. Or, celle-ci est ressortie à 1,4 % seulement en décembre dans la zone euro, loin de la cible de 2 % fixée par la BCE. Voilà pourquoi certains gouverneurs de l’institution se montrent préoccupés. Une hausse prolongée de l’euro pourrait les contraindre à retarder la fin programmée des rachats de dettes publiques et privées (le fameux quantitative easing en anglais, ou QE). Sauf que, en trois ans d’utilisation de ce système en zone euro, ses effets sur l’inflation sont quasi nuls !

Pour l’instant, la BCE a prévu de poursuivre ces rachats à hauteur de 30  milliards d’euros mensuels, au moins jusqu’en septembre  2018.

Les observateurs doutent néanmoins qu’elle modifie son calendrier lors de la réunion de jeudi. Car les prix du pétrole sont aussi, repartis à la hausse, le baril de brent s’échangeant à près de 70  dollars, contre 50  dollars à l’été 2017. De quoi tirer l’indice des prix vers le haut et compenser l’effet de la hausse de la devise.  » Dans ces conditions, la BCE ne devrait pas réagir avant que l’euro ne se rapproche des 1,30 dollar « , juge M. Ducrozet. Tout en rappelant qu’officiellement, et contrairement à d’autres banques centrales, l’institution n’a pas d’objectif de taux de change. Son mandat se résume à la stabilité des prix.

Or, sur le sujet, d’autres critères entrent en jeu, telle l’évolution des salaires, dont la dynamique reste étonnamment faible, en dépit de la reprise. En outre, la BCE se montre également attentive à l’évolution des taux souverains, qui ont crû de nouveau ces dernières semaines. Les taux d’emprunt allemands à dix ans évoluent ainsi autour de 0,57 %, contre 0,30  % début décembre. Là encore, il n’y a pas de raison de paniquer : la remontée des taux est inévitable lorsque l’économie se porte bien et pas forcément douloureuse, lorsqu’elle est étalée dans le temps. Néanmoins…les ennuis commencent souvent comme ça aussi !

D’ailleurs, beaucoup d’observateurs redoutent un dérapage. A savoir, une remontée trop brutale des taux, nocive pour les finances publiques comme pour tous les assureurs et fonds de pension détenant beaucoup d’obligations d’Etat. Autant dire que la BCE devra redoubler de prudence et de pédagogie dans sa communication envers les marchés ces prochains mois. L’euro, lui, poursuivra-t-il sa hausse face au dollar ? Difficile à dire. Cela dépendra en partie de la Réserve fédérale américaine (Fed). Les deux ou trois remontées des taux directeurs qu’elle envisage cette année pourraient relancer l’appréciation du billet vert.

En attendant, les exportateurs soucieux peuvent se rassurer en consultant le fameux  » indice  Big Mac « , publié par The Economist. L’hebdomadaire britannique mesure le prix du sandwich de McDonald’s en  » parité de pouvoir d’achat « , ce qui permet de comparer les prix entre pays, tout en mesurant le niveau relatif des devises. Début janvier, le Big Mac était ainsi vendu 4,84  dollars (3,95  euros) en moyenne dans la zone euro, contre 5,28  dollars aux Etats-Unis. Ce qui signifie, selon le baromètre du journal, que l’euro est encore sous-évalué de 8,4  % face au billet vert. Ça laisse de la marge !

En d’autres termes, ce n’est pas  » à la corbeille  » que se fera la politique de la France mais chez MacDo…Ce n’est pas mieux.

Le 23 janvier 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Banalisez l’usage du cannabis et dépénaliser l’usage des stupéfiants deviendra un jeu d’enfant.

23 Jan

C’est la stratégie qu’emploient depuis des années ceux qui tiennent tant à détruire la France et les Français par l’extension de l’usage des drogues. Et pour y parvenir encore plus vite ils ont choisi leur cible : les jeunes, de plus en plus jeunes.

Ainsi, Robin Reda, député Les Républicains de l’Essonne, et co-rapporteur de la mission parlementaire sur l’usage de stupéfiants avec le député de La République en marche de Gironde, Eric Poulliat, ont-ils rédigé un rapport qui sera rendu public mercredi 24 janvier et qui se dirige résolument vers la dépénalisation de l’usage du cannabis. Il est vrai qu’ils y ont été aidés par les avis d’Emmanuel Macron au cours de la campagne pour l’élection présidentielle de mai dernier puis de Gérard Collomb, le ministre de l’intérieur (Lire « La « cannabisation » de la campagne présidentielle » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/04/06/bulletin-climatique-quotidien-6-avril-2017-de-la-republique-francaise/ » :   et aussi « Certains ont choisi Emmanuel Macron. Ils ont donc voté pour la légalisation progressive de l’usage du cannabis » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/05/25/certains-ont-choisi-emmanuel-macron-ils-ont-donc-vote-pour-la-legalisation-progressive-de-lusage-du-cannabis/).

Leur unique proposition, tenez-vous bien, c’est : VERBALISER LES USAGERS…POUR SOULAGER LES FORCES DE L’ORDRE !

Robin Reda (avec un pote à lui)

et

Eric Poulliat

Deux bonnes têtes de consommateurs…

Dans ce rapport de 80 pages, les auteurs proposent des amendes de 150 à 200 euros plutôt que des peines de prison. Ces contraventions permettraient, selon le co-rapporteur, de « réorienter le temps gagné par les policiers et la justice pour lutter contre le trafic, ce qui est la vraie gangrène de l’économie souterraine de la drogue en France. » Quelle imposture ! Prétendre alléger la tâche des policiers et des juges pour, en réalité, faciliter l’usage des drogues est, à nos yeux, STUPEFIANT mais aussi CRIMINEL.

Que disent les députés en question pour justifier leur démarche ? Ceci :

«  En réalité, de nos jours il y a une banalisation extrême de la consommation du cannabis en France. On a une législation très dure qui est appliquée de manière très molle. Il faut trouver des solutions plus pragmatiques pour faire baisser la consommation qui n’a jamais été aussi forte dans notre pays. Aujourd’hui, fumer un joint est un délit qui peut être puni d’une peine d’emprisonnement, mais dans les faits, personne ne va en prison. On se retrouve dans une situation assez curieuse où il est plus facile de sanctionner quelqu’un qui consomme de l’alcool ou du tabac dans un lieu public plutôt que du cannabis. Il faut donc mettre fin à ces incohérences et rappeler l’interdit par une sanction plus systématique et plus immédiate. » 

Tout ceci est vrai. Sauf que ce n’est pas en diminuant les sanctions que l’on obtiendra la baisse de la consommation !

Et les députés d’ajouter le plus sérieusement du monde :

 » Aujourd’hui, les amendes éventuellement prononcées par les tribunaux – quand ce n’est pas un rappel à la loi – sont comprises entre 200 et 300 euros. (nous pensons) qu’il faut transposer cette amende. Il faut couper le cordon entre la Justice et la police pour que ce soit les forces de l’ordre sur le terrain qui puissent directement verbaliser. Cela mettra fin à ces comportements dans l’espace public et permetrra de réorienter le temps gagné par les policiers et la Justice pour lutter contre le trafic, qui est la vraie gangrène de l’économie souterraine de la drogue en France. » Ce qui ne répond en rien à la seule question qui vaille : grâce à ce nouveau laxisme, la consommation de cannabis diminuera-t-elle ? La réponse est sans appel : BIEN SÛR QUE NON et dans aucun pays ayant dépénalisé l’usage des stupéfiants celui-ci n’a diminué.

Souvenez-vous qu’aujourd’hui dix-sept millions de nos compatriotes disent avoir expérimenté le cannabis ! Or les usagers, les jeunes comme les moins de jeunes, ont très peu de chance de recevoir une amende pénale ou d’aller devant les tribunaux s’ils consomment du cannabis. Certes, la contravention est immédiate et rappelle l’interdit. Mais à une condition : que les policiers soient toujours présents sur zone…Ce qui ne sera pas davantage le cas qu’aujourd’hui. Donc, punition peut-être mais punition moins sévère et donc non dissuasive. Ce qu’il fallait  démontrer.

Alors, en panne d’arguments crédibles, les députés en question nous servent cette incantation : 

 » Il va falloir la régler cette question car elle concerne toutes les familles, quelle que soit leur catégorie sociale ou leur situation sur le territoire français. On est dans un problème de société. La banalisation des usages a de loin dépassé la législation. Il faut ouvrir les yeux. Cette proposition d’amende va régler une question, celle de la consommation dans l’espace public, mais elle ne réglera pas la question de santé publique. » Certes ! Mais, en vérité, la cible doit être double : 

1/ les consommateurs doivent être systématiquement condamnés à de la prison ferme et des amendes dissuasives,

2/ les trafiquants ne méritent qu’une sanction : la peine de mort.

Le 23 janvier 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

Mais que ferait Emmanuel Macron si Louis XIV n’avait pas existé ?

23 Jan

Le président actuel de la République est décidément un  » fan  » du Roi-Soleil et du château de Versailles. Après avoir fêté son élection en grande pompe au Palais du Louvre puis reçu Vladimir Poutine tout aussi solennellement à Versailles, il y avait, dès juillet, convoqué le Parlement pour exposer aux députés et aux sénateurs réunis en Congrès l’ensemble de ses projets politiques.

Six mois plus tard, à peine, Emmanuel Macron a récidivé en recevant au château de Versailles, dans les pas des rois de France, lundi 22 janvier, quelque 140 patrons de multinationales étrangères et françaises, lors d’un sommet baptisé  » Choose France  » ( » Choisir la France  » eut été préférable), auquel a également participé une partie du gouvernement. Objectif : leur vendre l’Hexagone comme  » le lieu où il faut être « , selon l’expression d’un conseiller du chef de l’Etat.

Merci, Sire, devait-il penser en recevant ces acteurs économiques…

Pour persuader ces  » global leaders «  de faire un détour par la France sur la route du Forum économique de Davos (Suisse), prévu du 23 au 26  janvier, l’Elysée a mis les petits plats dans les grands : déjeuner avec le premier ministre Edouard Philippe, rencontres en  » format speed dating «  avec quinze membres du gouvernement, dont Jean-Yves Le Drian, Bruno Le Maire et Agnès Buzyn, conférence sur l’intelligence artificielle avec le mathématicien et député La République en marche (LRM) Cédric Villani, etc.

M. Macron était lui-même à Versailles en fin de journée, où il s’est notamment entretenu en tête-à-tête avec Sheryl Sandberg, la numéro  2 de Facebook, et Sundar Pichai, le PDG de Google. Il a également prononcé un discours – en anglais – devant les chefs d’entreprise présents, dont Lloyd Blankfein (Goldman Sachs), Goldman Sachs) (Novartis), Jamie Dimon (Jamie Dimon ), James Quincey (Coca-Cola) ou (Danone). Il a ensuite participé à un dîner signé par le chef étoilé Alain Ducasse et servi dans la galerie des Batailles, la plus vaste pièce du château, où sont exposés trente-trois tableaux représentant les plus grandes victoires françaises.

Versailles : la galerie des Batailles

 » Sur la route de Davos, nous avons profité du fait que les leaders économiques venaient en Europe pour faire un stop à Paris, inviter 100 PDG des plus grands groupes mondiaux et construire avec eux 100 projets pour la France « , justifie l’entourage du chef de l’Etat, qui assure qu’une dizaine de projets d’investissement seront dévoilés à cette occasion, pour un montant total d’environ 3 milliards d’euros qui seront  » déployés sur trois à cinq ans « , selon l’Elysée.  » Emmanuel Macron fait le pari de l’attractivité et il sait que cela passe aussi par des symboles, car derrière ces symboles il y a des entreprises et donc des emplois « , approuve Christophe Castaner, délégué général de LRM et secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement.

Dans la foulée de Versailles, le président de la République se rendra à Davos (Canton des grisons , Suise) , mercredi, pour y rencontrer le gotha économique et politique mondial, qui se réunit tous les ans dans la station suisse des Grisons afin de réfléchir sur l’avenir de la planète.  » Les deux événements sont liés et s’inscrivent dans la vision de la diplomatie française du chef de l’Etat, dont l’attractivité fait partie intégrante « , explique un proche de M. Macron. L’ancien banquier d’affaires y prononcera un discours où, selon son entourage, il posera  » un diagnostic lucide de la mondialisation «  et  » proposera une vision (…) pour le monde de demain « .

Mais en s’affichant à Versailles, puis à Davos, aux côtés des plus grands patrons de la planète, Emmanuel Macron prend également le risque de donner de la consistance à l’étiquette de  » président des riches «  que lui collent depuis plusieurs mois.  » Qu’un chef de l’Etat se préoccupe d’attirer des investissements internationaux, qui s’en désolerait ? Mais Emmanuel Macron leur parlera-t-il aussi de leurs responsabilités sociales, environnementales, fiscales ? « , interroge Boris Vallaud, député (PS) des Landes. Sans compter les critiques de quelques responsables Les Républicains sur le choix du lieu de l’invitation aux chefs d’entreprises et qui, à court d’arguments, jugent qu’il existe  » des lieux davantage républicains que Versailles pour faire la promotion de la France « . Pauvres imbéciles…

Conscient du danger, l’Elysée a décidé que le sommet  » Choose France  » se déroulerait à huis clos, loin des caméras et des journalistes. Une première pour un tel événement : les précédents conseils stratégiques de l’attractivité organisés à l’Elysée avaient tous été couverts par les médias. 

Alors, ne nous retenons plus et crions 

VIVE LE ROI !

Le 23 janvier 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

 

De quelques prébendes de la République…

22 Jan

Les élus de la République et leurs affidés ne cessent de donner à la Terre entière des leçons de Liberté, Egalité et Fraternité. Et pourtant…

L’Assemblée nationale manquerait de locaux pour accueillir et loger certains de ses membres. Alors, elle cherche. Et, parfois, elle trouve ! Et lorgne du coup du côté de ses fonctionnaires dont on apprend que certains ne sont rien d’autres que d’authentique prébendier de la République.

Ainsi, certains d’entre eux disposent d’appartements privés mis gracieusement à leur disposition. Tel, par exemple, le secrétaire général de l’Assemblée nationale, rémunéré à hauteur de 18 000 euros net par mois, qui dispose d’un logement de 182 m² ainsi que d’un majordome qui, lui, occupe un appartement de 49 m².

Pour le directeur de cabinet du président de l’Assemblée, c’est 149 m² en plus d’un salaire de 10 000 euros net par mois. Encore plus surprenant : le chef du département « génie climatique » et qui n’a de génie que le nom, rémunéré 7 750 euros par mois, tout comme celui du département électrique et qui occupent eux aussi des appartements de l’Assemblée. Respectivement 167 m² et 107 m².

Au total, ce sont près de 1 700 m² qui sont mis à la disposition des fonctionnaires sans que ces derniers n’aient à débourser le moindre loyer.

La place est toute trouvée, hurle une députée de l’opposition qui estime que « comme tous les citoyens, ils touchent suffisamment pour se loger par leurs propres moyens« .

L’information découverte a été transmise à François de Rugy, président de l’Assemblée, par le premier questeur Florian Bachelier, fer de lance de ce combat. Un document gardé secrètement par le président de l’Assemblée nationale.

Interrogé par des médias, l’entourage du président de l’Assemblée précise que ces avantages sont un héritage des précédentes mandatures (les fameux « Tous pourris » et UMPS), qu’il n’y a pas de sujet tabou, et qu’il pourrait bouger sur ce dossier.

Nous y comptons bien !

Le 22 janvier 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.