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Gérard de Villèle, CJA . Ce que je reproche à la muséographie versaillaise c’est d’être disparate, par impossibilité de trancher.

27 Jan

Nous sommes heureux de porter  à votre  connaissance ce texte de Gérard de Villèle, membre du Conseil dans l’Espérance du Roi , CJA, en date  du 18 août 2015.

Gérard de Villèle  étant  en charge de la  culture parmi nous en tant  que Conseiller aux Beaux- Arts , il a paru logique de mettre en ligne dans nos colonnes ce  texte  qui ne l’avait jamais encore été.

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La France est muséifiée pour que l’on ne remarque pas qu’elle existait avant 1789. Cela fait partie du jeu républicain.

J’avoue que je m’embête un peu à Versailles. Le summum étant la galerie des batailles aux mauvaises peintures de style louis-philipard. Mais, je ne suis pas d’accord, Louis XIV en détruisant ce qu’il avait conçu auparavant n’a fait que ce qu’il fallait faire pour exister pleinement : la grotte de Thétis et l’appartement des bains avec ses motifs alchimiques étaient devenus inutiles. Il les a donc remplacés par autre chose. Car Versailles de son temps était vivant… Quand Louis XV modifie encore le palais pour créer un autre style de vie (d’ailleurs plus proche de nous…) il a cassé pour reconstruire et réaménager selon ses besoins. Ce que je reproche à la muséographie versaillaise c’est d’être disparate, par impossibilité de trancher. Le ministère de la Culture devrait imposer un style et reconstruire Versailles suivant une date précise du règne de Louis XIV. Pour en faire un vrai musée où l’on irait voir du Louis XIV 1710, par exemple, ou du Louis XV 1745… ou du Louis XVI 1788. Faire en sorte que Versailles soit un instantané représentatif d’une époque et non pas un assemblage hétéroclite rénové au gré des conservateurs ou des goûts d’un ministre… Avec tout, des salles de réception aux chiottes en passant par les salles d’eau, les offices, les cuisines, les galetas de la noblesse et des laquais… etc.

Les représentants de l’art financier contemporain (de Buren à Kapoor…) ne font que des montages pour choquer les lecteurs du FigMag et de Points de Vue.

Même engeance inculte. Quand je vois une œuvre qui m’indiffère, je passe à côté. C’est valable aussi bien pour Koons, Kapoor, Picasso et d’autres barbouilleurs de toiles, de plastique et d’idées… Si l’on en parlait moins, la cote baisserait. Mais on en cause… la cote monte…

A Versailles, ce qui me gêne c’est qu’on dérive vers n’importe quoi à partir de la vision et de la réalisation de Louis XIV, de ce vers ailleurs qu’il a voulu et qui se déchire avec le truc de Kapoor… Parce que cela n’a pas de rapport réel avec ce qui existe à l’intérieur du palais : cette idée de faire partir tout de la Chambre royale vers le point cardinal légèrement décalé avec les pièces d’eau, les allées, la statuaire etc. Avec tous ces touristes c’est impossible.

Ah, et ne confondons pas un enseignement un peu trop académique avec celui de l’Académie royale etc., comme il ne faut pas mélanger un dessin académique de la fin du XIXe et une académie traditionnelle du XVIIIe. Une Suzanne au bain et une Olympia, un sujet à méditer et un prétexte à grivoiserie…

Finalement, il n’y a pas de mémoricide car il manque d’avoir choisi une mémoire.

Publication initiale  dans le forum de discussion Vexilla regis.

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De l’hommage à Georges Mathieu à l’art contemporain,

26 Août

Sauvons l’Art ?

Depuis la création du Conseil dans l’Espérance du Roi, coup sur coup, nous nous sommes émus de deux événements : la mort de Georges Mathieu d’Escaudœuvres (1921-2012), le 10 juin dernier, parce qu’il était des nôtres, et la publication du rapport d’Ariane Warlin que lui a commandé une association, Défi culturel. Rapport rédigé à la suite d’une enquête menée par Ariane Warlin sur le financement par l’État républicain de l’art contemporain et publié le 8 août 2012…

De l’hommage à Georges Mathieu…

Georges Mathieu a été pour quelques artistes, bien plus jeunes que lui, une sorte de maître, plus ou moins inaccessible du fait de sa façon de travailler, mais attentif à nombre d’entre eux. Il acceptait de les recevoir dans sa maison de Neuilly à l’aménagement baroque où les toiles que l’on aurait aimé contempler n’étaient pas toutes visibles de par leurs dimensions. Ils étaient fascinés par cet homme quelque peu dandy dont l’extrême politesse tranchait sur le risque qu’il prenait lorsqu’il peignait, comme spontanément. Très souvent, en quelques jours, il œuvrait sur de vastes toiles, en série, souvent en public, par dizaines… J’avoue avoir été subjugué par le personnage et fortement influencé par ses œuvres, même si les miennes étaient, par comparaison, minuscules… « Aucun peintre n’a poussé plus loin la quête de l’impro­visation, le goût du risque et la violence de la touche, aucun d’eux n’a porté plus haut les préceptes révolutionnaires de l’abstraction lyrique », écrivait Sébastien Lapaque dans Le Figaro

Mais la force des choses ou, plutôt, pourquoi ne pas le dire, mon budget d’étudiant m’interdisait des dépenses aussi importantes et j’ai pris ainsi goût aux petits formats… Je dois donc à Georges Mathieu une inspiration constante dans ce que j’ai pu créer tandis que j’étudiais aux Beaux-Arts, dans l’enthousiasme, pour apprendre et pratiquer les fondements et les bases de l’art, c’est-à-dire le dessin, sous toutes ses formes, l’anatomie, la perspective, l’observation, la mémoire visuelle… J’en suis resté tiraillé entre l’abstraction lyrique et le classisisme, relatif, de l’enseignement dit artistique. Et puis, le métier de graphiste m’a happé, l’abstraction ly­rique n’étant guère utilisable auprès de clients près de leurs sous, ce qui se justifie, ou peu versés dans le domaine artistique, pour réagir à l’abstraction, à leur idée de beauté, quand elle existait, et, par réaction, je suis revenu au dessin et à la peinture… En commettant de temps à autres quelque image plus abstraitement lyrique, comme des logotypes ou des cartes d’invi­tation, ou de vœux, où l’on me laissait totalement libre… 

Si Georges Mathieu eut son heure de gloire. Il l’a doit à Georges Pompidou, qui suscita un concourt pour une pièce de 10 francs et lui commanda diverses médailles, ainsi qu’un somp­tueux service de table en porcelaine de Sèvres pour l’Élysée ; s’ensuivit, pour le public, qui s’en souvient peut-être, les affiches d’Air France et le logotype d’Antenne 2. Le ministre de la Culture que fut André Malraux, qui l’avait découvert dès 1949, définissait Georges Mathieu comme le plus grand calligraphe occidental et lui permit d’exposer sur les cimaises des mu­sées nationaux ses immenses toiles, comme celle de La Victoire de Denain, peinte la veille de l’inauguration de son exposition en mars 1963 au musée d’Art moderne…

Georges Mathieu a publié de nombreux écrits et livres (Au-delà du tachisme, 1963, Le Pri­vilège d’être, 1967, De la révolte à la renaisance, 1973, Le Massacre de la sensibilité, 1998), assénant ses arguments, ses préférences, ses parti-pris qui le rendirent personna non grata auprès des instances dites culturelles… Son implication dans la société, à l’exemple de Lebrun, l’un des douze peintres créateurs de l’Académie royale de peinture et de sculpture (1648), lui faisait dire que « l’artiste est maintenant appelé, pour réduire le risque du naufrage social, à quitter sa tour d’ivoire pour la tour de contrôle de la société »…

Mathieu dénonçait aussi la véritable « mafia » qui dirige l’orientation de l’art dans le monde, cet art dont la finalité n’est plus que sa propre mort, une gangrène culturelle où sévit l’influence des modes américaines…

À ses obsèques, pas de ministre (Frédéric Mitterrand), ni même de représentant du minis­tère de la Culture. Malraux est mort… Mais c’est « logique : la rue de Valois organise l’invi­sibilité de Mathieu depuis trente ans. Beaubourg ne lui a même pas consacré une grande expo­sition, préférant souvent les réserves aux cimaises pour un morceau de bravoure tel que Les Capétiens partout. Ce titre, qui fleure bon l’Histoire de France, est-il politiquement correct ? Et Mathieu tel saint Georges rompit des lances pour demander, horresco referens, le retour de l’éducation artistique à l’école… voire la suppression du ministère de l’Inculture. »

« Nous étions donc 80 à lui rendre hommage à Notre-Dame de Paris ; à côté de son cercueil blanc, une de ses toiles : un ciel bleu où des zébrures d’or ouvraient une plaie rouge. Deux académiciens arboraient leur bel habit vert. Mathieu, qui organisa des manifestations com­mémorant la seconde condamnation de Siger de Brabant, aimait le faste, le panache ; il était de ceux qui pensent qu’il faut étayer les supériorités morales par des symboles matériels, sinon elles retombent ; de plus, la voie de l’Abstraction lyrique est une voie de l’enthousiasme qui suppose un sens de la fête, de la vitalité, une certaine théâtralité qu’on lui a parfois reproché. La cérémonie de ce 18 juin fut simple et digne ; elle s’ouvrit sur le témoignage de Pierre-Yves Trémois » [autre grand encore de ce monde dont la fulgurance en matière de burin est con­fondante de beauté] « un salut magistral autant qu’amical au samouraï du geste à celui qui, conjuguait la révolte, la vitesse, le risque et la lucidité dans l’extase. » Ainsi Christine Sourgens rendait hommage à Mathieu dans ses Grains de sel hebdomadaires et sur le site de Culturemag.  (www.culturemag.fr/2012/06/29/hommage-a-georges-mathieu)

Au-delà de l’abstraction lyrique et de son œuvre propre, Mathieu s’est attaché à vitupérer contre l’aliénation culturelle, économique et socilologique, dénonçant l’objectif prioritaire, donné à l’enseignement par une sorte de conjuration, exposée dans les publications des organismes internationaux, qui est de ne plus donner aux élèves une formation intellectuelle ni de leur faire acquérir les savoirs élémentaires, mais de modifier les valeurs, les attitudes et les comportements des peuples. Cette révolution silencieuse tend à faire des peuples des masses ignorantes et soumises en utilisant des techniques de manipulation psychologique proches des techniques du lavage de cerveau (Le massacre de la sensibilité, page 272, Odilon media, 1996). Martelant que rien n’a été fait pour tenter d’élever l’humble, celui que la société a condamné à la pauvreté, celui que les mœurs bourgeoises rejettent de leur monde, mais qu’au contraire tout est mis en œuvre pour le détourner du vrai et du beau… (Pour une désaliénation de l’art, dans Au-delà du tachisme, pages 260 et 261, Julliard, 1963 ou De la révolte à la renaissace, Idées|Gallimard, pages 296 et 297, 1973).

… À l’art contemporain.

Sauvons l’art ? N’est-il pas trop tard ? Si l’on s’en tient à l’écume, qui surnage, sans transcen­dance, cela paraît utopique. Après avoir lutté contre les manifestations de l’art pompier bourgeois de l’après Révolution, de ses avatars surréalistes ou géométriques, voire impres­sionistes, Mathieu dans ses derniers textes s’est attaqué à l’art dit contemporain, à l’AC, comme le surnomment Christine Sourgins (AC, acronyme d’Art contemporain utilisé dans Les Mirages de l’Art contemporain ; cela permet de comprendre que cette pratique conceptuelle, malgré le mot contemporain, ne représente pas tout l’art d’aujourd’hui…) 
ou Aude de Kerros ; à l’art prétendûment et exclusivement, conceptuel des dernières décennies, excluant de l’appellation d’art, toutes autres productions actuelles, passées ou futures, et désormais en­seigné dans ce qui reste des écoles d’art où le dessin est prohibé parce que faciste… Cette dernière déclare qu’il faut intellectuellement reconnaître l’existence actuelle de deux définitions du mot art. C’est la source de la confusion. Ce sont deux pratiques qui n’ont rien de commun :

1. l’Art qui, par l’accomplissement de la forme délivre le sens, assume le mal et la contradiction par la grâce de la beauté.

2. L’AC dont la finalité est de détruire le contexte et de perturber le regardeur. Il prétend être un contre-pouvoir, mais sa pratique de la transgression est financée par l’État et défendue par la police ! L’État, avec l’argent du contribuable, devrait s’abstenir de promouvoir des œuvres quand elles s’en prennent aux convictions religieuses des citoyens. Cela doit être laissé aux mécènes du secteur privé. La reconnaissance de ce schisme est une urgence intellectuelle, elle permet la liberté du choix.

Réflexion suscitée par les réactions des spectateurs véritablement indignés par trois événements blasphématoires de l’année 2011 — Piss Christ, Le concept du visage du Fils de Dieu et Golgota Picnic. On est loin d’ailleurs de la peinture, mais l’essence de la pratique de l’AC, art officiel et subventionné, est la transgression. Sa finalité est de miner le contexte, de faire exploser le sens des choses et cela par le biais du détournement duchampien. Sans humour aucun, alors que Marcel Duchamp, aux dires même de Georges mathieu, n’en était pas dépourvu. Mais désormais, l’ar­gent est là au point de pouvoir taxer (la seule taxe qu’il supporte) l’AC d’art financier. On est sérieux. Le puritanisme sous toutes ses formes n’est pas une tradition française. Jamais le carnaval ou la fête des fous n’ont été interdits. Depuis la nuit des temps, on se moque des puissants et des princes de l’Église. Les goliards trouveraient aujourd’hui un peu tristes nos transgresseurs subven­tionnés. Aux temps romans ou gothiques, on ne sculptaient pas seulement des saints et des vierges, mais aussi des scènes assez crues sur les frontons et les chapiteaux des églises.
 Ces pratiques ont joué le rôle de contrepouvoirs récurrents et attendus d’un Grand Art et d’une grande spiritualité. Elles sont des garde-fous contre toute tentation totalitaire. C’est leur fonction, mais aussi leur limite. Aude de Kerros ajoute dans un article sur La métamorphose du blasphème en art : « si jadis l’on brocardait l’art officiel, c’est impossible aujourd’hui. C’est devenu un service public ! Depuis trente ans l’État dirige bureaucratiquement l’art en France. Les grands médias ne se font jamais l’écho d’une dissidence intellectuelle… » Et l’on comprend aujourd’hui pourquoi l’AC s’attaque avec tant d’ardeur et de bénéfice au christianisme. C’est « une nécessité artistique » puisqu’il n’y a plus grand-chose qui soit encore à la fois transgressable et politiquement correct. Attaquer le sacré chrétien est à la fois permis, accessible, visible et fort. Le blasphème a la vertu d’opérer un transfert d’aura, et de sacré de l’Église à l’AC. Il produit de l’effroi et de la légitimité. On constate sa réussite en voyant le public monter sur scène pour prier le chapelet, mettre fleurs, bougies et cierges devant le théâtre. Pratiques parfois mal vues dans les églises.C’est ainsi que l’AC est aujourd’hui sanctifié grâce à l’État, grâce à l’Église.L’Art contemporain a pendant des décennies provoqué une sorte de stupeur, de terreur sacrée. L’interrogation qu’il suscitait restait sans réponse, le public ignorant se montrait révérencieux. Pour le bourgeois cultivé ou le pauvre illettré, la situation était la même. Le gouffre entre la nullité ou la trivialité de ce qui était perçu et la reconnaissance financière et sociale qui y était attachée imposait le silence.

Le comble fut atteint lorsque quelques autorités ecclésiastiques virent « d’authentiques œuvres d’art chrétiennes » là où le public, non initié, ne percevait que dérision ou blasphème.

L’ordre a régné cependant pendant quelques décennies jusqu’à ce que l’internet fît apparaître d’autres points de vue et même une analyse cultivée de tous ces phénomènes. Le débat public sur l’art, évité par les médias en France, s’intensifia à partir de 2005 et prit beaucoup de relief à partir du krach financier d’octobre 2008. Le voile du mystère de la valeur de l’AC se déchira et le grand public comprit enfin : la valeur de l’AC n’a rien à voir avec la beauté et la vérité. L’AC est autre chose que de l’art et, à part quelques transgressions vertueuses fondées sur une authentique critique sociale, il est destiné à devenir un produit financier dérivé, fabriqué en réseau par la vertu du délit d’initié.

Si le Rapport Warlin peut apporter un éclairage sur le subventionnement de l’AC, tout en reconnaissant qu’il est difficile d’évaluer clairement son coût réel, il fait l’impasse sur la collu­sion existante entre l’administration culturelle, certains plasticiens de l’AC et quelques-uns de leurs mécènes. On a pu dire et lire, sans démenti, par exemple, que les expositions temporaires au château de Versailles, voulues par l’ex-ministre de la Culture puis responsable du site du château, Jean-Jacques Aillagon, servaient à redorer la cote de Jeff Koons et consorts au profit de leur collectionneur, François Pinault, lui-même « grand ami » d’Aillagon et ridiculement atteint dans ses investissements lors de la crise financière de 2008…

Le rapport d’Ariane Warlin, publié par l’association Sauvons l’art, fait suite à l’étude sur L’art contemporain face à la loi de Christine Sourgins d’avril 2012 et à de nombreux livres de cette dernière (Les Mirages de l’Art contemporain, La Table ronde, 2005), d’Aude de Kerros (L’art caché : les dissidents de l’art contemporain,Eyrolless, 2007 ; Sacré Art Contemporain : Evèques, Inspecteurs et Commissaires,J.-C. Godefroy, mai 2012ou de Jean-Louis Harouel (Culture et contre-cultures, PUF, 1994, La Grande Falsification, J.-C. Godefroy, juin 2009), ou encore de Jean Clair ( L’Hiver de la culture, Flammarion, mai 2011, Considérations sur l’état des Beaux-Arts, cri­tique de la modernité, Gallimard, 1983) en commençant par l’un de leurs précurseurs, Guy Tellenne, inspecteur général des Affaires culturelles, qui publia, en mai 1975, chez Grasset, Les Pompiers de l’insolite

« En fin de compte », le rapport Warlin n’aborde l’art que par le côté fric ; l’art contemporain, note Jean Clair en paraphrasant Degas, ne se contente pas de fusiller l’art classique, il lui fait aussi les poches, mais il ne démontre pas que la République n’aime pas les artistes et par conséquent leurs productions et surtout le vrai problème qui est que la République, avec ses fonc-tionnaires chargés des affaires culturelles, est incapable de susciter quoi que ce soit en matière artistique… Mais ceci sera une autre histoire…

Pour  le Conseil  dans l’Espérance du Roi, Gérard de Villèle Conseiller aux Beaux-Arts