Tag Archives: Jérôme Cahuzac

Billet d’humeur du Sieur la Boutière : Les Républicains socialistes, s’ils n’existaient pas, faudrait-il les inventer?

18 Mar

1383644_555607987828206_1398393776_n9950_10200469783618495_16854170_n

Jérome Cahuzac, ministre délégué au budget et à la fraude en Suisse

ignace_taubira-e1394668521180

Christiane Taubira, Garde des Sceaux et des sots

images

Manuel Valls,  Ministre de l’intérieur et des grandes oreilles bouchées à l’émeri

DownloadedFile

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (18 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE.

18 Avr

*  L’espérance de vie en bonne santé stagne :

Les Européens vivent de plus en plus vieux, mais leur « espérance de vie en bonne santé » après 65 ans stagne depuis 2005, atteignant 8,8 ans pour les hommes et 8,6 ans pour les femmes, selon des chiffres rendus publics mercredi à Paris dans la revue Population et Sociétés (http://www.ined.fr/fr/publications/pop_soc/).

Alors que l’espérance de vie à 65 ans a augmenté de 1,3 an pour les hommes et de 1,2 an pour les femmes depuis 2005 dans les 27 pays de l’Union européenne, l’espérance de vie sans incapacité (EVSI), devenue un indicateur important des politiques européennes, n’a pratiquement pas bougé, augmentant de 0,2 an seulement pour les hommes et diminuant même de 0,2 an pour les femmes au cours de la même période.

« Cela signifie que les années de vie supplémentaires sont vécues avec des limitations d’activité« , explique Jean-Marie Robine, directeur de recherche à l’Inserm qui coordonne l’Action européenne conjointe sur les années de vie en bonne santé (EHLEIS).

La France reste la championne de « l’espérance de vie à 65 ans » (à savoir le nombre d’années à vivre pour une personne âgée de 65 ans), affichant 19,3 ans pour les hommes et 23,8 ans pour les femmes en 2011, contre 18 ans pour les hommes et 21,4 ans pour les femmes dans l’ensemble des pays de l’UE.

La France fait partie des pays où l’espérance de vie à 65 ans a le plus augmenté: 1,8 an pour les femmes et 1,6 an pour les hommes entre 2005 et 2011.

Mais comme dans le reste de l’Europe, l’espérance de vie en bonne santé a stagné en France entre 2005 et 2011, surtout en ce qui concerne les femmes (+0,3 an, considéré comme « non significatif ») , les hommes ayant pour leur part gagné 1,2 an, soit nettement plus que la moyenne européenne.

Des écarts importants, pouvant atteindre plus de 10 ans, subsistent entre les différents pays européens, selon des chiffres publiés en mars par Eurostat, l’office statistique de la Commission européenne. Les hommes lituaniens ont ainsi une espérance de vie à la naissance de 68 ans contre 79,9 ans pour leurs homologues suédois.

Des différences existent également en ce qui concerne l’espérance de vie en bonne santé qui va de 52 ans en Slovaquie pour les hommes qui naissent actuellement, à 71,1 ans en Suède (chez les femmes, les chiffres vont de 52 ans en Slovaquie à 70,7 ans à Malte).

À 65 ans, l’espérance de vie en bonne santé atteint encore 15 ans chez les femmes suédoises ou norvégiennes, mais tombe à 9,9 ans chez les femmes françaises et à 9 chez les femmes espagnoles dont les espérances de vie globales font partie des plus élevées d’Europe.

« C’est probablement dû au fait que les pays nordiques privilégient l’autonomie et favorisent plus l’indépendance des individus alors que les pays du sud réussissent à faire vivre leur population plus longtemps avec des incapacités ou des maladies chroniques » explique M. Robine.

Le cas le plus intéressant est celui du Danemark où l’espérance de vie à 65 ans chez les femmes est inférieure de près de 4 ans à celle des Françaises, alors que leur espérance de vie en bonne santé est supérieure de près de 3 ans.

Au chapitre des bonnes nouvelles, M. Robine cite un nouvel indicateur qui mesure les années de vie où les gens se perçoivent en bonne santé, qui a augmenté paradoxalement en Europe entre 2005 et 2011 (1,5 an pour hommes et 1,6 an pour les femmes), alors même que le nombre des personnes vivant avec des incapacités ou des maladies chroniques augmentait. Ce qui montre l’efficacité encore réelle des services de santé et de soins à la personne.

Mais pour combien de temps, quand on considère la vitesse à laquelle se dégrade la santé des plus pauvres dans les pays européens les plus frappés par la crise (vous serez particulièrement édifiés par un très récent article paru dans l’ International Herald Tribune et intitulé « Beaucoup d’enfants ont faim en Grèce« http://www.nytimes.com/2013/04/18/world/europe/more-children-in-greece-start-to-go-hungry.html?ref=global-home&_r=0 – ) ?

*  Dans la rubrique « Ils vous mentent » :

(Entretien avec Eric Verhaeghe, Mathieu Mucherie et Sophie Pedder )*

Non, la crise de l’euro n’est pas finie

  • Le président français a affirmait lundi 10 décembre 2012 : « la crise de la zone euro est « derrière nous ». A condition que nos créanciers continuent à acheter notre dette…

Eric Verhaeghe : Soyons clairs: l’euro est une monnaie en crise structurelle permanente. Pour une raison simple: les distorsions entre les pays de la zone euro ne sont pas mises sous contrôle par une politique budgétaire harmonisée. Tout le monde sait cela depuis les années 60 et l’invention de la théorie de la zone monétaire optimale. Selon cette théorie, une monnaie unique ne peut fonctionner que si elle s’accompagne d’une politique économique concertée sur l’ensemble de la zone de monnaie unique.

Quand on a créé l’euro, cette théorie était parfaitement connue et, pour le coup, les politiques ont fait semblant de ne pas savoir. Ils ont créé la monnaie unique en jurant que sa réussite n’exigeait pas une diminution de la souveraineté nationale en matière budgétaire. C’était un mensonge pur. Certains ont fait le pari que l’euro produirait de la croissance et que la question de l’harmonisation budgétaire ne se poserait pas immédiatement.

Mathieu Mucherie : La crise en zone euro ne peut que continuer tant que la terreur monétaire (des taux 300 points de base trop hauts pour nous et 600 points de base trop hauts pour les Espagnols) continuera, c’est-à-dire tant que la BCE indépendante n’aura pas été destituée d’une façon ou d’une autre.

En attendant, la dette privée et publique ne peut se réduire, compte tenu des pressions déflationnistes, le refrain est bien connu depuis Irving Fisher au moins. Au mieux ce sera la japonisation au Nord (mais la France fera-t-elle partie du Nord ?) et l’Argentinisation au Sud (mais sans le soja OGM et les matières premières pour amortir). Tous aux chaloupes, et bonne chance.

Sophie Pedder : François Hollande avait un problème : il semblait voir la crise en zone euro comme une petite crise de nature conjoncturelle à laquelle succéderait rapidement et facilement la croissance économique et les bénéfices qui y sont inhérents. En réalité, nous sommes parti pour des années et des années de croissance molle en Europe comme ce fut le cas pour le Japon. Nous ne sommes pas dans une situation conjoncturelle mais structurelle. La croissance semble faire son retour au niveau mondial, les pays émergents étant devenus les moteurs de celle-ci. Seule l’Europe est encore en récession et les politiques, surtout en France, n’ont pas encore trouvé de nouveaux moteurs de croissance internes pour l’avenir de notre pays.

Nous ne pouvons pas parler d’une crise bientôt finie puisque nous connaissons actuellement une véritable mutation structurelle de notre économie. La France doit miser sur le high-tech, l’innovation et le savoir. Nous ne pouvons plus attirer les investisseurs avec nos usines automobiles. Il nous faut le Google français de demain et plus globalement les entrepreneurs des secteurs d’avenir. Nous ne pouvons plus être dans le déni.

* Éric Verhaeghe est l’ancien Président de l’APEC (l’Association pour l’emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). 
Diplômé de l’ENA (promotion Copernic) et titulaire d’une maîtrise de philosophie et d’un DEA d’histoire à l’université Paris-I. 

* Mathieu Mucherie est économiste de marché sur Paris, et s’exprime ici à titre personnel.

* Sophie Pedder est Chef du bureau de The Economist à Paris depuis 2003.
Elle est l’auteur de Le déni français aux éditions JC Lattès.

* Souvenir, souvenir…

Il n’est pas inutile, en ces temps où règnent le mensonge, les turpitudes et l’incompétence, de rappeler le communiqué de presse de Harlem Désir et de Karine Berger, au nom du Parti socialiste, le 5 décembre 2012 :

 » Les attaques contre Jérôme Cahuzac sont inacceptables. Le combat politique n’autorise pas tout. Le Parti socialiste condamne fortement les attaques et les calomnies sans fondement à l’encontre de Jérôme

Cahuzac. C’est le combat du Ministre du Budget contre la fraude fiscale et pour la justice fiscale qui est ici visé par ses adversaires. Le Parti socialiste réaffirme tout son soutien à Jérôme Cahuzac pour le combat qu’il mène en faveur de la justice et de l’intérêt général. »

Mais ce n’est pas tout !

Après les aveux puis la fausse « confession » télévisuelle (BFM TV) de Jérôme Cahuzac, nombreux sont ceux parmi les journalistes qui critiquaient ou mettaient en doute les investigations de Mediapart qui, de peur d’être montrés du doigt, se réfugient frileusement derrière LE MENSONGE de l’ex-ministre. Allant même jusqu’à convoquer la fine fleur de la psychanalyse (comme Pascale Clark, sur France inter) pour nous expliquer, au cours de leurs sabbats médiatiques, les différences qui pourraient exister entre le mensonge, l’imposture et… »la part d’ombre » de chacun de nous ! C’est tellement facile, après.

Souvenez-vous quand même, par exemple, de Jean-Michel Aphati (RTL et Canal +) disant au Point: « Quelles sont leurs preuves ? Je m’interroge sur cette pratique du journalisme. Mediapart affirme que Cahuzac a transféré son compte à Singapour. Et on est obligé de les croire ? ». Ou encore sur son compte Twitter, en mars dernier: « Trois mois après l’enquête de Mediapart, nous ne savons toujours pas si Cahuzac a eu un compte en Suisse. C’est dire si l’enquête est bonne. » Mais on peut en citer d’autres, telle Cécile Casciano, de L’Express qui accusait Mediapart de « feuilletonner », c’est à dire de « mettre ne scène l’information en la découpant par épisodes, en gardant de nouveaux éléments sous le coude« . Ajoutant aussi: « Outre le supplice chinois que doit subir la personne mise en cause, ce procédé affaiblit, en l’étalant dans le temps, la force du scoop et peut, pour certains observateurs, porter atteinte à la crédibilité du média qui l’emploie. » Qu’en termes perfides ces choses-là sont dites…

Tous ces imposteurs nous montrant, en réalité, à la fois leur connivence initiale avec le pouvoir, genre « Touche pas à mon pote« , et leur lâcheté finale une fois que le pot aux roses a été découvert.

C’est à vomir…

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Signac , les couleurs de l’eau

29 mars – 2 juillet 2013

Dans le cadre de la seconde édition du festival Normandie Impressionniste consacrée au thème de l’eau, le musée des impressionnismes Giverny organise une exposition « Signac, les couleurs de l’eau ». 

Comme Claude Monet, Paul Signac a trouvé une source d’inspiration constante dans l’évocation de l’eau et de ses couleurs. 
Depuis les premières marines peintes sur le littoral normand avec une vigueur et une liberté impressionnistes jusqu’aux amples architectures portuaires aux couleurs vives d’après-guerre, la description de l’eau et du ciel offrirent à Signac un inépuisable prétexte à multiplier les variations chromatiques. 

L’exposition compte environ 130 œuvres, peintures, aquarelles et dessins. Elle est complétée par une riche section documentaire (photographies, publications et correspondances) présentée avec le concours des Archives Signac.

Paul Signac, Port-en-Bessin. Le Catel, 1884. Collection particulière

Organisée par le musée des impressionnismes  Giverny en collaboration avec le musée Fabre de Montpellier Agglomération.

Adresse : 99 Rue Claude Monet, 27620 Giverny
Téléphone :02 32 51 94 65
Le 18 avril 2013.
Jean-Yves Pons.

Billet d’humeur de Jean Bouvier : Cahuzac s’en est allé mais le projet demeure.

18 Avr

Français de l’étranger, attention ! La propagande électorale de l’UMP (en vue de l’élection partielle au sein de la 8ème circonscription étrangère) signale que le projet de l’ex Ministre du budget contre lequel je m’insurgeais dès le 5 janvier dernier n’a pas été abandonné… Selon la bonne habitude administrative, je crains même devoir dire qu’il devrait être à l’étude dans un bureau du Ministère de l’Economie et des Finances pour en évaluer les coûts et les bénéfices… Il s’agit, vous l’aurez compris, de taxer les français de l’étranger sous la forme d’un « impôt spécial »… Une honte surtout lorsque l’on pense que la France a un grand nombre d’accords internationaux prétendant lutter contre la double imposition qu’il faudra par suite en grande partie renégocier… Il est donc bon de le signaler dans le chaos suscité par l’accélération de l’approbation du pseudo mariage pour tous et de préparer une réponse, dans la mesure où les « expat » sont et continueront à être des moutons à tondre si l’on n’y prend garde…

Français de France, Français de l’étranger, jetons les balles de thé dans nos cours d’eau, réveillons-nous et osons dire que le vrai changement, c’est maintenant : l’heure est venue de reprendre ce qu’ils nous confisquent et ce qu’ils veulent détruire.

Jean Bouvier

Le 18 avril 2013.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (10 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

10 Avr

*  La « Hessel attitude » :

Nous citions hier les propos de Bruno Roger-PetitChroniqueur politique au  Nouvel Observateur, concernant les révélations d’Audrey Pulvar sur son passé socialiste. Il insistait sur le fait qu’elles lui apparaissaient comme «  l’incarnation de la réduction par l’émotion de tout ce qui touche à notre vie publique. Acteurs et commentateurs privilégiés des événements ne vivent plus que par la passion, hors la raison. D’abord l’émotion, avant toute chose, et tant pis pour la réflexion. Acteurs et commentateurs politiques sont tous devenus des « hesseliens » : de l’indignation avant toute chose.« 

Ne pourrait-on voir dans le projet de loi sur la « moralisation de la vie politique« , qui sera débattu ce mercredi en Conseil des ministres (avant d’être présenté le 24 avril), un phénomène analogue ? N’y a-t-il pas, dans cette précipitation, une démarche purement émotionnelle éloignée de ce que devrait être la réflexion politique : un fait divers, une loi ! En d’autres termes, l’éternel choc entre le temps court des oligarques au pouvoir et le temps long de l’Histoire.

Sans attendre et devant le risque d’une décrédibilisation encore plus profonde du pouvoir et de la classe politique, onze mois après l’élection de François Hollande à l’Elysée, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé par ailleurs la publication des déclarations de patrimoine de l’ensemble des ministres d’ici au 15 avril.

Pour le chef du gouvernement, cet exercice de transparence est «de nature à recréer de la confiance». «C’est bien que ceux qui exercent une responsabilité publique, ministres, parlementaires ou encore élus de grandes collectivités territoriales, rendent public leur patrimoine», a naïvement déclaré à la presse M. Ayrault, lors d’un déplacement à Tours.

A l’Elysée, on est conscient du risque de cette opération de transparence. «Psychologiquement ça va être dur et politiquement ça peut être ravageur», affirmait ainsi un conseiller.

«La marge est très étroite entre la dissimulation d’un côté et le déballage de l’autre. La solution intermédiaire c’est la transparence», plaidait-on. «Ca va dépendre beaucoup de la situation des parlementaires chez eux» mais «on sait que pour la gauche c’est toujours plus dur» commence-t-on à dire dans les rangs du PS.

Pour l’UMP Valérie Pécresse, qui avait précédé Jérôme Cahuzac au ministère du Budget, «toutes les propositions (de moralisation de la vie publique, ndlr) qui sont sur la table ne servent qu’à faire diversion face à la gravité du séisme».

 Mais de la « moralisation politique » (superbe oxymore !) au « voyeurisme hypocrite« , il n’y a qu’un pas .

C’est ainsi que, détonnant avec les propositions de son camp, l’écologiste Noel Mamère a estimé qu’il s’agit « d’une espère de course à la vertu qui peut être à terme dangereuse pour la société » (s’éloignant ainsi, manifestement, de son maître à penser…Robespierre). L’ancien ministre appelle en revanche à renforcer les pouvoirs de la Commission pour la transparence financière de la vie politique. Son collègue Daniel Cohn-Bendit a livré le même constat sur RTL :

« Je ne crois pas que d’étaler la fiche d’impôt sur la place publique ça fasse avancer quoi que ce soit. Si quelqu’un a quelque chose à cacher, l’opération transparence il en a rien à cirer ! »

Le député européen s’est par ailleurs dit favorable à ce que parlementaires et ministres déclarent leur patrimoine et leurs avoirs auprès d’une institution publique, à condition que celle-ci puisse vérifier les déclarations.

Daniel Cohn-Bendit n’est pas le seul à regarder avec scepticisme cette nouvelle quête de transparence. « Une fausse bonne solution » selon le chef de file des députés du Front de Gauche, André Chassaigne. La publication des déclarations de patrimoine a « un côté un peu malsain qui peut conduire à livrer à la vindicte populaire des élus qui sans être fortunés ont parfois des biens de famille (sic) alors qu’une partie des Français se trouve dans les pires difficultés », estime le député PCF du Puy-de-Dôme. Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites…. D’autant que « le problème n’est pas là« , ajoute-t-il. Il est « ultra-prioritaire de s’attaquer avec courage et fermeté à la fraude et à l’évasion fiscale avec des actes forts. » (pour les autres sans doute)

A l’UMP, pas d’unanimité. Si François Fillon a dévoilé lundi soir sur France 2 les grandes lignes de son patrimoine, Jean-François Coppé  refuse de prendre partà un « numéro de voyeurisme, d’hypocrisie« . Tout en accusant le gouvernement d’orchestrer une opération transparence pour occulter l’affaire Cahuzac, le maire de Meaux déclare qu’il ne dévoilera son patrimoine que si la loi en fait une obligation.

« Irons-nous jusqu’aux enfants, jusqu’aux conjoints qui n’ont pas choisi de faire de la politique », demande Nadine Morano. Et d’ajouter, évoquant François Fillon : « Je regrette qu’il soit tombé dans cette démarche ».

Interrogé sur itélé, Gilbert Collard (Rassemblement Bleu Marine) s’inquiète quant à lui « d’une France du trou de serrure« . « Demain, j’enlève le bas« , a-t-il ironisé, moquant « une grande opération de nudité« .

Le socialiste Jean-Jacques Urvoas, président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, fait part de la même réserve dans une interview donnée au Parisien. « Publier son patrimoine n’est pas une décision que l’on prend à la légère. Ce n’est pas mon patrimoine personnel : il remonte pour une part à avant mon élection et ma conjointe n’est pas élue. Si la loi m’impose cette publication, je m’y soumettrai. A défaut, je ne la publierai pas« , avance-t-il.

En résumé, nous voici de nouveau face à l’une de ces « usines à gaz » dont la République a le secret pour lui permettre de détourner l’attention des problèmes sociaux dramatiques que connaît le pays vers des questions sociétales qui ne sont que quelques os qu’on donne à ronger aux chiens.

* Il y avait « l’avant-Chypre »…

…il y a désormais « l’après-Chypre ». Car personne n’a plus la garantie que l’argent déposé en banque est disponible.

La principale conclusion de l’après-Chypre est qu’une banque n’est pas un coffre-fort dans lequel votre argent serait à la fois à l’abri et disponible.

« Déposer 10 000 euros au guichet de sa banque, c’est échanger de beaux et bons billets contre un jeu d’écriture, de la data informatique, et quoi d’autre ? Rien à voir avec le dépôt de liasses de billets dans un coffre ; chacun sait que le dépôt en compte sert à garantir les crédits que vend la banque« , nous dit Hervé Juvin, président de l’Eurogroup Intitute dans l’Agefi Hebdo du 28 mars.. Le problème est justement que « chacun » ne le sait pas…

Une banque est un établissement qui achète et vend de la dette. Votre banque prête votre argent, celui que vous lui avez confié, mais pas que celui-là. Mais elle ne fait pas que prêter votre argent, elle en prête bien plus. Elle emprunte sur les marchés. Cet argent, elle va le prêter plus cher que ce qu’elle l’a emprunté. En effet, une banque passant pour plus fiable qu’une entreprise ou n’importe quel autre quidam, elle bénéficie de conditions de prêt favorables.

Une banque fréquente aussi le grand casino boursier. Votre banque emprunte donc de l’argent pour des « activités de marché en compte propre« . Quand la banque a trop de pertes par rapport à ses fonds propres, elle fait faillite. Soit elle s’est fait escroquer par un débiteur qui ne rembourse pas, soit elle a trop perdu à l’une des tables du grand casino.

Tout ce que la banque fait travailler sont ses « actifs ». Le ratio fonds propres sur total des actifs – ou effet de levier – est la seule façon fiable de mesurer la fragilité d’une banque.

Plus l’effet de levier est important, plus la banque est vulnérable aux pertes

L’une des banques chypriotes, Laiki, avait un effet de levier de 34. En d’autres termes, pour 1 € de fonds propres, elle avait 34 € d’engagement. Donc 2,9% de pertes sur ces 34 euros détruisent ses fonds propres. Comme le rappelait un article du Wall Street Journal du jeudi 27 mars (Greek Bets Sank Top Lenders), les banques chypriotes passèrent pourtant les stress tests de 2010 puis 2011 sans encombre.

L’effet de levier des banques françaises est du même ordre, même s’il est un peu inférieur. Pour les grandes banques françaises, dont le bilan total représente quatre fois le PIB de notre pays, il se situe entre 20 et plus de 30. Cet effet de levier a augmenté durant l’année 2012 pour les grandes banques européennes.

Les instances de régulation elles-mêmes reconnaissent que les calculs de risque ne recouvrent aucune réalité. En face de chacun de ses engagements (prêts), une banque doit mettre de côté  -immobiliser- une partie de ses fonds propres (l’argent qui lui appartient en propre).

La quantité de fonds propres à immobiliser dépend du risque du prêt consenti. Si la banque prête à un État, elle ne met rien du tout de côté. Un État ne fait pas faillite, c’est bien connu… Si elle prête à une autre banque, surtout une grosse banque, elle ne met presque rien de côté. Une banque ne fait presque jamais faillite, c’est bien connu…

Évidemment, si elle prête à une entreprise en difficulté, elle met bien plus d’argent de côté. Les banques ont mis en place leurs propres calculs (ou modèles) de risque. Elles ont donc une certaine latitude pour déterminer l’argent qu’elles immobilisent. Puisque moins elles ont à immobiliser de fonds, plus elles peuvent prêter, elles ont intérêt à minimiser les risques.

Les mises en garde officielles se multiplient en ce début d’année. En mars, le Fonds monétaire international indiquait que la stabilité financière n’est pas assurée : « Stress et dislocation sur les marchés de la dette ; une perte de confiance des marchés dans la dette souveraine ; des mouvements ultérieurs de baisse de prix des actifs ; des chocs baissiers sur la croissance. Ces vulnérabilités sont exacerbées par la concentration du secteur bancaire« .

Nos banques françaises sont très exposées à l’Italie (comme les banques chypriotes étaient exposées à la Grèce). En mars toujours, BNP Paribas est radiée des 50 banques les plus sûres au monde selon le classement établi par le magazine Global Finance et Standard & Poor’s.

Les « survaleurs », ces estimations de plus-values potentielles sur d’anciennes acquisitions, sont de plus en plus souvent dénoncées, au fur et à mesure que la croissance se fait attendre. Les activités de spéculation boursière sont dangereuses alors que les marchés affichent record sur record, principalement en raison du dopage à la planche à billets américaine. Les banques regorgent de la dette souveraine de leur État de tutelle. Trois vulnérabilités qui, loin d’être soignées, empirent.

La question des garanties des dépôts se résume de façon très simple. Soit ces garanties s’actionnent et vous serez remboursé en monnaie de singe car la mutualisation du coût par le contribuable s’avérera exorbitante et il faudra bien imprimer (ou sortir de l’euro). Soit elles ne seront pas actionnées car on ne pourra pas imprimer l’argent nécessaire et, dans ce cas, on vous confisquera une partie de vos dépôts. Rappelons sommairement la garantie des dépôts en France : 100 000 euros – par déposant et par banque – et 70 000 euros pour les comptes-titres et l’assurance-vie.

En France, les dépôts moyens représentent 37 800 euros et le total des dépôts éligibles à cette garantie se montent à 1 760 milliards d’euros. Avec deux milliards d’euros dans le montant de garantie des dépôts, il y a un euro disponible pour 880 euros de dépôts. Dans le cas de la faillite d’une grosse banque, il faudra donc imprimer de la monnaie. Mais si les garanties de dépôts ne fonctionnent pas, nous verrions s’instaurer des mesures de contrôle des retraits et des mouvements de capitaux, à la chypriote. Qu’adviendra-t-il alors de vos comptes courants, de vos livrets, de vos assurances-vie si le pays ou votre banque sont en proie à une crise de liquidité ou…de solvabilité ?

Jérôme Cahuzac avait trouvé la réponse !

* Dans 20 jours :

Le prince héritier Willem-Alexander d’Orange-Nassau deviendra roi des Pays-Bas, succédant naturellement et sans polémique à sa mère la reine Béatrix. Un exemple que la France pourrait utilement suivre si elle ne demeurait pas prisonnière des tyrans de la pensée conforme et obligatoire et si les Français acceptaient enfin de faire le bilan de leur triste république.

http://www.dailymotion.com/video/xx3hr9_la-reine-beatrix-des-pays-bas-cede-le-pouvoir-a-son-fils_news#.UWUxbzlOPJw

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

RAPPEL

2013-04-14_le-testament

Le Testament

Une page d’histoire qu’il nous faut entendre

Méconnu du public, ce testament mérite l’attention de toutes les générations qui y découvriront la profondeur du message délivré par la plume du roi Louis XVI

En présence de Mgr. le duc d’Anjou,
Chef de la Maison de Bourbon

14 avril 2013 à 16h

Eglise de la Trinité
Place d’Estienne d’Orves, 75009 Paris
Métro 12 Trinité d’Estienne d’Orves

Entrée libre

Paradoxe surprenant qu’est cette ode à la vie, le testament du Roi Louis XVI nous transmet les derniers vœux du monarque.

Avec ce message d’espoir, dénué de toute aigreur et flambeau transmis dans l’infortune à son fils, ce grand roi nous offre à entendre la simple beauté de l’amour d’un père.

Méconnu du public, ce testament mérite l’attention de toutes les générations qui y découvriront la portée du message délivré par la plume du monarque.

Pour commémorer les 220 ans de la mort de Louis XVI, la compagnie Astoë, menée par Alexis Rocamora, a choisi de faire partager, en toute simplicité, cette page d’histoire qu’il nous faut absolument entendre.

Mise en scéne :
Alexis RocamoraActeurs :
Auriane Orinel (chant) 
Constance Fortin
Chloe Mouchoux
Alexis Rocamora
Emilie Gaumard
Florent Martin
Houdia Ponty
Jean-Nicolas Aitte
Pauline Lena
Anais Cohen
Cécile Gaujal
Thomas Baratte

 

Le 10 avril 2013.
Jean-Yves Pons.

Quand Le nouvel Observateur épingle Audrey Pulvar…

9 Avr

…crachant dans le potage ! Ou l’imposture ordinaire de la gauche caviar.

 » Les aveux de Cahuzac ont engendré deux moments de télévision qui feront date pour ce qu’ils disent de l’époque. Le désarroi de Gérard Filoche, sur LCI, militfrançoisnt socialiste de toujours découvrant la réalité des faiblesses humaines, et la colère d’Audrey Pulvar, éditorialiste moderne, cinglant la gauche française pour ses errements des 30 dernières années.

Ces deux moments de télévision sont l’incarnation de la réduction par l’émotion de tout ce qui touche à notre vie publique. Acteurs et commentateurs privilégiés des événements ne vivent plus que par la passion, hors la raison. D’abord l’émotion, avant toute chose, et tant pis pour la réflexion. Acteurs et commentateurs politiques sont tous devenus des « hesseliens » : de l’indignation avant toute chose. La « Hessel attitude » a fini par supplanter la « Aron attitude ». C’est ainsi.

La passion avant la réflexion

Passons vite sur la prestation de Gérard Filoche sur LCI. Tout a été dit, tant par Michel Field que par François Jost, décrypteurs lucides de notre vie médiatique.

L’émotion de Filoche a une vertu, elle excuse ceux des socialistes qui sont pris au dépourvu par Cahuzac, mais elle est aussi porteuse d’un terrible vice : comment un responsable politique du PS, membre de la direction du premier parti de la gauche française, peut-il à ce point afficher tant de candeur ?

Comme le dit François Jost, « même si je comprends le choc de Gérard Filoche, il ne faudrait pas que les larmes qui se sont répandues à flots sur la télévision contemporaine deviennent la seule marque de vérité face au mensonge ». Un temps pour l’émotion, un temps pour la réflexion, sinon on n’affiche plus que de la faiblesse et de l’impuissance.

La prestation d’Audrey Pulvar est toute aussi intéressante. Cette dernière, et c’est tout à son honneur, ne cache pas d’être une commentatrice engagée. C’est au nom de cet engagement, du reste, que dans une diatribe d’une rare violence empreinte d’émotion et de colère, qu’elle s’est livrée à un impitoyable réquisitoire contre la gauche de gouvernement à l’œuvre dans ce pays depuis 1981.

De la même façon que l’acteur politique Filoche, le commentateur politique Pulvar en appelle à l’émotion, à la passion. Audrey Pulvar n’a pas de mots assez sévères pour fustiger les mensonges de Jérôme Cahuzac, et à travers lui tous les manquements de la gauche au pouvoir en matière d’exigence de vérité depuis les deux septennats de François Mitterrand.

« Depuis 30 ans, la gauche n’a cessé de nous cocufier », assène Audrey Pulvar. Et pour donner plus de légitimité à ces propos, elle use d’un argument d’autorité censé être irréfragable :

« J’étais place de la Bastille le soir du 10 mai 1981… C’est à ce moment que j’ai compris ce que la politique pouvait changer dans la vie des gens, j’ai cru que les socialistes allaient changer la vie, c’est ce qu’ils avaient promis »

L’exploit politique considérable de Pulvar

L’argument est en effet, à bien des égards, accablant pour la gauche. Une petite mise en perspective s’impose afin de bien appréhender le sens et la portée des propos d’Audrey Pulvar.

En 1981, Audrey Pulvar avait 9 ans, elle résidait d’ordinaire en Martinique, sa terre de naissance, à 7.000 km de Paris, Paris où elle ne commencera à résider, par intervalles plus ou moins longs, qu’à partir de l’âge de 14 ans (un portrait d’elle paru en 2008 dans « Libération » en atteste).

Il lui fallait déjà être dotée d’une conscience politique de gauche particulièrement développée pour se retrouver, le soir de l’élection de Mitterrand à l’Élysée, place de la Bastille, le soir du 10 mai, afin de saisir, si vite, si jeune, les aspirations du peuple de gauche enfin victorieux.

C’est un exploit politique considérable, hors du champ commun de l’humanité, d’autant qu’à 9 ans elle devait avoir école le lendemain. La modestie de chacun de nos parcours respectifs, à nous tous, sans exception, impose le respect devant tant de mérite républicain.

L’éveil de la conscience de gauche d’Audrey Pulvar n’a pas attendu la majorité légale, c’est à ce point rare que c’en est exceptionnel, donc méritoire. Il est donc normal, évident, inéluctable que 32 ans après, l’enfant trahi devenu adulte en vienne demander des comptes à la gauche.

Un mensonge ?

Quand on a célébré, à 9 ans, la victoire de Mitterrand place de la Bastille, à 7.000 km de son domicile de l’époque, une veille de jour d’école, quand la conscience de gauche s’éveille si tôt, alors oui, on est fondé à exiger la vérité des politiques de gauche !

Oui, on est en droit de dénoncer ces mensonges inadmissibles, proférées devant l’Assemblée nationale, de la part d’un ministre de gauche ! Oui, on a le devoir même de vilipender ces postures factices prises par des personnalités qui se prétendent de gauche ! Oui, on a l’obligation de s’en prendre à ces mensonges de gauche qui nous font tant de mal quand on vit dans la vérité de l’esprit du peuple de gauche depuis l’âge 9 ans !

Pascal Jardin avait découvert la Guerre à 9 ans. Audrey Pulvar a découvert la gauche au même âge. De son point de vue, on peut comprendre, compte tenu du tort immense et irréparable qui lui a été causé, que le commentaire qu’elle consacre ainsi à un événement politique mettant en jeu l’éthique de la gauche en politique, soit aussi empreint de passion et d’émotion que la réaction d’un Gérard Filoche.

Le mensonge qui n’a d’autre but que de promouvoir des intérêts égoïstes et narcissiques, il n’y a rien de pire. Comme le disait Edmond Rostand :

« En politique, on ne flétrit le mensonge d’hier que pour flatter celui d’aujourd’hui ».

Ces règlements de compte entre gauchistes des beaux quartiers de Paris sont décidément pathétiques. Heureusement qu’ils ne trompent désormais plus personne. Ils sont morts.

Et nous,  » Messieurs, sommes la jeunesse du monde !… »  

Le 9 avril 2013.
Conseil dans l’Espérance du Roi.

Billets d’humeur du Sieur La BOUTIERE : République, argent public et argent privé: le fâcheux mélange des genres qu’en fait la République fait de la France la risée du monde.

8 Avr

!cid__36BC439B07F7BA4BA9E4E8A6DD9CE74A@naudetdba

Cahuzac n’est  certes pas Fouquet mais Hollande n’est pas non plus Louis XIV, Vu ?

Sachons en tirer profit !

8 Avr
De France Catholique, lettre informatique de ce jour

Billet pour un avenir incertain – Dimanche 7 avril 2013

Une forte majorité de Français se détourne de la classe politique.

Selon un sondage publié ce week-end, 77% des Français estiment que le personnel politique de leur pays est corrompu (d’après une étude d’Opinion Way pour la chaîne LCI et Le Figaro). Fait grave qui ne saurait être pris à la légère, nos compatriotes éprouvent à l’encontre des élus de tous bords « du dégoût » chez 36% des sondés et « de la méfiance » chez 32%.
En trois ans, le dégoût a augmenté, passant de 23% à 36%… Résultat déplorable mais difficile à éviter, l’intérêt des citoyens pour la politique est tombé de 18% à l’automne 2011 à 9% en ce froid printemps 2013 ! Cet effondrement de l’image de la classe politique dans l’opinion publique intervient après les récents développements de l’ « affaire Cahuzac » de décembre à ce début avril sur fond de corruption et de complicités.
Les Français réclament une « réaction forte » du chef de l’Etat. Certains souhaitent un remaniement du gouvernement. D’autres une dissolution de l’Assemblée nationale, dans le but de nouvelles élections législatives.
Actuellement, le président Hollande joue la carte de l’immobilisme, semblant ignorer la gravité de la situation. En bon Corrézien, il paraît fidèle à la devise de son pâle prédécesseur, le politicien radical de la IVème République Henri Queuille : « Il n’y a pas de problème qu’une absence de solution ne finisse par résoudre »… ! Cette politique de l’autruche, toujours dangereuse, a provoqué la mort de la IVe République… Car si dans la vie, tout s’arrange, c’est en bien ou en mal…
 
CC(r) Fr Romain

Sondage magistralement illustré par le dessinateur Na, dans Nactualités du 4 avril  2013 !

http://www.dessinateur.biz/blog/2013/04/04/nactualites-hollande-gere-laffaire-cahuzac/

Du mépris dans la société.

8 Avr

Texte repris du Salon beige:

Un lecteur que je remercie ici, me fait parvenir ce texte écrit par un de ses aïeux, Pierre Sébastien Laurentie, au XIX° siècle. Son titre repris pour ce post, est suffisamment évocateur pour en entamer directement la lecture. Cependant, ce commentaire reçu en même temps que cet écrit permet d’en accroître l’intérêt et l’opportunité: 

« Ce texte , s’il demande à être adapté à aujourd’hui pour les exemples choisis, n’en demeure pas moins, à mon avis, tout à fait d’actualité.

Tous les jours nous amènent des preuves du mépris de nos gouvernants. Nous le voyons particulièrement en ce qui concerne la simagrée de mariage pour tous; annonce fantaisiste du nombre de manifestants, quasi silence sur son importance, « va te faire foutre » du CESE, moqueries dégradantes des députés a l’endroit des autorités religieuses, mépris des forces de l’ordre face à des enfants, des mères de familles, mépris d’un président qui n’admet pas la contestation surtout tant qu’elle reste pacifique.

 

« L’affaire Cahuzac » démontre amplement le mépris de notre classe politique, partie emmergée de l’iceberg. Le mensonge des politiques même pris  » la main dans le sac  » montre le profond mépris dans lequel sont pris les administrés. Les élus ne donnent pas le sentiment d’être au service des français, mais demandent aux français d’être à leur service, au service de leur fortune ».

En voici donc lecture :

« On a souvent expliqué les révolutions modernes par des causes diverses ; il est une cause qu’on a pas assez vue : c’est le mépris.

L’anarchie s’explique par le mépris de ceux qui commandent; le despotisme s’explique par le mépris de ceux qui obéissent.

Or le mépris est ce qui abaisse le plus les peuples et les Etats, et sous quelque forme qu’il apparaisse, despotisme ou anarchie, le mépris, porté à un certain degré, est le signe où l’on reconnaît la fin probable et prochaine des nations.

Au commencement du dix-huitième siècle, une du­chesse s’amusa à dire au régent, en plein souper : Dieu ayant fait l’homme, prit un reste de boue pour en faire l’âme des princes et des laquais.

Le mépris commençait par le rire ; il partait du sommet de la société par le cynisme, pour se répandre dans tous les rangs par la colère. Lorsque l’autorité se méprise elle-même, les peuples commencent par la dénigrer, puis ils la bravent, et ne tardent pas à la briser.

On a trop disserté sur l’influence de l’éducation an­térieure au dix-huitième siècle, comme si la perversité devait ne tenir qu’à une mauvaise direction d’idées, d’études et de systèmes. Une cause plus générale de la décadence fut le mépris de l’autorité, non par suite d’une préméditation philosophique, mais par une réac­tion spontanée de l’orgueil contre la discipline politi­que de Louis XIV.

Si, à la mort du grand roi, les politiques de cour n’a­vaient pas pris soin d’humilier la puissance par le dénigrement, s’ils ne s’étaient pas amusés à rendre l’autorité méprisable par la liberté de leurs satires et le scandale de leurs débauches, la société française fût restée ferme, et des hommes sérieux et lettrés n’au­raient pas à débattre aujourd’hui la question de savoir si c’est le paganisme du siècle de Louis XIV qui a fait la dégradation du siècle de Louis XV, question pleine de paradoxe, et inutile au redressement des mœurs.

Hélas ! il y a un paganisme qui est de tous les temps; c’est le culte de l’homme pour lui-même, et ce paga­nisme engendre le mépris de tout ce qui fait l’ordre moral des sociétés.

Les hautes classes avaient cru d’abord ne faire autre chose que se venger de Louis XIV par l’éclat de leurs insultes; bientôt elles perdirent le respect d’elles- mêmes par la licence de leurs habitudes. La régence ne fut pas un système, elle fut une orgie, et le mépris de l’autorité s’enseigna non comme une théorie, mais comme un exemple.

Tout le dix-huitième siècle est là , et la révolution qui le couronna n’a pas de cause plus réelle, ou du moins plus immédiate et plus directe.

On a dit aussi bien souvent que la révolution avait son point de départ dans le principe de la souveraineté personnelle, posé par Luther; et cela est vrai logique­ment sans doute. Mais pourquoi ce principe est-il inerte, stérile, dans tout ce dix-septième siècle qui semble n’être qu’un règne ? C’est que l’autorité est res­pectée et veut l’être ; la logique du sectaire meurt devant le sceptre du monarque.

Remarquez que, dans ce grand siècle de Louis XIV, le mépris semble n’avoir de place nulle part. Le roi est absolu, mais il honore la sujétion. On lui a reproché son entrée au Parlement un fouet à la main ! Il allait à la chasse, il avait dix-huit ans et on sortait de la Fronde ; on a vu bien autre chose depuis.

Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a de grandeur que là où il y a du respect, et le dix-huitième siècle n’a été le plus dégradé des siècles que parce qu’il en a été le plus méprisant.

Les grands ont commencé par se mépriser eux- mêmes, et ils se sont donnés en spectacle avec leur cynisme rieur et leur crapule effrontée. Comment la révolution ne serait-elle pas tombée avec ses crimes sur cette société dégénérée ?

La révolution pouvait être une réforme, ainsi le voulait Louis XVI, ainsi l’aurait faite Louis XIV, et pour être une réforme, il fallait que l’autorité fût respectée. Dès que l’autorité était vouée au mépris, la révolution ne pouvait être qu’une des­truction et un ravage.

Il en sera ainsi partout où des causes quelconques auront engendré le mépris de ceux qui commandent. Le mépris de l’autorité conduit infailliblement à l’anarchie.

Et de même le mépris de ceux qui obéissent mène au despotisme, autre mort morale des peuples.

Un noble caractère de l’autorité, et le plus noble, sans doute, est de respecter ceux à qui elle commande. Ce fut le caractère général de la royauté en France, sauf des exceptions qui font contraste ; et c’est aussi ce qui explique la durée de la monarchie.

Le bon sens de l’empereur Napoléon lui fit com­prendre cette condition du commandement. Il foula la France, mais il l’honora.

Aussi son exemple mérite aujourd’hui d’être rap­pelé. A force de réagir contre la liberté , qui a été extrême, on finit par la mépriser; c’est un grand péril.

Mépriser l’homme, est le mal disposer à obéir. Le pouvoir qui reposerait sur le mépris serait le plus fra­gile, même quand il serait le plus oppresseur.

Et puis, quelle autorité que celle qui ne s’agrandit pas en respectant l’obéissance! L’autorité qui ne lais­serait pas aux peuples leur dignité, ne serait que du despotisme, et le despotisme n’est qu’un passage dans l’histoire des États.

Nous voyons des conseillers du pouvoir le provoquer à des expédients extrêmes de gouvernement par le mé­pris des classes où peut se trouver un germe d’irrita­tion, et surtout des classes qu’on nomme bourgeoises, bien que ce mot de bourgeoisie n’ait pas de sens.

C’est un de ces rapides soubresauts que nous voyons dans la politique depuis qu’elle n’a aucune règle. Mais le mépris est une sotte passion; il ôte à l’autorité le droit de s’enorgueillir du commandement : il serait plus moral de lui laisser la joie de ne commander qu’à des hommes libres.

Qu’on chasse donc le mépris de la politique. Le mépris engendre tour à tour les révolutions et les ty­rannies.

Et d’ailleurs, quelle logique ! parce qu’un peuple a abusé de la liberté, est-ce une raison de mépriser la li­berté? On a aussi abusé des arts; faut-il mépriser les arts? De quoi l’homme n’abuse-t-il pas? Il abuse de ce qui est grand et de ce qui est saint; faut-il mépriser ce qui est grand et saint?

Le pouvoir, enfin, quel qu’il soit, a besoin de s’ho­norer lui-même ; et s’il méprise ceux à qui il com­mande, il ne s’élève pas, il s’abaisse.

N’a-t-il pas même à montrer aux autres États qu’il est à la tête d’une nation qui garde son indépendance? Comment laisserait-il croire que ce peuple qui, hier, courait en délire à la liberté, n’est bon, aujourd’hui, qu’à se courber dans la servitude? Est-ce le même peuple? Et si c’est le même peuple, quelle risée !

Nul ne gagne à ces abaissements. Il y a des sophistes qui s’en amusent dans leurs festins de Trimalcion*; mais il vient un moment où la rougeur monte au front des peuples, et nul pouvoir n’est de force à contenir la colère qui se venge du mépris.

*Personnage fictif du Satyricon,

Ne serait-il donc pas possible de préserver un pays de ces retours précipités, en le retenant dans une voie de raison, par le double respect de la puissance et de la liberté?

Cela se peut sans doute, mais non dans un état de révolution. Le mot de révolution implique une alterna­tive d’anarchie et d’arbitraire; de même que le mot de liberté implique une règle de conduite et une loi d’équité.

A vrai dire, la révolution, et surtout la révolution française, n’est autre chose que le mépris, réalisé par des actes; mépris de l’autorité, réalisé par la frénésie des renversements; mépris de la liberté, réalisé par la licence des tyrannies.

Mettons fin à la révolution par le respect, et aussitôt le pouvoir retrouvera sa puissance, et la nation re­trouvera sa dignité ».

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (8 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

8 Avr

*  Ils avaient appelé leur quartier « shitland » !

Et il a fallu attendre 2 ans pour que les trafiquants de drogue du quartier des Boullereaux à Champigny (Val-de-Marne) tombent enfin aux mains de la police et soient traduits en justice.

Une quarantaine de personnes, toutes issues de l’immigration maghrébine ou sub-saharienne, ont comparu de mardi à jeudi derniers devant le tribunal correctionnel de Créteil. De l’est de la région parisienne aux Pays-Bas en passant par Malaga en Espagne, du petit fumeur de joint aux « nourrices » et jusqu’à la tête de réseau, des go-fast le long de l’autoroute A1 aux cages d’escaliers défoncées des tours de cité, ils avaient installé un véritable supermarché de la drogue. Et c’est presque toute l’organisation du trafic de drogue qui comparaissait.

Il s’agissait selon la police du deuxième plus gros marché de drogue en Ile-de-France, après le quartier des Beaudottes à Sevran, en Seine-Saint-Denis. Les clients, plus d’une centaine par jour, étaient  pris en charge à la sortie du RER ou de l’autoroute pour être conduits directement jusque dans les cages d’escaliers où s’organisait le deal, qui rapportait 30 000 euros de chiffre d’affaire quotidien.
Les enquêteurs ont mis deux ans pour remonter toute la filière. Ils avaient pu interpeller une quarantaine de participants à ce deal, lors de deux interpellations de masse en avril 2010 et septembre 2011.

Le trafic, monumental, se faisait aux yeux de tous, raconte Christiane, une habitante du quartier : « Imaginez que vous êtes au marché, le 1er mai, ils avaient leur étal installé en bas de l’immeuble, des tréteaux, et ils vendaient leurs trucs, comme si vous vendiez des salades ». Un autre habitant, Michel, en subissait les conséquences : «  De peur de se faire attraper par les flics, ils filtraient tout le monde, alors effectivement tu peux avoir peur ». Pendant des mois, la mairie a reçu des centaines de témoignages. Jean-Pierre Rivalin est chargé de la sécurité à Champigny-sur-Marne : « Ils ne pouvaient même plus inviter leurs amis ni leurs familles, ils ne pouvaient pas aller et venir librement, comme on doit le faire partout en France ».

Si le trafic a pu s’installer dans ce quartier, c’est bien parce que celui-ci est un quartier pauvre, estime Michel : « 80% de chômeurs… faut bouffer ! Quand y’a des mômes de 13 ans qui sont payés 100 euros par jour, qu’est-ce que tu veux que leur mère dise ? Même si elle sait qu’il trempe dans un truc, il ramène 3 000 euros par mois, point barre ! ».

Richard habite depuis 35 ans ce quartier des Boullereaux à Champigny-sur-Marne. Comment se matérialisait ce trafic ? « Plusieurs bâtiments étaient quasiment interdits d’accès aux locataires par les dealers. 15 jeunes dont vous vous dites qu’ils sont peut-être armés, qui prennent volontairement l’air le plus menaçant possible, personne ne voulait rien dire, par crainte de représailles, c’était impressionnant, on voyait les guetteurs sur les toits, les dealers former barrage devant l’entrée des immeubles… Les gens arrivaient par la gare, c’était connu, c’était un centre de distribution, ils venaient par le RER, se ravitailler dans notre cité. C’était un climat, les gens sentaient qu’il fallait adopter, comme on dit, le profil bas ».

Céline Berton, secrétaire générale adjointe du syndicat des Commissaires de Police, parle d’un « climat de terreur » : « Dans ce quartier, au moment où la police s’y est attaquée, les habitants étaient fouillés quand ils rentraient chez eux. Un travail gigantesque a été mené par la police, sur des semaines et des mois, avec des surveillances conséquentes, des interpellations importantes. On était sur des phénomènes de go-fast, en provenance de l’étranger, et pas des petits profils, pas que des petits délinquants, des individus dont certains faisaient l’objet de recherches, de mandat d’arrêt ».

Des peines de 18 mois, dont dix mois à un an avec sursis, ont été requises à l’encontre des quatre « nourrices », chargées de conserver la marchandise. A l’encontre des huit vendeurs, le parquet a demandé des peines allant de 18 mois dont huit avec sursis, à quatre ans ferme. Enfin, pour les sept prévenus soupçonnés d’être à la tête du trafic, dont trois ne se sont pas présentés à l’audience, des peines de cinq à huit ans ferme, avec mandat de dépôt pour les prévenus présents, mandat d’arrêt pour les absents, ont été requises. Par ailleurs, huit mois d’emprisonnement avec sursis ont été requis à l’encontre d’une policière pour avoir communiqué avec un détenu. Notons cependant que ces peines sont inférieures aux réquisitions du parquet et que dix délinquants ont bénéficié d’une mise en liberté, au cous du procès, pour « vice de forme » ! Avec une telle justice, il n’y a aucun doute, nous sommes en sécurité…

Mais ce n’est pas fini !

Le procès des trafiquants de drogue du quartier des Boullereaux, à Champigny, sera suivi par un second opus. A partir de lundi, et pendant toute la semaine, 23 trafiquants seront poursuivis à leur tour devant le tribunal correctionnel de Créteil. Parmi eux, cinq auront déjà été jugés lors de la première semaine.Ce deuxième procès correspond à la deuxième intervention policière dans le quartier des Boullereaux. En effet, après un premier coup de filet en 2010, le trafic de stupéfiants s’est poursuivi avec d’autres trafiquants, obligeant les autorités à organiser une seconde intervention policière en 2011.Ce deuxième procès sera enfin suivi d’un troisième. Le 23 mai, onze personnes comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Créteil, toujours pour trafic de stupéfiants. Cette fois, les prévenus sont originaires d’un autre quartier de Champigny, le Bois-l’Abbé.
Comme quoi, quand la police veut, la police…peut. Mais à quand le rétablissement de la peine de mort pour ces vendeurs de mort ?

*  Alors, pour sourire un peu :

1

*  Il est cerné !

Dans sa ville de Tulle (Corrèze), où il a passé quelques heures samedi, François Hollande a dû se contorsionner pour éviter les manifestants. À l’aéroport de Brive-la-Gaillarde, il s’est faufilé par une porte dérobée pour éviter des dizaines de manifestants contre le gaz de schiste. Même stratagème à la préfecture de Tulle, où le chef de l’État est entré par une porte arrière pour ne pas croiser des opposants au mariage pour tous. Et partout, à Tulle comme à Paris, une «affaire Cahuzac» à rebondissements, qui n’en finit pas d’empoisonner la gauche. «C’est un poison lent», résume un poids lourd de l’Assemblée nationale.

De retour à Paris, François Hollande a passé ces deux derniers jours à consulter à l’Élysée. Il a reçu son premier ministre Jean-Marc Ayrault dimanche après midi. Ainsi que deux poids lourds de son gouvernement, Manuel Valls (qui commence à, sentir le vent du boulet Cahuzac) et Arnaud Montebourg. Depuis les aveux de Jérôme Cahuzac, le président ne décolère pas.

Au pied du mur, Hollande doit trouver de nouveaux instruments dans sa petite «boite à outils» pour sortir de la nasse. Le ministre des relations avec le parlement Alain Vidalies planche sur un texte de loi sur la moralisation de la vie publique, dans la foulée des annonces faites par le président mercredi dernier. Jean-Marc Ayrault a déjà promis que le texte serait «d’une grande fermeté». On confirme à l’Élysée: «Ce sera particulièrement fort. Il faut juguler cette crise morale qui ne date pas d’aujourd’hui.» «L’idée est de frapper vite et fort», confie un autre conseiller du président. Le texte devrait être prêt dans les prochains jours, au plus tard la semaine prochaine. Ils n’oublient qu’un détail : il est trop tard, comme nous le disions ce week-end. La France est arrivée très au-delà des recettes de Mr. Bricolage.

Crise de confiance? Crise morale? Crise politique? Crise de régime? Depuis qu’a éclaté la «bombe Cahuzac», politiques et commentateurs discutent gravement de cette épineuse question. Vieille histoire puisque certains prétendent (à tort) qu’à Byzance, moines et érudits débattaient du sexe des anges pendant que les troupes du sultan étaient sur les remparts… Mais, quel que soit le nom qu’on lui donne, la crise est là, et bien là. La colère du peuple est si profonde, si brutale, si imprévisible dans ses développements qu’alimentent jour après jour les révélations de la presse, que la seule question qui se pose à tous ceux que préoccupe l’avenir de la République se résume à cette question: « mais comment l’apaiser ? » Certains allant même jusqu’à oser prétendre que le salut pourrait venir de la fondation…d’une Sixième République ! Comment être aussi borné devant le constat des cinq débâcles précédentes ?

En vérité, s’il faut effectivement  » frapper vite et fort « , cela passe par un choc politique et une révolution de la pensée bien éloignés d’un prétendu projet de loi sur  » la moralisation de la vie publique « . Car une seule issue s’offre désormais au pouvoir en place : UN ROI POUR LA FRANCE, SINON ELLE MOURRA.

 » Cherchez d’abord son Royaume et sa Justice et tout vous sera donné par surcroît  » (Mathieu, 6, 33.)

*  D’autres que nous y pensent aussi :

En voici, pour preuve, un extrait de l’éditorial de Jean-Pierre Maugendre, dans Renaissance catholique:

« […] En fait de « ré-enchantement du rêve français », François Hollande nous mène benoîtement vers le chaos. Il est certain que s’il persiste dans son projet d’imposer « le mariage pour tous », l’opposition va se durcir et se politiser, malgré la volonté de Frigide Barjot et de l’UMP de ne surtout pas remettre en cause le système actuel. Les manœuvres pour remettre en selle les élus de l’UMP, qui, il y a 6 mois, à quelques exceptions près, auraient voté sans barguigner « le mariage pour tous », sont pathétiques à observer.

La IVe République s’effondra sur elle-même de ne pas avoir su résoudre la question algérienne. Il n’est pas impossible que la Ve implose sous les effets conjugués de la crise économique et financière, et maintenant sociétale et identitaire. Les princes qui nous gouvernent, coupés du peuple qu’ils méprisent depuis longtemps, ne comprennent pas ce qui se passe. Ils n’ont pas vu germer avant leur éclosion les bourgeons du printemps français et catholique qui ont été préservés de l’hiver matérialiste par des familles, des écoles, des paroisses… qui avaient pris au sérieux la parole de Jean-Paul II : « N’ayez pas peur ! » Ils ne comprennent rien à ce peuple qu’Élie Peillon*, le fils de Vincent, voudrait pendre en place publique.  Cette jeunesse motivée, ardente et disponible peut faire reculer un Gouvernement qui, sans doute, espère et craint à la fois « une bavure mortelle » qui liguerait contre lui les parents solidaires de leurs enfants, même si, bien sûr, tous les cadavres n’ont pas la même valeur aux yeux de la classe médiatique : tout le monde connaît Malik Oussekine et personne Sébastien Deyzieu.

Face à une classe politique totalement déconsidérée par sa corruption endémique et par son mépris du bien commun, uniquement soucieuse de conserver ses prébendes et ses privilèges, le salut ne pourra venir que d’une réforme en profondeur de nos institutions et un renouvellement quasiment complet de notre personnel dirigeant. Les institutions de la Ve République assurent une prédominance totale de la potestas sur l’auctoritas. Le couvercle est soigneusement fixé sur la cocotte minute qui continue de bouillir. Plus le temps passe, plus l’explosion, inévitable car les différentes crises poussent leurs feux sous la marmite, sera violente ! »

* voici l’opinion d’Elie Peillon, le fils de son papa, exprimée sur Facebook:

Elie PeillonSans compter que papa devrait lui donner des cours particuliers de langue française.

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Rodin, la lumière de l'antique

 

De Céar à Rodin

Écrin contemporain dédié à l’archéologie, le Musée départemental Arles antique abrite le célébrissime buste de César et les trésors romains découverts dans le Rhône. En 2013, le musée célèbre « Rodin, la lumière de l’Antique » avec une exposition prestigieuse qui explorera les inspirations croisées, les liens tissés à travers les siècles.

Rodin voulait ancrer sa pratique de la sculpture dans la continuité de l’art grec fondateur. Son art fait écho, par la perfection plastique et l’expressivité de ses formes, à l’idéal grec.

Pour cet événement international, le Musée du Louvre prêtera la Vénus d’Arles, chef d’œuvre antique offert à Louis XIV.
En 2013, le Musée dévoilera l’épave d’un navire romain sortie presque intacte du fleuve et présentée comme si elle était à quai, dans une extension du musée spécialement construite à cet effet. La nouvelle aile de près de 900 m2 mettra en valeur le rôle du Rhône dans l’Antiquité et présentera ainsi plus de 400 objets.

Musée départemental Arles antique
Avenue 1ere division France libre
Presqu’île du cirque romain
BP 205 13635 Arles cedex
Tél. 04 13 31 51 03
www.arles-antique.cg13.fr

Le 8 avril 2013.

Jean-Yves Pons.

« Quo non descendam » : après Strauss-Kahn, Cahuzac; et le président a parlé de « morale » !….

3 Avr
2522689658On sait que, pour Strauss-Kahn, tous les « hauts placés » du PS « savaient », et qu’ils sont donc tous solidairement responsables et coupables d’avoir, sciemment, travaillé pour l’accession au plus haut niveau de l’Etat d’un délinquant sexuel…
Aujourd’hui, avec l’affaire Cahuzac, qui menace de devenir colossale elle aussi (600.000 euros « planqués », au minimum, plusieurs millions peut-être…) on se pose des questions : car il n’y a que deux solutions : ou bien l’éxécutif « savait », et c’est gravissime; ou bien il ne savait pas, et, en un certain sens, c’est « encore plus gravissime »…

Quoi qu’il en soit, s’il y en a bien un qui a eu un mot malheureux, c’est le président, parlant d’une « énorme faute morale » : vous avez dit « morale », monsieur le Président ? Mais, on ne parle pas de corde dans la maison d’un pendu… 

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2013/04/02/quo-non-descendam-apres-strauss-kahn-cahuzac-et-le-presiden.html

imagesCQFD.  Ce Qui Fonderait Demain…. l’action du roi à venir.                                         Le  gouvernement  royal verra sa tâche grandement  facilitée par la supression, qui va des soit, des éléctions présidentielles si coûteuses à organiser et  si ruineuses à remporter. Dans le même mouvement de réformes , les  élections nationales  seront reduits à leur strict minimum. Voilà assurément  des occasions / tentations de  flirter  avec des illégalités en moins et  beaucoup moins de promesses intenables , ou pire, qui seront réalisées , à faire pour tenter de rallier les suffrages  de personnes  qui se  sentent trop souvent les  gogos de la farce.

                           Alain TEXIER