Tag Archives: Jérôme Cahuzac

Du mépris dans la société.

8 Avr

Texte repris du Salon beige:

Un lecteur que je remercie ici, me fait parvenir ce texte écrit par un de ses aïeux, Pierre Sébastien Laurentie, au XIX° siècle. Son titre repris pour ce post, est suffisamment évocateur pour en entamer directement la lecture. Cependant, ce commentaire reçu en même temps que cet écrit permet d’en accroître l’intérêt et l’opportunité: 

« Ce texte , s’il demande à être adapté à aujourd’hui pour les exemples choisis, n’en demeure pas moins, à mon avis, tout à fait d’actualité.

Tous les jours nous amènent des preuves du mépris de nos gouvernants. Nous le voyons particulièrement en ce qui concerne la simagrée de mariage pour tous; annonce fantaisiste du nombre de manifestants, quasi silence sur son importance, « va te faire foutre » du CESE, moqueries dégradantes des députés a l’endroit des autorités religieuses, mépris des forces de l’ordre face à des enfants, des mères de familles, mépris d’un président qui n’admet pas la contestation surtout tant qu’elle reste pacifique.

 

« L’affaire Cahuzac » démontre amplement le mépris de notre classe politique, partie emmergée de l’iceberg. Le mensonge des politiques même pris  » la main dans le sac  » montre le profond mépris dans lequel sont pris les administrés. Les élus ne donnent pas le sentiment d’être au service des français, mais demandent aux français d’être à leur service, au service de leur fortune ».

En voici donc lecture :

« On a souvent expliqué les révolutions modernes par des causes diverses ; il est une cause qu’on a pas assez vue : c’est le mépris.

L’anarchie s’explique par le mépris de ceux qui commandent; le despotisme s’explique par le mépris de ceux qui obéissent.

Or le mépris est ce qui abaisse le plus les peuples et les Etats, et sous quelque forme qu’il apparaisse, despotisme ou anarchie, le mépris, porté à un certain degré, est le signe où l’on reconnaît la fin probable et prochaine des nations.

Au commencement du dix-huitième siècle, une du­chesse s’amusa à dire au régent, en plein souper : Dieu ayant fait l’homme, prit un reste de boue pour en faire l’âme des princes et des laquais.

Le mépris commençait par le rire ; il partait du sommet de la société par le cynisme, pour se répandre dans tous les rangs par la colère. Lorsque l’autorité se méprise elle-même, les peuples commencent par la dénigrer, puis ils la bravent, et ne tardent pas à la briser.

On a trop disserté sur l’influence de l’éducation an­térieure au dix-huitième siècle, comme si la perversité devait ne tenir qu’à une mauvaise direction d’idées, d’études et de systèmes. Une cause plus générale de la décadence fut le mépris de l’autorité, non par suite d’une préméditation philosophique, mais par une réac­tion spontanée de l’orgueil contre la discipline politi­que de Louis XIV.

Si, à la mort du grand roi, les politiques de cour n’a­vaient pas pris soin d’humilier la puissance par le dénigrement, s’ils ne s’étaient pas amusés à rendre l’autorité méprisable par la liberté de leurs satires et le scandale de leurs débauches, la société française fût restée ferme, et des hommes sérieux et lettrés n’au­raient pas à débattre aujourd’hui la question de savoir si c’est le paganisme du siècle de Louis XIV qui a fait la dégradation du siècle de Louis XV, question pleine de paradoxe, et inutile au redressement des mœurs.

Hélas ! il y a un paganisme qui est de tous les temps; c’est le culte de l’homme pour lui-même, et ce paga­nisme engendre le mépris de tout ce qui fait l’ordre moral des sociétés.

Les hautes classes avaient cru d’abord ne faire autre chose que se venger de Louis XIV par l’éclat de leurs insultes; bientôt elles perdirent le respect d’elles- mêmes par la licence de leurs habitudes. La régence ne fut pas un système, elle fut une orgie, et le mépris de l’autorité s’enseigna non comme une théorie, mais comme un exemple.

Tout le dix-huitième siècle est là , et la révolution qui le couronna n’a pas de cause plus réelle, ou du moins plus immédiate et plus directe.

On a dit aussi bien souvent que la révolution avait son point de départ dans le principe de la souveraineté personnelle, posé par Luther; et cela est vrai logique­ment sans doute. Mais pourquoi ce principe est-il inerte, stérile, dans tout ce dix-septième siècle qui semble n’être qu’un règne ? C’est que l’autorité est res­pectée et veut l’être ; la logique du sectaire meurt devant le sceptre du monarque.

Remarquez que, dans ce grand siècle de Louis XIV, le mépris semble n’avoir de place nulle part. Le roi est absolu, mais il honore la sujétion. On lui a reproché son entrée au Parlement un fouet à la main ! Il allait à la chasse, il avait dix-huit ans et on sortait de la Fronde ; on a vu bien autre chose depuis.

Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a de grandeur que là où il y a du respect, et le dix-huitième siècle n’a été le plus dégradé des siècles que parce qu’il en a été le plus méprisant.

Les grands ont commencé par se mépriser eux- mêmes, et ils se sont donnés en spectacle avec leur cynisme rieur et leur crapule effrontée. Comment la révolution ne serait-elle pas tombée avec ses crimes sur cette société dégénérée ?

La révolution pouvait être une réforme, ainsi le voulait Louis XVI, ainsi l’aurait faite Louis XIV, et pour être une réforme, il fallait que l’autorité fût respectée. Dès que l’autorité était vouée au mépris, la révolution ne pouvait être qu’une des­truction et un ravage.

Il en sera ainsi partout où des causes quelconques auront engendré le mépris de ceux qui commandent. Le mépris de l’autorité conduit infailliblement à l’anarchie.

Et de même le mépris de ceux qui obéissent mène au despotisme, autre mort morale des peuples.

Un noble caractère de l’autorité, et le plus noble, sans doute, est de respecter ceux à qui elle commande. Ce fut le caractère général de la royauté en France, sauf des exceptions qui font contraste ; et c’est aussi ce qui explique la durée de la monarchie.

Le bon sens de l’empereur Napoléon lui fit com­prendre cette condition du commandement. Il foula la France, mais il l’honora.

Aussi son exemple mérite aujourd’hui d’être rap­pelé. A force de réagir contre la liberté , qui a été extrême, on finit par la mépriser; c’est un grand péril.

Mépriser l’homme, est le mal disposer à obéir. Le pouvoir qui reposerait sur le mépris serait le plus fra­gile, même quand il serait le plus oppresseur.

Et puis, quelle autorité que celle qui ne s’agrandit pas en respectant l’obéissance! L’autorité qui ne lais­serait pas aux peuples leur dignité, ne serait que du despotisme, et le despotisme n’est qu’un passage dans l’histoire des États.

Nous voyons des conseillers du pouvoir le provoquer à des expédients extrêmes de gouvernement par le mé­pris des classes où peut se trouver un germe d’irrita­tion, et surtout des classes qu’on nomme bourgeoises, bien que ce mot de bourgeoisie n’ait pas de sens.

C’est un de ces rapides soubresauts que nous voyons dans la politique depuis qu’elle n’a aucune règle. Mais le mépris est une sotte passion; il ôte à l’autorité le droit de s’enorgueillir du commandement : il serait plus moral de lui laisser la joie de ne commander qu’à des hommes libres.

Qu’on chasse donc le mépris de la politique. Le mépris engendre tour à tour les révolutions et les ty­rannies.

Et d’ailleurs, quelle logique ! parce qu’un peuple a abusé de la liberté, est-ce une raison de mépriser la li­berté? On a aussi abusé des arts; faut-il mépriser les arts? De quoi l’homme n’abuse-t-il pas? Il abuse de ce qui est grand et de ce qui est saint; faut-il mépriser ce qui est grand et saint?

Le pouvoir, enfin, quel qu’il soit, a besoin de s’ho­norer lui-même ; et s’il méprise ceux à qui il com­mande, il ne s’élève pas, il s’abaisse.

N’a-t-il pas même à montrer aux autres États qu’il est à la tête d’une nation qui garde son indépendance? Comment laisserait-il croire que ce peuple qui, hier, courait en délire à la liberté, n’est bon, aujourd’hui, qu’à se courber dans la servitude? Est-ce le même peuple? Et si c’est le même peuple, quelle risée !

Nul ne gagne à ces abaissements. Il y a des sophistes qui s’en amusent dans leurs festins de Trimalcion*; mais il vient un moment où la rougeur monte au front des peuples, et nul pouvoir n’est de force à contenir la colère qui se venge du mépris.

*Personnage fictif du Satyricon,

Ne serait-il donc pas possible de préserver un pays de ces retours précipités, en le retenant dans une voie de raison, par le double respect de la puissance et de la liberté?

Cela se peut sans doute, mais non dans un état de révolution. Le mot de révolution implique une alterna­tive d’anarchie et d’arbitraire; de même que le mot de liberté implique une règle de conduite et une loi d’équité.

A vrai dire, la révolution, et surtout la révolution française, n’est autre chose que le mépris, réalisé par des actes; mépris de l’autorité, réalisé par la frénésie des renversements; mépris de la liberté, réalisé par la licence des tyrannies.

Mettons fin à la révolution par le respect, et aussitôt le pouvoir retrouvera sa puissance, et la nation re­trouvera sa dignité ».

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (8 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

8 Avr

*  Ils avaient appelé leur quartier « shitland » !

Et il a fallu attendre 2 ans pour que les trafiquants de drogue du quartier des Boullereaux à Champigny (Val-de-Marne) tombent enfin aux mains de la police et soient traduits en justice.

Une quarantaine de personnes, toutes issues de l’immigration maghrébine ou sub-saharienne, ont comparu de mardi à jeudi derniers devant le tribunal correctionnel de Créteil. De l’est de la région parisienne aux Pays-Bas en passant par Malaga en Espagne, du petit fumeur de joint aux « nourrices » et jusqu’à la tête de réseau, des go-fast le long de l’autoroute A1 aux cages d’escaliers défoncées des tours de cité, ils avaient installé un véritable supermarché de la drogue. Et c’est presque toute l’organisation du trafic de drogue qui comparaissait.

Il s’agissait selon la police du deuxième plus gros marché de drogue en Ile-de-France, après le quartier des Beaudottes à Sevran, en Seine-Saint-Denis. Les clients, plus d’une centaine par jour, étaient  pris en charge à la sortie du RER ou de l’autoroute pour être conduits directement jusque dans les cages d’escaliers où s’organisait le deal, qui rapportait 30 000 euros de chiffre d’affaire quotidien.
Les enquêteurs ont mis deux ans pour remonter toute la filière. Ils avaient pu interpeller une quarantaine de participants à ce deal, lors de deux interpellations de masse en avril 2010 et septembre 2011.

Le trafic, monumental, se faisait aux yeux de tous, raconte Christiane, une habitante du quartier : « Imaginez que vous êtes au marché, le 1er mai, ils avaient leur étal installé en bas de l’immeuble, des tréteaux, et ils vendaient leurs trucs, comme si vous vendiez des salades ». Un autre habitant, Michel, en subissait les conséquences : «  De peur de se faire attraper par les flics, ils filtraient tout le monde, alors effectivement tu peux avoir peur ». Pendant des mois, la mairie a reçu des centaines de témoignages. Jean-Pierre Rivalin est chargé de la sécurité à Champigny-sur-Marne : « Ils ne pouvaient même plus inviter leurs amis ni leurs familles, ils ne pouvaient pas aller et venir librement, comme on doit le faire partout en France ».

Si le trafic a pu s’installer dans ce quartier, c’est bien parce que celui-ci est un quartier pauvre, estime Michel : « 80% de chômeurs… faut bouffer ! Quand y’a des mômes de 13 ans qui sont payés 100 euros par jour, qu’est-ce que tu veux que leur mère dise ? Même si elle sait qu’il trempe dans un truc, il ramène 3 000 euros par mois, point barre ! ».

Richard habite depuis 35 ans ce quartier des Boullereaux à Champigny-sur-Marne. Comment se matérialisait ce trafic ? « Plusieurs bâtiments étaient quasiment interdits d’accès aux locataires par les dealers. 15 jeunes dont vous vous dites qu’ils sont peut-être armés, qui prennent volontairement l’air le plus menaçant possible, personne ne voulait rien dire, par crainte de représailles, c’était impressionnant, on voyait les guetteurs sur les toits, les dealers former barrage devant l’entrée des immeubles… Les gens arrivaient par la gare, c’était connu, c’était un centre de distribution, ils venaient par le RER, se ravitailler dans notre cité. C’était un climat, les gens sentaient qu’il fallait adopter, comme on dit, le profil bas ».

Céline Berton, secrétaire générale adjointe du syndicat des Commissaires de Police, parle d’un « climat de terreur » : « Dans ce quartier, au moment où la police s’y est attaquée, les habitants étaient fouillés quand ils rentraient chez eux. Un travail gigantesque a été mené par la police, sur des semaines et des mois, avec des surveillances conséquentes, des interpellations importantes. On était sur des phénomènes de go-fast, en provenance de l’étranger, et pas des petits profils, pas que des petits délinquants, des individus dont certains faisaient l’objet de recherches, de mandat d’arrêt ».

Des peines de 18 mois, dont dix mois à un an avec sursis, ont été requises à l’encontre des quatre « nourrices », chargées de conserver la marchandise. A l’encontre des huit vendeurs, le parquet a demandé des peines allant de 18 mois dont huit avec sursis, à quatre ans ferme. Enfin, pour les sept prévenus soupçonnés d’être à la tête du trafic, dont trois ne se sont pas présentés à l’audience, des peines de cinq à huit ans ferme, avec mandat de dépôt pour les prévenus présents, mandat d’arrêt pour les absents, ont été requises. Par ailleurs, huit mois d’emprisonnement avec sursis ont été requis à l’encontre d’une policière pour avoir communiqué avec un détenu. Notons cependant que ces peines sont inférieures aux réquisitions du parquet et que dix délinquants ont bénéficié d’une mise en liberté, au cous du procès, pour « vice de forme » ! Avec une telle justice, il n’y a aucun doute, nous sommes en sécurité…

Mais ce n’est pas fini !

Le procès des trafiquants de drogue du quartier des Boullereaux, à Champigny, sera suivi par un second opus. A partir de lundi, et pendant toute la semaine, 23 trafiquants seront poursuivis à leur tour devant le tribunal correctionnel de Créteil. Parmi eux, cinq auront déjà été jugés lors de la première semaine.Ce deuxième procès correspond à la deuxième intervention policière dans le quartier des Boullereaux. En effet, après un premier coup de filet en 2010, le trafic de stupéfiants s’est poursuivi avec d’autres trafiquants, obligeant les autorités à organiser une seconde intervention policière en 2011.Ce deuxième procès sera enfin suivi d’un troisième. Le 23 mai, onze personnes comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Créteil, toujours pour trafic de stupéfiants. Cette fois, les prévenus sont originaires d’un autre quartier de Champigny, le Bois-l’Abbé.
Comme quoi, quand la police veut, la police…peut. Mais à quand le rétablissement de la peine de mort pour ces vendeurs de mort ?

*  Alors, pour sourire un peu :

1

*  Il est cerné !

Dans sa ville de Tulle (Corrèze), où il a passé quelques heures samedi, François Hollande a dû se contorsionner pour éviter les manifestants. À l’aéroport de Brive-la-Gaillarde, il s’est faufilé par une porte dérobée pour éviter des dizaines de manifestants contre le gaz de schiste. Même stratagème à la préfecture de Tulle, où le chef de l’État est entré par une porte arrière pour ne pas croiser des opposants au mariage pour tous. Et partout, à Tulle comme à Paris, une «affaire Cahuzac» à rebondissements, qui n’en finit pas d’empoisonner la gauche. «C’est un poison lent», résume un poids lourd de l’Assemblée nationale.

De retour à Paris, François Hollande a passé ces deux derniers jours à consulter à l’Élysée. Il a reçu son premier ministre Jean-Marc Ayrault dimanche après midi. Ainsi que deux poids lourds de son gouvernement, Manuel Valls (qui commence à, sentir le vent du boulet Cahuzac) et Arnaud Montebourg. Depuis les aveux de Jérôme Cahuzac, le président ne décolère pas.

Au pied du mur, Hollande doit trouver de nouveaux instruments dans sa petite «boite à outils» pour sortir de la nasse. Le ministre des relations avec le parlement Alain Vidalies planche sur un texte de loi sur la moralisation de la vie publique, dans la foulée des annonces faites par le président mercredi dernier. Jean-Marc Ayrault a déjà promis que le texte serait «d’une grande fermeté». On confirme à l’Élysée: «Ce sera particulièrement fort. Il faut juguler cette crise morale qui ne date pas d’aujourd’hui.» «L’idée est de frapper vite et fort», confie un autre conseiller du président. Le texte devrait être prêt dans les prochains jours, au plus tard la semaine prochaine. Ils n’oublient qu’un détail : il est trop tard, comme nous le disions ce week-end. La France est arrivée très au-delà des recettes de Mr. Bricolage.

Crise de confiance? Crise morale? Crise politique? Crise de régime? Depuis qu’a éclaté la «bombe Cahuzac», politiques et commentateurs discutent gravement de cette épineuse question. Vieille histoire puisque certains prétendent (à tort) qu’à Byzance, moines et érudits débattaient du sexe des anges pendant que les troupes du sultan étaient sur les remparts… Mais, quel que soit le nom qu’on lui donne, la crise est là, et bien là. La colère du peuple est si profonde, si brutale, si imprévisible dans ses développements qu’alimentent jour après jour les révélations de la presse, que la seule question qui se pose à tous ceux que préoccupe l’avenir de la République se résume à cette question: « mais comment l’apaiser ? » Certains allant même jusqu’à oser prétendre que le salut pourrait venir de la fondation…d’une Sixième République ! Comment être aussi borné devant le constat des cinq débâcles précédentes ?

En vérité, s’il faut effectivement  » frapper vite et fort « , cela passe par un choc politique et une révolution de la pensée bien éloignés d’un prétendu projet de loi sur  » la moralisation de la vie publique « . Car une seule issue s’offre désormais au pouvoir en place : UN ROI POUR LA FRANCE, SINON ELLE MOURRA.

 » Cherchez d’abord son Royaume et sa Justice et tout vous sera donné par surcroît  » (Mathieu, 6, 33.)

*  D’autres que nous y pensent aussi :

En voici, pour preuve, un extrait de l’éditorial de Jean-Pierre Maugendre, dans Renaissance catholique:

« […] En fait de « ré-enchantement du rêve français », François Hollande nous mène benoîtement vers le chaos. Il est certain que s’il persiste dans son projet d’imposer « le mariage pour tous », l’opposition va se durcir et se politiser, malgré la volonté de Frigide Barjot et de l’UMP de ne surtout pas remettre en cause le système actuel. Les manœuvres pour remettre en selle les élus de l’UMP, qui, il y a 6 mois, à quelques exceptions près, auraient voté sans barguigner « le mariage pour tous », sont pathétiques à observer.

La IVe République s’effondra sur elle-même de ne pas avoir su résoudre la question algérienne. Il n’est pas impossible que la Ve implose sous les effets conjugués de la crise économique et financière, et maintenant sociétale et identitaire. Les princes qui nous gouvernent, coupés du peuple qu’ils méprisent depuis longtemps, ne comprennent pas ce qui se passe. Ils n’ont pas vu germer avant leur éclosion les bourgeons du printemps français et catholique qui ont été préservés de l’hiver matérialiste par des familles, des écoles, des paroisses… qui avaient pris au sérieux la parole de Jean-Paul II : « N’ayez pas peur ! » Ils ne comprennent rien à ce peuple qu’Élie Peillon*, le fils de Vincent, voudrait pendre en place publique.  Cette jeunesse motivée, ardente et disponible peut faire reculer un Gouvernement qui, sans doute, espère et craint à la fois « une bavure mortelle » qui liguerait contre lui les parents solidaires de leurs enfants, même si, bien sûr, tous les cadavres n’ont pas la même valeur aux yeux de la classe médiatique : tout le monde connaît Malik Oussekine et personne Sébastien Deyzieu.

Face à une classe politique totalement déconsidérée par sa corruption endémique et par son mépris du bien commun, uniquement soucieuse de conserver ses prébendes et ses privilèges, le salut ne pourra venir que d’une réforme en profondeur de nos institutions et un renouvellement quasiment complet de notre personnel dirigeant. Les institutions de la Ve République assurent une prédominance totale de la potestas sur l’auctoritas. Le couvercle est soigneusement fixé sur la cocotte minute qui continue de bouillir. Plus le temps passe, plus l’explosion, inévitable car les différentes crises poussent leurs feux sous la marmite, sera violente ! »

* voici l’opinion d’Elie Peillon, le fils de son papa, exprimée sur Facebook:

Elie PeillonSans compter que papa devrait lui donner des cours particuliers de langue française.

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Rodin, la lumière de l'antique

 

De Céar à Rodin

Écrin contemporain dédié à l’archéologie, le Musée départemental Arles antique abrite le célébrissime buste de César et les trésors romains découverts dans le Rhône. En 2013, le musée célèbre « Rodin, la lumière de l’Antique » avec une exposition prestigieuse qui explorera les inspirations croisées, les liens tissés à travers les siècles.

Rodin voulait ancrer sa pratique de la sculpture dans la continuité de l’art grec fondateur. Son art fait écho, par la perfection plastique et l’expressivité de ses formes, à l’idéal grec.

Pour cet événement international, le Musée du Louvre prêtera la Vénus d’Arles, chef d’œuvre antique offert à Louis XIV.
En 2013, le Musée dévoilera l’épave d’un navire romain sortie presque intacte du fleuve et présentée comme si elle était à quai, dans une extension du musée spécialement construite à cet effet. La nouvelle aile de près de 900 m2 mettra en valeur le rôle du Rhône dans l’Antiquité et présentera ainsi plus de 400 objets.

Musée départemental Arles antique
Avenue 1ere division France libre
Presqu’île du cirque romain
BP 205 13635 Arles cedex
Tél. 04 13 31 51 03
www.arles-antique.cg13.fr

Le 8 avril 2013.

Jean-Yves Pons.

« Quo non descendam » : après Strauss-Kahn, Cahuzac; et le président a parlé de « morale » !….

3 Avr
2522689658On sait que, pour Strauss-Kahn, tous les « hauts placés » du PS « savaient », et qu’ils sont donc tous solidairement responsables et coupables d’avoir, sciemment, travaillé pour l’accession au plus haut niveau de l’Etat d’un délinquant sexuel…
Aujourd’hui, avec l’affaire Cahuzac, qui menace de devenir colossale elle aussi (600.000 euros « planqués », au minimum, plusieurs millions peut-être…) on se pose des questions : car il n’y a que deux solutions : ou bien l’éxécutif « savait », et c’est gravissime; ou bien il ne savait pas, et, en un certain sens, c’est « encore plus gravissime »…

Quoi qu’il en soit, s’il y en a bien un qui a eu un mot malheureux, c’est le président, parlant d’une « énorme faute morale » : vous avez dit « morale », monsieur le Président ? Mais, on ne parle pas de corde dans la maison d’un pendu… 

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2013/04/02/quo-non-descendam-apres-strauss-kahn-cahuzac-et-le-presiden.html

imagesCQFD.  Ce Qui Fonderait Demain…. l’action du roi à venir.                                         Le  gouvernement  royal verra sa tâche grandement  facilitée par la supression, qui va des soit, des éléctions présidentielles si coûteuses à organiser et  si ruineuses à remporter. Dans le même mouvement de réformes , les  élections nationales  seront reduits à leur strict minimum. Voilà assurément  des occasions / tentations de  flirter  avec des illégalités en moins et  beaucoup moins de promesses intenables , ou pire, qui seront réalisées , à faire pour tenter de rallier les suffrages  de personnes  qui se  sentent trop souvent les  gogos de la farce.

                           Alain TEXIER

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Le syndrome Cahuzac.

3 Avr

Il vous est sans doute venu à l’esprit que Jérôme Cahuzac, dans sa spirale du mensonge, était devenu totalement incompréhensible.

En réalité, il s’est clairement livré par une seule phrase publiée hier sur son blogue: « Je pensais que je pouvais éviter un passé que je voulais considérer comme révolu ».

Tout est ici dans le verbe « vouloir », qui exprime sa toute puissance. Entendez tout simplement: « Je veux être quelqu’un d’autre. Je suis donc quelqu’un d’autre. Car je suis plus fort que la vérité, plus fort que la réalité. » Son parcours professionnel et politique en rend d’ailleurs parfaitement compte. Nous sommes cependant en droit de nous interroger sur la perspicacité de ceux qui lui ont fait confiance jusqu’à l’aveuglement…

Dans cette manifestation aiguë de sa toute puissance imaginée, Jérôme Cahuzac est apparu comme la caricature de ce que pensent un grand nombre de nos élites politiques, tellement coupées des réalités, ne se considérant qu’entre soi  et persuadées de pouvoir bénéficier d’une totale impunité qu’ils n’imaginent même pas que l’on puisse porter atteinte à leur pouvoir. Mais oubliant une fois encore (une fois de trop dans l’affaire en question), à quel point « les faits sont têtus ». Le parcours professionnel puis politique de Jérôme Cahuzac en rend d’ailleurs parfaitement compte ( la suspicion de conflit d’intérêt étant patente) et aurait dû attirer l’attention depuis bien longtemps.

Ces gens-là sont dans la situation de cet enfant (qu’ils sont d’ailleurs en partie restés) qui a chipé dans un pot de confiture, au point qu’il en a encore sur le bord des lèvres, et qui nie. Il nie parce qu’il ne veut pas être celui qui a désobéi, celui que ses parents pourraient, à cause de cela, ne plus aimer. Il veut être un autre et cela passe nécessairement par le déni. Comme s’il suffisait de « vouloir » pour que cela « soit« …

Peut-on encore accepter de confier nos vies et celle de notre pays à de tels immatures ?

Du Plessis.
Le 3 avril 2013.

Déclaration officielle du président de la République après la mise en examen de son ancien ministre délégué au budget, Jérôme Cahuzac.

3 Avr

Intervention télévisée de Monsieur François Hollande, président de la République, mercredi 3 avril, à l’issue du Conseil des ministres :

« C’est une faute, c’est une faute impardonnable. C’est un outrage fait à la République, d’autant que les faits reprochés sont eux mêmes intolérables, détenir sans le déclarer un compte à l’étranger. Donc toute la lumière sera faite et c’est la justice qui poursuivra son travail jusqu’au bout et en toute indépendance.

J’affirme ici que Jérôme Cahuzac n’a bénéficié d’aucune protection autre que celle de la présomption d’innocence, et il a quitté le gouvernement à ma demande dès l’ouverture d’une information judiciaire.

C’est un choc, ce qu’il vient de se produire, parce que c’est un grave manquement à la morale républicaine. Je suis donc amené à prendre trois décisions qui vont dans le sens des engagements que j’avais pris devant les Français.

D’abord renforcer l’indépendance de la justice. C’est le sens de la réforme du conseil supérieur de la magistrature, cette réforme sera votée au Parlement dès cet été. Elle donnera aux magistrats les moyens d’agir en toute liberté, en toute indépendance, contre tous les pouvoirs.

Ensuite, lutter de manière impitoyable contre les conflits entre les intérêts publics et les intérêts privés et assurer la publication et le contrôle sur les patrimoines des ministres et de tous les parlementaires. Le gouvernement là encore soumettra au parlement dans les semaines qui viennent un projet de loi dans cette direction.

Enfin, les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale ou pour corruption seront interdits de tout mandat public.

La République c’est notre bien le plus précieux. Elle est fondée sur la vertu, l’honnêteté, l’honneur. La défaillance d’un homme doit nous rendre encore plus exigeant, plus intransigeant. Et je le serai, parce que je sais ce que cela représente, pour les Français, cette blessure. L’exemplarité des responsables publics sera totale. C’est mon engagement, Je n’en dévierai pas et les Français doivent en être certains. »

(ndcer: les phrases surlignées le sont de notre fait; elles mettent en valeur quelques uns des points qui nous paraissent les plus significatifs -même si nous ne les partageons pas- de la déclaration du président de la République .)

La République contre les artistes !

30 Mar

200px-Le_Brun_Coysevox_Louvre_MR2156

Charles  le Brun, de  l’Académie royale de peinture et de sculpture

Il fut un temps où la République n’avait pas besoin de savants ! ( Jean-Baptiste Coffinhal, s’ adressant au chimiste Lavoisier )

N’a-elle plus besoin, désormais, d’artistes ? Trop indépendants, inclassables (même de gauche), indociles, la République les préfère à sa botte, complètement assistés, perfusés, subventionnés, amateurs plutôt que professionnels. La dictature étatique qui s’exerce aujourd’hui en France dans le domaine artistique est pire, parce que plus perverse que celle du régime soviétique : tel était le cri d’alarme poussé – à la fin 2005 – par le président de la Maison des Artistes, Rémi Aron, peintre lui-même !

Mais, il faut expliquer.

Les artistes n’ont pas de statut véritable comme en possèdent, par exemple, les boulangers, les menuisiers ou les paysans qui sont, eux, artisans ou exploitants agricoles, socialement et fiscalement. Les artistes bénéficient, certes, d’une caisse de sécurité sociale gérée par la Maison des Artistes (association corporative d’entraide datant de 1952 et organisme collecteur depuis 1969) qui leur est propre, et, de par la loi, obligatoire, mais ils ne sont – fiscalement – des artistes que s’ils sont subventionnés, tenus par le ministère. Ceux qui vivent, plus ou moins bien, du produit de leur art sont assimilés à de vils commerçants non représentatifs de l’art officiel…

La guerre s’est déclarée très officiellement dans la soirée du 23 décembre 1992 quand le mirobolant ministre de la Culture que fut D’jack Lang fit voter, avec son compère René Teulade (des Affaires sociales et qui depuis a eu quelques démélés avec la justice pour avoir eu un train de vie incompatible avec son état) par quelques députés, une loi fourre-tout qui abolissait la Maison des Artistes.

En janvier 1993, 4000 artistes, peintres, sculpteurs, graveurs, graphistes étaient dans la rue…

Événement tellement extraordinaire que Jacques Toubon fit le serment d’abroger cette loi s’il devenait ministre à la place du Mirobolant. Ce qu’il fit dans le gouvernement Balladur dès juin 1993… C’est à ma connaissance la seule promesse électorale qui ait été respectée…

Madame Trautmann, sous Jospin, remplaça Toubon, mais refusa toujours de présider l’assemblée générale de la MDA, au motif que son ministère n’était pas concerné par les artistes… Et qu’elle se devait de privilégier et développer la pratique amateur.

Comme le fit son successeur, de droite, Aillagon, qui suscita la fédération des réseaux et associations d’artistes plasticiens – ou FRAAP ! –, courroie de transmission du ministère pour la prise de contrôle de la MDA. Une sorte d’organe artificiel de contestation dudit ministère parfaitement docile et contrôlable. Cette fédération rassemble des associations syndicales subventionnées, rafleuses de la manne du ministère, conformes aux critères de représentativité et de qualités de ce dernier… Critères qui dictent l’art officiel, c’est-à-dire une hypertrophie de la conceptualité, un art de l’idée seule, au détriment du savoir-faire et du sensible, massacré par ailleurs dans l’enseignement, soi-disant artistique, depuis au moins 40 ans, sinon un bon siècle.

Car chacun sait que l’idée, pour exister, produit du verbe et que le verbe engendre le pouvoir. Que depuis 1789, l’expression du pouvoir n’est pas dans l’expression artistique,mais dans la force du verbe…

Cette FRAAP, avec quelques adhérents, récents, de la MDA, a lancé une attaque – judiciaire – contre elle, une tentative de prise de pouvoir, aiguillonnée et stipendiée par le ministère.

Heureusement, les artistes ont réagi et empêché cela en élisant fin 2005, une équipe issue de leurs rangs.

Mais, l’État (la République) vient de diligenter une inspection de l’IGAS contre la MDA et de refuser ses statuts adoptés à l’unanimité lors de la dernière assemblée générale. La République ne peut admettre que des professionnels s’organisent seuls, indépendamment de toute organisation syndicale reconnue dans une structure particulière liant une association de solidarité entre eux et un organisme collecteur des cotisations sociales fixées par la loi, spécificité, unique en France, de la MDA.

Tout se passe aujourd’hui comme si les 45 000 adhérents de la MDA étaient un boulet très encombrant pour le ministère qui préfère s’occuper des électriciens, secrétaires et autres métiers utilisés dans le domaine du spectacle – les fameux intermittents – plutôt que des artistes commerciaux sont d’une qualité trop suspecte.

La solution ? Que les artistes s’organisent, affirment hautement et clairement leur professionnalité et se donnent les moyens de le faire. Sinon, on va au chaos, à une sorte de disparition des artistes et, au delà, à la destruction d’un repère important de la société, disait encore Rémi Aron… En somme, revenir à l’idée qui présida en 1748 à la création de l’Académie royale de peinture et de sculpture par douze peintres et trois sculpteurs auxquels s’adjoignirent les plus grands noms de l’art, pour s’affranchir de la Maîtrise corporatiste dans laquelle les marchands faisaient la loi, pour former des élèves et obtenir directement les commandes qui les libéreraient des règles mercantiles tout en prouvant leur talent.

Cette conception corporatiste, révolutionnaire pour l’époque, fut supprimée en 1793, rétablie plus ou moins sous le Premier Empire, mais ne survécut pas au Second.

Aujourd’hui, c’est le règne de l’arbitraire, de l’irresponsabilité et de l’impunité. Jamais on n’avait vu cela et le pire est que personne ne se rend bien compte de la situation…

Ce qui précède fut écrit en février 2006, suite à une manifestation à laquelle j’avais participé. Le ministricule avait mis fin à la controverse et donné gain de cause aux artistes…

Mais, désormais à la retraite, j’apprend, par Christine Sourgins que, de nouveau, le gouvernement socialiste hollandais s’attaque à la Maison des Artistes. Une lettre interministérielle du 23 janvier 2013 (signée par trois ministres, Touraine (affairesoziales), Filipetti (sociocul), Cahuzac (ex budget par cause de pépites en Suisse) annonce le projet de fusion de La Maison des Artistes et de l’Agessa dans le but de créer une caisse anonyme de sécurité sociale.

Miss Sourgins affirme : « Ce projet vise de nouveau à casser La Maison des Artistes. Les pouvoirs publics, en collusion avec tous les syndicats et organisations professionnelles (à l’exception notable de la SMdA-CFDT), veulent casser cette structure  exceptionnelle, où les artistes se sont pris en main et, tenez-vous bien, dont le régime est excédentaire ! Rien à voir avec la caisse des intermittents du spectacle ! La MDA n’est pas contre une réorganisation des services de sécurité sociale, la  modernisation du régime des artistes auteurs, mais il est quand même extraordinaire qu’elle soit tenue à l’écart de ce qui se mijote en douce. Et qu’un gouvernement  normal punisse des citoyens financièrement vertueux en les normalisant, laisse pantois.

Qui dit unification par la création d’une caisse dit perte de l’agrément pour la MDA. Cette  perte entraîne celle de la légitimité statutaire et remettra en cause la représentativité nationale de la MDA

D‘où :

— perte de la compétence nationale de la MDA qui ne pourra plus lutter contre la concurrence déloyale des amateurs sur l’ensemble du territoire, ni intervenir à juste titre auprès des interlocuteurs institutionnels.

— perte du pouvoir de négociation de la MDA auprès des partenaires publics et privés (musées, lieux d’expo­sitions pour la gratuité d’entrée ou tarif préférentiel, fournisseurs, etc.)

— perte de la capacité d’intervention et d’investigation de la MDA auprès des collectivités locales et territo­riales, des services sociaux, fiscaux, etc.

A terme ce sont tous les services rendus aux artistes professionnels qui sont menacés : fin de l’aide sociale, fin de l’assistance administrative aux artistes, fin des services (consultations juridiques, comptables, sociales, etc.),  disparition de la carte, bref : fin de la MDA qui deviendra une coquille vide.

Sans aucune concertation avec le président de la Maison des Artistes, son représentant légal, ce projet fait l’objet d’une mission d’inspection qui remettra un rapport le 1er juin au gouvernement. Rien n’est donc décidé, tout peut encore changer : défendre La Maison des Artistes dépend de chacun d’entre nous…

On ne peut que mettre en avant le mépris du gouvernement hollandais vis-à-vis de la France bien élevée — on l’a vu le 24 mars — et celui qu’il affiche désormais pour les artistes voire pour l’Armée.

Pourquoi la MDA dérange-t-elle ? Parce qu’elle est gérée par les artistes pour les artistes… ?

Pourquoi cette atteinte contre le seul contre-pouvoir libre ! Pour cause de normalité ?

Pourquoi cette atteinte à la diversité ? Parce qu’il faut un simili mariage pour tous sauf pour un ? Que la normalité ce sont des normes sauf pour eux, les hollandais ?

Pourquoi le pouvoir politique en veut à ses artistes, ils n’ont rien demandé, sinon de pouvoir travailler ! Mais c’est parce que la République n’aime pas les artistes, n’aime pas la famille, n’aime pas l’Armée, et finalement, n’aime pas le Peuple. Qu’elle élimine comme elle le peut suivant les circonstances. Allez Monsieur Normal est pire qu’on ne le croit : c’est Monsieur Bol Bot.

Gérard de Villèle, Conseiller aux Beaux-Arts du Conseil dans l’Espérance du Roi.

Le 31 mars 2013.