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Descendance du Roi juan Carlos d’Espagne et de la reine Sophie.

3 Août

Tableau de la Succession royale Espagnole. Ligne féminine régnante. Ligne masculine dite Carliste*.

22 Juin

http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlisme

La branche d’Anjou, ou d’Espagne, est issue de Philippe de France, duc d’Anjou, petit-fils de Louis XIV, proclamé en 1700 roi d’Espagne sous le nom de Philippe V. Cette branche a régné en Espagne de 1700 à 1808, de 1814 à 1868, de 1878 à 1931 et depuis 1975, avec Juan Carlos de Bourbon jusqu’au roi actuel, Philippe VI (Felipe VI) intronisé le 19 juin 2014.

Famille royale espagnole qui s’est divisée au XIXe siècle en deux lignes rivales. La ligne masculine, issue de Charles de Bourbon, s’opposait à la ligne régnante, issue d’Isabelle II, reine d’Espagne, et de son mari François de Bourbon. Les « carlistes » n’acceptaient pas la succession féminine ; au nom de la loi salique, ils organisèrent plusieurs guerres civiles. La branche carliste s’est éteinte en 1931. Les carlistes actuels sont divisés. La ligne progressiste a pour chef un Bourbon d’une branche collatérale, Charles-Xavier de Bourbon Parme, fils d’Hugues de Bourbon-Parme. La ligne traditionaliste se reconnaît en Sixte-Henri de Bourbon-Parme, frère cadet de feu le prince Charles-Hugues.

http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article504

La chaine Catalane TV3 n’a pas diffusé le discours de Noël du roi Juan Carlos Ier

26 Déc

Mardi soir 24 décembre 2013 , le roi Juan Carlos d’Espagne s’est exprimé à la télévision lors de son traditionnel discours de Noël. Mais la chaîne catalane TV3 ne l’a pas diffusé. Une première depuis le rétablissement de la monarchie.

Officiellement, il n’a pas été retransmis en raison d’une grève menée par les employés contre une réduction des coûts et l’externalisation de certaines activités de production. Un référendum polémique en toile de fond Début décembre, Artur Mas, président de la Catalogne, a annoncé son intention d’organiser un référendum sur l’autodétermination de la région le 9 novembre 2014. De son côté, Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol, estime que le projet est « hors de toute discussion et de toute négociation ».

Le sujet n’a pas été évoqué par le roi au cours de son allocation alors que celui-ci a invité ses concitoyens à davantage s’unir en période de crise. « L’Espagne est un grand pays, qui mérite que l’on se batte pour lui » a déclaré le roi Juan Carlos.

http://www.lesoir.be/388209/article/actualite/monde/2013-12-25/espagne-discours-du-roi-juan-carlos-zappe-par-television-catalane

Origine de l’information. Conférence Monarchiste Internationale (CMI)                                                                           https://www.facebook.com/groups/7958684901/permalink/10151961579444902/

Accident de train à Saint Jacques de Compostelle (Espagne) : DEUIL ROYAL

26 Juil
Le président de la région de la Galice, Alberto Nuñez Feijóo, a de son côté annoncé sept jours de deuil dans la région. Il a qualifié celui-ci de « le deuil le plus important de l’histoire » de la Galice. En signe de deuil aussi après cette catastrophe, l’une des plus meurtrières de l’histoire de l’Espagne, le roi Juan Carlos comme le prince héritier Felipe ont suspendu leurs activités officielles, a annoncé la Maison royale.

http://www.la-croix.com/Actualite/Europe/La-Galice-en-deuil-apres-l-accident-de-train-de-Saint-Jacques-de-Compostelle-2013-07-25-990597

Les chiens ne font pas des chats; enfin parfois si. Regardez Laurence, fils de Régis Debray et grande « dévote » de Juan-Carlos

9 Mai

Dans sa biographie, Laurence Debray (NDLRB. Fille de Régis Debray,ce qui ne  va  peut-être pas de soi) se penche sur la trajectoire du roi Juan  Carlos mais aussi sur un demi-siècle de l’histoire de la péninsule espagnole.

« Alors à sa façon , Laurence résiste. Se choisit des héros, bien à elle. Comme Juan Carlos. Fascinée  par ce roi, ‘aussi beau quun acteur d’Hollywood’ qu’elle adecouvert  lors d’un voyage en Espagne, elle accroche sa photo dans sa  chambre. Piqué au vif, son Père Régis Debray le remplace par un portrait de François  Mitterand, une rose rouge à la main. A chacun son monarque… Outrée, Laurence fugue. Elle s’echappera  à nouveau du domicile  parental lorsque  son Père refusera  cette  fois, qu’elle se fasse  baptiser ». Anne Fulda. Le Figaro, 2 mai 2013 p. 34.

Ces derniers temps, l’actualité n’a pas été tendre pour le roi d’Espagne : pêle-mêle, son gendre éclaboussé dans une affaire  de corruption ,  une partie de  chasse au Botswana , alors que la péninsule se débat avec la crise, une tentative de chantage… Au point que certaines rumeurs d’abdication ont circulé avec insistance. Mais le monarque en a vu d’autres: dans sa biographie très documentée, Laurence Debray détaille les nombreux obstacles qui se sont accumulés sur la route de celui désireux un jour de «retrouver le statut perdu par son grand-père Alphonse XIII en 1931».

Le tournant se produit en février 1981 – un peu plus de cinq ans après la mort de Franco et la proclamation de Juan Carlos comme roi d’Espagne – à l’occasion d’une tentative de coup d’État militaire. Quoique isolé, l’héritier de la couronne s’assure la neutralité des capitaines généraux, jure qu’il n’abandonnera pas l’Espagne et fait preuve d’une constante fermeté. Il gagne en moins de vingt-quatre heures ses galons de «souverain protecteur et sage qui a acquis toute la maturité et la “gravitas” liées à son rang et à son rôle».

Avant cet épisode du putsch, ce Juan Carlos d’Espagne débute par l’analyse au plus près de l’enfance d’un – futur – roi. L’une des forces de cette page d’histoire contemporaine est qu’elle verse peu dans le portrait psychologique. Ou, si analyse du comportement il y a, elle est étayée par les faits et les témoignages. En toile de fond, la trajectoire politique de l’Espagne pendant la seconde moitié du XXe siècle montre un pays qui se cherche.

Une monarchie en mouvement

Laurence Debray ne cède pas à la complaisance: elle reconnaît volontiers que l’intéressé s’est imposé comme un «prince moderne» puis un «animal politique», mais le «meilleur ambassadeur de son pays» voit aussi poindre un risque de décadence. Une seule raison à cela? Après avoir sauvé son pouvoir et surtout réussi à consolider la démocratie, il s’abandonne peu à peu à «l’oisiveté, mère de tous les vices», s’exposant «pour la première fois aux égarements et aux critiques». Cet ouvrage ressemble donc à un éloge de la monarchie en mouvement: tant qu’il doit lutter, Juan Carlos fait face, figure incontournable d’un pays régulièrement écartelé entre tradition et modernité. En revanche, dès que le souverain s’éloigne de Madrid, son image et son influence s’érodent. À méditer pour tous les princes qui nous gouvernent.

«Juan Carlos d’Espagne», de Laurence Debray, Perrin, 410 p., 23 €.

http://www.lefigaro.fr/livres/2013/03/20/03005-20130320ARTFIG00655-juan-carlos-d-espagne-portrait-en-clair-obscur.php?cmtpage=0

Echanges sur la monarchie constitutionnelle. Denis Bataille / Paul Turbier

22 Avr

 Mars 2013.

Je crois que s’il y a un roi ET une constitution, c’est le Conseil constitutionnel qui dit la loi en dernier recours et pas le roi.

Voyons cette dérive en France et les blocages et les retards.

La différence est entre la Constitution et l’Institution (lisez Yves-Marie Adeline).

Je crains que Juan Carlos ne soit une contre-référence pour la royauté,  même si l’on peut se dire que ça aurait été pire sans lui. Mais là nous faisons de l’uchronie.

in Xristo,

     Denis Bataille   

 Question repérée dans un billet de Denis Bataille , à propos de la monarchie constitutionnelle :

   » Est-ce parce qu’elle est constitutionnelle qu’elle n’est pas viable ? »

   Bonne question et merci de l’avoir posée . . . ( air connu).

     En fait la monarchie, ce me semble, est toujours plus ou moins constitutionnelle sauf que dans les usages anciens, la constitution n’était pas écrite ce qui ne l’empêchait pas d’être appliquée par tacite approbation. Dans le royaume de France, les Lois fondamentales qui régissaient les modalités de la succession en était la partie la plus visible mais la coutume en était la plus observée quotidiennement dans les rapports mutuels mais variés du roi et de « ses peuples » . Des conventions particulières notamment en matière fiscale, peuvent être considérées comme des bribes de constitution.

   Mais, comme les choses qui vont bien sans les dire vont encore mieux en les disant, une constitution écrite serait à la fois possible mais probablement nécessaire dans une ré-instauration d’un roi efficace Le tout est de voir clairement qui fait quoi et d’éviter, par exemple,  l’engluement qui déstabilise en Bulgarie le fragile trône de Syméon ou celui qui va peut-être ébranler en Espagne, celui de Juan Carlos.

PS La  constitution Britannique n ‘est écrite nulle part, mais  Albion n’est pas la Gaule.

   Bien sûr, si l’on se contente d’un roi potiche qui fait de la représentation protocolaire, il n’est nul besoin de constitution.

PS; La  constitution britannique n ‘est écrite nulle part, mais  Albion n’est pas la Gaule.

                          Paul  Turbier  

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (11 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

11 Avr

*  M. Pierre Bergé nous donne encore la nausée :

Un encart publicitaire, en pleine page, signé « La manif pour tous« , pour demander aux sénateurs « le rejet du texte » ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. Voilà ce qu’on pu découvrir les lecteurs duMonde, en page 11 de l’édition datée de jeudi, parue mercredi soir. Le texte appelle au refus du « mariage pour tous« , désigné comme le « choc de démocratie que tout le pays attend« .

Cette incursion des opposants au mariage pour tous n’a pas plu à Pierre Bergé, président du conseil de surveillance du Monde et par ailleurs connu pour son engagement en faveur de la cause homosexuelle. L’homme d’affaires, par l’intermédiaire de son compte Twitter, s’est révolté à trois reprises (à l’heure du goûter !) contre la parution de cet encart.

profondément scandalisé que le journal  ait publié une publicité pour  contraire aux valeurs de ce journal. 1/2

  j’ai demandé des explications à Louis Dreyfus. A suivre. 2/2

 
Pierre Bergé devrait donc demander des explications à Louis Dreyfus, président du directoire du Monde. Mais l’affaire pourrait aller plus loin : dans un troisième tweet publié quelques minutes plus tard, le président du conseil de surveillance menace à demi-mot les responsables de la parution de cette publicité de sanction, les qualifiant de « pas dignes de travailler dans ce journal« , et terminant par un « A suivre« .

Cette pub dans  est tout simplement une honte et ceux qui l’ont acceptée ne sont pas dignes de travailler dans ce journal. À suivre.

Nous lui dédions cette maxime , en espérant qu’il sache encore lire la langue de Shakespeare :

*  Après les bandits de grands chemins du RER, les pilleurs du musée du Louvre :

Le Louvre a été fermé mercredi quand ses agents ont cessé le travail pour protester contre la recrudescence d’agressions par des pickpockets, une première pour le plus grand musée du monde.

Le musée rouvrira jeudi, la direction ayant promis des mesures (on aimerait savoir lesquelles), mais cette action reste un coup dur pour l’image touristique de Paris, déjà mise à mal par l’inquiétude des autorités chinoises face aux agressions de leurs ressortissants. Il est vrai que notre belle capitale est depuis trop longtemps, mise en coupe réglée par des bandes de malfaiteurs issue des pays de l’est européen ou des Balkans et entrés dans notre pays grâce aux bienfaits de l’Union européenne. Les mêmes qui subtilisent vos bijoux et vos sacs à main dans le métro ou pillent vos domiciles. Les mêmes encore qui ont rendue particulièrement florissante la prostitution dans les bois péri-urbains…

L’arrêt de travail spontané des agents faisait suite à leur « ras-le-bol ». Ils « sont, eux-mêmes, de plus en plus victimes d’agressions, crachats, menaces, coups et insultes de la part de voleurs en bandes, souvent mineurs, qui dérobent les visiteurs et que rien n’arrête« , dénoncent les syndicats (CGT, FO, SUD).

Ces voleurs, ont témoigné plusieurs agents, sont souvent des mineurs d’Europe de l’Est qui entrent dans le musée (gratuit pour les moins de 26 ans) « à 20 ou 30 » et parfois des adultes, qui bien qu’arrêtés par la police, recommencent à sévir quelques jours plus tard, après qu’ils aient été libérés par la justice.

A la préfecture de police de Paris, on se dit conscient du problème et on relève une recrudescence du phénomène depuis début mars (de quelle année ?…). Mercredi, le commissaire de l’arrondissement a assisté à un Comité d’hygiène et de sécurité au musée, promettant un renforcement « des dispositifs de sécurité dans l’enceinte et aux abords » du musée dans les jours à venir, avec des policiers en tenue et en civil.

Dès mercredi, une opération a été menée, conduisant à onze interpellations, nous dit-on sans rire ! « Ce type d’opération va s’intensifier » (on peut les croire), prévient-on à la préfecture de police, insistant également sur le travail d’enquête mené pour tenter de démanteler les réseaux.

Selon Mme Guyader (Syndicat SUD, la même qui prêche pour la « libre circulation des individus et l’accueil des immigrés clandestins« ), les agents « viennent parfois la peur au ventre au travail« . Plusieurs ont fait état de « visiteurs dévalisés qui se retrouvent sans papiers , déboussolés, dont les agents doivent s’occuper auprès des instances consulaires afin de les aider, ce qui n’est pas leur mission« .

« Il y a toujours eu des pickpockets au Louvre et dans les endroits touristiques du centre de Paris mais depuis un an et demi , ils sont de plus en plus violents, en bandes et leur mode opératoire est rodé. Rien ne les arrête« , a déploré Sophie Aguirre, agent de surveillance dans l’espace muséographique et syndicaliste à SUD.

Selon la direction du Louvre qui s’est dite « très préoccupée » (on le serait à moins. Mais qu’en pensent les visiteurs du musée ?) et a porté plainte elle-même en décembre auprès du parquet de Paris, « 200 agents ont exercé leur droit de retrait » sur le millier qui travaillent au total dans le musée et les 470 présents en moyenne quotidiennement.

Mercredi soir, cependant, les syndicats ont estimé avoir obtenu l’engagement de la direction que des mesures seraient prises dès jeudi et ont décidé de reprendre le travail, a expliqué à l’AFP Christelle Guyader, représentante du syndicat SUD.

Outre l’action policière, les effectifs à l’intérieur du musée devraient être réorganisés tandis que l’entrée sera interdite aux personnes identifiées comme des pickpockets par ses agents. (La Halde ne va pas tarder à monter au créneau !)

Un groupe de travail sur les agressions, que l’administrateur général du Louvre s’est engagé à piloter, sera également mis en place.

« Nous seront vigilants sur la mise en place effective de ces mesures« , a ajouté Mme Guyader (la raison lui viendrait-elle enfin ?)

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti devait contacter son homologue de l’Intérieur, Manuel Valls « afin de mettre en place un dispositif de sécurité adapté à cette situation inacceptable et des moyens policiers supplémentaires à l’extérieur du musée« , selon son ministère.

Elle s’est aussi engagée à « sensibiliser le ministère de la Justice au sujet des plaintes » déposées par les agents et les visiteurs, nombreuses à être « classées sans suite« , selon plusieurs agents.

Alors là, on éclate de rire !

*  L’acier lorrain…est mort !

Malgré l’annonce que l’on peut lire sur le caque de cet ouvrier de Florange, un comité central d’entreprise doit entériner ce jeudi la mort des hauts de fourneaux de l’usine ArcelorMittal. Une mort programmée qui intervient après une série de rebondissements: à l’automne le gouvernement avait notamment évoqué une nationalisation temporaire, puis un possible repreneur, avant de faire marche arrière. Aujourd’hui, les métallos de Florange sont désabusés, ils ne croient plus en la parole des politiques.

Cet arrêt definitif des hauts fourneaux n’a rien d’une surprise . C’est ce qui était prévu dans l’accord signé le 30 novembre dernier entre le gouvernement et ArcelorMittal. Malgré prés de deux ans de lutte et de mobilisation pour la sauvegarde des derniers hauts fourneaux de Lorraine.

Aujourd’hui, les salariés font part de leur amertume. Ils se sentent trahis. « Et même plus que trahis« , s’énerve un ancien des hauts fourneaux. Un autre renchérit : « ça me fait mal toutes ses promesses non tenues par un gouvernement de gauche, enfin qui se dit de gauche« . Un troisième conclut : « à droite comme à gauche, les politiques, c’est tous des menteurs« .

Et si la déception est si grande, c’est qu’à Florange on se souvient trés bien des promesses non tenues. Celles de Nicolas Sarkozy d’abord, qui s’etait engagé a maintenir l’acierie voisine de Gandrage, que Mittal a finalement fermé en 2009.

Les métallos n’ont pas oublié non plus que Francois Hollande (peut-être hanté par l’image de Lionel Jospin avouant à propos d’une fermeture d’usine que l’Etat ne peut pas tout) a fait de Florange LE symbole fort de sa campagne.

Le 24 fevrier dernier, juché sur une camionnette, le candidat socialiste à la présidence était venu dire sa détermination aux salariés. Le chef de l’Etat avait alors promis rapidement une loi sur la reprise des sites rentables. Plusieurs fois repoussée, elle doit finalement être examinée avant l’été.

«  Je viens devant vous prendre des engagements. Je ne veux pas me retrouver dans la situation d’être élu un jour sur une promesse et ensuite, ne pas revenir parce qu’elle n’aurait pas été tenue », affirmait il y a tout juste un an François Hollande. Il n’ y a rien pour l’instant dans le dossier Florange qui pourrait permettre une visite triomphale du chef de l’Etat.  Photo archives RL/Julio PELAEZ

Mais ce que les métallos n’arrivent surtout pas à digérer ce sont les rebondissements de l’automne dernier, cette hypothèse de la nationalisation temporaire, à laquelle les salariés se sont accrochés et que l’executif a finalement ecarté.

C’est cet espoir déçu que Lionel Burriello, le délégué CGT de Florange ne pardonne pas à Francois Hollande : « C‘est lui qui est venu nous voir, c’est lui qui nous a fait espérer. Pour quoi au final ? Un copié collé de la politique de Nicolas Sarkozy. En signant l’accord avec Mittal, Hollande est complice de la fermeture de nos hauts fourneaux« .

Le FN a lui bien saisi le profit qu’il pouvait tirer de l’espoir deçu des « Florange ». Un candidat Front National est déja en lice pour les municipales de l’année prochaine.

Il y a trois semaines, Marion Maréchal Le Pen, la toute jeune députée FN du Vaucluse, a fait le déplacement jusqu’en Lorraine pour une opération de tractage au pied des hauts fourneaux. Pas de quoi réjouir Philippe Tarillon, le maire socialiste de Florange.

Quoiqu’il en soit, Edouard Martin, le delégué CFDT, qui a été le meneur du combat des Florange, entend bien pousser Francois Hollande à veiller au respect de l’accord signé avec Mittal et à, dit-il, « solder le dossier Florange« .

Sait-il seulement que nous sommes passés, entre 1981 et 2012, de  » La force tranquille «  de François Mitterrand à  » La farce peinarde «  de François Hollande !

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Quand La Voix de la Russie s’intéresse à la royauté en France

Nous proposons à nos lecteurs des extraits d’un entretien accordé par le professeur Olivier Tournafond (lire aussi notre précédent article : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/03/26/loriginalite-de-la-pensee-royaliste/ ) à un important organe de presse russe, La Voix de la Russie http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/74538918/110162908.html à propos d’une éventuelle réinstauration de la monarchie en France.

La monarchie sauverait-elle la France ?

A un moment donné la monarchie semblait être vouée aux oubliettes en France. Elle n’existait qu’à travers les livres d’histoire où l’auréole des temps jadis resplendissait dans les grands agissements des aïeux. Pour ceux qui sont âgés de plus de 30 ans, on se souvient encore de Du Guesclin ou de Charles Martel, ou encore de l’époque glorieuse de Louis XIV. Certains d’entre nous savent qu’à l’échafaud le dernier Bourbon a demandé à son bourreau des nouvelles du marquis de La Pérouse. La monarchie française a su féconder le monde, car bien que banni par ses égaux, le Marquis de Lafayette, noble français par excellence, sut contribuer à l’éclosion des Etats-Unis. En un sens, la monarchie incarnait et incarne toujours d’ailleurs le règne personnalisé d’un être humain face à la démocratie, système bureaucratique privé de toute humanité qui, selon Bertrand de Jouvenel, grand politologue français, rendit les impôts beaucoup plus lourds et enfanta le vingtième siècle avec toutes ses horreurs indicibles.

Nous en avons discuté avec Olivier Tournafond, monarchiste et fier de l’être, Professeur de droit à Paris, qui a bien voulu se pencher avec nous sur une analyse approfondie des deux modèles sociétaux, à savoir la démocratie et la monarchie, cette dernière pouvant revêtir d’ailleurs des formes assez diverses.

LVDLR. Que pensez-vous de la mise aux enchères du sang séché du dernier Roi de France ?

Olivier Tournafond. Je pense qu’il y a d’une part une volonté de sensationnel et même peut être de spéculation. Je crois que s’il y avait à vendre du sang séché de Lénine ou d’Hitler, cela attirerait également des investisseurs ! Les autographes, les costumes et même les mèches de cheveux sont autant des souvenirs historiques. Mais il y a également un autre sentiment qui s’y trouve mêlé : les gens ont l’impression de prendre possession d’une relique, d’un objet exceptionnel comme le Saint-Suaire qui ouvre sur une autre dimension, celle d’un passé terriblement chargé en drames qu’est la Révolution française. Donc les deux sont intrinsèquement mêlés et, à mon sens et ils expliquent le succès de telles ventes. Cela étant la question est de savoir si l’on doit autoriser ou non ces mises aux enchères d’objets sacrés et symboliques ? Le débat est ouvert.

LVDLR. Le fait sociologique est bien là : les gens s’intéressent aux reliques. Ce qui prouve l’intérêt toujours vivant du commun des mortels à l’égard de la monarchie même si ce sentiment révèle un caractère tant soit peu sacrilège. Que ce soit en France ou en Russie…

 En effet ! Je constate que les sentiments des peuples, russe, français, ou encore européens sont des sentiments mêlés et parfois paradoxaux. Pendant 200 ans, on leur a dit sans discontinuer que la démocratie allait assurer leur bonheur. Cela a été un peu la même chose avec la propagande en faveur de l’Union Européenne et de l’Euros qui devaient eux aussi assurer la prospérité du continent. Et aujourd’hui les gens déchantent ! Qu’il soit démocratique ou européen, ils voient bien que ce système est en grande difficulté. Et ils sont amèrement déçus car ils s’aperçoivent qu’ils n’ont rien gagné du tout et qu’ils ont en outre perdu la dimension sacrée de la fonction politique avec la chute des monarchies. Des sondages réalisés ils y a quelques années démontraient qu’environ 20% de Français éprouvaient une grande sympathie pour la royauté et ne désapprouveraient pas le retour à une monarchie constitutionnelle en France. C’est un chiffre considérable, car 20% correspond à l’audience électorale de grands partis politiques comme l’UMP, le PS ou le FN.

La monarchie peut d’ailleurs revêtir une infinité de formes.

Il existe d’abord les monarchies absolues où le monarque règne sans partage. Certains Etats sont encore gouvernés de cette manière, à ne citer que l’Arabie Saoudite. Malgré son caractère féodal marqué, ce système reste finalement efficace de nos jours. On notera que lors des printemps arabes, les monarchies du Golf ont su résister en jugulant l’insurrection tandis que l’on assistait à la mort des dictatures laïques, pourtant sanguinaires…

Il faut d’ailleurs nuancer. Dans la monarchie absolue qui fut le système politique de la France à l’âge classique et notamment sous le règne de Louis XIV, le roi ne rend pas de comptes à un quelconque parlement. Mais « absolu» n’est pas synonyme de « despotique ». Ce terme signifie seulement « libre de tout lien » ce qui ne veut pas dire « tyrannique ». Le roi de France n’aurait pas eu le pouvoir de marier des personnes du même sexe ou de prélever des impôts confiscatoires…

A l’autre opposé on trouve la monarchie constitutionnelle qui n’est rien d’autre qu’une démocratie couronnée. A titre d’exemple on peut citer le Royaume-Uni, les pays scandinaves, l’Espagne, la Belgique. Dans ce système le roi règne mais ne gouverne pas. Il se contente d’assurer la continuité de l’Etat et la fonction symbolique attachée à la Couronne. C’est une monarchie diminuée mais qui a tout de même le mérite d’exister car elle assure l’unité de la nation. Que serait la Grande Bretagne sans sa Reine. Que seraient devenus les belges sans leur roi ? La Belgique serait-elle restée un havre de sécurité pour les riches contribuables ?

Et entre ces deux modèles opposés il existe une infinité de situations intermédiaires. Des régimes mixtes qu’on peut appeler « monarchies statutaires » ou encore « monarchies institutionnelles », dans lesquelles le pouvoir du roi est réel mais partagé. On en a vu beaucoup d’exemples au XIXeme Siècle et jusqu’à la guerre de 1914. Par exemple en France la Restauration ou le Second Empire correspondent à ce modèle ; le pouvoir appartenait pour partie au Parlement et pour partie au souverain. L’empire des Habsbourg en est un autre illustration remarquable, tout comme l’Empire allemand crée par Bismarck. Dans ces Etats on pratiquait le suffrage universel et la protection sociale ! Actuellement il y a un minuscule Etat en Europe, la Principauté de Lichtenstein, qui continue à fonctionner selon ce modèle. La souveraineté politique appartient conjointement au Prince et au Peuple. Le Prince dispose de la direction politique et d’un droit de veto ; il peut aussi provoquer des référendums. Le peuple de son côté peut s’adresser au Prince pour provoquer une votation exactement comme en Suisse. Et ce système d’alliance du Prince et du Peuple s’avère efficace car ces dernières années il a permis de tenir en échec les puissantes oligarchies parlementaires et financières qui souhaitaient avoir les coudées franches…

Je ne vous cache pas que ce système est celui qui a ma préférence. C’est en quelque sorte la monarchie tempérée par la démocratie directe. L’alliance de l’autorité légitime et du consentement populaire…

La monarchie est un système politique et social qui obéit à une logique tout à fait différente de la logique démocratique. Le régime démocratique, et on le voit bien dans notre système républicain, fonctionne suivant les règles de la logique formelle, c’est à dire des exclusions et oppositions. Il faut toujours choisir : droite ou gauche, Peuple ou Roi, salarié ou patron, progrès ou réaction, hommes ou femmes, riches ou pauvres, etc… C’est un système réducteur, frustrant et à terme intrinsèquement violent. Par contre le régime monarchique est un système de logique paradoxale, d’union des contraires en quelque sorte. Le roi règne, dirige le jeu politique et peut prendre des décisions propres. Mais en même temps il peut laisser au peuple de très grands espaces de liberté et mettre en place des mécanismes d’autogestion. On a découvert, par exemple, que sous la Monarchie Française, dans le sud-est et du côté du Dauphiné, il existait un territoire appelé « la République des Escartons » qui fonctionnait en démocratie directe à la manière des cantons suisses. La population gérait son territoire, votait les impôts, élisait ses représentants. Les rois de France ne remirent jamais en cause ces libertés qui étaient assimilées à des privilèges et qui étaient donc à ce titre garanties par la Couronne. Quel exemple et quelle modernité ! Ce n’était pas le seul exemple. Et c’est la Révolution française qui a mis fin à ces libertés au nom de l’égalité face à l’Etat !

LVDLR. Il est vrai que la Belgique a su éviter la sécession grâce à son monarque… Je voulais maintenant vous demander votre avis sur le cas de l’Espagne…

La question de l’Espagne est une question extrêmement intéressante et actuelle. Le Roi Juan-Carlos se retrouve sur la sellette dans une position assez inconfortable. Le souverain a été porté par la vague européenne. En 1982 lors du coup de force du colonel Terejo, il a choisi la démocratie parlementaire et l’ouverture à l’Europe. Ce choix lui a assuré une très grande popularité pendant trente ans, autrement dit quand tout allait bien. L’ennui c’est que maintenant la vague européenne reflue parce que tout va mal. Au sud de l’Europe tout le monde vitupère l’Europe et l’Euro. On le voit à Chypre ou en Grèce. Désormais, en proie à des difficultés analogues, le peuple espagnol est devenu hostile à cette construction abstraite, parfois inhumaine. On peut penser qu’une éventuelle proclamation de l’indépendance par la Catalogne mettrait alors le feu aux poudres. Ce n’est pas une hypothèse d’école, car en février dernier il y a eu une mise en garde sérieuse de la part du chef d’Etat Major des armées espagnoles. Il a clairement indiqué que si la Catalogne proclamait son indépendance, l’armée ne se considérerait plus liée par la constitution ni envers le gouvernement. Ce qui signifierait concrètement un coup d’Etat et une répétition du scénario de 1982.

Quelle serait alors l’attitude du Roi ? Essaierait-il à nouveau, comme il y a trente ans de sauver une démocratie parlementaire désormais discréditée, prenant alors le risque d’être balayé par une vague populaire et massive de rejet ? Ou bien prendrait-il la tête de la contestation en instaurant un nouveau régime dans lequel il exercerait un pouvoir effectif ? Vous admettrez que c’est une situation à hauts risques ! Elle montre bien les limites de la monarchie constitutionnelle dans lequel le Prince inactif peut devenir l’otage du système…

LVDR.En conclusion on pourra toujours discuter des arguments avancés par les participants dans ce genre de débat, mais les faits sont bien là. Il va sans dire que la France, pour en revenir à elle, se trouve dans une impasse existentielle en forme en quelque sorte de « queue de poisson ». Et si cette voie s’avère sans issue, peut-être vaudrait-il mieux faire marche arrière tant qu’il est encore temps pour renoncer à l’héritage sanglant de cinq Républiques qui ont finalement échoué ; et pour reprendre le cours de l’histoire sur des bases plus saines. Cette Histoire qui a fait les grandes heures de ce pays, celui qui se fit connaître sous le nom de « France » avec tous ses héros et tous ses génies. Tous désormais proscrits au nom d’un Nouveau Régime mondialiste, anonyme, sans âme, ni cœur, ni religion, ni pays…

Le 11 avril 2013.

Jean-Yves Pons.