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Du cynisme des fonctionnaires d’autorité quand ils appliquent les consignes totalitaires de leur ministre (MM. VALLS et PEILLON).

8 Mar

Cynisme

Le cynisme des fonctionnaires d’autorité quand ils appliquent les consignes totalitaires de leur ministre, fait froid dans le dos.

C’est Jean-Marie Salanova, directeur départemental de la sécurité publique des Yvelines qui, interpellé sur le chantage que ses personnels ont fait subir à la jeune étudiante russe Anna, sommée d’espionner et dénoncer ses amis de la « Manif’pour tous », sous peine de voir sa demande de naturalisation recevoir un avis défavorable, déclare sans la moindre gêne qu’«il a été constaté qu’elle était en contact avec des groupes manifestant sur la voie publique », et estime qu’«Il est tout à fait légitime de se renseigner sur ces actions, poursuit-il.. » Ces actions, selon le policier qui a menacé Anna, consistent à «continuer à manifester alors que la loi sur le mariage pour tous a été votée. » (Comme si les gens de gauche s’étaient abstenus de manifester, en de très nombreuses occasions, contre des lois dûment votées et d’obtenir ainsi leur abrogation ! alors que contester la législation existante est parfaitement licite, pourvu que ce soit sans violence et sans s’opposer à son application, restrictions que les mouvements de gauche ont largement ignorées quand ils se sont opposés, pour ne citer que quelques exemples récents, à une réforme des retraites, à la CPE, ou aux lois antérieures sur le mariage, l’avortement, etc.)

C’est le Directeur académique de l’Académie de X…  qui, confronté à des parents indignés que, en dépit de leur refus de voir leur fils de onze ans visionner le film Tomboy, celui-ci ait été contraint de le voir en projection privée au CDI, puis de subir trois cours et deux contrôles à propos de ce film, défend le choix de ce film et l’attitude du professeur de français qui a passé outre à l’autorisation de ne pas aller voir ce film donnée par le principal

Or, l’opposition des parents s’explique parfaitement : selon les propres déclarations de ses auteurs, le film Tomboy,  est un film militant, en faveur de l’idéologie du genre « « Je voulais pouvoir faire un film qui milite à un endroit où ça allait fonctionner, où je n’allais pas m’adresser à des gens déjà convaincus, parce qu’il y a une promesse de cinéma derrière. J’ai le souci de ces équilibres : il faut toucher un maximum de gens avec des messages subversifs et politiques, »… Ce film n’était d’ailleurs pas destiné aux enfants, dont on sait que, n’ayant pas la maturité suffisante, ils peuvent être – et sont souvent – considérablement troublés par une ambiguïté que même les adultes ont des difficultés à déchiffrer.

Mais le Directeur ne veut pas le savoir. Il se contente de répliquer, avec un extraordinaire cynisme, que « Le ministère a aussi le devoir d’éducation, que le processus d’éducation passe effectivement par l’arrachement : c’est l’héritage des lumières, » et de conclure que si les parents ont été « écoutés », ils n’ont pas été « entendus ».

Oui, « arracher » les enfants à leurs familles, leur imposer (s’agissant en outre d’activités en principe facultatives) un enseignement – illustré par un film alors qu’on sait combien les enfants sont sensibles à ce qui passe par l’image –  que leurs parents ont voulu interdire, c’est, selon ce Directeur (qui de l’opinion des parents, se moque comme de sa première chemise, les instructions de son ministre surpassant, de toute évidence, jusqu’à la Déclaration universelle des droits de l’homme, ratifiée par la France, qui reconnaît aux parents le droit de décider de l’éducation à donner à leurs enfants), une façon d’enseigner «la morale, la morale laïque. » À condition d’admettre que « la morale laïque », c’est celle de ce film qui entraîne les jeunes spectateurs  dans l’empathie avec un personnage qui ment, qui usurpe une autre identité, qui manipule sa petite sœur en la rendant complice du mensonge et qui tombe dans des excès frisant la pathologie (confection d’un pénis en pâte à modeler pour donner l’illusion d’être un garçon lors de la baignade avec la bande de copains).

Anne-Lys

Analyse mise en ligne initialement sur la liste de discussion royaliste Vexilla Regis . http://www.vexillaregis.com/?page_id=26

Lettre d’une « intégriste » (naturellement !) à un intégriste (assurément) laîc et accessoirement ministre.

26 Fév

Monsieur le Ministre,

Je suis parfaitement consciente qu’en vous écrivant et en indiquant mon nom et mon adresse, je vais – si ce n’est déjà fait – être fichée par vos services comme opposante à la politique du gouvernement auquel vous appartenez, c’est-à-dire, à vos yeux, une « ’intégriste de l’ultradroite catholique » [Oui, je suis catholique], une « antisémite[s], […] raciste[s], […] homophobe ». [Ma mère était juive, j’ai adopté une enfant à la peau noire, et si je ne considère pas les actes sexuels entre personnes de même sexe comme souhaitables, je traite les personnes homosexuelles comme toute autre personne, avec courtoisie et, si je les connais assez bien, amitié. La belle antisémite, raciste et homophobe que voilà !).

Et, consciente du risque que je prends, je vous dis que vous êtes un MENTEUR. Je ne citerai que le plus récent de vos mensonges :

Répondant à l’interpellation de M. Goasguen, député, adressée au premier ministre, vous avez prétendu que ceux que vous faisiez interpeller, lors des diverses manifestations de la « Manif’pour tous », « s’en prenaient aux valeurs de la République, au rôle du Parlement, à la majorité parlementaire [et qu’il y en avait] qui cassaient » […] « qui s’en prenaient aux policiers et aux gendarmes. »

Or, vous ne pouvez pas ignorer (ou vous feriez fort mal votre travail de ministre de l’Intérieur) que vous n’auriez pas pu trouver dans les rangs de ces manifestants (parmi lesquels mon infirmité m’empêchait de me trouver) une seule pancarte ou banderole « s’en prenant aux valeurs de la République ». Ces valeurs que d’ailleurs vous vous gardez bien de définir. Vous saviez pertinemment qu’il n’y a pas eu une voiture, une cabine téléphonique, un panneau d’affichage, pas même une poubelle ou le moindre élément du mobilier urbain qui ait été cassé ou incendié par les manifestants (dont on peut se demander ce qu’ils « cassaient », à part l’image du gouvernement !) et qu’aucun policier ou gendarme n’a été blessé même légèrement.

Vous avez donc utilisé cet argument misérable et mensonger pour tenter de justifier

D’une part le fait que, lors de ces manifestations, vous avez fait procéder à des dizaines, des centaines d’interpellations injustifiées, de mise en garde à vue alors que les conditions qui la permettent n’étaient pas remplies, que vous avez fait interpeller des personnes qui n’avaient commis d’autre délit que de porter un vêtement indiquant leur sympathie pour la « Manif’pour tous » ou de se trouver à quelques centaines de mètres de l’endroit où un important personnage du gouvernement allait se rendre…

Et d’autre part cet autre fait, tout aussi scandaleux, qui est que lorsque des « casseurs » mettent un quartier à feu et à sang pour un motif ou un autre (au Trocadéro à Paris, à Trappes, à Rennes, à Nantes), le nombre d’interpellations est infime et les interpellés sont rapidement remis en liberté.

Même si les médias se montrent étrangement complaisants à votre égard et tentent de passer sous silence ce « deux poids, deux mesures » dont vous êtes coutumier, la vérité finit par être connue et de plus en plus de Français constatent, Monsieur le Ministre, que vous êtes un menteur.

Je vous prie néanmoins de croire à la haute considération que je dois à vos fonctions.

               Anne -Lys

Analyse mise en ligne initialement sur la liste de discussion royaliste Vexilla Regis . http://www.vexillaregis.com/?page_id=26

Manif pour tous.APRÈS LA MATRAQUE, LES RAFLES

4 Juin

Nous relayons ici la Lettre d’information du Centre royaliste d’Action française – 31 mai 2013

Aidez-les, aidez-nous !

Chaque année l’Action française rend hommage aux étudiants patriotes qui ont bravé l’interdit de l’occupant allemand, le 11 novembre 1940. C’est toujours avec une certaine émotion que nous imaginons ces étudiants et lycéens, mains nues devant l’envahisseur nazi. Bon nombre d’entre eux étaient d’Action française, et nous avons encore des aînés chez nous pour témoigner de ce premier acte historique de résistance à l’occupant.

Dimanche soir, le 26 mai, c’étaient aussi et surtout des étudiants et lycéens qui faisaient face aux forces du régime. On est libre de ne pas me croire, mais j’affirme qu’il y a eu plus de blessés le 26 mai 2013 que le 11 novembre 1940.

Valls a lâché les chiens (policiers) sur les Français, comme jadis le gouverneur teuton du « Groß Paris ».

L’Action française, toujours consciente des risques que faisaient courir aux manifestants les grossières provocations policières, a ciblé (avec quelque succès), dans les échauffourées des Invalides, les policiers en civil qui tantôt faisaient mine d’agresser les CRS et tantôt mettaient prestement leurs brassards en sortant les matraques télescopiques pour exfiltrer avec une rare violence des manifestants un peu isolés.

Bilan : dix-sept interpellations et mises en garde à vue dans les seuls rangs de l’Action française, et plusieurs blessés, notamment par « flash ball » dont deux grièvement, poignets cassés et côtes fêlées, encore hospitalisés à l’heure où j’écris.

Cela continue… Lundi 27 mai 2013, à Buffon, des manifestants qui voulaient pacifiquement interpeller Hollande – venu célébrer la Résistance, un comble ! -, se sont fait embarquermanu militari par des CRS, au seul motif qu’ils portaient sur eux le polo de la Manif pour tous. Parmi eux, beaucoup de mères de famille.

Les Kapos de la « Reich-publique » s’affolent, frappent, traquent, raflent..

Le pouvoir rend fou, et, avec leur police, ses détenteurs se croient tout permis. Nos enfants dans les crèches et dans les écoles sont réellement en danger de viol idéologique, demandez à Bertinoti, Vallaud-Belkacem et Peillon ce qu’ils en disent.

À la violence aveugle d’un pouvoir sectaire aux abois, nous répondrons avec la force tranquille d’un peuple en marche, sûr de la victoire finale.

Olivier Perceval

Secrétaire général de l’Action française

En lutte contre « le mariage pour tous » : Jours ( pas si) tranquilles à Paris le dimanche 26 mai 2013 avec les conseillers du CER

29 Mai

20130526_143939Le Conseil dans l’Espérance du Roi a harmonieusement reparti ses  conseillers  dans l’ensemble des manifestations organisées en ce  dimanche. Vous trouverez  ci-après  un certain nombre de  données qui vous permettront  de faire  comme  si vous y aviez été.

http://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2013/05/28/de-quelques-lecons-a-tirer-des-manifestations-parisiennes-du-dimanche-26-mai-contre-le-mariage-pour-tous/

Voici un témoignage décrivant parfaitement les « /incidents/ » aux Invalides.

Pour ma part, venant de la place de l’Opéra (Civitas), les CRS bloquaient fermement les accès aux Invalides : *ne laissant passer personne ! *(malgré nos demandes). Après un long contournement (+ d’1/2h de marche), nous avons trouvé et réussi à nous faufiler parmi la foule contraire pour participer pacifiquement.

Amitiés,

                                R

Confirmation par une autre amie qui a été victime de ces manœuvres 

Cher X

Merci pour cette information, que je m’empresse de corroborer : venue à la manifestation de façon autonome, j’étais juste devant le grand écran à droite du podium. Après la dispersion, j’ai voulu rester avec les « veilleurs », dont un groupe assez important s’installait à quelques mètres de l’écran en question, sur la pelouse. J’ai vu, de mes yeux, arriver *plusieurs groupes absolument distincts de la manif*, en provenance de la rue de Grenelle où étaient stationnés des cars de police et où les CRS attendaient arme et bouclier au pied. *J’ai vu les CRS les laisser passer*. Une fois ces jeunes (cranes rasés, blousons ou sweets à cagoules, souvent équipés de bouteilles ou de pétards) entrés sur l’esplanade, les CRS se sont avancés. Ils ont stationné un moment devant le groupe de veilleurs, tournés vers nous, donnant l’impression de vouloir nous déloger. Puis un ordre les a envoyés vers le fond de l’esplanade (côté ministère des affaires étrangères et assemblée nationale) où les cris et les fumigènes devenaient plus nets. Après un moment (30mn environ), les CRS ont contourné l’esplanade et sont arrivés dans notre dos. Nous chantions, écoutions des textes, méditions en silence. Ils nous ont chargés et gazés. Je n’ai pas résisté aux gaz plus de 5 minutes, l’ashme dont je souffre périodiquement me rendant très sensible à cette saleté (j’ai d’ailleurs été malade la nuit suivante et, deux jours après, j’ai encore mal à la gorge et les sinus en feu).

 Il est absolument évident que ces groupes étaient des provocateurs envoyés par le pouvoir en place ou, a minima, des extrémistes, entrainant peut-être dans leur sillage quelques jeunes de la manif un peu inconscients, mais il est certain qu’il était archi simple de les bloquer à la jonction de la rue de Grenelle et de l’esplanade, jonction qui forme un goulot d’étranglement très facile à verouiller, et que cela n’a pas été fait, volontairement. Je peux en témoigner de façon absolue.

Voilà. C’est la seconde fois que je me fais gazer, la première en bas de Champs, en mars, ayant été prise en tenaille entre deux cordons de CRS alors même que l’un d’eux venait de me dire que les Champs étaient de nouveau autorisés et que les 3 stations de l’avenue allaient être rouvertes…

Si je suis très fortement attachée aux valeurs que nous défendons, je ne suis pas une extrémiste et je tiens à la santé dont j’ai besoin pour remplir mes devoirs d’état. Je n’ai jamais cherché volontairement l’affrontement. Mais après ces deux expériences plus que pénibles, je considère que nous sommes dans une *dictature avérée* et je vais m’engager davantage si je le puis.

Vous pouvez faire de ce mail l’usage que vous voudrez. Je n’ai pas peur. Je ne mettrai jamais mon drapeau dans ma poche et je ne cèderai rien. Jamais.

Et aussi :

 Quelques évidences et de forts soupçons de manipulation :

  Les violences auraient été déclenchées par « des manifestants de LMPT« excédés de l’autisme du gouvernement sur leurs revendications ». Je ne sais pas si vous avez visionné les vidéos mises en ligne, ou tout simplement celles qu’ont diffusé les chaînes de télévision, mais ilest évident que ce ne sont pas des manifestants de LMPT qui lancent les attaques, mais des individus cagoulés qui  arrivent del’extérieur et se ruent sur les vrais manifestants, lesquels restent calmes, et organisent une ambiance insurrectionnelle autour de la manif pacifique.           Une information nous est parvenue de la part d’une amie qui a rejoint la manif par ses propres moyens en passant par la rue de Rennes : il y avait là, entre des escadrons de voitures de police et CRS, des voitures banalisées qui étaient remplies d’individus cagoulés …

  Si cela se confirme, et c’est tellement gros que la chose doit absolument être tirée au clair, alors on est vraiment dans un contexte de dictature avérée !

Communiqué de l’Agrif (Aide aux opposants en lutte contre le mariage pour tous »

29 Avr

L’AGRIF aide les manifestants contre le mariage homosexuel.

Face aux manifestations pacifiques, le gouvernement a eu, dès le 24 mars 2013, des réactions indignes. La police de Manuel Valls n’a pas hésité à gazer ce que Gabrielle Cluzel a appelé « la France bien élevée », des femmes, des enfants.Depuis, les mesures arbitraires se multiplient : gardes à vue de 67 veilleurs qui ne troublaient en aucun cas l’ordre public, maintien au commissariat pendant 4 h pour de prétendues vérifications d’identité, prolongations vexatoires de gardes à vue et défèrements après 48 h de garde à vue devant le procureur après maintien abusif pendant une nuit supplémentaire au dépôt du Palais de justice, violences policières, atteintes à la liberté individuelle de jeunes et moins jeunes gens commettant le crime de porter un tee-shirt de la « Manif pour tous » au lieu de tee-shirt de Che Guevara. La liste n’est pas exhaustive.Il s’agit bien en pratique d’une traque et d’une tentative d’intimidation des opposants au prétendu mariage homosexuel d’un gouvernement aux abois. Cette loi qui cristallise une opposition massive et de fond constitue un « changement de civilisation » comme le dit elle-même TAUBIRA.Conformément à l’article 2 de ses statuts, le but général de l’AGRIF est de « défendre les valeurs menacées de notre civilisation, combattre les idées subversives, proposer des solutions de renouveau ».Dans ce cadre, l’AGRIF met ses avocats à la disposition des manifestants injustement ou arbitrairement verbalisés, arrêtés, détenus, poursuivis ou violentés. L’AGRIF aidera, dans la mesure de ses maigres moyens, ceux qui la solliciteront.Les avocats de l’AGRIF ont déjà passé de nombreuses heures en gardes à vue. Ils sont amenés à défendre de nombreux manifestants tout au long du mois de juin prochain lors de nombreuses audiences.Toute demande d’aide ou d’assistance sera soumise à l’appréciation du Président ou d’un membre du bureau de l’association. AGRIF : 70 bd Saint-Germain
75005 PARIS, tél : 01 40 46 96 31, agrif@wanadoo.fr

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (19 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

19 Avr

*  Huez les ministres !

Dans leur guérilla contre le gouvernement, les opposants au mariage gay se sont dotés d’une nouvelle arme: un drôle de collectif, baptisé « Huons nos ministres« . Créé fin mars, le groupe détaille sur les réseaux sociaux l’agenda des ministres et invite les adversaires du projet Taubira à leur réserver un comité d’accueil musclé, au doux son des sifflets.

Ce mystérieux collectif, dont l’identité des fondateurs reste inconnue, dispose de près de 800 mentions « j’aime » sur sa page Facebook, d’un site internet et compte plus de 1000 abonnés sur Twitter. Suffisant pour gêner les déplacements des membres du gouvernement ? Le groupe revendique en tout cas plusieurs actions, comme la perturbation d’un concert auquel assistait Manuel Valls salle Pleyel et « l’accueil bruyant » de  Caroline Fourest à Nantes ce samedi.

Après la Manif pour Tous, Civitas, le Printemps français… « Huons nos ministres » rejoint la galaxie des anti-mariage gay. Le collectif ne serait néanmoins pas une excroissance du mouvement lancé par Frigide Barjot, même s’ il ne cache pas son admiration pour cette dernière. « Sans La Manif Pour Tous, le paysage politique serait totalement différent en ce moment. Bravo pour leur saine révolte« , peut-on lire sur le site du collectif.

Le groupe s’inscrit ainsi dans la droite ligne de radicalisation des opposants au mariage pour tous, observée depuis la manifestation du 24 mars. A côté des grandes marches, se multiplient désormais les actions coup de poing contre ceux qui soutiennent le projet. Le récent réveil en fanfare de la sénatrice UDI  Chantal Jouhanno à son domicile en est l’illustration.

Le collectif se défend néanmoins de toute violence et appelle à des actions « dans le bruit mais le calme« .

En clair, une application à la lettre de son slogan : « Ils veulent nos voix: ils auront nos huées !« . Tout un programme…

*  Le logement, premier poste de dépenses des Français

Les Français dépensent en moyenne 633 euros par mois pour se loger et environ un tiers d’entre eux éprouvent des difficultés à s’acquitter de cette somme, selon une étude de l’institut OpinionWay pour l’établissement de crédit Sofinco publiée jeudi.

Le logement est le premier poste de dépenses des Français et cela ne devrait pas changer cette année. Les loyers ont certes plutôt tendance à baisser depuis le 1er janvier, de l’ordre de 0,8%, mais comme le marché de la location est saisonnier, cette baisse ne signifie en fait pas grand-chose. On s’attend véritablement, sur l’année 2013, encore à une augmentation globale de 1,5% des prix.

Les Français paient 16 euros de plus qu’en 2012, année pendant laquelle l’institut avait réalisé une enquête similaire. Ainsi, plus de la moitié des locataires interrogés (60%) estiment que leur budget logement est trop important. Alors que ce n’est le cas que de 25% des propriétaires.

Près d’un tiers (29%) des personnes interrogées disent en outre avoir des difficultés à s’acquitter de leur loyer ou de leur emprunt immobilier, un niveau comparable à l’année dernière.

Principale conséquence : les Français économisent sur d’autres postes de dépenses. La capacité d’épargne des Français s’en retrouve lourdement affectée pour plus de huit locataires sur dix (82%) et pour près de la moitié (47%) des propriétaires.

Autres domaines de consommation touchés, l’habillement pour 67% des locataires et 35% des propriétaires ou encore l’alimentaire (66% des locataires contre 34% des propriétaires).

Enfin, et c’est le résultat le plus inquiétant de cette étude : plus de la moitié des locataires interrogés (56%) rognent sur leurs dépenses de santé contre un tiers (31%) des propriétaires. Retenez bien cette information et rapprochez-là de ce que nous vous disions hier à propos de la stagnation de l’espérance de vie en bonne santé (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/04/18/bulletin-climatique-quotidien-18-avril-2013-de-la-republique-francaise/)

*  De « La corbeille » au « Pôle nord » !

Et si la drogue était en fait le point de départ de la crise financière ? L’idée peut paraître saugrenue et pourtant… Selon le professeur David Nutt, psychiatre, neuropsychopharmacologue qui a par ailleurs conseillé jusqu’en 2009 le gouvernement britannique sur les questions de drogue, c’est bien la drogue, et la cocaïne en particulier, qui a provoqué tous les problèmes économiques engendré par la crise.

Cette réflexion fait partie d’un dossier important dans le journal britannique The Independant et repris depuis dans The Guardian et The Sunday Times.

Et le professeur Nutt n’est pas le seul a mettre en évidence la consommation de cocaïne dans les milieux bancaires. Geraint Anderson ex-trader de la City, pointe lui aussi du doigt la consommation excessive de cocaïne chez les banquiers. Il soutient ainsi que Bernard Madoff, l’ex big boss de la finance et escroc notoire, avait un bureau surnommé, le Pôle Nord… une référence à l’excès de poudre blanche disponible !

Un autre médecin, le docteur Chris Look, de l’Hôpital de Cork, en Irlande, a étudié les effets de la « blanche » sur les banquiers et même des hommes politiques. Sa conclusion est sans appel : « Des figures importantes du monde financier ont pris des décisions irrationnelles sous l’effet de la cocaïne. Ils pensaient avoir raison à 110% ! Cela nous a amené au chaos actuel... »

La cocaïne, c’est bien connu, est une drogue qui a pour caractéristique (et c’est bien pour cela qu’elle est tant utilisée dans les mondes agités et interlopes de la finance, de la politique et des médias) de procurer une très grande confiance en soi, d’y ajouter une pointe d’arrogance, un soupçon d’avidité et un besoin irrépressible d’en faire toujours plus…au point d’en faire trop. Toutes choses qui leur permettent de parler de manière extrêmement convaincante de ce dont ils ne savent rien !

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Une passion française – La Collection Marlene et Spencer Hays

du 16 avril au 18 août Paris, au Musée d’Orsay

Marlene et Spencer Hays ont commencé à acheter des oeuvres d’art au début des années 1970. A l’instar de beaucoup de leurs concitoyens américains , ils s’intéressent d’abord à la peinture américaine de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, remportant leurs trophées au feu des enchères à New York et à Londres.
L’impressionnisme ayant atteint des prix insensés, ils élargissent le champ de leurs investigations découvrant les Nabis au début des années 1980. Ils tombent aussitôt sous le charme des compositions mystérieuses signées Bonnard, Maurice Denis, Ranson, Vuillard, réunissant une collection de première importance.

Promenade, 1892 – Louis Anquetin © Droits réservés – 2013

La collection comprend un ensemble important de tableaux et de dessins représentant le Paris du XIXe siècle et de la Belle-Epoque. Les Hays aiment retrouver le souvenir de leurs promenades sur le pavé parisien ou dans le Jardin des Tuileries dans des oeuvres du siècle passé accrochées sur leurs murs.
Le Paris fin-de-siècle avec ses rues animées, ses cafés et ses théâtres si justement décrits parAnquetin, Forain, Goeneutte, Steinlen, les attirent. Les personnages de ces compositions offrent une typologie du boulevard parisien avec ses bourgeois, ses midinettes, ses flâneurs, ses types interlopes et ses vieux métiers. Les lampadaires du mythique caféconcert des Champs-Elysées, Le Jardin de Paris peint par Bonnard en 1896, éclairent avec subtilité une foule en quête de plaisirs nocturnes.

Une toile de Fernand Pelez, Grimaces et Misère, les saltimbanques, première pensée pour un tableau monumental conservé au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, est l’un des fleurons de la collection. Succès du Salon de 1888, cette parade de cirque mélancolique illustre la grâce équivoque de la misère urbaine derrière la magie du spectacle.
Spencer Hays, qui est passionné de dessin, possède plusieurs centaines de feuilles dont des raretés de l’Ecole de Pont-Aven et des Nabis, collectées depuis plus de trente ans. Parmi celles-ci, se trouve une étude préparatoire grandeur nature pour un panneau du Paravent des nourrices, frise de fiacres, oeuvre de jeunesse de Bonnard, accompagnée d’une esquisse de l’ensemble en format réduit.

Café dans le Bois, dit aussi Jardin de Paris,1896 – Bonnard Pierre© ADAGP, Paris – 2013

Les Hays apprécient la spontanéité du dessin, sa capacité à créer l’émotion avec des moyens réduits et un support fragile, papier ou carton. Ils ont un penchant pour les oeuvres singulières, comme lesprojets d’affiches et de partitions illustrées, réalisés à l’aquarelle par Bonnard, ou encore l’étude pour la couverture de la revue mensuelle, L’Image, par Toulouse-Lautrec.
Vuillard est à leurs yeux l’artiste le plus doué pour restituer une atmosphère intimiste et faire entrer le spectateur à l’intérieur de la vie de ses personnages comme les acteurs sur la scène. Au temps où il était régisseur du théâtre de l’OEuvre, il réalisa de nombreux portraits d’acteurs dans leur numéro dont l’inoubliable Biana Duhamel dans le rôle de Miss Helyett.

Dans les années 1990, Les Hays s‘intéressent à Fantin-Latour, séduits par la sensualité de sa touche et la vérité des textures de ses natures mortes. Héritier d’un métier classique proche de Chardin, le peintre évolue vers la modernité au contact de Manet. Sa Tranche de melon sur fond noir, qui est le portrait d’un fruit, dialogue harmonieusement avec celui de l’artiste par lui-même.
Une place d’honneur est réservée dans la salle-à-manger de l’appartement des Hays à New York auHomard peint par Caillebotte en 1883. Présenté directement sur le marbre d’une table, il figure comme une allégorie du goût, une ode à la gourmandise simple et raffinée que partagent Français et Américains pour ce crustacé.

La beauté stupéfiante du Petit déjeuner après le bain de Degas, accueille le visiteur dans le vestibule de l’appartement des Hays à New York. L’artiste a réalisé plusieurs variantes de cette scène matinale confrontant maîtresse et servante dans l’intimité de l’heure du bain. Cette complicité avec le modèle transfiguré par l’éclat du pastel, se retrouve dans deux autres dessins de Degas, Danseuse se coiffant et Femme s’épongeant le dos, qui illustrent des thèmes favoris de l’artiste

Cette intimité se retrouve dans les oeuvres graphiques d’un peintre impressionniste belge, Georges Lemmen(1865- 1916), influencé par Degas et Toulouse-Lautrec, qui s’orienta vers le symbolisme tout en adoptant une technique pointilliste. Ses portraits de femmes dans un intérieur expriment une certaine mélancolie présente également dans La Couseuse de Manet penchée dans son ouvrage.
Plusieurs tableaux et pastels de la collection Hays représentent des assemblées d’hommes et de femmes, des portraits isolés dans des parcs et des intérieurs bourgeois. Ces personnages appartiennent à l’aristocratie ou à la bourgeoisie fortunée de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Une grande attention est portée à l’élégance de leur tenue, à la prestance de leur pose, à la beauté de l’environnement qui exprime l’essence même de cette société, où les modèles apparaissent souvent absorbés dans leurs pensées.

L’Atelier de Corot (Jeune femme en robe rose, assise devant un

chevalet et tenant une mandoline) © Droits réservés – 2013

Au début des années 1980, les Hays sont attirés par les tableaux de Bonnard, Maurice Denis, Ranson, Vuillard dont la peinture traduit les arcanes de la pensée, la vibration des sentiments et la complexité des rapports humains. Le groupe des Nabis s’est constitué cent ans plus tôt pour défendre un art symboliste et décoratif en opposition à une imitation de la réalité à travers des formules toutes faites. Les Nabis inventent un nouveau langage esthétique permettant de donner un équivalent du réel et de suggérer la spiritualité, la poésie ou le rêve à l’aide de lignes sinueuses, d’aplats de couleur, d’oppositions d’ombre et de lumière, de perspectives réduites à deux dimensions.
Leurs compositions sont parfois difficiles à décrypter au premier coup d’oeil. Ce mystère plaît aux Hays qui achètent des toiles exceptionnelles, comme le septième panneau des Jardins publics de Vuillard, dont le musée d’Orsay conserve cinq autres compositions sur neuf. Les Fillettes se promenant, représentant deux apprenties de l’atelier de couture de la mère de Vuillard dans le Jardin des Tuileries, rejoint leur collection en 2008. Elles sont toujours aujourd’hui l’une de leurs toiles favorites.

Un paravent japonisant, oeuvre majeure de jeunesse de Bonnard, avait été démantelé avant d’être réuni et acheté par les collectionneurs qui possèdent également des panneaux décoratifs de Maurice DenisLe Printemps et L’Automne conçus pour la salle-à-manger du directeur de La Dépêche de Toulouse, Arthur Huc, ami et soutien des Nabis dès la première heure.
Deux compositions magistrales de RedonLa Fleur rouge – ayant appartenu à Maurice Denis – et Vase de fleurs et profil, complètent cet ensemble symboliste et nabi qui vient de s’enrichir de deux nouvelles acquisitions : Le Goûter au Pouldu de Maurice Denis et Les Lavandières de Maillol L’art français du début du XXe siècle séduit les Hays par ses couleurs intenses qui constituent une ode à la vie. Le rouge de la cape d’Arlequin à la guitare de Derain, le carmin des bas du modèle aux babouches jaunes de Marquet, les fleurs des broderies d’un portrait de femme par Matisse vibrent d’une sensualité que l’on retrouve dans les formes pleines de L’Eté de Maillol, un bronze réalisé en 1911 du vivant de l’artiste. La féminité triomphante de l’allégorie contraste avec l’attitude recroquevillée de la Petite Eve conçue par Rodin pour La Porte de l’Enfer. Dina Vierny qui posa pour la plupart des sculptures de Maillol est également le modèle d’une série de nus exécutés à la sanguine qui sont présentés dans la dernière salle de l’exposition.

Paravent à trois feuilles avec grue, faisans et oiseaux, canards et

papillons, 1889 – Pierre Bonnard© ADAGP, Paris – 2013

Refusant de s’enfermer dans une histoire linéaire de l’art, les Hays privilégient les regards croisés et les dialogues entre les artistes. En 2001, ils achètent le Portrait de Soutine par Modigliani peint sur une porte dans l’appartement du marchand Léopold Sborowski (1889-1932). Ce portrait réalisé en une séance constitue le témoignage émouvant d’un artiste fragile et misérable au temps de la bohème à Montparnasse.
Pour abriter ces trésors, les Hays ont construit à Nashville une grande demeure sur le modèle d’un hôtel particulier de la rue de Grenelle à Paris, l’hôtel de Noirmoutier, meublée d’antiquités du XVIIIe siècle. Dans leur appartement newyorkais, décoré par Renzo Mongiardino (1916-1998), les tableaux s’harmonisent aussi avec du mobilier précieux, comme un ensemble de sièges conçu par Paul Follot dans les années 1920.
Peintures, sculptures, dessins, livres rares ont envahi toutes les pièces de ces résidences. Pendant quelques mois, les Hays ont accepté de dégarnir leurs murs afin de permettre aux visiteurs du musée d’Orsay de découvrir des chefsd’oeuvre de l’art français revenus pour quelques mois dans le pays où ils ont été créés.

Commissariat

Guy Cogeval, président des musées d’Orsay et de l’Orangerie, et Isabelle Cahn, conservateur au musée d’Orsay

Publication

Catalogue d’exposition

La collection Marlene et Spencer Hays. Une passion française
Musée d’Orsay / Skira Flammarion

40 €

Adresse
62, rue de Lille                                                                                                                                                                                                                                                                                         75007 Paris
Tél. 01 40 49 48 14

Le 19 avril 2013.

Jean-Yves Pons