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Arnaud-Aaron Upinsky en appelle au Président de la République afin que  » le Français devienne la langue commune de l’Europe »

10 Jan

Union Nationale des Ecrivains de France 62, boulevard St Germain
75005 Paris

Le Président

Monsieur le Président de la République Palais de l’Elysée
55, rue du Faubourg St Honoré
75008 Paris

Paris, ce 20 novembre 2017

Réf. Discours de la Sorbonne du 26 sept. 2017 « Pour une Europe souveraine, unie, démocratique ».

Objet : Appel au Président Protecteur de l’Académie française pour qu’il engage la « Reconnaissance du français comme la langue commune de l’Europe ».

Monsieur le Président,

« LA RENAISSANCE OU LA MORT DE LA LANGUE FRANÇAISE ! » . Comment allez-vous relever le suprême défi du « cri d’alarme 1 » que l’Académie française vient de lancer au monde dans sa déclaration du 26 octobre 2017 en déclarant « la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui redevable devant les générations futures 2. »

MONSIEUR LE PRÉSIDENT, à l’heure de tous les périls, c’est vers vous que se tournent aujourd’hui tous ceux qui, de votre discours d’Orléans à votre intronisation à Versailles – figure emblématique de toutes les gloires de la France – ont vu en vous le restaurateur de sa grandeur : celui qui s’engageait à redonner leur fierté aux français, celui qui en appelait à combler le « vide » de Verticalité, à « rebâtir la France » et à relever le défi héroïque du futur. « Depuis trop longtemps, leur avez-vous dit en effet dans votre Grand entretien du 31 août 2017 au Point, nous nous sommes résignés à une vie démocratique sans sel. Nous sommes en train de payer le prix de cette bêtise collective qui consiste à croire en la fin de l’Histoire, alors qu’elle nous revient en plein visage. Pour l’affronter, nous devons renouer avec l’héroïsme politique propre au monde républicain, retrouver le sens du récit historique. Notre pays ne propose en effet plus de héros. » « Le défi de la politique, aujourd’hui, c’est donc aussi de réinvestir un imaginaire de conquête. » En réponse à la question « De quelle manière comptez-vous, insuffler ce nouvel état d’esprit ? », vous avez conclu : « Nous devons redevenir un pays fier. Il faut expliquer qu’il y a des héros en France, des génies et des gens qui s’engagent au quotidien 3. » (…)

« POUR REDEVENIR UN PAYS FIER », selon vos vœux, Monsieur le Président, c’est donc dans le chef de l’État, protecteur de l’Académie française depuis le règne de Louis XIV, que les Français mettent aujourd’hui tous leurs espoirs : non seulement pour sauver la langue française en péril de mort ; mais plus encore pour répondre à l’appel solennel « À la reconquête de la langue française » que l’Académie avait lancé au Président Hollande, le 5 décembre 2013 ; et, par- dessus tout, pour obtenir la « Reconnaissance du français comme la langue commune de l’Europe » : au titre de la maîtrise de sa Souveraineté linguistique, de sa Puissance politique, de son rayonnement  culturel, de sa  compétitivité et de sa  vocation historique de  » lingua  franca« 4 ,, comme langue internationale de la diplomatie  et de l’universalité

1 Déclaration de l’Académie française sur l’écriture dite « inclusive », du 26 octobre 2017.

2 Idem.

3 Le Point, op. cité, p. 32.

4 « lingua franca » ou« langue franque » : langue véhiculaire du Moyen-âge au XIXe siècle dans l’ensemble du bassin méditerranéen, désignant aujourd’hui une langue utilisée par des populations de langues maternelles différentes pour communiquer.

MONSIEUR LE PRÉSIDENT, cette reconnaissance de la langue française, comme langue commune naturelle de l’Europe, s’impose d’évidence au regard de la position historique de « lingua franca » qu’elle n’a cessé d’y occuper depuis le XIIIe siècle, position inscrite dans la dénomination d’«Europe française» depuis Louis XIV, ayant fait du français la langue diplomatique incontestée, et position ayant fait d’elle la langue commune naturelle de l’Europe formalisée dans la rédaction du Traité de Paris  du 18 avril 1951 assurant sa suprématie jusqu’à l’hégémonie anglaise d’après 1995. Cette prédestination historique fait de cette « Reconnaissance » le couronnement d’évidence à apporter à votre discours de la Sorbonne « Pour une Europe souveraine, unie, démocratique », du 26 septembre 2017, ayant omis de conclure qu’une « Europe souveraine » ne saurait être véritablement souveraine si elle ne dispose pas d’une langue commune de prestige incontestée : une langue qui soit à la fois « européenne » et « souveraine », qui ne saurait donc être l’anglais et qui ne peut être que le français pour affirmer sa singularité, sa culture et son unité à la face du monde, en particulier vis-à-vis du marché anglo-saxon.

« LE BREXIT A SAUVÉ L’ÂME DE L’EUROPE ! » Car, Monsieur le Président, les faits parlent d’eux-mêmes. Ce n’est pas l’Europe qui a traité le Royaume-Uni en corps étranger, c’est le Royaume-Uni qui s’est reconnu étranger à l’Europe. En se retranchant du corps politique « souverain » de l’Europe, par le « Brexit », le Royaume-Uni, a rendu manifeste l’incompatibilité substantielle de l’élément anglo-saxon avec le projet européen, comme l’avait prévu le général de Gaulle. Dès lors l’anglais n’est plus une langue européenne et sa colonisation hégémonique, comme langue commune de l’Europe au détriment du français, doit cesser de facto et de jure. Sa poursuite ne pourrait apparaître que comme une haute trahison de la « Souveraineté européenne » à laquelle vous en appelez, et qui, d’évidence, a besoin d’avoir sa propre langue de gouvernance géopolitique : pour parler au monde en son nom, pour faire respecter la singularité de son génie propre, dans toute la richesse de sa diversité comme de son universalité, et pour traiter d’égal à égal avec les grands ensembles continentaux. Le « poids » de la « souveraineté européenne » fera de la « lingua franca » européenne la langue de référence mondiale alternative, ayant vocation à supplanter l’hégémonie anglo-saxonne mondiale, tant au service du prestige politique de l’Europe, de sa puissance économique et de son rayonnement culturel, que d’un monde désormais plus ouvert à la diversité. Enfin, cette reconnaissance de la langue française comme langue commune de l’Europe, fera ipso facto cesser un scandale : celui de la langue anglaise déclarée « lingua franca » par l’Onu 5 ! La Communauté européenne du Charbon et de l’Acier (CECA), initiée par le Traité de Paris du 18 avril 1951, où le français domine largement, précise à l’article 100 que seule la version française du Traité fait foi.

5   Sur le site de l’ONU, au jour de la langue anglaise du 23 avril, on peut en effet lire : “English, along with French, is one of the two working languages of the United Nations Secretariat, and one of the Organization’s six official languages. Because it is so widely spoken, English is often referred to as a « world language », or the lingua franca of the modern era.” ( http://www.un.org/en/events/englishlanguageday/)

Mais, MONSIEUR LE PRÉSIDENT, au-delà du retour à l’ordre naturel des choses, il y a tout à attendre de la restauration du français dans sa vocation de porte-parole de la Civilisation européenne, en termes de valeur décuplée, politique, économique et culturelle :

1)  RAYONNEMENT LINGUISTIQUE ET CULTUREL. Après l’anglais, le français est la langue la plus parlée en Europe, à 11 %. Contrairement à «L’anglais [qui] n’est pas un outil de communication international fiable 6 », le français possède les trois caractères du latin ayant permis à l’empire romain d’exercer un gouvernement international durable – économique, politique et spirituel –, sur des peuples les plus divers, en constituant une langue qui soit à la fois : « universelle, immuable, non vulgaire 7 ». C’est cette complétude et cette immuabilité, inscrite sur le sceau de l’Académie française – « À l’immortalité » – qui en fait l’« étalon » linguistique idéal. Prise comme langue-pivot de «référence systématique, au sein des services de traduction des institutions européennes, il ne faudrait plus que 48 filières de traduction au lieu de 600 avec 25 pays membres 8». Le génie de l’anglais est aux antipodes de celui de l’Europe. Le Brexit libère le génie européen de sa cage et le rend à sa vocation mondiale ! Quant au futur rayonnement diplomatique et culturel de l’Europe, tenant compte du fait que « La France est la première puissance culturelle au monde » (Kennedy), il en sera décuplé. C’est de ce prestige culturel immense de la France, première destination touristique au monde, que l’Europe, premier marché au monde rendu à son génie culturel, a désormais le plus pressant besoin pour préserver sa compétitivité, légitimer sa « Souveraineté » et fonder sa propre politique distincte de celle de l’axe anglo-saxon.                                                                                                                                                               2)  COMPÉTITIVITÉ ÉCONOMIQUE. La corrélation entre l’influence culturelle, la langue et le flux commercial induit, est décisive. L’imprégnation massive des jeunes européens en langue anglaise (musique, média, « soft power ») les détourne du marché européen. L’adoption du français comme langue commune, en rapatriant le centre de gravité culturel de l’Europe de l’étranger vers l’intérieur de ses frontières, y fera revenir les flux commerciaux au profit de sa balance commerciale. L’Organisation internationale de la francophonie a calculé que « l’adoption d’une langue commune stimulera les flux commerciaux d’environ 33 % : il abaissera en effet les coûts à l’exportation, permettant aux entreprises de pénétrer plus facilement un nouveau marché à l’exportation et de maintenir des flux existants 9. » En vérité, l’exemple anglo-saxon montre que le pouvoir multiplicateur de l’adoption d’une langue commune est infiniment supérieur ! Il porte tous les fruits résultant de l’Unité. Enfin, il suffit de comparer les 510 millions d’habitants du marché européen au 320 millions du marché américain pour voir le poids en résultant faisant de la langue commune de l’Europe, celle de la première puissance marchande du monde !                                                                                                                                                                                                                              3)  POUVOIR POLITIQUE : comme l’illustre l’histoire de France, la langue commune – la « langue du Roi » devenue langue de la République – respectueuse des langues nationales et du latin, fut « l’axe vertical de l’unité de la France ». Après le Brexit, le français apparaît aussitôt comme l’axe vertical de l’unité culturelle et politique de l’Europe : il est en effet la langue unique de délibération de la Cour de justice de l’Union européenne ; il est la deuxième et seule langue européenne de l’OTAN ; il est la langue du seul membre permanent du Conseil

6  L’anglais correct pour les nuls,, First Editions, 2004, p. 25.
7  Le latin langue de l’Eglise, Bernadette Lécureur, Spses, 1964, p. 153.
8  L’avenir de Buffon, 1996.
9 « Etat des lieux du français dans le monde », France diplomatie, diplomatie.gouv.fr

de sécurité qui soit européen ; il est la prestigieuse langue diplomatique par excellence, la langue de la clarté, de la précision et de la haute intelligence. Véritable «latin des modernes », il est l’outil de gouvernance démocratique qui manquait pour renouer avec le « génie européen », varié à l’infini mais dont l’esprit est le même : le seul propre à faire de l’Europe – actuel nain politique – la première puissance politique au monde.

CETTE PREMIERE PUISSANCE AU MONDE – culturelle, économique et politique –, Monsieur le Président, c’est la vôtre ! C’est celle de votre discours de la Sorbonne « Pour une Europe souveraine, unie, démocratique », auquel il ne manquerait, pour aboutir, que le couronnement de la « Reconnaissance du français » comme langue commune de l’Europe : comme langue de gouvernance constitutive de cet « axe vertical de l’unité de l’Europe » qui est la condition sine qua non de la « Souveraineté européenne » que vous appelez de vos vœux !

CET AXE VERTICAL DE L’UNITÉ DE L’EUROPE, c’est à vous qu’il appartient maintenant de l’instaurer, Monsieur le Président, vous en qui les Français ont mis tous leurs espoirs pour : 1) Sauver la langue française en péril de mort ; 2) Répondre à l’appel solennel que l’Académie française a lancé le 5 décembre 2013, « À la reconquête de la langue française » ; 3) Faire obtenir la « Reconnaissance du français comme la langue commune de l’Europe ».

« L’AVENIR DE LA FRANCE EST INSÉPARABLE DE LA GLOIRE DE NOTRE LANGUE », a déclaré Madame le Secrétaire perpétuel de l’Académie française dans son appel à la Reconquête de la langue française. Désormais, c’est la gloire de l’Europe qui est inséparable de l’avenir de la langue française !

« NOUS DEVONS RENOUER AVEC L’HEROÏSME POLITIQUE », « Nous devons redevenir un pays fier», sont vos engagements. Relever le suprême défi du «péril mortel» que l’Académie française a lancé le 26 octobre 2017, à la nation en la déclarant dès aujourd’hui redevable devant les générations futures » s’adresse donc en premier lieu à son Protecteur : le chef de l’Etat que vous êtes ! Sauf à renoncer à vous-même et à votre grand projet européen comment pourriez-vous ne pas répondre à son appel « au secours du français » devant l’histoire ?

« LA RENAISSANCE OU LA MORT », il n’y a pas de troisième voie. C’est donc au nom de cette adresse de l’Académie française à son Protecteur, valant déclaration d’Etat d’urgence ; au nom de l’espoir que tous les amoureux de la langue française ont placé en vous pour retrouver leur fierté ; au nom même de votre projet d’une Europe « souveraine, unie et démocratique », que nous vous adressons cet appel solennel pour inverser la spirale de mise à mort du français en en faisant la langue commune de l’Europe, comme condition sine qua non de sa réussite !

«AU NOM DE L’HEROÏSME POLITIQUE ! » qu’exige assurément la reconquête de la languefrançaise en péril de mort et sa Renaissance comme figure emblématique de la premièrepuissance au monde, dans l’attente d’une rencontre que vous pourriez nous accorder, veuillezdonc agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma très haute considération.

Arnaud-Aaron Upinsky

Candidat à l’élection à l’Académie Française du 14 décembre 2017

Et pour signer la pétition en ligne

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-la-pétition-pour-la-reconnaissance-du-français-comme-langue-commune-de-l-europe

Si vous lisiez jusque là la revue « Le Point », vous pouvez peut-être maintenant cesser de le faire.

25 Déc

25 décembre 507. Baptême de Clovis à Reims après le harcèlement de sa catho d’épouse.

Le Point – Publié le 25/12/2012 à 00:00 – Modifié le 25/12/2014 à 00:00

En embrassant la religion chrétienne, le roi des Francs inaugure une nouvelle ère de paix, d’amour et de fraternité. Tu parles…

Par  Frédéric Lewino  et Gwendoline  Dos Santos.

Le 25 décembre 507, l’évêque de Reims Rémi, baptise Clovis et trois milles de ses guerriers. C’est qu’il a la santé le curé ! La queue est plus longue que le jour où  TF 1 auditionne pour The Voice… Le roi des Francs est en tête de file. À 32 ans, blond et musclé, il ressemble à  Matt Pokora  Au premier rang de l’assistance, la reine Clotilde rayonne. Enfin, Cloclo l’a écoutée en devenant chrétien comme elle.

Cela fait des années qu’elle le tanne avec la Boutin pour qu’il jette aux oubliettes ses innombrables dieux guerriers, au profit du seul, de l’unique, du Dieu chrétien qui n’est fait que d’amour et de charité. Alléluia ! Derrière Clovis, ses guerriers francs piétinent d’impatience. Chacun, avec sa serviette et son bonnet de bain, attend l’immersion dans la piscine du baptistère. Yannick Agnel leur a passé la consigne : à l’entrée, il faut frotter les pieds sur le paillasson anti-mycose. Si la cérémonie se déroule un 25 décembre – jour de Noël -, en revanche l’année n’est pas connue avec exactitude. Elle se situerait entre 496 et 511, avec une préférence pour 507.

Émotion intense

On ne connaît pas non plus le déroulement précis de la cérémonie. La reine Clotilde décore la cathédrale magnifiquement pour impressionner son époux et ses guerriers. Bien entendu, il ne s’agit pas de la cathédrale gothique actuelle, mais d’un bâtiment trapu de 20 mètres sur 55 mètres, flanqué d’un baptistère de forme carrée. À l’intérieur, un bassin de forme circulaire où les candidats à la conversion font trempette avant la bénédiction de Rémi. Celui-ci dépose sur le front de chacun d’eux le chrême, un mélange d’huile d’olive et de résine aromatique. Si vraiment il y avait eu trois mille guerriers à baptiser, Rémi en aurait eu pour cinquante heures à raison d’une minute par baptême. Invraisemblable ! Le vrai nombre de guerriers baptisés ce jour-là est certainement bien inférieur au nombre annoncé par Grégoire de Tours.

Clovis est donc le premier. Il hésite avant de descendre dans le bassin, mais, y voyant Laure Manaudou en tenue d’Ève, il plonge furieusement. Rémi fait le signe de croix et l’interpelle : « Courbe doucement la tête, fier Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré », avant de lui apposer le chrême sur le front. Moment d’émotion intense. Stéphane Bern partage son émoi avec la France entière sur France 2. Il explique que le roi des Francs a très sérieusement préparé sa conversion en suivant des cours du soir avec l’évêque de Reims.

Il lui a fallu apprendre qui est le seigneur, comprendre ce que vient faire Jésus dans cette histoire. Rémi lui enseigne la catéchèse suivant les préceptes des conciles de Nicée, de Constantinople et de Chalcédoine. Le roi des Francs doit encore se coltiner des cours de moralité, l’apprentissage du rituel et l’histoire du Salut. Et le dogme trinitaire ? Il l’a étudié, de même que les crédos. Quand Rémi lui raconte l’histoire de la Passion, Clovis a du mal à la gober. Qu’est-ce que c’est que cette histoire de Dieu tout-puissant qui se laisse crucifier ? C’est de la daube, mec. Pas crédible. Il s’exclame : « Si j’avais été là avec mes Francs, j’aurais vengé cette injure ! »

Vie dure

Si Clovis persiste à rejoindre le camp des chrétiens, c’est qu’il y trouve de nombreux avantages. D’abord, la paix à la maison. Son épouse Clotilde cessera de le bassiner, maintenant qu’il a plongé dans le bassin. Et Dieu sait si elle peut se montrer aussi emmerdante que la Trierweiler quand elle veut quelque chose. Elle lui répète à tout bout de champ : « Les dieux que vous adorez ne sont rien, puisqu’ils ne peuvent se secourir eux-mêmes ni secourir les autres ; car ils sont de pierre, de bois ou de quelque métal. Les noms que vous leur avez donnés sont des noms d’hommes et non de dieux. » Ce à quoi il répond : « C’est par l’ordre de nos dieux que toutes choses sont créées et produites ; il est clair que votre Dieu ne peut rien ; bien plus, il est prouvé qu’il n’est pas de la race des dieux. »

Lors de la naissance de leur enfant Ingomer, Clotilde exige le baptême. Il laisse faire. Une semaine plus tard, quand Ingomer meurt, le roi passe un savon à son épouse : « Si l’enfant avait été consacré au nom de mes dieux, il vivrait encore ; mais comme il a été baptisé au nom de votre Dieu, il n’a pu vivre. » Et vlan dans les dents ! Mais il en faut plus pour décourager Clotilde. Elle a réponse à tout. « Je rends grâce au puissant Créateur de toutes choses, qui ne m’a pas jugée indigne de voir associé à son royaume l’enfant né de mon sein… » Quelques mois plus tard, la reine est de nouveau enceinte. C’est encore un fils, qu’elle baptise Chlodomir. Lui aussi tombe malade. Le père triomphe, mais l’enfant guérit grâce aux prières de sa mère. À partir de ce moment, celle-ci ne cesse de mener la vie dure à son époux pour qu’il se convertisse.

« Fils de Dieu vivant »

Durant au moins deux ans, Clovis résiste à son épouse. Jusqu’au jour où, se trouvant en fâcheuse posture dans une bataille contre les Wisigoths, il se dit que c’est le moment de tester la puissance du Dieu de sa femme. Il n’a plus rien à perdre, son armée est sur le point d’être balayée. Il lève les mains vers le ciel, prend un ton pleurnichard en s’écriant : « Jésus-Christ, que Clotilde affirme être fils du Dieu vivant, qui, dit-on, donne du secours à ceux qui sont en danger, et accorde la victoire à ceux qui espèrent en Toi, j’invoque avec dévotion la gloire de Ton secours. Si tu m’accordes la victoire sur mes ennemis, et que je fais l’épreuve de cette puissance dont le peuple, consacré à Ton nom, dit avoir reçu tant de preuves, je croirai en Toi et me ferai baptiser en Ton nom… »

Le Christ, se trouvant de bonne humeur ce jour-là, dirige une flèche (à moins que cela ne soit une hache) sur le roi alaman, qui tombe raide mort. Privée de chef, l’armée ennemie se disperse. Dieu a fait gagner le roi des Francs ! Rentré à la maison, Clovis raconte cette bonne blague à Clotilde. Mais qu’est-ce qu’elle est heureuse ! Autant que Cécile Duflot apprenant sa nomination comme ministre.

Un royaume plein d’amour

La reine des Francs s’empresse d’envoyer un texto à Rémi pour lui demander de rappliquer dare-dare. Il faut battre le fer tant qu’il est chaud. L’évêque de Reims accourt, saoule Clovis d’arguments en faveur de la vraie foi. Il se montre aussi convaincant qu’un imam islamiste dans une mosquée de la banlieue parisienne. Pour autant, le roi a d’autres raisons pour devenir chrétien. L’une d’elles tient à la population de son royaume qui compte une majorité de Gallo-romains déjà chrétiens. Une autre est le pacte de non-agression que les Bretons acceptent de signer avec lui, à condition qu’il embrasse la religion chrétienne.

Le dernier obstacle à lever : ses guerriers francs, qui ne renonceront pas facilement à leurs dieux traditionnels. Il prend plusieurs cours de rhétorique avec Mélenchon avant de les rassembler. Miracle, avant qu’il n’ouvre la bouche, ceux-ci l’approuvent déjà : « Pieux roi, nous rejetons les dieux mortels et nous sommes prêts à obéir au Dieu immortel que prêche saint Rémi. » C’est ainsi que la France devient le premier royaume chrétien d’Occident. Un royaume plein d’amour, de piété, de charité, de fraternité. Merci Clovis, et surtout Clotilde. Et dire que, sans eux, la France aurait pu rester un royaume barbare marqué par les massacres, les guerres, les mensonges…

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/25-decembre-599-victime-du-harcelement-de-clotilde-clovis-finit-par-se-faire-baptiser-a-reims-25-12-2012-1605792_494.php

LE PRESIDENT HOLLANDE EST BIEN UN FRANCAIS NORMAL… Il connait peu de choses en géographie. À Ljubljana, il ainsi inventé la « Macédonie »

27 Juil

375px-Blason_ville_si_Ljubljana_(Slovénie).svg<——  Armoiries  de Ljubljana

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flag_of_Ljubljana.svg

À Ljubljana, Hollande invente la « Macédonie »

Le Point.fr – Publié le 26/07/2013 à 21:33 – Modifié le 27/07/2013 à 09:05

Après avoir placé l’Égypte en Tunisie et confondu Chinois et Japonais, le président de la République montre qu’il est décidément fâché avec la géographie !

C’est la troisième gaffe géographique de François Hollande en moins de deux mois. En déplacement jeudi à Ljubljana, en Slovénie, pour un sommet des pays des Balkans occidentaux, le président français a inventé un nouveau pays : la « Macédonie ». Il s’exprimait en français (NDLRB. Ah! Ah!) lors d’une conférence de presse (à 18’30 ») avec Borut Pahor, son homologue slovène, et évoquait le processus d’adhésion à l’Union européenne de Skopje. L’hôte de l’Élysée n’a pas paru s’émouvoir de son erreur et a poursuivi son propos, indiquant que la France était disposée à chercher « une solution » aux différends avec la Grèce qui bloquent l’intégration de la république de Macédoine dans l’Union européenne. 

Le président avait commis un impair de ce type lors d’une conférence de presse en Tunisie, mais avait cette fois tenté de rattraper son erreur. Interrogé sur les événements en Égypte, il avait assuré prendre acte « de la situation en Tunisie. » « Pardon, je prends acte aussi de la situation en Tunisie qui celle-là permet d’engager la transition démocratique« , avait-il ajouté. Mais la bourde la plus embarrassante est sans doute celle que François Hollande a commise à Tokyo le 7 juin dernier. Évoquant la tragédie de l’attaque d’un site gazier en Algérie dans laquelle dix Japonais avaient trouvé la mort, il a rappelé avoir présenté ses condoléances « au peuple chinois« .

http://www.lepoint.fr/politique/a-ljubljana-hollande-invente-la-macedonie-26-07-2013-1708853_20.php

images3  Ce Que le Roi fera Demain. Rappelons sans nous lasser  que  diriger un pays est un mêtier et qu’il vaudrait  cent  fois mieux – au moins pour notre pays -que  son dirigeant  suprême soit  formé  dés son age plus tendre à l’exercer, exactement  come l’est le  fils du roi plutôt que  de faire  courir le risque à son pays d’être l’objet grandissant d’un certain  nombre  de sarcasmes  d’origines variées . En effet, alors  que pour un grand nombre d’activités  professionnelles la « mention  » de Père en fils »  est  pour  beaucoup un gage de qualité pour cette activité là ( je parle celle de  chef  de la France) on accepte sans sourciller – que le poids du hasard  ( car enfin, il faudra  bien se résoudre à appeler les  choses par leur nom) et des engagements ruineux et   dangereux en ce  qu’ils ont pour objet de s’attacher les voies d’une minorité – soit déterminant.

Pour le Conseil dans l’Espérance du Roi, Alain TEXIER. CJA. Garde des Sceaux ,Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux devoirs et aux droits des Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelles.

A DESTINATION DU MINISTRE Frédéric CUVILLIER. Catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge : « T’AS TROUVE QUOI DANS LES BAGAGES ? »

21 Juil
  • Et si on tirait  à vue sur les pillards comme au Kénya, Thailande, Kirghistan, USA ( Nouvelle-Orléans)? 
  • Merci aussi  de ne pas faire  les dégoûtés aprés avoir lu les lignes qui suivent :

photoministre_cuvillier

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               Des policiers ont trouvé des SMS explicites dans le portable de jeunes interpellés le jour du drame. Une enquête doit être menée pour savoir si les victimes du déraillement du train ont bien été volées.

Les forces de l’ordre ont-elles été «caillassées» à Brétigny, comme elles l’affirment, ou simplement accueillies «de façon un peu rude», selon l’expression du ministre des Transports, Frédéric Cuvillier? Y a-t-il eu «un vol ou deux», comme le concède la préfecture de l’Essonne, ou bien de véritables «scènes de pillage»? Un rapport de la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité (DCCRS), révélé Jeudi par Le Point https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/07/19/lesdetrousseurs-de-cadavres-en-action-a-bretigny-sur-orge-le-cer-vous-lavait-bien-dit/ évoque non seulement des «jets de projectiles» après le déraillement du train, mais aussi des «vols d’effets appartenant aux victimes». Une «réalité sans doute dérangeante pour les autorités», mais confirmée par deux syndicats aussi différents qu’Alliance (classé à droite) et l’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa, classé à gauche). Des policiers «scandalisés qu’on puisse remettre en cause leur parole» et outrés d’avoir vu leurs agresseurs repartir «en vainqueurs»…

Selon ce rapport, les CRS ont dû repousser «des individus, venus des quartiers voisins, qui gênaient la progression des véhicules de secours en leur jetant des projectiles».

«Certains de ces fauteurs de troubles, peut-on aussi lire, avaient réussi à s’emparer d’effets personnels éparpillés sur le sol ou sur les victimes.» Quatre jeunes, interpellés pour le vol du téléphone portable d’un secouriste, ont tous été relâchés. Mais, selon nos informations, trois autres plaintes ont été déposées dont une à Limoges, par une passagère ne retrouvant plus son ordinateur… Et sur RMC, un agent de la SNCF a affirmé avoir assisté à des vols. Vendredi, une source préfectorale de l’Essonne a cependant dénoncé une incohérence entre les vols décrits et l’heure d’intervention d’une des brigades CRS, arrivée une heure et demie après les premiers secours.

«Ces faits ont été rapportés par des collègues et vont être vérifiés par une enquête, réplique Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat de police Alliance. On a quand même trouvé des SMS dans le portable d’un des jeunes arrêtés, dont “T’as trouvé quoi dans les bagages?”… Quant aux jets de projectiles sur les forces de l’ordre et les pompiers, ils ont bien existé! Les policiers de Brétigny sont intervenus quelques minutes après l’accident et ont rapidement été mis en difficulté par des jeunes apparemment très déterminés. Si bien qu’on a dû faire appel, en renfort et en urgence, à l’ensemble des collègues du département, ainsi qu’à deux compagnies de CRS».

Difficile, dans la pagaille, de faire la différence entre «des jeunes qui voulaient aider et d’autres venus pour voler», soulignent les policiers. «Certains sont venus nous aider à sortir des wagons, raconte d’ailleurs Jean-Robert Baroux, l’un des passagers. En revanche, à la sortie de la gare, alors que je parlais à un journaliste, un jeune a mis la main dans le sac de ma compagne.»

«Il y avait des gens qui étaient en train de perdre leurs bras ou leur jambe, et d’autres sont venus voler leur montre ou leur portable!»

Christophe Crépin (Unsa-police)

Un texto d’un CRS envoyé à ses collègues décrit même «des victimes pillées par des racailles». Un tract de l’Unsa-police s’offusque du fait que «des individus» aient pu «profiter de la détresse des victimes pour les piller et agresser les intervenants». Christophe Crépin, porte-parole du syndicat, qui était sur place, parle d’«une quarantaine de voyous». «Il y avait des gens qui étaient en train de perdre leurs bras ou leur jambe, et d’autres sont venus voler leur montre ou leur portable!, s’émeut-il. Il a fallu utiliser des lanceurs de 40 ( NDLRB. Jaune et noire, cette arme non létale fera mouche à 50 mètres, c’est-à-dire au-delà du jet de pavé ou de cocktail Molotov) pour les disperser.»

L’opposition s’est immédiatement saisie de ces nouvelles informations. Conseiller UMP de Paris, Jérôme Dubus réclame une commission d’enquête parlementaire «sur ces actes ignobles que le gouvernement cherche à minimiser par tous les moyens». Ancien officier de police, élu UMP, Bruno Beschizza, demande, lui, des explications au ministre de l’Intérieur. «On s’aperçoit qu’il y a tout une machine d’État qui s’est mise en branle pour démonter les faits!, s’indigne-t-il. Cela laisse présupposer une vraie chape de plomb sur beaucoup d’autres incidents ailleurs en France…»

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/07/19/01016-20130719ARTFIG00547-vols-et-caillassages-a-bretigny-les-policiers-s-indignent.php

Pour (ou contre ?) un nouveau statut des réservistes.

6 Mai

Un point de vue intéressant, paru un mois avant le Livre Blanc mais qui ne peut qu’inquiéter

Face aux réflexions, reprises par le site de l’UNOR (http://www.unor-reserves.fr/ ), on ne peut que faire les réflexions suivantes :

1/ depuis la mise en place du système de gestion des soldes interarmées Louvois, les personnels d’actives et de réserves se trouvent confrontés à d’énormes problèmes tant en termes de réception de leurs émoluments (qui sont pour certains versés dans les primes dues) que de traçabilité de ces derniers (à titre personnel, je n’ai pas vu passer une feuille de solde depuis… plus d’un an…)

2/ le caractère bénévole des activités de réserve est déjà un fait puisque dans la plupart des cas, au moins pour les personnels se trouvant à l’étranger, le travail ne manquant pas… alors que les bras (de leurs collègues d’active) se font de plus en plus rares…

3/ cela est tout à fait dans l’air du temps : faire autant avec moins finira par vouloir dire continuer à faire sans rien avoir sinon des moyens personnels… et ce malgré le maintien des priorités opérationnelles des forces (qui ne sauraient que s’appuyer que sur « les meilleurs matériels, le meilleur entraînement, les meilleures informations » selon le résident actuel…).

En attendant, nous continuerons à faire notre devoir, militaires d’active et de réserve, comme d’habitude, sans état d’âme, du moins tant que nous aurons de quoi manger… Après quoi, les carottes seront décidément cuites.

CC(r) Fr. Romain, Conseiller aux Armées du Conseil dans l’Espérance du Roy

Le Point.fr- Publié le 26/03/2013 à 09:31- Modifié le 27/03/2013 à 23:52

Les réservistes appelés à passer au bénévolat

La situation financière de la défense tourne à la débâcle. Les réservistes opérationnels seront invités à servir bénévolement. Comme les scouts ?

La réserve opérationnelle, qui associe depuis la débâcle de 1870 des citoyens temporairement armés et les armées d’active, est mal partie… En 2011, l’actuelle réserve opérationnelle comptait 57 187 réservistes opérationnels (dont 27 411 dans la gendarmerie) pour une activité moyenne de 22,9 jours par an. Selon un document que nous avons pu lire, un passage partiel de cette réserve au bénévolat est à l’étude.

Jusqu’à présent, cette organisation est intégrée au tissu militaro-social français qui accepte fort bien que des civils occupent durant quelques semaines ou quelques mois par an des fonctions militaires. Ces officiers ou sous-officiers de réserve suivent des formations permanentes et leurs grades et promotions évoluent comme ceux des militaires d’active, à ceci près qu’ils n’occupent aucun poste d’officier général. En 2011, les armées françaises avaient dépensé 75,7 millions d’euros pour les réservistes opérationnels, hors gendarmerie.

Lorsqu’ils servent temporairement sous les drapeaux (minimum cinq jours par an, maximum soixante jours, en principe), ces réservistes sont payés, ou « soldés » comme disent les militaires, au même niveau qu’un militaire d’active. Un capitaine de réserve recevra donc durant sa période d’activité la même solde que ses camarades fonctionnaires. Eh bien, aussi incroyable que cela puisse paraître, cette solde des réservistes est remise en cause. Et la défense se prépare à demander aux réservistes de servir à titre bénévole.

Désintéressement

Dans un courrier adressé le 3 mars 2013 au directeur des ressources humaines du ministère de la Défense, le secrétaire général du Conseil supérieur de la réserve militaire, le contre-amiral Antoine de Roquefeuil, écrit ceci : « Face aux réductions successives des budgets consacrés à l’emploi des réservistes opérationnels, des membres du Conseil supérieur de la réserve militaire (CSRM) souhaiteraient que les employeurs militaires aient l’accord pour qu’une partie des activités des réservistes opérationnels soient faits (sic) à titre bénévole, à condition que le réserviste ait donné son accord. » Cette gratuité du service, poursuit l’amiral, « démontre la volonté d’engagement et de désintéressement de nombreux réservistes opérationnels et peut répondre ponctuellement à des besoins de certaines forces armées ». L’amiral brouillé avec l’orthographe demande in fine à son correspondant « quels (sic) seraient les évolutions législatives à envisager pour qu’une telle possibilité soit offerte ».

Notamment pour faire face à la baisse de ses effectifs professionnels, l’armée de terre avait prévu de faire passer ses effectifs de réserve de 16 000 à 22 000 en 2015. Il n’est pas certain que de telles évolutions du statut des réservistes soient très incitatives. On attend avec intérêt de connaître la position du président du CSRM, qui n’est autre que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.