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DICI. Abbé Alain Lorans.Vers un mariage à géométrie variable : (Partenaires, durée, effet)

27 Avr

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Le mariage : du sacrement au CDD

C’est au nom de l’égalité des droits que la loi sur le « mariage » homosexuel a été votée à l’Assemblée nationale, le 23 avril 2013. Parmi les plaidoyers en faveur de cette loi, on a pu lire, dans Le Monde du 12 janvier 2013, celui de Danièle Hervieu-Léger, intitulé Le combat perdu de l’Eglise : « Si la question du mariage homosexuel peut être considérée comme le lieu géométrique de l’exculturation (sic) de l’Eglise catholique dans la société française, c’est que trois mouvements convergent en ce point pour dissoudre ce qui restait d’affinité élective entre les problématiques catholique et séculière du mariage et de la famille. »

Et la fameuse « sociologue des religions », parfois fumeuse, d’énumérer ces trois mouvements : « égalité des droits jusque dans l’intime, déconstruction de l’ordre supposé de la nature, légitimité de l’institution désormais fondée dans la relation des individus », car sur ce dernier point, selon elle, « le droit de la famille a homologué ce fait majeur et incontournable : ce n’est plus désormais le mariage qui fait le couple, c’est le couple qui fait le mariage. »

Sous ces expressions feutrées se cache une réalité plus brutale. Ainsi le socialiste René Viviani écrivait sans détours, dans L’Humanité du 4 octobre 1904, à propos de la laïcisation de l’enseignement, faite au nom de la neutralité : « La neutralité fut toujours un mensonge. (…) On promit cette chimère de la neutralité pour rassurer quelques timidités dont la coalition eût fait obstacle au principe de la loi ». La franchise pour les socialistes d’aujourd’hui serait de reconnaître : « L’égalité des droits est un prétexte. Nous n’avons qu’un seul objectif : faire une famille irréligieuse, opposée à tout ordre naturel, qu’aucune institution supérieure ne puisse régler ». En clair, un couple qui n’est plus uni par le mariage, mais des partenaires qui font, défont et refont à leur guise un mariage biodégradable où oui devient non… et vice-versa.

                                                                                                                  Abbé Alain Lorans

Lettre d’information DICI 274

http://www.dici.org/

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BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (29 mars 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

29 Mar

*  Le pouvoir d’achat des Français est en berne :

Coup sur coup nous voici avec deux mauvaises nouvelles supplémentaires en ce qui concerne notre pouvoir d’achat. Et ce n’est qu’un début.

Ainsi, l’Insee a d’abord annoncé mercredi la première baisse du pouvoir d’achat sur une année depuis 1984.

Les résultats détaillés des comptes nationaux trimestriels du 4e trimestre 2012, rendus publics mercredi 27 mars par l’Insee, confirment la contraction du produit intérieur brut (PIB) en volume en fin d’année (- 0,3 %) et sa stagnation en 2012. Mais surtout, ils font état d’une baisse historique du pouvoir d’achat des ménages (- 0,4 % sur l’année), logique eu égard à la hausse continue du chômage depuis bientôt deux ans.

C’est, précise l’Insee, « le premier recul depuis 1984 (- 1,1 %) », année qui a suivi le tournant de la rigueur lors du premier septennat de François Mitterrand, mentor de l’actuel chef de l’Etat.

Au quatrième trimestre 2012, le pouvoir d’achat a même baissé de 0,8 % après avoir stagné pendant l’été. Mesuré par unité de consommation, ce qui permet de le ramener à un niveau individuel, il se replie de 1 % en 2012. La masse salariale et les prestations sociales ayant continué à progresser, l’Insee explique la baisse du pouvoir d’achat des ménages par la forte hausse des impôts : + 10 % en 2012, après + 6,6 % en 2011, du fait de la poursuite du redressement des finances publiques.

Sur le seul quatrième trimestre 2012, les impôts sur le revenu et le patrimoine ont augmenté de 7 % après + 4 % au troisième trimestre. La hausse de la pression fiscale au second semestre résulte notamment des mesures votées pour améliorer le rendement de l’impôt sur le revenu en 2012, ainsi que de la contribution exceptionnelle pour les redevables de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en toute fin d’année.

Ensuite, voici un sondage Viavoice pour Les Échos et France Info, publié jeudi, qui atteste du pessimisme d’une moitié de la population. Près d’un sondé sur deux estime que son pouvoir d’achat va reculer dans les prochains mois.

Les deux postes de dépenses que les sondés estiment de plus en plus sensibles, sont le carburant et les impôts. Le prix des carburants préoccupe 37% des Français, contre 31% en décembre. Et l’évolution à venir de la fiscalité inquiète 34% des personnes interrogées, contre 30% en janvier. Mais il est vrai qu’ils n’ont pas encore tout vu…

Quels sont en conséquence les dépenses que les sondés envisagent de restreindre ? Les vacances et les « sorties et loisirs du quotidien » pour 22% des inquiets. Mais les réponses diffèrent en fonction des milieux sociaux : 15% des ouvriers se disent prêts à réduire leur budget dédié à l’alimentation et aux déplacements, contre 0 à 2% de cadres.

Nul doute que les prochains mois nous apporteront, ne serait-ce qu’à cause de l’ampleur du chômage et de son aggravation régulière, des enquêtes plus pessimistes encore.

*  Mais la situation est, pour le moment, pire à Chypre :

Les banques du pays ont rouvert jeudi leurs portes. Mais cette réouverture s’est faite sous conditions : des restrictions de mouvements et de retrait d’argent ont été fixées.

Les banques avaient été fermées alors que l’île est au bord de la faillite. Même si le pays vient d’obtenir un plan de sauvetage international, c’est au prix d’une restructuration drastique de son système bancaire.

Laïki Bank, deuxième banque du pays, va être liquidée et les comptes les plus conséquents de Bank of Cyprus, première banque du pays, vont subir une importante ponction. En compensation, un prêt de 10 milliards de dollars sera versé par des bailleurs de fonds internationaux.
Mais aussi, et surtout (souvenez-vous en car les menaces qui pèsent sur la France ne manqueront pas d’aboutir à une situation analogue), les opérations que les Chypriotes pourront effectuer :

  • Les retraits en espèces aux guichets et aux distributeurs sont limités à 300 euros par jour, par personne et par banque.
  • Les paiements et virements à l’étranger ne pourront dépasser 5.000 euros par mois.
  • Les voyageurs quittant l’île ne pourront pas emporter plus de 1.000 euros en espèces.
  • Les chèques ne pourront pas être encaissés en liquide, comme beaucoup de Chypriotes ont l’habitude de le faire. Ils pourront seulement déposer les chèques sur leurs comptes.

Pour éviter toute panique sur les marchés, la bourse chypriote est restée fermée toute la journée.

Chypre une exception ? Ou un cas d’école , comme dirait le chef de l’Eurogroupe M. Dijsselbloem ?

*  Mr Bricolage squatte le Palais de l’Elysée :

Nous vous avons montré, le 22 mars, dans un billet humoristique, le Palais de l’Elysée « relooké » en magasin de bricolage (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/?s=monsieur+bricolage&submit). Et bien, depuis hier soir et la prestation télévisuelle de M. François Hollande…vous savez que la réalité a dépassé la fiction ! Le président de la République a livré son diagnostic et donné à connaître ses solutions pour tenter de redresser la France. Et bien voici ce qu’en disent quelques uns des journaux d’aujourd’hui.

Les radios, les télévisions, les journaux et les sites Internet parlent abondamment ce vendredi, de la prestation télévisée de François Hollande. Impossible de se connecter à l’actualité sans tomber sur les commentaires des spécialistes qui évaluent les intentions du président de la République. Et dans l’ensemble, ils doutent du discours prononcé par le chef de l’Etat. Pour la majeure partie de la presse, il n’a pas convaincu même s’il a tenté de séduire. Les éditorialistes jugent sa prestation « fade » et fustigent le manque d' »audace » du chef de l’Etat, qui dégaine une « boîte à outils » face à une crise et une colère profondes.

« Nul ne s’attendait à des annonces fracassantes« , souligne Eric Decouty dans Libération, mais l’intervention télévisée du président s’est révélé « souvent fade, presque banale » et a été marquée par une « absence de pédagogie » et « une étonnante confiance » au regard de la situation économique et sociale.

« Les millions de téléspectateurs de France 2, hier soir, ne caressaient pas d’illusions en écoutant François Hollande« , renchérit Patrick Apel-Muller dans L’Humanité. « Mais l’exercice de pédagogie soigneusement préparé par les experts de l’Élysée a semblé tourner à vide » et le président « sensible aux appels des milieux patronaux ou conservateurs » reste en revanche « sourd à la colère larvée qui parcourt le pays« .

Paul-Henri du Limbert (Le Figaro) enfonce le clou: « l’Élysée avait prévenu : il ne fallait pas attendre monts et merveilles de l’intervention télévisée du chef de l’État. On ne peut lui donner tort. Fidèle à sa manière, le chef de l’État n’a pas dit un mot plus haut que l’autre, et il a expliqué en substance qu’une politique qui ne marche pas peut, qui sait, marcher un jour« . Pour de nombreux éditorialistes, le chef de l’Etat ne s’est pas montré à la hauteur de la situation, car, résume Jean-Michel Servant (Le Midi Libre) il lui « manque encore l’essentiel pour vaincre la crise : l’audace du combattant« .

« Contre la crise qui ravage tout sur son passage, François Hollande s’arme, dit-il, d’une nouvelle boîte à outils« , ironise l’éditorialiste du Figaro, mais le président dispose de « petits tournevis » et de « clous de tapisserie, quand il faudrait des ponceuses et des rabots« . « Cela fait un peu Monsieur Bricolage« , s’amuse Jean-Pierre Ténoux (L’Est Républicain), qui juge que M. Hollande « est resté comme toujours, prévisible« .

« Pour le président, la boîte à outils existe, il suffit d’un peu de patience pour obtenir des résultats. Mais les Français n’en ont plus« , assène Hubert Coudurier (Le Télégramme). Tout cela ne constitue ni « un tournant du quinquennat« , « ni le changement de braquet attendu par la gauche du PS« , déplore Hervé Favre (La Voix du Nord).

Une fois encore, les journalistes sont déçus. Reste à savoir s’il s’agit de la pensée des Français. Un prochain sondage devrait dire dans les jours à venir si François Hollande a été à la hauteur des espérances de certains ou non.

Nous croyons connaître la réponse ! Comme nous connaissons ce qui nous attend avec de tels hommes d’action au pouvoir.

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Eugène Boudin

Du 22 mars au 22 juillet Paris, Musée Jacquemart Andre

Pour la première fois depuis 1899, une institution parisienne organise une exposition rétrospective consacrée à celui que Corot surnomma le « roi des ciels », à travers une soixantaine de peintures, pastels et aquarelles. Eugène Boudin, que Monet considérait comme son maître et l’un des précurseurs de l’impressionnisme, a parcouru l’Europe dans une quête toujours renouvelée de la lumière. De sa Normandie natale à Venise, en passant par Anvers, Dunkerque, Berck, la Bretagne, Bordeaux ou la Côte d’Azur, il a su saisir l’atmosphère si particulière de chacun des lieux qu’il a visités.

Connu pour ses marines et ses scènes de plage, Eugène Boudin (1824-1898) futl’un des premiers artistes français à poser son chevalet hors de l’atelier pour réaliser des paysages. Dans ses nombreux tableaux, il s’est tout particulièrement attaché au rendu des éléments et des effets atmosphériques. Il a ainsi été l’un des initiateurs d’une vision renouvelée de la nature, précédant dans cette démarche les impressionnistes et son ami Claude Monet, qui écrivait à la fin de sa vie : « Je dois tout à Boudin ».
Au fil des années, sa palette s’éclaircit et sa touche s’allège pour mieux restituer les reflets du ciel et de l’eau. Où qu’il soit, il peint des paysages en mouvement, dans une subtile harmonie de gris colorés. Véritable « roi des ciels », Eugène Boudin a su transcrire à la perfection des éléments aussi changeants que la lumière, les nuages et les vagues.
Commissaire général de l’exposition, Laurent Manoeuvre réunit, grâce aux prêts de grands musées internationaux, une soixantaine de peintures, aquarelles et dessins qui permettent de suivre Eugène Boudin  dans sa quête de la lumière et rendent un merveilleux hommage à cet artiste indissociable de la mer et de ses paysages.

Une exposition inédite avec des prêts exceptionnels.

L’art de Boudin a très tôt suscité l’intérêt des amateurs américains. Dès les années 1880, il fait partie des peintres présentés aux États-Unis par le marchand Durand-Ruel.

Ainsi, les musées nord-américains possèdent aujourd’hui de nombreuses oeuvres de l’artiste, pour lesquelles il n’existe pas d’équivalent dans d’autres collections publiques en Europe.

Grâce aux prêts accordés notamment par la National Gallery de Washington ou le Museum of Fine Arts de Boston, certaines de ses oeuvres seront présentées pour la première fois en France depuis leur achat par des amateurs éclairés américains.

La plage de Berck à marée basse © Musée de Reims – Musée Jacquemart André – 2013

Pour cette exposition, le Musée Jacquemart-André a également bénéficié du concours du Museo Thyssen-Bornemisza de Madrid, du Musée national des beaux-arts du Québec, et tout naturellement du soutien du Musée d’Art moderne André Malraux du Havre et du Musée Eugène Boudin d’Honfleur, qui possèdent les plus grands fonds d’oeuvres de l’artiste en France.

Le Musée Jacquemart-André est situé 158 boulevard Haussmann, dans le VIIIe arrondissement de Paris. Propriété de l’Institut de France .
Téléphone : 01 45 62 11 59
 

Le 29 mars 2013.

Jean-Yves Pons.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (25 octobre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

25 Oct

*  « Tout a toujours très mal marché ! » :

La formule de Jacques Bainville est lapidaire, mais combien vraie. Surtout lorsque des apprentis sont aux manettes ! C’est en tout cas ce que semble penser aujourd’hui le journal de gauche Libération, devenu soudain lucide.

Au point d’intituler son éditorial : « Fâcheux...« . Et de poursuivre : « Ce n’est pas encore la déroute, mais il y a de quoi être dérouté. Il y a quelque chose qui cloche dans la méthode de ce gouvernement. » Mais on trouve aussi beaucoup de formules sévères à l’égard du Premier ministre dans la presse régionales. Par exemple : (l’affaire de l’annulation de la loi sur le logement par le Conseil constitutionnel) « le fait passer pour un vilain petit canard barbotant à Matignon » écrit Jean-Marc Chevauche dans Le Courrier Picard. Tandis que Philippe Waucampt ajoute, dans Le Républicain Lorrain : « Le chômage explose, la récession guette et le gouvernement patauge, trébuche, tourne en rond « . Et nous pourrions en ajouter…

Bref, et après moins de six mois d’accession au pouvoir, tout n’est plus rose dans cette république socialiste. Qui s’en étonnera ? Les débiles ou les menteurs. Car comment pourrait-il en être autrement ?

Avec 0 % de croissance, un taux de chômage supérieur à 10 % et qui s’accroît tous les jours, l’impérieuse nécessité (imposée par Bruxelles) de limiter le déficit public à 3 % et sans compter un racket fiscal sans précédent, comment voulez-vous qu’ils s’en sortent ? Ces « apprentis » n’ont plus d’autre perspective que de tresser la corde qui les pendra.

Et les voila déchirés entre les propositions déstabilisantes pour la gauche du prochain « rapport Gallois » sur la compétitivité des entreprises (allègement massif des charges sociales des entreprises, réduction drastique des dépenses publiques, aggravation de la pression fiscale – CSG, TVA, etc.- et peut-être même l’abandon du dogme des « 35 heures » !) et le manifeste Keynesien d’un collectif d’économistes de gauche intitulé « Pour une dévaluation fiscale » (cf. Le Monde du 25 octobre 2012)…

Que ne sont-ils restés dans l’opposition ? Il n’y a que le redoutable et dangereux Jérôme Cahuzac, ministre délégué au budget, pour trouver dans ce capharnaüm politico-financier un champ de tir à sa mesure.

Nous les avions pourtant prévenus qu’ils ne pourraient pas y parvenir !

* La Tunisie d’aujourd’hui : tensions et désillusions 

Le 14 janvier 2011 le président de la République tunisienne, Zine El-Abidine Ben Ali, abandonnait le pouvoir et se réfugiait en Arabie Saoudite, chassé par ce que nos médias appelèrent de façon emphatique « la Révolution de Jasmin« . Dans les jours qui suivirent ce fut, dans nos journaux, un déluge d’hommages et de commentaires dithyrambiques, un vertige d’admiration et de reconnaissance envers le peuple tunisien qui venait de se libérer du joug sanglant du dictateur. Les « indignés », comme on les appelait à l’époque en référence à l’imposture de Stéphane Hessel, avaient mis à bas, par leur courage et leur détermination, un régime honni…essentiellement de la gauche française !

Nous avons retrouvé quelques extraits de ces litanies et ne résistons au plaisir de vous de vous les rappeler:

La Tunisie à la Une de toute la presse française 

 
« Mieux, dans tout le monde arabe, les cousins de Ben Ali, les Bouteflika, les Moubarak ou les Khadafi, cette Sainte Alliance du nationalisme décati et de la torture dans les caves, commencent à trembler devant leurs peuples et à vérifier dans la fièvre que leurs policiers les soutiennent toujours. »
 
La Croix enfin rappelle que tout est parti du suicide d’un homme, modeste et désespéré : « Il aura fallu le suicide par le feu d’un jeune marchand des quatre saisons, il y a un mois exactement, pour que la Tunisie ouvre une nouvelle page de son histoire.  On pense au Tchècoslovaque Jan Palach qui, à Prague en 1969, s’immola pour protester contre l’invasion de son pays par les chars russes ; on revoit, vingt ans plus tard, le geste insensé d’un jeune Chinois (…) place Tian-An-Men : des visages, des destins qui, à jamais, marquent nos mémoires, et peut-être l’histoire. Puissent les Tunisiens, avec le soutien de la communauté internationale, donner un sens au désespoir de Mohamed Bouazizi. »
 Islamiste, Islam,
Que de vieux souvenirs ! Surtout lorsque l’on voit où en est arrivée ce malheureux pays aujourd’hui. La situation politique est désespérante depuis la victoire des islamistes aux élections législatives d’octobre 2011. La situation économique est catastrophique avec un chômage impressionnant qui désespère tous les Tunisiens et particulièrement les plus jeunes d’entre eux. Les manifestations, souvent violentes, se font de plus en plus nombreuses et rappellent celles qui précédèrent la chute du régime du président Ben Ali; obligeant les pouvoirs publiques à maintenir le pays en état d’urgence depuis janvier 2011. Dans plusieurs villes du pays, des heurts opposent régulièrement de nombreux jeunes aux forces de l’ordre au point que l’ONG Amnesty International s’en inquiète: « Les progrès réalisés en Tunisie en matière de droits humains sont battus en brèche par l’équipe gouvernementale actuellement au pouvoir, qui suscite des doutes sur son engagement en faveur de réformes. » Enfin, l’Assemblée constituante, qui doit doter le pays d’une nouvelle constitution et qui est réunie à cet effet depuis novembre 2011, se déchire quotidiennement sans parvenir au moindre accord. Bref, comme titrait aujourd’hui le quotidien Le Monde: « En Tunisie la transition politique est en panne ». La Tunisie est devenue le plus bel exemple de l’hiver islamique succédant au printemps arabe.

Et tous ces bons apôtres de la presse et de l’intelligentsia françaises de se faire aussi discrets que des accenteurs mouchets.

*  De sondages en sondages…:

L’islam apparait de plus en plus comme une menace pour une majorité de Français.

Un sondage Ifop pour Le Figaro* publié ce jeudi révèle qu’une majorité de Français trouve l’islam « trop visible » en France et qu’il constitue une « menace » pour l’identité du pays. 60% des sondés estiment en effet que l’influence et la visibilité des musulmans sont « trop importantes », contre 35% des personnes qui y sont indifférentes et 5% qui les jugent « pas assez importantes ». Si 17% des Français pensent que la présence d’une communauté musulmane en France constitue un enrichissement sur le plan culturel, 43% y voient en revanche « une menace ». 68% des personnes interrogées estiment que les musulmans ne sont pas bien intégrés à la société française ; en cause pour une majorité des sondés : le refus d’intégration des musulmans et les importantes « différences culturelles ».

Enfin, concernant le port du voile « pour les musulmanes qui le souhaitent », 63% des Français y sont opposés, contre 7% d’avis favorables.

* Le sondage a été réalisé par questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon de 1.736 personnes, représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, entre le 15 et le 18 octobre.

*  la chasse fiscale des retraités est ouverte :

L’Assemblée nationale a voté jeudi la création d’une taxe de 0,3%, dès le 1er avril 2013, sur quelque 7,5 millions de retraités imposables, avec l’objectif affiché d’amorcer le financement de la réforme de la dépendance, lors de l’examen du projet de Budget de la Sécurité sociale.

Le projet initial du gouvernement prévoyait un prélèvement de 0,15% pour 2013, puis de 0,3% pour 2014, et devait concerner 10 millions de retraités. Sur proposition des élus socialistes, le gouvernement a accepté d’exclure du dispositif initial quelque 2,5 millions de retraités imposables aux revenus modestes. Mais, pour l’équilibre des comptes, le gouvernement a souhaité que le taux de contribution vienne d’emblée à 0,3% dès le 1er avril 2013.

Cette nouvelle « contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie » sera affectée à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie dès 2013, en vue de la réforme de la dépendance qui doit être engagée la même année, en vertu d’un autre amendement socialiste voté jeudi.

Aux députés de l’UMP et de l’UDI qui ont dénoncé une atteinte au « pouvoir d’achat des retraités » auxquels on « fait les poches », une mesure « purement financière » pour une future réforme « floue », les socialistes ont rétorqué qu’il s’agissait d’un « prélèvement équitable » et d’« un premier pas » pour la réforme de la dépendance promise mais jamais faite sous Nicolas Sarkozy. Tous les amendements de suppression de la mesure, émanant de l’UMP, de l’UDI mais aussi du Front de Gauche, ont été rejetés.

Exprimant « un important désaccord« , la communiste Jacqueline Fraysse a critiqué un « signal très négatif » et une mesure « contraire à la justice et à l’esprit de la protection sociale solidaire« .

Un jour prochain, on découvrira qu’ils songent même à l’euthanasie des vieux…

Le 25 octobre 2012.

Jean-Yves Pons.