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Messe pour la France et la famille royale (IMB). 24 janvier 2016.

12 Jan

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Aprés les attentats qui ont désolé Paris le 13 novembre 2015, Louis XX s’exprime

28 Nov

Louis XX, « héritier des rois, héritier d’une tradition » ainsi qu’il le rappelle dans son discours ci-dessous

Chers Amis,

Alors qu’il y a quelques mois, nous apprenions qu’allait se tenir à Versailles la passionnante exposition Louis XIV et que nous organisions une soirée en hommage au grand roi, autour de la conférence qui nous a tant intéressés, personne n’imaginait que la France serait frappée par un acte d’une barbarie infinie. La France frappée, et en particulier Paris, sa capitale. Paris, que le Comte de Chambord en 1870 alors que les ennemis étaient en son cœur qualifiait, de « la ville de Clovis, de Clotilde et de Geneviève, (…) la ville de Charlemagne et de Saint Louis, de Philippe Auguste et d’Henri IV, (…) la ville des sciences, des arts et de la civilisation ». L’ennemi, une nouvelle fois, est là !

Frappée au plus profond d’elle-même car, répétant un geste que les révolutionnaires connaissent bien, les assassins ont pris les jeunes pour cibles. Faire mourir des enfants, c’est aussi pour une part, tuer les parents. Alors, ne supportons plus le déni, donnons leurs sens aux événements et aux mots, parlons en vérité : ceux qui ont commis ces massacres sauvages sont des assassins et des barbares sans foi ni loi.

Ma compassion et mes prières vont à toutes les victimes et à leurs familles meurtries et j’adresse mes encouragements et félicitations aux forces de l’ordre et aux autorités judiciaires dont l’action dangereuse s’est révélée efficace ainsi qu’aux médecins et infirmières qui ont secouru et soigné, confrontés à des blessures de guerre bien inhabituelles pour eux. Mais comme héritier des rois, comme héritier d’une tradition, ayant élevé au rang des principes intangibles de la politique, l’état de droit garanti par les lois fondamentales, je ne peux, comme vous tous, que ressentir au plus profond de moi la tragédie que représentent de tels actes perpétrés sur notre sol, perpétrés contre la France et les Français.

Evoquer cette tragédie en cette journée, où nous tenions à honorer le roi Louis XIV à l’occasion du tricentenaire de sa mort, apparait alors comme un vrai symbole, tant elle en est l’antithèse. En effet, qu’a voulu le roi, si ce n’est tendre vers le meilleur régime ? Le moins mauvais, en tout cas, sachant ce que sont les individus. Gouvernement d’équilibre entre Dieu et les hommes. Entre les égoïsmes de chacun et le bien commun pour tous. Entre tradition et progrès.

S’il fut un grand souverain, celui dont le professeur Jean Christian Petitfils nous a si bien parlé ce soir, c’est qu’il a découvert tôt dans sa vie, lorsqu’il a décidé de gouverner personnellement, ces principes qu’il s’est appliqué ensuite à mettre en œuvre. Pouvoir d’équilibre et de maîtrise du monde naturel comme des hommes ; du monde spirituel comme des institutions. Pouvoir pour ordonner la société comme un jardin à la française, c’est-à-dire lui donner du sens, mais aussi pour permettre aux Lettres et aux Arts d’acquérir leur plein épanouissement. Sa mort fut à l’image de sa vie comme Madame Saule l’a si bien évoqué dans la remarquable exposition qu’elle a montée à Versailles et qu’elle m’a fait visiter cet après-midi. Sa mort résume sa vie et la magnifie. L’astre a alors rejoint les cieux ! Mais celui que les hommes avaient peut-être jugé un peu vite, trop occupé de sa propre grandeur, ne la poursuivait pas pour lui-même mais pour la France dont il a fait un exemple donné au monde et un modèle de civilisation.

Or, n’est-ce pas le message que l’on attend actuellement ? Notre société a besoin de sens et de modèles auxquels se référer. Ne faut-il pas, une nouvelle fois, rappeler la phrase si prophétique de saint JeanPaul II, « France qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » La France tient-elle toujours sa place ? Au fond d’elle-même peut-elle toujours dire qu’elle est un modèle à donner aux autres nations quand elle renie la vie, quand elle ne sait plus éduquer ses enfants, quand elle abandonne ses vieillards, quand elle baisse la garde alors que depuis près de 15 ans la menace était visible, quand elle oublie l’essentiel de son histoire et méprise la réalité au profit de l’idéologie ?

Pour pouvoir être un modèle auquel le monde peut et veut adhérer, encore faut-il être exemplaire. La France vient de montrer qu’elle était capable de l’être dans le malheur et lorsqu’elle est attaquée, en retrouvant une certaine union ainsi que réalisme et lucidité. Elle doit continuer à le montrer à l’avenir. Reprendre sa place de veilleur et de sentinelle dont la vocation est de protéger et de promouvoir ses idéaux puisés aux sources chrétiennes et ses valeurs nées de l’héritage gréco-romain et polies par quinze siècles d’histoire. « Ne l’oubliez pas, c’est du retour à ses traditions de Foi et d’honneur, que la grande nation, un moment affaiblie, recouvrera sa puissance et sa gloire », écrivait le Comte de Chambord toujours si pertinent dans ses jugements.

C’est cette France que le monde attend et espère surtout quand les barbares sont à ses portes, prêts à répandre la mort, le désespoir, la ruine et la désolation. Chacun à leur manière, Madame Saule et Monsieur Petitfils, à qui je tiens à redire tous mes remerciements, l’ont grandement montré. La première par l’exposition qu’elle offre à Versailles et qui j’en suis persuadé recevra de très nombreux visiteurs ; le second par ses talents d’historien et tous ses travaux dont la conférence de ce soir nous a donné un aperçu trop bref mais si convaincant.

La dynastie capétienne depuis les premiers temps, a toujours accompagné la France dans ses moments de gloires comme dans ceux d’épreuves : à Bouvines et à Rocroi, comme à Crécy et Malplaquet. Chaque fois, elle a apporté son message d’espoir. Incarnée dans une famille, elle sait, plus que tout autre, qu’il y a toujours une génération pour prendre la relève. Louis XIV laissant la France aux mains d’un enfant de 5 ans le savait. Son héritier incarnait la jeunesse du monde. La jeunesse de la France sans cesse renouvelée, celle qui porte notre avenir. Par l’intercession de Saint Louis, protégeons notre pays et transmettons notre héritage à nos enfants. Merci de m’avoir écouté.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou

http://leblogdumesnil.unblog.fr/2015/11/24/2015-99-ne-loubliez-pas-cest-du-retour-a-ses-traditions-de-foi-et-dhonneur-que-la-grande-nation-un-moment-affaiblie-recouvrera-sa-puissance-et-sa-gloire/

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LL.AA.RR. Duc d’Anjou et Comte de Paris présents aux Invalides pour le 300 éme anniversaire de sa fondation.

20 Sep

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BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (20/21 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

21 Avr


*  IL ACCÉLÈRE, 
ON ACCÉLÈRE !

François Hollande veut passer en force sur le « mariage pour tous », contre l’avis et au mépris de la majorité des Français. Il accélère le calendrier parlementaire.
La Manif Pour Tous accélère aussi !
Grande manifestation à Paris dimanche 21 avril
 
Rendez-vous 14h30 place Denfert-Rochereau, 
 
avec vos drapeaux, sifflets, trompettes…
 
en direction de la place des Invalides !
 
 

*  À qui profite le crime (suite…et fin) :

Les auteurs des attentats de Boston ont été identifiés, il s’agit de deux frères d’origine tchétchène. Le premier, tué vendredi matin, s’appelait Tamerlan Tsarnaev et était âgé de 26 ans. Il avait été interrogé par le FBI en 2011 sur des soupçons de tendances islamistes. Le second, arrêté dans la nuit de vendredi à samedi, s’appelle Djokhar Tsarnaev et est âgé de 19 ans. Les deux hommes vivaient aux Etats-Unis depuis plusieurs années et avaient été naturalisés américains.

Djokhar avait mis en ligne des liens vers des sites islamistes et indépendantistes tchétchènes sur ce qui semble être sa page personnelle sur un réseau social russe. Sur sa page, à la rubrique « vision du monde », il a répondu « islam », tout en définissant « carrière et argent » comme sa « priorité personnelle ». On peut également y lire une blague : « Un Tchétchène, un Daghestani et un Ingouche sont dans une voiture. Qui conduit ? » Réponse : « La police » (russe).

Le deuxième suspect, mort après la fusillade, était son frère aîné, âgé de 26 ans, Tamerlan Tsarnaev. Tarmerlan aurait été arrêté en juillet 2009 pour violence domestique, après avoir agressé sa « copine », américaine blanche.

Deux ans plus tard, il a été entendu par le FBI après l’avertissement des autorités russes qui soupçonnaient le jeune homme d’être « un adepte de l’islam radical » sur le point de quitter les Etats-Unis pour rejoindre un mouvement armé. Mais d’après la police fédérale, l’audition de Tamerlan Tsarnev n’a pas permis de « découvrir une quelconque activité terroriste« . On croit relire l’histoire de Mohamed Merah…

Tout deux possédaient une expérience militaire, toujours selon NBC News, expérience peu claire pour l’instant. Ils pratiquaient la boxe et la lutte, selon un ami à eux cité par CBS. Tamerlan aurait d’ailleurs interrompu ses études d’ingénieur un semestre pour pratiquer la boxe et s’entraîner pour la compétition des National Golden Gloves.

Dans un reportage, l’un d’eux livre quelques confidences, notamment que sa petite amie s’est convertie à l’Islam et qu’il rêvait de faire partie de l’équipe nationale de boxe américaine.

« Je n’ai aucun ami américain, indique-t-il dans le reportage, je ne les comprends pas« . « Tamerlan dit qu’il ne fume plus et ne boit plus : -Dieu dit plus d’alcool-« , écrit le photographe Johannes Hirn, qui cite Tamerlan lui disant qu’il est « très religieux » : « il n’y a plus de valeurs » et « les gens ne se contrôlent plus« , lui aurait-il confié. Le suspect décédé a d’ailleurs créé une  chaine You Tube consacrée à l’Islam il y a six mois.

Les deux frères vivaient ensemble aux Etats-Unis depuis 2002 ou 2003. Ils avaient fui la Tchétchénie avec leur famille, puis ont grandi au Kirghizstan. Ils possèdeaient des passeports kirghize au moment de leur demande de carte de résident (green card).

On ne sait toujours rien sur les motivations des deux hommes mais les enquêteurs s’orientent vers la piste de l’extrémisme islamiste, selon des sources proches du conseil de sécurité nationale et de la police.

En un mot, l’affaire est claire et nous attendons avec la plus grande impatience l’acte de contrition de France inter lundi 22 avril ! Mais peut-être ne vous souvenez-vous pas de ce que nous écrivions ici-même le 16 avril dernier, au lendemain de l’attentat de Boston et de sa relation sur les ondes de notre radio nationale. Cela mérite un bref retour en arrière (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/04/16/bulletin-climatique-quotidien-16-avril-2013-de-la-republique-francaise/):

 » C’est devenu un rite. Dans les heures qui suivent un attentat, certains s’empressent de soupçonner…la droite forcément « extrême ».

 » Ils  » avaient fait cela  après Carpentras.  » Ils  » ont recommencé à Toulouse, après les meurtres de Mohamed Merah. Et  » Ils  » continuent à propos du marathon de Boston.

 » Ils « , ce sont les journaleux de France Inter ! Entendu ce matin dans la bouche de Patrick Cohen (le nouveau Fouquier-Tinville du 7/9 de la radio nationale : (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/03/17/le-fouquier-tinville-de-france-inter/), suivez bien car tout y est : s’adressant à la correspondante de la radio aux Etats-Unis (Fabienne Sintes), notre nouveau Fouquier-Tinville insista sur le fait que l’attentat à la bombe qui a endeuillé la ville de Boston a eu lieu  » le jour du Patriot’s Day, qui correspond au dernier jour pour les déclarations d’impôt, et ce qui fait penser « éventuellement »(vous apprécierez l’insinuation) à des « extrémistes de droite », des « militants anti-impôts », des « groupes extrêmement conservateurs » ou « ultra-patriotes » qui peuvent faire acte de violence «  .

Non seulement ces gens sont fous, mais ce sont des obsédés qui font feu de tout bois pour alimenter leurs fantasmes. »

*  Dans la rubrique « Il vous mentent » :

(Entretien avec Eric Verhaeghe, Mathieu Mucherie et Sophie Pedder )* Non, les banques ne sont pas si solides

Non, les banques ne sont pas si solides

  • François Hollande avait déclaré lors de son discours du Bourget en janvier 2012 : « Mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance ». Sa réforme bancaire a minima suffira-t-elle à nous préserver d’une nouvelle crise financière ?

Eric Verhaeghe : Mais qui, à part les banquiers, a soutenu que les banques étaient solides? Tout le monde sait que les banques continuent à afficher dans leurs bilans des actifs surévalués. Certains ont prié Sainte Rita, madonne des actuaires, en espérant pouvoir le cacher le plus longtemps possible, mais le miracle ne s’est pas produit. C’est le cas du Crédit Agricole qui a englouti des milliards et des milliards dans des placements absurdes en Grèce, financés par les scandaleux profits de l’assurance emprunteur. De ce point de vue, le gâchis est énorme.

Toutes les banques sont contaminées par ces produits toxiques. Là, pour le coup, il faut instruire le procès des medias, qui ont savamment caché la réalité aux Français, et qui continuent à la cacher avec des méthodes peu recommandables.

Mathieu Mucherie : Les banques commerciales sont, dans une situation de crise monétaire, hyper-dépendantes de la politique de la banque centrale, je veux dire par là encore plus dépendantes que d’habitude.

On peut donc dire que les valeurs bancaires de la zone euro sont assez logiquement massacrées par les marchés depuis 2007, plus que leur consœurs américaines. Rien à voir avec la régulation ou la supervision, et tout à voir avec l’absence de Quantitative Easing (assouplissement monétaire, ndlr) et en conséquence avec la fragilité des PIGS et en conséquence avec l’obligation de perfuser les banques des PIGS par des programmes de liquidités trompeurs ; pour résumer : la BCE matraque les banques par sa politique hyper restrictive, et dans le même temps elle perfuse les maillons les plus faibles qu’elle transforme en banques zombies à la japonaise pour éviter une cascade de faillites qui lui serait reproché, d’où un syndrome de Stockholm chez les acteurs bancaires, et au total comment voulez-vous que les acteurs économiques et financiers s’y retrouvent ?

* Éric Verhaeghe est l’ancien Président de l’APEC (l’Association pour l’emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). 
Diplômé de l’ENA (promotion Copernic) et titulaire d’une maîtrise de philosophie et d’un DEA d’histoire à l’université Paris-I. 

* Mathieu Mucherie est économiste de marché sur Paris, et s’exprime ici à titre personnel.

* Sophie Pedder est Chef du bureau de The Economist à Paris depuis 2003.
Elle est l’auteur de Le déni français aux éditions JC Lattès.

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

La Nuit aux Invalides

 

 Pour la deuxième fois, la cour d’honneur du Musée de l’armée accueille, du 18 avril au 7 mai, l’étonnante production d’Amaclio et de Bruno Seillier. Une plongée vertigineuse dans l’histoire de France.

Lancée l’année dernière, la première Nuit aux Invalides a connu un succès inattendu, avec plus de 4000 spectateurs par soirée une semaine durant. Une consécration pour un spectacle qui ne ressemble absolument à aucun autre. Ni son et lumière ni projection cinématographique, encore moins représentation théâtrale ou pure reconstitution historique, le travail de Bruno Seillier et de la société Amaclio ne rentre dans aucune case et l’on ne s’en plaint guère. Au contraire.

Fondées sur l’utilisation de nouvelles technologies de projection d’images et de vidéo monumentales, ses créations permettent littéralement de donner vie aux édifices sur lesquels elles sont diffusées. Projetée à 180 degrés sur plus de 250 mètres de façade, la mise en lumière des pierres de la cour d’honneur de l’hôtel des Invalides est une étrange expérience. Presque malgré soi, on se retrouve plongé dans une narration à la fois subjective et profonde de l’histoire, les souvenirs d’un lieu que l’on croyait connaître et la mise en scène subtile des grands mythes français. L’adhésion est immédiate. Les murs se mettent à parler, l’architecture raconte quatre siècles d’épopée, sans temps mort ni grandiloquence. Pendant trente-cinq minutes, un spectacle total.

Le prince Louis de Bourbon, chef de la Maison de Bourbon, était présent au spectacle du jeudi 18 avril.

Ce n’est pas la première fois que Monseigneur le Duc d’Anjou se rend aux Invalides. La dernière visite du prince dans ce lieu prestigieux était dédiée à la présentation de ses deux fils, les ducs de Bourgogne et de Berry, en juin 2012. Une réception, organisée par l’Institut Duc d’Anjou, qui avait rassemblé 400 participants dans les salons du Gouverneur Militaire de Paris.

L’hôtel des Invalides est un monument parisien dont la construction fut ordonnée par Louis XIV (Edit royal du 24 février 1670) dont le prince Louis de Bourbon est le descendant direct.

La Nuit aux Invalides. Spectacle monumental 3D. Du 18 avril au 7 mai.

HOTEL NATIONAL DES INVALIDES

ENTRÉE ESPLANADE DES INVALIDES 

ACCES PAR LA RUE DE GRENELLE

75007 PARIS 07

Le 21 avril 2013.

Jean-Yves Pons.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (10 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

10 Avr

*  La « Hessel attitude » :

Nous citions hier les propos de Bruno Roger-PetitChroniqueur politique au  Nouvel Observateur, concernant les révélations d’Audrey Pulvar sur son passé socialiste. Il insistait sur le fait qu’elles lui apparaissaient comme «  l’incarnation de la réduction par l’émotion de tout ce qui touche à notre vie publique. Acteurs et commentateurs privilégiés des événements ne vivent plus que par la passion, hors la raison. D’abord l’émotion, avant toute chose, et tant pis pour la réflexion. Acteurs et commentateurs politiques sont tous devenus des « hesseliens » : de l’indignation avant toute chose.« 

Ne pourrait-on voir dans le projet de loi sur la « moralisation de la vie politique« , qui sera débattu ce mercredi en Conseil des ministres (avant d’être présenté le 24 avril), un phénomène analogue ? N’y a-t-il pas, dans cette précipitation, une démarche purement émotionnelle éloignée de ce que devrait être la réflexion politique : un fait divers, une loi ! En d’autres termes, l’éternel choc entre le temps court des oligarques au pouvoir et le temps long de l’Histoire.

Sans attendre et devant le risque d’une décrédibilisation encore plus profonde du pouvoir et de la classe politique, onze mois après l’élection de François Hollande à l’Elysée, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé par ailleurs la publication des déclarations de patrimoine de l’ensemble des ministres d’ici au 15 avril.

Pour le chef du gouvernement, cet exercice de transparence est «de nature à recréer de la confiance». «C’est bien que ceux qui exercent une responsabilité publique, ministres, parlementaires ou encore élus de grandes collectivités territoriales, rendent public leur patrimoine», a naïvement déclaré à la presse M. Ayrault, lors d’un déplacement à Tours.

A l’Elysée, on est conscient du risque de cette opération de transparence. «Psychologiquement ça va être dur et politiquement ça peut être ravageur», affirmait ainsi un conseiller.

«La marge est très étroite entre la dissimulation d’un côté et le déballage de l’autre. La solution intermédiaire c’est la transparence», plaidait-on. «Ca va dépendre beaucoup de la situation des parlementaires chez eux» mais «on sait que pour la gauche c’est toujours plus dur» commence-t-on à dire dans les rangs du PS.

Pour l’UMP Valérie Pécresse, qui avait précédé Jérôme Cahuzac au ministère du Budget, «toutes les propositions (de moralisation de la vie publique, ndlr) qui sont sur la table ne servent qu’à faire diversion face à la gravité du séisme».

 Mais de la « moralisation politique » (superbe oxymore !) au « voyeurisme hypocrite« , il n’y a qu’un pas .

C’est ainsi que, détonnant avec les propositions de son camp, l’écologiste Noel Mamère a estimé qu’il s’agit « d’une espère de course à la vertu qui peut être à terme dangereuse pour la société » (s’éloignant ainsi, manifestement, de son maître à penser…Robespierre). L’ancien ministre appelle en revanche à renforcer les pouvoirs de la Commission pour la transparence financière de la vie politique. Son collègue Daniel Cohn-Bendit a livré le même constat sur RTL :

« Je ne crois pas que d’étaler la fiche d’impôt sur la place publique ça fasse avancer quoi que ce soit. Si quelqu’un a quelque chose à cacher, l’opération transparence il en a rien à cirer ! »

Le député européen s’est par ailleurs dit favorable à ce que parlementaires et ministres déclarent leur patrimoine et leurs avoirs auprès d’une institution publique, à condition que celle-ci puisse vérifier les déclarations.

Daniel Cohn-Bendit n’est pas le seul à regarder avec scepticisme cette nouvelle quête de transparence. « Une fausse bonne solution » selon le chef de file des députés du Front de Gauche, André Chassaigne. La publication des déclarations de patrimoine a « un côté un peu malsain qui peut conduire à livrer à la vindicte populaire des élus qui sans être fortunés ont parfois des biens de famille (sic) alors qu’une partie des Français se trouve dans les pires difficultés », estime le député PCF du Puy-de-Dôme. Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites…. D’autant que « le problème n’est pas là« , ajoute-t-il. Il est « ultra-prioritaire de s’attaquer avec courage et fermeté à la fraude et à l’évasion fiscale avec des actes forts. » (pour les autres sans doute)

A l’UMP, pas d’unanimité. Si François Fillon a dévoilé lundi soir sur France 2 les grandes lignes de son patrimoine, Jean-François Coppé  refuse de prendre partà un « numéro de voyeurisme, d’hypocrisie« . Tout en accusant le gouvernement d’orchestrer une opération transparence pour occulter l’affaire Cahuzac, le maire de Meaux déclare qu’il ne dévoilera son patrimoine que si la loi en fait une obligation.

« Irons-nous jusqu’aux enfants, jusqu’aux conjoints qui n’ont pas choisi de faire de la politique », demande Nadine Morano. Et d’ajouter, évoquant François Fillon : « Je regrette qu’il soit tombé dans cette démarche ».

Interrogé sur itélé, Gilbert Collard (Rassemblement Bleu Marine) s’inquiète quant à lui « d’une France du trou de serrure« . « Demain, j’enlève le bas« , a-t-il ironisé, moquant « une grande opération de nudité« .

Le socialiste Jean-Jacques Urvoas, président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, fait part de la même réserve dans une interview donnée au Parisien. « Publier son patrimoine n’est pas une décision que l’on prend à la légère. Ce n’est pas mon patrimoine personnel : il remonte pour une part à avant mon élection et ma conjointe n’est pas élue. Si la loi m’impose cette publication, je m’y soumettrai. A défaut, je ne la publierai pas« , avance-t-il.

En résumé, nous voici de nouveau face à l’une de ces « usines à gaz » dont la République a le secret pour lui permettre de détourner l’attention des problèmes sociaux dramatiques que connaît le pays vers des questions sociétales qui ne sont que quelques os qu’on donne à ronger aux chiens.

* Il y avait « l’avant-Chypre »…

…il y a désormais « l’après-Chypre ». Car personne n’a plus la garantie que l’argent déposé en banque est disponible.

La principale conclusion de l’après-Chypre est qu’une banque n’est pas un coffre-fort dans lequel votre argent serait à la fois à l’abri et disponible.

« Déposer 10 000 euros au guichet de sa banque, c’est échanger de beaux et bons billets contre un jeu d’écriture, de la data informatique, et quoi d’autre ? Rien à voir avec le dépôt de liasses de billets dans un coffre ; chacun sait que le dépôt en compte sert à garantir les crédits que vend la banque« , nous dit Hervé Juvin, président de l’Eurogroup Intitute dans l’Agefi Hebdo du 28 mars.. Le problème est justement que « chacun » ne le sait pas…

Une banque est un établissement qui achète et vend de la dette. Votre banque prête votre argent, celui que vous lui avez confié, mais pas que celui-là. Mais elle ne fait pas que prêter votre argent, elle en prête bien plus. Elle emprunte sur les marchés. Cet argent, elle va le prêter plus cher que ce qu’elle l’a emprunté. En effet, une banque passant pour plus fiable qu’une entreprise ou n’importe quel autre quidam, elle bénéficie de conditions de prêt favorables.

Une banque fréquente aussi le grand casino boursier. Votre banque emprunte donc de l’argent pour des « activités de marché en compte propre« . Quand la banque a trop de pertes par rapport à ses fonds propres, elle fait faillite. Soit elle s’est fait escroquer par un débiteur qui ne rembourse pas, soit elle a trop perdu à l’une des tables du grand casino.

Tout ce que la banque fait travailler sont ses « actifs ». Le ratio fonds propres sur total des actifs – ou effet de levier – est la seule façon fiable de mesurer la fragilité d’une banque.

Plus l’effet de levier est important, plus la banque est vulnérable aux pertes

L’une des banques chypriotes, Laiki, avait un effet de levier de 34. En d’autres termes, pour 1 € de fonds propres, elle avait 34 € d’engagement. Donc 2,9% de pertes sur ces 34 euros détruisent ses fonds propres. Comme le rappelait un article du Wall Street Journal du jeudi 27 mars (Greek Bets Sank Top Lenders), les banques chypriotes passèrent pourtant les stress tests de 2010 puis 2011 sans encombre.

L’effet de levier des banques françaises est du même ordre, même s’il est un peu inférieur. Pour les grandes banques françaises, dont le bilan total représente quatre fois le PIB de notre pays, il se situe entre 20 et plus de 30. Cet effet de levier a augmenté durant l’année 2012 pour les grandes banques européennes.

Les instances de régulation elles-mêmes reconnaissent que les calculs de risque ne recouvrent aucune réalité. En face de chacun de ses engagements (prêts), une banque doit mettre de côté  -immobiliser- une partie de ses fonds propres (l’argent qui lui appartient en propre).

La quantité de fonds propres à immobiliser dépend du risque du prêt consenti. Si la banque prête à un État, elle ne met rien du tout de côté. Un État ne fait pas faillite, c’est bien connu… Si elle prête à une autre banque, surtout une grosse banque, elle ne met presque rien de côté. Une banque ne fait presque jamais faillite, c’est bien connu…

Évidemment, si elle prête à une entreprise en difficulté, elle met bien plus d’argent de côté. Les banques ont mis en place leurs propres calculs (ou modèles) de risque. Elles ont donc une certaine latitude pour déterminer l’argent qu’elles immobilisent. Puisque moins elles ont à immobiliser de fonds, plus elles peuvent prêter, elles ont intérêt à minimiser les risques.

Les mises en garde officielles se multiplient en ce début d’année. En mars, le Fonds monétaire international indiquait que la stabilité financière n’est pas assurée : « Stress et dislocation sur les marchés de la dette ; une perte de confiance des marchés dans la dette souveraine ; des mouvements ultérieurs de baisse de prix des actifs ; des chocs baissiers sur la croissance. Ces vulnérabilités sont exacerbées par la concentration du secteur bancaire« .

Nos banques françaises sont très exposées à l’Italie (comme les banques chypriotes étaient exposées à la Grèce). En mars toujours, BNP Paribas est radiée des 50 banques les plus sûres au monde selon le classement établi par le magazine Global Finance et Standard & Poor’s.

Les « survaleurs », ces estimations de plus-values potentielles sur d’anciennes acquisitions, sont de plus en plus souvent dénoncées, au fur et à mesure que la croissance se fait attendre. Les activités de spéculation boursière sont dangereuses alors que les marchés affichent record sur record, principalement en raison du dopage à la planche à billets américaine. Les banques regorgent de la dette souveraine de leur État de tutelle. Trois vulnérabilités qui, loin d’être soignées, empirent.

La question des garanties des dépôts se résume de façon très simple. Soit ces garanties s’actionnent et vous serez remboursé en monnaie de singe car la mutualisation du coût par le contribuable s’avérera exorbitante et il faudra bien imprimer (ou sortir de l’euro). Soit elles ne seront pas actionnées car on ne pourra pas imprimer l’argent nécessaire et, dans ce cas, on vous confisquera une partie de vos dépôts. Rappelons sommairement la garantie des dépôts en France : 100 000 euros – par déposant et par banque – et 70 000 euros pour les comptes-titres et l’assurance-vie.

En France, les dépôts moyens représentent 37 800 euros et le total des dépôts éligibles à cette garantie se montent à 1 760 milliards d’euros. Avec deux milliards d’euros dans le montant de garantie des dépôts, il y a un euro disponible pour 880 euros de dépôts. Dans le cas de la faillite d’une grosse banque, il faudra donc imprimer de la monnaie. Mais si les garanties de dépôts ne fonctionnent pas, nous verrions s’instaurer des mesures de contrôle des retraits et des mouvements de capitaux, à la chypriote. Qu’adviendra-t-il alors de vos comptes courants, de vos livrets, de vos assurances-vie si le pays ou votre banque sont en proie à une crise de liquidité ou…de solvabilité ?

Jérôme Cahuzac avait trouvé la réponse !

* Dans 20 jours :

Le prince héritier Willem-Alexander d’Orange-Nassau deviendra roi des Pays-Bas, succédant naturellement et sans polémique à sa mère la reine Béatrix. Un exemple que la France pourrait utilement suivre si elle ne demeurait pas prisonnière des tyrans de la pensée conforme et obligatoire et si les Français acceptaient enfin de faire le bilan de leur triste république.

http://www.dailymotion.com/video/xx3hr9_la-reine-beatrix-des-pays-bas-cede-le-pouvoir-a-son-fils_news#.UWUxbzlOPJw

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

RAPPEL

2013-04-14_le-testament

Le Testament

Une page d’histoire qu’il nous faut entendre

Méconnu du public, ce testament mérite l’attention de toutes les générations qui y découvriront la profondeur du message délivré par la plume du roi Louis XVI

En présence de Mgr. le duc d’Anjou,
Chef de la Maison de Bourbon

14 avril 2013 à 16h

Eglise de la Trinité
Place d’Estienne d’Orves, 75009 Paris
Métro 12 Trinité d’Estienne d’Orves

Entrée libre

Paradoxe surprenant qu’est cette ode à la vie, le testament du Roi Louis XVI nous transmet les derniers vœux du monarque.

Avec ce message d’espoir, dénué de toute aigreur et flambeau transmis dans l’infortune à son fils, ce grand roi nous offre à entendre la simple beauté de l’amour d’un père.

Méconnu du public, ce testament mérite l’attention de toutes les générations qui y découvriront la portée du message délivré par la plume du monarque.

Pour commémorer les 220 ans de la mort de Louis XVI, la compagnie Astoë, menée par Alexis Rocamora, a choisi de faire partager, en toute simplicité, cette page d’histoire qu’il nous faut absolument entendre.

Mise en scéne :
Alexis RocamoraActeurs :
Auriane Orinel (chant) 
Constance Fortin
Chloe Mouchoux
Alexis Rocamora
Emilie Gaumard
Florent Martin
Houdia Ponty
Jean-Nicolas Aitte
Pauline Lena
Anais Cohen
Cécile Gaujal
Thomas Baratte

 

Le 10 avril 2013.
Jean-Yves Pons.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (28 mars)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

28 Mar

*  Fin de règne au ministère de la justice

Pour informationVague de départ au sein du cabinet de Christiane Taubira . Cette femme doit être particulièrement facile à vivre…

  • Valérie Sagant, la conseillère des politiques pénales,
  • Christian Vigouroux, le directeur de cabinet
  • Jean-Louis Géraud, le chef de cabinet
  • Michel Debacq, le conseiller diplomatique,
  • Véronique Malbec, la directrice des services judiciaires,
  • Laurent Vallée, le directeur des affaires civiles et du Sceau, ainsi que son adjointe s’apprêtent à  partir.

Reste un malheureux directeur adjoint de cabinet, Jean-François Beynel.

Christiane Taubira a finalement bien peu de choses à son actif, après 10 mois d’exercice du pouvoir: une circulaire de politique pénale aux effets toxiques mais encore limités et un faux débat sur le mariage. Mais avec une justice pointée du doigt dans des dizaines d’affaires (libération de récidivistes, etc.).

Avec la manifestation monstre de dimanche 24 mars, ce n’est pas la fête place Vendôme.

*  La Cour de cassation a-t-elle mesuré toutes les conséquences de sa décision ?

La Cour de cassation a annulé mardi 19 mars le licenciement en 2008 d’une employée de la crèche privée « Baby-Loup », dans les Yvelines, qui s’était vu reprocher par son employeur de refuser d’ôter son voile islamique. « S’agissant d’une crèche privée« , la plus haute juridiction judiciaire a estimé que le licenciement de cette salariée constituait « une discrimination en raison des convictions religieuses » et devait être « déclaré nul« .

Richard Malka, l’un des avocats de la crèche s’est dit « désolé et très triste » de cette décision. « C’est l’édifice laïc qui se fissure. Cette décision apporte de l’eau au moulin des communautarismes, s’indigne-t-il. « Je trouve cela très décevant, c’est vraiment une très mauvaise surprise. C’est un jour noir » déplore l’avocat. « Maintenant, c’est au monde politique de prendre ses responsabilités et de faire voter une loi. »

Alors maintenant voici une petite fiction qu’aurait du méditer la Cour avant de prendre sa décision.

Imaginez qu’une importante chaîne privée de télévision française (il y en a, et de grande écoute) décide de recruter une présentatrice du journal d’information. Se présente une candidate musulmane militante, ayant toutes les compétences requises mais exigeant de porter le voile islamique lors de ses émissions. Que pensez-vous qu’il adviendra à la suite de cet arrêt de la Cour de cassation ? Nous posons la question aux pouvoirs publics mais aussi à tous nos compatriotes.

Et après cela, étonnez-vous que le Qatar ait de beaux jours devant lui…

*  D’ailleurs, à propos du Qatar…

Christian Chesnot et  Georges Malbrunot, grands reporters à France Inter et au Figaro, viennent de publier : Qatar, les secrets du coffre-fort, chez Michel Lafon.

Ils lèvent le voile sur les coulisses de ce pays déroutant. Ils révèlent comment le Qatar a tenté d’acheter un veto russe à l’ONU, les dessous de ses investissements en France, et comment il est passé de la diplomatie du carnet de chèques à l’armement des rebelles libyens et syriens. Sans compter ses ambitions dans le domaine de l’aide à nos banlieues mal famées.

« Le Qatar, c’est environ 50 milliards de dollars d’excédent budgétaire chaque année liés aux exportations de gaz« , explique Georges Malbrunot. « La famille régnante, l’émir et le Premier ministre se demandent quoi en faire. Donc ils investissent de manière intelligente dans des sociétés étrangères comme Total en France, comme Lagardère, Véolia, pour qu’elles leur apportent du savoir-faire dont ils ont besoin pour le développement de leur pays. »

« L’émir Hamid Al-Khalifa Al-Than est une icône très difficile à voir. Il est très protégé et courtisé par la terre entière. En 1995, il a eu un coup de génie en décidant d’exploiter le gaz, qui est un vrai trésor« , explique Christian Chesnot. « Il est très visionnaire et comprend avant tout le monde la mondialisation. Son pays est petit, vulnérable et immensément riche. Il décide de se protéger en faisant des polices d’assurance avec les Etats-Unis, la France, en multipliant les investissements. »

Cela lui donne une force économique et diplomatique. Cette semaine encore il accueillait à Doha le sommet de la ligue arabe.

« Le Qatar, l’émir, son père sont francophiles et parfois francophones, et viennent en France très régulièrement« , explique Georges Malbrunot. « Ils aiment la France avec laquelle un accord de défense a été signé en 1994, donc il y a de vrais intérêts réciproques. Cette relation particulière s’est intensifiée avec Nicolas Sarkzoy. Le Qatar a dénoué l’imbroglio des infirmières bulgares en avançant l’argent à Kadhafi, qui a promis un certain nombre de contrats qu’il n’a pas honorés, et la France a ouvert ses portes aux investissements qataris. »

Le Qatar est-il en train de racheter la France ? C’est plus compliqué que ce qu’il y paraît. La France investit également beaucoup au Qatar. Bouygues et Vinci construisent le tramway à Doha. « C’est dans les deux sens. La France en tire aussi des bénéfices« , ajoute Christian Chesnot.

Le problème c’est qu’il s’agit, là aussi, d’une « guerre asymétrique »: la France n’a plus aujourd’hui les reins assez solides pour être en mesure de faire face à l’appétit de ce petit émirat. Alors, attention DANGER !

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

2013-04-14_le-testament

Le Testament

Une page d’histoire qu’il nous faut entendre

Méconnu du public, ce testament mérite l’attention de toutes les générations qui y découvriront la profondeur du message délivré par la plume du roi Louis XVI

En présence de Mgr. le duc d’Anjou,
Chef de la Maison de Bourbon

14 avril 2013 à 16h

Eglise de la Trinité
Place d’Estienne d’Orves, 75009 Paris
Métro 12 Trinité d’Estienne d’Orves

Entrée libre

Paradoxe surprenant qu’est cette ode à la vie, le testament du Roi Louis XVI nous transmet les derniers vœux du monarque.

Avec ce message d’espoir, dénué de toute aigreur et flambeau transmis dans l’infortune à son fils, ce grand roi nous offre à entendre la simple beauté de l’amour d’un père.

Méconnu du public, ce testament mérite l’attention de toutes les générations qui y découvriront la portée du message délivré par la plume du monarque.

Pour commémorer les 220 ans de la mort de Louis XVI, la compagnie Astoë, menée par Alexis Rocamora, a choisi de faire partager, en toute simplicité, cette page d’histoire qu’il nous faut absolument entendre.

Mise en scéne :
Alexis RocamoraActeurs :
Auriane Orinel (chant) 
Constance Fortin
Chloe Mouchoux
Alexis Rocamora
Emilie Gaumard
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Le 28 mars 2013.

Jean-Yves Pons.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (18 février 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

18 Fév

*  La musique n’adoucit pas nécessairement les moeurs :

C’est ce que démontre une récente publication (janvier 2013) de l’Université d’Utrecht, parue dans la prestigieuse revue de l’Académie américaine de Pédiatrie, Pediatrics (dont nous reproduisons ci-dessous la première page)

PEDIATRICS is the official journal of the American Academy of Pediatrics. A monthly publication, it has been published continuously since 1948. PEDIATRICS is owned, published, and trademarked by the American Academy of Pediatrics, 141 Northwest Point Boulevard, Elk Grove Village, Illinois, 60007. Copyright © 2013 by the American Academy of Pediatrics. All rights reserved. Print ISSN: 0031-4005. Online ISSN: 1098-4275.

Early Adolescent Music Preferences and Minor Delinquency

(Pediatrics; originally published online January 6, 2013; DOI: 10.1542/peds.2012-0708)

AUTHORS: Tom F.M. ter Bogt, PhD,a Loes Keijsers, PhD,b and Wim H.J. Meeus, PhDb

aInterdisciplinary Social Studies, and bResearch Centre Adolescent Development, Utrecht University, Utrecht, Netherlands

Address correspondence to Tom ter Bogt, Interdisciplinary Social Sciences, Utrecht University, PO Box 80140, 3508 TC Utrecht, Netherlands. E-mail: t.f.m.terbogt@uu.nl

WHAT’S KNOWN ON THIS SUBJECT: Adolescent music preferences have been linked to problem behavior in cross-sectional studies. Particularly, preferences for loud, rebellious, and so-called “deviant” music predict externalizing problem behavior, such as minor delinquency and substance abuse.

WHAT THIS STUDY ADDS: There is a theoretical rationale for associations between music preferences and minor delinquency. Preferences for rock, African American music, and electronic dance music indicate later minor delinquency. Music preferences are better markers of later delinquency compared with early adolescent delinquency.

abstract :

OBJECTIVES: To test Music Marker Theory (MMT) positing that early adolescents’ preferences for nonmainstream types of popular music indicate concurrent and later minor delinquency.

METHODS: MMT was tested in a 4-year longitudinal study (n = 309).

RESULTS: The results showed that early fans of different types of rock (eg, rock, heavy metal, gothic, punk), African American music (rhythm and blues, hip-hop), and electronic dance music (trance, techno/ hardhouse) showed elevated minor delinquency concurrently and longitudinally. Preferring conventional pop (chart pop) or highbrow music (classic music, jazz), in contrast, was not related to or was negatively related to minor delinquency.

CONCLUSIONS: Early music preferences emerged as more powerful indicators of later delinquency rather than early delinquency, indicat- ing that music choice is a strong marker of later problem behavior. The mechanisms through which music preferences are linked to minor delinquency are discussed within the framework of MMT. Pediatrics 2013;131:1–10

Et dont voici une brève analyse…en Français.

La musique adoucit les mœurs, dit-on. Mais est-ce vraiment le cas de toutes les musiques ? C’est ce qu’ont sans doute voulu déterminer des chercheurs de l’université d’Utrecht (Pays-Bas), dont les conclusions viennent donc d’être publiées dans cet article paru dans la revue Pediatrics(Ter Bogt, Keijsers et Meeus, 2013) : Pediatrics est la revue scientifique officielle de l’Académie américaine de Pédiatrie (son « impact factor » de 5,4 la place au deuxième rang mondial des revues en pédiatrie). A partir d’une étude longitudinale sur un panel de 309 adolescents, ils montrent  que ceux qui au début de l’adolescence appréciaient les genres musicaux « bruyants » ou « rebelles » (rap, rock, punk, metal, électro…) vont avoir une plus forte tendance à développer des comportements déviants au cours de l’adolescence, tandis que ce n’est pas le cas de ceux qui préféraient des genres musicaux conventionnels (R&B, variétés commerciales) ou « intellectuels » (classique, jazz).

Certains souriront d’autres s’agaceront de cette étude, qui semble entériner une idée classique visant les musiques « de jeunes », dont les rythmes, les paroles (Anderson, Carnagey et Eubanks, 2003), voire même les clips vidéo (Hansen et Hansen, 1990) sont régulièrement accusés d’engendrer toutes sortes de problèmes comportementaux, depuis les conflits avec les parents et les difficultés scolaires jusqu’aux comportements violents ou à risque en passant par la toxicomonie (Forsyth, Barnard et Mckeganey, 1997)… Mais il faut bien reconnaître qu’elle s’inscrit en réalité dans une longue tradition de recherches scientifiques sur les conséquences sociales des musiques adolescentes (Arnett, 1991 ; Took et Weiss, 1994 ; Anderson, Carnagey et Eubanks, 2003 ; Fried, 2003 ; Miranda D, 2004 ; North et Hargreaves, 2005 ; Mulder, Ter Bogt, Raaijmakers et Vollebergh, 2007 ; Lennings et Warburton, 2011) et plus généralement des différents éléments des cultures des jeunesses populaires (Comstock et Scharrer, 2007 ; Strasburger, Wilson et Jordan, 2009), particulièrement vivace en particulier dans la psychologie expérimentale anglo-saxonne. Souvenons-nous également des travaux du docteur N’diem Minh Dung (souvent invité dans les émissions de Radio Courtoisie) qui, dans « Musique, Intelligence et Personnalité« , a souligné que les musiques modernes (disons pour faire simple le « rock ») avait une propension plus importante a favoriser les stimuli du cerveau droit au détriment du cerveau gauche que les musiques comparativement plus calmes (comme la musique classique).

La question qui reste posée, et qui n’est pas résolue par les auteurs de l’étude néerlandaise, est celle de savoir si les adolescents en question avaient ou non des prédispositions aux comportements déviants préalablement à cette étude. Autrement dit, deviennent-ils plus agressifs du fait des musiques écoutées ou vivaient-ils des situations personnelles particulières (milieu social, conditions matérielles d’existence, contexte familial…) pouvant expliquer à la fois leurs comportements déviants et leurs goûts musicaux ?

On a pourtant du mal à croire que le bruit et la violence portés par ces musiques aux rythmes primitifs puissent en quoi que ce soit élever l’âme, ouvrir à la méditation ou à la spiritualité et adoucir les moeurs de nos jeunes… » Itaque illud Cassianum ‘cui bono fuerit‘ in his personis valeat; et si boni nullo emolumento impelluntur in fraudem, improbi saepe parvo « , nous aurait rappelé Ciceron.

*  La « régulation des pauvres » :

Nous évoquons régulièrement sur notre blogue la sournoise extension de la pauvreté dans notre pays. Ce problème n’est pas nouveau mais il s’est considérablement aggravé au cours de ces toutes dernières années et, plus encore, au cours de ces derniers mois, parallèlement à la dégradation de la situation économique générale et à l’explosion du chômage.

Fin 2008 déjà, les sociologues Serge Paugam et Nicolas Duvoux publiaient un livre passionnant sur le sujet. Il est aujourd’hui d’une actualité encore plus brûlante. Voici un entretien de Serge Paugam après la parution de son ouvrage (http://www.unsa-education.org/modules.php?name=Dossiers&file=article&sid=):

Pourquoi parlezvous de « régulation des pauvres » ?

On parle souvent de lutte contre la pauvreté, de combat contre la pauvreté. Parler de la régulation des pauvres, c’est faire le constat que les pauvres ne sont pas en dehors de la société mais bien à l’intérieur. Pris en compte par la société, par des institutions qui visent à leur assurer une existence et une place spécifique. Selon les orientations politiques, selon la conjoncture, la façon dont on traite les pauvres change considérablement. C’est la raison pour laquelle on peut parler de régulation des pauvres, au sens où on peut modifier sensiblement le statut social des pauvres à l’intérieur de la société, en faisant jouer à cette catégorie une fonction sociale précise. On peut donc réguler la pauvreté, lui donner un sens différent selon ce que l’on souhaite pour les pauvres. On peut souligner que la pauvreté est une catégorie créée par la société. La pauvreté a les contours qu’on veut bien lui donner. Par exemple, on peut appréhender la pauvreté à partir de la catégorie des titulaires du RMI. Or, cette catégorie n’a pas toujours existé.
Dans l’ouvrage « La régulation des pauvres », vous parlez d’un durcissement de la société vis-à-vis des pauvres et des chômeurs.
C’est ce qui ressort des analyses que j’ai pu faire à l’échelon européen. Il y a une forte différence entre la décennie 90 et les années 2000. La décennie 90 était plus portée à la compassion dans un climat économique dégradé. Il y avait l’idée que les pauvres devaient être aidés par la société. Il n’était pas concevable de remettre en question cette politique de générosité envers ceux que l’on considérait comme les victimes de l’injustice sociale. Au cours de cette période, on a déployé des moyens pour aider cette catégorie, lui donner accès à des droits. Dans la décennie 2000, lorsque la conjoncture économique s’améliore, que le chômage diminue, il y a une inversion de l’attitude vis-à-vis des pauvres. L’opinion se retourne, devient plus critique à l’égard des pauvres et des chômeurs. Et en vient à mettre en avant la responsabilité du pauvre : il ne serait plus tout à fait une victime mais avant tout une personne suspectée de profiter de l’assistance et que l’on pourrait même voir comme une personne paresseuse.
La notion de mérite est souvent mise en avant depuis quelque temps. Qu’en pensez-vous ?
En mettant en avant la notion de mérite, on a tendance à oublier la notion de responsabilité sociale qui est fondatrice de la solidarité dans notre pays. Si on a mis en place des politiques de solidarité à la fin du XIXème siècle, c’est que l’on considérait qu’il y avait une sorte de dette sociale vis-à-vis des plus défavorisés. Pour mettre en place une politique de solidarité à l’échelle d’un pays, il est nécessaire de faire prendre conscience que les individus sont des associés solidaires et que c’est ensemble qu’ils peuvent lutter contre des risques majeurs comme le chômage, la maladie, la vieillesse etc.
Aujourd’hui, la mise en avant permanente de la responsabilité individuelle – qu’il ne faut pas nier pour autant – a tendance à remettre en cause la responsabilité sociale. Et c’est ainsi que lorsqu’on parle de « pauvres méritants », il peut être tentant de considérer que tous les autres n’ont aucun mérite. On va ainsi gommer la difficulté objective de leurs difficultés, de leurs problèmes de santé.
Je crois qu’il s’agit là d’une éthique contraire d’une éthique de la solidarité. Il y a une suspicion vis-à-vis de ceux qui ne s’en sortent pas. Mais qui a pris le temps de réfléchir à l’usure morale, mentale, psychologique provoquée par le chômage  et qui va conduire un individu à douter ou perdre ses capacités ? On va dire qu’il est paresseux. Or, il est victime d’un processus qui l’a profondément disqualifié, qui lui a fait perdre le sentiment de son utilité sociale. Pour s’en sortir, on en appelle à sa responsabilité. C’est un discours réducteur et dangereux.
Dans une société où l’individu aspire à une forte autonomie, comment équilibrer responsabilité individuelle et responsabilité sociale ?
On peut l’envisager si on met d’abord l’accent sur la responsabilité sociale. Cela se traduit dans le cas de la lutte contre la pauvreté par autre qu’une réponse à l’urgence. La responsabilité sociale, c’est être capable de mettre en place de véritables politiques de prévention, de long terme : assurer une formation qualifiante à chacun tout au long de la vie, conserver un haut niveau de protection sociale etc. La protection sociale ne doit pas être remise en cause régulièrement et doit assurer une redistribution verticale [entre les riches et les pauvres]. A partir d’un socle de protection élevé, on  peut imaginer de prendre en compte la responsabilité de l’individu, d’être plus exigeant à son égard. C’est ce qu’ont réussi les pays scandinaves, qui concilient un très haut niveau de protection sociale, une très forte exigence en terme de qualification de la main d’œuvre et une politique active en matière de recherche d’emploi.
En France, on a le sentiment que l’on va réduire de plus en plus le socle de protection sociale en créant des inégalités de plus en plus manifestes et en même temps, on a tendance à renforcer la responsabilité individuelle. C’est un processus d’essence libérale, qui est proche de celui qui a été mis en place il y a trois décennies au Royaume Uni par Margaret Thatcher.
Vous dites qu’il est nécessaire d’assurer une formation tout au long de la vie. Le problème pour les pauvres n’est-il pas l’accès à la formation ?
La formation en entreprise est très inégale. Certaines entreprises n’ont pas toujours envie de se priver d’une main d’œuvre peu chère…  Il y a des carences manifestes dans l’information à laquelle les salariés ont accès en matière de formation. Il est possible de faire beaucoup mieux : pourquoi ne fait-on pas de grandes campagnes de sensibilisation sur la formation, sur les droits auxquels les salariés peuvent prétendre ? L’Etat incite régulièrement la population  à réduire sa consommation d’alcool ou à rouler moins vite. Il pourrait le faire dans d’autres domaines comme la formation.
Dans « La régulation des pauvres », vous observez la décentralisation des politiques sociales et en critiquez certains aspects. Qu’est-ce qui ne va pas ?
On peut s’interroger sur la pertinence de l’échelon départemental. Or, c’est celui qui a été choisi pour développer les politiques sociales. Le département est devenu une sorte de « département providence ». D’une part, alors que la département devient l’acteur principal des politiques sociales, on voit se développer un acteur régional qui devient plus puissant à qui on a donné une responsabilité plus grande en matière économique et notamment en matière de formation.
C’est absurde : il faut articuler l’économique et le social. Je doute de la cohérence de ce processus.
D’autre part, on observe l’émergence d’attentes qui se situent à un échelon plus local que celui du département. On le voit autour de questions urbaines ou de logement : on observe une mobilisation des acteurs pour assurer à l’échelon de la commune ou de l’agglomération de communes une certaine paix sociale, un intérêt pour reconstituer du lien social à l’échelon local. Les élus de gauche et de droite sont attentifs à cette demande de création d’un espace solidaire à l’échelon local. Les citoyens ont envie de peser sur les choix qui pèsent sur leur cadre de vie.
Avec Nicolas Duvoux, vous parlez de la situation difficile dans laquelle les travailleurs sociaux sont placés.
Ils disposent de peu de marges de manœuvre : ils sont parfois dans une gestion administrative du social. Le travailleur social est devenu un agent administratif comme un autre au détriment de la qualité du suivi. Le travailleur social en est rendu à mettre les individus dans des dispositifs, à faire un travail de classement.
Vous avez la dent dure contre le RSA. Selon vous, cela va conduire au développement d’un sous salariat.
L’idée que les pauvres doivent être mieux insérés sur le marché du travail ne fait pas débat mais de quelle insertion professionnelle parle-t-on ? Est-ce que c’est un emploi qui intègre professionnellement ou est-ce que c’est un emploi qui disqualifie ? On ne se pose pas suffisamment la question de la pérennité d’une insertion professionnelle. Il y a en effet des formes d’intégration professionnelle qui disqualifient les individus, qui ne leur assurent pas de protections, qui ne renforcent pas le sentiment de leur utilité. On a tendance à gommer cet aspect pour en arriver à considérer que le pauvre a intérêt à accepter n’importe quel emploi parce que ce sera mieux que la situation dans laquelle il se trouve.
Avec le RSA, il y a un risque majeur d’institutionnaliser un sous salariat. Celui-ci existait déjà avant la mise en place du RSA. Sauf que c’est la première fois qu’on rend possible, de manière indéterminée, le cumul d’un revenu d’assistance avec quelques  heures de travail. Ce statut pourrait conduire à la constitution progressive d’un segment du marché de l’emploi qui correspondrait au destin des moins qualifiés dans notre société. Et qui pourrait concerner une frange non négligeable de la population. Dans la période de crise dans laquelle nous entrons, il y a de forts risques que ce soit un point d’arrivée pour de nombreux individus qui pourraient ne jamais sortir de ce statut hybride dont les droits restent inférieurs à ceux des autres salariés.
Au moment du CPE, il y a pourtant eu une forte mobilisation pour éviter de créer un statut spécifique pour les jeunes. Or le RSA, qui est une autre forme de sous-salariat, est passé comme une lettre à la poste.

Rappelons que cet ouvrage a été publié en novembre 2008, alors que le chômage était au plus bas (7,6% de la population) et qu’il n’a cessé d’augmenter depuis début 2009 ! Nous n’en sommes donc plus aujourd’hui à l’institutionnalisation d’un « sous salariat » comme en 2008 mais à l’assistance croissante d’un « sans salariat ». Combien de temps croyez-vous que notre économie pourra soutenir une telle charge ? Et pendant ce temps-là, les pouvoirs publics intensifient la pression fiscale sur les classes moyennes tout en refusant de pratiquer les économies budgétaires indispensables et sans lesquelles aucune amélioration ne peut être espérée (La Cour des comptes l’a d’ailleurs rappelé la semaine dernière). Comprenne qui pourra.

*  « Y a-t-il un pilote dans l’Histoire » ?

C’est le titre de l’éditorial de Philosophie Magazine (www.philomag.com) qui vient de paraître. Le mensuel relit Hegel, Machiavel, Paul Valéry et d’autres pour essayer de saisir notre époque.La crise n’est qu’une rupture parmi d’autres depuis un peu plus de 20 ans (et a fortiori depuis plus de deux cents ans). L’historien Patrick Boucheron en relève trois majeures : rupture géopolitique (la chute du mur de Berlin) ; rupture technologique (le tournant du numérique) ; rupture économique et sociale (la destruction du modèle d’état providence). « Le récit pour décrire le nouveau monde nous manque car nous n’avons pas les mots : ils tombent comme des écorces. Nous n’avons qu’une langue morte. L’idée de grand récit est en crise.« Un peu plus loin dans ce dossier, le philosophe Michaël Foessel dialogue avec le romancier Jérôme Ferrari. Et le philosophe relève l’une des inégalités contemporaines : la possibilité de savoir de quoi demain sera fait. C’est un luxe de plus en plus réservés aux élites. Les plus démunis ne voient les choses qu’à quelques semaines voire à quelques jours. Quand on vous prive de toute possibilité de vous projeter dans l’avenir, vous considérez que la société entière est au bord du gouffre.Au fond, ce dont les modernes, dans le sillage des Lumières, ont privé les Français, après avoir arraché leurs racines, c’est la part du rêve. Le « Grand Récit » dont ils ont, dont nous avons, besoin pour vivre.
En France, l’organisation sociale permet d’avoir beaucoup (même si c’est de moins en moins et fait donc de plus en plus mal)…sauf la possibilité de rêver. Seul, le Roi pourrait reprendre l’écriture du « Grand Récit ». Car, lui, a les mots. Mais rares sont encore ceux qui le savent. Nous sommes là pour le leur dire.

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

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Blason de la famille d’Orléans

Le prince Jean d’Orléans à Saint-Denis.

Dans le cadre des actions de son association Gens de France (http://princejeandefrance.fr/le-prince-jean-a-saint-denis/), le prince Jean d’Orléans, fils du prince Henri d’Orléans, chef de la bralycnche cadette de la maison de Bourbon, a conduit une visite de la Basilique de Saint-Denis, sépulture de la plupart de nos rois, pour une quarantaine de jeunes de premières et terminales du département de Seine-Saint-Denis, pilotés par l’association Réussir Aujourd’hui.
La visite qui a eu lieu en trois temps, a permis à ces jeunes de découvrir la vie de Saint-Denis, préalable indispensable pour comprendre la symbolique du lieu et sa transformation au fil des siècles, avant de revivre l’histoire de France à travers quelques figures emblématiques de rois mérovingiens, carolingiens et capétiens enterrés à Saint-Denis.
Le Prince s’est ensuite livré, sur le parvis, au jeu des questions réponses avec les élèves invités.
 

Après l’intervention remarquée du prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou et chef de la maison de Bourbon, sur les ondes d’Europe 1 (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/01/30/bulletin-climatique-quotidien-30-janvier-2013-de-la-republique-francaise/) à propos de l’authentification de la tête du roi Henri IV et des travaux de rénovation de la Basilique de Saint-Denis nous ne pouvons que nous réjouir de l’implication de plus en plus importante de nos princes dans l’évocation du patrimoine de la France. Leur autorité mais aussi leur visibilité aux yeux de nos compatriotes ne peuvent que nous aider dans notre démarche de réactualisation du royalisme en France.

Le 18 février 2013.

Jean-Yves Pons.