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BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (3 août 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

3 Août

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La gangrène a gagné Paris

Les conséquences du déferlement des hordes migrantes sur les côtes italiennes et grecques se font désormais sentir jusqu’au coeur de Paris. Le nombre des campement sauvages explose et les occupations de lieux publics ou privés se multiplient, favorisés par une active cinquième colonne immigrationniste et par l’hébergement d’urgence accepté par la municipalité de la capitale (Lire « On commence par tendre la main…« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/25/bulletin-climatique-du-week-end-2425-juillet-2015de-la-republique-francaise/).

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Et c’est ainsi que près de 150 migrants se sont installés il y a deux jours au collège Guillaume Budé, dans le 19e arrondissement de Paris, après avoir été repoussés de campement en campement. Les femmes et les enfants ont été relogés, pour les autres la cinquième colonne (qui se nomme, excusez du peu, « La Chapelle en lutte« ) demande un lieu pérenne à la mairie de Paris et appelle aux dons, avec les besoins les plus urgents : serviettes de bain, dentifrice, brosses à dents et duvets….Voici la vidéo de l’assaut :

http://nos-medias.fr/video/paris-une-centaine-de-clandestins-occupent-le-local-de-ni-putes-ni-soumises-maj-videos

« Etre migrant n’est pas un crime« , prétend une pancarte grise accrochée à la grille. Après avoir envahi les locaux de l’association féministe « Ni putes ni soumises » (NPNS) pendant 24 heures, les migrants ont été habilement dirigés vers cette annexe du lycée Jean-Quarré, qui ne sert plus que ponctuellement pour des activités extra-scolaires (dommage pour la réforme du collège !). Ils viennent d’Afghanistan mais aussi de Libye, du Soudan, de l’Erythrée et même de Tunisie…(où chacun sait que le régime est tyrannique et torture ses concitoyens !).

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L’ancienne salle des profs a été transformée en cuisine, les salles de classe en chambres, il y a aussi des toilettes et des douches. « Ce lieu était vide, grand, il y a l’electricité, l’eau et un toit, trois choses au moins qu’il manquait à tous ces gens qui vivaient dans la rue« , raconte Oussam, membre du collectif. Yacoub, 27 ans, est Libyen : « On ne peut pas supporter le froid, la pluie, et là où on est il y a toujours des rats« , explique-t-il. En d’autres termes, c’était bien mieux en Libye et on se demande ce qu’il vient faire ici, à part jouer au foot.

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Mais attendez la suite. « Après les 11 évacuations, on se rendait bien compte qu’il fallait ouvrir un lieu, pour permettre, ce qui est une revendication principale des migrants et de leurs soutiens, un lieu collectif, co-géré (pourquoi pas des soviets, tant qu’on y est ?), qui permette de faire le sas entre l’arrivée des personnes, leur éventuelle poursuite de voyage vers un autre pays, ou le placement dans des structures faites pour ça, par exemple les Cada (centres d’accueil pour demandeurs d’asile)« , poursuit Oussam du collectif.

Sans oublier le motif imparable de cette occupation. En effet, s’ils se sont installés dans le collège, c’est aussi parce qu’il y avait urgence sanitaire, selon Clémentine, infirmière et membre du collectif : « Au plus grave on a eu des cas de varicelles (et de) tuberculose« , explique-t-elle (comme nous ne cessons de le répéter, ces braves gens nous amènent en plus leurs maladies et toutes leurs conséquences. Mais ça ne coûte rien, comme dirait François Hollande, « c’est l’Etat qui paie » grâce à l’AME). Elle décrit aussi évidemment une grande souffrance psychologique : « La plupart des personnes ont eu un parcours extrêmement difficile (…) pour arriver jusqu’en France« .

Ce nouveau tourisme finira par chasser l’autre.

 

Le mistral s’est levé

Moscou a annoncé la semaine dernière qu’un accord avec Paris dans l’épineux dossier des navires Mistral était acquis au terme de mois de négociations. Mais, l’Elysée est resté très silencieux sur le sujet. Et pour cause !

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Le Mistral

François Hollande a fini pourtant par démentir l’existence de cet accord, pourtant largement détaillé par les russes. « Pour l’instant« , a indiqué le Chef de l’Etat. « Des discussions sont engagées. Je prendrai la décision dans les prochaines semaines » a-t-il précisé, en marge d’un déplacement dans le Lot.

Selon la presse moscovite, la Russie devrait recevoir près de 1,2 milliard d’euros (vous avez bien lu) en dédommagement pour la non-livraison par la France de ces deux navires de guerre. « Les négociations sont déjà entièrement achevées, tout a déjà été décidé – et les délais, et la somme« , a annoncé le conseiller pour la coopération militaire et technique du président russe, Vladimir Kojine, dans des propos rapportés jeudi soir par l’agence russe Ria Novosti. Ni la société chargée des exportations d’armes russes Rosoboronexport, ni les services du vice-Premier ministre Dmitri Rogozine, en pointe sur les questions militaires, n’ont souhaité confirmer les déclarations de Vladimir Kojine et les informations du quotidien Kommersant, vendredi 31 juillet.

Le contentieux entre la France et la Russie avait placé la présidence française dans une situation inconfortable, tiraillée entre les intérêts économiques de notre pays et les exigences des Etats-Unis et de nos partenaires européens qui cherchent à pousser la Russie à infléchir sa position dans la crise ukrainienne. Le dossier – qui empoisonne les relations des deux pays depuis l’annulation fin novembre 2014 par Paris de la vente des Mistral à Moscou – butait depuis plusieurs mois sur la question du montant du remboursement.

Les autorités russes jugeaient jusqu’à présent que la somme suggérée par la France était insuffisante: Paris avait proposé de rembourser 785 millions d’euros d’avances déjà perçues de Moscou, mais la Russie chiffre le préjudice subi à près de 1,163 milliard d’euros.

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Marins russes en formation à Saint-Nazaire

Moscou met notamment en avant les sommes dépensées pour la formation des 400 marins qui devaient constituer l’équipage, la construction des infrastructures à Vladivostok (Extrême-Orient russe), où devait être basé le premier Mistral, et la fabrication de quatre hélicoptères de combat.

Autre pierre d’achoppement du dossier: la Russie refusait tout accord pour une réexportation des navires avant que l’argent ne soit rendu, selon Kommersant, alors que ce point était essentiel pour la France, qui débourse 5 millions d’euros par mois pour l’entretien des Mistral restés à quai….

Le conseiller du président, Vladimir Kojine, a dit espérer que l’accord sur la résiliation du contrat de vente des Mistral soit signé « d’ici peu« .

Selon Kommersant, l’accord officiel devrait être annoncé dans « les premiers dix jours d’août » par les chefs d’Etat russe et français.

S’il a lieu, l’accord clôturerait huit mois d’intenses négociations, menées par le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine et le secrétaire général français pour la défense Louis Gautier.

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Construits à Saint-Nazaire, ces navires de guerre polyvalents peuvent transporter des hélicoptères, des chars ou des chalands de débarquement et accueillir un état-major embarqué ou un hôpital. C’est une occasion ratée pour notre industrie de l’armement mais aussi pour la diffusion de notre savoir-faire en la matière.

Mais François Hollande est heureux. Lui, il s’est couché !

 

Le bon sens de Boston

Boston ne sera donc pas ville candidate pour les Jeux olympiques de 2024…à la différence de Paris, toujours en retard d’une bataille.

C’est une claque pour le Comité international olympique, surtout en ce moment où toutes les disciplines sportives ont à faire face à de nombreux scandales financiers ou relatifs au dopage !

D’abord, il y a eu la semaine dernière l’annulation pure et simple par le Premier ministre japonais du magnifique stade imaginé pour Tokyo 2020 par la starchitecte Zaha Hadid (une sorte de coléoptère à 2 milliards de dollars tout de même) : trop cher, il faut tout refaire.

Ensuite, il y a l’avancée des travaux de la coupe du monde 2016 de football : seuls 10% des 56 infrastructures prévues sont achevées. A la même époque, Londres en avait terminé 80%. Le pire c’est qu’à force de retard, la facture ne cesse de s’alourdir : on en est déjà à plus de 13 milliards de dollars. Or l’économie brésilienne est en plein marasme et ces dépenses somptuaires font désordre.

Autre claque : la nouvelle maire de gauche de Barcelone a retiré sèchement la candidature de sa ville au JO d’hiver de 2026. Trop cher aussi et trop aléatoire pour une ville en crise.

Officiellement, la décision de Boston résulte du fait que le maire ne voulait pas engager si vite l’argent du contribuable. En fait, c’est tout bêtement parce que le comité olympique local n’a jamais réussi à convaincre les Bostoniens de l’intérêt d’organiser les jeux chez eux.

Sondage après sondage, jamais la candidature de Boston n’a recueilli auprès de la population plus de 50% de soutien. De plus, les opposants à la candidature ont été très actifs, notamment sur les réseaux sociaux.

Leurs arguments ont été très efficaces : la ville a besoin de transports, d’écoles, d’hôpitaux mais pas d’un mois d’Etat de siège à plusieurs milliards de dollars, avec des soldats partout et des Bostoniens nulle part. Boston n’a rien à prouver au monde et à soi-même.

Le problème est que le Comité international olympique tenait absolument à une candidature américaine. D’abord parce quelques uns de ses plus gros sponsors sont américains. Or les Mc Donald, Procter & Gamble et Visa voudraient bien que les JO d’été reviennent au pays, près de leur clients. La dernière fois c’était il y a 20 ans à Atlanta.

Ensuite, qu’Oslo ou Cracovie renoncent à organiser les JO de 2024, passe encore. Ce sont des villes qui ne sont considérées que comme des « outsiders« . Mais qu’une grande ville américaine renonce parce qu’elle n’y croit pas, c’est beaucoup plus embarrassant.

Le défection de Boston est donc une très mauvaise nouvelle pour les officiels du mouvement olympique avant d’en être une bonne pour Paris.

Mais notre capitale ferait bien de réfléchir avant de persister dans ce qui sera nécessairement soit un fiasco par manque de moyens soit un abîme financier dont notre pays aurait tout intérêt à se passer (toutes les études prouvent que l’organisation des JO est bien plus souvent déficitaire que bénéficiaire; en quoi Paris ferait-elle exception).

Hélas, nos responsables politiques et nos édiles ne parviennent pas à supprimer de leurs méthodes de gouvernement l’adage romain « Panem et circences » !

 

Mais la grande arnaque d’Anne Hidalgo

Le 10 janvier 2014, la vitesse était limitée à 70 km/h (au lieu de 80) sur l’ensemble du périphérique parisien. Cette mesure, prise par la maire de Paris à l’instigation du groupe écologiste de sa majorité municipale, visait principalement (nous disait-on pour en faire plus facilement la promotion) à réduire d’au moins 5% la pollution atmosphérique.

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Un an et demi plus tard….LE RESULTAT EST NUL EN MATIÈRE DE POLLUTION et plus personne n’en parle.

Peut-être penserez-vous que nos édiles, prenant la mesure de leur erreur, reviendront dès la rentrée sur la limitation en question . Eh bien, détrompez-vous. Il n’est pas question de revenir aux 80 km/h sur le périphérique !

La raison en est fort simple : la réduction de la vitesse autorisée s’est accompagnée d’une explosion du nombre d’infractions constatées. Pour l’ensemble de 2014, 461 596 infractions ont été constatées sur le périphérique contre 138 138 en 2013 (soit une multiplication par 3,5 environ).

La hausse s’explique évidemment par la réduction de la vitesse, mal observée par les conducteurs, mais aussi par l’augmentation du nombre de radars installés au même moment sur le périphérique (passé de 7 à 16 entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2014) !

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Vous comprendrez qu’il n’y a pas de petits profits.

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord

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Le 2 août 1589, vers 3 heures du matin, mourrait Henri III, dernier roi capétien de la famille de Valois, assassiné par le moine ligueur Jacques Clément.

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Lui succédait aussitôt son cousin Henri IV, premier roi capétien de la famille de Bourbon.

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En France, le roi ne meurt jamais…

 

Le 3 août 2015.

Jean-Yves Pons, CJA.