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Anecdotes sur la reine Marie-Antoinette et le Théâtre Montansier (Versailles)

26 Avr

 

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QUI SOMMES NOUS ? LE THEATRE MONTANSIER

Né de la volonté de Marguerite Brunet, dite Mademoiselle Montansier, une véritable entrepreneur qui avait su s’attirer les faveurs de la cour, le théâtre a été construit par Jean-François Heurtier, architecte du roi. Les travaux menés par l’entrepreneur Boullet, machiniste de l’Opéra Royal ont duré seulement neuf mois. Madame Montansier dirigeait déjà à cette époque les théâtres de Rouen, de Caen , d’Orléans, de Nantes et du Havre.

Magnifique théâtre à l’italienne, la loge d’avant-scène, côté Jardin, a souvent accueilli l’épouse de Louis XVI, avant qu’elle ne lui préfère une fois construit son théâtre du Petit Trianon, réplique miniature du Montansier (en 1782).

« A Versailles, la réputation et l’influence de Mademoiselle Montansier grandirent considérablement. La cour était là, et il faut le dire, la reine Marie-Antoinette s’amusait beaucoup plus au théâtre de la ville qu’aux représentations d’apparat du château. Elle avait fait retenir à l’année une baignoire d’avant-scène, et souvent elle s’échappait incognito de ses appartements, pour venir avec la princesse de Lamballe entendre un petit opéra ou une joyeuse comédie. »

(extrait de La vie de théâtre, Grandes et petites aventures de Mlle Montansier de Victor Couailhac, 1863)

https://dartagnans.fr/fr/projects/marie-antoinette-en-son-theatre/campaign

  • Marie-Antoinette et la soupe aux choux : Victor Couailhac rapporte dans son texte La Vie de théâtre, grandes et petites aventures de Melle Montansier, l’anecdote de la soupe aux choux qui veut que Marie-Antoinette, ayant senti un délicieux fumet sur scène, avait demandé de partager le repas des comédiens. L’épisode est ainsi rapporté : « La reine affectionnait particulièrement l’opérette des Moissonneurs. – Un soir, la soupe aux choux que mangeaient les acteurs en scène remplissait d’un fumet si franc et si agréable la petite baignoire d’avant-scène, que Marie-Antoinette fit demander si on pouvait lui permettre de prendre part au repas. Depuis cette tradition resta au théâtre, et chaque fois qu’on donnait la pièce, on réservait la part de la reine. »

http://www.theatremontansier.com/theatre-montansier/

Pour le roi à venir « Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims se convertira et retournera à sa première vocation.

18 Fév

NDLRB . Je ne suis pas d’accord avec tout  ce  qui est exposé  ci-après mais  ce texte ne m’en a pas moins paru intéressant  à vous  communiquer.

Pour le roi à venir

« Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims se convertira et retournera à sa première vocation. »

L’assassinat du roi Louis XVI était une rupture nécessaire afin d’instaurer un contre-modèle au baptême de Clovis. En remplacement du lieutenant du Christ, intermédiaire entre le Ciel et ses sujets, le nouveau système issu de 1789 instaurait un paradigme rompant ce lien au profit d’un nouveau Décalogue – les droits de l’homme, fruit du maçonnisme -, principe inspiré du judaïsme talmudique dans le cadre d’un noachisme ou « catholicisme d’Israël » en formation, selon l’expression du rabbin Elie Benamozegh.

Cette bascule fondamentale prit du temps. La Renaissance et la Réforme préparèrent les esprits en faveur de la promotion de l’homme appelé à être son propre maître, sa propre loi, son propre juge. Cet esprit naturaliste s’épanouit au siècle des Lumières, contaminant jusqu’au sommet du royaume les élites du pays. Louis XVI n’échappa pas à cette refonte des mentalités. Cet homme intelligent et cultivé, comme l’ont prouvé les travaux de Paul et Pierrette Girault de Coursac, était aussi le fruit de plusieurs générations d’esprits contaminés par un idéal philosophique d’inspiration maçonnique. Comme le rappelle Mgr Delassus dans La Conjuration antichrétienne, l’aumônier du roi Louis XVI, l’abbé de Vermondans, était officier du Grand Orient de France.

De profondes réformes politiques s’avéraient nécessaires et le monarque en était parfaitement conscient. Cependant, le passé pesait lourd en la personne du père de Louis XVI, lui-même héritier des idéaux de Saint-Simon et de Fénelon. Ce dernier était d’ailleurs le précepteur du duc de Bourgogne, arrière-grand-père de Louis XVI. Ces personnages défendaient une monarchie idéalisée mettant à l’honneur une féodalité aristocratique toute-puissante encadrant et soumettant le pouvoir royal. Les Parlements, représentant cet idéal dont le pouvoir judiciaire et législatif avait bloqué une grande partie du règne de Louis XV, avaient finalement été cassés et réorganisés par ce roi quatre ans avant sa mort en 1774. Leur rappel par le jeune Louis XVI permit le retour d’une féodalité aristocratique toute-puissante et revancharde qui bloqua toute réforme souhaitée par le monarque. Dans sa préface accordée à Herbert Van Leisen, Mirabeau et la révolution royale, Jacques Bainville n’hésite pas à écrire : « […] On s’explique ainsi ce que la politique de Louis XVI eut de décousu et d’irritant, de déconcertant et de contradictoire. Ce fut aussi puérilement réactionnaire que puérilement progressif. »

Outre ces principes contraires aux intérêts de la monarchie, Louis XVI était marqué psychologiquement par sa mère, Marie-Josèphe de Saxe. Celle-ci était la fille d’Auguste III de Pologne, qui fut le parrain de Jacob Frank, juif faussement converti au catholicisme, et dont l’idéal à la tête de sa communauté était la « rédemption par le péché » (le frankisme). Cette perversion de l’âme doublée de l’esprit des Lumières propre au XVIIIe siècle contamina la cour de Pologne dans laquelle baignait la mère de Louis XVI. Malgré sa droiture d’intention, cette femme transmit à ses enfants une mentalité libérale conduisant à un amoindrissement de l’idéal monarchique hérité du baptême de Clovis et rappelé par sainte Jeanne d’Arc lors de la fameuse « triple donation » (Christ vrai roi de France). Tout ce passif entrait en opposition avec les grâces accordées lors du sacre à Reims, provoquant une forme de court-circuit dans le psychisme et l’âme de Louis XVI.

Le martyre du roi épura tout cet héritage toxique et, le 21 janvier 1793, ce fils de saint Louis alla droit au Ciel. Alors que la France s’enfonce dans les tourments conduisant à la mort de sa civilisation, que les cœurs haut placés soient assurés du renouveau en se rappelant cette phrase d’espoir du pape saint Pie X, le 29 novembre 1911 : « Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims se convertira et retournera à sa première vocation. »

Pierre Hillard

https://lacontrerevolution.wordpress.com/2016/02/15/pour-le-roi-a-venir/

 

Billet d’humeur d’Antonia : Le moment était mal choisi

27 Jan

 

Communiquer n’est pas froisser

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En ce jour du 21 janvier 2016, nous étions nombreux à rendre hommage à la mémoire de notre roi Louis XVI, Place de la Concorde à Paris. Monsieur l’abbé de Tanoüarn s’est exprimé, parmi d’autres intervenants.

Il a exposé, à cette occasion, ses convictions sur l’inaptitude de Louis XVI à communiquer et sur ses responsabilités dans la Révolution de 1789.

Il faut que Monsieur l’abbé de Tanoüarn sache qu’il a déçu beaucoup d’entre nous, royalistes fidèles réunis dans leur deuil. Alors qu’il avait quitté la Place avant la fin de ce très respectueux et hommage, Monsieur l’abbé n’a pas pu connaître notre opinion sur son intervention. A nos yeux, celle-ci a raté son but dans l’hommage, à moins que ce but ne fut d’ajouter encore et encore la division entre tenants d’un roi « comme ci » et tenants d’un roi « comme çà ».

Pourtant, monsieur l’abbé sait que la communication est un art subtil. Subtil surtout dans le choix du moment opportun pour émettre son avis.

Cet hommage à la mémoire du roi n’était pas, pour nous, le moment le mieux choisi pour exprimer de telles critiques.

Qu’il soit rappelé à Monsieur l’abbé de Tanoüarn, respectueusement et en toute amitié royaliste, que le 21 janvier, la place de la Concorde, ancienne place Louis XV et lieu du martyre du roi, n’est pas une tribune où chacun vient exprimer ses opinions personnelles sur  » l’ Ancien Régime « , comme le nomment les tenants de la République. C’est un lieu de prières émues, de recueillement endeuillé où, une fois l’an, les fidèles ont la très rare occasion de venir publiquement dire leur deuil, leur chagrin extrême et leur amour pour leur roi sacrifié sur l’autel de Baal à la gloire du Mal.

La mémoire de Louis XVI, quelles que fussent ses erreurs passées, doit être en ce lieu et à cet instant, préservée et chérie. Son âme, si Dieu le permet, doit pouvoir entendre notre affection, sans qu’aucune blessure, aussi minime soit-elle, ne puisse ajouter à son agonie, qui fut aussi celle de la France. Si erreurs il y eut de la part de Louis XVI, sa confession faite à Dieu et à son peuple par son testament, ainsi que son supplice, interdisent que le moindre propos sur son tempérament vienne s’immiscer perfidement dans cette commémoration.

Monsieur l’abbé de Tanoüarn dispose de journaux et tribunes de toutes les sortes où il excelle à captiver ses lecteurs et auditeurs par ses démonstrations brillantes et sa culture immense. Il devrait leur réserver ses dissertations sur l’Ancien Régime pour éviter, lors d’une autre de nos cérémonies commémoratives, de froisser nos lys, décevoir nos âmes déjà dans la peine, et continuer ainsi à nous faire l’amitié de sa bénédiction et d’une homélie plus adaptée à ce douloureux moment de mémoire collective.

Car, Monsieur l’abbé ne peut ignorer qu’en ce jour, en ce lieu et à la  place qui lui fut réservée, il alimentait les polémiques sur l’action de Louis XVI. Polémiques qui, parmi tant d’autres que nous servent les tenants visibles ou cachés de la République, nous divisent et nous anéantissent. Depuis plus de deux siècles, les manœuvres du « grand agrippant » qui tient notre France chérie entre ses crocs, aveuglent nos esprits et étouffent nos actions par les zizanies qu’elles engendrent. N’en ajoutons pas en ce jour qui signe une déchirure. Laissons de côté ce jour-là nos opinions de bataille navale et unissons nos cœurs avec dignité.

L’avenir de la France est à l’unité dans l’action. L’unité de nous tous, royalistes et résistants, vivants dans notre espérance, confiants dans nos prières, impatients dans la résurrection.

De grâce, Monsieur l’abbé, laissez donc de côté vos analyses de brillant penseur. Quittez votre tour d’ivoire et joignez-vous à nous pour reprendre notre château…

Le 21 janvier 2016.
Antonia, Conseiller à l’Information, aux moyens de Communication et à leur usage dans la société du CER.

 

Gérard de Villèle, CJA . Ce que je reproche à la muséographie versaillaise c’est d’être disparate, par impossibilité de trancher.

27 Jan

Nous sommes heureux de porter  à votre  connaissance ce texte de Gérard de Villèle, membre du Conseil dans l’Espérance du Roi , CJA, en date  du 18 août 2015.

Gérard de Villèle  étant  en charge de la  culture parmi nous en tant  que Conseiller aux Beaux- Arts , il a paru logique de mettre en ligne dans nos colonnes ce  texte  qui ne l’avait jamais encore été.

———

La France est muséifiée pour que l’on ne remarque pas qu’elle existait avant 1789. Cela fait partie du jeu républicain.

J’avoue que je m’embête un peu à Versailles. Le summum étant la galerie des batailles aux mauvaises peintures de style louis-philipard. Mais, je ne suis pas d’accord, Louis XIV en détruisant ce qu’il avait conçu auparavant n’a fait que ce qu’il fallait faire pour exister pleinement : la grotte de Thétis et l’appartement des bains avec ses motifs alchimiques étaient devenus inutiles. Il les a donc remplacés par autre chose. Car Versailles de son temps était vivant… Quand Louis XV modifie encore le palais pour créer un autre style de vie (d’ailleurs plus proche de nous…) il a cassé pour reconstruire et réaménager selon ses besoins. Ce que je reproche à la muséographie versaillaise c’est d’être disparate, par impossibilité de trancher. Le ministère de la Culture devrait imposer un style et reconstruire Versailles suivant une date précise du règne de Louis XIV. Pour en faire un vrai musée où l’on irait voir du Louis XIV 1710, par exemple, ou du Louis XV 1745… ou du Louis XVI 1788. Faire en sorte que Versailles soit un instantané représentatif d’une époque et non pas un assemblage hétéroclite rénové au gré des conservateurs ou des goûts d’un ministre… Avec tout, des salles de réception aux chiottes en passant par les salles d’eau, les offices, les cuisines, les galetas de la noblesse et des laquais… etc.

Les représentants de l’art financier contemporain (de Buren à Kapoor…) ne font que des montages pour choquer les lecteurs du FigMag et de Points de Vue.

Même engeance inculte. Quand je vois une œuvre qui m’indiffère, je passe à côté. C’est valable aussi bien pour Koons, Kapoor, Picasso et d’autres barbouilleurs de toiles, de plastique et d’idées… Si l’on en parlait moins, la cote baisserait. Mais on en cause… la cote monte…

A Versailles, ce qui me gêne c’est qu’on dérive vers n’importe quoi à partir de la vision et de la réalisation de Louis XIV, de ce vers ailleurs qu’il a voulu et qui se déchire avec le truc de Kapoor… Parce que cela n’a pas de rapport réel avec ce qui existe à l’intérieur du palais : cette idée de faire partir tout de la Chambre royale vers le point cardinal légèrement décalé avec les pièces d’eau, les allées, la statuaire etc. Avec tous ces touristes c’est impossible.

Ah, et ne confondons pas un enseignement un peu trop académique avec celui de l’Académie royale etc., comme il ne faut pas mélanger un dessin académique de la fin du XIXe et une académie traditionnelle du XVIIIe. Une Suzanne au bain et une Olympia, un sujet à méditer et un prétexte à grivoiserie…

Finalement, il n’y a pas de mémoricide car il manque d’avoir choisi une mémoire.

Publication initiale  dans le forum de discussion Vexilla regis.

Louis XVI. Jeudi 21 janvier 2016 .10 heures TOUS à la CONCORDE au pied de la statue de Rouen

14 Jan

Jeudi 21 janvier 2016 

10 heures

TOUS à la CONCORDE

au pied de la statue de Rouen (côté Hôtel Crillon et Ambassade des Etats-Unis )

  

Il y aura  223 ans,

le roi très-chrétien Louis XVI,

le « roi bienveillant »   selon Jean de Viguerie

a été assassiné à la suite d’un procès inique.

 

Org. France Royaliste

pc.jeanthon@orange.fr

je vous joins un des chants que nous entonnerons avec le chœur Montjoie St Denis, pour répétition. 

bien cordialement,

in Xristo,

Denis BATAILLE

Complainte de Louis XVI aux Français (1793), auteur anonyme – pour ténor

Ô mon peuple, que vous ai-je donc fait ?

J’aimais la vertu, la justice,

Votre bonheur fut mon unique objet

Et vous me traînez au supplice. (bis)

Français, Français, n’est-ce pas parmi vous

Que Louis reçut la naissance ?

Le même ciel nous a vus naître tous,

J’étais enfant dans votre enfance.

Ô mon peuple, ai-je donc mérité

Tant de tourments et tant de peine ?

Quand je vous ai donné la liberté,

Pourquoi me chargez-vous de chaînes ? (bis)

Tout jeune encore, tous les Français en moi

Voyaient leur appui tutélaire,

Je n’étais pas encor’ votre Roi

Et déjà j’étais votre père.

Quand je montai sur ce trône éclatant

Que me destina ma naissance,

Mon premier pas dans ce poste brillant

Fut un édit de bienfaisance. (bis)

Le bon Henry, longtemps cher à vos cœurs

Eut cependant quelques faiblesses

Mais Louis XVI, ami des bonnes mœurs,

N’eut ni favori ni maîtresse

Nommez-les donc, nommez-moi les sujets

Dont ma main signa la sentence,

Un seul jour vit périr plus de Français

Que les vingt ans de ma puissance (bis)

Si ma mort peut faire votre bonheur,

Prenez mes jours, je vous les donne,

Votre bon Roi déplorant votre erreur

Meurt innocent et vous pardonne.

Ô mon peuple ! Recevez mes adieux,

Soyez heureux, je meurs sans peine.

Puisse mon sang en coulant sous vos yeux,

Dans votre cœur éteindre la haine (bis)

Pour répéter :

https://www.youtube.com/watch?v=LFKPUfCRBCI

Retour * sur les armoiries de la famille de Séze via le blog « Les rois souterrains »

18 Oct
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Armoiries  de Raymond de Seze et de ses descendants.

« Seules les portes gothiques de la grande salle de la Tour sont conservées au château de Vincennes. Des gravures, des tableaux, des maquettes, des plans, des écrits en gardent le souvenir. Louis XVIII accorde au dernier défenseur de son frère, l’avocat de Sèze, de faire figurer, dans ses armoiries, la Tour du Temple entourée de fleurs de lys. La concession lui est accordée par ordonnance du 12 novembre 1817, Nous lui avons permis et permettons des substitutions dans ses armoiries, au croissant et aux trois tours qui s’y trouvent, des fleurs de lys sans nombre et une tour figurant la Tour du Temple et pour devise extérieure 26 décembre 1792. La Tour et la date de la plaidoirie sont donc liées, évoquant la prison et la mort de la famille royale, au travers de celle du Roi ».                                                                                                                              http://lesroissouterrains.over-blog.com/2015/10/dominique-sabourdin-perrin-les-oublies-du-temple.html  

NDA. Alain Texier , CJA. Les indications héraldiques figurant  ci-dessus sont  beaucoup moins fiables que celles données par  notre régent, Jean-Yves Pons , CJA dans l’article dont les références figurent  dans la première ligne de ce post. Si nous avons pourtant  estimé souhaitable de mettre en ligne l’écho ci-dessus  c’est que peu fréquents  sont les blogs  qui  parlent  d’héraldique et  que  ce  qu’il dit des seuls  vestiges subsistants  de la Tour du Temple  m’a paru intéressant.

La crypte des Bourbons à Saint-Denis telle qu’elle se présentait jusqu’en 1975.

16 Oct

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Les cercueils de tous les Princes de la Maison de Bourbon, conformément à la tradition observée pendant tout l’Ancien Régime, n’étaient pas enterrés, mais simplement posés sur des tréteaux ;
les deux cercueils signalés par des flèches jaunes sont ceux de Leurs Majestés le Roi Louis XVI et la Reine Marie-Antoinette, tels qu’ils furent ramenés du cimetière de la Madeleine et placés là le 21 janvier 1815

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=172510559756177&set=gm.1053035081397791&type=3&theater

1689. Ste Marguerite Marie -1715 + Louis XIV .1793 + Louis XVI; pour la France ; un drame en trois actes (A.T.).

1 Sep
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En 1903 apparaît une variante du drapeau Carillon, portant au centre la figure du Sacré-Coeur de Jésus, conformément au voeu qu’aurait confié le Christ à sainte Marguerite-Marie Acloque, visionnaire mystique (1647-1690). Il lui aurait demandé de faire figurer son coeur sur les armes et les drapeaux de la France. Les fleurs de lys, initialement jaunes (or) sont devenues blanches (argent), en hommage à la Vierge Marie dont c’est l’emblême. http://fleurdelise.centerblog.net/25-1903-drapeau-carillon-sacre-coeur

XIR14664 Execution of Louis XVI (1754-93) 21st January 1793 (coloured engraving) (see also 154902)  by French School, (18th century); Bibliotheque Nationale, Paris, France; Giraudon; French, out of copyright

XIR14664 Execution of Louis XVI (1754-93) 21st January 1793 (coloured engraving) (see also 154902) by French School, (18th century); Bibliotheque Nationale, Paris, France; Giraudon; French, out of copyright

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (29 juillet 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

29 Juil

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Le Conseil dans l’Espérance du Roi a pris date

Il y a trois ans déjà…

Dès le 25 juillet 2012, nous avons publié un Consilium Consulte très explicite, relatif à la création monétaire, mettant en place les premières étapes de la sortie de la zone Euro par la France (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/07/25/consilium-consulte-n-2012005-du-25-juillet-2012-relatif-a-la-creation-monetaire/) . Il était suivi, le 30 juillet 2012, de la publication de la méthode que nous préconisions alors pour appliquer cette décision (Lire « Quand les Français retrouveront le Franc« : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/07/31/quand-les-francs-retrouveront-le-franc/). En voici le détail :

« Pour la France, il n’y a pas d’alternative si l’on veut réduire les risques et leurs conséquences: c’est la surprise. Mais une surprise « organisée« . Voici quelques suggestions, en huit points, que le Conseil dans l’Espérance du Roi peut proposer après réflexion et en tenant compte de l’opinion des récents finalistes du Prix Wolfson d’Economie:

* préparer secrètement la décision de notre pays (en commençant par la mise en route de la fabrication de la nouvelle monnaie, ainsi que le Consilium-Consulte n° 2012/005 du 25 juillet l’instituait) et ne la révéler que du jour au lendemain;

* instaurer immédiatement la monnaie nationale, avec une convertibilité de 1 pour 1 (1 euro = 1 franc) mais en acceptant de descendre au-dessous de cette parité sur les marchés financiers;

* dévaluation rapide et significative (probablement de l’ordre de 10 à 15%) de la monnaie nationale, permettant de stimuler notre production et de faciliter nos exportations mais qui renchérira fatalement nos importations (en particulier énergétiques *). Des mesures protectionnistes sévères devront donc être prises, impliquant le civisme des Français, tandis que la production d’énergie sur le territoire national devra être rapidement développée, sous les formes les plus diverses);

* conservation temporaire (six mois par exemple) de la circulation de l’euro parallèlement au franc, pour les transactions de faible volume;

* limitation sévère mais provisoire des retraits d’espèces aux guichets des banques en même temps que l’instauration d’un contrôle drastique des changes et des mouvements financiers;

* accepter les risques du refus d’honorer une partie significative des dettes souveraines du pays, ce qui mettra forcément en péril certaines de nos banques voire d’autres en faillite, nécessitant la nationalisation et/ou la recapitalisation des plus méritantes qui accepteront de séparer leurs activités financières (privatisation des risques) et strictement bancaires (mutualisation des risques);

* définition d’un objectif acceptable d’inflation;

* et, pourquoi pas, l’instauration d’une collaboration négociée avec d’autres pays européens, dans le cadre d’une nouvelle union monétaire, plus ouverte et plus souple, qui serait de l’intérêt bien compris de chacun ? « 

* notion à réviser aujourd’hui en période de baisse importante des prix du pétrole et du gaz

Nous savons aujourd’hui que Yanis Varoufakis avait lu notre blogue avant de prendre en charge le ministère grec des Finances en janvier dernier ! 

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C’est en tout cas ce que laisse à penser la révélation, dimanche dernier, du projet pour son pays de l’ex-ministre grec de quitter la zone euro et de retourner par surprise à sa monnaie historique, la drachme.

Face aux exigences de l’Union Européenne et du Fonds monétaire international pour gérer la crise qui frappe son pays, l’ancien ministre grec des Finances avait tout prévu. Y compris de créer un système bancaire parallèle qui aurait permis à Athènes de continuer à fonctionner si la BCE mettait un terme à son aide d’urgence.

Cet incroyable plan B a été dévoilé dimanche 26 juillet dans la matinée par le quotidien grec I Kathimerini qui rapporte des propos attribués à Yanis Varoufakis lors d’une conférence téléphonique organisée à Londres par des fonds souverains et fonds de pensions principalement asiatiques le 16 juillet.

Au menu de ces révélations : groupe de travail secret en comité très restreint, piratage de la plateforme de l’administration fiscale grecque, possibilité de revenir à la drachme d’un instant à l’autre. L’OMFIF, qui organisait la fameuse conférence téléphonique, a d’ailleurs rendu public lundi 27 juillet – avec l’accord de Varoufakis – cet enregistrement .

Le journal grec assure que Yanis Varoufakis a raconté avoir été chargé par Alexis Tsipras en décembre 2014, avant l’élection de Syriza, de se pencher sur une plan de secours en cas d’échec des négociation avec l’UE.

« Le premier ministre, avant de gagner l’élection en janvier, m’a donné son feu vert pour trouver un plan B. J’ai donc assemblé une petite équipe qui est restée secrète pour des raisons évidentes« .

L’objectif ? Trouver un moyen de transférer des fonds directement des contribuables aux organisations sans avoir à passer par les banques, au cas où ces dernières aient à fermer faute de liquidités fournies par la BCE. « Nous voulions créer, discrètement, des comptes de réserve rattachés à chaque numéro fiscal, et permettre ensuite à chacun d’y accéder facilement avec un code« .

« Imaginons par exemple que l’État doive un million d’euros à un laboratoire pharmaceutique pour l’achat de médicaments pour le compte de la Sécu. Nous aurions pu immédiatement faire un virement vers le compte de ce laboratoire grâce à son numéro fiscal puis lui y donner accès avec un code pour qu’il l’utilise ensuite comme un mécanisme de paiement parallèle pour n’importe quel autre versement vers n’importe quel autre numéro fiscal« , a précisé l’ex-ministre.

Si l’accès aux bâtiments et machines qui auraient permis la manipulation a été possible une fois Yanis Varoufakis devenu ministre des Finances, la mission de ce dernier est devenue plus compliquée quand il s’est aperçu que la direction générale des impôts était en fait sous le contrôle d’un représentant de la troïka. Ce qui donne une idée de la mise sous tutelle de la Grèce par ses créanciers, avec la complicité des gouvernements précédents, et de la justesse de nos propos lorsque nous parlions de « Gauleiters » (Lire « De la reddition à l’humiliation, il n’y a qu’un pas » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/14/bulletin-climatique-quotidien-14-juillet-2015de-la-republique-francaise/).

Pour ne pas éveiller les soupçons de la BCE, du FMI et de la Commission européenne, Varoufakis aurait alors recruté un ami d’enfance, expert informatique et devenu professeur d’IT (technologie de l’information) à l’Université Columbia, pour pirater la plateforme fiscale.

« Une semaine plus tard, il m’appelle et me dit: ‘Je contrôle les machines mais pas le logiciel, il appartient à la troïka. Je fais quoi?’ On s’est vus, sans que personne ne le sache, et je lui ai dit que si je demandais une autorisation, la troïka serait immédiatement au courant que nous tentons de créer un système parallèle. Et nous avons décidé de pirater le logiciel de notre propre ministère juste pour copier les numéros fiscaux enregistrés sur la plateforme pour ensuite pouvoir travailler à la mise en place de ce système parallèle« .

I Kathimerini écrit que le projet est même arrivé à un stade très développé et cite Varoufakis assurant que le système aurait pu rapidement être très étendu avec des applications sur smartphones. « Bien évidemment, il aurait été calibré en euros mais aurait pu être changé en drachmes nouvelles en un instant« .

« J’ai toujours dit à Tsipras que ce ne serait pas une partie de plaisir mais que c’était le prix à payer pour la liberté. Mais quand le moment fatidique est arrivé, il a pensé que ce serait trop compliqué à mettre en place. Je ne sais pas exactement quand il est arrivé à cette conclusion mais je l’ai su explicitement le soir du référendum et c’est pourquoi j’ai présenté ma démission.  »

Chapeau Varoufakis ! Et merci d’avoir su faire si bon usage de nos recommandations, même si pour la conclusion et son succès ce n’est que partie remise…

 

Rien ne va plus

Le Conseil constitutionnel a validé le 23 juillet dernier (à l’exception de trois articles mineurs) la loi sur le renseignement, votée par le Parlement le 24 juin.

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Nous sommes donc entrés dans une période à très haut risque pour nos libertés et, particulier, celle que nous revendiquons avant toutes les autres : mettre un terme à la République et nous débarrasser définitivement de l’oligarchie qui s’est emparé du pouvoir pour le plus grand malheur de la France *. Sachez par conséquent que le Conseil dans l’Espérance du Roi peut disparaître du jour au lendemain et ses animateurs finir leur vie dans les geôles républicaines. Mais sachez aussi que nous livrerons bataille jusqu’au bout et que nous vendrons très cher notre peau.

Rappelons tout de même que, quelques heures avant la Décision du Conseil constitutionnel, le Comité consultatif du conseil des droits de l’homme, une instance de l’ONU basée à Genève, s’était lui-même déclaré « préoccupé par les pouvoirs conférés aux services de renseignement en matière de surveillance digitale à l’intérieur et à l’extérieur de la France« . Dans son rapport du 23 juillet, il reproche notamment à la future loi sur le renseignement de donner des pouvoirs « excessivement larges de surveillance très intrusive aux services de renseignement sur la base d’objectifs vastes et peu définis, sans autorisation préalable d’un juge et sans mécanisme de contrôle adéquat et indépendant« .

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Nous avons, vous avez de très bonnes raisons d’être inquiets quant à l’usage que la République ne manquera pas de faire de cette loi particulièrement liberticide quand on a lu le dernier rapport d’activité (portant sur 2014 et les quatre premiers mois de 2015) de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), rendu public le 22 juillet. Cette Commission étant appelée à disparaître au profit d’une nouvelle Commission davantage « aux ordres » du pouvoir.

Son président, le conseiller d’Etat Jean-Maris Delarue, y exprime en particulier beaucoup de craintes quant au devenir des contrôles des écoutes non judiciaires. Il insiste en particulier sur le fait que dans les quatre premiers mois de 2015, « la part des avis défavorables (de la Commission) qui n’ont pas été suivis par le Premier ministre s’est accrue nettement plus substantiellement« . Ce qui revient à montrer du doigt l’installation d’une forme sournoise de tyrannie.

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Sur la période, des 32 avis défavorables formulés par l’autorité qu’il préside, 9 n’ont pas été suivies, soit « plus du quart d’entre eux » et déjà plus, en valeur absolue, que sur toute l’année 2014.

En plus de cette tendance de Matignon à « passer outre » ses avis, la CNCIS s’inquiète d’un « affaiblissement des contrôles » de ces interceptions induit par la fameuse loi sur le renseignement. Elle aborde enfin la légalisation d’instruments permettant la surveillance d’un grand nombre de personnes et s’inquiète d’une extension considérable du périmètre de surveillance à travers l’apparition de « la notion cruciale d’entourage« .

Et tout cela sous couvert de la lutte contre le terrorisme…Mais l’empressement du pouvoir à communiquer après la validation par le Conseil constitutionnel en dit long sur l’enjeu politique que représente pour lui et sa majorité parlementaire, un texte que ses détracteurs persistent à juger attentatoire à la protection des libertés et de la vie privée.

En somme, trop poli pour être honnête !

* En commençant par l’abrogation du dernier alinéa de l’article 89 de la Constitution d’octobre 1958 qui précise que « La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision. ».

 

Et pendant ce temps-là…

Le chômage en France reste à des sommets, sans aucune amélioration, à la différence de plusieurs pays de l’Union européenne (et en particulier l’Espagne : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/27/bulletin-climatique-quotidien-27-juin-2015de-la-republique-francaise/) : Pôle emploi recensait en juin 3,55 millions de chômeurs en métropole, une statistique sans aucune fiabilité car obtenue à partir de données différentes des mois précédents, rendant toute comparaison impossible. C’est la dernière astuce du gouvernement pour manipuler les chiffres et tenter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

A compter de cette publication, Pôle emploi accède à des données administratives que l’on prétend plus complètes mais qui lui permettent de mieux jongler avec la situation des demandeurs d’emploi et qui conduit à faire changer de catégorie certains d’entre eux.

Avec cette nouvelle donne, l’opérateur a comptabilisé 3,82 millions de demandeurs en incluant l’outre-mer, 5,70 millions en y ajoutant ceux ayant exercé une activité réduite au cours du mois, a annoncé lundi le ministère du travail.

Ce qui n’a pas empêché le ministre du travail de se  risquer au jeu des comparaisons. Il a noté une « stabilisation » en juin par rapport à mai (3,55 millions) et s’est réjoui d’un « ralentissement » de la hausse du chômage sur l’ensemble du premier semestre 2015 (+ 8 800 par mois en moyenne, soit deux fois moins qu’au second semestre 2014), y voyant un « signe encourageant« .

François Hollande s’est dit déterminé lundi soir à « agir jusqu’au bout » de son quinquennat, faisant fi de son impopularité, mais conditionnant de nouveau sa candidature en 2017 à ses résultats contre le chômage. « J’avais pris un engagement, cet engagement devra être tenu« , a  insisté le chef de l’Etat. « S’il n’y a pas de résultat, il ne peut pas y avoir de crédibilité sur une candidature. » Vu les résultats de ses autres engagements, nous sommes tranquilles !

Comme chacun devrait le savoir, les promesses n’engagent que ceux qui les entendent.

 

 Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Vous ne le visiterez pas mais admirez-le

Le Cabinet de Garde-robe de Louis XVI à Versailles

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Réalisé à la demande du roi en 1788, dans le prolongement de la chambre du roi, il est situé derrière une petite porte à peine visible qui se confond avec la tenture et les moulures. La pièce qu’elle cache n’est absolument pas accessible au public. Elle est bien trop petite et bien trop fragile pour accueillir des millions de visiteurs. D’autant qu’elle vient d’être merveilleusement restaurée grâce au mécénat de Lady Michelham of Hellingly.

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Il s’agit du cabinet de garde-robe de Louis XVI, qu’il utilisait comme bureau privé. Le malheureux souverain n’a pas pu en profiter bien longtemps puisqu’il lui fut livré au début de l’été 1789, quelques mois avant son expulsion du palais par la foule révolutionnaire. C’est en juin 1788 qu’il ordonne à ses architectes de transformer la garde-robe jouxtant sa chambre en cabinet de travail. La surface est doublée pour passer à 13 mètres carrés et la hauteur dédoublée pour créer un entresol. Deux fenêtres donnant sur un balcon ouvrent sur la cour des Cerfs. Les deux frères sculpteurs Jean-Siméon et Jean-Hugues Rousseau créent un sublime décor de boiseries blanches et or, réalisant là leur plus beau chef-d’œuvre dans le style néo-classique.

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Le très sérieux souverain, épris de sciences, de commerce, d’agriculture et de marine, a voulu un décor illustrant ces thèmes. Aussi peut-on, aujourd’hui, découvrir avec ravissement les plus belles réalisations technologiques de cette fin du XVIIIe siècle : une machine électrique constituée d’un disque en verre dont la rotation produisait de l’électricité statique. Plus loin, c’est un graphomètre à pinnules utilisé par les arpenteurs pour mesurer des angles, une pompe à vide, une grue. La marine est représentée par un cadran solaire et une boussole, l’agriculture par une charrue, une herse et une brouette. Le commerce est illustré par différents accessoires, dont un livre de comptes montrant des additions.

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On imagine Louis XVI assis à son bureau, au milieu de la pièce. Le souverain a tenu que soient installés des lieux d’aisance à l’anglaise, constitués de toilettes avec évacuation et chasse d’eau. Elles sont dissimulées derrière une porte taillée dans la boiserie. Aucun espace pour mettre les pieds, aussi le roi ne pouvait-il s’asseoir sur le trône que la porte ouverte. Un espace certes moins grandiose que la galerie de Glaces, mais bien plus émouvant.

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Le 29 juillet 2015.

Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (22 juillet 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

22 Juil
le lievre et la tortue

Dessin de Benjamin Rabier

«  Rien ne sert de courir; il faut partir à point… »

(Jean de La Fontaine, Le lièvre et la tortue)

François Hollande l’a exigé. Laurent Fabius va bientôt quitter Paris, toutes affaires cessantes, pour Téhéran où il doit s’efforcer de réparer les pots cassés par son implication pro-israélienne dans les négociations récentes sur le problème nucléaire iranien. Ce voyage est d’autant plus urgent que les amis occidentaux de la France se ruent déjà en Iran pour tirer le meilleur parti économique de la levée de l’embargo qui frappait le pays jusqu’à l’accord international du…14 juillet, à Vienne (Lire « Choc en retour ! » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/20/bulletin-climatique-quotidien-20-juillet-2015de-la-republique-francaise/).

French Foreign Affairs minister Laurent Fabius gives a press conference on the situation in Syria, on September 10, 2013 at the ministry in Paris. France will present a resolution on Syria's chemical weapons programme to the UN Security Council later today, Foreign Minister Laurent Fabius said. The resolution will demand full disclosure by the regime of the scale of the programme, commit the UN to "serious measures" in the event of non-compliance and call for the authors of the August 21 attack to be held responsible for their actions, Fabius said. AFP PHOTO THOMAS SAMSON

Laurent Fabius, que les Iraniens appellent « le petit satan« 

Très agressif pendant les négociations, suivant en cela les directives de ses amis israéliens, Laurent Fabius essaiera notamment de convaincre les responsables iraniens de ne pas pénaliser les entreprises françaises… A cette occasion, il rencontrera notamment son homologue iranien et le président Hassan Rohani.

L’une des missions de Laurent Fabius -qui partira seul, sans chefs d’entreprise- sera de s’assurer que la dureté de la France dans les négociations -elle se situait sur une ligne beaucoup plus dure que les Etats-Unis par exemple- ne pénalisera pas les entreprises françaises dans leurs relations futures avec l’Iran lors de la levée effective des sanctions, à partir de janvier.  « La contradiction entre la fermeté de la politique française et son désir de renouer économiquement avec l’Iran n’est pas comprise par les Iraniens » de la rue, affirmait hier un journal de Téhéran.

Selon le patron du Quai d’Orsay, cela ne sera pas le cas. « Nous avons eu dans le passé une présence tout à fait importante en Iran et elle a satisfait les Iraniens (…) Et puis il en est de la vie politique internationale comme de la vie tout court, je pense qu’on ne perd jamais à se faire respecter« , a-t-il estimé sur France Inter pour faire bonne figure et tenter de désamorcer le mécontentement des Iraniens.

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Avec près de 80 millions d’habitants, le marché iranien présente un intérêt majeur pour les grandes entreprises françaises. Sous l’effet des sanctions, la France a vu ses échanges commerciaux avec l’Iran chuter à 500 millions d’euros en 2013, un niveau huit fois inférieur à celui enregistré en 2004. Dans cette optique, une cinquantaine de chefs d’entreprise, en majorité du CAC-40, seront reçus cette semaine au Quai d’Orsay pour faire le point. Une délégation de 80 entrepreneurs se rendra ensuite fin septembre en Iran pour mettre notamment l’accent sur les secteurs de l’énergie, des villes durables ou encore de l’automobile.

Longtemps, trop longtemps, après nos partenaires internationaux et, en particulier, nos « amis » allemands.

 

Mais en France, les éleveurs sont en détresse.

Qui s’intéresse encore à eux ?

French farmers with a signs attached to their tractors that reads "Breeders in Distress" (L) and "Farmers in Distress" roles along the RN 12 between Lamballe and Saint-Brieuc, western of France to protest against the low price purchase of their production, on July 2, 2015.  AFP PHOTO FRED TANNEAU

Face à la colère des éleveurs, qui étendent leurs blocages à travers la France, le gouvernement a été contraint de passer à la vitesse supérieure en annonçant la présentation mercredi d’un plan d’urgence en conseil des ministres. Mais la grogne des éleveurs gagne du terrain en France. Après Caen, le Mont-Saint-Michel, c’était au tour d’Evreux dans l’Eure d’être bloquée mardi 21 juillet. Les manifestants protestent contre la faiblesse des prix de leurs productions.

Farmers and breeders set fire to manure, tyres and wooden pallets they dumped outside the prefecture building in downton Rennes, northwestern France, on July 2, 2015, staging a protest they named "Night of Distress" demanding simplification of their bureaucratic tasks with the European Union regarding subsidies, and protesting the fall of prices. The inscription on the jersey reads "Stop taking us for fools". AFP PHOTO / DAMIEN MEYER

 

Le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, qui (après l’avoir refusé) a finalement consenti à se rendre à Caen (Calvados), hier après-midi, pour rencontrer des responsables agricoles, comme le réclamaient les éleveurs de Normandie, a évoqué « 16 à 17 » mesures, notamment un allégement de la dette des producteurs. Sachant que le rapport d’un médiateur indépendant, très attendu par les producteurs de viande, a été remis mardi soir au ministre de l’agriculture, mais ne sera rendu public que ce mercredi. D’ici là le ministre s’est refusé à répartir les responsabilités dans la faiblesse actuelle des prix, bien inférieurs aux coûts de production, entre les industriels de l’abattage et de la transformation et les distributeurs. Lobby de la grande distribution oblige !

En attendant, les barrages se sont intensifiés dans l’Ouest, dans toute la Bretagne et la Normandie ainsi que dans le Nord. L’autoroute A1 était partiellement bloquée dans les deux sens, tôt mercredi matin, au sud de Lille par des centaines de tracteurs d’agriculteurs très remontés contre le gouvernement. Des barrages ont été érigés dans le Finistère, sur le pont de Morlaix, le pont de l’Iroise à la sortie de Brest en direction de Quimper ainsi qu’aux accès à Quimper. On mentionne également des barrages sur l’axe Rennes-Nantes, à Bain-de-Bretagne, ainsi qu’au péage de la Gravelle, le dernier avant l’entrée en Bretagne.

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De son côté, le président du Sénat Gérard Larcher a saisi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pour lui « rappeler que la dramatique situation des éleveurs français appelle aussi des réflexions et des actions au niveau européen« . Tu parles…avec les soucis actuels de la Commission il a peu de chance d’être entendu.

« Au moment où l’Union européenne négocie avec les Etats-Unis un nouveau traité transatlantique qui pourrait avoir un fort impact sur les éleveurs européens, et à l’approche de la révision de la PAC, le Sénat demande à Jean-Claude Juncker d’instaurer avec le Sénat de la République française un dialogue politique car ces enjeux dépassent le strict cadre agricole« , souligne M. Larcher.

Quant à l’Association des maires de France (AMF), elle partage les préoccupations des éleveurs et demande une amélioration des règles de la commande publique, pour permettre aux élus « de s’approvisionner prioritairement en viande française » et fournir notamment les restaurants scolaires.

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Monsieur de Sully se retourne dans sa tombe quand il voit pareille incompétence de l’Etat.

 

 

Alors que la racaille se croit désormais tout permis

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Le joueur de volley-ball « franco-camerounais » Earvin N’Gapeth, ne se déplaçait pas avec son équipe mais effectuait un trajet privé entre Paris et Poitiers où il réside. Il en a profité pour agresser violemment un contrôleur de la SNCF en gare Montparnasse. La raison ? Tenez-vous bien : il aurait « demandé au contrôleur de retarder le départ du TGV Paris-Bordeaux pour attendre l’un de ses amis, en retard« . « La discussion se serait envenimée et le joueur aurait alors frappé le contrôleur« . Celui-ci a été sérieusement blessé…d’un « coup de boule« , selon la SNCF.

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L’international, âgé de 23 ans, a déjà été condamné en décembre pour des faits de « violences en réunion« . Il avait aussi été exclu temporairement de l’équipe de France pour son comportement lors du championnat du monde en 2010.

Le contrôleur agressé travaillait sur la ligne TGV Paris-Bordeaux. Ses collègues ont fait valoir leur droit de retrait et sont en négociations avec la direction, car « en quinze jours, c’est la deuxième agression sur cette ligne« . Le trafic est donc été perturbé à la gare Saint-Jean de Bordeaux grâce à ce voyou.

Comme nous le rappelons souvent, les « Chances pour la France« , n’y viennent jamais sans leur art de vivre…

Et nous aurons nécessairement à nettoyer de fond en comble les écuries d’Augias.

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

L’Hermione est sur le chemin du retour !

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Elle a quitté dimanche la petite ville de Lunenburg et ses maisons en bois peintes, à côté d’Halifax. Cette escale canadienne était le dernier des dix lieux visités le long de la côte est américaine, en commençant par la réception triomphale à Yorktown, le 6 juin, suivie le 4 juillet de la parade nautique aux pieds de la statue de la Liberté, à New York.

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Des milliers d’Américains (entre 2.000 et 3.000 visiteurs par jour) ont visité la reproduction de la frégate qui a ramené le marquis de La Fayette aux Etats-Unis en 1780, porteur d’une bonne nouvelle pour les insurgés qui luttaient contre l’Angleterre puisqu’il devait leur annoncer la décision de Louis XVI d’envoyer des troupes françaises sur le sol américain.

Malgré un contexte diplomatique morose, marqué par les révélations sur l’espionnage américain en France, les escales ont été émaillées de réceptions officielles, en présence de civils et de militaires des deux pays.

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Laissant derrière elle l’agitation et les lumières de la côte, l’Hermione fait cap au nord est pour commencer, avec une première escale française à Saint-Pierre-et-Miquelon, où la frégate est très attendue. Elle fera ensuite route directement sur Brest, où elle est doit arriver le 10 août, avant Bordeaux, puis le retour « à la maison« , à Rochefort, le 29 août.

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Le 22 juillet 2015.

Jean-Yves Pons, CJA.