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Du cynisme des fonctionnaires d’autorité quand ils appliquent les consignes totalitaires de leur ministre (MM. VALLS et PEILLON).

8 Mar

Cynisme

Le cynisme des fonctionnaires d’autorité quand ils appliquent les consignes totalitaires de leur ministre, fait froid dans le dos.

C’est Jean-Marie Salanova, directeur départemental de la sécurité publique des Yvelines qui, interpellé sur le chantage que ses personnels ont fait subir à la jeune étudiante russe Anna, sommée d’espionner et dénoncer ses amis de la « Manif’pour tous », sous peine de voir sa demande de naturalisation recevoir un avis défavorable, déclare sans la moindre gêne qu’«il a été constaté qu’elle était en contact avec des groupes manifestant sur la voie publique », et estime qu’«Il est tout à fait légitime de se renseigner sur ces actions, poursuit-il.. » Ces actions, selon le policier qui a menacé Anna, consistent à «continuer à manifester alors que la loi sur le mariage pour tous a été votée. » (Comme si les gens de gauche s’étaient abstenus de manifester, en de très nombreuses occasions, contre des lois dûment votées et d’obtenir ainsi leur abrogation ! alors que contester la législation existante est parfaitement licite, pourvu que ce soit sans violence et sans s’opposer à son application, restrictions que les mouvements de gauche ont largement ignorées quand ils se sont opposés, pour ne citer que quelques exemples récents, à une réforme des retraites, à la CPE, ou aux lois antérieures sur le mariage, l’avortement, etc.)

C’est le Directeur académique de l’Académie de X…  qui, confronté à des parents indignés que, en dépit de leur refus de voir leur fils de onze ans visionner le film Tomboy, celui-ci ait été contraint de le voir en projection privée au CDI, puis de subir trois cours et deux contrôles à propos de ce film, défend le choix de ce film et l’attitude du professeur de français qui a passé outre à l’autorisation de ne pas aller voir ce film donnée par le principal

Or, l’opposition des parents s’explique parfaitement : selon les propres déclarations de ses auteurs, le film Tomboy,  est un film militant, en faveur de l’idéologie du genre « « Je voulais pouvoir faire un film qui milite à un endroit où ça allait fonctionner, où je n’allais pas m’adresser à des gens déjà convaincus, parce qu’il y a une promesse de cinéma derrière. J’ai le souci de ces équilibres : il faut toucher un maximum de gens avec des messages subversifs et politiques, »… Ce film n’était d’ailleurs pas destiné aux enfants, dont on sait que, n’ayant pas la maturité suffisante, ils peuvent être – et sont souvent – considérablement troublés par une ambiguïté que même les adultes ont des difficultés à déchiffrer.

Mais le Directeur ne veut pas le savoir. Il se contente de répliquer, avec un extraordinaire cynisme, que « Le ministère a aussi le devoir d’éducation, que le processus d’éducation passe effectivement par l’arrachement : c’est l’héritage des lumières, » et de conclure que si les parents ont été « écoutés », ils n’ont pas été « entendus ».

Oui, « arracher » les enfants à leurs familles, leur imposer (s’agissant en outre d’activités en principe facultatives) un enseignement – illustré par un film alors qu’on sait combien les enfants sont sensibles à ce qui passe par l’image –  que leurs parents ont voulu interdire, c’est, selon ce Directeur (qui de l’opinion des parents, se moque comme de sa première chemise, les instructions de son ministre surpassant, de toute évidence, jusqu’à la Déclaration universelle des droits de l’homme, ratifiée par la France, qui reconnaît aux parents le droit de décider de l’éducation à donner à leurs enfants), une façon d’enseigner «la morale, la morale laïque. » À condition d’admettre que « la morale laïque », c’est celle de ce film qui entraîne les jeunes spectateurs  dans l’empathie avec un personnage qui ment, qui usurpe une autre identité, qui manipule sa petite sœur en la rendant complice du mensonge et qui tombe dans des excès frisant la pathologie (confection d’un pénis en pâte à modeler pour donner l’illusion d’être un garçon lors de la baignade avec la bande de copains).

Anne-Lys

Analyse mise en ligne initialement sur la liste de discussion royaliste Vexilla Regis . http://www.vexillaregis.com/?page_id=26

EGYPTE : UN CASSE-TÊTE POUR L’IDÉOLOGIE DÉMOCRATIQUE. Obama, un caméléon sur couverture écossaise

19 Août

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On l’aura bien compris, Barak Obama tout comme notre illustre président, sont pour la paix et la démocratie partout dans le monde et en Egypte en particulier.

On aura également compris que ce n’est pas gentil de tirer à l’arme lourde sur de pacifiques manifestants. Mais une fois cet angélisme démocratique accepté comme théorème de départ, reste tout de même à déterminer qui est gentil et qui est méchant.

Le drame du démocrate, c’est de ne pas pouvoir faire du manichéisme comme Mr Jourdain faisait de la prose. Quand il est impossible de désigner un méchant absolu, que tout est dans la nuance de tons entre oppresseurs et fanatiques, le démocrate type mondialiste,  modèle Obama, se retrouve comme le pauvre caméléon sur la couverture écossaise. Il crève de ne pouvoir prendre toutes les couleurs à la fois.

A dire vrai les forces de l’ordre, police et armée sont à la reconquête d’un pouvoir qui leur avait échappé. L’armée qui ne fait plus la guerre depuis 71 et les fameux accords de paix qui ont gelé le plus important des pays arabes dans une stratégie américaine très favorable à Israël, se retrouve face à la rue.

Entre le putschiste et le président élu, le cynisme occidental

Mais ceux qui occupent la rue ne sont pas de pacifiques manifestants. Ce sont des fanatiques religieux qui veulent imposer un pouvoir théocratique intégriste par la force et le terrorisme au besoin. Ils ont certes remporté les élections mais, tout de suite, ils ont fait dériver le régime vers un totalitarisme correspondant à leur idéologie religieuse.

Une armée détournée de la guerre pour devenir l’instrument d’un régime autoritaire se retrouve face à des milices armées appuyées par une partie de la population. C’est pourquoi Assad soutient l’armée égyptienne et la Turquie les islamistes. Quant aux démocrates égyptiens, plutôt favorables à l’armée d’ailleurs, ils comptent pour peu de choses.

Les dirigeants occidentaux prisonniers de leurs beaux sentiments pratiquent une hypocrite langue de bois qui condamne la force sans pour autant envisager quoi que ce soit. Une chose est sûre, d’un côté les kakis, de l’autre les barbus et entre les deux pour le moment rien ou presque.

Vu d’occident, on aurait tout intérêt objectivement à une défaite même sanglante des islamistes, car ce sont eux qui nous menacent et certainement pas l’armée égyptienne. Les choses sont simples, sauf pour les idéologies compliquées qui essayent d’adapter des situations spécifiques à des normes communes.

La condamnation prétendument unanime de la communauté internationale, c’est à dire les Usa et leurs alliés est, bien sûr, aussi facile qu’inutile. Se donner bonne conscience est une chose, finalement la seule que nos dirigeants  tentent de faire à chaque fois, de l’Irak à l’Egypte en passant par la Syrie.

Mais  l’esprit critique en apporte la preuve. Face aux conflits de notre temps, la grille de lecture démocratique est obsolète.

                         Jean Bonnevey 

le 18/08/2013

http://metamag.fr/metamag-1465-Egypte—un–casse-tete-pour-l’ideologie-democratique.-Obama–cameleon-sur-couverture-ecossaise..html

   A vrai dire, il n’ya  pas  qu’en Egypte que l’idéologie démocratique ne marche pas … En France , non plus quant on voit les  contorsions du gouvernement  républicain Hollande /Ayrault   pour ne jamais  écouter le peuple s’agissant  du mariage  abusivement présenté  comme étant pour tous Comment ne pas se  scandaliser au  souvenir de l’attitude  du Conseil économique  social et  environnemental refusant , ne serait-ce que de recevoir,la pétition pourtant  signée par 700  000 Français ? https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/02/27/mariage-pour-tous-sauf-pour-le-president-le-conseil-economique-social-et-environnemental-refuse-de-tenir-compte-de-la-petition-populaire-700-000-sigatures/ …Mitterand, lui,  était  -sur ce point, au moins  – un véritable démocrate lorsqu’il retira le 14 juillet 2004 son texte  le grand service public unifié et laïque de l’éducation nationale. http://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_de_loi_Savary

Sur les limites de la démocratie née des « Lumières », voir aussi sur ce  blog même : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/08/16/les-deux-democraties/

Alain TEXIER, CJA, Membre du CER

 

Y- a t’il des massacres plus condamnables que d’autres ? Assurément oui, ceux commis les « droits de l’homme » régnant !

16 Nov

Cette après-midi là, (jeudi 15 novembre à 15h) j’avais décidé d’assister à  Limoges à la Conférence intitulée « Les lumières en France, quelle signification ? » ; conférence  donné par  M. Jean Vassott, Docteur d’Etat, Professeur honoraire de khâgne au lycée Descartes de Tour

La  conférence  était  programmée  par l’Université tous âges. « Culture et loisirs » de  Limoges et  du Limousin université  que j’ai présidée  pendant six ans  , il y a quelques années déjà.

Autant le  dire  tout de  suite, j’y allais ma cartouchière en bandouliére me promtettannt bien de  faire  quelques  cartons sur le Lumières-canards dont je subodorai devoir croiser  quelques  vols en escadrille dans la salle municipale  complaisement mise à notre disposition – come  chaque fois- par la municipalité de Limoges.

  bien, j’en fus pour mes frais ; le  conférencier  , d’une grande objectivité, ne nous cacha rien  des limites des Lumières   suscitant des   murmures de surprise réprobateurs lorsqu’il indiqua que Voltaire, notamment, n’était pas favorable à l’éducation de plus grand nombre. Sensation aussi lorsqu’il rappela que Buffon ( 1701-1788) ) était mort à temps   et  qu’il n’en avait pas été de même de Condorcet (1743-1794) qui se suicida  ( sans doute ?) dans sa prison à Bourg-la –Reine (92340)  pour échapper à l’échafaud révolutionnaire

Le moment  était  venu des questions. Ne voulant pas ramener toutes mes cartouches inutilisées, j’ajustai mon tir ;  « vous venez   de nous parler –avec talent – des Lumières », pour autant   je  voudrais vous faire part de deux interrogations :

-Tout d’abord , si Lumières , il ya , c’est  qu’il devait y avoir avant  obscurité . Si pour  vous la période  de la  contre–réforme et du XVII e  qui l’a suivit, c’est de l’obscurité, nous ne serons pas forcément d’accord

– Et ensuite, comment ces Lumières  qui promettaient  tant   ont-elles pu déboucher  sur la Terreur  négation de tout  ce qu’elles paraissaient promettre ? »

Les phrases qui suivent ne donneront naturellement  qu’un  aperçu incomplet  de ce  que le professeur répondit mais , pour autant, je pense  ne pas le trahir.  

Vaste  question, Vaste  débat reprit le professeur ; En réponse à votre premiére interrrogation ; le catholicisme promet le  bonheur pour après la mort, les Lumières pensaient pouvoir le réaliser dés cette  vie . Quant à votre  seconde interrogation, il est  bien vrai que  les tenants des Lumières ont été  dépassés  par la situation à laquelle ils ont été  confrontés… Tout le monde l’aurait  été dans les  mêmes  circonstances … C’est assurément  navrant mais peut –être  qu’ à moyen teme vous m’accorderez que le pays y a gagné.

Quand même tous ces morts au nom du bonheur , une  idée neuve en europe disait « Saint Just » repris-je ?

 Et la contradiction jaillt deux rangs devant moi . Monsieur, en matière de massacres, l’Ancien régime n’a pas de leçon à nous donner.

Allons,  je n’aurais pas à ramener  toutes mes  cartouches ;  Certes mais les morts  causés  par la Révolution ont une saveur toute particulièré, ils ont été perpètrés au nom des Droits  de l’homme.

 Une telle réponse ne pouvait pas – et ne laissa pas – vous  vous en doutez, la salle indifférente.

  Il n’en reste pas moins qu’elle traduit une évidence et  qu’il ne faut pas hésiter à rappeler.

      —  la Révolution dite française  a tué  sans  compter

      –  Elle l’a fait au nom des droits de l’homme

      – Si l’on juge l’arbre à ces fruits, cet arbre là doit être abattu

    … Le Conseil dans l’Espérance du Roi y travaille.

Pour le Conseil dans l’Espérance du Roi, Alain TEXIER, Garde des Sceaux,Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux devoirs et aux droits des Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelles.

Le billet d’humeur du sieur Du Plessis : KALLISTE OU LE CADEAU EMPOISONNE DE LOUIS XV

29 Oct
C’est par le traité de Versailles du 15 mai 1768 que la République de Gênes cédait l’île de Corse au roi de France. A cette époque déjà la rébellion corse s’exprimait contre ses suzerains génois puisque la République avait été proclamée par Pascal Paoli le 14 juillet 1755 (une telle date aurait dû inquiéter la Pythie !), avec le soutien et l’admiration des penseurs des Lumières tels Rousseau, Voltaire et quelques autres. Résolu à mater ce soulèvement et à faire rentrer Paoli dans le rang, Louis XV envoya quelques troupes, sous le commandement du marquis de Chauvelin, Lieutenant général de ses armées. Mais tout commença mal puisque le 9 octobre 1768 les troupes de Pascal Paoli mirent en déroute l’armée française à Borgo. La revanche vint cependant le 8 mai 1769 lorsque l’armée française remporta la bataille de Ponte  Novu ce qui permit à la fois de chasser Pascal Paoli (qui se réfugia en Grande-Bretagne) et de mettre fin à la rébellion de l’île. Comme on pouvait s’y attendre, les BHL de l’époque s’en indignèrent ! Mais, au fond, avaient-ils tort de souhaiter une Corse sans maître ? Car, la suite l’a démontré, Kallisté (du nom de l’Ile de beauté en grec) fut un cadeau empoisonné que Louis XV fit à la France….ce que Voltaire avait compris en affirmant que « La beauté est un piège tendu à la raison« .

La violence endémique.

La violence s’exerce en Corse dans bien des domaines : à l’intérieur de la famille, au travail, comme dans la vie politique. Or, depuis quelques années, le mal se développe dans le monde obscur et sanglant du milieu corse, celui des « voyous » qui agissent en bandes organisées, selon le terme consacré. Les meurtres succèdent aux meurtres et tous ces crimes, en nombre croissant,  ne manquent pas de troubler l’ensemble d’une société de proximité où il est inévitable de se côtoyer et de nouer des liens personnels qui ne sont pas toujours dictés par la morale courante, mais par les hasards des parentés et des relations familiales.

Pour caractériser la forme de criminalité propre à cette île, on emploie souvent, à tort, le terme de mafia.  Nous ne l’utiliserons  pas ici, car l’expression s’applique essentiellement aux  puissantes organisations criminelles italiennes, Cosa nostra en  Sicile, la Camorra à Naples  ou la N’dranghetta  en Calabre. Ces entreprises internationales du crime sont organisées de manière hiérarchique et très centralisée. Elles ont une longue histoire, au cours de laquelle l’Etat italien, lui-même, s’est souvent trouvé mis en difficulté.

En Corse, il existe assurément des bandes appartenant au milieu.  Selon les  circonstances,  leurs membres se combattent avec  violence. D’où un nombre important de règlements de compte, attisés depuis quelques années par  de nouvelles perspectives locales  fructueuses. Il est temps de s’engager dans la lutte contre ce fléau du banditisme qui, si l’on restait inactif, se développerait encore davantage et pourrait exercer une attraction délétère sur la jeunesse, particulièrement sur les plus pauvres, sur les chômeurs et sur les moins éduqués.

L’écrivain corse Nicolas Giudici nous avait prévenu, avant qu’il ne soit assassiné en 2001: « La violence envahit le paysage, façonne les mentalités, organise la société, alimente les conversations, noircit les colonnes de journaux, parsème le décor de ruines, pollue les rues… »

Les causes du mal.

Les mythes concernant la violence endémique des corses subsistent. Ses causes sont profondes, nombreuses et  enchevêtrées de la nouvelle criminalité. La criminalité corse constitue il est vrai une singularité qui fait souvent les gros titres des quotidiens et des grands hebdomadaires nationaux en ce sens qu’elle repose sur des notions spécifiques à l’île: la vendetta (la vengeance d’un meurtre ou d’une simple offense qui implique tous les parents et engendre l’affrontement de deux familles ou de deux groupes sociaux sur une longue période. Des personnes se sentant offensées décident de faire justice elles-même), c’est-à-dire que la punition se fait en dehors de l’Etat, et l’omerta (  « loi du silence ». La loi du silence est la règle tacite imposée par les mafieux dans le cadre de leurs affaires criminelles , cela implique la non-dénonciation de crimes, le faux-témoignage etc. ). S’y ajoute le fait qu’en Corse, « les morts, on y pense quelques jours, quelques semaines et puis on oublie…Ce n’est pas de la lâcheté, c’est une protection, un mode de vie et de survie » comme a pu l’écrire un journaliste local.

Mais les valeurs anciennes s’effacent progressivement au profit de nouvelles dont certaines paraissent inquiétantes. Ainsi, l’argent s’affiche-t-il  avec ostentation et paraît régner sur une société, où l’individualisme égotiste remplace le souci du bien collectif. Les jeunes gens, perdant les repères moraux traditionnels, admirent le clandestin et parfois même le voyou. Des modèles douteux ne cessent d’ailleurs de leur  être  proposés dans les médias, dans les films ou  dans une certaine littérature. Par exemple, dans la série télévisée Mafiosa, où une jeune femme corse s’impose comme chef d’un gang  de tueurs cruels. Ou encore lorsque l’hommage aux morts et l’accompagnement de la douleur des familles conduit à négliger le minimum de vérité qu’on doit à la définition de ce qu’est l’exemplarité dans toute société .

La Corse  a toujours été pauvre en richesses et  riche en pauvres. Dans les classements régionaux français, elle tient la place de la pauvresse. Qu’on observe le niveau moyen du PIB par personne ou celui des salaires,  le nombre des chômeurs ou l’écart des revenus entre les riches et les pauvres, toujours la Corse figure au bas du tableau. Maillot jaune de la précarité ou lanterne rouge du développement, les places restent sempiternellement désastreuses. Certes des tentatives  ont été proposées pour sortir du marasme, mais aucune n’y est parvenue. Et le tourisme balnéaire, qui brasse beaucoup d’argent, n’est pas la panacée. Pire, ce type d’activité entraîne de fâcheuses dérives, ne serait-ce qu’en raison de la prolifération des établissements de nuit qui fleurissent à l’ombre de maintes activités louches. Ce sont là les foyers latents d’une criminalité (jeux, prostitution, etc.) qu’aggrave  le trafic de stupéfiants en pleine expansion.

La mauvaise intelligence entre les Corses et la métropole ajoute aux difficultés, comme cela avait existé  dans des temps plus reculés entre les Corses et les Pisans ou les Génois. Elle a entrainé, pendant les cinquante dernières années,  des violences justifiées par les revendications du nationalisme corse d’un côté, par la défense de l’intégrité du territoire de la République française de l’autre. Or, la lutte policière s’est concentrée, pendant cette période,  contre les nationalistes  et a délaissé le travail endurant visant à réduire la criminalité de droit commun.  Des voyous furent (sont ?) utilisés parfois pour accomplir de basses œuvres dans un camp et dans l’autre. On a vu aussi les méthodes des délinquants utilisées par certains militants, lorsque l’impôt révolutionnaire se transformait en racket au profit d’intérêts personnels comme on a connu l‘existence de relations ambiguës entre des hommes politiques et des individus appartenant au  milieu. Les activités délinquantes, enfin, ont pris davantage d’ampleur, tandis que diminuait, au cours des dernières années, la violence politique.

Des raisons anciennes peuvent expliquer ce manque de compréhension et ces affrontements  entre les Corses et l’Etat français.

D’une part, la loi française fut imposée sans tenir compte du droit coutumier local. D’où  ces comportements locaux hostiles à un droit « étranger » qu’on juge d’autant plus illégitime qu’il ignore des singularités et s’exprime dans une autre langue que la langue corse . Mais, après tout, est-ce anormal dans un Etat aussi jacobin que la France ? Le Roi, père de ses peuples, n’aurait certainement pas conduit une telle politique.

D’autre part, l’idée de la démocratie que se fait la population corse diffère de celle communément admise en France. L’antique organisation de la famille élargie reposait sur une hiérarchie qui ne favorisait pas l’expression des opinions de chacun des membres, mais en revanche débouchait sur le clanisme et le clientélisme. Les « capi » s’appropriaient le pouvoir et chacun, par prudence, retenait sa parole. Rien de tel en métropole.

Mais, au-delà de tout cela, il faut comprendre que la société corse est une société du « mensonge sur soi » pour laquelle l’île n’a fonction que de décor, une sorte de Cineccita sans figures humaines. Les Corses ne s’aiment pas. Comment pourraient-ils aimer la France ?

Le 29 octobre 2012.

Du Plessis.

LUCIFER, « ange tutélaire » de la REPUBLIQUE MACONNIQUE

21 Mai

Le soir de l’élection de François Hollande, ce 6 dimanche mai 2012, comme cela avait eu lieu au soir de l’élection de François Mitterrand en 1981, et comme elle le fait à l’occasion de beaucoup de manifestations, la « gauche républicaine » a organisé un « rassemblement festif » à la Bastille, au pied de la colonne de juillet.

Le nom de la Bastille évoque spontanément l’évènement (il serait plus juste de dire le non-évènement, puisque la vérité historique a été travestie puis montée en épingle dans la mythologie révolutionnaire) du 14 juillet 1789, dont l’anniversaire – au moyen d’un tour de passe-passe législatif – est devenu la fête nationale officielle en France.
Je dis « tour de passe-passe législatif » parce que,  la loi instituant le 14 juillet comme fête nationale de la république ne fait officiellement pas référence à ce qui s’est passé le 14 juillet 1789 et prétend célébrer l’anniversaire de la fête de la fédération, le 14 juillet 1790… mais la fête de la fédération entendait marquer le premier anniversaire de la prétendue prise de la Bastille.

Toutefois, il faut se souvenir que la colonne de juillet, érigée au milieu de la place de la Bastille, ne célèbre pas à proprement parler l’évènement du 14 juillet 1789, mais les trois journées de révolution parisienne des 27, 28, 29  juillet 1830, appelées « Trois glorieuses » par la mythologie républicaine, journées qui mirent fin au règne de Charles X : dernier Roi de la branche aînée à avoir effectivement régné sur la France, dernier de nos Rois à avoir reçu l’onction sacrée de Reims. Les dépouilles des révolutionnaires morts lors de ces funestes journées de juillet 1830 furent amenées sous cette colonne.

Après les révolutions de 1848, y furent ajoutées les dépouilles des révolutionnaires morts cette année-là, et la deuxième république fut proclamée à ses pieds. Il est tout à fait instructif de bien comprendre que ceux qui ont élevé ce monument à la Bastille, lieu qui ne fut le théâtre d’aucun évènement décisif dans la révolution de 1830, ont voulu par là – en quelque sorte – unir les deux révolutions, celle de 1789 et celle de 1830, dans une même « glorification » : ils ont voulu montrer la continuité entre les évènements de 1789 et ceux de 1830.

Au sommet de cette colonne de juillet, se trouve une grande statue dorée, œuvre d’Augustin Dumont, représentant un être d’apparence humaine : nu, ailé, portant une étoile au dessus de la tête, il tient des chaînes brisées dans la main gauche et, de sa main droite, il élève un flambeau allumé ; il court (sa jambe droite est levée et seule la pointe de son pied gauche touche terre) au-dessus d’un globe.
La statue tourne le dos à l’est et donne donc l’impression de courir à grande vitesse en direction de l’ouest.

Tous ces détails ne sont pas insignifiants : on peut même dire qu’ils sont particulièrement bien étudiés et qu’ils sont revêtus d’un symbolisme qu’il nous faut savoir interpréter…

Cette statue est couramment appelée « génie de la liberté ».
Mais en réalité, il nous faut voir en elle la représentation de celui dont on peut dire qu’il est l’ange tutélaire de la république : Lucifer.

Nous avons donc ici une représentation d’homme ailé : c’est la manière traditionnelle de représenter les anges.
Nous savons qu’il n’y a pas que des « bons anges ». Les démons eux-aussi sont des anges, des anges qui se sont détournés de Dieu. Même s’ils se sont pervertis, ils ont conservé leur nature angélique. Cet ange brandit un flambeau et porte une étoile au dessus de la tête : il s’agit bien de Lucifer dont le nom signifie « porte-lumière » (de « lux, lucis » = la lumière, et du verbe « fero » = je porte). Lorsqu’il est écrit sans majuscule, le mot lucifer désigne « l’étoile (annonciatrice) du matin ». C’est ainsi que nous chantons dans le psaume CIX, aux vêpres des dimanches et des principales fêtes : « Tecum principium in die virtutis tuae in splendoribus sanctorum : ex utero ante luciferum genui te! A Toi est la primauté au jour de ta puissance dans les splendeurs des saints : de mon sein je T’ai engendré avant l’étoile du matin ». Ce verset – où c’est le Père éternel qui parle – célèbre la génération éternelle du Verbe de Dieu, avant toute créature.

Lorsqu’il est écrit avec une majuscule, le nom de Lucifer peut désigner deux personnes:

1) En tout premier lieu, et très légitimement, c’est l’un des noms du Christ, Verbe éternel de Dieu – « Lumen de Lumine, Lumière (née) de (la) Lumière » – qui apporte aux hommes la pleine lumière de la Révélation divine.
Certaines antiques hymnes liturgiques du matin chantent le Christ en rappelant : « Tu verus mundi lucifer… C’est Vous qui êtes pour le monde la véritable étoile du matin… »

2) Mais par une sorte d’extension, le nom de Lucifer (et c’est même ce à quoi l’on pense spontanément quand on entend ce nom) a été donné à celui qui était originellement le plus beau et le plus élevé de tous les anges de Dieu.
Le nom donné aux anges est la traduction de la « fonction » qu’ils exercent dans le plan divin : ce nom christique revenait au plus beau des anges parce que, à l’origine, il était celui au travers duquel la lumière divine resplendissait le plus, celui par lequel la lumière de Dieu était communiquée aux autres anges (St Denys l’Aréopagyte et St Thomas d’Aquin – pour ne citer qu’eux – expliquent que dans le monde angélique les dons et les grâces de Dieu descendent en « cascade » à travers les créatures les plus parfaites vers celles qui ont une moindre perfection).

Mais, nous le savons, l’ange Lucifer s’est malheureusement détourné de la lumière divine. Bien qu’ayant conservé son nom propre des origines, il est devenu l’ange des ténèbres : Satan (mot qui signifie « l’adversaire ») ou encore diable, démon …etc. C’est ainsi que le nom de Lucifer devient aussi dès lors le signe de ce péché d’orgueil par lequel il a voulu s’élever au-dessus de Dieu et s’attribuer à lui-même cette lumière de gloire qu’il en recevait à l’origine. Un passage du prophète Isaïe (XIV, 14-15) décrit le péché et la chute de Lucifer :
« Comment es-tu tombé du ciel, Lucifer, qui dès le matin te levais?
« Comment as-tu été renversé sur la terre, toi qui faisais des blessures aux nations?
« Qui disais dans ton cœur : je monterai au ciel, au-dessus des astres de Dieu j’élèverai mon trône ; je siègerai sur les montagnes de l’Alliance, aux côtés de l’aquilon! Je monterai sur la hauteur des nuées, je serai semblable au Très-Haut! »
« Mais cependant tu seras traîné dans l’enfer, au fond de l’abîme… » Une statue de la cathédrale de Liège peut être montrée ici comme une illustration de ce texte du prophète : elle représente Lucifer, ange déchu, dont la couronne de prince céleste est tombée à terre, le sceptre brisé (il n’en tient plus qu’une moitié à la main et l’autre moitié, qui git à ses pieds, côtoie le fruit défendu de l’arbre du paradis terrestre qu’il proposera à Eve), et – comme dans la statue de la colonne de juillet – il porte des ailes et des chaînes (mais ici les ailes, symbolisant sa nature angélique, sont des ailes comparables à celles des chauve-souris et sont repliées, et les chaînes le retiennent captif).

J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, la franc-maçonnerie, lorsqu’elle évoque « dieu » ne fait pas référence au Dieu de la Révélation chrétienne.
Je renvoie à ce que j’ai déjà publié sur ce sujet et spécialement à la citation de ce “grand commandeur” américain, Albert Pike, qui déclara en juillet 1889 : “Lucifer, le Dieu de la Lumière et le Dieu du Bien, lutte pour l’humanité contre Adonaï, le Dieu de l’obscurité et du mal ! La statue qui surmonte la colonne de juillet illustre parfaitement cette lutte entre le« dieu maçonnique » et le Dieu de la Révélation : ce porte-lumière, ce Lucifer qui trône au centre de la place de la Bastille tourne le dos à l’orient, tourne le dos au soleil levant.
« Orient » est l’un des noms messianiques de Notre-Seigneur Jésus-Christ (cf. par exemple la cinquième des grandes antiennes « O » précédant Noël.
La liturgie de l’Eglise est « orientée », c’est-à-dire qu’elle est célébrée en direction du soleil levant, qui symbolise le Christ ressuscité, vainqueur des ténèbres, et elle manifeste aussi de la sorte l’attente du retour glorieux de ce même Jésus-Christ (cf. « comme l’éclair qui part de l’orient et brille jusqu’à l’occident ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme », Matth. XXIV,27). En revanche, l’occident, lieu du soleil couchant, symbolise l’éloignement de la lumière et la sujétion à l’emprise des ténèbres : chaque fois que la nuit tombe, l’Eglise dans sa liturgie prie d’une manière spéciale pour être délivrée de l’empire du mal et protégée des attaques du démon. Ainsi est-il particulièrement significatif que le « génie de la liberté », tournant le dos à l’orient, brandisse un flambeau (ces fameuses « lumières » inspiratrices de la révolution qui sont le fondement des doctrines de la Franc-maçonnerie) en se hâtant vers l’occident, vers le lieu où disparaît le soleil, le couchant qui marque le commencement du règne des ténèbres : les chaînes qu’il brise sont celles de l’obéissance à Dieu et à ses saintes lois ; la liberté qu’il promet est celle d’être, à sa suite, « comme des dieux » c’est-à-dire que chacun devienne à lui-même l’unique norme du bien et du mal sans référence à la Révélation.

Il est donc tout à fait éclairant de bien comprendre pourquoi la « gauche », les révolutionnaires et tous ceux qui veulent célébrer les« valeurs de la république » semblent mettre un acharnement quasi obsessionnel à se rassembler sur cette place de la Bastille, au pied de ce« génie de la liberté » qui n’est autre que Lucifer, l’ange déchu, l’ange des ténèbres. De la même manière que les chrétiens se rassemblent autour de la Croix ou au pied du Saint-Sacrement, ceux qui se réclament de l’héritage de la révolution tiennent à manifester leur appartenance quasi religieuse à l’anti-Révélation chrétienne : car la véritable « religion », la « religion » exclusive de la république en France, c’est la maçonnerie, et la maçonnerie – nous l’avons dit – vénère Lucifer comme son « dieu »!

Frère Maximilien-Marie du Sacré -Cœur