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La face volontairement cachée de l’identité de la France.

15 Août

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Nous avons dû subir pendant de longs mois, avant qu’elle ait la fin piteuse qu’elle méritait, la guignolade sarkozienne pompeusement intitulée « Débat sur l’identité de la France ». Ouvrir ce débat après 1500 ans d’un destin hors du commun ne peut témoigner que de la consternante amnésie des uns et de la perfide volonté de nuire des autres. On y vit d’ailleurs s’affronter, sans la moindre sincérité tant leur connivence est avérée, les gesticulations électoralistes des Diafoirus au pouvoir et les cris d’orfraie des Grands-Prêtres du métissage. En vérité ce débat n’est pas le nôtre. C’est celui de la République, de ses mensonges et de ses échecs. L’accepter c’est se laisser corrompre par une démarche relativiste dans l’air du temps mais dont l’unique objectif est précisément la négation de l’identité française.

Tenter de lire l’avenir de notre pays dans les racines de son histoire et s’interroger sur les menaces qui pèsent sur lui est une démarche éminemment louable et sans doute nécessaire face aux avancées de la barbarie. Mais est-elle suffisante si elle ne donne pas à voir la clé de notre identité ? Fernand Braudel nous mettait pourtant sur la voie dans son livre-testament (1) : « Une nation ne peut être qu’au prix de se chercher elle-même sans fin, de s’opposer à autrui sans défaillance, de s’identifier au meilleur, à l’essentiel de soi, conséquemment de se reconnaître au vu d’images de marque, de mots de passe… ».

Mais quelles sont alors ces « images de marque », ces « mots de passe » qui permettraient aux Français de penser, vouloir, agir, construire ensemble pour vivre et mourir ensemble, en dehors des élucubrations des penseurs de la modernité ? La réponse à cette question est, à nos yeux, des plus simples.

Depuis la nuit des temps les hommes et les peuples qu’ils constituent ont connu le besoin et même la nécessité d’exprimer leur identité par des systèmes emblématiques tant il est vrai, même si cela échappe désormais à nos prétendues élites, que tout emblème est signe d’idéal et de volonté. Cette forme particulière de métaphore connut son apogée en France, « Mère des arts, des armes et des lois », dans la première moitié du XIIème siècle avant de s’étendre à l’ensemble de l’Europe occidentale puis bien au-delà : il s’agit des armoiries et du système héraldique que des règles, si rigoureuses et pourtant si simples, et une langue, si particulière et pourtant si poétique, différencient de tous les autres systèmes emblématiques, antérieurs ou postérieurs, militaires ou civils.

Ce système s’inscrit totalement dans le jeu fondamental du « cacher/montrer » qui caractérise si bien les signes d’identité à ce moment de l’histoire. Nous y voyons d’ailleurs l’une des expressions les plus explicites de ce que l’historien Jacques Le Goff résume si bien lorsqu’il met en valeur l’invention de « l’intériorité » à l’époque médiévale (2) : « Au-delà de l’œil et de l’oreille externes, il y a l’œil interne et l’oreille interne, combien plus importants car ce qu’ils perçoivent, c’est la vision divine, la parole et la rumeur du monde le plus réel, celui des valeurs éternelles ». Et c’est ainsi qu’à la question : « qu’est-ce que la France ? » la réponse, pendant sept siècles et aux yeux du monde, fut toujours : « le royaume des lis ». Ne cherchez pas ailleurs car tout est là…

Lorsque naissent les armoiries, la fleur de lis constitue déjà un très ancien symbole de pureté et de fécondité (on la trouve utilisée en ce sens dans plusieurs civilisations orientales dès le troisième millénaire avant notre ère avant que les gaulois ne se l’approprient et l’installent sur leurs monnaies) mais aussi de souveraineté. Très vite cependant, sous l’influence de Suger, abbé de Saint-Denis, et de Saint Bernard de Clairvaux prêchant sur le Cantique des cantiques, elle acquit une nouvelle dimension à la fois christologique (« Je suis la fleur des champs et le lis des vallées », Cant. -2,1) puis mariale (« Comme un lis au milieu des épines, telle est ma dame au milieu des lis », Cant.2,2) et même cosmique (le semé de fleurs de lis d’or sur un champs d’azur des vêtements royaux, à partir de Louis VI et Louis VII, rappelant que le roi de France est médiateur entre le ciel et la terre, entre Dieu et son royaume).

C’est aussi de cette époque que date l’association de la couleur bleue (azur) à la nation française. Hervé Pinoteau résume admirablement ce caractère si particulier non seulement du roi mais aussi de ses emblèmes : « Notre roi portait ainsi la livrée du Dieu de l’univers… ». Et c’est ainsi que le caractère sacré de la royauté française et l’origine « célestielle » (comme cela se disait autrefois) de sa mission furent à l’origine de ses armoiries puis de celles de la nation française : sur les vêtements, les oriflammes puis l’écu du roi apparurent les fleurs de lis d’or sur un champs d’azur, d’abord sans nombre (semé) comme un ciel constellé d’étoiles, puis réduites au nombre de trois (en l’honneur de la Sainte Trinité) à partir de la fin du règne de Charles V.

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Mais c’est ainsi également que se trouvent réunis dans cet emblème, à la dimension symbolique à nulle autre pareille, l’ensemble des éléments constitutifs de l’identité de la France tels que les rappelle Paul-Marie Coûteaux (3) : la foi partagée, une langue (celle du blason ayant été universellement le Français), des partages historiques (une mémoire, des rituels, un imaginaire culturel, etc.), enfin la souveraineté. Une fois encore nul mieux qu’Hervé Pinoteau ne saurait résumer le lien entre l’emblématique et la symbolique : « Superbe signe apotropaïque, expression d’une royauté dynamique au service de Dieu et donc aidée par le ciel, les armes de France sont emblème de combat alors même qu’il s’agit là de fleurs, lesquelles, chose admirable, mettaient en fuite les bêtes féroces arborées par les autres princes de la chrétienté ».

Lorsqu’en 1964 l’historien Pierre Francastel (dans la préface du catalogue d’une exposition du musée Guimet) affirmait que «…Les signes parlent au premier regard et disent toujours beaucoup plus que ce qu’ils ont pour fonction de dire » il n’imaginait peut-être pas combien ce point de vue pourrait être d’actualité en 2010 dans un débat sur l’identité nationale. Il suffit de voir la pérennité de l’usage des fleurs de lis sur d’innombrables objets de luxe, bijoux, ferronnerie, tissus, objets d’ameublement, etc. pour comprendre combien la mémoire collective est vivante !

Les révolutionnaires ne s’y sont d’ailleurs pas trompés lorsque, dans leur délire destructeur et leur obsession régénératrice, ils abolirent en juin 1790 les armoiries du roi et des particuliers mais aussi, par le fait même, celles de la France. La République ne s’y trompe pas davantage en refusant depuis septembre 1870 un emblème héraldique à la France et aux Français en se cramponnant au seul drapeau tricolore (article 2 de notre Constitution) dont l’histoire apparaît bien mince en regard de celle de la fleur de lis et même d’autres emblèmes qui accompagnèrent l’histoire de notre pays au fil des siècles (4). En effet, ni Marianne, allégorie de la République qui ne s’enracine dans aucun système emblématique, ni les bonnets (qu’ils soient « rouges », « phrygiens » ou « de la liberté ») par trop associés aux débordements de la Terreur (au point d’en avoir effrayé Robespierre lui même !), ni les monogrammes RF (lettres initiales de République française) aux styles incertains et variables, et moins encore les faisceaux de licteur ou autre pelta hérités de la Rome antique ne sont des emblèmes dignes de la France ; seul le coq parvient à survivre tant bien que mal grâce à ses accointances…sportives ! Et ce n’est pas le logo tricolore de la République, imposé sans concertation en 1999 par les services du Premier Ministre de l’époque (Lionel Jospin) et qui fleurit depuis sur tous les documents officiels, qui peut en tenir lieu : nous y observons le profil blafard d’une Marianne grimaçante se détournant d’un ciel sans nuage pour se perdre dans le rouge violent du drapeau tricolore.

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Ce terrible particularisme, qui fait de la France le seul pays d’Occident sans armoiries d’Etat, en dit long sur la volonté de déculturation de l’oligarchie au pouvoir qui s’efforce de cacher la véritable face de l’identité de la France sous le faux débat dont on nous a rebattu les oreilles. A l’inverse, dans l’ensemble des pays occidentaux, l’héraldique en général et les armoiries d’Etat en particulier constituent encore aujourd’hui une part essentielle et inaliénable du patrimoine, non seulement historique ou culturel, mais aussi politique. Aucun de ces pays n’a, il est vrai, commis la faute d’élever au rang de religion d’Etat la folle idée de faire du passé…table rase ! Il n’est qu’à voir la vitalité des artistes créateurs en ce domaine autant que des institutions chargées de ces questions emblématiques : les pays du nord de l’Europe sont ici particulièrement imaginatifs tandis que ceux du sud ou de l’est mettent davantage l’accent sur la redécouverte et la mise en œuvre des sources anciennes.

En France seuls quelques rares héraldistes survivent en ayant miraculeusement échappé à la mort lente de l’oubli. Ils ont compris qu’une renaissance est possible par la base et non par le sommet de la pyramide sociale. C’est ainsi qu ‘après la grande vogue des « logos » initiée par les élites post-soixantehuitardes nous observons un regain d’intérêt pour l’héraldique municipale et associative. La parution d’ouvrages spécialisés, l’organisation de colloques ou d’expositions mais aussi le développement de sites internet dédiés à cette science annexe de l’histoire témoignent de la pérennité du besoin emblématique de nos compatriotes, confrontés à une grave et inquiétante détérioration de notre tissu social. Gageons qu’un emblème héraldique d’Etat pourrait avoir de nouveau un rôle favorable sur la cohésion sociale de notre pays comme sur son image de marque au sein de la communauté internationale.

Mais, disons-le clairement, nous n’accepterons pas les vociférations des ayatollahs de la République qui prétendent qu’il est inconcevable (car politiquement incorrect) d’utiliser les armoiries de la France monarchique. Ce sont en effet les mêmes qui nous ont enchaînés à une institution politico-économique dont ils ne cessent de nous vanter les mérites et qu’ils nomment l’Union européenne. Celle-ci est aujourd’hui composée de vingt huit Etats, sept monarchies et vingt et une républiques : tous ces états se sont appropriés, sans le moindre conflit politique ou social, les anciennes armoiries de leurs pays ou de leurs monarques, les considérant comme des signes de souveraineté et de continuité nationale. Au nom de quoi ceux-là même qui, depuis cent cinquante ans, s’avèrent incapables de proposer le moindre projet d’emblème national susceptible de réconcilier, de rassembler et de mobiliser nos compatriotes leur interdiraient-ils de redécouvrir et d’adopter les armoiries qui accompagnèrent les gloires de la France pendant tant de siècles?

En ces moments où les menaces s’accumulent autour et au sein même de notre pays, il faut nous dresser contre cette nouvelle tyrannie des temps modernes afin que les armes de la France redeviennent un signe d’espoir et d’une mission sacrée. Alors…à vos armes citoyens !

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Le 15 août 2016, Fête nationale de la France.

Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux Affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire du CER.

La République habillée pour son hiver tant par Verlaine que par Philippe Bilger.

12 Août

Philippe Bilger peint notre République sous les traits d’une « ado attardée »* .

Une République qu’il nomme aussi prépubère. Nous ne le contredirons pas. Il a raison.

Verlaine, lui, l’avait vue au contraire déchue, en immonde vieillarde lui inspirant un terrible sonnet qui insulte Marianne dans des termes fort gaillards, comme seul un poète y est autorisé. Poème, en effet, antirépublicain à l’extrême.

« Ado attardée », République prépubère ou immonde vieillarde ? On peut sans-doute l’envisager sous l’un ou l’autre aspect.

Voici, en tout cas, la vision de Paul Verlaine. Iconoclaste, il est vrai, mais dont l’auteur n’en est pas moins l’un des plus grands poètes français.

                           Buste pour mairies

Marianne est très vieille et court sur ses cent ans,

Et comme dans sa fleur ce fut une gaillarde

,Buvant, aimant, moulue aux nuits de corps de garde,

La voici radoteuse, au poil rare, et sans dents. 

 

La bonne fille, après ce siècle d’accidents,

A déchu dans l’horreur d’une immonde vieillarde

Qui veut qu’on la reluque et non qu’on la regarde,

Lasse, hélas ! d’hommes, mais prête comme au bon temps. 

 

Juvénal y perdrait son latin, Saint-Lazare

Son appareil sans pair et son personnel rare,

A guérir l’hystérique égorgeuse des Rois. 

 

Elle a tout, rogne, teigne… et le reste et la gale !

Qu’on la pende pour voir un peu dinguer en croix

Sa vie horizontale et sa mort verticale. 

 

Paul Verlaine, sonnet, Invectives, Buste pour mairies (1881)

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2015/08/11/notre-republique-est-plutot-pour-verlaine-une-immonde-vieillarde.html

Les bonnes recettes de tante Marianne, gâte-sauce.

3 Mar

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Billets d’humeur d’ANNE-LYS : Valeurs de la république ou Valeurs de la France ?

4 Déc

med-visoflora-fleur-de-lys-490Je joins à ce message un article (avec photos) concernant le dernier « exploit » des Femen à Paris, mais sachant que beaucoup d’entre vous ne peuvent recevoir les pièces jointes, je les invite à retrouver cet article à l’adresse suivante :

http://www.ndf.fr/poing-de-vue/02-12-2013/femen-devant-lambassade-dukraine-jusquou-marianne-francois-hollande-ses-acolytes-descendront-labjection?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ndf-fr+%28N

Que ces folles ne connaissent plus aucune limite dans l’abjection ne surprendra que ceux qui ne les ont pas vues profaner Notre-Dame de Paris, pratiquer des actes sexuels publics ou asperger des enfants, lors d’une manifestation contre la loi Taubira, d’un liquide dont elles prétendaient – heureusement mensongèrement – qu’il s’agissait de sperme (pour ensuite aller jouer les victimes !) et qui n’ont pas lu que l’une d’entre elles, choisie pour être le modèle de la Marianne des timbres postes, s’était exclamée : « Les Femen sont sur le timbre français. Maintenant les homophobes, extrémistes, fascistes devront lécher mon cul quand ils voudront envoyer une lettre ».

Personnellement, s’il m’advient d’avoir à utiliser un timbre à l’effigie de cette personne, je me ferai un plaisir de lui cracher au c…

On pourrait tout de même être surpris que dans un pays où a été créé (illégalement) un délit d’opinion, où l’on risque d’être interpellé pour le port d’un élément vestimentaire indiquant que l’on n’est pas un partisan enthousiaste des décisions « sociétales » ou fiscales du pouvoir, ces personnes puissent impunément profaner une cathédrale ou se livrer, sous l’œil bénin de la police, à des actes à la fois impudiques (se déculotter, se « faire prendre en levrette »), interdits par la loi pour des motifs d’hygiène (uriner sur la voie publique) et gravement injurieux envers un chef d’État étranger.

Mais non, M. Hollande est allé, lorsqu’il en a choisi une pour représenter la France sur les figurines postales, jusqu’à dire qu’il s’agissait d’« un message d’égalité, de parité et de diversité comme valeurs essentielles de la France et de la République. »

Il nous faut donc comprendre que ne pas être d’accord avec sa politique est la preuve que nous n’adhérons pas « aux valeurs essentielles de la France et de la République », mais que profaner une cathédrale, pratiquer des actes sexuels en public, baisser culotte en public pour uriner en vue d’insulter gravement un chef d’État étranger, cela fait, aux yeux de celui qui a été élu Président de la République et qui représente donc notre pays et nous-mêmes, partie des « valeurs essentielles de la France et de la République. »

De celles de la « République », vous savez que je fais peu de cas. Mais je ne puis admettre que ces pisseuses grotesques et abjectes deviennent le symbole des « valeurs de la France. » et je ne peux respecter l’homme qui ose les citer en modèles.

Contre la Marianne hideusement « féménisée »… Achetez le TIMBRE au SACRE-COEUR édité par SOS MAMANS

10 Août

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« Les Fémens ukrainiennes ont récemment frivolement agressé nos valeurs religieuses et familiales en France. Par ce timbre le gouvernement actuel révèle ses véritables desseins. Ne nous laissons pas faire! Nous vous proposons, comme réponse efficace, le beau timbre ci-dessus à droite, représentant le Sacré Coeur de Jésus sous la forme du coeur chouan, symbole de notre action SOS MAMANS. Ce timbre est imprimé par la Poste exclusivement pour nous et peut être collé sur toutes les lettres 20 g pour la France (valeur nominale 0,63 Euro).

Nous l’achetons à la Poste, en tant que timbre spécial, pour 0,92 Euro. Vous pouvez l’acquérir auprès de notre secrétariat soit individuellement (2 Euro par timbre), soit par feuillets de 30 timbres (60 Euro par feuillet). La différence sera utilisée par Sos Mamans pour sauver des bébés de l’avortement (866 bébés sauvés par Sos Mamans depuis 1995). Règlement, en spécifiant « pour timbres », soit instantanément par carte de crédit (via la page d’accueil de notre site www.radio-silence.tv ), soit par chèque libellé et adressé à: SOS MAMANS (UNEC), BP 70114, F-95210 Saint-Gratien, tél./fax/rép. 0134120268, sosmamans@wanadoo.fr

Depuis que les Femen figurent sur les timbres, gageons que même les BUSTES en PLATRE de MARIANNE finiront par s’écailler

5 Août

Dieu que Marianne  était jolie… 

Une Marianne qui mêlait les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité qui rassemblent les Français au-delà de leurs convictions politiques avec cette féminité qui nous rappelle que l’esprit français repose sur un commerce apaisé entre les sexes, héritage de l’amour courtois et  de la galanterie, qui fait que les femmes ont toujours eu en France une place que les pays latins d’un côté, les pays anglo-saxons de l’autre, leur déniaient.

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Marianne, aujourd’hui, a un nouveau visage qui apparaît sur les timbres que nous sommes tous amenés à utiliser. Il est d’ailleurs affiché depuis quelques jours dans tous les bureaux de poste. C’est le visage d’une jeune femme blonde avec des fleurs dans les cheveux. Passons sur le kitch du dessin, qui relève d’un mauvais goût assez pompier. Le problème vient du discours qui entoure ce dessin, et notamment de la part des artistes, David Kawena et Olivier Ciappa, qui en sont les auteurs. Car, d’après ceux-ci, il s’agit d’un portrait d’Inna Shevchenko, la jeune Ukrainienne chef de file des Femen. Bon, la ressemblance n’est pas frappante, tous les artistes ont voulu imprimer un peu de douceur sur le visage de leur personnage. Mais l’intention est là, et elle en agace plus d’un.

Pour comprendre cette nouvelle guerre que certains qualifieront un peu vite de picrocholine, il faut d’abord rappeler le processus qui a abouti à ce choix. Car il nous raconte les merveilles de la démagogie ordinaire. En effet, parmi les diffférents dessins proposés par les artistes sollicités, le président de la République a voulu que ce soient des lycéens qui décident lequel deviendrait l’image de Marianne sur ce petit bout de papier crénelé qui incarne le service public à la française. Hommage à la jeunesse, l’avenir de la France, les futurs citoyens… c’est beau comme un discours électoral.

Moralité, les jeunes gens ont été conformes à ce qu’on attendait d’eux, ils ont choisi un dessin du plus parfait mauvais goût, mais qui, surtout, était agrémenté du discours le plus politiquement correct qui soit. D’après Olivier Ciappa, voilà donc une Marianne « égalité des droits – mariage pour tous ». Parce que les Femen, hurlant « Pope no more », seins nus, avec des cornettes de bonnes sœurs, Inna Shevchenko expliquant avec arrogance que le féminisme, avant les Femen, c’était « des vieilles femmes malades qui lisent des livres », c’est « l’égalité des droits ». Dans un sens, ce n’est pas faux. Droit à l’hystérie, à la caricature, à l’intolérance… Les Femen nous prouvent que nous sommes dans une société libre, où elles peuvent exprimer toutes les idées qui leur seraient interdites ailleurs, et c’est toute la grandeur de la France. Encore faut-il qu’il ne soit pas interdit de proclamer publiquement sa consternation devant l’inanité de leur action.

Mais le fait de choisir une Femen comme visage pour Marianne, qui est censée symboliser la République, la capacité de la communauté nationale à décider de son destin, prouve que personne, chef de l’Etat en tête, n’a plus en considération le caractère essentiel de l’unité nationale. Mettre en avant un personnage qui clive à ce point le pays, notamment en insultant une part de ses habitants, c’est ne pas voir que la France souffre déjà gravement de ses diverses fractures idéologiques qui se creusent et qui font s’affronter des pans entiers de la société.

Moi président, nous avait promis François Hollande, on ne dresserait plus les Français les uns contre les autres. La Marianne qu’il a contribué à afficher dans tous les bureaux de poste de France a eu cette déclaration sur Twitter, qui résume assez bien la haine et le mépris de certains pour ceux qui ne pensent pas comme eux, et qui ont le mauvais goût de ne pas être du côté de la modernité triomphante : « Désormais, tous les homophobes, extrémistes et fascistes devront lécher mon cul pour envoyer une lettre ! » Etant entendu que sont homophobes, extrémistes et fascistes les Français qui ont exprimé non seulement leur opposition, mais même leur simple réticence au mariage pour tous. Marianne n’est plus la France. Parce que la France n’est plus la France, mais un amas d’individus sans valeurs communes.

Natacha Polony
Le Figaro
3-4/08/2013

Correspondance Polémia – 4/08/2013

http://www.polemia.com/quand-marianne-nest-plus-la-france/?utm_source=La+Lettre+de+Polémia&utm_campaign=fae88ed4a3-lettre_de_polemia&utm_medium=email&utm_term=0_e536e3990e-fae88ed4a3-55407101

Le 9 février2014. MISE A JOUR. 

D’ailleurs, coup de théâtre récent dans le vaudeville qu’est devenue la vie politique française : les Femen ont elles-mêmes demandé le retrait du timbre, s’estimant « cocues » de la politique de François Hollande. Ça, pour le coup, elles ne sont pas les seules…

http://www.bvoltaire.fr/charlottedornellas/le-timbre-femen-ne-passe-plus,50123?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=04d02539b1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-04d02539b1-30399893

imagesCe Que le roi Fera Demain.  L’article ci-dessus saurait pu être écrit par une royaliste… ce qu’elle est peut-être au demeurant . La République ne peut en effet  fonctionner  que  sur  l’exclusion et la necessité de dresser  des  clans les uns  contre les autres . Et comme les Français se répartissent  quasi mathématiquement  sur les  questions structurantes  à peu prés à 50 / 50 ,  il faut aller  chercher dans les minorités minoritaires si j’ose ainsi m’exprimer pour arriver  à faire une majorité…. Difficile de  faire  plus  « con si ». Tant  que j’y suis rappelons  que la tradition dans les monarcies est de faire  figurer  rois et princes  sur les timbres  et  que  , ce  faisant , on n’alimmente pas la  division dont  la  splendide déclaration ci-dessus : « Désormais, tous les homophobes, extrémistes et fascistes devront lécher mon cul pour envoyer une lettre ! »  donne un exemple topique  mais on renforce au contraire l’unité nationale. Vivement  donc, le retour d’un roi qui règne et  qui gouverne et  dont le portrait  figurera alors nécessairement  sur les timbres qu’emettra le royaume de France.  Mais nous, royalistes,  contrairement  aux  républicains , du  passé nous n’entendons pas faire table rase . Ces  bustes de Femen qu’ils soient  sur les timbres ou sur les étagéres des bâtiments publics parce  que l’on va  y avoir droit,  ne les détruisons pas,  non portons les plutôt   chez Emmaus  pour  que  ceux  qui auront gardé cette nostalgie mamadive puissent au moins la nourrir en leur particuler.

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Pour  le Conseil  dans l’Espérance du Roi, Alain TEXIER, CJA, Garde des Sceaux,Conseiller à la  Justice, aux Libertés  publiques, aux devoirs et  aux droits des  Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelles.

Pétition à François Hollande pour exiger le RETRAIT IMMEDIAT du nouveau TIMBRE MARIANNE inspiré d’une Femen

16 Juil

arton134Dimanche 14 juillet, François Hollande a présenté le nouveau timbre « Marianne » qui doit être mis en vente dès le  mardi 17 juillet 2013.

Le Figaro révèle que ce timbre a été dessiné par David Kawena et Olivier Ciappa. Ce dernier s’est surtout fait connaître pour ses positions militantes en faveur du mariage et de l’adoption par les couples homosexuels.

Hier, le « peintre » a reconnu s’être inspiré pour cette nouvelle « Marianne » d’Inna Schevchenko, la fondatrice ukrainienne des FEMEN. Ce mouvement féministe extrêmement radical s’est fait connaître pour ses multiples provocations menées seins nus.

Il justifie son choix en affirmant dans Libération«J’ai choisi Inna Shevchenko parce que ça me semblait évident que la Marianne de la Révolution, outre le fait qu’elle était sein nu, aurait été une Femen. La liberté, l’égalité, la fraternité, ce sont les valeurs des Femen

Mais où a-t-il vu ces valeurs dans les actions scandaleuses et violentes menées par les Femen en France ?

Est-ce le 12 février dernier, quand les Femens montent une opération coup de poing au sein de la cathédrale Notre Dame de Paris pour fêter la démission du pape Benoît XVI; et que des militantes seins nus bousculent les fidèles ?

Ou, est-ce quand, quelques jours plus tôt, ces extrémistes grimées en religieuses, poitrine à l’air, ont gazé des manifestants contre la loi Taubira ?

Ou, enfin, est-ce le jour où des militantes hystériques ont agressé l’archevêque de Maline-Bruxelle, Mgr Léonard ?

En réalité, les valeurs qu’incarnent les Femen ne sont en rien celles de la France. Marianne mérite mieux que ça ! Elle ne doit pas devenir le symbole de la vulgarité, de la violence et du sectarisme incarnés par les Femen.

Si nous devions encore porter une preuve de cette vulgarité, il suffit de donner la parole à Inna Schevchenko, la principale intéressée, responsable des Femen en France. Elle a réagi au choix de François Hollande, avec toute l’obscénité que l’on pouvait attendre d’elle, en écrivant :

« Femen est sur le timbre français. Maintenant les homophobes, les extrémistes et les fascistes devront lécher mon cul quand ils voudront envoyer une lettre. »

Nous ne pouvons accepter une telle provocation. Marianne doit continuer à incarner les valeurs de la France et à être un symbole d’unité nationale.

Monsieur le Président de la République, le choix d’une telle Marianne divise profondément les Français et dégrade terriblement l’image de la France. C’est pourquoi, je vous demande de retirer immédiatement ce timbre de la vente et de choisir une nouvelle « Marianne » qui incarne l’unité et les valeurs de la France

Pétition à signer en ligne :   http://nonaumariagehomo.fr/spip.php?article134