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Des citations de personnes qui n’hésitent pas à faire l’éloge de la forme monarchique de Gouvernement

9 Juin

http://www.la-couronne.org/citations/

       Certes le  blog  » La Couronne » est orléaniste et  cela se ressent  quant on voit  l’origine des  citations .. mais  cet Orléanisme est beaucoup  moins présent  lorsqu’on  lit le texte  des citations présentées… Alors  bonne lecture . Vous ne reviendrez  pas  bredouille de votre marché.

Selon François Fillon la France veut un Roi

Citation de Monseigneur le comte de Paris

Citation de Monseigneur le prince Jean de France, duc de Vendôme

Citation de la députée Marion Maréchal-Le Pen

Citation de Jean Raspail

Pour Emmanuel Macron, il manque un roi à la France

Citation de M.Jean Raspail

Citation de Frédéric Rouvillois

Citation de Mr Tony Blair

Citation du mois de Jean de La Fontaine

Citation d’Ernest Renan

Citation de Salvador Dalí

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Les traits de la France royale de dessinent peu à peu.

 » Douce France, cher pays de mon enfance… » (9)

10 Déc

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Dans la rubrique « Chronique du métissage tant désiré », voici deux nouveaux exemples des conséquences de l’aveuglement ou de la lâcheté de nos élites (selon qu’on les considère comme des imbéciles ou des salopards).

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De la protection par Manuel Valls

A quatre jours du second tour des régionales et dans le contexte politique que vous savez, le Premier ministre est monté au créneau mercredi pour défendre la laïcité et délivrer un message aux musulmans, auxquels la République doit « protection« .

(LtoR) - French Prime Minister Manuel Valls and French Education minister Najat Vallaud-Belkacem take part in a meeting marking the National Day of Laicism on December 9, 2015, in Paris. / AFP / BERTRAND GUAY

À l’occasion de la deuxième « Journée nationale de la laïcité à l’école« , Manuel Valls a promis que l’Etat, la République, protègeront les musulmans victimes, selon lui, de l’islamophobie du Front national. Une volonté manifeste de « récupérer » le « vote musulman« , si utile à François Hollande en 2012 mais mis à mal par la loi sur le mariage des homosexuels et ses dérives ?

Il est indispensable disent les proches du Premier ministre de répondre à une Marion Maréchal Le Pen qui déclare « chez nous on ne vit pas en djellaba« , ou encore que l’islam ne peut pas « avoir exactement le même rang que la religion catholique« . Le Premier ministre réplique par le combat contre tout « amalgame« , démontrant ainsi qu’il n’a toujours rien compris à la situation de notre pays et au rôle fourbe joué par les adeptes de la taqyia dans l’introduction du terrorisme en France. Ce que nous appelons la Cinquième colonne.

« La mission de la République, au nom même de la laïcité, c’et le rassemblement et c’est la protection (des musulmans). » « Dans la remise en cause de ce qui fonde notre pacte, de ce qui fonde la laïcité, d’une certaine manière de vivre ensemble, il y a les ferments de la guerre civile« , a ajouté Manuel Valls qui ne voit toujours pas que nous ne ferons plus, quoi qu’il en pense, l’économie de celle-ci, fruit de l’aveuglement, de la lâcheté et de l’incapacité des gouvernements successifs de la République. Il est déjà trop tard.

Et ce n’est pas cet abject appel du pied au vote musulman en faveur de la gauche au pouvoir qui y changera quoi que ce soit. Le compte à rebours a commencé.

 

Ils sont partout, même en Alsace

L’enquête sur les attentats de Paris a permis finalement d’identifier le dernier kamikaze du Bataclan. Il s’agit de Foued Mohamed-Aggad, un Strasbourgeois de 23 ans. Il était le seul nom manquant des trois membres du commando qui a tué 90 personnes dans la salle de concert, le 13 novembre.

Omar Ismaïl Mostefaï, 29 ans, né dans l’Essonne, et Samy Amimour, 28 ans, originaire de Seine-Saint-Denis, deux autres « Chances pour la France » avaient déjà été identifiés. Les enquêteurs ont réussi à confirmer sa participation en fin de semaine dernière grâce à la comparaison de son ADN avec ceux de certains membres de sa famille.

Comme les deux autres terroristes, Foued Mohamed-Aggad a effectué le djihad en Syrie. Son départ date de décembre 2013. Une période qui coincide avec les départs d’Omar Ismaïl Mostefaï et Samy Amimour. Le premier a été repéré en Turquie — porte d’entrée traditionnelle vers la Syrie — à l’automne 2013, le second a quitté la France en septembre 2013.

Foued Mohamed-Aggad faisait partie d’un groupe de dix Strasbourgeois, âgés de 23 à 26  ans, originaires du quartier de la Meinau, qui s’étaient tous volatilisés en même temps. Né le 18 septembre 1992 à Wissembourg (Bas-Rhin) d’un père algérien et d’une mère marocaine, tous deux ouvriers, Foued Mohamed-Aggad avait deux sœurs et un frère aîné, Karim. Il enchaîne les petits boulots dans l’intérim : manutention, restauration, serrurerie. A sa mère, Fatima H., il confie plus tard sa déception de n’avoir pu intégrer l’armée de terre ou la police tout en ajoutant que si  » Allah lui avait fermé ces portes « , c’était pour qu’il puisse intégrer la «  meilleure armée « , celle du  » Califat « . Sans doute comprendrez-vous mieux ainsi pourquoi nous refusons l’engagement de ces « Chances pour la France« , toutes de sac et de corde, au sein de nos forces armées ou de police.

Ces dix copains de ce quartier populaire de Strasbourg avaient leurs habitudes dans un bar à chicha de Kehl, sur l’autre rive du Rhin. C’est là qu’ils ont élaboré leur voyage, en  2013. Ils reçoivent l’aide de Mourad Farès, soupçonné d’être l’un des principaux recruteurs français — il a été mis en examen et placé en détention provisoire à son retour de Syrie.

Les amis planifient un départ échelonné, pour ne pas donner l’alerte à leurs familles. Ils doivent se retrouver à Hatay, en Turquie, dans un hôtel proche de l’aéroport, vers la mi-décembre. Foued Mohamed-Aggad est l’un des derniers à être arrivé au point de rendez-vous, le 17  décembre  2013, après avoir raté son avion. Il contacte alors sa mère pour lui dire qu’il est à Toulouse. Comme son frère, Karim, il avait quitté le territoire français avec environ 6 000 euros.

Devant les enquêteurs et les juges d’instruction, à leur retour en France, tous ont louvoyé entre reconnaissance, à demi-mot, de leur implication dans le groupe Etat islamique (EI) et assurance qu’ils voulaient «  faire de l’humanitaire  », explique l’un d’eux qui manifestement confond « humanitaire » avec « sanguinaire« . À moins que le mot soit le même dans sa langue natale,  l’arabe !

Mais une chose est sûre  : une fois sur place, certains s’adaptent mieux que d’autres aux rigueurs du djihad. Le groupe des Strasbourgeois a suivi un entraînement de deux semaines, mêlant sport, cours théoriques sur le maniement des armes, de la kalachnikov jusqu’à la grenade.

Dans le téléphone portable de l’un d’eux, les enquêteurs découvrent une photo de Foued Mohamed-Aggad tout sourire, affublé d’un bandeau aux couleurs de l’EI.

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D’abord réunis près d’Alep, les Strasbourgeois sont chassés par les bombardements de la coalition américaine. Les frères Mohamed-Aggad quittent leur camp en pleine nuit à bord d’un pick-up, direction Rakka où ils passent trois jours avant de rejoindre la ville de Shadadhi. L’un des jeunes hommes a expliqué plus tard aux juges que Foued Mohamed-Aggad avait fini par s’enfermer « dans son délire et il a dit qu’il partait au combat ». Deux membres du groupe, les frères Mourad et Yassine Boudjellal, sont alors tués, à un check-point, selon les témoignages des survivants. Les autres ont fini par rentrer et ont été interceptés. Tous, sauf un : Foued Mohamed-Aggad.

Toutes informations connues par conséquent des services de renseignement qui n’ont pas été capables :

1/ de prendre la mesure du danger que représentait ce fou d’Allah,

2/ de repérer son entrée dans l’espace Schengen pas plus que son retour sur le territoire français, alors qu’ils connaissaient tous les protagonistes de cette affaire et leurs filières,

3/ de surveiller la mère de Foued restée en relation quasi quotidienne avec son rejeton, via le téléphone ou l’application Skype.

En avril 2014, par exemple, la mère des frères Mohamed-Aggad relatait à Karim le contenu d’une conversation avec Foued, qui lui avait dit qu’il espérait mourir en martyr durant le ramadan. Les enquêteurs retrouveront dans l’ordinateur portable de Karim Mohamed-Aggad un message de Foued, datant de mars 2014, dans lequel il explique à une certaine Hadjira :
« Si je rentre en France, c’est pas pour aller en prison. C’est pour tout exploser, alors me tentez pas trop à rentrer. »

Posons alors quelques questions subsidiaires : qui est cette Hadjira ? Qu’est-elle devenue ? Ne l’aurait-elle pas aidé au cours de sa cavale avant les attentats du 13 novembre ? Et quel a pu être le rôle de la mère voire d’autres membres de son entourage ? Poser ces questions c’est forcément parler de Cinquième colonne.

Pas d’amalgame, nous dit-on ! Mais bien sûr que si. L’amalgame est non seulement logique, mais nécessaire. C’est une oeuvre de salut public.

Le 10 décembre 2015.

Jean-Yves Pons, CJA.

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Questions d’actualité.

31 Mar

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Voici quinze questions «  INTOLERABLES «  (pour reprendre un mot fétiche de Manuel Valls), posées par Marion Maréchal-Le Pen, député du Vaucluse, à la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, à l’Assemblée nationale :

– Où est la justice sociale quand on repousse l’age légal de la retraite, alors que tout étranger de 65 ans, n’ayant jamais travaillé ni cotisé en France, a droit à une retraite de 780 euros par mois, dès son arrivée ?

– Où est la justice sociale quand une femme de paysan ayant travaillé 50 ans à la ferme, n’a pas droit à ces 780 euros, au prétexte que son mari et elle dépassent le plafond de 1200 euros de minimum vieillesse pour un couple ?

– Où est la justice sociale quand la sécurité sociale en faillite continue de payer à l’étranger, sans le moindre contrôle, des retraites à d’innombrables centenaires disparus depuis des lustres ?

– Où est la justice sociale quand l’Aide Médicale d’État soigne 220 000 sans papiers, chaque année, à raison de 3500 euros par malade, alors que la sécurité sociale ne dépense « que »1600 euros par affilié qui travaille et cotise ?

– Où est la justice sociale quand des étrangers bénéficient de la CMU et d’une mutuelle gratuite, alors que 5 millions de Français n’ont pas de mutuelle, trop riches pour bénéficier de la mutuelle CMU mais trop pauvres pour s’en payer une ? 30% des Français ont différé leurs soins en 2011 !

– Où est la justice sociale quand on sait que 10 millions de fausses cartes Vitale sont en circulation et permettent de soigner des milliers d’étrangers sous une fausse identité, au détriment des ayantdroit ?

– Où est la justice sociale quand la France entretient des milliers de polygames, certains d’entre eux percevant plus de 10 000 euros par mois sans travailler, alors que la polygamie est interdite et que nos comptes sociaux sont dans le rouge ?

– Où est la justice sociale quand une famille nombreuse étrangère est prioritaire pour un logement social, alors qu’un jeune couple français doit attendre sept ou huit ans son premier logement pour avoir un enfant ?

– Où est la justice sociale quand on sait qu’un million de faux passeports, donnant droit à la manne sociale, sont en circulation sur les sept millions de passeports biométriques soi-disant« infalsifiables » ?

– Où est la justice sociale quand un Français né à l’étranger doit prouver sa nationalité à l’administration, ce qui se traduit souvent par un véritable parcours du combattant, alors qu’on brade chaque année la nationalité française avec des milliers de mariages blancs ?

– Où est la justice sociale quand on veut donner le droit de vote aux étrangers, alors que nos élus ont confisqué aux citoyens leur « non » au référendum sur la Constitution européenne et que des millions d’électeurs, de droite ou de gauche, ne sont pas représentés au Parlement ?

– Où est la justice sociale quand on accueille, chaque année, plus de 200.000 étrangers non qualifiés, dont notre économie n’a nul besoin, alors que la pauvreté augmente, que nous avons près de 5 millions de sans emplois et que le chômage atteint déjà 40% chez la population immigrée ?

– Où est la justice sociale quand le contribuable finance des associations qui ne combattent que le racisme à sens unique alors que le racisme anti-français est systématiquement ignoré et les plaintes classées sans suite ?

– Où est la justice sociale quand on condamne un journaliste pour avoir énoncé une vérité sur la délinquance étrangère, alors que des rappeurs incitant à la haine ne sont jamais inquiétés, au nom de la liberté d’expression ?

– Où est la justice sociale quand la délinquance explose et que les droits des voyous passent avant ceux des victimes ?

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Pour toute réponse, Marion Maréchal-Le Pen s’est entendu dire par Marisol Touraine :

« Vous êtes là pour inciter à la haine et à la discrimination….. »

À vous de juger.

Le 31 Mars 2015.

Du Plessis

21 janvier 2014. Libéralisation à l’excés de l’avortement : les interventions , contrastées, de Marion Maréchal-Le Pen et de Jacques Bompard

28 Jan

A lire les deux interventions  ci-dessous , on se rendra facilement  compte  que ce serait un leure de  compter  sur le front National comme d’ailleurs aussi sur la fausse droite  qui occupe les plateaux   pour revenir  sur les réformes sociétales imposées par le  couple infernal PS/ écologistes. Pour s’en convaincre, il suffira  de relire l’entrée en matière  de Marion  Maréchal-Le Pen :  Rassurez-vous (NDLRB. Sic) , pas besoin de grande envolée lyrique puisqu’il n’est absolument pas question de remettre en cause la légalité de l’avortement ni de défendre le projet de loi actuellement défendu en Espagne. Sur ce plan là, comme sur  beaucoup d’autres, pour  qui veur sauver notre  civilisation  ce sera le roi trés chrétien ou le chaos.

                                                                                                                                                                  A.T.

Avortement : les interventions de Marion Maréchal-Le Pen et de Jacques Bompard Posted: 22 Jan 2014 06:13 AM PST

633283L’Assemblée nationale a adopté mardi soir 21 janvier  (NDLRB !)  l’amendement Axelle Lemaire ( photo ci-contre) , l’article 5 quinquies C de la loi sur l’Egalité Femmes-Hommes visant à supprimer la notion de « détresse » de la femme pour justifier le recours à l’« interruption volontaire de grossesse ».

<—h ttp://www.francetvinfo.fr/france/axelle-lemaire-la-deputee-qui-ne-voulait-pas-etre-ministre_111033.html

Plusieurs amendements d’opposition ont été défendus, notamment celui d’une quinzaine de députés UMP demandant le déremboursement de l’avortement : seuls sept élus ont votés pour, en définitive, soit : Nicolas Dhuicq (UMP), Philippe Gosselin, Marc Le Fur (UMP) Yannick Moreau (UMP) Jean-Frédéric Poisson (UMP), Claudine Schmid (UMP) et Jacques Bompard (NI). Ni Marion Maréchal-Le Pen, ni Gilbert Collard ne l’ont voté.

Je vous propose aussi la mise en regard des interventions de Marion Maréchal-Le Pen et de Jacques Bompard demandant la suppression de l’amendement article 5 quinquies C.

Mme Marion Maréchal-Le Pen. Rassurez-vous, pas besoin de grande envolée lyrique puisqu’il n’est absolument pas question de remettre en cause la légalité de l’avortement ni de défendre le projet de loi actuellement défendu en Espagne, comme on l’a entendu : il s’agit simplement de conserver un certain nombre de garde-fous autour d’un acte dont tout le monde s’accorde à dire qu’il est lourd de conséquences psychologiques et parfois physiques. Je voudrais d’abord relever un paradoxe dans l’intention première qui est la vôtre et dans la définition de cet article. Vous l’avez encore répété ce soir, vous niez dans le débat public – et c’est votre droit – l’existence de formes d’IVG que certains médecins appellent de confort. Je trouve que cet article prouve l’inverse, puisque vous mettez en exergue des situations où les femmes recourent à l’IVG en l’absence totale de détresse psychologique et matérielle. Cela relève donc d’un choix de vie que l’on peut, de fait, qualifier de confort. Je tenais à relever ce paradoxe qui m’apparaît flagrant.

Je défends la suppression de cet article parce que j’estime que l’accès illimité à un acte intégralement pris en charge par la communauté nationale nécessite un certain nombre de garde-fous de responsabilité. Or, je crois que, contrairement à ce que vous dites, ce n’est pas simplement prendre acte d’un état de fait, mais que la suppression de la notion de détresse va forcément entraîner un certain nombre de conséquences dans la période précédant l’avortement, comme la suppression du recours à un psychologue…

Mme Catherine Quéré. Mais qui a dit cela ?

Mme Marion Maréchal-Le Pen. …ou d’un certain nombre d’étapes de conseil et la modification du délai de réflexion, puisque seul le choix sera décisif. Pour toutes ces raisons et pour défendre, quoi qu’on en dise, la vie, puisqu’il s’agit quand même de l’existence ou non d’un être humain, qu’on le veuille ou non, je crois qu’il faut conserver ces garde-fous qui sont aussi moraux. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC, GDR et écologiste.)

L’intervention de Jacques Bompard, soutenant l’amendement 192 s’est située sur un autre plan :

M. Jacques Bompard. Monsieur le président, je voulais prendre la parole tout à l’heure dans le débat, mais je ne l’ai pas eue : je vais donc résumer ce que je voulais dire. La liberté, nous en avons beaucoup entendu parler ce soir, mais la liberté des uns s’arrête là où commence la liberté des autres. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) La liberté que vous évoquez, c’est la liberté pour la mère de tuer son enfant ! (Protestations sur les bancs des groupes SRC, GDR et écologiste.)

M. Michel Ménard. M. Bompard fait dans la nuance !

M. Jacques Bompard. Dans ce contexte-là, où est la liberté de l’enfant ? L’avortement est la pire des solutions, puisqu’il s’agit de supprimer une vie. La science le dit de manière indéniable : un fœtus n’est pas qu’un amas de cellules, c’est un être vivant. Faciliter encore l’accès à cet acte mortifère revient à le banaliser encore plus. Or, banalisé, l’avortement l’est déjà bien assez, puisque plus de 200 000 enfants en sont victimes en France chaque année – 220 000 exactement. Notre rôle en tant que parlementaires devrait être la défense à tout prix de la vie des plus faibles et de ceux qui ne peuvent pas encore s’exprimer. Nous devons mettre toutes les conditions en œuvre pour permettre l’arrivée de la vie. Or vous continuez à faire tout le contraire. Le nombre dramatique d’avortements pratiqués chaque année prouve bien que les garde-fous intelligemment prévus par la loi ne sont plus respectés et, parce qu’ils ne sont plus respectés, vous voulez les éliminer pour qu’il n’y en ait plus de traces. Ce que vous voulez, c’est mettre en place l’irresponsabilité généralisée. C’est le but de toutes vos lois mortifères qui tendent à détruire la civilisation. En supprimant cette notion de détresse, vous allez faire sauter la dernière barrière protégeant la vie de cet enfant. Sur une simple décision – vous le demandez, vous le revendiquez ! –, la femme pourra avorter comme elle prend un cachet d’aspirine !

(Protestations sur les bancs des groupes SRC, GDR et écologiste.) C’est ce que vous voulez ! Je vous ai écoutés ! Je suis terrorisé par vos propos ! (Mêmes mouvements.)

Mme Pascale Crozon. Nous aussi, nous sommes terrorisés !

M. Jacques Bompard. C’est scandaleux ! C’est dramatique ! Au nom d’un prétendu principe d’égalité, le projet de loi exclut, en plus, le père de toute prise de décision. Or le père est aussi responsable de l’enfant, mais cela vous embête manifestement beaucoup puisque vous le niez complètement.

Soutenant un autre amendement visant à supprimer l’article 5 de la loi, il est intervenu une deuxième fois :

M. Jacques Bompard. Monsieur le président, madame la ou le ministre – « la ou le » pour concilier le respect de la langue française et l’envie de faire plaisir –, l’avortement est une blessure psychique et physique au cœur de la cité ; 220 000 enfants sont supprimés chaque année. (Vives exclamations sur les bancs des groupes SRC, écologiste, GDR et RRDP.) Vous avez raison de vous exclamer, je me trompe : ce sont 225 000 enfants, et non 220 000, qui sont supprimés chaque année, rompant avec l’ordre naturel de la cité, qui veut que l’enfant soit un don et non un risque pour le devenir économique de la femme. La loi Veil, dont l’auteure a dit récemment qu’elle regrettait de l’avoir présentée, n’a jamais cessé d’être aggravée par des réformes retirant, par exemple, l’assistance parentale aux jeunes filles enceintes. Chaque fois que nous montrons la réalité des fœtus déchiquetés… (Exclamations sur les bancs des groupes SRC, écologiste, GDR et RRDP.)

Mme Émilienne Poumirol. Ça suffit !

Mme Danièle Hoffman-Rispal. Quelle honte !

M. Jacques Bompard. C’est la réalité ! Chaque fois que nous montrons la réalité des souffrances et des regrets des femmes avortées, vous hurlez et réprimez l’expression de notre refus de voir la femme asservie au diktat de la société marchande.

D’ailleurs, vous continuez sur cette voie en vous attaquant aux sites internet disant la vérité sur les conséquences et le sens de la suppression d’un enfant à naître et en durcissant un délit d’entrave qui fait honte à notre démocratie, puisque c’est une interdiction de montrer la réalité.

Mme Carole Delga. C’est honteux d’oser dire cela dans l’hémicycle !

M. Jacques Bompard. Pire, en supprimant le terme de « détresse », vous transformez fondamentalement le rapport de la société à ses enfants. Ainsi, vous niez la souffrance des femmes, qui honnissent leur potentielle maternité au point d’attenter à la vie, mais également la perte pour la société des richesses qu’auraient apportées tous ces embryons, balayés par une société qui se défait elle-même, au point de ne pas respecter les plus faibles dans leur dignité et leur droit à la vie

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (11 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

11 Avr

*  M. Pierre Bergé nous donne encore la nausée :

Un encart publicitaire, en pleine page, signé « La manif pour tous« , pour demander aux sénateurs « le rejet du texte » ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. Voilà ce qu’on pu découvrir les lecteurs duMonde, en page 11 de l’édition datée de jeudi, parue mercredi soir. Le texte appelle au refus du « mariage pour tous« , désigné comme le « choc de démocratie que tout le pays attend« .

Cette incursion des opposants au mariage pour tous n’a pas plu à Pierre Bergé, président du conseil de surveillance du Monde et par ailleurs connu pour son engagement en faveur de la cause homosexuelle. L’homme d’affaires, par l’intermédiaire de son compte Twitter, s’est révolté à trois reprises (à l’heure du goûter !) contre la parution de cet encart.

profondément scandalisé que le journal  ait publié une publicité pour  contraire aux valeurs de ce journal. 1/2

  j’ai demandé des explications à Louis Dreyfus. A suivre. 2/2

 
Pierre Bergé devrait donc demander des explications à Louis Dreyfus, président du directoire du Monde. Mais l’affaire pourrait aller plus loin : dans un troisième tweet publié quelques minutes plus tard, le président du conseil de surveillance menace à demi-mot les responsables de la parution de cette publicité de sanction, les qualifiant de « pas dignes de travailler dans ce journal« , et terminant par un « A suivre« .

Cette pub dans  est tout simplement une honte et ceux qui l’ont acceptée ne sont pas dignes de travailler dans ce journal. À suivre.

Nous lui dédions cette maxime , en espérant qu’il sache encore lire la langue de Shakespeare :

*  Après les bandits de grands chemins du RER, les pilleurs du musée du Louvre :

Le Louvre a été fermé mercredi quand ses agents ont cessé le travail pour protester contre la recrudescence d’agressions par des pickpockets, une première pour le plus grand musée du monde.

Le musée rouvrira jeudi, la direction ayant promis des mesures (on aimerait savoir lesquelles), mais cette action reste un coup dur pour l’image touristique de Paris, déjà mise à mal par l’inquiétude des autorités chinoises face aux agressions de leurs ressortissants. Il est vrai que notre belle capitale est depuis trop longtemps, mise en coupe réglée par des bandes de malfaiteurs issue des pays de l’est européen ou des Balkans et entrés dans notre pays grâce aux bienfaits de l’Union européenne. Les mêmes qui subtilisent vos bijoux et vos sacs à main dans le métro ou pillent vos domiciles. Les mêmes encore qui ont rendue particulièrement florissante la prostitution dans les bois péri-urbains…

L’arrêt de travail spontané des agents faisait suite à leur « ras-le-bol ». Ils « sont, eux-mêmes, de plus en plus victimes d’agressions, crachats, menaces, coups et insultes de la part de voleurs en bandes, souvent mineurs, qui dérobent les visiteurs et que rien n’arrête« , dénoncent les syndicats (CGT, FO, SUD).

Ces voleurs, ont témoigné plusieurs agents, sont souvent des mineurs d’Europe de l’Est qui entrent dans le musée (gratuit pour les moins de 26 ans) « à 20 ou 30 » et parfois des adultes, qui bien qu’arrêtés par la police, recommencent à sévir quelques jours plus tard, après qu’ils aient été libérés par la justice.

A la préfecture de police de Paris, on se dit conscient du problème et on relève une recrudescence du phénomène depuis début mars (de quelle année ?…). Mercredi, le commissaire de l’arrondissement a assisté à un Comité d’hygiène et de sécurité au musée, promettant un renforcement « des dispositifs de sécurité dans l’enceinte et aux abords » du musée dans les jours à venir, avec des policiers en tenue et en civil.

Dès mercredi, une opération a été menée, conduisant à onze interpellations, nous dit-on sans rire ! « Ce type d’opération va s’intensifier » (on peut les croire), prévient-on à la préfecture de police, insistant également sur le travail d’enquête mené pour tenter de démanteler les réseaux.

Selon Mme Guyader (Syndicat SUD, la même qui prêche pour la « libre circulation des individus et l’accueil des immigrés clandestins« ), les agents « viennent parfois la peur au ventre au travail« . Plusieurs ont fait état de « visiteurs dévalisés qui se retrouvent sans papiers , déboussolés, dont les agents doivent s’occuper auprès des instances consulaires afin de les aider, ce qui n’est pas leur mission« .

« Il y a toujours eu des pickpockets au Louvre et dans les endroits touristiques du centre de Paris mais depuis un an et demi , ils sont de plus en plus violents, en bandes et leur mode opératoire est rodé. Rien ne les arrête« , a déploré Sophie Aguirre, agent de surveillance dans l’espace muséographique et syndicaliste à SUD.

Selon la direction du Louvre qui s’est dite « très préoccupée » (on le serait à moins. Mais qu’en pensent les visiteurs du musée ?) et a porté plainte elle-même en décembre auprès du parquet de Paris, « 200 agents ont exercé leur droit de retrait » sur le millier qui travaillent au total dans le musée et les 470 présents en moyenne quotidiennement.

Mercredi soir, cependant, les syndicats ont estimé avoir obtenu l’engagement de la direction que des mesures seraient prises dès jeudi et ont décidé de reprendre le travail, a expliqué à l’AFP Christelle Guyader, représentante du syndicat SUD.

Outre l’action policière, les effectifs à l’intérieur du musée devraient être réorganisés tandis que l’entrée sera interdite aux personnes identifiées comme des pickpockets par ses agents. (La Halde ne va pas tarder à monter au créneau !)

Un groupe de travail sur les agressions, que l’administrateur général du Louvre s’est engagé à piloter, sera également mis en place.

« Nous seront vigilants sur la mise en place effective de ces mesures« , a ajouté Mme Guyader (la raison lui viendrait-elle enfin ?)

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti devait contacter son homologue de l’Intérieur, Manuel Valls « afin de mettre en place un dispositif de sécurité adapté à cette situation inacceptable et des moyens policiers supplémentaires à l’extérieur du musée« , selon son ministère.

Elle s’est aussi engagée à « sensibiliser le ministère de la Justice au sujet des plaintes » déposées par les agents et les visiteurs, nombreuses à être « classées sans suite« , selon plusieurs agents.

Alors là, on éclate de rire !

*  L’acier lorrain…est mort !

Malgré l’annonce que l’on peut lire sur le caque de cet ouvrier de Florange, un comité central d’entreprise doit entériner ce jeudi la mort des hauts de fourneaux de l’usine ArcelorMittal. Une mort programmée qui intervient après une série de rebondissements: à l’automne le gouvernement avait notamment évoqué une nationalisation temporaire, puis un possible repreneur, avant de faire marche arrière. Aujourd’hui, les métallos de Florange sont désabusés, ils ne croient plus en la parole des politiques.

Cet arrêt definitif des hauts fourneaux n’a rien d’une surprise . C’est ce qui était prévu dans l’accord signé le 30 novembre dernier entre le gouvernement et ArcelorMittal. Malgré prés de deux ans de lutte et de mobilisation pour la sauvegarde des derniers hauts fourneaux de Lorraine.

Aujourd’hui, les salariés font part de leur amertume. Ils se sentent trahis. « Et même plus que trahis« , s’énerve un ancien des hauts fourneaux. Un autre renchérit : « ça me fait mal toutes ses promesses non tenues par un gouvernement de gauche, enfin qui se dit de gauche« . Un troisième conclut : « à droite comme à gauche, les politiques, c’est tous des menteurs« .

Et si la déception est si grande, c’est qu’à Florange on se souvient trés bien des promesses non tenues. Celles de Nicolas Sarkozy d’abord, qui s’etait engagé a maintenir l’acierie voisine de Gandrage, que Mittal a finalement fermé en 2009.

Les métallos n’ont pas oublié non plus que Francois Hollande (peut-être hanté par l’image de Lionel Jospin avouant à propos d’une fermeture d’usine que l’Etat ne peut pas tout) a fait de Florange LE symbole fort de sa campagne.

Le 24 fevrier dernier, juché sur une camionnette, le candidat socialiste à la présidence était venu dire sa détermination aux salariés. Le chef de l’Etat avait alors promis rapidement une loi sur la reprise des sites rentables. Plusieurs fois repoussée, elle doit finalement être examinée avant l’été.

«  Je viens devant vous prendre des engagements. Je ne veux pas me retrouver dans la situation d’être élu un jour sur une promesse et ensuite, ne pas revenir parce qu’elle n’aurait pas été tenue », affirmait il y a tout juste un an François Hollande. Il n’ y a rien pour l’instant dans le dossier Florange qui pourrait permettre une visite triomphale du chef de l’Etat.  Photo archives RL/Julio PELAEZ

Mais ce que les métallos n’arrivent surtout pas à digérer ce sont les rebondissements de l’automne dernier, cette hypothèse de la nationalisation temporaire, à laquelle les salariés se sont accrochés et que l’executif a finalement ecarté.

C’est cet espoir déçu que Lionel Burriello, le délégué CGT de Florange ne pardonne pas à Francois Hollande : « C‘est lui qui est venu nous voir, c’est lui qui nous a fait espérer. Pour quoi au final ? Un copié collé de la politique de Nicolas Sarkozy. En signant l’accord avec Mittal, Hollande est complice de la fermeture de nos hauts fourneaux« .

Le FN a lui bien saisi le profit qu’il pouvait tirer de l’espoir deçu des « Florange ». Un candidat Front National est déja en lice pour les municipales de l’année prochaine.

Il y a trois semaines, Marion Maréchal Le Pen, la toute jeune députée FN du Vaucluse, a fait le déplacement jusqu’en Lorraine pour une opération de tractage au pied des hauts fourneaux. Pas de quoi réjouir Philippe Tarillon, le maire socialiste de Florange.

Quoiqu’il en soit, Edouard Martin, le delégué CFDT, qui a été le meneur du combat des Florange, entend bien pousser Francois Hollande à veiller au respect de l’accord signé avec Mittal et à, dit-il, « solder le dossier Florange« .

Sait-il seulement que nous sommes passés, entre 1981 et 2012, de  » La force tranquille «  de François Mitterrand à  » La farce peinarde «  de François Hollande !

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Quand La Voix de la Russie s’intéresse à la royauté en France

Nous proposons à nos lecteurs des extraits d’un entretien accordé par le professeur Olivier Tournafond (lire aussi notre précédent article : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/03/26/loriginalite-de-la-pensee-royaliste/ ) à un important organe de presse russe, La Voix de la Russie http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/74538918/110162908.html à propos d’une éventuelle réinstauration de la monarchie en France.

La monarchie sauverait-elle la France ?

A un moment donné la monarchie semblait être vouée aux oubliettes en France. Elle n’existait qu’à travers les livres d’histoire où l’auréole des temps jadis resplendissait dans les grands agissements des aïeux. Pour ceux qui sont âgés de plus de 30 ans, on se souvient encore de Du Guesclin ou de Charles Martel, ou encore de l’époque glorieuse de Louis XIV. Certains d’entre nous savent qu’à l’échafaud le dernier Bourbon a demandé à son bourreau des nouvelles du marquis de La Pérouse. La monarchie française a su féconder le monde, car bien que banni par ses égaux, le Marquis de Lafayette, noble français par excellence, sut contribuer à l’éclosion des Etats-Unis. En un sens, la monarchie incarnait et incarne toujours d’ailleurs le règne personnalisé d’un être humain face à la démocratie, système bureaucratique privé de toute humanité qui, selon Bertrand de Jouvenel, grand politologue français, rendit les impôts beaucoup plus lourds et enfanta le vingtième siècle avec toutes ses horreurs indicibles.

Nous en avons discuté avec Olivier Tournafond, monarchiste et fier de l’être, Professeur de droit à Paris, qui a bien voulu se pencher avec nous sur une analyse approfondie des deux modèles sociétaux, à savoir la démocratie et la monarchie, cette dernière pouvant revêtir d’ailleurs des formes assez diverses.

LVDLR. Que pensez-vous de la mise aux enchères du sang séché du dernier Roi de France ?

Olivier Tournafond. Je pense qu’il y a d’une part une volonté de sensationnel et même peut être de spéculation. Je crois que s’il y avait à vendre du sang séché de Lénine ou d’Hitler, cela attirerait également des investisseurs ! Les autographes, les costumes et même les mèches de cheveux sont autant des souvenirs historiques. Mais il y a également un autre sentiment qui s’y trouve mêlé : les gens ont l’impression de prendre possession d’une relique, d’un objet exceptionnel comme le Saint-Suaire qui ouvre sur une autre dimension, celle d’un passé terriblement chargé en drames qu’est la Révolution française. Donc les deux sont intrinsèquement mêlés et, à mon sens et ils expliquent le succès de telles ventes. Cela étant la question est de savoir si l’on doit autoriser ou non ces mises aux enchères d’objets sacrés et symboliques ? Le débat est ouvert.

LVDLR. Le fait sociologique est bien là : les gens s’intéressent aux reliques. Ce qui prouve l’intérêt toujours vivant du commun des mortels à l’égard de la monarchie même si ce sentiment révèle un caractère tant soit peu sacrilège. Que ce soit en France ou en Russie…

 En effet ! Je constate que les sentiments des peuples, russe, français, ou encore européens sont des sentiments mêlés et parfois paradoxaux. Pendant 200 ans, on leur a dit sans discontinuer que la démocratie allait assurer leur bonheur. Cela a été un peu la même chose avec la propagande en faveur de l’Union Européenne et de l’Euros qui devaient eux aussi assurer la prospérité du continent. Et aujourd’hui les gens déchantent ! Qu’il soit démocratique ou européen, ils voient bien que ce système est en grande difficulté. Et ils sont amèrement déçus car ils s’aperçoivent qu’ils n’ont rien gagné du tout et qu’ils ont en outre perdu la dimension sacrée de la fonction politique avec la chute des monarchies. Des sondages réalisés ils y a quelques années démontraient qu’environ 20% de Français éprouvaient une grande sympathie pour la royauté et ne désapprouveraient pas le retour à une monarchie constitutionnelle en France. C’est un chiffre considérable, car 20% correspond à l’audience électorale de grands partis politiques comme l’UMP, le PS ou le FN.

La monarchie peut d’ailleurs revêtir une infinité de formes.

Il existe d’abord les monarchies absolues où le monarque règne sans partage. Certains Etats sont encore gouvernés de cette manière, à ne citer que l’Arabie Saoudite. Malgré son caractère féodal marqué, ce système reste finalement efficace de nos jours. On notera que lors des printemps arabes, les monarchies du Golf ont su résister en jugulant l’insurrection tandis que l’on assistait à la mort des dictatures laïques, pourtant sanguinaires…

Il faut d’ailleurs nuancer. Dans la monarchie absolue qui fut le système politique de la France à l’âge classique et notamment sous le règne de Louis XIV, le roi ne rend pas de comptes à un quelconque parlement. Mais « absolu» n’est pas synonyme de « despotique ». Ce terme signifie seulement « libre de tout lien » ce qui ne veut pas dire « tyrannique ». Le roi de France n’aurait pas eu le pouvoir de marier des personnes du même sexe ou de prélever des impôts confiscatoires…

A l’autre opposé on trouve la monarchie constitutionnelle qui n’est rien d’autre qu’une démocratie couronnée. A titre d’exemple on peut citer le Royaume-Uni, les pays scandinaves, l’Espagne, la Belgique. Dans ce système le roi règne mais ne gouverne pas. Il se contente d’assurer la continuité de l’Etat et la fonction symbolique attachée à la Couronne. C’est une monarchie diminuée mais qui a tout de même le mérite d’exister car elle assure l’unité de la nation. Que serait la Grande Bretagne sans sa Reine. Que seraient devenus les belges sans leur roi ? La Belgique serait-elle restée un havre de sécurité pour les riches contribuables ?

Et entre ces deux modèles opposés il existe une infinité de situations intermédiaires. Des régimes mixtes qu’on peut appeler « monarchies statutaires » ou encore « monarchies institutionnelles », dans lesquelles le pouvoir du roi est réel mais partagé. On en a vu beaucoup d’exemples au XIXeme Siècle et jusqu’à la guerre de 1914. Par exemple en France la Restauration ou le Second Empire correspondent à ce modèle ; le pouvoir appartenait pour partie au Parlement et pour partie au souverain. L’empire des Habsbourg en est un autre illustration remarquable, tout comme l’Empire allemand crée par Bismarck. Dans ces Etats on pratiquait le suffrage universel et la protection sociale ! Actuellement il y a un minuscule Etat en Europe, la Principauté de Lichtenstein, qui continue à fonctionner selon ce modèle. La souveraineté politique appartient conjointement au Prince et au Peuple. Le Prince dispose de la direction politique et d’un droit de veto ; il peut aussi provoquer des référendums. Le peuple de son côté peut s’adresser au Prince pour provoquer une votation exactement comme en Suisse. Et ce système d’alliance du Prince et du Peuple s’avère efficace car ces dernières années il a permis de tenir en échec les puissantes oligarchies parlementaires et financières qui souhaitaient avoir les coudées franches…

Je ne vous cache pas que ce système est celui qui a ma préférence. C’est en quelque sorte la monarchie tempérée par la démocratie directe. L’alliance de l’autorité légitime et du consentement populaire…

La monarchie est un système politique et social qui obéit à une logique tout à fait différente de la logique démocratique. Le régime démocratique, et on le voit bien dans notre système républicain, fonctionne suivant les règles de la logique formelle, c’est à dire des exclusions et oppositions. Il faut toujours choisir : droite ou gauche, Peuple ou Roi, salarié ou patron, progrès ou réaction, hommes ou femmes, riches ou pauvres, etc… C’est un système réducteur, frustrant et à terme intrinsèquement violent. Par contre le régime monarchique est un système de logique paradoxale, d’union des contraires en quelque sorte. Le roi règne, dirige le jeu politique et peut prendre des décisions propres. Mais en même temps il peut laisser au peuple de très grands espaces de liberté et mettre en place des mécanismes d’autogestion. On a découvert, par exemple, que sous la Monarchie Française, dans le sud-est et du côté du Dauphiné, il existait un territoire appelé « la République des Escartons » qui fonctionnait en démocratie directe à la manière des cantons suisses. La population gérait son territoire, votait les impôts, élisait ses représentants. Les rois de France ne remirent jamais en cause ces libertés qui étaient assimilées à des privilèges et qui étaient donc à ce titre garanties par la Couronne. Quel exemple et quelle modernité ! Ce n’était pas le seul exemple. Et c’est la Révolution française qui a mis fin à ces libertés au nom de l’égalité face à l’Etat !

LVDLR. Il est vrai que la Belgique a su éviter la sécession grâce à son monarque… Je voulais maintenant vous demander votre avis sur le cas de l’Espagne…

La question de l’Espagne est une question extrêmement intéressante et actuelle. Le Roi Juan-Carlos se retrouve sur la sellette dans une position assez inconfortable. Le souverain a été porté par la vague européenne. En 1982 lors du coup de force du colonel Terejo, il a choisi la démocratie parlementaire et l’ouverture à l’Europe. Ce choix lui a assuré une très grande popularité pendant trente ans, autrement dit quand tout allait bien. L’ennui c’est que maintenant la vague européenne reflue parce que tout va mal. Au sud de l’Europe tout le monde vitupère l’Europe et l’Euro. On le voit à Chypre ou en Grèce. Désormais, en proie à des difficultés analogues, le peuple espagnol est devenu hostile à cette construction abstraite, parfois inhumaine. On peut penser qu’une éventuelle proclamation de l’indépendance par la Catalogne mettrait alors le feu aux poudres. Ce n’est pas une hypothèse d’école, car en février dernier il y a eu une mise en garde sérieuse de la part du chef d’Etat Major des armées espagnoles. Il a clairement indiqué que si la Catalogne proclamait son indépendance, l’armée ne se considérerait plus liée par la constitution ni envers le gouvernement. Ce qui signifierait concrètement un coup d’Etat et une répétition du scénario de 1982.

Quelle serait alors l’attitude du Roi ? Essaierait-il à nouveau, comme il y a trente ans de sauver une démocratie parlementaire désormais discréditée, prenant alors le risque d’être balayé par une vague populaire et massive de rejet ? Ou bien prendrait-il la tête de la contestation en instaurant un nouveau régime dans lequel il exercerait un pouvoir effectif ? Vous admettrez que c’est une situation à hauts risques ! Elle montre bien les limites de la monarchie constitutionnelle dans lequel le Prince inactif peut devenir l’otage du système…

LVDR.En conclusion on pourra toujours discuter des arguments avancés par les participants dans ce genre de débat, mais les faits sont bien là. Il va sans dire que la France, pour en revenir à elle, se trouve dans une impasse existentielle en forme en quelque sorte de « queue de poisson ». Et si cette voie s’avère sans issue, peut-être vaudrait-il mieux faire marche arrière tant qu’il est encore temps pour renoncer à l’héritage sanglant de cinq Républiques qui ont finalement échoué ; et pour reprendre le cours de l’histoire sur des bases plus saines. Cette Histoire qui a fait les grandes heures de ce pays, celui qui se fit connaître sous le nom de « France » avec tous ses héros et tous ses génies. Tous désormais proscrits au nom d’un Nouveau Régime mondialiste, anonyme, sans âme, ni cœur, ni religion, ni pays…

Le 11 avril 2013.

Jean-Yves Pons.