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L’ARABIE SAOUDITE, UN DAESH QUI A RÉUSSI !

1 Déc

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not1 | 30 novembre 2015 | Actualités | Pas de commentaire

Source: New York Times

Daesh noir, Daesh blanc. Le premier égorge, tue, lapide, coupe les mains, détruit le patrimoine de l’humanité, et déteste l’archéologie, la femme et l’étranger non musulman. Le second est mieux habillé et plus propre, mais il fait la même chose. L’Etat islamique et l’Arabie saoudite. Dans sa lutte contre le terrorisme, l’Occident mène la guerre contre l’un tout en serrant la main de l’autre. Mécanique du déni, et de son prix. On veut sauver la fameuse alliance stratégique avec l’Arabie saoudite tout en oubliant que ce royaume repose sur une autre alliance, avec un clergé religieux qui produit, rend légitime, répand, prêche et défend le wahhabisme, islamisme ultra-puritain dont se nourrit Daesh.

Le wahhabisme, radicalisme messianique né au 18ème siècle, a l’idée de restaurer un califat fantasmé autour d’un désert, un livre sacré et deux lieux saints, la Mecque et Médine. C’est un puritanisme né dans le massacre et le sang, qui se traduit aujourd’hui par un lien surréaliste à la femme, une interdiction pour les non-musulmans d’entrer dans le territoire sacré, une loi religieuse rigoriste, et puis aussi un rapport maladif à l’image et à la représentation et donc l’art, ainsi que le corps, la nudité et la liberté. L’Arabie saoudite est un Daesh qui a réussi.

Le déni de l’Occident face à ce pays est frappant: on salue cette théocratie comme un allié et on fait mine de ne pas voir qu’elle est le principal mécène idéologique de la culture islamiste. Les nouvelles générations extrémistes du monde dit « arabe » ne sont pas nées djihadistes. Elles ont été biberonnées par la Fatwa Valley, espèce de Vatican islamiste avec une vaste industrie produisant théologiens, lois religieuses, livres et politiques éditoriales et médiatiques agressives.

On pourrait contrecarrer : Mais l’Arabie saoudite n’est-elle pas elle-même une cible potentielle de Daesh ? Si, mais insister sur ce point serait négliger le poids des liens entre la famille régnante et le clergé religieux qui assure sa stabilité — et aussi, de plus en plus, sa précarité. Le piège est total pour cette famille royale fragilisée par des règles de succession accentuant le renouvellement et qui se raccroche donc à une alliance ancestrale entre roi et prêcheur. Le clergé saoudien produit l’islamisme qui menace le pays mais qui assure aussi la légitimité du régime.

Il faut vivre dans le monde musulman pour comprendre l’immense pouvoir de transformation des chaines TV religieuses sur la société par le biais de ses maillons faibles : les ménages, les femmes, les milieux ruraux. La culture islamiste est aujourd’hui généralisée dans beaucoup de pays — Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Egypte, Mali, Mauritanie. On y retrouve des milliers de journaux et des chaines de télévision islamistes (comme Echourouk et Iqra), ainsi que des clergés qui imposent leur vision unique du monde, de la tradition et des vêtements à la fois dans l’espace public, sur les textes de lois et sur les rites d’une société qu’ils considèrent comme contaminée.

Lire plus: http://www.nytimes.com/2015/11/21/opinion/larabie-saoudite-un-daesh-qui-a-reussi.html?_r=1

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (8/9 août 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

8 Août

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Sécurité à Marseille : un nouveau mensonge d’Etat ?

Le directeur départemental de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône, Pierre-Marie Bourniquel l’a affirmé, il y a deux jours,dans les colonnes de La Provence : sur les six derniers mois la délinquance baisserait fortement dans les rues de la deuxième plus grande ville de France. Selon lui, moins 30% pour les vols avec violence, moins 23% pour les cambriolages, moins 21% pour les vols à main armée.

Et pour le premier flic du département, ces bons chiffres résultent de sa méthode : une meilleure organisation des services et l’installation de nombreuses caméras de vidéosurveillance.

«On est sur une pente encourageante. Depuis trente mois c’est en forte baisse. C’est une volonté affichée du gouvernement de lutter contre la délinquance à Marseille par l’octroi de renforts et la mise en place d’un préfet de police» a-t-il commenté….avant de nuancer : «Même si les chiffres sont bons il reste beaucoup à faire (…) à l’heure actuelle il y a encore trop de vols à l’arraché, quatre à cinq par semaine. (…) La superficie de Marseille est le double de la superficie de Paris.»

Cela nous rappelle Coluche, que nous citions dans notre avant-dernier Bulletin climatique à propos des résultats de François Hollande en matière de chômage :  » Plus on pédale moins fort, moins on avance plus vite  » !

Et, patatras, nous apprenions dès le lendemain qu’un nouveau gangster était tué par balles à Beaumont, dans le 12e arrondissement de Marseille. Il s’agissait de Robert Bérengier, 52 ans, un homme fiché au grand banditisme «pour une carrière dans la délinquance longue de 30 ans». Ce malfrat vient donc de prendre une retraite anticipée sous les balles de quelques anciens complices. Et il n’est pas le seul puisque depuis le début de l’année, 14 règlements de compte ont eu lieu dans le département des Bouches-du-Rhône.

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En déplacement dans le Var, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, n’a pas souhaité faire de commentaires à ce propos. «Je ne commente pas un événement qui vient de se produire et pour lequel je n’ai que peu d’informations», a-t-il dit en portant ainsi le coup de grâce à son directeur local de la sécurité publique !

Mais il y a pire car l’absence de résultat de la police et de la justice à l’encontre des trafics de drogue et même d’armes de guerre, organisés par la pègre venue d’ailleurs (rive sud de la Méditerranée, Balkans ou encore Comores…), montre quotidiennement que le gouvernement de la France est incapable de maintenir l’ordre et de protéger les Français. NULLE PART.

Sous le « règne » de François Hollande, le mensonge est devenu une méthode de gouvernement.

Et comme si la misère de nos hôpitaux ne suffisait pas…

Certains pays étrangers accumulent les dettes auprès des hôpitaux français pour un total (annoncé…) de 120 millions d’euros.

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C’est là le montant de la dette accumulée par les pays étrangers à la fin de l’année 2014 à l’égard de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), selon le bilan de la commission médicale d’établissement (CME) publié début juillet. Cette somme représente plus du double du déficit du compte principal de l’AP-HP en 2014 qui s’élève à 49 millions d’euros.

Et, comme on pouvait s’en douter, l’Algérie est en tête du classement des mauvais élèves avec une dette de 31,6 millions, suivie du Maroc (11 millions) et des États-Unis (5,7 millions). S’ils ne sont pas les seuls, de nombreux autres pays africains apparaissent dans la liste des emprunteurs. Parmi eux, on retrouve le Cameroun, le Gabon, le Sénégal, l’Egypte ou encore le Congo.

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La capitale attire de nombreux patients dans ses hôpitaux publics et ses cliniques privées. Parmi les plus  » illustres  » resquilleurs, le président Algérien Abdelaziz Bouteflika qui se rend régulièrement à l’hôpital du Val de Grâce depuis son AVC en 2013. Ses ministres ne sont pas en reste, à l’instar d’Abdelkader Khomri, ministre de la Jeunesse et des Sports admis quelques jours début juillet dans un hôpital parisien, ou encore le ministre de l’Intérieur Tayeb Belaïz. La dernière arrivée remarquée est celle de l’épouse du sénateur et ex-colonel Tahar Zbiri, venue le 8 juillet à Paris dans un avion affrété spécialement par la présidence algérienne.

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Une plante verte

La dette des pays étrangers se partage entre le crédit des particuliers, celui des organismes de santé étrangers et des ambassades à Paris. Les particuliers sont ceux dont l’emprunt est le plus important, or, comme expliqué dans le bilan de la direction en commission médicale d’établissement, il est impossible de poursuivre les étrangers une fois retournés chez eux ! Par ailleurs, certaines ambassades cumulent également les crédits auprès de l’AP-HP à l’instar de l’ambassade d’Algérie en tête, celle du Maroc ou de l’Arabie Saoudite avec plus de trois millions d’euros de dette pour la chancellerie seulement.

Face à cette situation, l’AP-HP a proposé en interne un plan d’action pour éviter de nouveau ce genre d’excès. En effet, si l’Algérie a presque doublé sa dette en deux ans (passant de 16 millions d’euros d’impayés fin 2012 à plus de 30 millions d’euros en 2014), la dette du Maroc d’environ 11 millions a stagné mais celle de la Tunisie ( portée sans doute par sa « Révolution du jasmin ») s’est presque multipliée par cinq, passant de un million en 2012 à 4,7 millions d’euros en 2014. D’ailleurs, entre 2010 et 2014, le nombre de séjours liés à l’accueil des patients étrangers a augmenté de 9,8%.

Afin d’alléger la charge financière, la direction de l’AP-HP a proposé que les patients non résidents en France payent désormais leurs frais hospitaliers à l’avance sur présentation de devis et surfacturés de 30% pour les interventions programmées. Elle propose également de ne plus prendre en compte la prise en charge par des organismes étrangers et par conséquent d’annuler de nombreux accords bilatéraux en matière de santé. Seuls quelques accords privilégiés seront conservés avec l’assurance maladie tunisienne ou encore la mutuelle des forces armées royales du Maroc.

La nouvelle stratégie devrait être adoptée au 1er septembre 2015 pour tous les étrangers.

À quand la suppression de l’Aide médicale d’Etat prenant en charge intégralement les migrants illégaux ?

Après la Grèce et Porto Rico….

C’est au tour de l’Ukraine de menacer ses créanciers d’un défaut de remboursement de sa dette souveraine. Mais, comme pour la Grèce, nous avions prévenu depuis longtemps. Dès le 24 février 2014 nous prévenions du danger alors que les rebelles mettaient à feu et à sang l’est de l’Ukraine (Lire « Qui va payer ? » https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/02/24/bulletin-climatique-quotidien-24-fevrier-2014-de-la-republique-francaise/). Nous revenions sur ce danger le 27 mars 2015 (Lire « Et une dernière mauvaise nouvelle pour l’UE » https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/03/27/bulletin-climatique-quotidien-27-mars-2015de-la-republique-francaise/). Et qu’a-t-on fait pour y échapper ? RIEN, comme d’habitude.

TOPSHOTS Riot policemen clash with protesters on Independence Square in Kiev, on December 11, 2013. Ukrainian security forces on December 11 stormed Kiev's Independence Square which protesters have occupied for over a week but the demonstrators defiantly refused to leave and resisted the police in a tense standoff. Eite Berkut anti-riot police and interior ministry special forces moved against the protestors at around 2:00 am (midnight GMT) in a move that prompted US Secretary of State John Kerry to express "disgust" over the crackdown.   AFP PHOTO/ SERGEI SUPINSKY

Depuis plusieurs semaines, l’Ukraine a engagé un bras de fer avec ses créanciers autour de l’épineuse restructuration de sa dette publique – 90 % du produit intérieur brut (PIB). Ce qui, notons-le, est inférieur au poids de la dette de…la France. Les discussions ont connu un nouveau rebondissement jeudi 6 août. Ce jour-là, une rencontre décisive devait se tenir à Londres entre Natalie Jaresko – la ministre des finances ukrainienne – et le comité représentant les créanciers privés de Kiev.

Mais, la veille au soir, le ministère a publié un communiqué annonçant le report de la réunion au lundi 10 ou au mardi 11 août. Le motif avancé est que les deux parties ne sont pas d’accord sur les termes de l’allégement de la dette. Si aucun accord n’était trouvé la semaine prochaine, précise le communiqué, le pays « sera forcé de recourir à des options alternatives pour garder sa dette dans les limites exigées par le Fonds monétaire international ». Entendez : déclarer le défaut.

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Une façon de mettre la pression sur les financiers… « Le défaut de paiement a déjà été évité de justesse en juillet, rappellent les analystes d’Oxford Economics. Les négociations sont tendues, mais personne n’a intérêt à ce qu’elles échouent. »

Pour en comprendre l’enjeu, il faut remonter au 11 mars. Ce jour-là, le Fonds monétaire international (FMI) s’est engagé, selon une bonne vieille méthode qui ne cesse de faire la preuve de sa toxicité, à verser une aide de 17,5 milliards de dollars (16 milliards d’euros) sur quatre ans à l’Ukraine – qui en a déjà reçu 5 milliards – en échange de mesures drastiques destinées à redresser l’économie du pays, exsangue.

Le PIB a reculé de 7,5 % en 2014 et devrait s’effondrer de 9 % cette année, selon les prévisions de FMI. La hryvnia, la monnaie nationale, a perdu 40 % de sa valeur par rapport au dollar entre janvier et juillet 2015 (après une dévaluation de 48 % en 2014), ce qui a fait flamber la partie de la dette publique libellée en devises étrangères (les deux tiers). Les réserves de change ont fondu de moitié en 2014. Et l’inflation devrait culminer à 46 % en 2015, épuisant le pouvoir d’achat des Ukrainiens.

Face à ce terrible marasme, le FMI a hésité à soutenir l’Ukraine alors que l’Union européenne, toujours en retard d’une guerre, se dressait contre la Russie de Vladimir Poutine pour récupérer le marché économique moribond de l’Ukraine. En principe, le FMI n’intervient que dans les pays dont il juge la dette publique  » soutenable avec une forte probabilité « . Pour s’assurer que ce soit le cas de Kiev, il a sommé le gouvernement d’entamer des tractations avec ses créanciers privés, afin d’alléger la dette de 15 à 19 milliards de dollars, sur un montant total évalué à 71 milliards en 2014.

Une mesure à laquelle ces derniers se montrent réticents.  » C’est en particulier le cas de Franklin Templeton, ce grand fonds américain qui est le principal créancier privé extérieur du pays « , analyse Sergey Fursa, chez Dragon Capital, à Kiev. Selon nos informations, Franklin Templeton et les trois autres fonds d’investissement américains concernés seraient prêts à accepter de 5 à 10 % de réduction ( » haircut « ) sur les obligations qu’ils détiennent. Mais pas plus.

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Une offre jugée bien trop basse par le ministère des finances, qui espérait obtenir 40 %.  Dans tous les cas, un accord devra être trouvé avant le 23 septembre. Ce jour-là, Kiev devra rembourser 500 millions de dollars d’obligations arrivant à échéance. Le 13 octobre, 600 millions devront également être versés. Enfin, le 20 décembre, le pays doit rembourser l’équivalent de 3 milliards de dollars à la Russie.  » Avec des réserves de change tombées à moins de 9 milliards de dollars, le gouvernement n’aura clairement pas les moyens de payer « , estime William Jackson, spécialiste des pays émergents chez Capital Economics.

Cela ne vous rappelle rien ?

Ces négociations pourraient-elles échouer ?  » Même si le montant de la réduction est encore en débat, tout le monde désire voir un accord conclu au plus vite, confirme une source proche des négociations. Le pire scénario serait qu’en cas d’échec et de défaut l’Ukraine finisse par basculer du côté de la Russie.  »

Cela ne vous rappelle rien non plus ?

Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : la réduction de la dette ne suffira pas à résoudre les douloureux problèmes de l’économie ukrainienne. Le système bancaire, plombé par un niveau élevé de créances douteuses, échappera difficilement à une recapitalisation. De son côté, le gouvernement a entamé la réforme de l’Etat réclamée par le FMI mais les résultats ne sont pas au rendez-vous et les lois votées sont difficiles à mettre en œuvre….

Alors là vous ne doutez plus.

Il n’y a pas que la Grèce qui inquiète ses créanciers !

 

Et pourtant ce n’est pas l’entente cordiale avec Athènes

Les négociations entre le gouvernement grec et ses créanciers de l’Union européenne (le FMI s’est mis en retrait comme nous le précisions dans un précédent Bulletin) sont au point mort.Elles butent en effet sur quelques points que les uns ou les autres considèrent comme essentiels.

Il y a d’abord , bien sûr, la question cruciale pour Athènes de la restructuration de sa dette, sujet soutenu par le Fonds monétaire international mais toujours récusé par l’union européenne. Un casus belli dans les deux sens, ce qui n’augure rien de bon. Mais ce n’est pas tout.

Les projets de taxation des hauts revenus du gouvernement grec ont été le deuxième sujet de désaccord à (ré) émerger cette semaine. Les créanciers exigent notamment que l’impôt sur la solidarité soit ramené de 8 % à 6 % maximum pour les revenus supérieurs à 500 000 euros. Car, selon eux, le taux actuel encouragerait l’évasion fiscale. Le gouvernement grec estime à juste titre qu’il lui appartient de choisir comment répartir l’effort de l’impôt. « Notre objectif a toujours été et reste, dans le cadre qui nous est imposé, de pouvoir soulager les plus vulnérables. Et là, on voudrait de nouveau épargner les plus riches », s’indignait, vendredi matin, une source du parti de la gauche radicale Syriza. En réalité, il apparaît de plus en plus évident que l’Union européenne n’a qu’un souci, la protection des banques et de leurs plus riches clients. La misère croissante de la valetaille ne la concerne pas.

Plus largement, la semaine écoulée a fait apparaître une forte opposition entre les représentants des créanciers et le gouvernement sur les réformes à mettre en œuvre. Les premiers veulent forcer les Grecs à adopter de nouvelles réformes dans les tout prochains jours, en préalable à la conclusion de l’accord global portant sur une aide de 86 milliards d’euros sur trois ans. Afin de lancer ce cycle de négociations, le premier ministre, Alexis Tsipras, a pourtant déjà fait adopter, les 15 et 22 juillet, de difficiles mesures au Parlement grec. Il ne souhaite pas aller plus loin à ce stade. « Nous nous y étions engagés lorsque nous avons accepté l’accord du 13 juillet, explique-t-on au gouvernement. Nous avons donc rempli notre part du contrat et maintenant on veut nous imposer de nouveaux préalables ? » A. Tsipras a rappelé, à plusieurs reprises ces dernières semaines, qu’il s’engageait « à respecter ni moins ni [surtout] plus » que ce qui a été convenu le 13 juillet.

Les créanciers demandent en particulier que soient présentés au Parlement très rapidement des changements dans le régime des retraites. Ils veulent accélérer la suppression des retraites anticipées ou celle d’une prime spéciale aux faibles retraites, l’EKAS. Les créanciers aimeraient aussi raccourcir le délai de la mise en place du départ à la retraite à 67 ans – le précédent gouvernement s’était fixé comme horizon l’année 2022.
« Il y a toujours une période de transition dans un changement de régime de retraites. Dans tous les pays en Europe. Pour permettre une répartition générationnelle de l’effort. Et là encore on bouscule tout, on exige de nous de tout faire en moins de quatre ans. Serait-ce même envisageable dans n’importe quel autre pays d’Europe ? », se demande-t-on chez Syriza. Pour sa part, le gouvernement souhaiterait adopter une loi globale sur la question des retraites en octobre.

Les négociations s’annoncent également tendues sur la question du droit du travail. D’ici à la fin de l’année, un nouveau cadre doit être adopté pour la mise en place de nouvelles conventions collectives. Les créanciers, et notamment le Fonds monétaire international (FMI), insistent pour assouplir la législation des licenciements collectifs. En décembre 2014, c’est sur ce point précis qu’avaient déjà échoué les négociations avec le précédent gouvernement conservateur, entraînant d’ailleurs sa chute.

Dans ce contexte déjà compliqué, le FMI vient d’annoncer que sa participation au prochain plan d’aide à la Grèce était en suspens et le restera sans engagement « concret » des Européens à alléger la dette publique grecque. Mais rien de précis n’a encore filtré sur le montant du prêt qu’il pourrait octroyer à Athènes. L’ombre jetée par le FMI pourrait, en tout cas, envenimer les pourparlers et braquer l’Allemagne qui ne veut pas entendre parler d’un tel allégement.

Pour surmonter l’obstacle, la Grèce, qui s’était dès le début opposée à la participation du FMI à ce troisième plan d’aide, pourrait gagner du temps. Le FMI pourrait ne participer au plan d’aide grec que dans un second temps, d’ici un an, pour la mise en place du plan étalé sur trois années. Dans l’intervalle, le Mécanisme européen de stabilité (MES) serait le seul chargé du financement d’environ 50 milliards d’euros. Ce scénario semble toutefois bien difficile à faire accepter à l’Allemagne.

Comme nous le disons depuis longtemps déjà, nous ne sommes pas sorti de l’auberge.

 

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

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Comme nous l’avions annoncé, plusieurs d’entre nous ont participé, jeudi 6 août, à la Fête médiévale de Crozant (23160)

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En voici quelques clichés glanés parmi ceux de Christian Solans

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Eglise Saint-Etienne où furent donnés des chants polyphoniques médiévaux

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Grande parade (gente Dame au bras d’un cadet de Lusignan et leur suite)

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Combat chevaleresque

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Tournois 

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Dame Micheline en son atelier de calligraphie

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Et l’atelier du graveur sur pierre

Le 8 août 2015.

Jean-Yves Pons, CJA.

VIVE LE ROI (… du Maroc) !

30 Juil

 

 

Voici pour méditer, une fois n’est pas coutume, la chronique internationale de Frédéric Encel, sur France Inter aujourd’hui 30 juillet 2013 :

 » Comme chaque année, la fête du Trône célébrée en grandes pompes donne l’occasion aux géopolitologues de jeter un regard sur ce pays qui, décidément, progresse à contre-courant de son environnement africain et surtout arabe. Qu’on en juge plutôt : guerre ouverte en Syrie, effondrement de l’Etat en Somalie, crise institutionnelle profonde en Egypte et en Tunisie, chaos terroriste en Irak, graves menaces sur l’unité nationale en Irak toujours ainsi qu’en Libye et au Yémen, crise de succession à venir en Arabie saoudite et en Algérie, et marasme économique et social presque partout… Jamais la Ligue des Etats arabes n’aura connu un tel état de déliquescence. Parmi les rarissimes Etats à y échapper, on trouve donc le Maroc. Certes, les pétromonarchies du Golfe résistent-elles aussi à la tempête. Mais avec des économies rentières reposant sur de faramineuses richesses en hydrocarbures, c’est tout de même moins compliqué que lorsqu’on en est complètement dépourvu !

Cette stabilité par gros temps, est-ce l’économique ou le politique qui la préserve ?

Sans doute les deux. Mais restons un instant sur l’économie. Non seulement le Maroc échappe largement aux secousses à la fois régionales et mondiales, mais elle se paye même le luxe de progresser ! Car comme on l’a vu la semaine passée – dans cette chronique – grands et petits émergents connaissent un fort ralentissement de leur croissance respective ces deux dernières années, ce qui n’est pas le cas du Maroc où depuis le début des années 2000, la croissance annuelle progresse régulièrement d’environ 5%. Or cette progression ne repose plus principalement sur le secteur primaire – agriculture et sous-sols, comme dans beaucoup d’Etats arabes ou africains – mais s’appuie aussi sur un tertiaire (c’est-à-dire les services) en plein développement. Tout cela, ainsi que des infrastructures portuaires, ferroviaires, autoroutières ou hydrauliques en croissance, hisse le Maroc à la 5è place des économies africaines, derrière notamment les géants sud-africains ou nigérians.

Cette réalité n’est pas due au hasard, très peu présent en géopolitique… Non, on a affaire – que cela plaise ou pas – à une bonne gouvernance du souverain Mohamed VI. Du reste, l’Union européenne, le Programme des Nations unies pour le développement, ou encore les fameuses agences de notation ne s’y trompent pas, qui, tout en pointant des difficultés comme un taux de chômage à 10%, de fortes disparités villes/campagnes, ou encore la trop lente alphabétisation dans certaines régions, accordent au Royaume chérifien de nombreux satisfecit.

Certes, on a vu des Etats économiquement stables connaître eux aussi de graves troubles politiques…

Le Maroc connaît lui aussi ses crises politiques, la dernière en date ayant eu lieu voilà seulement deux semaines au sein de la coalition gouvernementale. Mais le pays ne sombre pas pour autant dans le marasme, l’équilibre des pouvoirs entre le Palais et le Parlement tient bon, et avec lui l’architecture institutionnelle du pays. Quant au fléau de l’islamisme radical, qui a durement sévi dans les années 2000, il a été jugulé par une politique duale : extrême fermeté vis-à-vis du terrorisme, conciliation vis-à-vis des partis conservateurs jouant le jeu du débat démocratique. De toute façon, face à une longue dynastie jamais colonisée et descendante du prophète, les radicaux manquent sérieusement d’arguments…

Aujourd’hui, entre Atlantique, Méditerranée, Euphrate et Océan Indien, nombre de dirigeants arabes lorgneront sans doute vers Rabat, cette capitale paraissant bien loin du séisme qui risque un jour de les emporter… »

(NDCER : Les phrases surlignées sont de notre fait)

Ne cessons pas de le répéter, le royalisme est en France une idée neuve de plus de mille ans !

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (22 février 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

22 Fév

*  « La crise est derrière nous ! » (François Hollande en décembre 2012) :

Nous avions pris l’habitude des balivernes et même des mensonges de François Hollande. Mais depuis ce matin nous pouvons les toucher du doigt. En effet, la Commission européenne a publié ses très attendues prévision de croissance de la zone euro pour la période 2013-2014. Et l’on apprend que, finalement, la zone euro sera toujours en récession cette année (-0,3%), alors que l’ensemble de l’UE sera à +0,1%. La reprise est attendue en 2014 (+1,4% pour la zone euro, +1,6% pour l’ensemble de l’UE). La France ne devrait connaître qu’une très faible croissance cette année (+0,1%), mais peut-être plus importante en 2014 (+1,2%).

Pays après pays, la Commission européenne a fait ses comptes. Optimiste, elle estime que l’activité économique, qui a atteint son niveau plancher, pourraitt connaître une accélération progressive.Mais il est vrai que l’on a déjà vu bien des espérances déçues en la matière.

Pour le retour de la croissance, il faudra quand même attendre un peu que la machine se relance. Si elle le veut bien…Et l’Union européenne devrait connaître une très faible croissance cette année (+0,1%), alors que la zone euro sera encore en récession (-0,3%).

Dans le détail, la France n’est pas encore sortie de l’ornière. La croissance sera quasi-nulle cette année (+0,1%), au niveau européen, avant de repartir en 2014. Quant au déficit public, il sera encore loin du seuil des 3% espérés : 3,7% en 2013, 3,9% en 2014.

Du coup, la Commission européenne pourrait faire un geste, et reporter à 2014 l’objectif des 3%. La question sera formellement débattue en mai, après la publication des nouvelles prévisions européennes, et la présentation par la France de son programme de stabilité.

Le commissaire en charge des Affaires économiques, Olli Rehn, a expliqué :  « Si nos prévisions de printemps montraient que l’ajustement budgétaire structurel dépassait 1% par an en moyenne sur la période 2010-2013 et si des événements économiques négatifs et inattendus ayant des conséquences défavorables majeures pour les finances publiques se produisaient (si cela ne s’appelle pas une langue de bois…), alors le pacte de stabilité et de croissance permettrait de repousser à 2014 l’échéance pour ramener le déficit public nettement en dessous de 3%. »

Dans ces conditions, le chômage va encore s’aggraver dans la zone euro, pronostique Bruxelles. Après 11,4% l’an dernier, il devrait atteindre 12,2% cette année et se stabiliser à 12,1% en 2014. Avec des pointes cette année à 27% en Grèce et 26,9% en Espagne, les deux pays les plus touchés par la crise – contre 5,7% en Allemagne et 4,5% en Autriche. Mais probablement au moins 11% en France.

« Attendez-vous donc à savoir » que le gouvernement français ne tardera pas à accentuer l’appauvrissement des particuliers en rognant sur les retraites, en baissant les salaires de la fonction publique (que l’on a soigneusement amadouée en supprimant le fameux jour de carence lors des arrêts maladie) et bien sûr en augmentant encore un peu plus la pression fiscale. Ils n’ont manifestement pas compris que ce racket et tous ces sacrifices désordonnés feront notre perte.

*  Non seulement il faut les encourager, mais…

il faut les aider à y rester !

 De nombreuses jeunes femmes Franco-marocaines (c’est-à-dire Marocaines par le droit du sang et Françaises par celui du sol), filles d’ouvriers marocains venus en France dans les années 60/70 pour travailler dans l’industrie, le bâtiment, ou encore le textile souhaitent retourner dans le pays de leurs parents. Un Maroc qu’elles pensent connaître parce qu’elles parlent arabe, qu’elles sont musulmanes et qu’elles y vont souvent en vacances.

Ces jeunes de la double culture représenteraient plus de la moitié des Français au Maroc (plus de 22 000 personnes) et, selon les organismes chargés de les accueillir, seraient de plus en plus nombreux.

Différentes raisons les motivent : la crise d’abord.. Même si tout n’y est pas rose économiquement, le Maroc c’est 4% de croissance par an. Ces jeunes femmes sont souvent diplômées mais au chômage et sont donc tentées d’aller voir au Maroc…si la misère n’est pas « plus belle au soleil ». Mais la quête des origines de leurs parents aussi. Beaucoup décrivent enfin le « désamour de la France à leur égard« . On se demande bien pourquoi.

Elles sont généralement très bien accueillies par les entreprises locales car elles maîtrisent les deux langues et les codes sociaux. L’Etat marocain voit dans cette démarche un retour de compétences et les aide à créer des entreprises.  Dans la société, c’est différent. On les appelle les  » zmigris  » (les  » immigrés « ), comme on appelait leurs parents en France. Elles  s’installent dans une société très traditionnelle, où il est encore de bon ton que la femme fasse profil bas, où elles ne peuvent pas vivre en concubinage, prendre une chambre d’hôtel avec leur compagnon. Parfois, c’est un véritable choc culturel. Mais elles s’accrochent et puis elles sont parait-il très respectueuses. Que ne l’étaient-elles dans leur seconde patrie ?

Le premier obstacle à franchir  est de convaincre les parents de les laisser partir !  Ils ont quitté leur pays pour profiter des multiples avantages sociaux offert par la France au temps des vaches grasses et ne comprennent pas encore très bien ce besoin de « retour« .

Nous, nous le comprenons et nous pensons même qu’il faut accompagner ces jeunes. Mais pas seulement des jeunes femmes et pas seulement vers le Maroc ! Elles (ils) sont l’avenir de leur pays.

*  On a gagné ! On a gagné !

Vous vous souvenez sans doute de notre protestation (notre article du 15 décembre 2012 « TROP, C’EST TROP. Le Conseil dans l’Espérance du Roi en appelle au Chef de l’Etat« ) lorsque les dirigeants quataris du club de foot ball du Paris-Saint-Germain exigèrent que le logotype du club abandonne le rappel héraldique de la ville de Saint-Germain-en-Laye, et en particulier la fleur de lys qui y figurait pour rappeler le roi Louis XIV (né à Saint-Germain).

psglogo

Nous fumes entendus et de nombreuses autres protestations se joignirent à la nôtre. Les dirigeants nous ont entendu et viennent de régler la question. Son président, Nasser Al-Khelaifi, a fait le choix de la continuité pour sa nouvelle identité. La nouvelle conception permet de hisser la marque au niveau des standards d’excellence de Paris, dans le respect de son histoire.

 

Le Paris Saint-Germain a choisi de capitaliser sur l’atout maître de la marque : Paris.

La ville lumière, icône incontestée dans le monde entier, constitue un levier exceptionnel pour propulser le Paris Saint-Germain parmi les plus grandes marques mondiales de sport. Aussi, dans ce nouveau logotype, le nom de Paris est clairement mis en avant, avec la Tour Eiffel eu cœur. A la base de celui-ci, le nom de Saint-Germain lui reste associé avec la fleur de lys de son roi.

Plus synthétique, plus immédiat, le logotype de la marque peut désormais résonner dans l’esprit des amateurs de football et de sport du monde entier.

La typographie est inspirée des grandes marques parisiennes, les couleurs sont rendues plus lumineuses et rehaussées d’une touche d’or, la Tour Eiffel devient le cœur battant du logotype mais elle est soutenue par une fleur de lys d’or sur champ d’azur.

Pour Nasser Al-Khelaifi, « l’évolution du logotype du Paris Saint-Germain marque une étape importante dans la mise en œuvre de notre ambition : faire du Paris Saint-Germain une des plus grandes marques mondiales de sport. »

Nous ne bouderons pas notre plaisir !

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

« Les Voies du Seigneur sont impénétrables »

La Soue à Cochon

Les Français savent-ils qu’ils l’ont échappé belle ? Car c’est ainsi, si l’on en croit la dernière biographe de Dominique Strauss-Kahn (DSK), qu’aurait pu se nommer le palais de l’Elysée, lieu où s’exerce le pouvoir suprême de la République française, sans l’intervention d’une modeste femme de chambre guinéenne de l’hôtel Sofitel de New-York, le 14 mai 2011. Au-delà du fait divers pornographique qui ne nous intéresse pas, il nous semble important de mesurer le degré d’abaissement du régime politique actuel de la France.

Certes, les récents occupants de la fonction suprême de la République n’ont pas brillé par leur rigueur morale. Mais il est probable que, dans le cas particulier, nous aurions atteint des sommets…libidineux. C’est en tout cas ce que laisse à penser les confessions de Marcela Iacub, juriste et spécialiste de la philosophie des mœurs, chroniqueuse à Libération, dans son dernier ouvrage intitulé « Belle et bête » (Stock-122 p.-13,5 euros) et dans lequel elle raconte sa liaison avec DSK dans le courant de l’année 2012.

Voici, très succinctement, ce qu’elle en dit. D’abord ceci, pour commencer:  » Tu étais vieux, tu étais gros, tu étais petit et tu étais moche. Tu étais machiste, tu étais vulgaire, tu étais insensible et tu étais mesquin (…) Et j’ai été folle de toi. » Puis cela, comme pour finir: « C’est parce que tu étais un porc que je suis tombée amoureuse de toi. Le porc a un rapport au présent que les humains n’ont guère (…) Tu aurais transformé l’Elysée en une géante boite échangiste (…). Très peu de gens savaient que ta femme avait fait de toi son caniche. Tu ne pouvais pas envisager de la quitter parce que cette vie de luxe là, c’était impossible d’y renoncer. Elle avait ce rêve d’être l’épouse d’un président. Tu as fait ce qu’elle voulait de toi. Ta vie à toi tu l’avais échangée contre de l’argent, des palais, des voitures (…). Il faudrait que le cochon, au lieu d’être ton inférieur, devienne ton maître. Ce jour là tu abandonneras tes prêches auprès des banquiers. Tu t’enfermeras pour écrire. Tu pourras enfin te débarrasser de toutes les entraves qui s’interposent entre ton désir et ton plaisir. » En d’autres termes, non, tout n’est pas bon dans le cochon !

Nous n’en livrerons pas davantage, tant les propos sont laids et cruels. Nous n’insisterons que sur ce que l’auteur pense être une sorte de dédoublement de la personnalité de son personnage, au travers de la métaphore du cochon, qu’ Eric Aeschimann (journaliste du Nouvel Observateur auquel Marcela Iacub s’est confiée) résume ainsi: « Le drame de Dominique Strauss-Kahn, n’aura pas été d’être trop cochon, mais de ne pas l’avoir été assez. D’avoir détesté la seule part de lui qui était vraie. » Marcela Iacub ne dit-elle pas d’ailleurs, dans le même entretien: « Je me sens obligée de sauver ceux qui sont honnis et méprisés. Le cochon, c’est la vie qui veut s’imposer sans aucune morale, le présent, le plaisir, la plus belle part de l’homme. Et en même temps, le cochon est un être dégueulasse, incapable d’aucune forme de morale, de parole, de sociabilité (…). On ne peut pas faire une société avec lui (…). Cet homme n’est pas un violeur, il n’est même pas méchant. Son problème est que son absence de sensibilité au regard des autres et de lui même le rendent très bête. Il est condamné à tout rater à cause de ce mépris envers autrui. Il est plus à plaindre qu’à haïr. » Qu’en termes délicats ces choses-là sont dites.

Et on en vient à réaliser combien l’amour, l’amour des autres, l’amour de notre pays et de ses citoyens, tient peu de place dans l’engagement politique des hommes et des femmes de la République, aujourd’hui. Et combien le mépris leur tient lieu de morale. Si l’on accepte de faire abstraction du fait que certains ne sont que des malades, il faut bien constater que seul compte pour eux le pouvoir, qui corrompt, et l’argent, qui pourrit. Pour autant, le combat entre l’altruisme et l’hédonisme pervers est-il celui du pot de terre contre le pot de fer ( « Je me suis fait plaisir , entend-on. Un tel aveu, autrefois, aurait été indécent. Maintenant, il donne le ton » , nous dit Jean Sevilla dans son livre Moralement correct, Paris, Perrin, 2007) ? C’est à nous, chrétiens et royaliste, de répondre.

Mais on en vient aussi et finalement à songer que, peut-être, en envoyant Nafissatou Diallo sur le chemin de Dominique Strauss-Kahn, le Christ a voulu sauver une fois encore la France et les Francs du désastre. Souvenons-nous du 25 février 1429 et réfléchissons à ce signe.  « Les voies du Seigneur sont impénétrables » (Romains, 11, 33-36) et « ses instruments inconscients viennent se jeter dans nos jambes comme des roquets dans un jeu de quilles. »  (Louis Pergaud, La Chute, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921).

Le 22 février 2013.

Jean-Yves Pons.