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Le bulletin d’André Noël . Le parti musulman dans la campagne présidentielle. Semaine du 28 novembre au 4 décembre 2016.

28 Nov

B7GB8lMCEAADjaEL’Union des  Démocrates Français musulmans (UDMF) se prépare activement et dès maintenant aux élections présidentielles puis législatives en 2017. Ce parti musulman revendique 900 adhérents et 8.000 sympathisants mais il espère en recruter davantage en présentant un programme qui devrait séduire ses coreligionnaires. Ses statuts précisent : « « L’Union des Démocrates Musulmans Français a été fondée pour permettre aux Français, et notamment à ceux de confession musulmane, d’apporter une alternative dans la société française, que ce soit dans les domaines économiques, social ou politique. » C’est donc plus qu’une alternance que veut ce parti, une alternative à notre société aux racines chrétiennes.

Son président Naguib Azergui, a déclaré « Notre ambition est d’être au rendez-vous en 2017. » Son programme ? Droit de vote des étrangers aux élections locales, entrée de la Turquie musulmane dans l’Union européenne, autorisation du port du voile à l’école. Ce n’est pas tout ! Prétendant que certains « épisodes tragiques » de l’histoire de France comme la guerre d’Algérie ou la colonisation sont « passés sous silence » dans les programmes scolaires, Naguib Azergui milite pour leur enseignement et pour celui de la langue arabe, « injustement bannie » du secondaire. Pour « lutter contre l’austérité, l’austérité », il veut promouvoir la finance islamique, qui proscrit les intérêts, une alternative « éthique », assure-t-il, à la finance traditionnelle. Il souhaite aussi faire de la France un des « leaders mondiaux » sur le marché du halal.

Tout cela peut nous paraître quelque peu irréaliste. Mais les musulmans donnent du temps au temps sachant que, selon le Coran, il joue pour eux, puisque, inévitablement, l’islam conquerra la Terre entière, c’est écrit. Cela peut être par la « guerre sainte », certes, mais aussi sans exclure le djihad, par la voie offerte par les démocraties occidentales, sur- tout celles aussi hospitalières que la France.

Ils ont commencé et ils sont bien partis ! On l’a oublié mais, lors des élections régionales, des listes musulmanes ont été présentées dans certaines villes où parfois elles ont recueilli, dans certaines banlieues, plus de 16% des voix. « Pour une première participation et avec des moyens humains et matériels limités, nous avons néanmoins enregistré un score très honorable dans certaines communes et qui représentent d’excellents indicateurs pour affronter sereinement les prochaines élections législatives qui auront lieu en 2017 » a commenté son président.

Un président musulman ? L’écrivain Michel Houellebecq l’avait prédit dans son dernier livre « Soumission ». Robert Paturel, ex-instructeur du Raid, va plus loin quand il estime qu’il est presque trop tard et que la France sera majoritairement musulmane dans moins de 30 ans ! Mais l’Histoire n’est écrite nulle part. Il n’y a aucune fatalité, les seuls combats assurément perdus sont ceux qu’on ne livre pas. Il dépend de nous, de la bonne presse, de « vingt fois sur le métier remettre l’ouvrage » que cette sombre perspective ne devienne pas réalité. Et l’un de ces combats prochains, c’est l’élection présidentielle en mai prochain.

P.R.

 

Il y va fort Robert Ménard avec la République ! ( Mars 2015)

13 Mar

On a comme l’impression que plus on l’invoque, à longueur de discours, de phrases, d’éditoriaux, de professions de foi, plus il y a d’esprits, d’intellectuels, ou d’hommes d’action, pour critiquer, relativiser, moquer la République et ses valeurs auto-satisfaites … De droite ou de gauche. De Robert Ménard à Denis Tillinac ou à Michel Houellebecq qui n’est pas précisément un homme de droite. Qui est, très probablement de quelque part ailleurs, de beaucoup plus important et de beaucoup plus profond. Sans-doute, la monarchie royale que nous prônons ici, n’est pas en vue, du moins pour demain, du moins à vue humaine. L’épuisement du Système, lui, est en vue … Il convient d’y réfléchir. Que sera le futur nouveau régime nécessaire à la France ? Il est temps d’y penser ! 

Il fut un temps lointain où les politiques lisaient les philosophes, et un temps encore plus reculé où ils les comprenaient. Dans une époque où on lit peu et où ne pas comprendre est encore la meilleure façon de se protéger de la réalité, il n’est plus extravagant de voir un Premier ministre monter en chaire médiatique pour sermonner un philosophe.

Le crime de Michel Onfray est d’une gravité extrême. D’abord parce qu’il s’agit d’un crime contre la République. De cette République qui n’en finit plus de pourrir sur pied comme une récolte dont nul ne veut plus. En Ve République, l’intelligence est bannie de la cité. Nul ne doit lui donner eau et pain. Même l’évidence est jetée du haut des remparts avec les ordures et les cadavres. Préférer une idée juste à une idée fausse n’est pas une erreur, mais un péché, un mal. Tous les docteurs en républicanisme le savent : on reconnaît une idée juste au fait qu’elle est professée par un savant de gauche. On reconnaît une idée fausse quand c’est un énergumène de droite qui cause.

Michel Onfray a eu la tranquille audace de dire préférer une idée juste d’Alain de Benoist à une idée fausse de Bernard-Henri Lévy. Il aurait pu, cruel, ajouter qu’Alain de Benoist n’a jamais fait bombarder la Libye ni pousser à la guerre en Ukraine… Émoi et vitupération du Premier ministre. L’œil noir du corbeau tournoyant sur les charniers médiatiques. Et pourtant…

Hormis d’être de « droite », même si, sur le tard, il s’en défend, Alain de Benoist porte surtout la tare d’avoir mené, en dehors du tohu-bohu soixante-huitard, une œuvre puissante et immense. Mais pour le condamner, encore faudrait-il l’avoir un peu lu. Encore faudrait-il avoir le goût de la pensée, de l’analyse, de la confrontation, du débat. Régis Debray, intellectuel de gauche, l’a compris qui a su parler avec Alain de Benoist.

Michel Onfray a raison sur un autre point : ce mince épisode médiatique pose la question de la gauche politique. Celle-ci a coupé ses liens avec sa matrice métapolitique. Pour des raisons différentes, mais dans un même but, il en était allé de même pour la droite dans les années soixante.

Alors, s’il n’y a plus de gauche, s’il n’y a plus de droite, et s’il y a de moins en moins de République, que reste-t-il à leurs orphelins ? La liberté, le courage et le devoir. Quand un cycle s’achève, l’année zéro approche. Et, durant ce compte à rebours, il n’est pas interdit – encore ! – de penser que la lecture de Michel Onfray ou d’Alain de Benoist est d’une urgente nécessité.  •

mercredi 11 mars 2015. Robert Ménard, Maire de Béziers                                                                                        Ancien journaliste, fondateur de Reporters sans frontières et de Boulevard Voltaire

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2015/03/10/il-y-va-fort-robert-menard-avec-la-republique.html