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Payement en Cash. L’étau se resserre. pourquoi les pouvoirs publics en veulent t’ils à l’argent liquide?

29 Oct

impots-vol20 octobre 2015 .  Sapristi, parfois tout ne se passe pas comme les planistes le prévoient ! Parfois, flûte, les océans ne montent pas, ou pas assez, et les cataclysmes attendus ne sont pas au rendez-vous  Parfois, zut, l’instauration de quotas, destinés à lutter contre les pénuries, entraîne une  disette  Parfois, caca boudin, l’augmentation d’une taxe  provoque une baisse  des rentrées fiscales. Et parfois, saperlipopette, en croyant lutter contre le méchant cash qui permet d’échapper aux taxes, l’État (italien, ici) se banane et perd 1,7 milliards d’euros de TVA.

Heureusement, en France, les planistes ne se trompent jamais.

Tout se déroule comme il faut, ce qui permet à l’État de continuer sa trajectoire, sans relâche. Ainsi, en juin 2013,  je notais  légèrement inquiet, l’interdiction pure et simple d’un achat de métal précieux en utilisant de l’argent liquide.

 

Depuis, ce sont les seuils de paiement autorisés en liquide qui ont été revus, toujours à la baisse, d’abord à 300 €  pour les loyers, puis, un peu plus tard, à 1000 € pour tout le r parce que bon, tout de même, il ne faut pas déconner … Et puis en France, qui peut se permettre d’avoir plus de 1000€ en poche ? Ce n’est pas comme si le pays n’était pas lentement mais sûrement tombé dans le tiers-monde, hein, non mais franchement …

En savoir plus sur http://h16free.com/2015/10/20/42057-cash-letau-se-resserre#q1AHzcqPkqBtJVjB.99

Au passage, notons que la tendance est assez générale et s’étend en Europe  toujours pour les mêmes motifs : les pédonazis, les terroristes et les plombiers polonais utilisant à la fois internet et l’argent liquide, il sera de bon ton de surveiller l’un et empêcher l’autre pour faire enfin disparaître ces engeances insupportables.)

Il y a quelques jours, je ne pouvais m’empêcher de noter que la lutte contre le cash ne marquait décidément aucune pause et que le gouvernement, Sapin en premier, continuait sa traque contre ces enquiquinants billets qui permettent aux professions libérales, aux artisans et aux commerçants d’adoucir un peu la giboulée de ponctions étatiques. Cette fois-là,  vantant les mérites des logiciels validés par Bercy   le factotum en charge de ce qui nous reste de Finances entendait obliger ces professionnels à déclarer enfin toutes leurs transactions. On verra ce que pourra donner l’installation de cette nouvelle usine à gaz informatico-fiscale, tout en conservant à l’esprit les contre-performances assez invraisemblables de l’État en la matière.

Bien évidemment, cela ne pouvait pas suffire. La mesure et la pondération étant la marque des gens réfléchis, il n’aurait pu en être question pour le brave Michel qui a donc remis ça, cette fois-ci en étendant autant que possible l’utilisation de la carte bancaire à tous les paiements, même les plus petits . Et comme il ne faut jamais louper une occasion d’emphase, d’exagération et de grandiloquence, le Sapin des Finances a pompeusement élevé cette nouvelle opération de flicage au rang de « stratégie nationale sur les moyens de paiement », stratégie qui devrait se traduire par des objectifs affichés qui font, avec le recul, froid dans le dos : a/ simplifier la vie des Français, b/ sécuriser les transactions et c/ soutenir l’innovation en France.

Je ne reviendrai pas sur a/ , cette simplification de la vie des Français. Depuis que cette équipe de gougnafiers incompétents s’est attelée à cette tâche, le parcours administratif est devenu un enfer, le nombre de Cerfa n’a pas arrêté de grimper des sommets et les affres bureaucratiques d’enfler. Jamais simplification n’aura entraîné autant de maux de tête, de suicides et de complexité.

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Le b/, la sécurisation des transactions, n’est évidemment qu’une question de point de vue. Il s’agit ici, tout le monde l’aura compris, de sécuriser leur traçabilité bien avant d’assurer une quelconque bonne fin aux deux parties en commerce, dont l’État, tant qu’il touche son pécule, n’a que faire et qui peuvent bien aller au diable (ce qui tombe bien puisqu’il s’emploie d’ailleurs à les y amener avec la simplification précédemment évoquée).

Quant à c/ , soutenir l’innovation, le nombre de start-ups arrivées dans le CAC40 grâce à l’intervention de l’État sur les 20 dernières années permet d’écarter toute velléité d’y croire naïvement. La seule innovation dont a jamais pu faire preuve Bercy, Sapin et ses sbires, c’est en matière de fiscalité ce qui ne se traduit pas franchement par un avenir florissant pour les citoyens français.

Bref, Sapin, encore une fois, assemble quelques arguments boiteux pour faire avancer la lutte étatique contre la possession de cash, les espèces étant, par nature, l’une des principales épines dans le pied des gouvernants qui tiennent absolument à savoir ce que vous faites de votre argent liquide : d’une part, cela leur permet de s’assurer qu’aucune transaction passe sous le radar fiscal, et d’autre part, tracer toutes les transactions est une excellent façon d’espionner le peuple, et de se prémunir de ses velléités de liberté.

En savoir plus sur http://h16free.com/2015/10/20/42057-cash-letau-se-resserre#q1AHzcqPkqBtJVjB.99<;  Ce constat dressé, cela n’empêche cependant pas de se demander pourquoi on observe une telle accélération de la lutte contre le cash.

La première réponse, évidente, est que les caisses de l’État sont vides. Autrement dit, il est urgent pour nos collectivistes de traquer toutes les transactions pour s’assurer que le robinet d’argent des autres ne se tarisse pas, ce qui représenterait une catastrophe pour eux.

La seconde réponse est qu’a contrario, les citoyens multiplient les initiatives pour se passer des bons soins de l’État : probablement épuisés des ponctions ininterrompues, ils favorisent de plus en plus le travail au noir et les transactions « invisibles » pour s’aménager des marges de manœuvres dans l’enfer fiscal qu’il nous met en place.

image: http://i0.wp.com/h16free.com/wp-content/uploads/2012/11/impots-vol.jpg?resize=193%2C250

Autrement dit, les gesticulations de Sapin démontrent assez bien que le marché noir répond à la folie taxatoire qui s’est emparée du pays (et qui voit, par exemple, des augmentations de taxes foncières de … 15.000%).

Or, apparemment, ni les médias, ni les politiciens ne semblent se poser une question essentielle dans ce contexte-là : puisque la fraude augmente alors que la taxation augmente, n’est-il pas temps de tester la contraposée, et vérifier que lorsque la taxation diminue, la fraude diminue, et par là même, l’acceptation de l’impôt s’accroît ? Après tout, si un individu qui n’est pas taxé est libre, et si un individu à qui l’on prend tout est assurément esclave, un travailleur à qui l’on ponctionne plus de 50% de son salaire pour des prestations et des services tous les jours plus minables est-il encore réellement libre ? Ne se rapproche-t-il pas de l’esclave, ce qui diminue d’autant son consentement à la collecte autoritaire ?

Après tout, ce sont bien les partisans de l’impôt qui nous clament qu’il doit être juste et équitable. Or, sauf à considérer stupidement que le nombre de personnes foncièrement malhonnêtes augmente subitement, si la fraude augmente de façon si sensible, n’est-ce pas parce que l’impôt n’est précisément plus ni juste, ni équitable ?

Dès lors, Lorsque les politiciens luttent contre le cash, ils luttent en réalité directement pour un État qui saura tout de vous, et qui pourra, à n’importe quel moment, autoriser ou interdire que vous puissiez commercer, bref,  un état totalitaire ayant droit de vie ou de mort sur vous.

Or, lutter contre les paradis, c’est s’assurer l’enfer pour tous. N’est-ce pas ?

http://h16free.com/2015/10/20/42057-cash-letau-se-resserre

Un Gouvernement Hollande-Valls « ramassé » ou »à la ramasse ».

3 Avr
  • Errare humanum est, perseverare diabolicum est

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  • JORF n°0079 du 3 avril 2014 page 6388 

    texte n° 1

    DECRET

    Décret du 2 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement

    NOR: HRUX1407971D

  • 
Le Président de la République,
Vu l’article 8 de la Constitution ;
Vu le décret du 31 mars 2014 portant nomination du Premier ministre ;
Sur proposition du Premier ministre,


    Décrète :

    Article 1

    
Sont nommés ministres :


  • M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international ;


  • Mme Ségolène Royal, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie ;


  • M. Benoît Hamon, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche ;


  • Mme Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la justice ;


  • M. Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics ;

  • 
M. Arnaud Montebourg, ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique ;


  • Mme Marisol Touraine, ministre des affaires sociales ;


  • M. François Rebsamen, ministre du travail, de l’emploi et du dialogue social ;
M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense ;


  • M. Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur ;

  • 
Mme Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports ;


  • Mme Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation, de la réforme de l’Etat et de la fonction publique ;


  • Mme Aurélie Filippetti, ministre de la culture et de la communication ;


  • M. Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement ;


  • Mme Sylvia Pinel, ministre du logement et de l’égalité des territoires ;


  • Mme George Pau-Langevin, ministre des outre-mer.

    Article 2

    
Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République française.

    
Fait le 2 avril 2014.

    
François Hollande

    
Par le Président de la République :

    
Le Premier ministre,

Manuel Valls

 

Vingt ans aprés

http://www.lepoint.fr/politique/remaniement-de-beregovoy-a-valls-on-prend-les-memes-et-on-recommence-02-04-2014-1808316_20.ph

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BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (8 novembre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

8 Nov

*  Le projet de loi sur le mariage des homosexuels dans les « starting-blocks » :

Il a été présenté hier mercredi au Conseil des ministres avant d’être soumis au Parlement. A cette occasion, Madame Christiane Taubira, garde des Sceaux et ministre de la Justice, a accordé un entretien explicatif au quotidien Ouest-France (ouest-france.fr), afin que nul n’en ignore ! Nous le rapportons in extenso, tant il est explicite. Afin, tout autant, que « nul n’en ignore ».

Quel est l’argument qui vous semble décisif, vis-à-vis de l’opinion, en faveur du mariage des homosexuels ?

J’en appelle au sens de l’égalité des Français. À cette valeur inscrite dans la devise de notre République. Nous y sommes tous sensibles. Et l’égalité, cela ne se postule pas simplement, elle se met en pratique. Nous voulons donc permettre à tous ceux qui le souhaitent d’avoir accès aux trois façons de faire couple dans notre société. Le concubinage, le pacs, le mariage. L’égalité est un marqueur de la gauche et n’oublions pas qu’il y a trente ans, c’est elle, déjà, qui a dépénalisé l’homosexualité.

L’instauration du pacte civil, le Pacs, en 1999, ce n’était pas suffisant ?

Il n’y a pas grand intérêt à refaire l’Histoire. Le Pacs était un progrès violemment contesté par la droite de l’époque. Déjà, d’autres voulaient aller plus loin. Notre société évolue.

C’est moins l’union civile des couples homosexuels qui est débattue que la possibilité offerte d’adopter des enfants. Vous modifiez donc le Code civil en profondeur ?

C’est une réforme de société et on peut même dire une réforme de civilisation. Nous n’avons pas l’intention de faire comme si nous ne retouchions que trois ou quatre virgules dans le Code civil. Mais nous pensons que notre société est capable, dans sa majorité, de l’accepter. Pourquoi ? Parce que les Français vivent au quotidien des situations de couples de personnes de même sexe, de familles homoparentales, et qu’ils savent que ce n’est pas une catastrophe. Nous ne faisons qu’ajuster le droit à une réalité sociale et humaine.

L’opposition, les religions, vous accusent de « dénaturer » le mariage traditionnel…

Je comprends que des personnes puissent s’interroger. Pour certains – ils ne constituent pas la majorité – le mariage est d’abord un sacrement religieux. Nous avons procédé à de nombreuses auditions, y compris des représentants des cultes, et personne ne m’a accusé de « dénaturer » l’institution du mariage ou de remettre en cause les fondements de la société. En ma qualité de garde des Sceaux, je traite du mariage civil, je ne touche pas à la Bible. À chacun son domaine. Et puis, il y a tous ces propos pas très éclairés qui évoquent les mariages à trois, la polygamie… Ils cherchent à jeter le trouble, mais leurs arguments ne reposent sur rien. Qu’ils regardent donc du côté de l’Espagne, où l’opposition aujourd’hui au pouvoir était, il y a sept ans, absolument opposée au mariage homosexuel. Elle ne le remet pas en question.

Instaurez-vous un droit à l’enfant pour les couples homosexuels ?

Il n’existe pas de droit à l’enfant. Nous ouvrons, à droits constants, le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Les procédures et les règles seront les mêmes pour tous, couples hétérosexuels, couples homosexuels. C’est le juge, en dernière instance, qui prononce l’adoption.

Autre argument souvent entendu : un enfant ne se construirait bien que dans l’altérité père-mère ?

C’est la vision du couple traditionnel marié, père, mère, enfant. Mais aujourd’hui, 54 % des enfants français naissent hors mariage. On atteint, dans certaines villes et quartiers, jusqu’à 27 % de familles monoparentales. Voilà la réalité sociologique. Il est important qu’un enfant vive en famille. Le Code civil le dit clairement : il entre dans la famille de l’un et de l’autre. Mais les figures féminines dans le cas d’un couple masculin, ou les figures masculines dans le cas d’un couple de femmes, ne disparaissent pas. Il y a les grands-parents, les tantes, les oncles… L’enfant est socialisé. Il va à l’école. Il peut parfaitement prendre connaissance de sa filiation.

Pourquoi n’avez-vous pas ouvert la procréation médicalement assistée aux couples de femmes ?

Cela n’entre pas dans le champ de l’égalité. La PMA est régie par les lois bioéthiques. Elle est autorisée à des couples stables, infertiles ou atteints d’une maladie héréditaire. Et elle ne peut pas s’appliquer aux couples masculins. Il y a donc inégalité. Quant à la gestation pour autrui, la GPA, elle est interdite selon le critère de l’indisponibilité des corps. D’ailleurs, au cours des auditions, personne ne l’a réclamée.

Une majorité parlementaire pourrait se dessiner en faveur de la procréation médicalement assistée ?

S’il y a une majorité et un amendement voté, le gouvernement en prendra acte. Nous en débattrons. Je porterai la voix et la position du gouvernement.

Certains maires affirment qu’ils ne célébreront jamais de mariages homosexuels. Que risqueront-ils, la loi votée ?

Si le maire en confie la charge à l’un de ses adjoints, aucun problème. Si tout un conseil municipal refuse, je lui rappellerai qu’il agit en qualité d’officier de l’état civil par délégation de l’État. Il est tenu de respecter la loi. S’il s’y refuse, il peut être suspendu ou révoqué. Quant aux demandeurs du mariage, ils peuvent saisir la justice au titre du Code pénal contre les discriminations. Les sanctions sont sévères : jusqu’à trois d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.

A bon entendeur salut ! Et qu’il sache rester dans les clous. Car « Notre société évolue« .  Ce qui veut dire que si demain « la société » (ce qui pose d’ailleurs la question de savoir ce qu’est et ce qui fait la société) évolue vers la légalisation de la polygamie, de l’inceste, des mariages à 3 ou 4, etc. les socialistes seront au rendez-vous.  Et il nous faut même, parait-il, accepter de changer de civilisation, d’après Mme Taubira.

Il n’y a pas de doute,  » Quos vult perdere Jupiter dementat  »  (Celui que Jupiter veut perdre, il le rend fou).

*  Surtout, qu’ils ne viennent plus nous dire…

…que « l’Ancien régime » c’était l’absence de liberté, l’obscurantisme, la pauvreté, etc. Pour les deux premières, il y a longtemps que l’oligarchie au pouvoir nous a convaincus du contraire et ne cesse de le faire. Pour la troisième, il suffit de lire le rapport que vient de publier le Secours catholique !

Pour cette association, il y a aujourd’hui en France plus de 8 millions de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté (soit 13% de la population du pays). Ce qui est déjà, à nos yeux, tout simplement catastrophique. Mais il y a pire encore :  la grande pauvreté touche aujourd’hui près de deux millions de personnes, témoignant ainsi d’une très forte augmentation au cours des dix dernières années. Durant cette période, l’association a accueilli chaque année près d’un million de personnes vivant en dessous de ce seuil de grande pauvreté.

L’autre évolution inquiétante soulignée par ce rapport, c’est l’augmentation de la pauvreté féminine. En 2001, le Secours catholique rencontrait autant de femmes que d’hommes. Dix ans plus tard le nombre de femmes accueillies atteint 57% des adultes en situation de pauvreté. Par ailleurs, une majorité des familles rencontrées sont monoparentales (58%).

Le Secours catholique souligne que le travail ne protège plus de la grande pauvreté car il devient de plus en plus précaire. Dans ses 2 370 lieux d’accueil, l’organisme caritatif reçoit des personnes qui ont de plus en plus de mal à trouver des emplois durables. Par ailleurs, 80% des bénéficiaires ne disposent que des minimas sociaux et ont recours à l’aide alimentaire et aux boutiques solidaires de vêtements.

Face à cette évolution, le Secours catholique propose quatre pistes :

  1. Faire de l’accompagnement des personnes en difficulté une priorité dans les lieux d’accueil publics (missions locales, pôle emploi) et dans les missions des travailleurs sociaux ,
  2. Revaloriser les minima sociaux qui ont pris beaucoup de retard par rapport aux besoins essentiels des familles ,
  3. Mieux cibler les aides aux familles ,
  4. Réduire les charges fixes qui pèsent sur les ménages les plus modestes (plafonnement des loyers, bouclier énergétique, réduction des coûts de transport) .

Alors, que les donneurs de leçon se taisent. Ou qu’ils nous parlent de ce qu’ils ont fait de la charité : ils lui ont tranché la tête en 1793.

*  Peut-on espérer que les choses s’arrangent ?

Pas sûr. Et surement pas de si tôt. Nous en voulons pour preuve le dernier avis des experts économiques de la Commission européenne (oui, je sais…) sur la croissance dans la zone euro. Dans ses prévisions d’automne publiées hier, Bruxelles affirme en effet que la zone euro ne verra pas le bout du tunnel avant 2014 et que la France ne respectera pas son objectif de ramener le déficit public à 3% du PIB fin 2013. On sera plutôt, au mieux, à 3 et demi%. Cela relance le débat sur les marges de manœuvres du gouvernement français.

Mais le plus inquiétant, c’est que l’Allemagne est rattrapée à son tour par le coup de froid. Très tournée vers l’exportation, l’économie allemande prend nécessairement de plein fouet la situation dégradée de ses voisins européens, au point que les cinq sages qui conseillent le gouvernement de Madame Merkel en matière économique, plafonnent leur prévision de croissance à 0,8% en 2013, autant que cette année. Et donc autant que ce que la France prévoit, contre tout réalisme, de faire également l’an prochain ! En réalité, la croissance de notre pays en 2013 n’atteindra probablement pas 0,5%.

Si la France atteignait 0,8% de croissance comme l’Allemagne, cela tiendrait du miracle…Et Bercy pourra se rendre en délégation à Lourdes pour y déposer des cierges ! Mais Paris maintient ses prévisions…  »Nous ferons bien 0,8% » a réaffirmé sur France Info ce matin le ministre du Travail, Michel Sapin. La Commission européenne, elle, n’y croît pas… elle avance le chiffre de 0,4% – moitié moins – ce qui vaut dire que si la France veut respecter ses objectifs budgétaires, elle devra trouver l’an prochain, grosso modo, 4 milliards d’euros supplémentaires. Ca commence à faire beaucoup. Beaucoup trop.

Et le pacte de compétitivité présenté avant-hier par Jean-Marc Ayrault n’y changera rien ne serait-ce que parce que la majorité des mesures qu’il contient ne prendra effet que dans deux ans. Le seul avantage de ce plan, à très court terme, est d’envoyer un signal positif à Bruxelles. La Commission européenne, gardienne du Temple des budgets nationaux, l’a rappelé hier : pour juger de la capacité des Etats à respecter leurs objectifs de déficits publics en 2013, elle ne s’attachera pas uniquement aux chiffres mais observera surtout les efforts réalisés pour y parvenir. Une manière pour Bruxelles de dire à la France : si vous continuez sur cette voie, on pourrait repousser plus loin que le 31 décembre 2013 l’objectif des 3% de déficit. Mais seulement à la condition que les engagements pris par Paris prouvent sa bonne volonté à maîtriser les dépenses publiques.

En vérité, le gouvernement a encore un an pour convaincre… et les concessions faites par l’Elysée et Matignon, à travers le rapport Gallois, font partie de cette stratégie de communication. Bref, c’est de la politique de foire et les bateleurs sont à l’oeuvre. Reste à savoir combien de temps ils réussiront à tromper leur public et à tondre les moutons.

*  Alors, une petite consolation :

C’est la révélation de Monseigneur Paul Desfarges, évêque de Constantine et d’Hippone (le siège épiscopal du grand Saint-Augustin) : il évoque la conversion de « nombreux » Algériens à la religion chrétienne, « Ils seraient des dizaines d’Algériens à avoir épousé la religion chrétienne durant les deux dernières années« .

La conversion au christianisme reste cependant un sujet tabou (et c’est un euphémisme) au sein de la société algérienne tant elle reste encore incompréhensible aux yeux des musulmans (…au point d’être interdite). Mgr Desfarges n’hésite pas à évoquer cette question religieuse en public mais chacun sait qu’elle est un secret de polichinelle.

Pourtant certains osent braver l’interdit:   » des dizaines ces deux dernières années  » et, selon Mgr Paul Desfarges, la communauté chrétienne dans le diocèse de Constantine compterait environ 400 fidèles, ajoutant que l’Est et le Sud de l’Algérie connaissent une croissance significative de la communauté ecclésiastique. Ils seraient ainsi, au total, 70 000 chrétiens algériens, mais dont très peu se rendent régulièrement à la messe du dimanche ! Essayez de trouver pourquoi…

Mgr Desfarges affirme que la démarche de ces Algériens convertis est bien étudiée, afin qu’ils ne regrettent pas leur choix. « Lorsqu’une personne d’origine musulmane demande le baptême, l’Eglise catholique prend un long temps afin d’effectuer un discernement sérieux », précise l’évêque d’Hippone.

Nous devons réfléchir dès à présent à une souscription pour faire creuser des catacombes dans les montagnes algériennes ! Cela donnerait peut-être plus de force à la catéchèse et aux efforts de conversion de Mgr Desfarges.

Le 8 novembre 2012.
Jean-Yves Pons.