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BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (30 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

30 Avr

*  Un sixième soldat français est mort au Mali :

Le caporal-chef Stéphane Duval, du premier régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Bayonne, est mort hier en service commandé, dans l’extrême nord-est du Mali.

C’est le sixième soldat français tué dans le cadre de l’opération « Serval » lancée le 11 janvier au Mali. Le président de la République a salué  « avec émotion la détermination et le courage des forces françaises engagées au Mali aux côtés des forces maliennes et africaines. » 

Selon le ministère de la Défense, l’incident est intervenu « lors d’une opération de reconnaissance et de fouille conduite (…) entre Tin Zaouaten et Boughessa ». « Un véhicule léger de type VPS a sauté sur un engin explosif, provoquant la mort d’un soldat français et blessant deux autres soldats sérieusement », dont le pronostic vital n’est toutefois pas engagé.

"Un véhicule léger de type VPS a sauté sur un engin explosif, provoquant la mort d'un soldat français et blessant deux autres soldats sérieusement", indique le ministère de la défense.

D’autre part, les forces de sécurité maliennes ont arrêté une dizaine de personnes soupçonnées de préparer un attentat dans la capitale, Bamako, pour le compte du Mouvement de l’unicité et de djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Ce coup de filet est le premier signe que les islamistes, repoussés en début d’année par les forces françaises et africaines, ont activé des cellules dans Bamako, indiquent des responsables maliens.

Agé de 32 ans, le caporal-chef Stéphane Duval était marié et père de deux enfants (Photo: Facebook)

Le caporal-chef Stéphane Duval a donné sa vie pour la France et l’Afrique. Il est élevé, à titre militaire, à la dignité de Compagnon de l’ ordre et ardente compagnie royale du Mérite, sous le vocable de Sainte-Jeanne d’Arc.

La France, fière de ses soldats, est en deuil.

Dans l’Honneur et l’Espérance

Le Conseil dans l’Espérance du Roi adresse à son épouse et à ses deux enfants ainsi qu’à son chef de corps et à ses camarades de combat ses plus vives condoléances.

*  Et le livre blanc de la Défense…

propose de réduire les effectifs de nos armées de 24 000 postes entre 2016 et 2019, soit davantage encore que ce qui était attendu ! 

 Le budget 2014, en revanche, reste stable, à 1,5% du PIB. François Hollande a cependant promis pour les armées les meilleurs entraînement, équipements et renseignement…On peut le croire !

Les observateurs attendaient environ 20 000 suppressions de postes à venir entre 2016 et 2019 dans l’armée française. Ce sont finalement quelque 24.000 postes qui seront supprimés en plus dans l’armée sur cette période, selon les prévisions du livre blanc de la Défense, remis hier lundi à François Hollande.

D’ici 2015, le livre blanc préconise en revanche de maintenir l’objectif fixé par Nicolas Sarkozy pour la période 2008-2015, qui prévoyait la suppression de 55.000 postes. En 2014 et 2015, quelque 10.000 hommes et femmes devraient donc quitter l’armée. Le nombre de militaires pouvant être mobilisés sur les opérations à l’extérieur devrait par ailleurs être réduit de 30.000 hommes et femmes à 15.000 ou 20.000. Les armées devront toutefois être capables d’intervenir simultanément sur deux ou trois théâtres distincts. Intervention et dissuasion, notamment nucléaire, restent donc les objectifs majeurs.

En revanche, l’une des principales inquiétudes des parlementaires est apaisée : le budget de la Défense ne sera pas réduit, il reste stable en 2014, à 31,4 milliards d’euros, ce qui correspond à 1,5% du PIB français. Au total, 179,2 milliards d’euros seront réservés à la défense entre 2014 et 2019, et 364 milliards d’ici à 2025.

« Ce n’est pas le scénario noir, mais il marque une réduction notoire des moyens » a analysé Michel Polacco spécialiste des questions de défense à Radio France.

. © IDÉ

La première réaction a été celle de Marine Le Pen : la présidente du Front national a proposé de sanctuariser le budget de la Défense, en interdisant que celui-ci soit inférieur à 2% du PIB. Selon elle, ce seuil « est le niveau tout juste suffisant pour assurer un outil militaire digne de ce nom« .

Invité ce lundi de France Info, le général Vincent Desportes, professeur associé à Sciences Po, a déclaré ne pas être trop déçus « parce que nous nous attendions à une déception« , mais constater un « décrochage stratégique inquiétant« . « Notre position forte au Conseil de sécurité des Nations unies, on la doit surtout à  cette capacité d’intervention dans les crises. Et c’est cette capacité qui est réduite« , ajoute-t-il.

*  Vive le roi !

Pays-Bas : la reine Beatrix abdique

Le règne de Willem-Alexander des Pays-Bas (futur roi Guillaume IV) commence aujourd’hui.

Né le 27 avril 1967 à Utrecht, il aura eu une jeunesse très protégée même si elle fut parfois un peu dissolue, comme beaucoup de jeunes gens favorisés.

Et puis vint la révélation, un jour d’hiver 1986. Cet hiver-là, sibérien, a gelé les canaux du royaume des Pays-Bas. Et quand le froid s’en mêle, le pays regarde rituellement et presque religieusement passer l’Elsfstedentocht, « la course des onze villes » qui draine des milliers de patineurs sur le miroir pétrifié des chemins d’eau. Souvenez-vous  des nombreux tableaux des peintres flamants sur le sujet !

Ce jour-là, personne n’a remarqué la performance d’un certain Alex Van Buren. Personne, sauf la reine Beatrix et le prince Claus qui reconnaissent leur fils de 19 ans, épuisé et transformé, franchir la ligne d’arrivée au bout de 200 kilomètres d’efforts. Ils applaudissent à tout rompre le bonhomme qui s’est enfin surpassé. Un membre de la famille lâche : « Finalement, on en fera quelque chose. » Une promesse de roi est née sur la glace d’un froid de gueux.

Et le bon vivant devient Roi.

Willem-Alexander ne va pas s’en tenir là. Quelques années plus tard, il fait la connaissance, à Séville, d’une jeune femme délicieuse. Elle est Argentine, belle comme un coeur, aussi déterminée qu’il est flottant. Elle s’appelle Maxima et lui plaît terriblement. La première fois, il ne lui dit pas qui il est. Il fait le mystérieux. Il le fera un peu plus tard, à New York où il retrouve cette cadre bancaire qui a du mal à le croire quand il lui confie enfin : « Je suis l’héritier du trône des Pays-Bas ». Un frimeur ? Un baratineur ? Même pas.

Les deux amoureux se retrouvent aux Pays-Bas. Il gèle à coeur fendre. Le temps est idéal pour un exploit de plus. Willem-Alexander va refaire le coup du patineur de charme. Il arabesque, entre-chatte, double-saltote, triple-axellise. Maxima est sous le charme mais a très froid : « Je rêvais d’un thé brûlant et il m’a soudain demandé en mariage », s’est-elle confiée plus tard.

Sur la berge surgelée, le prince charmeur et charmant se révèle génie de l’accessoire, chevalier des bonnes manières, princier en somme et déjà royal, disons-le tout net. Willem-Alexander se saisit d’un bouquet de roses qu’il y a dissimulé. Et l’offre à sa fiancée avec une flûte de champagne. Il est fort. Il est très fort.

Le reste est conte de fées. Ils se marient, ont trois enfants dont l’aînée Amalia, aujourd’hui âgée de 10 ans, sera reine un jour. Plus tard, quand le roi, son père, aura abdiqué.

Car on abdique chez les souverains bataves. On sait le temps compté. Beatrix, qui s’en va ce matin, est devenue reine en 1980, dans une atmosphère lourde et pesante, sur fond de manifestations radicales, de foules hurlant : « Pas de logements ! Pas de couronnement ! ».

Rien que pour se marier en 1966, avec Claus, diplomate allemand roturier, elle avait dû batailler ferme, s’arracher le droit au bonheur. Beatrix avait même fait une grève de la faim pour parvenir à ses fins. Son Willem-Alexander aura eu la tâche plus facile. Les rois, généralement, montent sur le trône. Lui, y aura glissé du bout des lames, dans l’hiver froid, avec une élégance de cygne…

File:Grandes armes Pays-Bas.svg

Avouons que nous aimerions parfois être bataves…

VIVE LE ROI !

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Nous voudrions rappeler à tous ceux qui souhaiteraient y participer, les prochaines Journées du Centre d’Etudes historiques du Mans dont le programme s’avère particulièrement intéressant:

Le Centre d’Etudes Historiques

Siège Social : 22, rue Victor Hugo 54230 – Neuves-Maisons

Tél.  03.83.47.10.42/06.81.60.04.02

Président fondateur : Dr Thierry JORDAN

Président : M. Jean-Christian  PINOT

Secrétaire Général : Mlle Monique MOMPAS

organise sa 

XXème Université d’Eté du MANS

placée sous le haut patronage de Monseigneur le prince Louis, duc d’Anjou

du jeudi 11 juillet à 14 h 00 au dimanche 14 juillet 2013 à 16 h 00

« LES BOURBONS et le XXe siècle »

Pr Yves-Marie Bercé : Naples et Rome : les Bourbons et les résistances à l’unité italienne

Jordi Canal : Les Bourbons, d’Alphonse XIII à Juan Carlos 1er

Mr l’abbé Ch.-Philippe Chanut: Le Prince Alphonse, duc d’Anjou, et la crise de l’Eglise

Laurent Cheron : De l’abolition de la loi d’exil à travers les débats parlementaires en 1950

Paul-Marie Couteaux :  Le Général de Gaulle, les Bourbons et les Orléans

Mr l’abbé Cyrille Debris :  Une étoile qui a traversé le siècle : Zita Impératrice d’Autriche et Reine apostolique de Hongrie

Jacques Charles-Gaffiot : Deux décennies de commémorations capétiennes : 1987, 1989, 1993, 2004

Pr Tamara Griesser-Pecar : La « mission Sixte ». Les tentatives de paix séparée de l’Autriche durant la 1ère guerre mondiale  

Pr Philippe Lauvaux : Les stratégies matrimoniales

Daniel de Montplaisir : – Bourbons oubliés, Bourbons retrouvés : de Châteaubriand à Cattaui

Frère Augustin Pic : Les Bourbons dans les carnets du Cardinal Baudrillart

Philippe Pichot-Bravard : Un Roi pour le XXIe siècle ?

Christian Pinot : La thèse de droit de 1914 du Prince Sixte de Bourbon Parme sur les renonciations et la légitimité dans la Maison de Bourbon

Baron Pinoteau : L’entrevue de Fontainebleau en 1931 : entre légitimité de droit, légitimité d’exercice et légitimité tout court

Pr Jean-Yves Pons : – Le carlisme espagnol au XXe siècle fin et suite

                                – Une figure : le Prince Xavier de Bourbon Parme, du premier conflit mondial à Dachau, de la France à l’Espagne

Vivien Richard : Les Bourbons à Versailles au XXe siècle, leurs visites, réactions, aides et interventions

Axel Tisserand : Maurras, l’Action Française et les Princes

Guillaume de Thieulloy : Les relations concordataires entre l’Espagne et le Saint-Siège au XXe siècle

Jean Sévillia : (sous réserve)

http://www.centredetudeshistoriques.fr/ 

Comme les 19 années précédentes, la session 2013 se déroulera au Centre de l’Etoile, Le Mans(à 50 minutes de Paris par TGV) avec son cloître, sa chapelle, son parc ombragé, son restaurant et ses chambres qui seront attribuées dans l’ordre d’arrivée des chèques de règlement à l’ordre du CEH (voir les tarifs ci-dessous).

Chaque été depuis août 1994, le même Centre de l’Etoile a accueilli nos Universités d’Eté qui rassemblent différents courants de la Légitimité. Participent également à ces Colloques, soit comme conférenciers, soit comme auditeurs, des personnes qui ne sont pas royalistes mais qui aiment l’Histoire et qui ont un peu de curiosité d’esprit.


TARIFS :             355 € par personne   –  515 € par couple   –  100 € par étudiant 

Ce forfait comprend tout : hébergement, repas, conférences.

Les personnes qui préfèrent se loger en ville ou qui envoient leurs inscriptions quand toutes les chambres sur place sont déjà attribuées choisiront elles-mêmes leurs hôtels et réserveront elles-mêmes leurs chambres.

Dans ce cas, l’inscription aux conférences et aux repas se limite à :

200 € par personne  –  380 € par couple  –  100 € par étudiant


COUPON D’INSCRIPTION 

M. Mme, Mlle……………………………………………………………………………………………………………………..

Adresse……………………………………………………………………………………………………………………………….

Courriel………………………………………………………………………………………………………………………………..

O Je m’inscris aux journées CEH 2013 et je verse la somme de :

O  Adulte seul            O Ménage          O  Etudiant (e)

O Je ne peux m’inscrire mais, pour contribuer à la réussite, verse un don de :

O J’adhère à l’association (loi 1901) :

O  25 €  Adulte seul    O  38 €  Ménage       O  5 €  Etudiant (e)

Le 30 avril 2013.

Jean-Yves Pons.

 

 

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (6 novembre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

6 Nov

Dessin Pluvieux colorié par meteo 2

* La grande arnaque :

Le gouvernement de M. Ayrault a répondu dès aujourd’hui au rapport Gallois sur la compétitivité des entreprises françaises.Comme on pouvait s’y attendre, compte tenu de la situation économique et financière du pays, la montagne a accouché d’une souris. Mais d’une souris que le contribuable va payer au prix d’une armée de rats. Voyons ce qu’il en est.

L’exécutif a choisi d’octroyer un crédit d’impôt de 20 milliards d’euros aux entreprises sur trois ans, qui doit se traduire par une baisse des cotisations sociales de 6% sur les salaires compris entre 1 et 2,5 fois le Smic. « La situation de notre pays appelle des décisions ambitieuses et courageuses », a déclaré Jean-Marc Ayrault. Notons dès à présent que cette somme ne représente que les deux tiers de celle qui semblait un minimum pour Louis Gallois. Mais M. Gallois proposait une diminution immédiate des charges sociales des entreprises(dont le coût serait pris en charge par des économies budgétaires pour moitié et par la CSG et la TVA pour l’autre moitié). Le gouvernement transforme cette proposition en un crédit d’impôt (c’est-à-dire une niche fiscale, révisable donc à tout moment) de vingt milliards répartis sur trois ans. Disons le tout net: le compte n’y est pas et c’est vouloir faire croire que l’on peut alimenter le moteur d’une Porsche 911 Carrera avec un dé à coudre d’éthanol !
Ce crédit d’impôt sera financé à parts égales par des économies dans les dépenses publiques et par des mesures sur la TVA et la fiscalité écologique. Dix milliards d’euros d’économie sur le budget 2014 de l’Etat et des collectivités sont donc envisagés. Mais qui peut croire un instant que ces nouvelles économies (après celles qui ont été annoncées dans le budget de l’année 2013) seront réalisées ? « Parole, parole… » aurait dit Dalida si elle était encore parmi nous et une fois encore nous pouvons constater que les « yaka…focon » sont au pouvoir. Reste donc les changements qui devront intervenir dans les taux de TVA (dont le gouvernement semble redécouvrir les vertus, après s’en être défendu avec la vigueur que l’on sait). Autrement dit la réduction non pas des dépenses de l’Etat mais…du pouvoir d’achat des Français ! « Il faut des taux de TVA « plus lisibles » (sic)a décidé le Premier ministre.Il annonce en fait, sans oser le dire, une « évolution » (comprenez une augmentation) de la TVA à partir du 1er janvier 2014. Les taux actuels seront remplacés par un triptyque plus lisible: 5%, 10% et 20%. L’exécutif compte augmenter le taux principal de la TVA de 19,6% à 20%. Le taux intermédiaire à 7% passant, lui, à 10%. En revanche, le gouvernement baisserait à 5% contre 5,5% la TVA sur les produits de première nécessité (c’est ce que l’on finira par appeler « la prime à la pauvreté »). »La France a besoin d’un nouveau modèle. Ce nouveau modèle Français consiste à retrouver le chemin de la création d’emploi. C’est toute l’ambition que nous menons depuis mai dernier« , a justifié, sans rire, Jean-Marc Ayrault. Car pouvez-vous croire un instant que ce pseudo « choc de compétitivité » va permettre une création significative d’emplois ? Pouvez-vous croire que l’Etat va découvrir subitement, comme une révélation, les vertus des économies budgétaires avec un endettement qui approche les 2000 milliards d’euros ? Pouvez-vous croire que la hausse des prix et donc la réduction du pouvoir d’achat vont stimuler la consommation qui est aujourd’hui, hélas, le moteur principal de notre économie ? En revanche, et comme nous le pressentions ici-même hier, le gouvernement reprend à son compte les quelques propositions de Louis Gallois qui « ne mangeaient pas trop de pain » et décide de « stabiliser » cinq dispositifs fiscaux. Outre le Crédit d’impôt recherche, sont concernés « les dispositifs favorisant la détention et transmission d’entreprises », les « jeunes entreprises innovantePME, BPI,s (JEI), les « incitations aux investissements dans les PME » et la « contribution économique territoriale » (CET).

Ces cinq dispositifs sont des « dispositifs clés pour l’investissement et la vie des entreprises« , a expliqué Jean-Marc Ayrault.

Le gouvernement va mettre enfin en place une nouvelle garantie publique permettant d’apporter plus de 500 millions d’euros de trésorerie aux PME « confrontées à des difficultés de trésorerie« . La mesure sera mise en oeuvre à travers la Banque Publique d’Investissement (BPI) à compter du 1er janvier 2013. « De trop nombreuses très petites entreprises (TPE), petites et moyennes entreprises (PME) et entreprises de taille intermédiaire (ETI) sont confrontées à des difficultés de financement« , justifie le Premier ministre. Il s’agirait là d’une très bonne initiative…si elle n’était pas si pauvre.

« La France vient de connaître dix ans de décrochage industriel. Prolonger cette tendance serait l’assurance du déclin. Mon gouvernement a pris le choix de la responsabilité (sonnez trompettes…battez tambours !) Cette démarche correspond aux engagements pris par le président de la République devant les Français. Elle est résolument de gauche car son objectif c’est l’emploi, c’est le redressement dans la justice« , a conclu Jean-Marc Ayrault.

Cette démarche, effectivement, est bien de gauche…mais M. Ayrault, disons-le tout net, avait-il une plus grande marge de manoeuvre ? Pas sûr. Sauf, comme nous le proposons, à tout reprendre à zéro après avoir fait l’amère constat que…la République, ça ne marche pas.

*  François Hollande à Beyrouth :

voici le point de vue de  Manuel Lahut (1) , paru en ce début de semaine dans Nouvelles de France (www.ndf.fr/), à propos du voyage du président de la République au Proche-Orient:

 » Dimanche, au cours d’une courte visite à Beyrouth, François Hollande a usé d’un ton hésitant pour rappeler le soutien de la France au Liban, avant de repartir vers l’Arabie Saoudite, trois heures plus tard.

Le Président français est un homme de compromis qui ne veut décevoir personne. Convaincu que la France peut jouer de son influence pour empêcher la contagion de la crise syrienne au Liban, il a donc décidé à la dernière minute une halte à Beyrouth pour rencontrer Michel Sleimane, son homologue libanais. Avant de poursuivre son voyage en Arabie Saoudite puis au Laos.

Cette initiative a été prise par François Hollande pour marquer« son soutien au Liban », deux semaines après l’attentat qui a visé le chef des renseignements de la police Wissam al-Hassan.

Elle intervient surtout dans un contexte politique très sensible marqué par de fortes tensions entre les partisans et les opposants au premier ministre Najib Mikati, que ces derniers accusent de « faciliter le plan du régime criminel de Bachar al-Assad au Liban ».

Au cours de cette visite de trois heures, François Hollande a rappelé la volonté de la France de « garantir au Liban son indépendance, son unité, sa sécurité » et sa détermination à « s’opposer de toutes ses forces à toutes les tentatives de déstabilisation ».

Ce message à l’attention du président syrien Bachar al-Assad, sourd aux injonctions de la communauté internationale depuis plus d’un an et demi, n’a pas dû l’effrayer outre mesure.

Il faut dire que le ton employé par le Président français n’était pas de nature à impressionner un régime peu enclin à respecter les règlements des Nations Unies et les troupes françaises déployées dans le cadre de la FINUL.

Ce déploiement français, aussi utile soit-il, rencontre vite ses limites face à des attentats perpétrés avec la plus grande lâcheté comme ce fut le cas dans le quartier chrétien d’Achrafieh.

Face à tant de mépris, les bonnes intentions de François Hollande, prêt à accueillir une réunion de l’ensemble des composantes politiques libanaises, paraissent aussi utiles que des pansements sur une jambe de bois. Car il faut que le Liban en fasse la demande et ce n’est pas dans l’intérêt de tous les partis politiques libanais.

La volonté politique française est réelle mais elle paraît bien faible face à un gouvernement libanais fortement divisé au sein duquel le Président, Michel Sleimane se bat pour éviter toute contagion du conflit syrien.

Quand il s’agit de préserver la souveraineté d’un pays avec lequel la France entretient un lien fort, il est légitime d’apporter notre soutien de manière plus démonstrative. Mais la France, lourdement endettée n’en a malheureusement plus les moyens. Alors, elle tente de faire au mieux avec ce qui lui reste d’influence… »

(1) Manuel Lahut a été journaliste à France Soir. Il est spécialiste de l’Amérique latine, du Liban et du Vatican.

*  Ils veulent imposer à tous les délires de quelques uns :   

Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France, affirmait hier que le nombre de mariage entre homosexuels en Espagne était peu important.

Et bien, contrairement à la doxa ambiante…c’est vrai. Mais ce n’est pas seulement vrai en Espagne ! Les chiffres ne mentent pas, eux:  il y a peu de mariage entre personnes du même sexe en Espagne. L’équivalent espagnol de l’Insee en a décompté 20.000 entre 2005 et fin 2010. (6 ans). Cela fait une moyenne de 3.333 mariages par an. Et si l’on rapporte ce chiffre au nombre total de mariages par an en Espagne, on parvient alors à 2 %.

En Belgique et aux Pays-Bas, qui ont eux aussi autorisé le mariage entre personnes du même sexe, la situation est identique. La Belgique a légalisé le mariage homosexuel deux ans plus tôt que l’Espagne, en 2003. Sept ans plus tard, en 2010, 1.082 mariages étaient célébrés dans l’année entre personnes du même sexe, soit 2,3 % du nombre total des mariages belges en 2010. Aux Pays-Bas, pionniers en la matière, où le mariage gay a été légalisé en 2001, 14.813 couples homosexuels se sont mariés en 10 ans, selon l’Office Central des Statistiques. Cela fait 1.481 mariages homosexuels par an en moyenne, soit 2% du total des mariages.

Reste que si l’on veut comprendre le chiffre (modeste) des mariages homosexuels, il faut se poser la question du nombre d’homosexuels dans la population. Eric Fassin, sociologue, spécialistes des questions de sexualité et professeur à l’Université Paris XIII rappelle que « les différentes enquêtes sur la sexualité menées en France, en Grande-Bretagne aux Etats-Unis arrivent toutes à peu près au même chiffre. On parle d’une population de 3 ou 4% ».

Eric Fassin rappelle également que le Pacs a été conclu par une écrasante majorité de personnes hétérosexuelles (et donc une minorité de personnes homosexuelles) depuis sa création. Début 2010, 10 ans après l’instauration du Pacte civil de solidarité, un millions de personnes avaient choisi le Pacs, d’après les chiffres de l’INSEE. Et sur ce total, 6% seulement étaient des couples de même sexe.

Radio  Paris  ment,  Radio  Paris  ment…et   pourtant  Radio  Paris  n’est  plus  Allemand !

* La démocratie à la sauce de Bruxelles :

Voici ce que l’on découvre dans les coulisses de Bruxelles (bruxelles.blogs.liberation.fr/)
Après le coup de force de la Commission européenne l’Espagne a sauvé l’honneur en s’opposant, in extremis, à la nomination, par procédure écrite, du Luxembourgeois Yves Mersch au directoire de la Banque centrale européenne. Lancée en catimini par Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement, à la veille du long week-end du 1er novembre, pour court-circuiter l’avis négatif du Parlement européen, l’opération a finalement fait long feu. Le ministre espagnol des Finances Luis de Guindos a confirmé que son pays avait « rejeté » la décision: « Il y a eu comme vous le savez parfaitement un vote du Parlement européen qui a considéré, pour une série de raisons, que ce n’était pas le candidat idéal », a-t-il expliqué à  la presse en marge d’une réunion du G20 à Mexico. Ce veto va donc obliger les gouvernements à remettre le sujet sur la table afin de prendre une décision formelle : soit confirmer un Mersch gravement dévalué, soit désigner une femme, luxembourgeoise ou non.

Même si l’Espagne a fait savoir qu’elle était en désaccord avec la procédure choisie, qui ne respecte pas les canons démocratiques, et qu’elle souhaitait une procédure de nomination plus « transparente », elle profite aussi de l’occasion pour rappeler qu’elle n’a guère apprécié d’être éjectée du directoire de six membres de la BCE. En effet, s’il est désormais acquis, en vertu d’une règle non écrite, que les trois grands (Allemagne, France, Italie) y disposeront toujours d’un siège, la place de l’Espagne n’a jamais été garantie de la même façon, même si elle y a toujours disposé d’un représentant depuis 1998. Lui offrir le même traitement que les grands limiterait, de fait, à deux le nombre de sièges pouvant être attribué aux treize autres États membres de la zone euro. Et si un jour la Pologne rejoint l’euro, il n’y aura plus qu’un siège tournant (tous les huit ans) pour les autres pays…

Quelles que soient les arrière-pensées espagnoles, le résultat est atteint : les gouvernements vont devoir fournir une explication publique à cette exclusion des femmes, tant au sein du directoire que parmi les dix-sept gouverneurs de banque centrale, comme s’il n’existait pas une seule femme compétente capable d’exercer un tel mandat. Confirmer Mersch paraît délicat, sa légitimité étant gravement atteinte par l’avis négatif du Parlement et par la tentative malheureuse de Van Rompuy de passer outre, sans débat. Le président du Conseil ne sort pas non plus intact de l’affaire : en se lançant dans cette procédure dite « du silence » (la décision est prise sauf opposition) sans être certain de la boucler, il a commis, à tout le moins, une grave maladresse politique, car cela met dans l’embarras les chefs d’État et de gouvernement qui se retrouvent à devoir justifier ce déni de démocratie. Son image de démocrate, lui qui fuit déjà les contacts avec les citoyens et les médias, n’en sort pas renforcée, c’est le moins que l’on puisse dire.

On peut aussi regretter que seule l’Espagne ait manifesté son malaise face à cette procédure. François Hollande, en particulier, a loupé une belle occasion de montrer son attachement à la démocratie et à la parité, lui qui se pose en défenseur de ces deux valeurs européennes sur le plan intérieur. 

Ou la politique européenne à géométrie variable…

Le 6 novembre 2012.

Jean-Yves Pons.