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Niger : 20 églises (45 selon un bilan ultérieur) brûlées dans des manifestations anti-françaises. Et pourtant, les dessinateurs de Charlie-hebdo n’étaient sans doute (?) pas chrétiens (!).

18 Jan

Merci Charlie ? La parution de la nouvelle couverture de Charlie Hebdo a déclenché une vague de violence à travers le monde

Qui est responsable, qui est coupable ? Celui qui brûle ou celui qui lui en sert le prétexte sur un plateau ? Les deux sans doute, quand des musulmans brûlent des églises chrétiennes pour protester contre les dessins d’athées.

Samedi 17 janvier, c’est à Niamey, capitale du Niger, que les manifestations ont dégénéré. Les rassemblements étaient interdits. Ils ont tourné à l’émeute, chrétiens et français étant assimilés dans une même haine. La manifestation a débuté samedi tout près de la Grande Mosquée de Niamey, et les échanges de jets de pierre et de gaz lacrymogène n’ont pas tardé. Il aura fallu l’action d’une centaines de policiers antiémeute pour protéger la cathédrale de Niamey de groupes de jeunes manifestants décidés munis de gourdins, de barres de fer ou de pioches.

Eviter toute sortie

« Maudit soit Charlie et ses alliés » « A bas Charlie, à bas les Français », « Allah akbar ». Pendant que François Hollande arpentait les rues de Tulle, une vague de violence se répandait à travers le monde, en réaction à la couverture du dernier numéro de Charlie Hebdo. À Niamey, l’ambassade de France a appelé ses ressortissants à « éviter toute sortie ». Toute forme d’intérêt ou symbole français a été visé et vandalisé : PMU, Orange… La veille, à Zinder, deuxième ville du pays, des manifestations anti Charlie avaient déjà fait 4 morts et 45 blessés. Le Centre culturel franco-nigérien a été incendié et trois églises saccagées. Selon un bilan dressé par les journalistes de RFI, ce sont au total une vingtaine d’églises et de lieux de culte chrétiens qui auraient été brûlés à travers le pays.

Le drapeau français brûlé à Alger

Dès vendredi, c’est une vague de manifestations plus ou moins violentes qui se sont déroulées un peu partout sur la planète, en réaction à la dernière Une de Charlie Hebdo. Au Mali, au Pakistan, au Sénégal… Tous protestaient contre cette nouvelle caricature du prophète Mahomet. Symbole fort s’il en est, le drapeau français a été brûlé vendredi par des manifestants, juste après la sortie de la grande prière du vendredi. Alors que l’hebdomadaire satirique a été interdit de vente dans le pays, plus d’un millier de manifestants a scandé « Kouachi, martyr » devant l’Assemblée nationale.

http://www.aleteia.org/fr/international/article/niger-20-eglises-brulees-dans-manifestations-anti-francaises-5772197465423872

      Au 19 janvier à midi, le nombre des églises  brûlées atteint  le  chiffre  hallucinant de 45; mais  qui s’en soucie tout particulièrement en France ?

 

Dans l’Adrar de Tigharghâr.

1 Mar

Quelque nouvelles de nos soldats dans le désert brûlant du Mali :

Depuis le début de l’opération Serval au Mali et la progression rapide des forces de la coalition franco-aficaine les rebelles islamistes se sont progressivement repliés vers le nord du pays et, en particulier, dans l’Adrar de Thigharghâr. C’est aujourd’hui  dans ce massif rocheux, riches en abris de tous ordres, que se livrent des combats déterminants pour la suite des opérations militaires. Les forces armées françaises y sont courageusement et efficacement aidées par les troupes tchadiennes et nigériennes.

Selon Bilal ag Acherif, chef du MNLA (Touaregs devenus discrètement les alliés de nos troupes !), «Il y a de nombreuses zones où se trouve AQMI, jusqu’à l’ouest de Tombouctou, mais Tigharghâr, c’est leur point d’ancrage. C’est là que se trouve le gros de leurs forces, humaines comme matérielles. Le combat en cours y est d’une importance capitale

Le 26 février, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, affirmait que les combats se poursuivent faisant «beaucoup, beaucoup de morts jihadistes. (…) Au Mali, on est en train de toucher au dur. (…) Nous sommes chez eux (les islamistes), nous sommes rentrés dans leurs maisons, ils sont là et comme ils se battent fort, c’est qu’ils ont des choses à défendre».

Selon un notable de la ville d’Aguel’hoc, de passage à Kidal : «Il y a les troupes françaises et tchadiennes au sol, mais aussi beaucoup de frappes de Tigre.» Il affirme que deux camps d’entraînement du Mujao ont été touchés par des frappes aériennes et que plusieurs dizaines de combattants des environs de Gao ont été tuées. Les frappes aériennes françaises se poursuivent visant des dépôts, des abris ou des camps grâce à des informations recueillies au sol. Selon le notable, un jeune garçon d’Aguelhok a été surpris par les islamistes et exécuté pour avoir posé des dispositifs de pointage pour les frappes aériennes françaises.

Mais les soldats tchadiens on déjà payé un lourd tribut à ces combats («1.200 soldats français épaulés par 800 Tchadiens poursuivent la traque des djihadistes et de leurs chefs dans la région de Tessalit», rapportait l’AFP, le 28 février.) avec 25 morts à ce jour.

Le Journal du Tchad témoigne de la réalité des combats en rapportant qu’«une soixantaine de soldats blessés lors des violents affrontements le week-end dernier (23-24 février, NDLR) avec les terroristes près des grottes de l’Adrar des Ifoghas maliens» on été admis dans des hôpitaux de Niamey, au Niger.

Le ministre tchadien de la Communication a annoncé la prise de la base arrière des terroristes au cours desdits affrontements, et que « les quelques renégats qui se trouveraient dans ces massifs seront récupérés un à un et seront traités comme tels par les Forces de Défense et de sécurité tchadienne« ».

Parmi les militaires tchadiens blessés, figure le général Mahamat Idriss Deby, le fils du président tchadien qui a été rapatrié en France où il devrait être désormais soigné.

Le 26 février, François Hollande avait d’ailleurs adressé un message de condoléance à son homologue tchadien: «C’est avec la plus grande tristesse que j’ai appris avec consternation la mort de vingt-trois soldats tchadiens au cours des combats meurtriers qui ont eu lieu au Nord du Mali, dans le massif des Ifoghas

Le mercredi 27 février, un véhicule blindé léger du GTIA 3 a sauté sur une mine à In Taghlit près de Tessalit, deux soldats français sont blessés, l’un légèrement, peut regagner son unité lendemain, le second plus sévèrement touché, est évacué vers la France.

Le 28 février, l’armée française déclarait avoir découvert en quelques jours, grâce à la coopération de la population locale, près d’une quinzaine d’ateliers et de caches, 4 mortiers de 82 mm, environ 70 roquettes de 122 mm, 9 sacs de 50 kg de produit explosif, 3 bonbonnes d’explosif artisanal.

Hier matin, l’état-major de armées françaises précisait que les combats des jours précédents ont faits environ 130 morts chez les islamistes. Dont 90 tués par les Tchadiens et 40 par les Français. Ces derniers lors d’un raid aérien contre une colonne de six pick-up au cours duquel Abdelhamid Abou Zeid aurait été tué. Selon le journal Le Monde, la mort de Abou Zeid est confirmée par une source fiable proche des opérations militaires en cours dans le nord du Mali. 43 combattants de sa katiba auraient été tués avec lui.

Les médias officiels parlent peu en France de cette guerre discrète et pourtant menée avec intelligence et efficacité par nos forces armées et leurs alliés. Ils lui préfèrent les contorsions festives du lobby LGBT ou l’amnistie votée au Sénat pour les délits commis par des syndicalistes violents.

Le Conseil dans l’Espérance du Roi se doit de rendre hommage à nos soldats.

Le 1er mars 2013.