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BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (30 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

30 Avr

*  Un sixième soldat français est mort au Mali :

Le caporal-chef Stéphane Duval, du premier régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Bayonne, est mort hier en service commandé, dans l’extrême nord-est du Mali.

C’est le sixième soldat français tué dans le cadre de l’opération « Serval » lancée le 11 janvier au Mali. Le président de la République a salué  « avec émotion la détermination et le courage des forces françaises engagées au Mali aux côtés des forces maliennes et africaines. » 

Selon le ministère de la Défense, l’incident est intervenu « lors d’une opération de reconnaissance et de fouille conduite (…) entre Tin Zaouaten et Boughessa ». « Un véhicule léger de type VPS a sauté sur un engin explosif, provoquant la mort d’un soldat français et blessant deux autres soldats sérieusement », dont le pronostic vital n’est toutefois pas engagé.

"Un véhicule léger de type VPS a sauté sur un engin explosif, provoquant la mort d'un soldat français et blessant deux autres soldats sérieusement", indique le ministère de la défense.

D’autre part, les forces de sécurité maliennes ont arrêté une dizaine de personnes soupçonnées de préparer un attentat dans la capitale, Bamako, pour le compte du Mouvement de l’unicité et de djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Ce coup de filet est le premier signe que les islamistes, repoussés en début d’année par les forces françaises et africaines, ont activé des cellules dans Bamako, indiquent des responsables maliens.

Agé de 32 ans, le caporal-chef Stéphane Duval était marié et père de deux enfants (Photo: Facebook)

Le caporal-chef Stéphane Duval a donné sa vie pour la France et l’Afrique. Il est élevé, à titre militaire, à la dignité de Compagnon de l’ ordre et ardente compagnie royale du Mérite, sous le vocable de Sainte-Jeanne d’Arc.

La France, fière de ses soldats, est en deuil.

Dans l’Honneur et l’Espérance

Le Conseil dans l’Espérance du Roi adresse à son épouse et à ses deux enfants ainsi qu’à son chef de corps et à ses camarades de combat ses plus vives condoléances.

*  Et le livre blanc de la Défense…

propose de réduire les effectifs de nos armées de 24 000 postes entre 2016 et 2019, soit davantage encore que ce qui était attendu ! 

 Le budget 2014, en revanche, reste stable, à 1,5% du PIB. François Hollande a cependant promis pour les armées les meilleurs entraînement, équipements et renseignement…On peut le croire !

Les observateurs attendaient environ 20 000 suppressions de postes à venir entre 2016 et 2019 dans l’armée française. Ce sont finalement quelque 24.000 postes qui seront supprimés en plus dans l’armée sur cette période, selon les prévisions du livre blanc de la Défense, remis hier lundi à François Hollande.

D’ici 2015, le livre blanc préconise en revanche de maintenir l’objectif fixé par Nicolas Sarkozy pour la période 2008-2015, qui prévoyait la suppression de 55.000 postes. En 2014 et 2015, quelque 10.000 hommes et femmes devraient donc quitter l’armée. Le nombre de militaires pouvant être mobilisés sur les opérations à l’extérieur devrait par ailleurs être réduit de 30.000 hommes et femmes à 15.000 ou 20.000. Les armées devront toutefois être capables d’intervenir simultanément sur deux ou trois théâtres distincts. Intervention et dissuasion, notamment nucléaire, restent donc les objectifs majeurs.

En revanche, l’une des principales inquiétudes des parlementaires est apaisée : le budget de la Défense ne sera pas réduit, il reste stable en 2014, à 31,4 milliards d’euros, ce qui correspond à 1,5% du PIB français. Au total, 179,2 milliards d’euros seront réservés à la défense entre 2014 et 2019, et 364 milliards d’ici à 2025.

« Ce n’est pas le scénario noir, mais il marque une réduction notoire des moyens » a analysé Michel Polacco spécialiste des questions de défense à Radio France.

. © IDÉ

La première réaction a été celle de Marine Le Pen : la présidente du Front national a proposé de sanctuariser le budget de la Défense, en interdisant que celui-ci soit inférieur à 2% du PIB. Selon elle, ce seuil « est le niveau tout juste suffisant pour assurer un outil militaire digne de ce nom« .

Invité ce lundi de France Info, le général Vincent Desportes, professeur associé à Sciences Po, a déclaré ne pas être trop déçus « parce que nous nous attendions à une déception« , mais constater un « décrochage stratégique inquiétant« . « Notre position forte au Conseil de sécurité des Nations unies, on la doit surtout à  cette capacité d’intervention dans les crises. Et c’est cette capacité qui est réduite« , ajoute-t-il.

*  Vive le roi !

Pays-Bas : la reine Beatrix abdique

Le règne de Willem-Alexander des Pays-Bas (futur roi Guillaume IV) commence aujourd’hui.

Né le 27 avril 1967 à Utrecht, il aura eu une jeunesse très protégée même si elle fut parfois un peu dissolue, comme beaucoup de jeunes gens favorisés.

Et puis vint la révélation, un jour d’hiver 1986. Cet hiver-là, sibérien, a gelé les canaux du royaume des Pays-Bas. Et quand le froid s’en mêle, le pays regarde rituellement et presque religieusement passer l’Elsfstedentocht, « la course des onze villes » qui draine des milliers de patineurs sur le miroir pétrifié des chemins d’eau. Souvenez-vous  des nombreux tableaux des peintres flamants sur le sujet !

Ce jour-là, personne n’a remarqué la performance d’un certain Alex Van Buren. Personne, sauf la reine Beatrix et le prince Claus qui reconnaissent leur fils de 19 ans, épuisé et transformé, franchir la ligne d’arrivée au bout de 200 kilomètres d’efforts. Ils applaudissent à tout rompre le bonhomme qui s’est enfin surpassé. Un membre de la famille lâche : « Finalement, on en fera quelque chose. » Une promesse de roi est née sur la glace d’un froid de gueux.

Et le bon vivant devient Roi.

Willem-Alexander ne va pas s’en tenir là. Quelques années plus tard, il fait la connaissance, à Séville, d’une jeune femme délicieuse. Elle est Argentine, belle comme un coeur, aussi déterminée qu’il est flottant. Elle s’appelle Maxima et lui plaît terriblement. La première fois, il ne lui dit pas qui il est. Il fait le mystérieux. Il le fera un peu plus tard, à New York où il retrouve cette cadre bancaire qui a du mal à le croire quand il lui confie enfin : « Je suis l’héritier du trône des Pays-Bas ». Un frimeur ? Un baratineur ? Même pas.

Les deux amoureux se retrouvent aux Pays-Bas. Il gèle à coeur fendre. Le temps est idéal pour un exploit de plus. Willem-Alexander va refaire le coup du patineur de charme. Il arabesque, entre-chatte, double-saltote, triple-axellise. Maxima est sous le charme mais a très froid : « Je rêvais d’un thé brûlant et il m’a soudain demandé en mariage », s’est-elle confiée plus tard.

Sur la berge surgelée, le prince charmeur et charmant se révèle génie de l’accessoire, chevalier des bonnes manières, princier en somme et déjà royal, disons-le tout net. Willem-Alexander se saisit d’un bouquet de roses qu’il y a dissimulé. Et l’offre à sa fiancée avec une flûte de champagne. Il est fort. Il est très fort.

Le reste est conte de fées. Ils se marient, ont trois enfants dont l’aînée Amalia, aujourd’hui âgée de 10 ans, sera reine un jour. Plus tard, quand le roi, son père, aura abdiqué.

Car on abdique chez les souverains bataves. On sait le temps compté. Beatrix, qui s’en va ce matin, est devenue reine en 1980, dans une atmosphère lourde et pesante, sur fond de manifestations radicales, de foules hurlant : « Pas de logements ! Pas de couronnement ! ».

Rien que pour se marier en 1966, avec Claus, diplomate allemand roturier, elle avait dû batailler ferme, s’arracher le droit au bonheur. Beatrix avait même fait une grève de la faim pour parvenir à ses fins. Son Willem-Alexander aura eu la tâche plus facile. Les rois, généralement, montent sur le trône. Lui, y aura glissé du bout des lames, dans l’hiver froid, avec une élégance de cygne…

File:Grandes armes Pays-Bas.svg

Avouons que nous aimerions parfois être bataves…

VIVE LE ROI !

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Nous voudrions rappeler à tous ceux qui souhaiteraient y participer, les prochaines Journées du Centre d’Etudes historiques du Mans dont le programme s’avère particulièrement intéressant:

Le Centre d’Etudes Historiques

Siège Social : 22, rue Victor Hugo 54230 – Neuves-Maisons

Tél.  03.83.47.10.42/06.81.60.04.02

Président fondateur : Dr Thierry JORDAN

Président : M. Jean-Christian  PINOT

Secrétaire Général : Mlle Monique MOMPAS

organise sa 

XXème Université d’Eté du MANS

placée sous le haut patronage de Monseigneur le prince Louis, duc d’Anjou

du jeudi 11 juillet à 14 h 00 au dimanche 14 juillet 2013 à 16 h 00

« LES BOURBONS et le XXe siècle »

Pr Yves-Marie Bercé : Naples et Rome : les Bourbons et les résistances à l’unité italienne

Jordi Canal : Les Bourbons, d’Alphonse XIII à Juan Carlos 1er

Mr l’abbé Ch.-Philippe Chanut: Le Prince Alphonse, duc d’Anjou, et la crise de l’Eglise

Laurent Cheron : De l’abolition de la loi d’exil à travers les débats parlementaires en 1950

Paul-Marie Couteaux :  Le Général de Gaulle, les Bourbons et les Orléans

Mr l’abbé Cyrille Debris :  Une étoile qui a traversé le siècle : Zita Impératrice d’Autriche et Reine apostolique de Hongrie

Jacques Charles-Gaffiot : Deux décennies de commémorations capétiennes : 1987, 1989, 1993, 2004

Pr Tamara Griesser-Pecar : La « mission Sixte ». Les tentatives de paix séparée de l’Autriche durant la 1ère guerre mondiale  

Pr Philippe Lauvaux : Les stratégies matrimoniales

Daniel de Montplaisir : – Bourbons oubliés, Bourbons retrouvés : de Châteaubriand à Cattaui

Frère Augustin Pic : Les Bourbons dans les carnets du Cardinal Baudrillart

Philippe Pichot-Bravard : Un Roi pour le XXIe siècle ?

Christian Pinot : La thèse de droit de 1914 du Prince Sixte de Bourbon Parme sur les renonciations et la légitimité dans la Maison de Bourbon

Baron Pinoteau : L’entrevue de Fontainebleau en 1931 : entre légitimité de droit, légitimité d’exercice et légitimité tout court

Pr Jean-Yves Pons : – Le carlisme espagnol au XXe siècle fin et suite

                                – Une figure : le Prince Xavier de Bourbon Parme, du premier conflit mondial à Dachau, de la France à l’Espagne

Vivien Richard : Les Bourbons à Versailles au XXe siècle, leurs visites, réactions, aides et interventions

Axel Tisserand : Maurras, l’Action Française et les Princes

Guillaume de Thieulloy : Les relations concordataires entre l’Espagne et le Saint-Siège au XXe siècle

Jean Sévillia : (sous réserve)

http://www.centredetudeshistoriques.fr/ 

Comme les 19 années précédentes, la session 2013 se déroulera au Centre de l’Etoile, Le Mans(à 50 minutes de Paris par TGV) avec son cloître, sa chapelle, son parc ombragé, son restaurant et ses chambres qui seront attribuées dans l’ordre d’arrivée des chèques de règlement à l’ordre du CEH (voir les tarifs ci-dessous).

Chaque été depuis août 1994, le même Centre de l’Etoile a accueilli nos Universités d’Eté qui rassemblent différents courants de la Légitimité. Participent également à ces Colloques, soit comme conférenciers, soit comme auditeurs, des personnes qui ne sont pas royalistes mais qui aiment l’Histoire et qui ont un peu de curiosité d’esprit.


TARIFS :             355 € par personne   –  515 € par couple   –  100 € par étudiant 

Ce forfait comprend tout : hébergement, repas, conférences.

Les personnes qui préfèrent se loger en ville ou qui envoient leurs inscriptions quand toutes les chambres sur place sont déjà attribuées choisiront elles-mêmes leurs hôtels et réserveront elles-mêmes leurs chambres.

Dans ce cas, l’inscription aux conférences et aux repas se limite à :

200 € par personne  –  380 € par couple  –  100 € par étudiant


COUPON D’INSCRIPTION 

M. Mme, Mlle……………………………………………………………………………………………………………………..

Adresse……………………………………………………………………………………………………………………………….

Courriel………………………………………………………………………………………………………………………………..

O Je m’inscris aux journées CEH 2013 et je verse la somme de :

O  Adulte seul            O Ménage          O  Etudiant (e)

O Je ne peux m’inscrire mais, pour contribuer à la réussite, verse un don de :

O J’adhère à l’association (loi 1901) :

O  25 €  Adulte seul    O  38 €  Ménage       O  5 €  Etudiant (e)

Le 30 avril 2013.

Jean-Yves Pons.

 

 

 

A propos de la fin de l’opération Serval au Mali.

25 Avr

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Au lendemain du vote par l’Assemblée nationale de la poursuite de l’opération Serval au Mali (cf. http://www.opex360.com/2013/04/23/les-moyens-des-forces-armees-et-la-defense-europeenne-ont-ete-abordes-lors-du-debat-sur-loperation-serval-a-lassemblee/), on ne peut que réaffirmer que la France sera encore présente longtemps au Mali au travers d’une présence militaire articulée, même si le dispositif actuel tend à être désengagé, passant de plus de 4.500 personnels au plus fort de l’intervention à moins de 4.000 début mai, 2.000 en juillet et mille d’ici la fin de l’année.

Face au manque de volonté politique et à des décisions sans cesse renvoyées (cf. la publication du Livre blanc, annoncée puis repoussée sans cesse jusqu’au 29 avril prochain), il serait bon de se poser la question de savoir ce que la France veut faire et, peut-être plus encore, ce qu’elle a encore conscience d’être dans le concert des Nations. En effet, si elle veut demeurer, au moins en quelque manière « mère des arts, des armes et des lois »(Joachim du Bellay) , malgré les inepties, pour ne pas dire plus, qui sortent actuellement de ses assemblées législatives (cf. http://leblogdejeannesmits.blogspot.it/2013/04/mariage-pour-tous-je-lai-adopte-et-ca.html ), il est certain que le Consilium-Consulte  2013/03  relatif à l’abolition du dernier alinéa de l’article 89 de la Constitution de 1958) https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/04/05/consilium-consulte-n-2013003-exhortant-les-francais-a-prendre-leur-destin-en-main-a-abolir-la-republique-et-a-appeler-le-roi-legitime/ devra être mis en œuvre au plus vite et qu’une action visant à faire connaître l’existence d’une alternative au système actuel devra être entreprise avec force et vigueur. Car en son absence, le risque d’une guerre civile, même larvée, n’est pas à exclure.

CC(r) François Romain, Conseiller aux Armées du Conseil dans l’Espérance du Roy

Le 25 avril 2013, anniversaire de Louis XX, Roy de France                                                                                             http://velay-o-vivarais-royal.blog.fr/2013/04/25/jeudi-25-avril-2013-anniversaire-de-15789459/

Dans l’Adrar de Tigharghâr.

1 Mar

Quelque nouvelles de nos soldats dans le désert brûlant du Mali :

Depuis le début de l’opération Serval au Mali et la progression rapide des forces de la coalition franco-aficaine les rebelles islamistes se sont progressivement repliés vers le nord du pays et, en particulier, dans l’Adrar de Thigharghâr. C’est aujourd’hui  dans ce massif rocheux, riches en abris de tous ordres, que se livrent des combats déterminants pour la suite des opérations militaires. Les forces armées françaises y sont courageusement et efficacement aidées par les troupes tchadiennes et nigériennes.

Selon Bilal ag Acherif, chef du MNLA (Touaregs devenus discrètement les alliés de nos troupes !), «Il y a de nombreuses zones où se trouve AQMI, jusqu’à l’ouest de Tombouctou, mais Tigharghâr, c’est leur point d’ancrage. C’est là que se trouve le gros de leurs forces, humaines comme matérielles. Le combat en cours y est d’une importance capitale

Le 26 février, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, affirmait que les combats se poursuivent faisant «beaucoup, beaucoup de morts jihadistes. (…) Au Mali, on est en train de toucher au dur. (…) Nous sommes chez eux (les islamistes), nous sommes rentrés dans leurs maisons, ils sont là et comme ils se battent fort, c’est qu’ils ont des choses à défendre».

Selon un notable de la ville d’Aguel’hoc, de passage à Kidal : «Il y a les troupes françaises et tchadiennes au sol, mais aussi beaucoup de frappes de Tigre.» Il affirme que deux camps d’entraînement du Mujao ont été touchés par des frappes aériennes et que plusieurs dizaines de combattants des environs de Gao ont été tuées. Les frappes aériennes françaises se poursuivent visant des dépôts, des abris ou des camps grâce à des informations recueillies au sol. Selon le notable, un jeune garçon d’Aguelhok a été surpris par les islamistes et exécuté pour avoir posé des dispositifs de pointage pour les frappes aériennes françaises.

Mais les soldats tchadiens on déjà payé un lourd tribut à ces combats («1.200 soldats français épaulés par 800 Tchadiens poursuivent la traque des djihadistes et de leurs chefs dans la région de Tessalit», rapportait l’AFP, le 28 février.) avec 25 morts à ce jour.

Le Journal du Tchad témoigne de la réalité des combats en rapportant qu’«une soixantaine de soldats blessés lors des violents affrontements le week-end dernier (23-24 février, NDLR) avec les terroristes près des grottes de l’Adrar des Ifoghas maliens» on été admis dans des hôpitaux de Niamey, au Niger.

Le ministre tchadien de la Communication a annoncé la prise de la base arrière des terroristes au cours desdits affrontements, et que « les quelques renégats qui se trouveraient dans ces massifs seront récupérés un à un et seront traités comme tels par les Forces de Défense et de sécurité tchadienne« ».

Parmi les militaires tchadiens blessés, figure le général Mahamat Idriss Deby, le fils du président tchadien qui a été rapatrié en France où il devrait être désormais soigné.

Le 26 février, François Hollande avait d’ailleurs adressé un message de condoléance à son homologue tchadien: «C’est avec la plus grande tristesse que j’ai appris avec consternation la mort de vingt-trois soldats tchadiens au cours des combats meurtriers qui ont eu lieu au Nord du Mali, dans le massif des Ifoghas

Le mercredi 27 février, un véhicule blindé léger du GTIA 3 a sauté sur une mine à In Taghlit près de Tessalit, deux soldats français sont blessés, l’un légèrement, peut regagner son unité lendemain, le second plus sévèrement touché, est évacué vers la France.

Le 28 février, l’armée française déclarait avoir découvert en quelques jours, grâce à la coopération de la population locale, près d’une quinzaine d’ateliers et de caches, 4 mortiers de 82 mm, environ 70 roquettes de 122 mm, 9 sacs de 50 kg de produit explosif, 3 bonbonnes d’explosif artisanal.

Hier matin, l’état-major de armées françaises précisait que les combats des jours précédents ont faits environ 130 morts chez les islamistes. Dont 90 tués par les Tchadiens et 40 par les Français. Ces derniers lors d’un raid aérien contre une colonne de six pick-up au cours duquel Abdelhamid Abou Zeid aurait été tué. Selon le journal Le Monde, la mort de Abou Zeid est confirmée par une source fiable proche des opérations militaires en cours dans le nord du Mali. 43 combattants de sa katiba auraient été tués avec lui.

Les médias officiels parlent peu en France de cette guerre discrète et pourtant menée avec intelligence et efficacité par nos forces armées et leurs alliés. Ils lui préfèrent les contorsions festives du lobby LGBT ou l’amnistie votée au Sénat pour les délits commis par des syndicalistes violents.

Le Conseil dans l’Espérance du Roi se doit de rendre hommage à nos soldats.

Le 1er mars 2013.

Billet d’humeur de Jean Bouvier: Contre toute condamnation « en bloc » du colonialisme.

15 Jan

 

A titre personnel, et peut-être, sans doute, parce que mes grands-parents maternels étaient respectivement de 1891 et 1893, un de mes grands-oncles maternels étant mort durant la Première Guerre Mondiale, j’ai toujours refusé le dogme de l’anticolonialisme béas que l’école républicaine a tenté d’inculquer à plusieurs générations avec un grand succès…

Ma position ne peut qu’être renforcée par la lecture du texte suivant, qui provient du site http://www.journaldumali.com/article.php?aid=5773 et qui, mis à part l’emphase sur la qualité « d’homme d’Etat » de l’actuel résident de l’Elysée, se passe de commentaires.

Edito : « Serval  » au secours du Mali…

Par Mame DIARRA DIOP – 14/01/2013

« Serval », c’est le nom emblématique de l’opération militaire menée au Mali, par la France, contre les jihadistes du Mujao, d‘Ansar Dine et d‘Aqmi en totale surprise. On ne l’oubliera pas !

Il faut tout d’abord saluer, la main tendue de la France à notre pays malmené depuis 8 mois par les jihadistes et terroristes de tout bord, infiltrés au Nord et contre toute libertés individuelles et tolérance…Fran 

Il faut ensuite reconnaître la finesse politique de François Hollande, qui n’a jamais laissé entrevoir à l’ennemi une implication rapide et soudaine de la France dans la crise malienne. Prudence dans le discours, caution des Nations Unies, furent les maîtres mots d’un président, qui aujourd’hui dirige la cellule de commandement de l’opération « Serval ». Voilà un homme d’Etat qui s’affirme de jour en jour et la surprise est plutôt agréable. Ceux qui sont franco-maliens doivent aujourd4hui se sentir fiers de leur double nationalité.

Ainsi, l’ennemi surpris, en voit des déconfitures depuis trois jours : destructions des bases, entrepôts d’armes et positions, tout est destiné à réduire la force de riposte des hommes du Mujao, d’Aqmi ou d’Ansar Dine…et à parer à toute récupération de territoire. Il reste à la force de sécurisation d’agir.

Deuxième chose, l’Etat d’urgence. La sécurité est au maximum en France tout comme à Bamako, où conscients de l’extrême sensibilité de la situation, les autorités ont déclenché le niveau optimal d’alerte. Vigipirate en France, quand le Mujao menace d’attaquer le cœur de la France, surveillance au sommet, quand Bamako pourrait être la cible d’attentats, les citoyens sont appelés à la prudence.

Aujourd’hui, les Maliens soufflent grâce à la France. Les ressortissants du nord respirent face à une initiative qui a permis d’ébranler nos pairs africains et ceux de la CEDEAO qui n‘attendaient visiblement que cela. Car il fallait une tête de commandement pour mener la croisade Mali.

 Désormais, le champ de bataille est ouvert pour la force Africaine, MICEMA (Mission de la CEDEAO au MALI) . Et les soldats de l’Afrique n‘ont plus d‘autre choix que de réagir, en apprenant la leçon de la France et sa puissance de frappe. Surtout, cette guerre devra nous apprendre que les armées ne sont pas que des bataillons d’hommes sans formation, ni engagement patriotique, et recrutés ou nommés dans n’importe quelles conditions… 

« Vive la France ! Vive François Hollande ! » , crient en chœur les habitants de Gao, Léré et Tombouctou, où la traque a déjà commencé…

Désormais, le Mali retient son souffle… en attendant la libération totale et complète du Nord…

Le 15 janvier 2013.

Jean Bouvier.