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Les rois de Suède et des Pays-Pas s’interrogent sur l’afflux de « migrants  » dans leur royaume.

16 Sep
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Un peu de décorum ne nuit pas. Ouverture du Parlement aux Pays-Bas par Willem-Alexander et son épouse la princesse Maxima.

Les Rois de Suède et des Pays-Bas expriment leurs inquiétudes et leurs émotions face à la crise des migrants qui secouent l’Europe dans deux styles différents .

Selon le magazine en logne « The Local », le Roi de Suède Carl XVI Gustav Bernadotte , a exprimé ses inquiétudes lors de l’Ouverture du parlement faisant écho au discours du Premier ministre suédois qui réclamait que les pays membres de l’Union assume leur rôle d’accueil avec un quota identique d’immigrés tout en marquant ses inquiétudes sur le danger militaire que la Russie ferait planer sur le continent, rappelant que le royaume de Suède ne demande aucune adhésion à l’OTAN .

Pour son confrère , le Netherland Times, le Roi Guillaume-Alexandre de Nassau a rappelé que la crises de réfugiés , due principalement au conflit syrien, devait faire l’approche d’une gestion compréhensive de tout un chacun et combattre ce trafic des humains généré par le conflit contre DAESH. Revenant justement sur les conflits actuels, du Mali à l’Ukraine, le Roi a exprime ses inquiétudes sur le fait qu’ils menaçaient directement les frontières des états européens tout en se félicitant de la bonne tenue économique de son royaume et sa collaboration avec l’Otan

Entretien avec Alain de Benoist. « Finalement, la volte-face d’Aléxis Tsípras s’explique très bien »

8 Août

Voici une excellente analyse d’Alain de Benoist (publiée sur le site Metamag –http://metamag.fr-) sur la crise grecque et que nous vous conseillons de lire. Vous y retrouverez l’essentiel de ce que nous vous avons exposé à de nombreuses reprises depuis le début de cette affaire.

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« Finalement, la volte-face d’Aléxis Tsípras s’explique très bien »

le 01/08/2015

On ne comprend plus grand-chose à ce qui se passe en Grèce. Grâce ou à cause d’Aléxis Tsípras, les Grecs ont massivement voté « non » aux diktats lors du référendum du 5 juillet, mais deux jours plus tard le même Tsípras acceptait de se soumettre à des mesures encore plus coercitives…

Le 5 juillet, les Grecs ont dit non, massivement non, à la politique d’austérité imposée par l’Union européenne. C’est la première fois qu’un peuple était appelé à se prononcer sur la sauce à laquelle on prétendait le manger. Plus précisément, c’est la première fois qu’un peuple se voyait donner la possibilité de se prononcer politiquement sur une doctrine économique, en l’occurrence la dogmatique de l’orthodoxie néolibérale imposée par les prêteurs usuriers de l’oligarchie mondiale. Ce n’est pas rien. Et cela restera une date historique, quoi qu’il se soit passé par la suite. Exactement comme le « non » français du 29 mai 2005, qui fut lui aussi bafoué.

La volte-face d’Aléxis Tsípras a surpris tout le monde, mais s’explique finalement très bien. Tsípras ne voulait pas quitter la zone euro, et les Grecs ne le voulaient pas non plus. Or, le maintien dans la zone euro impliquait l’austérité. Vouloir conserver l’euro sans avoir l’austérité, c’est vouloir un cercle carré. Face aux exigences toujours plus dures de l’Eurogroupe et de la Troïka, Aléxis Tsípras n’avait le choix qu’entre renverser la table ou passer dessous. N’ayant pas voulu la renverser, il a suffi de le menacer d’une expulsion de son pays de la zone euro pour l’amener à capituler.

Une monnaie unique n’est viable qu’entre des pays de structure et de niveau économique comparables, ou bien alors comme monnaie d’une Europe politiquement unifiée, aujourd’hui inexistante, avec ce que cela implique de transferts financiers entre les pays les plus riches et les plus pauvres. La Grèce n’aurait jamais dû rentrer dans l’euro, car son économie ne peut pas fonctionner avec une monnaie qui n’est qu’un mark étendu.

Et maintenant, que va-t-il se passer ?
On repart pour un tour. Plutôt que de restructurer la dette grecque, ce qui aurait impliqué des pertes pour les banquiers ayant investi dans cette dette, on va continuer à accorder de nouveaux prêts à une entité en faillite, avec en contrepartie des exigences d’une ampleur jamais vue, qui ne pourront être satisfaites qu’au prix d’un nouvel appauvrissement, d’une nouvelle baisse des rentrées fiscales, d’une déflation qui alourdira le poids de la dette, sans aucune possibilité de redressement de la situation ni possibilité de procéder aux réformes de structure nécessaires.

Les perroquets qui répètent des propos de bistrot peuvent bien dauber sur la « fainéantise » des Grecs et la « gabegie des fonctionnaires ». Ils feraient mieux de consulter les chiffres de l’OCDE. En 2014, les Grecs ont travaillé en moyenne 2.042 heures, soit plus que les Français (1.489 heures) et les Allemands (1.371 heures). En 2011, les fonctionnaires représentaient en Grèce 8 % de l’emploi, contre 11 % en Allemagne. En réalité, Joseph Stiglitz et Paul Krugman, tous deux prix Nobel d’économie, l’ont dit avec netteté, et l’ancien ministre Yánis Varoufákis n’a lui aussi cessé de le rappeler, l’économie grecque s’est effondrée, non pas en dépit, mais à cause des mesures d’austérité qu’on lui a imposées. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on se retrouvera dans quelque temps exactement dans la même situation qu’auparavant. Le FMI prévoit déjà que le taux d’endettement atteindra d’ici deux ans 200 % du PIB. D’ici là, une crise politique est plus que probable. Comme disait le regretté Philippe Muray, « le réel est reporté à une date ultérieure ».

Mais en plaçant la Grèce sous tutelle politique, administrative et financière, au moyen d’un véritable coup d’État de fait, l’Union européenne a également révélé son véritable visage. La « Déclaration » adoptée à Bruxelles le 12 juillet est à cet égard sans équivoque : « Le gouvernement [grec] doit consulter les institutions [européennes] et convenir avec elles de tout projet législatif dans les domaines concernés avant de le soumettre à la consultation publique ou au Parlement. » On savait déjà, grâce au « théorème de Juncker » (« Il ne peut pas y avoir de choix démocratiques contre les traités européens »), que l’idéologie dominante repose sur ce principe simple que les contraintes économiques et sociales édictées par l’oligarchie ne peuvent en aucun cas être modifiée par des résultats électoraux. On voit maintenant, les résultats du référendum ayant été transformés en leur exact contraire par une sorte de diktat de Versailles à l’envers (« La Grèce paiera ! »), que l’aboutissement logique de l’orthodoxie néolibérale est bien de faire disparaître toutes les souverainetés politiques au profit d’une coalition de puissances privées et de transformer les nations européennes en autant de colonies ou de protectorats soumis à la « politique de la canonnière » des firmes multinationales et des marchés financiers.

Dans le « dénouement » de cette affaire, quel a été le rôle joué par Barack Obama ? Dans quelle mesure la Grèce peut-elle figurer sur l’agenda de la Maison-Blanche ?
Obama est un pragmatique : l’accord qu’il vient de négocier avec l’Iran en est la preuve, tout comme sa décision de mettre fin au blocus contre Cuba. Tout comme les dirigeants de l’Union européenne, plus qu’une contagion financière de la crise grecque, c’est une contagion politique et idéologique qu’il redoute. Il sait enfin que la Grèce est un pays clé de l’OTAN, et il veut l’empêcher de se tourner vers Moscou. Le cas échéant, si la situation continue à se détériorer, les États-Unis n’hésiteront pas à susciter un coup d’État militaire. Le parakratos, l’« État souterrain » mis en place à l’époque de la guerre froide par les services américains, ce « para-État » qu’on avait vu se mobiliser au moment de la triste dictature des colonels, est loin d’avoir disparu.

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

Communiqué du Conseiller aux Armées du CER. Les limites de la politique (?) militaro-industrielle de la France

29 Juil

La France, de mère des arts, des armes* et des lois à simple industriel souvent dupé…

Unknown

On apprenait hier que l’Egypte pourrait acheter deux autres FREMM  (Frégate Multi-missions) à la France pour compléter celle acquise en juin dernier alors que le nombre des corvettes Gowind 2500 pourrait passer des quatre initiales à un total de huit… et ce alors même que le régime prétend demander le paiement de l’énergie électrique à l’ensemble des lieux de culte… en prétextant l’existence d’une grave crise économique. Autant dire qu’il est plus que probable que les unités en question risquent fort d’être payées par le contribuable français, en espérant qu’elles ne servent pas à combattre les intérêts mêmes de la France. (Petite parenthèse : il faut reconnaître que le Maréchal Ben Sisi nous arrange bien du point de vue géopolitique mais nous ne devons pas oublier ce qu’il est, à savoir le digne successeur de Nasser, Sadate et Moubarak…).

Photex MISTRAL TONNERRE

 

 

Par ailleurs, ce jour, 28/07, on apprend que le résident actuel souhaite prendre une décision « dans les semaines à venir » à propos de l’avenir des deux BPC  Bâtiments de projectio et de commandement) commandés par la Russie, ayant évoqué des « obligations contractuelles » bilatérales dans le cadre du contrat d’une valeur de 1,2 G€ bloqué par le conflit en Ukraine. Selon le quotidien russe Kommersamt, la France pourrait résilier le contrat contre un remboursement partiel de 785 M€, assorti de l’autorisation donnée par Moscou à Paris de réexporter les bâtiments. Tout en sachant que cette nouvelle opération d’exportation devra se faire à perte, dans la mesure où les BPC russes ont été construits selon les desiderata russes – difficile de parler de besoins, le contrat ayant toujours été plus politique que militaire – et ne correspondant par suite ni aux critères de la Marine nationale, ni à celles de l’OTAN. A moins de ne suivre la politique à courte vue du résident américain actuel afin de se préparer à contrer une attaque de la Russie… alors même que cette dernière est sans doute au moins autant que les Etats-Unis, si ce n’est nettement plus, un instrument de stabilité dans le contexte mondial actuel.

Pour défendre un pays, la France en l’occurrence, est nécessaire une vision de long terme et non pas simplement une suite de contrats autant éphémères qu’aléatoires permettant de faire face à une politique qui, depuis bien longtemps, dépense plus qu’elle n’est en mesure d’aider à produire. Vivement le Roi !

Le 28/07/15

CC(r) François Romain, CJA, Conseiller aux Armées du Conseil dans l’Espérance du Roi.

* Joachim du Bellay

Communiqué du Conseiller aux Armées du CER. Conférence « NATO IN A CHANGING WORLD : A MARITIME PERSPECTIVE »

7 Fév

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Le Centre d’études stratégiques de la Marine et le Commandement maritime de l’OTAN ont le plaisir de vous convier à la conférence :

NATO IN A CHANGING WORLD : A MARITIME PERSPECTIVE

Vice-amiral Peter HUDSON

Commandant le Commandement Maritime de l’OTAN – Northwood (UK)

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Mardi 10 février 2015 15h00-16h30

AMPHITHEATRE SUFFREN (CESM) – ECOLE MILITAIRE
5, PLACE JOFFRE PARIS 07

(Inscription obligatoire à : m.perondoise@mc.nato.int en indiquant nom, prénom, date et lieu de naissance)

Livraison des BPC Mistral à la Russie ? On est dans la merde !

5 Sep

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Il n’est pas ici le lieu d’être vulgaire, mais cela a été la première réaction à la lecture des communiqués repris entre autre par Mer et Marine et Le Marin faisant état de la suspension de la livraison des BPC (Bâteaux de projection et de  commandement) russes à leur destinataire, alors même que l’entraînement des futurs équipages russes est en cours en France…

Certes, l’absence d’une solution en cas de passage de la suspension à l’annulation du contrat est de mauvais augure (mais les gouvernements républicains agissant sous la pression de leurs « alliés » ou prétendus tels et ce à la veille d’un sommet otanien nous ont habitué à cela depuis beau temps).

Cependant, la seule option envisageable, n’en déplaise à ceux qui voudraient les voir débuter sous le drapeau de l’OTAN, serait une reprise pure et simple de ces deux bâtiments de la part de la Royale, même si cela pourrait (et même devrait si la mathématique n’est pas une opinion) se solder par des coupes (une fois encore) portant sur certains autres programmes (les BATSIMAR – bâtiment de surveillance et d’intervention unique – par exemple…) avec ce que cela ne pourrait pas manquer de signifier en termes de présence au sein de notre immense ZEE( Zone économique exclusive) … A moins que l’on ne veuille dépêcher en Martinique, Guadeloupe ou aux TAAF (Terres australes et antarctiques françaises) un BPC tout neuf (et peu ou pas armé…) pour faire de la SURPECHE et de la présence à l’exemple de ce qui a été fait récemment dans le cadre de la surveillance de la pêche au thon rouge en Méditerranée (cf. https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/05/30/communique-du-conseiller-aux-armees-du-cer-9/).

En attendant, espérons que, bientôt, la France saura à nouveau dialoguer pour son compte, son bien et le bien commun de la communauté internationale, avec son voisin russe en toute indépendance et en gardant le cap sur le long terme.

CC(r) François Romain, CJA, Conseiller aux Armées du CER

Mistral

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (8 mars 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

7 Mar

*  En mémoire de Charles de Gaulle :

Hubert Védrine a remis en novembre dernier, au président de la République, son rapport sur «Les conséquences du retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN)», décidée en mars 2009 par Nicolas Sarkozy. L’ancien ministre des Affaires étrangères, qui s’était montré hostile à la décision de l’ancien président de la République, souhaite aujourd’hui un renforcement de l’influence de la France dans l’Alliance atlantique.Hubert Védrine estime qu’une nouvelle sortie française du commandement intégré de l’Otan « n’est pas une option », mais que la France doit mener une politique audacieuse pour renforcer son influence au sein de l’Alliance atlantique. François Hollande n’avait pas exprimé durant la campagne électorale l’intention de revenir sur le choix de Nicolas Sarkozy de réintégrer en 2009 le commandement intégré de l’Otan, mais avait demandé à l’ancien ministre des Affaires étrangères d’évaluer dans un rapport les conséquences pour la France de ce retour.Selon un communiqué de l’Elysée, l’ancien ministre des Affaires étrangères a « proposé des pistes pour renforcer l’influence de la France au sein de l’Alliance atlantique. Il a également examiné les moyens de relancer une dynamique positive pour l’Europe de la défense. » Ajoutant que «  le président de la République en a largement approuvé les conclusions aussi bien sur le renforcement de l’influence de la France au sein de l’OTAN que sur la mobilisation de nos partenaires européens en faveur de l’Europe de la défense. »Pour l’ancien ministre des Affaires étrangères, comprendrale bilan de ces cinq années est « mitigé », mais aucun des partenaires de la France ne comprendraitit que celle-ci revienne en arrière ! Pour Hubert Védrine, le débat politique national est apaisé sur ce sujet et la France doit maintenant « adopter une politique beaucoup plus active dans l’OTAN »explique t-il dans un entretien au journal Le Monde. En ce qui concerne l’Europe de la Defense, Hubert Védrine estime que les avancées souhaitées lors de la réintégration de la France au commandement intégré de l’OTAN n’ont pas été obtenues mais que « cela ne tient pas seulement à une inefficacité française. Il n’y a pas de volonté forte en Europe en matière de défense. ». Qu’en termes « de bois » ces choses-là sont dites !
Mais aujourd’hui Régis Debray (ancien chargé mission en relations internationales du gouvernement Mitterrand) lui répond dans une lettre ouverte publiée par Le Monde diplomatique de ce mois-ci : « La France doit quitter l’OTAN » !

Il conteste les conclusions d’Hubert Védrine et prédit, entre autres, que si elle demeure dans l’OTAN, la France pourrait devenir un second Québec.

En gros, Debray reproche à l’OTAN de transformer l’Europe, et en particulier la France, en satellite des États-Unis, et ce, sans véritable avantage militaire, économique ou politique. Pire, l’OTAN serait une organisation nuisible parce qu’elle proviendrait d’une conception des relations internationales qui date de la guerre froide et qui ne laisse aucune place aux mécanismes pacifiques de négociation internationale. Puis, prenant un peu de hauteur philosophique, Debray s’insurge contre l’émergence d’un Occident simplifié qui serait représenté de plus en plus par les États-Unis. Il termine sa lettre avec une réflexion sur la féminisation des alliés des États-Unis, par opposition à des alliés aux sociétés viriles. Dans ce combat entre Mars et Vénus, il prédit la victoire de Mars

La lettre de Régis Debray a de quoi soulever quelques polémiques. En voici trois :

Il écrit avec brio : « Loger dans le fourre-tout «terrorisme» (…) les salafistes wahhabites que nous pourchassons au Mali, courtisons en Arabie saoudite et secourrons en Syrie conduit à se demander si, à force d’être interopérable, on ne va pas devenir interimbécile». Nul ne peut nier que la remarque est judicieuse !

Ailleurs, de manière plus prédictive et donc plus contestable : « Il se pourrait bien que la méthamorphose de l’ex-«grande-nation» en «belle province» vers quoi on se dirige – sans tourner les yeux vers le Québec, hélas, où des stages de formation seraient les bienvenus – servent finalement notre bonheur et notre prospérité».

Enfin, dans une grande interrogation philosophique où il rapporte la pensée d’Ibn Khaldoun (1332-1406): «(…) que les États voient le jour grâce aux vertus viriles et disparaissent avec leur abandon».

Que de beaux débats en perspective et qui ne manqueront pas de nous interpeller …

*  Ils sont chez nous :

Nous n’avons pas manqué d’attirer l’attention sur le développement de cellules djihadistes dans certains quartiers de nos banlieues et sur l’urgence de mesures préventives autant que curatives dans ces sanctuaires de la délinquance et du crime. Après l’affaire Merah et la mise en évidence des dysfonctionnement (pour ne pas dire plus) de certains services de sécurité, les pouvoirs publics donnent aujourd’hui l’impression de commencer à se pencher plus sérieusement sur cette grave question. Nous en voulons pour preuve l’arrestation il y a deux jours de deux « jeunes » de ces banlieues à Marseille et la saisie d’armes et de matériel susceptible de servir à la réalisation d’explosifs. Le ministère de l’Intérieur les soupçonne de « préparer des actes de terrorisme« .

On sait à vrai dire peu de chose sur ces deux « jeunes gens » sympathiques, âgés de 18 et 20 ans. L’un a cependant déjà été condamné pour vols et usage de stupéfiants (comme cela est fréquent dans ces milieux). L’autre n’a pas (encore !) de casier judiciaire.

Les services de renseignement s’intéressaient à eux depuis plusieurs mois. Les deux suspects appelaient au djihad sur internet, et notamment Facebook. Ils ont plusieurs fois posté des vidéos de propagande où on les voit dire qu’ils sont « prêts à mourir pour Allah au nom d’Al-Qaïda« .

Le père d’un des deux jeunes, âgé de 70 ans, a lui aussi été placé en garde à vue car les enquêteurs ont découvert des armes à son domicile. Ils ont également trouvé des produits rentrant dans la composition d’explosifs.

Récemment, les deux jeunes avaient clairement manifesté l’intention de se procurer des armes et du peroxyde d’acétone (un produit explosif).

Mais, à ce fait divers vient de s’ajouter l’annonce de l’arrestation au Mali cette semaine, dans le cadre des actions de nos forces armées dans l’Adrar des Ifoghas, d’un djihadiste « Franco-Malien » (sic), pris les armes à la main ! Un second « Franco-Malien », arrêté en novembre dernier dans le centre du Mali alors qu’il cherchait à rejoindre les groupes islamistes du nord a été remis hier aux autorités militaires françaises. Notons cependant que cet homme était, en France, sous le coup d’une mesure de contrôle judiciaire dans une autre affaire de terrorisme. Il lui était donc interdit de quitter le territoire français. Il en est sorti avec les papiers d’un troisième individu, également arrêté.

« Que fait la police ? » Mais aussi qu’en pense Madame Taubira, qui tient envers et contre tout à « désengorger nos prisons » ?

Ce ne sont pas les prisons qu’il faut désengorger, c’est la France.
Et notre ministre des Armées, Jean-Yves Le Drian,  de parler avec une « insoutenable légèreté » d’une « possible filière terroriste de guerre, qui pourrait accueillir certains jeunes en quête d’un destin radical, comme certains ont pu le faire en Afghanistan ou en Syrie. »  Affirmation, vous l’aurez compris, non « politiquement correcte » et démentie dès aujourd’hui par M. François Hollande lui-même qui a déclaré : « Je ne pense pas qu’on puisse parler de filière. Il y a effectivement un certain nombre de concitoyens perdus, parfois travaillés par des milieux extrémistes et fondamentalistes, qui peuvent se retrouver sur un certain nombre de théâtres d’opérations« . Ils s’y retrouvent comment, sinon en s’y rendant volontairement ?…

On croit rêver. Mais quand se départiront-ils de cet angélisme aussi stupide que potentiellement criminel ?

*  Nos médias athées prétendent élire le pape :

Alors que la date du conclave approche, la grosse presse mécréante, lorsqu’elle n’est pas carrément christianophobe, prétend « faire » le prochain pape. C’est ce que met en évidence Yves Chiron dans sa lettre Aletheia http://www.aletheia.free.fr/aletheia.htm :

« À partir du XVIe s., certaines puissances politiques (la France, l’Espagne et l’Empire austro-hongrois) ont cherché à influencer les conclaves en utilisant ce qui a été appelé abusivement un « droit de veto ». Avant le conclave, et plus encore pendant le conclave, ces états s’arrogeaient le droit de faire connaître, solennellement ou de manière plus feutrée, quel cardinal ou quels cardinaux étai(en)t leur(s) favori(s) – ce qu’on appelait l’ ”inclusive” – ou inversement le nom de celui ou de ceux dont ils ne voulaient pas comme pape – ce qu’on appelait l’“exclusive ». Quatre mois après son élection, Pie X publia une constitution, Commissum nobis (20 janvier 1904) pour condamner ce « veto des laïcs qui a été mis en avant plus d’une fois par les souverains de quelques pays pour interdire à quelqu’un l’accès au souverain Pontificat » et qui est en opposition avec « cette entière liberté dans l’élection du souverain Pasteur ». Depuis cet acte historique, les gouvernements n’ont plus cherché à intervenir ouvertement dans l’élection des papes, mais ils ont parfois continué à faire connaître leur préférence en recevant les cardinaux de leur pays avant le départ pour Rome ou par l’intermédiaire de leur ambassadeur auprès du Saint-Siège.

En revanche, la presse et les autres moyens de communication ont, de plus en plus, cherché à influencer l’élection pontificale. Le moyen le plus simple et le plus connu sont les listes des papabili qui sont publiées dans les jours qui précèdent l’ouverture des conclaves. Mais ces listes sont assez arbitraires. Nombre de cardinaux dont le nom est mis en avant ne bénéficient ensuite, durant le conclave, d’aucun vote. Dans cette période d’attente, la presse peut aussi lancer des campagnes de discrédit ou des théologiens se saisir de l’occasion pour faire avancer leurs thèses et revendications. Enfin, il y a les tentatives, discrètes, de certains groupes ecclésiaux pour influencer directement les cardinaux avant que les portes du conclave ne se ferment. »

Heureusement que les « voix du Seigneurs » sont impénétrables !

*  Voici une information sidérante…à vérifier :

Bonne nouvelle, la CAF, oui oui, la Caisse d’Allocation Familiale vous offre votre électroménager !

Conditions : être étranger, ne pas travailler et être résident en France !

Voici l’histoire : 

Un « Français » d’origine maghrébine, se présente au magasin pour demander une facture proforma pour un téléviseur. Notre brave homme porte son choix sur un appareil à 499 euros.
Quelques jours plus tard, notre brave homme revient avec sa facture tamponnée de la CAF, accompagnée d’un courrier toujours de la CAF mentionnant 
« aide exceptionnelle » et un chèque de 499 euros.

Oui vous avez bien compris la CAF lui offre son téléviseur…

Une recherche des éventuels achats de ce monsieur est faite . Sur un an, il a acheté pour plus de 7000 euros d’électroménager, le dernier en date étant un réfrigérateur américain à 749 euros et là encore, la CAF a frappée, 700 euros « d’aide exceptionnelle » à l’achat de ce réfrigérateur.

Ceci n’est qu’un exemple.

Nous aimerions connaître le montant et les bénéficiaires des aides exceptionnelles de ce genre allouées par la CAF !

Il va falloir que les riches deviennent très pauvres et que la France soit complètement ruinée pour que ça s’arrête ! Mais ne désespérez pas, c’est en route.

La preuve ?

Les ROMS que l’on expulse à coups de millions d’euros mais qui reviennent avec d’autres noms…BENEFICIENT de caravanes ULTRA MODERNES, avec les AIDES DE LA C A F TOUS LES 5 ANS. Sans compter avec le Sénat  qui prépare une loi pour que les aires d’accueil des ROMS soient à nos frais.

Voici le lien de l’objet : 
> > http://www.senat.fr/leg/ppl11-728.html

Proposition de loi du sénat de juillet 2012 n°728

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Le château d’EU

La ville d’Eu (76260) s’enorgueillit d’un patrimoine riche et varié : site archéologique gallo-romain, collégiale du XIIe siècle, hospices du XVIIe siècle, chapelle du collège des Jésuites abritant les cénotaphes de Catherine de Clèves et Henri de Guise, etc.

Un de ses attraits majeurs réside également dans son château. Palais situé au cœur de la ville d’Eu, entre Normandie et Picardie, entre mer et forêt.

Le bâtiment actuel fut commencé en 1578 par Henri de Guise et Catherine de Clèves, puis terminé en 1665 par la Grande Mademoiselle, cousine germaine du roi  Louis XIV.

Il devint la résidence d’été de Louis-Philippe, roi des Français (1830-1848), qui y reçut deux fois la reine Victoria d’Angleterre en 1843 et 1845, signifiant ainsi « l’Entente cordiale » entre la France et le Royaume-Uni.

Demeure de la famille d’Orléans jusqu’au début du XXème siècle, le château connut entre 1872 et 1886 une période de grands travaux sous la direction du célèbre architecte Eugène Violet-le-Duc. En 1902, le château est touché par un incendie

En 1905, l’édifice fut acquis par l’ancienne famille impériale du Brésil, les princes d’Orléans-Bragance.

En 1964, après de multiples pérégrinations, la ville d’Eu se porta acquéreur du château.

En 1973, la municipalité y installe sa mairie et le Musée Louis-Philippe est créé ; Martine Bailleux-Delbecq en devient conservateur.

En 1985, pour faire mieux connaître le château et contribuer à l’enrichissement des collections, l’Association des « Amis du Musée Louis-Philippe du château d’Eu » est fondée par Isabelle d’Orléans et Bragance (1911-2003), comtesse de Paris et mère de l’actuel chef de la famille d’Orléans avec l’aide du conservateur.

En 1987, le parc et les dépendances de l’ancien domaine royal, situés sur le territoire de la ville d’Eu, sont classés.

En 2006, départ à la retraite de Martine Bailleux-Delbecq et Alban Duparc, attaché de conservation, devient responsable du musée.

En 2007, Gabriel de Broglie, chancelier de l’Institut de France, succède à la comtesse de Paris, en tant que président d’honneur des Amis du Musée Louis-Philippe du château d’Eu qui en sont un des soutiens les plus actifs.

Une partie de l’ancien domaine royal du château demeure privée et appartient aux héritiers d’Isabelle d’Orléans-Bragance, ses fils Michel, Jacques d’Orléans et un de ses petits-fils, Robert d’Orléans, fils du défunt prince Thibault (+1983).

Après sa fermeture hivernale, Le musée Louis-Philippe du château d’Eu réouvre ses portes au public à partir du 15 mars 2013 à 14 heures. L’occasion sera ainsi donnée de voir l’une des acquisitions les  plus marquantes du musée, présentée pour la première fois lors de cette réouverture, une toile représentant le duc de Penthièvre ramenant les cercueils des princes de sa famille de Rambouillet (78120) et à Dreux(28100). A noter que la ville d’Eu a reçu un prix spécial du concours « Les rubans du patrimoine » pour la restauration de la galerie de Guise du château d’Eu.

Petit-fils de Louis XIV et de la marquise de Montespan, Louis-Jean-Marie de Bourbon (1725-1793), duc de Penthièvre, devient comte d’Eu en 1775. Sa fortune immobilière et financière est alors la plus grosse de France. Suite à la vente de son domaine de Rambouillet à Louis XVI, il exhume les cendres de sa famille pour les transporter à l’église collégiale Saint-Etienne de Dreux. Ce geste de piété inspirera à ses descendants la construction, dans la même ville, de la Chapelle Royale.
Tourné vers la vie contemplative, aimé du peuple, le duc de Penthièvre était tout particulièrement célébré dans l’escalier d’honneur du château, grâce à cette grande toile commandée par son petit-fils, Louis-Philippe.
Ce tableau a été récemment restauré avec l’aide de l’Association des Amis du Musée, de la Fondation du Patrimoine ainsi que de l’Etat et d’une souscription publique.

Le 8 mars 2013.

Jean-Yves Pons.

Réflexions sur la nouvelle stratégie navale.

7 Jan

 

Le XXI° siècle qui vient de s’ouvrir a connu bien des évolutions pour ne pas parler de révolutions : guerre multilatérale au terrorisme international, abandon/suspension de la conscription et passage à « l’armée de métier » dans plusieurs pays d’Europe, élargissement des missions de l’Union européenne et avènement des drones. Ces « drôles d’engins », dont les pilotes ne sont pas absents mais bien distanciés du champ de bataille, sont d’ores et déjà employés sur les théâtres par un certain nombre de pays, notamment les Etats-Unis, Israël mais aussi l’Italie et pourraient bien révolutionner le concept d’emploi des forces, y compris dans le domaine naval.

1/ L’avènement des drones maritimes dans le double rôle de surveillance et de combat

L’avènement du drone aérien est déjà bien connu avec les Predator et autres Pointer, de fabrication américaine, en dotation aux Etats-Unis mais aussi en Italie, premier Etat d’Europe à les mettre en œuvre (notamment sur les théâtres irakien[1] mais aussi afghan) mais également à avoir pourvu à leur fournir un cadre juridique en vue de leur emploi dans l’espace aérien[2] et qui, par le biais de Galileo Avionica, société du groupe Finmeccanica, développe elle aussi des drones tels que le Falco[3].

Le drone maritime (de surface), quant à lui, est déjà connu des lecteurs de revues spécialisées françaises qui faisaient état, en janvier 2005[4], de la fin des essais du Protector réalisé par l’entreprise israélienne Raphaël. Basé sur un canot pneumatique de 9 mètres, il dispose d’une version de reconnaissance – équipée seulement de senseurs – et d’une version de combat – armée d’une mitrailleuse de 20 à 25 mm. En janvier 2013, une nouvelle version plus perfectionnée de ce drone de surfaice, toujours destinée à effectuer des patrouilles dans les eaux littorales a été lancée.

De plus, existent des systèmes de bouées radars fixes permettant de repérer, dans un rayon de 15 nautiques, les mouvements de navires, constituant ainsi des « gardiens » à moyenne distance des côtes [5].

Devant l’avènement de tels moyens et grâce au concept de « sauvegarde maritime », qui a remis au goût du jour les sémaphores[6] – qui sont confiés partiellement à des jeunes dans le cadre de postes sous ESR[7], malheureusement présentés comme « jobs d’été » – la stratégie maritime de la France, et plus généralement de l’ensemble des Etats dotés d’une Marine, pourrait être amenée à changer. C’est dans cette perspective que nous tenterons désormais d’analyser ce que pourrait être la Marine de demain, sachant que certains matériels sont déjà disponibles et d’autres le deviendront seulement à l’horizon 2020[8].

2/ L’élargissement du concept de Sauvegarde maritime : vers une Marine de guetteurs ?

L’ensemble des Marines pourra se doter – et peut d’ores et déjà se doter – de systèmes de bouées radar, permettant de relever la présence et l’activité de navires dans un périmètre de quelques nautiques. Le concept de sauvegarde maritime peut ainsi s’adapter aux Etats ne possédant pas de sémaphores et ne disposant pas de sites pour leur édification.

Ces forces pourraient également se doter d’un équivalent du drone maritime Protector en version d’observation, permettant ainsi de surveiller directement les zones caractérisées par un trafic plus important et pouvant donc poser des problèmes de reconnaissance précise aux bouées radars susmentionnées[9]. L’utilisation de ce type de drone naval de surface pourrait par ailleurs se doubler ou se voir remplacé par la mise en œuvre de drones aériens de surveillance tels que les Protector et autres Falco[10].

A ces moyens de surveillance de zone, pourrait venir s’adjoindre une composante armée, destinée à repousser des attaques terroristes provenant de la mer mais également à dissuader les embarcations de trafiquants (de drogue, de cigarettes ou d’êtres humains), dans l’attente de l’arrivée sur place d’une unité navale de type classique (patrouilleur de service public ou unité de présence), capable de prendre en compte directement les besoins des immigrés clandestins et/ou de procéder à l’arrestation de trafiquants[11]. Le déploiement sur zone d’une Unité navale classique pourrait permettre, notamment aux Marines disposant de peu de navires, de ne pas les soumettre à de longues patrouilles et de préserver ainsi leur disponibilité au moindre coût. Cette tactique nécessite cependant la mise en alerte de deux « patrouilleurs » par zone d’action de drones maritimes, de manière à ce qu’une fois parti le premier dans le cadre d’une intervention d’interception, un second navire (de trafiquants ou autres terroristes) puisse échapper à l’action en question.

Telle pourrait être la physionomie des forces navales de l’ensemble des pays désireux de ne pas déployer sur zone un nombre de militaires jugé excessif. Ceci représente sans doute le dispositif de sauvegarde maritime – et donc de sécurisation des frontières maritimes – de l’avenir.

3/ La nécessité d’un choix politique : frappe et projection de puissance

            Dès lors, la possession d’autres unités navales, telles que les frégates anti-aériennes et de lutte anti-sous-marine (AA et ASM) ainsi que des traditionnels bâtiments de projection de force, du porte-avions aux transports de chalands de débarquement/Bâtiment de protection et de commandement (TCD/BPC), aux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), en passant par les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) et éventuels « Frappeurs »[12] devient un acte politique d’une importance fondamentale, qui doit donc s’accompagner d’un choix stratégique en l’absence duquel elle ne saurait être que vaine. A ce propos, on ne saurait qu’être particulièrement attentif au choix de non choisir effectué par l’actuel gouvernement en ce qui concerne la construction d’un second porte-avions, pourtant nécessaire à garantir la présence constante à la mer d’un groupe aéronaval, à moins de ne vouloir troquer ce dernier par un ersatz, comme cela a eu lieu lors de la campagne contre la Libye du Col. Kadhafi (remplacement du Charles De Gaulle par un BPC équipé notamment d’hélicoptères d’attaque de l’ALAT -Aviation Légère de l’Armée de terre-).

La possession de la part de certains Etats de flottes de combat composées notamment de frégates AA et ASM ainsi que de bâtiments de projection (de force et de puissance) dépendra donc de leur volonté d’exister d’une certaine manière sur la scène internationale et d’imprimer leur marque à l’avenir du monde. Et cela ne pourra se faire que sur une base nationale, tant il est vrai que la France se doit de pouvoir intervenir là où elle le souhaite sans dépendre pour ce faire de ses partenaires de l’Union européenne ou de l’OTAN, notamment du fait des accords internationaux qu’elle a signé avec bon nombre d’Etats…

La mise en œuvre d’une dissuasion nucléaire, basée essentiellement sur l’arme sous-marine, comme c’est le cas de la nôtre, laisserait présager que l’adoption de drones sous-marins[13] pourrait constituer une perspective intéressante[14]. Cependant, déjà en termes théoriques, une telle éventualité viendrait sans aucun doute se heurter à la possibilité que ces drones soient interceptés voire même retournés contre leurs légitimes détenteurs, grâce à la découverte des codes de commandes des véhicules en question et à leur remplacement par des codes alternatifs de la part d’ennemis classiques, ou, pire encore, de terroristes. Avec ce que représenterait le risque de voir le véhicule être lancé avec une charge explosive à bord, sous forme de « bombe sale » en direction d’une zone balnéaire ou d’un port, pas nécessairement militaire, par les personnes ayant détourné l’AUV en question. Le drone sous-marin devrait donc voir son application limitée à des opérations d’accompagnement du déploiement de SNLE[15], de protection de forces de haute mer (projection de forces ou de puissances) ou encore de guerre des mines.

Pour ce qui est des drones aériens, ils pourraient être déployés, à l’horizon 2030 et dans une version spéciale, sur des PA et autres BPC, de manière à préparer l’intervention des forces de l’aviation embarquée, tant sous la forme d’observation que d’interception, en particulier de « slow-movers », pouvant représenter un danger pour le groupe aéronaval, protégeant ainsi au mieux les ressources humaines, fondamentales. On les trouve déjà employés à titre d’expérimentation, depuis l’an dernier, sur le Patrouilleur expérimental l’Adroit de la Marine nationale et sur certaines frégates italiennes[16].

En guise de conclusion : L’homme, toujours au centre.

Il reste à dire que les choix qui seront faits en ce qui concerne l’usage naval des drones – maritimes et aériens –, s’ils conditionneront fortement les possibilités de chaque Nation d’intervenir sur la scène internationale, ne doivent pas faire oublier que « ces drôles d’engins » sont et demeureront l’œuvre d’hommes qui, même si à distance, devront continuer à les mettre en œuvre et resteront donc en définitive, dans la Marine comme dans toutes les forces armées, l’élément central de la Défense, qui est, fondamentalement, au service de l’homme. N’en déplaise aux antimilitaristes et pacifistes de tout poil.

Le 7 janvier 2013.

pour le Conseil dans l’Espérance du Roi, CC (r) François Romain, Conseiller aux Armées.


[1] De leur déploiement, au début de 2005 à la fin mai 2006, les drones en question ont effectué 1.260 heures de vol sous cocarde italienne en Irak (cf. ANSA 28/01/2005 mais également Volare Luglio 2006 – n° 271 p. 57).

[2] Loi n° 178/2004 portant sur l’utilisation de drones aériens à l’intérieur de l’espace aérien national dont on trouve une bonne synthèse in Air Press 19/09/2005.

[3] Drone de reconnaissance actuellement déployé en Bulgarie, à Chesnegirovo, et qui a également effectué des vols en Grande-Bretagne dans le cadre de l’exposition ParcAberporth Unmanned Systems 2006, de prochains essais de vols hivernaux près la base de Bardufoss, en Norvège ayant alors été annoncés (cf. Air Press 19/06/2006 et 10/07/2006).

[4] Le Protector, bon pour le service in « Marine », n°206, janvier 2005, p. 4.

[5] Cf. notamment celles de fabrication australienne proposées au gouvernement maltais en octobre 2005 dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine par une délégation commerciale en visite dans l’île (cf. The Times of Malta 15/10/2005). Un réseau dénommé Malta Vessel Traffic Management and Information System (VTMIS), acquis auprès de la société britannique Transas, devrait être installé à Malte d’ici novembre 2006. Basé à Gozo, Madliena, Dingli et Marsaxlokk, il comprendra au minimum quatre radars de surveillance côtière (installés à terre), quatre radiogoniomètres, ainsi qu’un réseau de stations de base et un CO intégré au Centre opérationnel des Forces Armées maltaises (AFM). (The Times of Malta 24/02/2006). Son assemblage devait commencer au début juillet (cf. The Times of Malta 21/06/2006), le système devant être armé par 32 personnels, partiellement militaires, actuellement en cours de formation.

[6] Cf. l’article du CC Gonella, Sémaphores de la Marine: des yeux sur l’Océan, in « Marine » n° 204, juillet 2004, p. 28.

[7] Engagement à servir dans la réserve, contrat introduit en 1999 avec la loi de réforme de la réserve militaire et l’abolition du contrat de réserve active.

[8] En particulier les drones de combat aériens, selon une étude du groupe italien Finmeccanica (cf. Air Press 03/10/2005). Ce point de vue doit être décidément remis en cause après qu’un MQ-1 Predator de l’US Air Force ait été équipé, le 14/06/2006 de deux missiles anti-char à guidée laser Hellfire sur le théâtre irakien (cf. Air Press 19/06/2006) et depuis lors employé régulièrement en Afghanistan, avec des « effets collatéraux » négatifs non nuls…

[9] ou éventuellement aux relèvements des satellites…

[10] On notera qu’une telle stratégie est envisagée, à l’horizon 2020, par la Royal Australian Air Force qui envisage de se doter de 12 patrouilleurs et de six drones de type Global Hawk ou Predator modernisés – et donc dotés de radars à scansion électronique AESA – en remplacement de ses P-3C Orion (cf. Volare, Luglio 2006 – n° 271, pp. 36-37).

[11] Une telle stratégie serait particulièrement adaptée à la situation présente dans les DOM-TOM/COM où les bâtiments sont en nombre limité voire insuffisants et où les trafics illicites, outre les pêches illégales, sont en hausse…http://www.stripes.com/news/navy/navy-debuts-unmanned-robotic-boats-with-new-swarm-capability-1.306741?utm_source=Stars+and+Stripes+Emails&utm_campaign=Daily+Headlines&utm_medium=email

[12] Cf. Le Frappeur, Navire missileur pour l’Age des Réseaux de M. Loire, in « Marine », n°196, juillet 2002, pp. 21-23.

[13] Il est évident que les drones ici évoqués ne sont pas ceux déjà employés par l’US Navy dans le cadre de la guerre des mines, engins qui devraient venir remplacer les bâtiments classiques dédiés à la lutte contre cette menace (cf Marine américaine, de l’hyper puissance à la superpuissance du CV (R) Bernard Prézelin in « Marine », n° 210, janvier 2006, p. 24).

[14] On notera que des véhicules-drones sous-marins autonomes (AUV), développés en Italie par le Centre de recherche sous-marin de l’OTAN (NURC) ont fait l’objet de récents exercices internationaux, notamment du 2 au 21 novembre 2005 et au début avril 2006 dans le Golfe de La Spezia (cf. ANSA 31/10/2005 et Notiziario della Marina Militare Italiana marzo-aprile 2006) mais seulement dans le cadre de missions de découverte de menaces de type mine.

[15] Avec cependant certains risques en termes de renseignement en cas d’acquisition des codes de conduite et/ou des données reçues par le drone sous-marin.

[16] Dans l’un comme dans l’autre cas, les drones employés sont de type Camcopter de fabrication autrichienne.