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Le roi de Norvège surprend son auditoire dans un incroyable discours en faveurs du mariage pour tous qu’il relie à la situation des migrants

8 Sep

7 septembre 2016

Le roi de Norvège surprend son auditoire dans un incroyable discours en faveurs du mariage pour tous qu’il relie à la situation des migrants.

En effet, le roi Harald V a appelé à stopper toutes formes de rejets des migrants ( rappelant que les norvégiens étaient issus de plusieurs cultures d’Europe, d’Afrique et Orient) et accepter le mariage pour tous comme une forme de bonheur qui nécessite que les norvégiens soient tous unis contre toute forme de xénophobie et plus tolérants envers les autres..
Au niveau des monarchies européennes, les Pays-Bas (depuis 2001), la Belgique (2003), l’Espagne (2005), la Suède (2009, avec une disposition obligeant l’Église à trouver un pasteur pour célébrer les mariages religieux), le Danemark (2012 qui a été le premier pays à voter en 1989 un PACS civil), le Royaume-Uni (2014 -Sauf en Irlande du Nord où reste en place le PACS) et le Luxembourg (2015) ont reconnu cette forme de mariage entre personne de même sexe. En 2011, le Liechtenstein partenariat civil pour les couples de même sexe.
Toutes les monarchies en reconnaissant pas pour autant ce droit comme par exemple le Royaume du Tonga qui se base sur les saintes écritures. Concernant les mouvements monarchistes européens, la quasi majorité d’entre eux rejettent le mariage pour tous, vu principalement comme une attaque sur la famille traditionnelle. ( seul au Brésil des mouvements monarchistes proche de la branche libérale Petropolis y ont inclus une reconnaissance de ce type de mariage dans leur programme, certains princes comme le prince Joao ayant manifesté leurs soutien en faveur du mariage pour tous). Les deux prétendants au trône de France ont exprimé conjointement leurs refus du mariage pour tous avec une nuance.

Si le comte de Paris , Henri d’Orléans l’ a comparé à « l’hérésie cathare » https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/10/24/mardi-23-octobre-2012-communique-de-son-altesse-royale-le-comte-de-paris-sur-le-mariage-homosexuel/* préférant le maintien du PACS, le duc d’Anjou Louis-Alphonse de Bourbon a refusé que soit  » stigmatisé la communauté homosexuelle » tout en rappelant néanmoins son refus de la loi qui mettrait selon lui en péril l’ ’institution du mariage entre un homme et une femme.

Diverses associations monarchistes et catholiques françaises ont de nouveau appelé leurs partisans à descendre de nouveau dans la rue cette année.

* http://www.allianceroyalenievre.com/article-communique-de-son-altesse-royale-le-comte-de-paris-sur-le-mariage-homosexuel-111596225.html

Page FB de la Conférence monarchiste internationale                                                                                                                                           https://www.facebook.com/groups/monarchiste/?fref=ts                                                                                                                                                                                                               Frédéric de Natal , CJA.

Les organisations de defenses homo et lesbiennes vont pouvoir tendre à nouveau la sébille.

25 Avr

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http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Sparschwein_Haspa01.j

Les professionnels de la subvention : Chronique hebdomadaire de Philippe Randa La loi autorisant le mariage homosexuel est votée !

  C’est fini ! Enfin non ! Enfin si ! Enfin, c’est selon… Un recours auprès du Conseil constitutionnel a immédiatement été déposé par l’opposition UMP, contestant la procédure des débats et l’ouverture de l’adoption aux couples de même sexe… et d’autres manifestations sont annoncées, prévues, organisées, datées…

    Combat d’arrière-garde ? Ultime soubresaut d’un camp vaincu ? Volonté délibérée d’harceler la majorité parlementaire ? On ne sait plus trop pour le moment, l’affaire se martelant pour beaucoup sur l’air d’« On a perdu une bataille, on n’a pas perdu la guerre… », un peu comme on se console d’un échec amoureux en se répétant « une de perdue, dix de retrouvée… », tandis que d’autres entonnent « On a gagné, on a gagné » sur l’air des lampions, mais en se demandant quand la tempête politique qu’ils ont déclenchée se calmera. Si elle se calme… Les messieurs vont pouvoir à l’avenir se passer la bague au doigt entre eux et les madames itou. Vive les marié(e)s ! Mais seront-ils si nombreux ? Si l’on s’en réfère – et pourquoi pas ! – aux couples homosexuels pacsés depuis la loi de 1999, il s’agit de… 6 % des Unions contractées… Et comme un mariage est bien plus contraignant qu’un PACS, notamment dans la perspective d’une éventuelle séparation, il est logique de penser que bien moins encore d’homosexuel(les) convoleront en justes noces. Tout ça pour ça ! Et dire que certains opposants ont annoncés la « fin d’une civilisation » ! À quoi tiendraient les choses, on se le demande ! Mais quoiqu’il en soit, que la bataille soit perdue ou gagnée selon les camps en présence, il est certain que la guerre, elle, va continuer.

Rappelons que lors des débats pour instaurer la loi sur le Pacs, tous les partisans de celle-ci juraient alors leurs grands Dieux que jamais, Ô grand jamais ! il ne serait question un jour de mariage… Question qui fut leur nouvelle revendication à la seconde même où le Pacs fut voté. Aujourd’hui, une partie des partisans du Mariage pour tous ont annoncé de même que « le mariage, bien sûr », mais la « procréation médicalement assistée (PMA), il n’en était évidemment pas question… dans le même temps que d’autres ne se gênent nullement de la réclamer. Soyons donc assurés qu’il s’agit désormais du prochain enjeu des multiples associations dont la plupart ne représentent que leurs responsables et les subventions qui les font vivres. Grassement, bien souvent. Car au-delà des convictions des uns ou des autres, on oublie souvent l’enjeu financier.

   L’homophobie avait quasiment disparue ces dernières années. Mauvais plan pour les professionnels de la subvention. Ils connaissaient la crise, eux aussi ! Heureusement, le débat sur le Mariage pour tous a ramené le problème au premier plan des préoccupations des uns… et de l’intérêt sonnant et trébuchant des autres ! Les médias ont largement rapporté ces derniers jours trois ou quatre tabassages d’homosexuels à travers le pays, dûs, s’ils sont réels, à quelques tarés en état d’ébriété. Bingo ! À vot’ bon cœur, messieurs-dames, par ici l’argent public, ou même privé si un reçu de déduction fiscale est possible. Ce n’est pas demain la veille qu’une association sera délocalisée. Un professionnel de la subvention est un patriote, à n’en pas douter.

http://francephi.com/

images CQFD. Ce Qui Fonderait Demain… l’action du roi à venir.                                                  La  subventioninte  aïgue est un mal trés républicain . Je peux en témoigner  doublement  , D’abord parce que les idées  que je défends ne m’ont jamais permis d’en obtenir ne serait-ce que l’once d’une et ensuite parce que  beaucoup de personnes professant  des idées opposées aux miennes  en recoivent , elles, beaucoup.

    Il apparait  donc possible, au vu de ces navrantes  expériences que le principe même de la  subvention publique  soit bannie par le  Gouvernement  royal et ceci, notamment,  parce que les Pouvoirs publics  ont un tropisme naturel  à subventionner leurs amis tout en refusant leurs largesses à ceux  dont ils savent, ou croient savoir, que l’argent  qu’ils leur  donneraient  serait « mal »utilisé. Voilà des façons de  faire  qui, vous en conviendrez naturellement sont indignes du gouvernement du roi qui ne saurait oeuvrer à la division des français..

Pour le Conseil dans l’Espérance du Roi, Alain TEXIER, Garde des Sceaux,Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux devoirs et aux droits des Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelles.

« Le mariage pour tous » : Une supercherie linguistique doublée d’un mensonge

3 Fév

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 http://fr.wikipedia.org/wiki/Menottes

Dans le concert des arguments développés par les « pour » et les « anti » mariage gay, il est une voix qu’on n’a jamais entendue : celle de la langue française. 

Au cours de mes 40 années d’enseignement (collège et lycée) en qualité de professeur de Lettres Classiques, j’ai toujours attaché une grande importance à la valeur des mots. Choisir le mot exact, le« polir sans cesse » comme disait Boileau, c’est à la fois s’assurer qu’il exprime parfaitement ce que l’on veut dire mais c’est aussi s’assurer que l’on sera bien compris de son auditoire. 

La polémique que suscite le projet de loi sur le mariage gay offre un bel exemple de cette dilution de a pensée dans le brouillard d’une terminologie approximative. A force de triturer les mots dans tous les sens, les mots n’ont plus de sens et l’opinion déboussolée y perd son latin. Les slogans réducteurs épercutés par les médias ne font qu’entretenir la confusion au point qu’on a parfois l’impression d’avoir perdu le sens commun.

Prenons quelques exemples :                                                                                                Premier exemple : La notion de « couple » homosexuel est-elle adaptée ?                                        La réponse est non.Si l’on se réfère à la terminologie du « Bon Usage », l’assemblage de deux éléments de même nature ne constitue pas un « couple » mais une « paire ». Ainsi, on dira une paire de ciseaux, une paire de lunettes et non un couple de ciseaux ou un couple de lunettes. Il en est de même pour les êtres vivants. Deux bœufs assemblés sous le même joug forment une paire de bœufs et non un couple de bœufs. Deux jumeaux de même sexe  constituent une paire de jumeaux et non un couple de jumeaux. On pourrait multiplier les exemples. La langue française nous indique clairement que la notion de « couple » repose sur un principe de différenciation et d’altérité. Le couple, c’est « un homme et une femme unis par des relations affectives, physiques » (Robert 2012). La prise en compte de la fin de la définition ne doit pas faire oublier le début. La distorsion sémantique à laquelle on s’adonne chaque fois qu’on évoque  un « couple » homosexuel crée une confusion dommageable que rien ne peut justifier, pas même une évolution des mœurs. Il s’agit bien ici d’appeler un chat « un chat »

2ème exemple : qu’est-ce qu’un parent ?                                                                                      La reconnaissance officielle du « couple » homosexuel entraîne nécessairement – tout le monde le sait – une modification du Code Civil. La disparition (NDLRB.  Disparition au moins de facto) des mots « père » et « mère » au profit de lanotion de « parent 1 » et « parent 2 » n’est en fait qu’une supercherie linguistique doublée d’un mensonge puisque le mot désigne étymologiquement les deux personnes (père et mère) qui conjointement sont à l’origine de toute naissance. En latin, le verbe parere veut dire « engendrer » pour le père, et « enfanter » pour la mère. Comment peut-on expliquer à un enfant que ce mot de « parent » (quel que soit son numéro) s’applique à une personne qui esttotalement étrangère à sa naissance, un clandestin en quelque sorte ? La loi peut-elle cautionner ce mensonge ?

Ces deux exemples suffisent à démontrer que la terminologie avancée par les partisans de la loi n’est qu’un écran de fumée destiné à masquer une stratégie plus sournoise que les récentes manifestations viennentd’ailleurs de confirmer. Il semble en effet que les partisans du « mariage pour tous » se soient déjà engouffrés dans une brèche : l’incohérence du projet de loi :

   Une incohérence interne à la loi : un « couple » homosexuel est par définition stérile. Il est donc logique que les homosexuels aient recours à des artifices s’ils veulent avoir des enfants. C’est le sens de leur revendication première : le droit à l’adoption, baptisé outrageusement « droit à l’enfant ». Le projet de loi prévoit cette disposition mais interdit la PMA (procréation médicalement assistée pour les femmes) et la GPA (gestation pour autrui pour les hommes c’est-à-dire le recours possible à une mère porteuse). Comment justifier cette contradiction alors que la loi du « mariage pour tous » est présentée comme une extension des droits ? Les récentes manifestations des partisans du mariage ont clairement démontré que les homosexuels entendaient s’appuyer sur cette contradiction pour pousser plus loin leurs exigences. Sur cette question, on note les premiers signes d’un fléchissement de la part des promoteurs de la loi. Le recours à la PMA, exclue dans un premier temps, pourrait faire l’objet d’un amendement présenté par les députés de la majorité. Cette concession, logique en elle-même, met à nu la vraie nature du débat. Le « mariage pour tous », présenté au départ comme  ’objectif essentiel, apparaît de plus en plus clairement comme un simple point de passage, une étape transitoire pour obtenir  « in fine » une égalité de droit pleine et entière avec les couples hétérosexuels stériles. 

Comme le droit à l’adoption ne changera pas grand-chose à la situation des homosexuels, vu les réticences de la plupart des états à confier des enfants à des homosexuels, c’est bien sur la PMA et la GPA que se concentre toute la pression. Une fois  acquis le droit à la PMA pour les femmes homosexuelles, comment interdire aux hommes, au nom de ce même principe d’égalité, d’avoir recours à la GPA ? Si c’était le cas, il y aurait là une discrimination incompréhensible, voire une injustice, tout à fait contraire à l’esprit même du projet de loi.

Le piège des slogans                                                                                                               Il est une autre supercherie linguistique qu’il convient de dénoncer et qui tient au discours même des homosexuels. Pendant longtemps, leur combat a été placé sous le signe du « droit à la différence », droit qui leur a été reconnu par l’ensemble de la communauté nationale avec la création du PACS. Aujourd’hui, le thème du « droit à la différence » a totalement disparu duglossaire homosexuel. Bizarre ! Ce virage à 180 degrés a quelque chose de surprenant et pourtant personne ne s’en étonne. Il est vrai que le slogan « le mariage pour tous » est plus rassurant et plus rassembleur que « le droit à la différence » jugé sans doute trop « clivant » pour employer un terme à la mode, un concept dépassé en tout cas que l’on range sans complexe au rayon des accessoires. Au contraire, « le mariage pour tous » sonne comme un appel à la fête, à la fusion universelle de toute l’humanité, un remake d’ « Embrassons-nous, Folleville », en somme une préfiguration du « paradis pour tous ». Qui peut résister à un tel programme ? 

Malheureusement, cette vision édénique du mariage est en décalage complet avec la réalité des faits. Il est d’abord étrange que le PACS ait eu si peu de succès auprès de la communauté homosexuelle alors que cet aménagement de la législation était notamment prévu pour elle. Et si le mariage présente tant d’attraits, comment expliquer que tant d’hommes et de femmes, de la base jusqu’au sommet de l’Etat, choisissent l’union libre c’est-à-dire le non-mariage ?Il est notable également que nombre d’homosexuels vivent leur vie le plus naturellement du monde sans réclamer nécessairement le passage devant Monsieur le Maire. Certains même s’étonnent de ce déchaînement médiatique sur une question qui leur est totalement étrangère. 

Alors, au bout du compte, que penser de tout ce tapage, de tout ce galimatias ? Pas grand chose, sinon que derrière ces acrobaties sémantiques ou stylistiques, il y a la volonté de nier une évidence.

La négation d’une évidence :                                                                                                      Quel que soit le mode de procréation choisi, la naissance d’un enfant est nécessairement le résultat de la rencontre de deux cellules, masculine et féminine. La différenciation sexuelle est constitutive de l’être humain, même si les choix de vie peuvent ensuite amener certains individus à la vivre différemment. De ce fait, on ne peut admettre qu’une simple évolution des mœurs  soit un argument suffisant pour modifier le statut du couple et celui de la famille, tels qu’ils nous ont été transmis depuis les origines de notre civilisation. Les Romains eux-mêmes, qui pratiquaient librement et indifféremment  les deux formes de sexualité, n’ont jamais songé à remettre en question ce mode d’organisation de la famille pour une raison très simple mais essentielle :cette structure de la cellule familiale est la seule à garantir la filiation. Grands législateurs (ne pas oublier au passage que notre Code Civil découle directement du Droit Romain), ils ont toujours tenu à préserver ce socle de l’organisation sociale. Quant à l’adoption, très courante à Rome, elle a toujours été soigneusement encadrée par tout un arsenal juridique de manière à préserver l’intégrité des liens du sang. De ce fait, l’adoption n’était juridiquement admise que dans le cadre d’une famille déjà constituée et sur le modèle du couple hétérosexuel.

Jamais deux sans trois :                                                                                                          Mais il y a plus grave : la stérilité naturelle du « couple homosexuel » induit nécessairement l’intervention d’un tiers de l’autre sexe pour le rendre fécond. Dès lors, l’accès à la PMA ou à la GPA (quelle que soit la procédure adoptée, c’est-à-dire avec ou sans rapport sexuel) conduit à s’interroger sur la nature de ce prétendu « couple » qui ne peut assurer à lui seul  son désir d’enfant. Ce qui revient à dire que le contrat de mariage que signeraient  deux personnes de même sexe  inclut nécessairement l’intervention prévisible d’une troisième personne. Il ne s’agit donc plus d’un « couple » mais d’une « triade », une forme d’adultère biologique accepté et reconnu par la loi. Sans parler des inévitables dérives financières qu’entraînera nécessairement la recherche effrénée de donneurs et de mères porteuses. Dans certains pays, on assiste déjà à des combinaisons multiples où les homosexuels s’adjoignent – pour un temps ou pour longtemps et moyennant finances –  le concours d’une ou plusieurs personnes pour mener à bien leur projet. Nous sommes là devant le risque majeur d’une marchandisation de l’enfant et par extension de la vie humaine. L’embryon devient un objet de convoitise assimilable à n’importe quel produit de consommation. Dans un proche avenir, on peut même  imaginer l’achat en pharmacie de paillettes de sperme ou d’ovules congelées qu’on pourrait se procurer aussi facilement que la pilule contraceptive ou le Viagra, le tout remboursé par la Sécurité Sociale, au nom de ce « droit à l’enfant » brandi comme un dogme par les partisans de la loi.  

Au terme de cet argumentaire, une conclusion s’impose :                                                               Le « mariage » pour quelques-uns est en fait une menace « pour tous » :

A l’évidence, l’adoption de ce projet de loi fait courir à notre société un danger d’autant plus grand qu’il est paré de toutes les vertus aux yeux du plus grand nombre. Pour employer le langage des internautes, c’est un dangereux « cheval de Troie » qu’on introduit dans la législation française.

« Malheureux  citoyens, quelle folie est la vôtre ! » s’écriait Laocon en voyant les Troyens disposés à introduire ce cheval maudit dans les murs de leur ville (Enéide, II, 42). Abandonné sur la plage, ce cheval imaginé par Homère avait tous les attraits d’un cadeau des dieux.  Les Troyens sont restés sourds à l’avertissement de Laocoon. Ils ont fait mieux. Pour faciliter l’entrée du cheval dans la ville, ils n’ont pas hésité à abattre une partie de leurs murailles. 

On connaît la suite ! … 

Il est vain d’imaginer qu’on puisse contenir toutes les dérives inhérentes au projet de loi tel qu’il est présenté aujourd’hui. C’est bien sur la notion même de « mariage pour tous »  qu’il faut se battre et résister. Si cette digue saute, le risque de submersion est hors de tout contrôle.

Daniel Godard                                                                                                               Professeur de Lettres Classiques 

http://www.je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr/blog/le-mariage-pour-tous-une-supercherie-doublee-dun-mensonge/

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Le « mariage » entre deux personnes du même sexe est une exception en Europe.

28 Jan

code civil2Certes les médias  disent majoritairement le  contraire et les partisans  du  prétendu « mariage pour tous » que l’on n’a dailleurs  vu hier , dimanche 27 janvier 2013, qu’en assez faible nombre   aussi mais la réalité est  différente. Et cette réalité, in fine c’est  que loin de  vouloir ouvrir  les mêmes droits pour tous, l’objectif de la manœuvre est de détruire le mariage-Institution.

Le « mariage » entre deux personnes du même sexe est une exception en Europe.

Le  think-thank libéral et européen Thomas More s’est livrée à une analyse  comparée  de la législation dans 27 pays d’Europe étude qui sera dévoilée jeudi 31 janvier prochain

Aux termes de cette étude  seulement six pays sur 27 ont légalisé le mariage homosexuel (Pays-Bas, Belgique, Espagne, Suède, Portugal et l’année dernière, Danemark). Au Royaume-Uni, un projet de loi est en cours. Excusez je  vous prie cette remarque  tautologique  mais  six  sur 27 cela ne fait pas la majorité.

Le « mariage pour tous » envisagé en France  sera, serait , beaucoup plus destructeur de la société  que ses « homologues » européens.

 C’est ainsi que l’ouverture du mariage civil aux homosexuels a moins heurté en Espagne où il coexiste avec le mariage religieux. De plus, Il n’y a qu’en France , au Belgique et au Luxembourg que  le mariage civil enregistré en mairie sot le seul valable aux yeux de la loi. Chez nos autres voisins européens, il ne faut pas obligatoirement passer devant le maire avant de pouvoir se marier religieusement. On comprend  dés lors son ouverture à des couples «  spécifiques » n ‘en est que plus fortement  ressentie .

C’est le  contrat  civil dont les promoteurs du « mariage » abusivement présenté pour tous ne veulent pas qui est la norme en Europe.

Seize pays sur 27, en comptant la France qui a voté le pacs en 1999, ont retenu cette solution. Et ce serait  donc  celle-ci qu’un gouvernement  respectueux des droits de TOUT son peuple aurait  du avoir à coeur de promouvoir. … S’il n’en a pas été ainsi, c’est  que  son objectif est, redisons le, moins l’égalité de droits entre homosexuels et  hétérosexuels que la destruction pure et  simple de ce  qui reste  du mariage-institution…. Et la meilleure preuve  c’est  que le Président de la République ne veut même pas du mariage, pas encore pour tous, pour lui.PMa

   Et si les « princes » qui nous  gouvernent  réussissent dans leur entreprise acivilasationnelle, nul doute  qu’ils mettront  le cap vers d’autres  frontières tout aussi dangereuses comme l’ouverture de l’adoption aux couples homosexuels  ainsi que la  procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes. Et ils pourraient le faire  sans tarder. La PMA a  ainsi suivi en Belgique le mariage présenté abusivement  pour tous  quatre ans seulement

Origine des  chiffres  donnés :                                                                               http://www.lefigaro.fr/politique/2013/01/23/01002-20130123ARTFIG00597-une-etude-europeenne-bouscule-les-cliches.php

 Pour le Conseil dans  l’Espérance du Roi, Alain TEXIER, Garde des sceaux, Conseiller à la justice , aux libertés publiques, aux devoirs et aux droits  des Citoyens  et Conseiller aux réformes institutionnelles.

Origine de l’image:  

http://www.google.fr/imgres?q=code+civil&um=1&hl=fr&sa=N&tbo=d&biw=860&bih=457&tbm=isch&tbnid=dqJmS1PBd_U13M:&imgrefurl=http://droit.univ-lille2.fr/avenircapa/bicentenaire/18mars.html&docid=MeSTGtvtuX_BbM&imgurl=http://droit.univ-lille2.fr/avenircapa/photos/bicentenairecodecivil/code%252520civil2.jpg&w=261&h=410&ei=rn0GUcTnJcua0QWB4YHwCw&zoom=1&iact=hc&vpx=204&vpy=49&hovh=282&hovw=179&tx=107&ty=179&sig=108890500035847418097&page=1&tbnh=145&tbnw=92&start=0&ndsp=10&ved=1t:429,r:1,s:0,i:164

 

 

Billet d’humeur de Paul Turbier: Après la manifestation du 13 janvier contre le prétendu « Mariage pour tous »

22 Jan

L’épée Joyeuse

Comme souvent après un évènement important, c’est le retour vers la maison en voiture qui est le moment propice pour une méditation d’analyse/synthèse et une meilleure évaluation des choses. Ce fut le cas ce dimanche soir après l’incroyable rassemblement qui avait mis dans la rue plus d’un million de manifestants à propos des projets gouvernementaux de mariage pour les couples homosexuels.

En principe c’était donc ce pseudo-mariage qui était à l’ordre du jour mais les échanges pendant le défilé, les réflexions entendues ça et là, les analyses lues auparavant montraient assez clairement que les motivations de fond dépassaient largement l’officialisation de la situation maritale des homosexuels.

Les chrétiens, nombreux ce jour-là auraient pu se désintéresser du problème car le mariage civil des couples bio-normaux n’est pour eux qu’une obligation légale d’état-civil vide de sens. C’est la révolution qui avait singé le cérémonial catholique, acharnée qu’elle était à détruire tout ce qui venait de la religion. Elle avait même inventé le baptême républicain dont la vacuité était tellement évidente qu’il ne fut que très rarement proposé ou demandé. Les chrétiens s’accommoderaient donc aisément d’un contrat d’union civil pour tous, aisément déductible du PACS, et continueraient de se promettre fidélité éternelle devant Dieu et devant les hommes comme ils l’ont toujours fait et comme toute spiritualité autre que la leur le fait également. C’est que la différence est grande entre une réunion dans laquelle le Maire, officier d’Etat-civil rappelle seulement le contenu de la loi aux futurs époux tandis que le prêtre en l’église, parle fidélité, amour, famille et indissolubilité.  Le mariage chrétien scelle un engagement en vue de fonder une famille, c’est à dire d’avoir, d’aimer et d’élever des enfants et pas seulement le solenniser une décision de vivre ensemble

Le point hypersensible de la question est l’enfant. Derrière la revendication de mariage des coupes homosexuels, on voit bien que la possibilité d’avoir un enfant est elle aussi demandée, bien que par nature et par biologie, ce projet qui nécessite l’union physique d’un homme et d’une femme, soit un rêve impossible pour des paires de même sexe.  Comme le disait vertement un politicien pourtant républicain, une famille est constituée « d’un mâle et d’une femelle qui ont des petits » (1) Or on envisage l’adoption ou la procréation indirecte assistée en arguant d’un droit à l’enfant mais en oubliant un point essentiel, le besoin  qu’a l’enfant d’un amour paternel et maternel indissociable. Les parents, père et mère aiment leurs enfants mais la forme que prend cet amour est différente pour l’un et l’autre. L’amour de la  maman est surtout tendresse tandis que celui du  papa est surtout protection. L’enfant a besoin des deux, car ils sont complémentaires. Où se blottir après un bobo sinon dans le giron maternel et sur quoi grimper pour mieux voir parmi une foule sinon sur les épaules d’un père  Si par malheur, l’enfant  est privé de l’un de ces points d’appui, il vivra certes, mais avec un manque dont il souffrira d’une manière ou d’une autre, d’une façon plus ou moins visible, mais profondément ressentie.  De là vient l’opposition au divorce de l’Eglise, opposition qui est totalement justifiée dans l’intérêt de l’enfant et de lui seul car en cas de divorce, c’est lui la première victime.

Arrivé à ce point, chacun peut se poser la question de savoir pourquoi  les politiques qui gouvernent actuellement notre pays font la promotion d’un faux-mariage. Certains pensent que la préoccupation sous-jacente est électorale puisque les élections républicaines conduisent à des résultats serrés (51/49) qui obligent les candidats à s’assurer les suffrages d’une minorité de décision. D’autres pensent que le projet gouvernemental n’est qu’un écran de fumée destiner à masquer la gravité des problèmes économiques actuels. La réalité profonde me semble devoir être cherchée ailleurs.

Cet ailleurs, dont les racines et les germes sont anciens, devient très visible dès l’après-guerre. C’est la famille qu’on veut détruire et l’assaut qui est livré contre elle se déroule dans une progression à petits pas, souvent insidieuse. On débute avec l’introduction de la contraception chimique d’abord payante mais bientôt remboursée, puis conseillée et administrée dans les Lycées pour les adolescentes sans consultation des familles, on poursuit avec l’avortement d’abord encadré, puis conseillé puis remboursé, puis obligatoire de-facto dès qu’un test prénatal amène un doute.  Aujourd’hui nous en sommes au mariage et à l’adoption homosexuels, en Février prochain, avant l’introduction de la procréation médicalement assistée nous est promise pour mars. Bientôt grâce aux « avancées » de la science, on parlera de gestation ex-utero qui délivrera la femme de la servitude maternelle.  La dernière trouvaille socialo-franc-maçonne consiste à scolariser les enfants dès deux ans, ce qui est un bon moyen de les soustraire à l’influence des parents soupçonnés de transmettre des valeurs conservatrices et rétrogrades  L’ensemble est un plan proprement démoniaque qui est mis en place sous des prétextes fallacieux mais prétendus « nobles » de sécurité, de liberté et d’égalité. N’épiloguons pas sur la liberté de disposer de son corps en disposant du corps d’un enfant à naître.

Cependant, et pour terminer sur note consolatrice, les politiciens élus qui font la promotion de ces manoeuvres de mort courent un risque qu’ils semblent oublier. Beaucoup d’entre eux n’ont été élus que de justesse par de courtes majorités.  Ils ont été, pour beaucoup, les complices d’une cause qu’ils n’approuvaient pas, des sortes d’idiots utiles. Que ne ferait-on pas pour être élu dans la république qui nous gouverne aujourd’hui.  Ces députés, ces conseillers, ces maires sont donc vulnérables et c’est dans ce sens que la mobilisation de ce fameux dimanche est porteuse d’espoir car beaucoup de ces messieurs pourraient bien mordre la poussière.

Quel contraste avec un royaume à la tête duquel la providence place une homme issu d’une lignée, d’une famille qui l’a aimé et lui a transmis très simplement l’amour du peuple dont il a la charge. Au roi !

1) Jacques Myard, député des Yvelines, maire de Maisons-Lafitte.
Paul TURBIER, membre correspondant du Conseil dans l’Espérance du Roi.Le 22 janvier 2013.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (11 janvier 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

11 Jan

« mariage

*  Encore un petit effort, mes chers compatriotes !

Vous n’en êtes plus si loin. Peut-être même que vous finirez par être majoritaires dans ce pays laborieux. Il suffit d’avoir un peu de patience…car l’affaire n’est pas encore « pliée » (comme ils disent). Mais au fait de quoi parlons-nous ?

Tout simplement de l’opinion des Français sur le pseudo-mariage pour tous et ses conséquences annoncées sur la filiation.

Un sondage mené par l’organisme Opinion Way*, réalisé les 9 et 10 janvier 2013 pour Le Figaro et LCI, montre que les Français sont désormais 55% à être opposés à l’adoption par les homosexuels (+12 points par rapport à mai 2012) et 45% à y être favorables (-11 points en huit mois). Le soutien au « mariage » homosexuel recule également, passant de 60% à 57% tandis que le refus progresse (39% en mai 2012, 43% aujourd’hui). Enfin, 63% des Français sont opposés à la PMA pour les lesbiennes. L’électorat le plus conservateur reste celui de l’UMP (64% sont opposés au mariage, à l’adoption et à la PMA), devant celui du FN (52%), du MoDem (28%), du PS (20%) et du Front de gauche (19%).

*sur un échantillon représentatif de la population française de 981 personnes.

En voilà les chiffres résumés par Le Figaro :

*  A la pointe du combat…

Nous trouvons, et c’est heureux, les catholiques et, en particulier, l’enseignement catholique qui, ne craignant pas les anathèmes de la religion laïque, s’élance dans les pas de son Secrétaire-Général, Eric de Labarre.

Ainsi, le prestigieux lycée Stanislas à Paris a envoyé un tract aux parents d’élèves (voir ci-dessous) les appelant à manifester dimanche. Le courrier est daté du 14 décembre dernier, il est signé de l’association des parents d’élèves de l’enseignement libre de Stanislas. Ce courrier donne rendez-vous le 13 place d’Italie à 13 heures. Pourtant, l’Apel nationale, qui représente 845.000 familles et est apolitique et non-confessionnelle,  n’appelle pas officiellement à manifester.

Cette semaine, un autre établissement catholique, à Saint-Lô, a envoyé une lettre contre le pseudo-mariage pour tous, aux parents d’élèves avec leur bulletin de notes.

Dans le collectif très divers qui organise la manifestation de dimanche, appelé « Manif pour tous« , les deux associations les plus importantes sont catholiques.

Et, sur le terrain, les AFC, la Fédération des associations de familles catholiques, une structure officiellement reconnue par l’Eglise, apporte son puissant réseau de 30.000 familles et 350 associations. Antoine Renard, son président, explique « qu‘il faut mettre en échec ce projet fou. Nous avons très vite décidé de rejoindre l’appel lancé par Frigide Barjot et mis nos moyens personnels et matériels à disposition de cette organisation là. Nous avons réservé des cars et des trains spéciaux ».Partager

Autre pilier organisateur de « la Manif pour tous », Alliance Vita, l’association « pro-vie » fondée en 1993 par Christine Boutin. Elle mobilise 1.000 volontaires, une dizaine de personnes à plein temps et 37.000 soutiens financiers. Tug Dual Derville, son délégué général précise: « On a dépassé les 900 cars qui viennent de la France entière. Des personnes viendront en covoiturage. Il y a aussi eu une articulation entre les réseaux sociaux mais aussi un tractage qualitatif et nous discutons avec les personnes que nous rencontrons. Cela a permis de mobiliser très fortement. »

 Enfin, côté épiscopat, de nombreux évêques et paroisses appellent à défiler. Le cardinal André Vingt-Trois a invité les Français à « se » manifester, une nuance sémantique à laquelle il tient, justifiant qu’il n’appelle pas à manifester, ajoutant qu’il irait tout de même « saluer » les manifestants. Le Pape Benoît XVI lui-même a demandé aux catholiques d’être combatifs sur les questions de famille et de société.

Ces appels devraient être entendus par un demi-million de personnes dimanche. Si c’est le cas, ce serait cinq fois plus que lors des manifestations contre le PACS qui avaient réuni 100.000 personnes. Jamais, depuis les manifestations de 1984 pour l’école libre, les catholiques ne s’étaient autant mobilisés.

Alors, à dimanche !

*  Les négociations sur l’emploi piétinent :

Pourtant, la nouvelle version du projet du patronat sur la sécurisation de l’emploi, remise aujourd’hui aux syndicats, accepte le principe d’une taxation des contrats les plus courts courts. Une taxation consentie « en échange d’incitations, de baisses de charges afin d’encourager à embaucher les jeunes en contrats longs« . Et voilà le chantage qui redémarre ! Sortirons-nous de l’ornière ?

C’était le principal point de blocage dans la négociation sur la sécurisation de l’emploi. Le patronat ne voulait pas en entendre parler et les syndicats en faisaient une condition préalable à tout accord.

Le projet d’accord prévoit ainsi de porter les cotisations employeurs à l’assurance chômage de 4 à 7% pour les contrats d’une durée inférieure à un mois et à 5,5% pour ceux d’une durée comprise entre un et trois mois. Ne sont pas concernés toutefois « les CDD de remplacement« , les contrats saisonniers ainsi que le CDD d’un salarié qui est ensuite embauché en CDI.

En échange, un contrat à durée indéterminée conclu pour l’embauche d’un jeune de moins de 26 ans serait exonéré de ces mêmes cotisations d’assurance chômage pendant une durée de trois mois, « dès lors qu’il se poursuit au-delà de la période d’essai« . Bref…donnant, donnant.

Cette disposition proposée par le patronat devrait figurer dans un avenant à la convention d’assurance-chômage, qui entrera en vigueur au 1er juillet 2013.

Les syndicats « réformistes » (comme on les appelle), la CFDT en tête, avaient fait d’un renchérissement des contrats de travail courts une condition sine qua non de leur feu vert à un accord. Cette concession faite in extremis par le patronat, au dernier jour de la négociation, laisse désormais espérer trois signatures de syndicats, celle de la CFDT, de la CFE-CGC et de la CFTC. Pour être validé, un accord ne doit pas être rejeté par plus de deux syndicats.

Mais quelques points de désaccord subsistent, notamment pour la CFTC, qui attend encore des concessions de la part du patronat sur les motifs de licenciement, et la fin des négociations pourrait s’avérer houleuse y compris du côté des syndicats

du patronat, qui ne sont pas tous d’accord sur la taxation des CDD. L’UPA, principal syndicat d’artisans, déplore qu’il n’existe pas « un distinguo entre les différents types de CDD« ; « Dans l’Etat actuel, l’UPA ne va pas signer un accord dans lequel elle a tout à perdre« .Partager

Une dernière ligne droite d’autant plus difficile que les discussions bloquent aussi sur la question du choix des prestataires de mutuelle pour les entreprises : l’UPA, soutenue par FO, redoute que le marché des mutuelles d’entreprises « soit livré aux sociétés d’assurance« .

Se dirigera-t-on d’un désir de « flexi-sécurité » vers le constat d’une « flexi-précarité ?

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Marignan, tout le monde connaît (ou croit connaître). Mais qui se souvient, en France, de Bouvines qui n’eut pas moins d’importance dans notre histoire ?

Le nom de BOUVINES s’est inscrit dans l’histoire de la France, il y aura 800 ans en juillet 2014. La victoire qu’y remporta Philippe Auguste sur les coalisés fut d’une importance considérable. Bien au-delà de son aspect guerrier, elle fut l’acte fondateur de la nation française et elle généra des transformations sensibles dans plusieurs pays européens.

Ce village, jadis appelé Pont-à-Bouvines, est situé entre Lille et Tournai, à quelques kilomètres de la frontière franco-belge. Autrefois sous la dépendance des abbayes de St-Amand et de Cysoing, il est bâti sur la rive droite de la Marque,rivière  marécageuse et impossible à franchir pour les charrois. Son ancien nom exprime assez le rôle stratégique qu’il a pu jouer, dans ce couloir d’invasions, au cours des innombrables guerres qui ont ensanglanté ces riches terres tant disputées de la Flandre dite française.

Au début du XIIIe siècle, dans un contexte d’élan démographique, de ferveur religieuse et d’essor économique dans la chrétienté européenne, la dynastie capétienne, qui se présentait comme héritière de Clovis et de Charlemagne sur le trône de France, avait succédé en 987 aux Carolingiens. Forte d’une heureuse suite de successions en ligne directe, elle avait réussi à rendre la Couronne définitivement héréditaire. Le roi Philippe II dit « Auguste » (étymologiquement : celui qui est né en août et/ou celui qui augmente son héritage) était le septième de cette lignée. Il tenta de réaliser le vieux rêve de rendre effective sa suzeraineté nominale sur ses puissants vassaux du « Royaume des Francs ».

Relayé par un début d’administration forte et dévouée, avec une habileté obstinée et peu regardante des moyens, il chercha à diminuer la pression que le royaume subissait, à la fois au Sud et à l’Ouest, de la part des Plantagenêt (cette famille angevine possédait, en plus de l’Angleterre, les 2/3 des fiefs du royaume de France). Il voulut, au Nord, rogner sur l’opulent comté de Flandre alors à son apogée, et se prémunir des menaces des ambitieux détenteurs du saint Empire romain germanique, à l’Est.
Philippe, chrétien autant par opportunité que par conviction, comme tous les princes européens, tenta de se concilier les bonnes grâces de la cour de Rome. Après de nombreux démêlés, notamment liés à sa situation matrimoniale, il réussit à se faire passer pour le défenseur des intérêts du saint Siège. Il se plaça en position favorable dans les conflits qui mirent aux prises Innocent III avec l’empereur Othon et avec le roi Jean d’Angleterre.

Une puissante coalition se forma contre Philippe, ce « roitelet », comme le nommaient ses ennemis. Elle regroupa les trois plus puissants princes d’Europe : Othon IV de Brunswick, Jean Sans Terre, roi d’Angleterre, Ferrand de Portugal, comte de Flandres, Renaud de Dammartin, comte de Boulogne. Elle attira également d’influents barons français, mécontents de l’autoritarisme du roi.

Le dimanche 27 juillet 1214, l’armée française doit traverser la Marque pour emprunter le pont de Bouvines ; bien que l’Eglise l’interdise, Othon, déjà excommunié, décide de lancer l’agression sur l’arrière-garde française, Philippe Auguste est dans l’obligation d’engager la bataille. La victoire du roi, dont pourtant les troupes étaient apparemment en nombre inférieur et moins aguerries, fut sans doute remportée par la supériorité stratégique et la cohésion des soldats et de leurs chefs et par les prouesses techniques des chevaliers français qui étaient considérés comme les meilleurs tournoyeurs de leur temps. L’effet de surprise joua un grand rôle dans la célébrité de ce fait d’armes médiéval. Son issue inattendue fut vantée par le clergé français comme miraculeuse.

Cette bataille eut des conséquences déterminantes à l’étranger. Otton perdit sa couronne, les comtes de Flandres leur puissance. Dépossédé de ces territoires, Jean sans Terre cessa les hostilités contre la France et regagna l’Angleterre. Déconsidéré, il fut mis sous la tutelle de ses barons et leur accorde la « Grande Charte » (1215).

Cette bataille a inspiré de nombreux écrivains et artistes tels Georges Duby, Ernest Lavisse, Robert Garnier, Max Gallo ou encore Horace Vernet et Georges Mathieu.

En 1914, dans une Europe bientôt en guerre, le 700ème anniversaire avait donné lieu à des manifestations d’ampleur nationale, à connotation patriotique et militaire. Aujourd’hui dans une Europe en paix, nous souhaitons donner au 800ème anniversaire de la bataille de Bouvines un caractère festif et culturel, partagé par un maximum de communes, avec une dimension et un un sens à la hauteur de l’événement.

C’est à cet effet que l’association « BOUVINES 2014 » a été créée.

Sa vocation est de mobiliser et de coordonner toutes les initiatives qui contribueront à faire de cet anniversaire un événement majeur sur le plan régional, national et européen. C’est un ambitieux programme d’animations qui est en cours d’élaboration.

La paix, la jeunesse et l’Europe
  • La paix, car si Bouvines est une victoire, nous sommes convaincus que la plus belle des victoires, c’est la paix. D’ailleurs au 13ème siècle, cette bataille fut suivie d’une longue période de paix relative, ce qui était plutôt rare à l’époque.
  • La jeunesse, parce que c’est elle qui construira cet avenir, et c’est elle qui portera les valeurs tirées du passé.
  • L’Europe parce que ce qui s’est passé à Bouvines est un événement européen qui s’inscrira dans ce socle de mémoire commune où l’union trouvera ses racines. 
Les objectifs
  • Favoriser le développement culturel local en l’inscrivant dans une dimension intercommunale et ainsi, participer au rayonnement de la région,
  • Susciter l’émergence de « projets citoyens » en faveur d’une identité européenne,
  • Stimuler la création artistique autour de la thématique historique,
  • Encourager les réflexions sur les notions de paix, de jeunesse, d’identité,
  • Offrir un programme culturel de qualité pour les publics délaissés géographiquement,
  • Contribuer à un tourisme d’histoire qui pourrait accroitre l’intérêt des touristes venant de la métropole.

Le Conseil dans l’Espérance du Roi fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider et promouvoir cet excellent projet dont nous aurons nécessairement à vous reparler.

(armoiries de Bouvines: bandé d’or et d’azur de six pièces)

Le 11 janvier 2013.
Jean-Yves Pons.

Billet d’humeur du sieur DU PLESSIS : autres temps, autres moeurs…

6 Déc

Le Conseil dans l’Espérance du Roi a de la mémoire !

Voici les propos tenus en 1998, lors du débat sur le PACS, par Madame Elisabeth Guigou, alors garde des Sceaux, ministre de la Justice du gouvernement de Monsieur Lionel Jospin. Lisez bien et vous découvrirez le piège qui aboutit aujourd’hui au prétendu « mariage pour tous » (ce qui, soit dit en passant, n’excluerait plus personne (pourquoi pas un père et sa fille par exemple, ce qui s’appelle l’inceste). Par définition.

« Aujourd’hui (…) le Gouvernement soutient la proposition de loi sur le pacte civil de solidarité qui permet à deux personnes d’organiser leur vie commune dans la clarté et la dignité. (…) Pourquoi avoir dissocié le pacte de la famille ? Une famille ce n’est pas simplement deux individus qui contractent pour organiser leur vie commune. C’est l’articulation et l’institutionnalisation de la différence des sexes. C’est la construction des rapports entre les générations qui nous précèdent et celles qui vont nous suivre. C’est aussi la promesse et la venue de l’enfant, lequel nous inscrit dans une histoire qui n’a pas commencé avec nous et ne se terminera pas avec nous. (…) Nous reconnaissons, sans discrimination aucune, une même valeur à l’engagement de ces deux personnes, hétérosexuelles ou homosexuelles. Il fallait trouver une formule qui traduise cet engagement et le gratifie de nouveaux droits. Mais il fallait aussi bien marquer qu’au regard de l’enfant, couples homosexuels et hétérosexuels sont dans des situations différentes. La non-discrimination n’est pas l’indifférenciation. Le domaine dans lequel la différence entre hommes et femmes est fondatrice, et d’ailleurs constitutive de l’humanité, c’est bien celui de la filiation. Voilà pourquoi le PACS ne légifère pas sur l’enfant et la famille. Voilà pourquoi le pacte concerne le couple et lui seul. Les opposants au PACS prétendent que celui-ci serait dangereux pour le mariage. Mais ce n’est pas le PACS qui est dangereux pour le mariage ! Celui-ci est en effet confronté depuis longtemps déjà aux évolutions de la société : crainte de s’engager pour la vie, peur d’évoluer différemment de l’autre, indépendance financière de plus en plus tardive, acceptation sociale de la cohabitation, volonté de ne pas faire sienne la famille de l’autre… mais malgré ces difficultés le mariage reste un idéal et a de beaux jours devant lui. (…) Le pacte civil de solidarité serait en deuxième lieu dangereux pour la famille et pour la société ! Mais le choix a été fait de dissocier pacte et famille car lorsqu’on légifère sur la famille, on légifère aussi forcément sur l’enfant. (…) En troisième lieu, certains s’inquiètent de ce que l’enfant serait oublié. Notre société ne protège pas assez l’enfant et en même temps qu’elle proclame l’enfant roi, elle le soumet trop souvent au seul désir de l’adulte. Un enfant a droit à un père et une mère, quel que soit le statut juridique du couple de ses parents. D’ailleurs aujourd’hui, la situation de l’enfant légitime qui vit avec ses deux parents est plus proche de la situation de l’enfant naturel qui vit lui aussi avec ses deux parents que de celle de l’enfant légitime de deux parents divorcés ou séparés. Enfin, certains ajoutent encore une menace : le pacte ne serait qu’une première étape vers le droit à la filiation pour les couples homosexuels ! Ceux qui le prétendent n’engagent qu’eux-mêmes. Le Gouvernement a, quant à lui, voulu que le pacte ne concerne pas la famille. Il n’aura donc pas d’effet sur la filiation. Je veux être parfaitement claire : je reconnais totalement le droit de toute personne à avoir la vie sexuelle de son choix. Mais je dis avec la plus grande fermeté que ce droit ne doit pas être confondu avec un hypothétique droit à l’enfant. Un couple, hétérosexuel ou homosexuel, n’a pas de droit à avoir un enfant en-dehors de la procréation naturelle. Les lois récentes sur la procréation médicalement assistée ont tracé les limites du droit à l’enfant comme source de bonheur individuel en indiquant que les procréations médicalement assistées ont pour but de remédier à l’infertilité pathologique d’un couple composé d’un homme et d’une femme. Elles n’ont pas pour but de permettre des procréations de convenance sur la base d’un hypothétique droit à l’enfant. Je reconnais que des homosexuels doivent continuer à s’occuper des enfants qu’ils ont eus même s’ils vivent ensuite avec un ou une compagne du même sexe, car la paternité ou la maternité confère des obligations qui ne peuvent cesser. Or c’est une chose de maintenir un lien de parenté déjà constitué entre parents et enfants, c’en est une toute autre de permettre, en vertu de la loi, l’établissement d’un lien ex nihilo entre un enfant et deux adultes homosexuels.                                                                                           Dans le premier cas, il s’agit d’une solution conforme à l’intérêt de l’enfant qui a le droit de conserver son père et sa mère lorsque ses parents se séparent. Dans le second, il s’agirait de créer de toutes pièces, par le droit, une mauvaise solution. Pourquoi l’adoption par un couple homosexuel serait-elle une mauvaise solution ? Parce que le droit, lorsqu’il crée des filiations artificielles, ne peut ni ignorer, ni abolir, la différence entre les sexes.

Cette différence est constitutive de l’identité de l’enfant. Je soutiens comme de nombreux psychanalystes et psychiatres qu’un enfant a besoin d’avoir face à lui, pendant sa croissance, un modèle de l’altérité sexuelle. Un enfant adopté, déjà privé de sa famille d’origine, a d’autant plus besoin de stabilité sans que l’on crée pour lui, en vertu de la loi, une difficulté supplémentaire liée à son milieu d’adoption. Mon refus de l’adoption pour des couples homosexuels est fondé sur l’intérêt de l’enfant et sur ses droits à avoir un milieu familial où il puisse épanouir sa personnalité. C’est ce point de vue que je prends en considération, et non le point de vue des couples, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels. Je n’ignore pas les procès d’intention sur un éventuel « après » de cette proposition de loi qui préparerait des évolutions plus fondamentales de notre droit. Ce texte serait « une valise à double fond ». Je m’élève avec la plus grande énergie contre de telles insinuations. Ce vocabulaire de contrebande, qui fait croire que ce texte cacherait autre chose et que vos rapporteurs et le Gouvernement exerceraient une fraude à la loi, est inacceptable. Bien au contraire, le débat que nous allons avoir doit être conduit en toute clarté et je souhaite y contribuer. »

Le 6 décembre 2012.

Du Plessis.