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Le président de la république allége le portefeuille des promesses qu’il avait faites pour se faire élire… Qu’importe, il est bien connu en République que les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

8 Jan

 Conseil_constitutionnel

Origine de l’image  ci-dessus :   http://echosdesmontagnes.blogspot.fr/2012/04/savoie-france-conseil-constitutionnel.html

 Riche journée  que celle du lundi 7 janvier 2013  qui vit le président de la République ( NDLRB… Car il existe  bien un Président de la République, si … si …) présenter  ses vœux  aux membres du Conseil constitutionnel . Revenons sur cette journée  où, à deux reprises, la République se montra encore une fois à nulle autre pareille.

a) Conformément à ses promesses de campagne, le chef de l’Etat a d’abord annoncé vouloir supprimer l’appartenance de droit du Conseil constitutionnel accordé aux anciens présidents de la République.

Sur  ce la France entière  a  considéré  que l’affaire était  faite et que la chasse au Conseil constituionnel coupable , aux yeux du pouvoir en place, d’avoir invalidé pour  inconstitutionnalité  une partie de ses réformes, était  commencée.

La réalité est  différente et plus  conforme aux  régles de droit régissant  ce point, mais  que sont les régles de droit en République en particulier si l’on se souvient  que le  socialiste  André Laignel a cru pouvoir déclarer le 13 octobre 1981:« Vous avez jurdiquement tort parce  que  vous êtes politiquement minoritaire »

Revenons en au Droit : Article 56 de la Constitution de 1958 :   «  Le Conseil constitutionnel comprend neuf membres, dont le mandat dure neuf ans et n’est pas renouvelable. Le Conseil constitutionnel se renouvelle par tiers tous les trois ans. Trois des membres sont nommés par le Président de la République, trois par le président de l’Assemblée nationale, trois par le président du Sénat …En sus des neuf membres prévus ci-dessus, font de droit partie à vie du Conseil constitutionnel les anciens Présidents de la République « .

L’on voit  donc (dernière phrase)  que pour mettre  fin à la présence  des anciens Présidents de la République au sein du Conseil constitutionnel il faudra modifier la Constitution. Et c’est là , où on s’aperçoit  combien la  République  a appris à ses enfants à tenir le Droit pour  quantité négligeable  confronté à la  volonté  ( que l’on pense être) issue du suffrage universel.

ARTICLE 89.                                                                                                                                 « L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement.                                                               Le projet ou la proposition de révision doit être examiné dans les conditions de délai fixées au troisième alinéa de l’article 42 et voté par les deux assemblées en termes identiques. La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum.                                                                                         Toutefois, le projet de révision n’est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre au Parlement convoqué en Congrès ; dans ce cas, le projet de révision n’est approuvé que s’il réunit la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. Le bureau du Congrès est celui de l’Assemblée nationale.                                                                                                    Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire.                                                                                                                                      La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision. »

La révision constitutionnelle excluant désormais les anciens présidents de la République envisagée par François Hollande  est  donc très loin d’être faite, contrairement à ce qu’on entend dire ici ou là. En effet, que ce soit le référendum, ou la majorité des 3/5éme, rien ne se fera  facilement , on s’en doute.

b) En revanche, M. Hollande a indiqué qu’il renonçait à une autre de ses intentions de campagne : celle d’instaurer « un parrainage citoyen » pour les candidats à la présidentielle, en lieu et place des parrainages par 500 élus. Pendant la campagne électorale, François Hollande s’était dit favorable à l’idée de permettre  à une personne recueillant au moins 150 000 parrainages « citoyens » d’être candidat à la présidence de la République                                                                                                                                   http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/01/07/hollande-veut-supprimer-l-entree-automatique-des-ex-presidents-au-conseil-constitutionnel_1813820_823448.html

le Conseil dans l’Espérance du roi avait  cru, sous la plume d’Alain Texier https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/11/23/election-presidentielle-francaise-fin-du-suffrage-censitaire-pour-remplacer-les-500-signatures-qui-ont-empeche-m-de-villenoisy-de-se-presenter-il-est-propose-un-parrainage-citoyen/ que cette réforme – proposée par Lionel Jospin à la tête de la commission de rénovation et de déontologie de la vie publique serait faite sienne par le Président Hollande . Mais c’était  sans  compter  sur le rejet  d’un quelconque pouvoir réellement  confié au peuple par les élus, ce qui est aussi très républicain.

Pour le Conseil dans l’Espérance du Roi, Alain TEXIER, président fondateur de la Charte de  Fontevrault. Garde des Sceaux, Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux Devoirs et aux Droits des Citoyens et Conseiller aux Réformes institutionnelles

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (12 novembre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE.

12 Nov

*  Les propositions de la « Commission Jospin »:

Monsieur Lionel Jospin, ancien Premier ministre, a remis le rapport de la Commission pour la rénovation et la déontologie de la vie publique françaises, dont il avait été chargé par le président de la République.

Ce rapport  propose 35 mesures dont l’interdiction du cumul des mandats avec toute fonction exécutive locale, l’élection de 10 % des députés à la proportionnelle et la fin du régime « d’inviolabilité » du président de la République. Un ensemble de mesures de nature selon Lionel Jospin «à renforcer et parfois rétablir la relation de confiance entre les citoyens et les responsables publics».

Si l’exécutif reprend telles quelles ces 35 propositions, la vie des élus va singulièrement changer. L’Elysée a promis le dépôt de projets de loi au Parlement pour« début 2013 ». Certains sujets sont déjà des casse-tête pour la majorité.

Strict non-cumul des mandats

La commission Jospin propose d’interdire aux parlementaires de cumuler leur fonction avec la direction et la participation à un exécutif local (mairie, conseil général, conseil régional, communauté d’agglomération). C’est conforme au programme du PS, mais, voilà, le chef de file des sénateurs socialistes, François Rebsamen, a d’ores et déjà prévenu que son groupe « ne votera pas » une telle mesure. De nombreux députés renâclent également. S’il était sommé de choisir, le vice-président du groupe PS à l’Assemblée, Philippe Martin, confiait en septembre qu’il préférerait conserver sa présidence du Conseil général du Gers. Le problème risque de se poser dès les municipales de 2014. « Et chaque parlementaire qui démissionne provoque une législative partielle, ou dangereuse à mi-mandat », s’inquiète déjà un conseiller de François Hollande.

Parrainage citoyen et proportionnelle

Pour en finir avec les polémiques qui ponctuent chaque élection présidentielle, la commission propose de remplacer les 500 parrainages d’élu nécessaires pour être candidat par les signatures de 150.000 citoyens émanant d’au moins 50 départements. Moins imaginative s’agissant des législatives, elle suggère d’élire 10 % des députés (58 sur 577) à la proportionnelle alors que François Hollande avait promis 20 %. De belles négociations en perspective avec les écologistes et le PCF. Quoi qu’il en soit, cette réforme entraînera un redécoupage des circonscriptions.

Moralisation

Tirant les leçons des présidences Chirac et Sarkozy, la commission veut mettre fin à l’immunité judiciaire du chef de l’Etat. Il deviendrait juridiquement responsable des actions détachables de sa fonction commises avant ou pendant son mandat. Au-delà de cette réforme hautement symbolique, le rapport propose, au travers de nombreuses mesures, un renforcement de la prévention et du contrôle des conflits d’intérêts pour les hauts fonctionnaires, mais aussi les ministres, les membres de leurs cabinets, les conseillers de l’Elysée et les parlementaires. Ces derniers pourraient aussi se voir interdire de devenir avocat pendant leur mandat. De quoi en désespérer plus d’un.

En revanche, et comme on pouvait s’y attendre tant ils en ont peur, aucune proposition en faveur du référendum d’initiative populaire qui est l’arlésienne de l’oligarchie au pouvoir : « en parler souvent mais ne la voir jamais !« 

François Hollande a immédiatement exprimé son souhait de voir appliquer ces mesures rapidement. Les textes traduisant ces réformes, dont un projet de loi constitutionnelle, devraient être déposés au Parlement début 2013, a ainsi annoncé l’Élysée dans la foulée.

Auparavant, le chef de l’État consultera sur la base de ce rapport les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ainsi que les chefs des partis politiques représentés au Parlement, a-t-il précisé dans un communiqué.

L’ancien premier ministre s’est défendu, au cours d’une conférence de presse d’être resté « dans les clous » de ce qu’avait déjà annoncé le chef de l’État. « Sur les parrainages citoyens, le statut pénal du chef de l’État ou le mandat unique pour les ministres, nous sommes allés plus loin que ce que l’on nous demandait » a-t-il expliqué. « Si on mettait en œuvre toutes ces mesures, on changerait considérablement les choses » a jugé de son côté l’ancienne ministre UMP Roselyne Bachelot, membre de la Commission.

* Une manifestation qui ne veut pas dire son nom :

Il y a quelques jours, avait lieu à Guéret (Creuse) une manifestation contre l’ouverture d’un « abattoir exclusivement à vif« . Entendez « halal » .

Le collectif organisateur avait volontairement écarté les termes habituels afin de ne pas « stigmatiser » !!! Toujours la même rengaine !  Une seule pancarte mentionnait le  » halal « . Et le thème développé principalement ce jour là était la souffrance animale., ce qui permettait de se donner une « bonne conscience politique », des fois que le Front national rôde dans les orages… Mais dans les discours, à plusieurs reprises, l’aspect religieux de l’abattage a été repris, heureusement. Un peu comme si tous savaient pertinement pourquoi ils étaient là, mais  » Chut !!! , faut pas le dire ! » Un peu comme dans Harry Potter,  » celui qu’on ne nomme pas « .

Etaient présentes entre 100 et 150 personnes. Des pancartes, certaines bricolées, d’autres plus abouties. Mais toutes bien efficaces et parlantes. Un spectacle, avec des gens masqués, l’un représentant le maire de la ville, l’autre un abatteur, et un autre, un bovin. Une bonne mise en scène d’abattage rituel (enfin non : à vif qu’il faut dire pour ne pas… » vous savez quoi « ). Puis trois discours qui « disaient mais sans trop le dire ! »
Enfin, une marche passant devant la mairie puis la préfecture et le long de la rue commerçante de Guéret mais très peu de monde dans les rues.
Retour au point de départ, petit spectacle, projection de sang  » fictif  » sur les pancartes représentant les élus locaux et dispersion. Le policier qui était là pour veiller au grain chantait parait-il sur Bob Marley. « Une très jolie manif, bon enfant, avec des gens très sympa ! » a-t-on entendu parait-il.

Prenez-vous la mesure de l’auto-censure de ces bonnes âmes acquises…à la cause des animaux ? Du degré d’auto-mutilation de leurs cervelles ? Bref, de la dhimmitude ordinaire en France ?

Et tout cela avec non seulement la « bénédiction » des pouvoirs publics mais surtout l’ordre qu’il en soit ainsi.

Nous nous sommes rendus à Guéret pour vérifier cette information et son contexte politique. Aucune dénégation. Bien au contraire, certains habitants (que nous avons rencontrés) n’ont même pas osé participer à ladite manifestation, malgré leur désir de soutenir la cause « de ces pauvres animaux »… »de peur qu’elle soit politiquement récupérée par l’extrême-droite ». On ne rêve pas. On pleure sur l’avilissement de beaucoup de nos compatriotes qui sont déjà prêts à être réduits en esclavage.

*  Il y a quand même de bonnes nouvelles, même si elles sont rares :

Le pape a reçu le 8 novembre, en audience, les participants à l’assemblée plénière de l’Académie pontificale des sciences qui s’est tenue du 5 au 7 novembre au Vatican, sur le thème : « Complexité et analogie dans les sciences : aspects théoriques, méthodologiques et épistémologiques ».

Voici un extrait du discours du Saint-Père :

« […] Une telle approche interdisciplinaire de la complexité montre également que les sciences ne sont pas des mondes intellectuels déconnectés les uns des autres et de la réalité, mais plutôt qu’ils sont reliés entre eux et dirigés vers l’étude de la nature comme une réalité unifiée, intelligible et harmonieuse dans son incontestable complexité. Une telle vision a des points de contact fructueux avec celle que la philosophie et la théologie chrétiennes ont de l’univers, avec la notion d’être par participation selon laquelle chaque créature, dotée de sa perfection propre, partage également un caractère spécifique et ce, dans un cosmos ordonné qui tire son origine de la Parole créatrice de Dieu. C’est précisément cette organisation intrinsèque « logique » et « analogique » de la nature qui encourage la recherche scientifique et fait découvrir à l’esprit humain la coparticipation horizontale entre les êtres et la participation transcendantale par l’Etre Premier.

L’univers n’est pas le chaos ou le résultat du chaos, au contraire, il apparaît de plus en plus clairement comme une complexité ordonnée qui nous permet, grâce à l’analyse comparative et à l’analogie, de nous élever de la spécialisation vers un point de vue plus universel et vice-versa. Alors que les premiers instants de l’univers et de la vie échappent encore à l’observation scientifique, la science est néanmoins amenée à réfléchir sur un vaste ensemble de processus qui révèlent un ordre de constantes et de correspondances évidentes et qui servent comme composants essentiels d’une création permanente.

C’est dans ce contexte élargi que je tiens à souligner combien l’utilisation de l’analogie s’est montrée féconde pour la philosophie et la théologie, non seulement comme outil d’analyse horizontale des réalités de la nature, mais aussi comme un stimulant pour une pensée créative sur un plan transcendantal plus élevé. C’est précisément à cause de la notion de création que la pensée chrétienne a utilisé l’analogie non seulement pour l’étude des réalités terrestres, mais aussi comme un moyen de s’élever de l’ordre créé à la contemplation de son Créateur, en tenant dûment compte du principe selon lequel la transcendance de Dieu implique que chaque similitude avec ses créatures suppose nécessairement une plus grande dissemblance : alors que la structure de la créature est d’être un être par participation, celle de Dieu est d’être un être par essence, ou Esse subsistens. […] ».

Tout le reste apparaît bien petit…

Le 12 novembre 2012.

Jean-Yves Pons.