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Macron à l’oeuvre. Retraités et espaces protégés vont y laisser des plumes.

28 Août

Un cadeau pour les chasseurs. Emmanuel Macron a accepté de diviser par deux le prix du permis national de chasse, passant ainsi de 400 à 200 euros, comme le réclamaient les chasseurs, a annoncé l’Elysée, lundi 27 août. Contrairement au permis départemental, le permis national permet de chasser sur tout le territoire. Il n’est possédé que par environ 10% des quelque 1,2 million de Français qui pratiquent la chasse chaque année. Cette mesure s’inscrit dans une plus vaste réforme de la chasse, qui préoccupe les défenseurs de l’environnement.

Ces derniers s’inquiètent de la façon dont sera mise en place la nouvelle gestion des espèces chassables. Actuellement, la liste de ces dernières, qui compte une soixantaine d’oiseaux et de mammifères, est figée. La nouvelle « gestion adaptative », dont le principe avait été retenu dans le plan biodiversité présenté en juillet par Nicolas Hulot, repose sur un renforcement de la collecte des données sur l’état de conservation des espèces et sur les prélèvements des chasseurs. Pour « éclairer » les décisions pour chaque espèce, un conseil scientifique doit être mis en place prochainement.

Les cormorans dans le viseur

Les chasseurs espèrent ainsi que certaines espèces aujourd’hui protégées, comme les cormorans, pourront être ajoutées à la liste. Une perspective dénoncée par les défenseurs de l’environnement, qui voudraient que la nouvelle formule ne concerne que les espèces aujourd’hui chassables, mais qu’ils considèrent comme en danger et dont ils voudraient réduire les quotas autorisés.

« En France, on chasse 64 espèces différentes d’oiseaux » alors que, dans « le reste de l’Europe, la moyenne est de 14 espèces. Parmi les 64 espèces chassées en France, il y en a 20 qui sont sur la liste rouge des espèces menacées » de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN), a dénoncé lundi sur franceinfo le président de la Ligue pour la protection des oiseaux, Allain Bougrain-Dubourg. Le militant plaide pour que la chasse de toutes les espèces sur la liste UICN soit immédiatement interdite, comme la tourterelle des bois.

L’opinion publique commence à mesurer le décalage total entre les cadeaux faits aux chasseurs et cette réalité de la biodiversité qui agonise et qui est en souffrance.Allain Bougrain-Dubourg à franceinfo

https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/les-chasseurs-obtiennent-la-baisse-du-prix-du-permis-national-et-une-nouvelle-gestion-adaptative-des-especes-chassables_2913789.html

Alain TEXIER

Paul Turbier refléchit à voix haute sur l’avortement

25 Août
Le rejet d’ un projet de Loi favorable a la libération de l’avortement en Argentine  fait revenir cette délicate question sur l’avant-scène médiatique.

Deux camps sont face à face

     . L’un considère que la loi constitue une avancée sociale  majeure qui prend en compte la revendication pour les femmes de disposer librement de leur corps. Il fait observer que la prohibition abortive ne diminue pas le nombre des avortements pratiqués car il en rejette le plus grand nombre  dans la clandestinité hors de toute sécurité médicale sérieuse. Il considère aussi que dans le début de la gestation, le  foetus n’est qu’un amas de cellule sans personnalité, un sorte de tumeur dont on peux se débarrasser sans états d’âme particulier.
       L’autre au contraire voit dans le fœtus un être humain en devenir et dans l’avortement un véritable homicide qu’il faut punir comme tel. Il considère que l’acte déclenchant, le rapport sexuel est un acte conscient entre deux partenaires qui savent qu’une maternité peut s’ensuivre et qui fuient devant leurs reponsabilités . Il observe que, complémentairement  les outils anticonceptionnels sont disponibles quasi-gratuitement  pour tous ce qui  aurait du en toute  logique éviter les grossesses indésirées
      Aucun terrain d’entente entre ces deux positions n’est possible.
      En France, la Loi Veil avait partiellement dépénalisé l’avortement dans un cadre bien déterminé qui tenait compte des situations de détresse , de viol ou de risque de santé majeur. Les contraintes ont été progressivement élargies et sont aujourd’hui levées. Actuellement  toute femme qui désire avorter peut le faire sans avoir à présenter une justification quelconque car l’avortement est devenu un simple acte de convenance personnelle
       
Montons au dessus de la mêlée pour voir ce qu’on y trouve.  Si on examine le problème avec du recul pour l’évaluer dans un cadre démographique large, des considération économiques et sociales apparaissent.
      A l’échelle du groupe social que constitue une nation telle que la France ou bien encore l’Europe par exemple, ce qui se constate est une sévère dénatalité qui n’assure plus le simple renouvellement des générations. Elle contribue fortement au vieillissement de la population avec des conséquences économiques graves dont le moindre n’est pas le financement des retraites.  Quant au monde dans son ensemble, cette dénatalité des pays occidentaux s’oppose à l’expansion démographique des pays dits du Tiers-Monde et crée une déséquilibre Nord-Sud dramatique. Là-bas on accouche, ici on avorte. Cherchez l’erreur . Ces enfants dont on se prive.en occident, les dirigeants politiques pensent les trouver en important massivement des populations provenant de l’immigration ce qui est apparemment correct numériquement parlant sauf quel ‘arrivée les dites populations pas du tout acculturées et probablement inassimilables pose plus de problèmes qu’elle n’en résoud
   Il y a donc conflit entre des intérêts particuliers de femmes et un intérêt général du groupe social dont elles font partie. Alors que faire ?. On ne peut oublier les femmes qui sont réellement  en situation de détresse, comme celles qui ont déjà une famille déjà nombreuse qu’elles peinent à élever convenablement à cause de sa santé ou de ses ressources. Leur situation doit être prise en considération.  Mais les autres, qu’en dire ?.
    Les hommes politiques qui ont des responsabilité de gouvernement  sont en principe garants de l’intérêt général, du bien commun.  Céder à une revendication spécifique d’un groupe social donné, fut-il important, porte un nom, c’est la démagogie. Ils devraient s’en garder.  Ils pourraient réfléchir à quelques éléments parallèles intéressants, l’adoption élargie , la tutelle de la Nation avec l’aide de famille d’accueil ? . Est-on sûr que tout a été fait dans ces directions pour que les enfants non désirés bénéficient de la première des Libertés, celle de vivre. Est-on sûr que la loi Veil était une mauvaise loi et que les élargissements successifs qui lui ont été apportés étaient judicieux ?  Mais aussi qu’a-t-on fait de la responsabilité du géniteur qui ne supporte ni la contraception ni la gestation, qui sème sans récolter ? Il est étrangement absent du débat.  Il a su partager un moment agréable, Il serait juste qu’il en partage les conséquences. Lui aussi aurait bien besoin d’une formation .
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« La république c’est le royaume des cons ». C’est sûr mais pas si facile de faire autrement finalement .

5 Fév

         « Si je comprends bien, l’Etat ne maîtrise plus les prisonniers. Il ne maîtrise plus l’immigration, il ne maîtrise plus les banlieues, il ne maîtrise  plus les Zadistes (un truc inventé par nos journaleux), il ne maîtrise plus les capitaux,  il ne maîtrise plus les banques, les assurances et les entreprises y compris à participations publiques… Il ne maitrise plus la monnaie, il ne maitrise plus les lois qui nous arrivent directement de la commission européenne. Il ne maitrise plus la pauvreté, il ne maitrise plus l’islamisation rampante,  il n’a plus les moyens de l’école, plus les moyens de la sécurité intérieure,  hésite sur les moyens militaires à mettre en œuvre.  Mais il met la vitesse à 80 Km/H, alourdit le contrôle technique, augmente nos impôts et détricote les droits sociaux…  Bienvenue au royaume des cons. »

Eric Pourcel

Docteur en droit

L’Etat fait ce qu’il peut. Face à une population qui veut tout et le contraire de tout, les causes sans les conséquences (coucou au passage à Bainville : « il faut vouloir les causes et les conséquences de ce qu’on veut » plutôt qu’à la plate citation de Bossuet qu’on fait tout le temps), qui veut moins d’impôts mais qui refuse obstinément de couper dans tout budget significatif, qui est composée sinon de cons du moins d’analphabètes économiques atterrants auxquels on fait lire Alternatives économiques et regarder l’autre gauchiste d’Elise Lucet, il n’y a guère de solution que de taper sur ceux qui ne peuvent pas s’organiser (les retraités avec la CSG) ou ceux qui n’y peuvent pas grand chose (les automobilistes). Et que faisait d’ailleurs d’autre l’ancien régime quand, en bout de course économique, il laissait les privilégiés racheter leur participation au 10e puis au 20e pour des sommes dérisoires mais qui le soulageaient momentanément ?

Ceci dit, le M. Pourcel là dit quelques trucs un peu rapides.

– « l’Etat ne maîtrise plus les prisonniers » : c’est quoi maîtriser les prisonniers ? Passons sur les farauderies inapplicables comme le bagne à restaurer. C’est les priver de téléphone portables et de drogue et de propagande salafiste ? que fait-on si on a subitement 50 prisons qui flambent ? on met tout le monde dans des camps dans la massif central ? Rappelons qu’il y a parmi ces prisonniers quelques gens de chez nous, hein, quand même, emprisonnés pour divers délits d’opinion putativement raciste, et quelques pauvres bougres là pour un délit routier quelconque et objectivement pas bien grave et sans victime autre que l’honneur du gendarme sur le bas côté avec ses jumelles à vitesse… La solution, c’est de construire des prisons. Et marginalement d’expulser les prisonniers étrangers au bout de leur peine pour éviter de les avoir en récidive. Pour cela il faut de l’argent.  Retour à ma remarque ci-dessus : tant qu’on ne voudra pas licencier 20 ou 30% de nos fonctionnaire pléthoriques, ou couper dans quelques gros budgets sociaux, ceux qui alimentent le modèle social que le monde nous envie (parce qu’ailleurs on crève dans le caniveau devant les hôpitaux si on n’a pas de carte de crédit à la place de sa carte vitale, c’est bien connu) rien n’avancera.  Il faut aussi expulser les gens, c’est à dire assumer d’expulser les familles, les enfants scolarisés qu’on nous montrera à la télé en train d’être emportés par des CRS de leur école… autant dire que c’est pas demain la veille.

– « Il ne maîtrise plus l’immigration » : qui la maîtrise parmi les pays comparables à la France ? Les seuls qui y arrivent un peu  (Hongrie) ou bien (Japon) sont ceux qui bénéficient encore d’une homogénéité réelle. S’il y a quelque chose dont on peut créditer Hollande au milieu de toutes ses impuissances, c’est quand même de nous avoir tiré des migrants sans trop de dégâts, bien moins que l’Allemagne par exemple. Certes ça ne règle rien, mais c’est mieux d’en avoir moins eu. La politique actuelle, Collomb étant tout sauf un immigrationniste fou, vise à limiter les dégâts tout en ne créant pas d’abcès de fixation médiatiques. C’est sans doute ce qu’on peut faire de plus intelligent pour l’instant. Là encore, c’est quoi maîtriser l’immigration ? c’est arracher des enfants à leur école pour les expulser avec leurs parents, faire des rafles à Calais devant les caméras et foutre en taule les bons chrétiens de gauche bien cons et collabos qui apportent des repas, pour aide au séjour clandestin ? bonne chance, à supposer que les fonctionnaire obéissent et que les juges condamnent, un gouvernement qui ferait ça, républicain ou royal, ne tiendrait pas un an sous le scandale répété. La politique, c’est aussi dealer de la bonne conscience à l’électeur, ou au sujet. S’il a l’impression qu’on le vole sur cet article, il renversera le gouvernement : par les élections ou en chassant le roi s’il n’y a pas d’élection possible pour faire sauter un fusible. Assumer la violence collective certes, mais en lénifiant et en dessalant de la bonne conscience.

– « il ne maîtrise  plus les Zadistes (un truc inventé par nos journaleux) » : ben non, construire un aéroport inutile, loin de tout centre ville, mal desservi, pour faire plaisir aux copains qui ont payé les campagnes électorales d’Ayrault, le tout sanctionné par un référendum local au périmètre défini exprès pour avoir le résultat qu’on souhaitait, plein de gens pas inventés par les journalistes trouvent que c’était pas une bonne idée… l’autorité pour l’autorité parce qu’il faut que le bas peuple obéisse et chacun à sa place, j’ai peur que ce ne soit pas une manière très flatteuse de présenter les choses, en outre.

– « il ne maîtrise plus les capitaux » : il ne l’a jamais fait. Le roi fouettant les financiers c’est une très belle imagerie populaire bien démago, mais dans les faits, l’ancien régime a quand même la plupart du temps été l’histoire de comment on comblait le déficit grâce aux financiers. J’écris ça d’une riante ville où on a encore des ruines laissés par les frères Pâris tous les coins de rue, et une superbe église baroque qu’on leur doit… en outre, les capitaux sont bien plus efficaces quand l’Etat ne s’en occupe pas et les laisse croître, circuler et multiplier. C’est qui le pays qui maîtrise les capitaux aujourd’hui ? le Vénézuela ?

– « il ne maîtrise plus les banques, les assurances et les entreprises y compris à participations publiques » ; vieille blague : si en 1945 les communistes alliés aux résistants avaient nationalisé les usines de chaussures, on nous expliquerait aujourd’hui que sans l’Etat les pauvre seraient nu-pieds… :oD

– « il ne maitrise plus la monnaie » : c’est vrai que la longue histoire des monnaies fiduciaires et de leur érosion inflationniste plaide pour qu’on confie la monnaie aux politiciens… Dieu sait que je n’aime guère l’Euro, mais si on le met à bas pour confier la monnaie nouvelle à des politiciens qui ne rêvent que de dévaluer tous les deux ans pour échapper aux conséquences de leurs actes – ou pire aux conséquences de leurs inactions – je préfère encore une monnaie gérée à Francfort par Draghi, qui au moins sait compter sans faire croire que deux et deux font entre 3,7 et 4,4 selon les besoins de la com du moment…

– «  il ne maitrise plus les lois qui nous arrivent directement de la commission européenne » : et qui les y fait ? nos bons haut-fonctionnaires français n’auraient ils pas su largement se couler dans les institutions européennes ? Sans compter toute les fois où la transcription du droit européen est l’occasion, bien française, de rajouter à la couche européenne deux ou trois couches de régulation franco-française pour faire bonne mesure…

– « Il ne maitrise plus la pauvreté » : c’est vrai qu’avant on l’éteignait après 18 heures :oD Reste à expliquer comment, quand l’Etat contrôle tout ce que M. Pourcel veut lui faire contrôler, on fait diminuer la pauvreté. Généralement les pays qui fonctionnent comme ça sont assez peu prospères. Mais la France l’était me dira M. Pourcel quand… quand quoi ? quand sous Pompidou la part du PIB passant dans les mains de l’Etat était de 33% au lieu de 60% ? et qu’il y avait deux bons millions de fonctionnaires de moins ? Bah voilà.

– « il ne maitrise plus l’islamisation rampante ». Fallait pas les laisser rentrer, comme qui disait… faire rentrer des millions de musulmans en espérant qu’ils deviennent un peu comme des berrichons ou des Polonais du Nord, c’était stupide. Et qui a fait ce raisonnement sinon précisément les tenants d’un autorité étatique tricolore comptant sur la force irréfragable de son modèle d’assimilation (républicaine, au passage) qu’elle portait aux nues sans en voir les terribles ambiguïtés ?  Et fera-t-on un jour l’histoire de ce que nous  coûté dans ce tragique aveuglement le rêve algérien de certains qui ont transposé ici leur ambition déçue, leur rêve devrait-on dire, de deux peuples vivant en bonne intelligence là bas dans les plis d’un drapeau (tricolore, pas blanc) assez vaste pour tout prendre ?

– « il n’a plus les moyens de l’école » : le quart du budget de l’Etat y passe pourtant… ce n’est peut-être pas une question de moyens, vu qu’on met chaque année un peu plus d’argent dans ce machin ingouvernable, obèse, national par pétition de principe idéologique, qui fonctionne chaque année un peu moins bien. Coupons ça en tronçons régionaux, comme en Allemagne. Au moins.

« plus les moyens de la sécurité intérieure » : on les prend où ? où qu’on coupe ? de quoi on prive qui pour financer plus de sécurité intérieure ? Ou qui assome-t-on encore plus d’impôts ? Faut nous le dire M. Pourcel !

– « hésite sur les moyens militaires à mettre en œuvre » : Même motif, même punition : où trouve-t-on l’argent ? surtout quand par ailleurs on ne veut visiblement toucher à rien ni à personne. Et puis là aussi : on a vu la superbe chevauchée de nos soldats au Mali dans des conditions quasi idéales (un désert, des avions, des ennemis en pick-up sur de pistes sans rien autour : un vrai dessert pour officier) Pour quoi ? que se passera-t-il quand nous partirons ? Là aussi est-ce vraiment une question de moyens ? Le but d’une guerre, en général, c’est d’en sortir : pas de la gagner techniquement sans solution politique ni de la continuer indéfiniment.

– « Mais il met la vitesse à 80 Km/H, alourdit le contrôle technique, augmente nos impôts et détricote les droits sociaux » : et on parie que s’il ne le faisait pas M. Pourcel aurait motif à crier encore plus fort qu’il ne le fait, mais exactement sur le même ton et les mêmes sujets ?

Effectivement, soit tout le monde est très con, soit les choses sont un peu plus compliquées que ne le croit M. Pourcel et c’est pour ça que quelle que soit la nuance gouvernementale, et sans doute quelle que serait la nuance institutionnelle, la réalité et les problèmes qu’elle pose ne disparaissent pas. Et imposent des solutions politiques, c’est à dire des demi-mesures, des compromis, des cotes mal taillées.

La question n’est pas de savoir qui taillerait la bonne cote. Mais si la cote taillée par une monarchie serait moins mal taillée que par la république actuelle. Et d’expliquer comment, pour convaincre. 

Nicolas M.

Le 5 févr. 2018 à 11:01, Turbier Paul turbierp@gmail.com [vexilla-regis] <vexilla-regis@yahoogroups.com> a écrit :

 Que la république soit le royaumes des incompétents malfaisants est une évidence et pour cause. Hier dans deux élections partielles les élus un recueillis à peu près 54 % des suffrages exprimés dans des scrutins pour lesquels les abstentions avaient atteint des altitudes himalayennes ( autour de 70%)  Leurs électorats réels  étaient donc de l’ordre de 15 % des inscrits ce qui rends leur représentativité squelettique. Dans toute banale association, le vote aurait été déclaré nul faute d’un quorum suffisant mais l’un de ces imbécile heureux,interrogé sur cette piètre performance, n’en a pas moins plastronné devant les caméras télévisuelles. Comme aurait dit Audiard, les cons ça plastronne toujours, c’est à ça qu’on les reconnait.

Paul T.     

 

Paul Turbier s’émerveille devant les prodiges déniché par Marianne James.

31 Déc

Je viens de passer trois heures devant mon téléviseur à voir et entendre de jeunes danseurs, chanteurs et musiciens tous plus talentueux les uns que les autres et j’ai plains le jury qui eut la lourde tâche de les départager car il s’agissait d’un concours . Un vainqueur d’une précédente session a chanté un alleluyah moderne (de Léonard Cohen) avec une splendide voix de baryton très chaude, bien timbrée et très émouvante. Et il n’a que quinze ans.

Je ne sais pas s’il vendra des millions de disques ou s’il aura des funérailles quasi-nationales et je ne me hasarderai pas à faire des comparaisons impossibles. D’un côté le ciel, de l’autre la terre dans ce qu’elle a de plus bas. D’un côté la pureté,de l’autre . . . . ? Quoi ? je n’ose le dire.

Patrick Dupont  qui fut l’un des juges a eu le mot de la fin en disant ( je cite de mémoire) :  » derrière ces performances, il y a beaucoup beaucoup d’heures de travail mais  il y a surtout de l’amour  » . Tout le monde comprendra que cet amour-là  ne se trémousse pas frénétiquement  mais s’écrit avec un grand A.

 
Paul Turbier.
 
Ps: l’un de ces jeunes artiste, 13 ans, est en troisième, tout les autres à l’avenant. Sans commentaires.

 

Paul Turbier, CJA. Limites du protectionnisme érigé en système.

19 Nov

                                                  Qui parle de protectionnisme ? C’est Mister Trump et Madame Marine le Pen. Mais de quoi parlent-il ? Le rouge de la honte devrait leur monter au front comme celui de la colère aux joues des fervents du libre échange. Tous ont-ils raison ou tort.

    Probablement ni les uns ni les autres ou tout au moins pas dans l’absolu. Là comme ailleurs tout est question de mesure.
  Quelle est la situation qui motive les positions des uns et des autres. Le monde est partagé en deux, les pays anciennement industrialisés dont les démographies sont anémiques et ceux qui symétriquement ont conservé des structures ancestrales et qui parfois malgré des mesures drastiques ont une démographie qui leur fournit une main d’oeuvre abondante et quasi gratuite. Il en résulte une transfert d’activité qui créé du chômage d’un côté sans éradiquer réellement la misère de l’autre. Par un effet d’échelle, la cohabitation pauvres/riches existe dans les pays dit développés où se côtoient des chômeurs et des actifs parfois protégés.
   Ces situations sont intolérables sous quelques angles où elles peuvent être examinée et les risques de conflits qu’elles engendrent sont grands.
   Lorsque nous sommes malades, nous devons nous soigner et prendre des médicaments. Mais les thérapies imposent précautions et discernement. Des doses efficaces sont prescrites et elles ne doivent être ni méprisées ni outrepassées.
   Pour la maladie qui ronge les économies notamment européennes, c’est un peu la même chose et la médecine que proposent Trump ou Marine le Pen apparaît à beaucoup comme un remède de cheval qui risque de tuer le malade et qui de plus semble inapplicable. Ils proposent des thérapies différentes dont la plus évidente est l’allègement des charges qui pèsent non seulement sur les entreprises mais sur l’ensemble des activités de production. Mais hélas, l’énorme différentiel des coûts de main d’oeuvre locaux ou exotiques  n’est pas compensé par cette baisse des charges fut-elle drastique. A long terme, il est peut-être possible que  les économies émergentes et locales s’équilibrent mais cette perspective n’est pas aujourd’hui discernable. Chômage et appauvrissement sont aujourd’hui les seules variables d’adaptation qui conduiraient à un éventuel équilibre. Cette situation est évidement inacceptable.
 Alors que faire ?
  Jouer sur les deux tableaux : amener le taux des prélèvements obligatoires sous 40 % par des réformes administratives et sociales énergiques, et ensuite équilibrer les échanges par un protectionnisme intelligent et modéré  Modéré pour garder ne juste rémunération aux producteurs exotiques. Intelligent pour conserver dans les entreprises locales une volonté de progrès.
     Une bonne justification pourrait être trouvée en affectant les ressources douanières dégagées à des programmes économiques et humanitaires comme celui  que propose M.Borloo pour l’électricité et d’autres qui concerneraient l’eau, la santé et l’éducation. Il en résulterait probablement un ralentissement de l’immigration sanitaire et sûrement un allègement du poste budgétaire tiers-mondiste.
Paul T

Paul Turbier CJA. Il y a peut-être un roi d’Espagne, mais il n’y a pas de monarchie là-bas.

9 Oct

Il y a peut-être un roi d’Espagne, mais il n’y a pas de monarchie là-bas. Pour preuve ledit roi s’en réfère à la sacro-sainte démocratie (totalitaire).

Pourquoi attendre qu’il se comporte comme un roi puisqu’il n’en est pas un, même pas sacré a fortiori.

C’est Bruxelles et George Soros* qui décident si l’Espagne restera unie ou pas, lui c’est juste le mari cocufié de partout qui montre son mécontentement à la télé pour faire des menaces.
* George Soros finance l’indépendantisme catalan   http://www.voltairenet.org/article198083.html
L’Europe est lamentable. Des couards et des hystériques.
L’on peut toujours critiquer l’usage de la force, mais croyez-vous que les gentils catalans démocrates auraient remballés leur brindzingue avec « un s’il vous plait » ?
Philippe est tombé dans un piège grossier et quoiqu’il fasse il l’aura dans le baba.
Déjà sur internet circulent des cartes de la catalogne étendue à sa partie française et au Pays basque. Cela étant dit, je ne crois pas ces français du sud, suffisamment  politisés pour demander leur autonomie, et pas suffisamment courageux pour suivre l’élan de leurs cousins espingouins. C’est-à-dire qu’ils sont encore français…
L’Italie du Nord va sans doute se réveiller sans trop tarder, et in fine Marseille. sic
Lorsque tous les européens partagent le même quotidien sordide, s’habillent pareil, bouffent pareil, se divertissent pareil, pensent pareil, il n’est peut-être pas si étonnant que ça que d’aucun veulent se distinguer du lot. Surtout si en haut on les y encourage.
L’UE a plus ou moins fait son travail, plus de guerre en Europe, donc plus besoin de nation, les équipes de foute et le sport canalisant les derniers écueils de chauvinerie populaire, dans un spectacle puant le fric, qui fait rêver ses pauvres hères.
Les nations n’ont plus besoin d’être, l’église n’est ni ferment, ni lien entre les divers composants, le soufflé, se dégonfle de lui-même.
Par contre pour reconstruire quoique ce soit après, il faudra beaucoup plus de temps, si d’aucuns jugent encore cela nécessaire.

Paul Turbier CJA n’a pas retrouvé en Felipe VI d’Espagne les qualités de son père Juan Carlos.

8 Oct

Le Roi Philippe d’Espagne est intervenu dans l’affaire catalane et le moins que je puisse dire, est que son intervention m’a beaucoup déçu. Il est descendu dans la mêlée alors que j’attendais qu’il la survole. En effet , aucune des deux parties en présence n’a les braies propres, les catalans par leurs exigences, le gouvernement par son intervention musclée.

Il est clair que Philippe tient à la conservation du royaume dans son intégrité ce qui est de son devoir sinon de son pouvoir, mais sa position alignée sur celle du gouvernement « démocratique »  ne risque pas de réaliser ses voeux.  Comment feu Albert II a-t-il réussi à maintenir l’unité belge malgré les tensions Flamands/Wallons ? en montrant aux deux camps qu’il les aime ( Louis XIV parlait très affectueusement de « ses peuples » ). Albert était très populaire en pays flamand, parlait parfaitement la langue du coin (merci Beaudoin) et se gardait bien de montrer une préférence entre les uns et les autres. Le Roi d’Espagne aurait-il pu parler le catalan des rues pour passer un message fort qui aurait dit au gens  » je vous aime « . Au lieu de cela, il leur dit « Vos gueules ! A la niche ». C’est l’huile sur le feu.

Paul Turbier, CJA.