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Une spécialité républicaine des institutions « consultatives » qui comptent pour du beure.

13 Fév

arton707L’actualité politique de ces derniers jours en donne trois exemples topiques  étant  bien précisé  que ce  que le Conseil dans l’Espérance du roi condamne, ce n’est  pas  que ces avis ne soient pas suivis puisque leur textes  fondateurs le précisent expresssément , mais  bien plutôt  que la République  finance des institutions dont elle a  pris soin de bien préciser qu’elles pouvaient servir à rien ; De la démocratie en trompe l’eil , et de l’argent f… en l’air, une fois de plus donc.

I. LE  CONSEIL D’ETAT

– Le Conseil d’Etat rend son avis  sur le projet de loi  abusivement- en ce qu’il n’autorise  pas l’inceste , par exemple, nommé  «  Mariage pour tous » …

Sollicitée, la Chancellerie( Ministre de la Justice) indique n’avoir : « aucun commentaire sur cet avis du conseil d’Etat« .

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/mariage-gay-au-conseil-d-etat-le-texte-a-ete-moins-discute-que-la-taxe-a-75_1218547.html

Les avis du Conseil d’Etat, qui a examiné fin octobre le projet de loi, au gouvernement sont confidentiels, mais le Premier ministre peut décider exceptionnellement de les rendre publics. Durant toute la journée de mercredi, les députés UMP ont demandé à Jean-Marc Ayrault de le faire. La ministre de la Justice, Christiane Taubira, avait opposé une fin de non-recevoir à la demande des députés UMP.

http://www.leparisien.fr/politique/mariage-gay-les-mises-en-garde-du-conseil-d-etat-08-02-2013-2550515.php 

II. LE COMITE CONSULTATIF NATIONAL D’ETHIQUE (CCNE),

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), dont le gouvernement attend l’avis sur les questions sociétales de l’assistance médicale à la procréation (AMP ou PMA), a un «calendrier chargé» cette année et ne devrait se prononcer que «vers octobre», selon son président.

La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a fait savoir que l’avis du Comité consultatif national d’éthique ne contraindrait «aucunemen le gouvernement et qu’il reviendrait au Parlement de décider d’élargir, ou non, la PMA.

«Que les choses soient claires: l’élargissement de la procréation médicalement assistée aux couples de même sexe sera dans le projet de loi famille», a-t-elle dit lors du compte-rendu du conseil des ministres. Il sera «présenté au Parlement d’ici à la fin de 2013».

«Très vraisemblablement, on peut dire que le projet de loi famille ne sera présenté qu’une fois que cet avis (…) sera connu, même si cet avis (…) évidemment ne contraint aucunement le gouvernement», a-t-elle déclaré

http://www.liberation.fr/societe/2013/02/06/le-comite-d-ethique-se-prononcera-vers-octobre-sur-la-pma_879688

III.  CONSEIL NATIONAL DE LA SECURITE ROUTIERE

Les éthylotests obligatoires dans les véhicules, sur la sellette depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, pourraient être maintenus, ont indiqué hier des participants du Conseil national de la sécurité routière (CNSR).

 0i-ci aurait aussi préconisé l’obligation élargie aux conducteurs de cyclomoteurs (moins de 50 cm3). Un avis, qui, s’il est suivi par le gouvernement, pourrait redonner espoir aux salariés de Contralco à Gignac, près de Montpellier, et ceux de la société Turdus, à Marvejols (Lozère).

http://www.midilibre.fr/2013/02/12/ethylotests-un-avis-favorable,643321.php

Pour le Conseil dans  l’Espérance du Roi, Alain TEXIER, Garde des sceaux, Conseiller à la justice , aux libertés publiques, aux devoirs et aux droits  des Citoyens  et Conseiller aux réformes institutionnelles

 

« Le mariage pour tous » : Une supercherie linguistique doublée d’un mensonge

3 Fév

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 http://fr.wikipedia.org/wiki/Menottes

Dans le concert des arguments développés par les « pour » et les « anti » mariage gay, il est une voix qu’on n’a jamais entendue : celle de la langue française. 

Au cours de mes 40 années d’enseignement (collège et lycée) en qualité de professeur de Lettres Classiques, j’ai toujours attaché une grande importance à la valeur des mots. Choisir le mot exact, le« polir sans cesse » comme disait Boileau, c’est à la fois s’assurer qu’il exprime parfaitement ce que l’on veut dire mais c’est aussi s’assurer que l’on sera bien compris de son auditoire. 

La polémique que suscite le projet de loi sur le mariage gay offre un bel exemple de cette dilution de a pensée dans le brouillard d’une terminologie approximative. A force de triturer les mots dans tous les sens, les mots n’ont plus de sens et l’opinion déboussolée y perd son latin. Les slogans réducteurs épercutés par les médias ne font qu’entretenir la confusion au point qu’on a parfois l’impression d’avoir perdu le sens commun.

Prenons quelques exemples :                                                                                                Premier exemple : La notion de « couple » homosexuel est-elle adaptée ?                                        La réponse est non.Si l’on se réfère à la terminologie du « Bon Usage », l’assemblage de deux éléments de même nature ne constitue pas un « couple » mais une « paire ». Ainsi, on dira une paire de ciseaux, une paire de lunettes et non un couple de ciseaux ou un couple de lunettes. Il en est de même pour les êtres vivants. Deux bœufs assemblés sous le même joug forment une paire de bœufs et non un couple de bœufs. Deux jumeaux de même sexe  constituent une paire de jumeaux et non un couple de jumeaux. On pourrait multiplier les exemples. La langue française nous indique clairement que la notion de « couple » repose sur un principe de différenciation et d’altérité. Le couple, c’est « un homme et une femme unis par des relations affectives, physiques » (Robert 2012). La prise en compte de la fin de la définition ne doit pas faire oublier le début. La distorsion sémantique à laquelle on s’adonne chaque fois qu’on évoque  un « couple » homosexuel crée une confusion dommageable que rien ne peut justifier, pas même une évolution des mœurs. Il s’agit bien ici d’appeler un chat « un chat »

2ème exemple : qu’est-ce qu’un parent ?                                                                                      La reconnaissance officielle du « couple » homosexuel entraîne nécessairement – tout le monde le sait – une modification du Code Civil. La disparition (NDLRB.  Disparition au moins de facto) des mots « père » et « mère » au profit de lanotion de « parent 1 » et « parent 2 » n’est en fait qu’une supercherie linguistique doublée d’un mensonge puisque le mot désigne étymologiquement les deux personnes (père et mère) qui conjointement sont à l’origine de toute naissance. En latin, le verbe parere veut dire « engendrer » pour le père, et « enfanter » pour la mère. Comment peut-on expliquer à un enfant que ce mot de « parent » (quel que soit son numéro) s’applique à une personne qui esttotalement étrangère à sa naissance, un clandestin en quelque sorte ? La loi peut-elle cautionner ce mensonge ?

Ces deux exemples suffisent à démontrer que la terminologie avancée par les partisans de la loi n’est qu’un écran de fumée destiné à masquer une stratégie plus sournoise que les récentes manifestations viennentd’ailleurs de confirmer. Il semble en effet que les partisans du « mariage pour tous » se soient déjà engouffrés dans une brèche : l’incohérence du projet de loi :

   Une incohérence interne à la loi : un « couple » homosexuel est par définition stérile. Il est donc logique que les homosexuels aient recours à des artifices s’ils veulent avoir des enfants. C’est le sens de leur revendication première : le droit à l’adoption, baptisé outrageusement « droit à l’enfant ». Le projet de loi prévoit cette disposition mais interdit la PMA (procréation médicalement assistée pour les femmes) et la GPA (gestation pour autrui pour les hommes c’est-à-dire le recours possible à une mère porteuse). Comment justifier cette contradiction alors que la loi du « mariage pour tous » est présentée comme une extension des droits ? Les récentes manifestations des partisans du mariage ont clairement démontré que les homosexuels entendaient s’appuyer sur cette contradiction pour pousser plus loin leurs exigences. Sur cette question, on note les premiers signes d’un fléchissement de la part des promoteurs de la loi. Le recours à la PMA, exclue dans un premier temps, pourrait faire l’objet d’un amendement présenté par les députés de la majorité. Cette concession, logique en elle-même, met à nu la vraie nature du débat. Le « mariage pour tous », présenté au départ comme  ’objectif essentiel, apparaît de plus en plus clairement comme un simple point de passage, une étape transitoire pour obtenir  « in fine » une égalité de droit pleine et entière avec les couples hétérosexuels stériles. 

Comme le droit à l’adoption ne changera pas grand-chose à la situation des homosexuels, vu les réticences de la plupart des états à confier des enfants à des homosexuels, c’est bien sur la PMA et la GPA que se concentre toute la pression. Une fois  acquis le droit à la PMA pour les femmes homosexuelles, comment interdire aux hommes, au nom de ce même principe d’égalité, d’avoir recours à la GPA ? Si c’était le cas, il y aurait là une discrimination incompréhensible, voire une injustice, tout à fait contraire à l’esprit même du projet de loi.

Le piège des slogans                                                                                                               Il est une autre supercherie linguistique qu’il convient de dénoncer et qui tient au discours même des homosexuels. Pendant longtemps, leur combat a été placé sous le signe du « droit à la différence », droit qui leur a été reconnu par l’ensemble de la communauté nationale avec la création du PACS. Aujourd’hui, le thème du « droit à la différence » a totalement disparu duglossaire homosexuel. Bizarre ! Ce virage à 180 degrés a quelque chose de surprenant et pourtant personne ne s’en étonne. Il est vrai que le slogan « le mariage pour tous » est plus rassurant et plus rassembleur que « le droit à la différence » jugé sans doute trop « clivant » pour employer un terme à la mode, un concept dépassé en tout cas que l’on range sans complexe au rayon des accessoires. Au contraire, « le mariage pour tous » sonne comme un appel à la fête, à la fusion universelle de toute l’humanité, un remake d’ « Embrassons-nous, Folleville », en somme une préfiguration du « paradis pour tous ». Qui peut résister à un tel programme ? 

Malheureusement, cette vision édénique du mariage est en décalage complet avec la réalité des faits. Il est d’abord étrange que le PACS ait eu si peu de succès auprès de la communauté homosexuelle alors que cet aménagement de la législation était notamment prévu pour elle. Et si le mariage présente tant d’attraits, comment expliquer que tant d’hommes et de femmes, de la base jusqu’au sommet de l’Etat, choisissent l’union libre c’est-à-dire le non-mariage ?Il est notable également que nombre d’homosexuels vivent leur vie le plus naturellement du monde sans réclamer nécessairement le passage devant Monsieur le Maire. Certains même s’étonnent de ce déchaînement médiatique sur une question qui leur est totalement étrangère. 

Alors, au bout du compte, que penser de tout ce tapage, de tout ce galimatias ? Pas grand chose, sinon que derrière ces acrobaties sémantiques ou stylistiques, il y a la volonté de nier une évidence.

La négation d’une évidence :                                                                                                      Quel que soit le mode de procréation choisi, la naissance d’un enfant est nécessairement le résultat de la rencontre de deux cellules, masculine et féminine. La différenciation sexuelle est constitutive de l’être humain, même si les choix de vie peuvent ensuite amener certains individus à la vivre différemment. De ce fait, on ne peut admettre qu’une simple évolution des mœurs  soit un argument suffisant pour modifier le statut du couple et celui de la famille, tels qu’ils nous ont été transmis depuis les origines de notre civilisation. Les Romains eux-mêmes, qui pratiquaient librement et indifféremment  les deux formes de sexualité, n’ont jamais songé à remettre en question ce mode d’organisation de la famille pour une raison très simple mais essentielle :cette structure de la cellule familiale est la seule à garantir la filiation. Grands législateurs (ne pas oublier au passage que notre Code Civil découle directement du Droit Romain), ils ont toujours tenu à préserver ce socle de l’organisation sociale. Quant à l’adoption, très courante à Rome, elle a toujours été soigneusement encadrée par tout un arsenal juridique de manière à préserver l’intégrité des liens du sang. De ce fait, l’adoption n’était juridiquement admise que dans le cadre d’une famille déjà constituée et sur le modèle du couple hétérosexuel.

Jamais deux sans trois :                                                                                                          Mais il y a plus grave : la stérilité naturelle du « couple homosexuel » induit nécessairement l’intervention d’un tiers de l’autre sexe pour le rendre fécond. Dès lors, l’accès à la PMA ou à la GPA (quelle que soit la procédure adoptée, c’est-à-dire avec ou sans rapport sexuel) conduit à s’interroger sur la nature de ce prétendu « couple » qui ne peut assurer à lui seul  son désir d’enfant. Ce qui revient à dire que le contrat de mariage que signeraient  deux personnes de même sexe  inclut nécessairement l’intervention prévisible d’une troisième personne. Il ne s’agit donc plus d’un « couple » mais d’une « triade », une forme d’adultère biologique accepté et reconnu par la loi. Sans parler des inévitables dérives financières qu’entraînera nécessairement la recherche effrénée de donneurs et de mères porteuses. Dans certains pays, on assiste déjà à des combinaisons multiples où les homosexuels s’adjoignent – pour un temps ou pour longtemps et moyennant finances –  le concours d’une ou plusieurs personnes pour mener à bien leur projet. Nous sommes là devant le risque majeur d’une marchandisation de l’enfant et par extension de la vie humaine. L’embryon devient un objet de convoitise assimilable à n’importe quel produit de consommation. Dans un proche avenir, on peut même  imaginer l’achat en pharmacie de paillettes de sperme ou d’ovules congelées qu’on pourrait se procurer aussi facilement que la pilule contraceptive ou le Viagra, le tout remboursé par la Sécurité Sociale, au nom de ce « droit à l’enfant » brandi comme un dogme par les partisans de la loi.  

Au terme de cet argumentaire, une conclusion s’impose :                                                               Le « mariage » pour quelques-uns est en fait une menace « pour tous » :

A l’évidence, l’adoption de ce projet de loi fait courir à notre société un danger d’autant plus grand qu’il est paré de toutes les vertus aux yeux du plus grand nombre. Pour employer le langage des internautes, c’est un dangereux « cheval de Troie » qu’on introduit dans la législation française.

« Malheureux  citoyens, quelle folie est la vôtre ! » s’écriait Laocon en voyant les Troyens disposés à introduire ce cheval maudit dans les murs de leur ville (Enéide, II, 42). Abandonné sur la plage, ce cheval imaginé par Homère avait tous les attraits d’un cadeau des dieux.  Les Troyens sont restés sourds à l’avertissement de Laocoon. Ils ont fait mieux. Pour faciliter l’entrée du cheval dans la ville, ils n’ont pas hésité à abattre une partie de leurs murailles. 

On connaît la suite ! … 

Il est vain d’imaginer qu’on puisse contenir toutes les dérives inhérentes au projet de loi tel qu’il est présenté aujourd’hui. C’est bien sur la notion même de « mariage pour tous »  qu’il faut se battre et résister. Si cette digue saute, le risque de submersion est hors de tout contrôle.

Daniel Godard                                                                                                               Professeur de Lettres Classiques 

http://www.je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr/blog/le-mariage-pour-tous-une-supercherie-doublee-dun-mensonge/

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Le « mariage » entre deux personnes du même sexe est une exception en Europe.

28 Jan

code civil2Certes les médias  disent majoritairement le  contraire et les partisans  du  prétendu « mariage pour tous » que l’on n’a dailleurs  vu hier , dimanche 27 janvier 2013, qu’en assez faible nombre   aussi mais la réalité est  différente. Et cette réalité, in fine c’est  que loin de  vouloir ouvrir  les mêmes droits pour tous, l’objectif de la manœuvre est de détruire le mariage-Institution.

Le « mariage » entre deux personnes du même sexe est une exception en Europe.

Le  think-thank libéral et européen Thomas More s’est livrée à une analyse  comparée  de la législation dans 27 pays d’Europe étude qui sera dévoilée jeudi 31 janvier prochain

Aux termes de cette étude  seulement six pays sur 27 ont légalisé le mariage homosexuel (Pays-Bas, Belgique, Espagne, Suède, Portugal et l’année dernière, Danemark). Au Royaume-Uni, un projet de loi est en cours. Excusez je  vous prie cette remarque  tautologique  mais  six  sur 27 cela ne fait pas la majorité.

Le « mariage pour tous » envisagé en France  sera, serait , beaucoup plus destructeur de la société  que ses « homologues » européens.

 C’est ainsi que l’ouverture du mariage civil aux homosexuels a moins heurté en Espagne où il coexiste avec le mariage religieux. De plus, Il n’y a qu’en France , au Belgique et au Luxembourg que  le mariage civil enregistré en mairie sot le seul valable aux yeux de la loi. Chez nos autres voisins européens, il ne faut pas obligatoirement passer devant le maire avant de pouvoir se marier religieusement. On comprend  dés lors son ouverture à des couples «  spécifiques » n ‘en est que plus fortement  ressentie .

C’est le  contrat  civil dont les promoteurs du « mariage » abusivement présenté pour tous ne veulent pas qui est la norme en Europe.

Seize pays sur 27, en comptant la France qui a voté le pacs en 1999, ont retenu cette solution. Et ce serait  donc  celle-ci qu’un gouvernement  respectueux des droits de TOUT son peuple aurait  du avoir à coeur de promouvoir. … S’il n’en a pas été ainsi, c’est  que  son objectif est, redisons le, moins l’égalité de droits entre homosexuels et  hétérosexuels que la destruction pure et  simple de ce  qui reste  du mariage-institution…. Et la meilleure preuve  c’est  que le Président de la République ne veut même pas du mariage, pas encore pour tous, pour lui.PMa

   Et si les « princes » qui nous  gouvernent  réussissent dans leur entreprise acivilasationnelle, nul doute  qu’ils mettront  le cap vers d’autres  frontières tout aussi dangereuses comme l’ouverture de l’adoption aux couples homosexuels  ainsi que la  procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes. Et ils pourraient le faire  sans tarder. La PMA a  ainsi suivi en Belgique le mariage présenté abusivement  pour tous  quatre ans seulement

Origine des  chiffres  donnés :                                                                               http://www.lefigaro.fr/politique/2013/01/23/01002-20130123ARTFIG00597-une-etude-europeenne-bouscule-les-cliches.php

 Pour le Conseil dans  l’Espérance du Roi, Alain TEXIER, Garde des sceaux, Conseiller à la justice , aux libertés publiques, aux devoirs et aux droits  des Citoyens  et Conseiller aux réformes institutionnelles.

Origine de l’image:  

http://www.google.fr/imgres?q=code+civil&um=1&hl=fr&sa=N&tbo=d&biw=860&bih=457&tbm=isch&tbnid=dqJmS1PBd_U13M:&imgrefurl=http://droit.univ-lille2.fr/avenircapa/bicentenaire/18mars.html&docid=MeSTGtvtuX_BbM&imgurl=http://droit.univ-lille2.fr/avenircapa/photos/bicentenairecodecivil/code%252520civil2.jpg&w=261&h=410&ei=rn0GUcTnJcua0QWB4YHwCw&zoom=1&iact=hc&vpx=204&vpy=49&hovh=282&hovw=179&tx=107&ty=179&sig=108890500035847418097&page=1&tbnh=145&tbnw=92&start=0&ndsp=10&ved=1t:429,r:1,s:0,i:164

 

 

Billet d’humeur de Paul Turbier: Après la manifestation du 13 janvier contre le prétendu « Mariage pour tous »

22 Jan

L’épée Joyeuse

Comme souvent après un évènement important, c’est le retour vers la maison en voiture qui est le moment propice pour une méditation d’analyse/synthèse et une meilleure évaluation des choses. Ce fut le cas ce dimanche soir après l’incroyable rassemblement qui avait mis dans la rue plus d’un million de manifestants à propos des projets gouvernementaux de mariage pour les couples homosexuels.

En principe c’était donc ce pseudo-mariage qui était à l’ordre du jour mais les échanges pendant le défilé, les réflexions entendues ça et là, les analyses lues auparavant montraient assez clairement que les motivations de fond dépassaient largement l’officialisation de la situation maritale des homosexuels.

Les chrétiens, nombreux ce jour-là auraient pu se désintéresser du problème car le mariage civil des couples bio-normaux n’est pour eux qu’une obligation légale d’état-civil vide de sens. C’est la révolution qui avait singé le cérémonial catholique, acharnée qu’elle était à détruire tout ce qui venait de la religion. Elle avait même inventé le baptême républicain dont la vacuité était tellement évidente qu’il ne fut que très rarement proposé ou demandé. Les chrétiens s’accommoderaient donc aisément d’un contrat d’union civil pour tous, aisément déductible du PACS, et continueraient de se promettre fidélité éternelle devant Dieu et devant les hommes comme ils l’ont toujours fait et comme toute spiritualité autre que la leur le fait également. C’est que la différence est grande entre une réunion dans laquelle le Maire, officier d’Etat-civil rappelle seulement le contenu de la loi aux futurs époux tandis que le prêtre en l’église, parle fidélité, amour, famille et indissolubilité.  Le mariage chrétien scelle un engagement en vue de fonder une famille, c’est à dire d’avoir, d’aimer et d’élever des enfants et pas seulement le solenniser une décision de vivre ensemble

Le point hypersensible de la question est l’enfant. Derrière la revendication de mariage des coupes homosexuels, on voit bien que la possibilité d’avoir un enfant est elle aussi demandée, bien que par nature et par biologie, ce projet qui nécessite l’union physique d’un homme et d’une femme, soit un rêve impossible pour des paires de même sexe.  Comme le disait vertement un politicien pourtant républicain, une famille est constituée « d’un mâle et d’une femelle qui ont des petits » (1) Or on envisage l’adoption ou la procréation indirecte assistée en arguant d’un droit à l’enfant mais en oubliant un point essentiel, le besoin  qu’a l’enfant d’un amour paternel et maternel indissociable. Les parents, père et mère aiment leurs enfants mais la forme que prend cet amour est différente pour l’un et l’autre. L’amour de la  maman est surtout tendresse tandis que celui du  papa est surtout protection. L’enfant a besoin des deux, car ils sont complémentaires. Où se blottir après un bobo sinon dans le giron maternel et sur quoi grimper pour mieux voir parmi une foule sinon sur les épaules d’un père  Si par malheur, l’enfant  est privé de l’un de ces points d’appui, il vivra certes, mais avec un manque dont il souffrira d’une manière ou d’une autre, d’une façon plus ou moins visible, mais profondément ressentie.  De là vient l’opposition au divorce de l’Eglise, opposition qui est totalement justifiée dans l’intérêt de l’enfant et de lui seul car en cas de divorce, c’est lui la première victime.

Arrivé à ce point, chacun peut se poser la question de savoir pourquoi  les politiques qui gouvernent actuellement notre pays font la promotion d’un faux-mariage. Certains pensent que la préoccupation sous-jacente est électorale puisque les élections républicaines conduisent à des résultats serrés (51/49) qui obligent les candidats à s’assurer les suffrages d’une minorité de décision. D’autres pensent que le projet gouvernemental n’est qu’un écran de fumée destiner à masquer la gravité des problèmes économiques actuels. La réalité profonde me semble devoir être cherchée ailleurs.

Cet ailleurs, dont les racines et les germes sont anciens, devient très visible dès l’après-guerre. C’est la famille qu’on veut détruire et l’assaut qui est livré contre elle se déroule dans une progression à petits pas, souvent insidieuse. On débute avec l’introduction de la contraception chimique d’abord payante mais bientôt remboursée, puis conseillée et administrée dans les Lycées pour les adolescentes sans consultation des familles, on poursuit avec l’avortement d’abord encadré, puis conseillé puis remboursé, puis obligatoire de-facto dès qu’un test prénatal amène un doute.  Aujourd’hui nous en sommes au mariage et à l’adoption homosexuels, en Février prochain, avant l’introduction de la procréation médicalement assistée nous est promise pour mars. Bientôt grâce aux « avancées » de la science, on parlera de gestation ex-utero qui délivrera la femme de la servitude maternelle.  La dernière trouvaille socialo-franc-maçonne consiste à scolariser les enfants dès deux ans, ce qui est un bon moyen de les soustraire à l’influence des parents soupçonnés de transmettre des valeurs conservatrices et rétrogrades  L’ensemble est un plan proprement démoniaque qui est mis en place sous des prétextes fallacieux mais prétendus « nobles » de sécurité, de liberté et d’égalité. N’épiloguons pas sur la liberté de disposer de son corps en disposant du corps d’un enfant à naître.

Cependant, et pour terminer sur note consolatrice, les politiciens élus qui font la promotion de ces manoeuvres de mort courent un risque qu’ils semblent oublier. Beaucoup d’entre eux n’ont été élus que de justesse par de courtes majorités.  Ils ont été, pour beaucoup, les complices d’une cause qu’ils n’approuvaient pas, des sortes d’idiots utiles. Que ne ferait-on pas pour être élu dans la république qui nous gouverne aujourd’hui.  Ces députés, ces conseillers, ces maires sont donc vulnérables et c’est dans ce sens que la mobilisation de ce fameux dimanche est porteuse d’espoir car beaucoup de ces messieurs pourraient bien mordre la poussière.

Quel contraste avec un royaume à la tête duquel la providence place une homme issu d’une lignée, d’une famille qui l’a aimé et lui a transmis très simplement l’amour du peuple dont il a la charge. Au roi !

1) Jacques Myard, député des Yvelines, maire de Maisons-Lafitte.
Paul TURBIER, membre correspondant du Conseil dans l’Espérance du Roi.Le 22 janvier 2013.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (8 novembre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

8 Nov

*  Le projet de loi sur le mariage des homosexuels dans les « starting-blocks » :

Il a été présenté hier mercredi au Conseil des ministres avant d’être soumis au Parlement. A cette occasion, Madame Christiane Taubira, garde des Sceaux et ministre de la Justice, a accordé un entretien explicatif au quotidien Ouest-France (ouest-france.fr), afin que nul n’en ignore ! Nous le rapportons in extenso, tant il est explicite. Afin, tout autant, que « nul n’en ignore ».

Quel est l’argument qui vous semble décisif, vis-à-vis de l’opinion, en faveur du mariage des homosexuels ?

J’en appelle au sens de l’égalité des Français. À cette valeur inscrite dans la devise de notre République. Nous y sommes tous sensibles. Et l’égalité, cela ne se postule pas simplement, elle se met en pratique. Nous voulons donc permettre à tous ceux qui le souhaitent d’avoir accès aux trois façons de faire couple dans notre société. Le concubinage, le pacs, le mariage. L’égalité est un marqueur de la gauche et n’oublions pas qu’il y a trente ans, c’est elle, déjà, qui a dépénalisé l’homosexualité.

L’instauration du pacte civil, le Pacs, en 1999, ce n’était pas suffisant ?

Il n’y a pas grand intérêt à refaire l’Histoire. Le Pacs était un progrès violemment contesté par la droite de l’époque. Déjà, d’autres voulaient aller plus loin. Notre société évolue.

C’est moins l’union civile des couples homosexuels qui est débattue que la possibilité offerte d’adopter des enfants. Vous modifiez donc le Code civil en profondeur ?

C’est une réforme de société et on peut même dire une réforme de civilisation. Nous n’avons pas l’intention de faire comme si nous ne retouchions que trois ou quatre virgules dans le Code civil. Mais nous pensons que notre société est capable, dans sa majorité, de l’accepter. Pourquoi ? Parce que les Français vivent au quotidien des situations de couples de personnes de même sexe, de familles homoparentales, et qu’ils savent que ce n’est pas une catastrophe. Nous ne faisons qu’ajuster le droit à une réalité sociale et humaine.

L’opposition, les religions, vous accusent de « dénaturer » le mariage traditionnel…

Je comprends que des personnes puissent s’interroger. Pour certains – ils ne constituent pas la majorité – le mariage est d’abord un sacrement religieux. Nous avons procédé à de nombreuses auditions, y compris des représentants des cultes, et personne ne m’a accusé de « dénaturer » l’institution du mariage ou de remettre en cause les fondements de la société. En ma qualité de garde des Sceaux, je traite du mariage civil, je ne touche pas à la Bible. À chacun son domaine. Et puis, il y a tous ces propos pas très éclairés qui évoquent les mariages à trois, la polygamie… Ils cherchent à jeter le trouble, mais leurs arguments ne reposent sur rien. Qu’ils regardent donc du côté de l’Espagne, où l’opposition aujourd’hui au pouvoir était, il y a sept ans, absolument opposée au mariage homosexuel. Elle ne le remet pas en question.

Instaurez-vous un droit à l’enfant pour les couples homosexuels ?

Il n’existe pas de droit à l’enfant. Nous ouvrons, à droits constants, le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Les procédures et les règles seront les mêmes pour tous, couples hétérosexuels, couples homosexuels. C’est le juge, en dernière instance, qui prononce l’adoption.

Autre argument souvent entendu : un enfant ne se construirait bien que dans l’altérité père-mère ?

C’est la vision du couple traditionnel marié, père, mère, enfant. Mais aujourd’hui, 54 % des enfants français naissent hors mariage. On atteint, dans certaines villes et quartiers, jusqu’à 27 % de familles monoparentales. Voilà la réalité sociologique. Il est important qu’un enfant vive en famille. Le Code civil le dit clairement : il entre dans la famille de l’un et de l’autre. Mais les figures féminines dans le cas d’un couple masculin, ou les figures masculines dans le cas d’un couple de femmes, ne disparaissent pas. Il y a les grands-parents, les tantes, les oncles… L’enfant est socialisé. Il va à l’école. Il peut parfaitement prendre connaissance de sa filiation.

Pourquoi n’avez-vous pas ouvert la procréation médicalement assistée aux couples de femmes ?

Cela n’entre pas dans le champ de l’égalité. La PMA est régie par les lois bioéthiques. Elle est autorisée à des couples stables, infertiles ou atteints d’une maladie héréditaire. Et elle ne peut pas s’appliquer aux couples masculins. Il y a donc inégalité. Quant à la gestation pour autrui, la GPA, elle est interdite selon le critère de l’indisponibilité des corps. D’ailleurs, au cours des auditions, personne ne l’a réclamée.

Une majorité parlementaire pourrait se dessiner en faveur de la procréation médicalement assistée ?

S’il y a une majorité et un amendement voté, le gouvernement en prendra acte. Nous en débattrons. Je porterai la voix et la position du gouvernement.

Certains maires affirment qu’ils ne célébreront jamais de mariages homosexuels. Que risqueront-ils, la loi votée ?

Si le maire en confie la charge à l’un de ses adjoints, aucun problème. Si tout un conseil municipal refuse, je lui rappellerai qu’il agit en qualité d’officier de l’état civil par délégation de l’État. Il est tenu de respecter la loi. S’il s’y refuse, il peut être suspendu ou révoqué. Quant aux demandeurs du mariage, ils peuvent saisir la justice au titre du Code pénal contre les discriminations. Les sanctions sont sévères : jusqu’à trois d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.

A bon entendeur salut ! Et qu’il sache rester dans les clous. Car « Notre société évolue« .  Ce qui veut dire que si demain « la société » (ce qui pose d’ailleurs la question de savoir ce qu’est et ce qui fait la société) évolue vers la légalisation de la polygamie, de l’inceste, des mariages à 3 ou 4, etc. les socialistes seront au rendez-vous.  Et il nous faut même, parait-il, accepter de changer de civilisation, d’après Mme Taubira.

Il n’y a pas de doute,  » Quos vult perdere Jupiter dementat  »  (Celui que Jupiter veut perdre, il le rend fou).

*  Surtout, qu’ils ne viennent plus nous dire…

…que « l’Ancien régime » c’était l’absence de liberté, l’obscurantisme, la pauvreté, etc. Pour les deux premières, il y a longtemps que l’oligarchie au pouvoir nous a convaincus du contraire et ne cesse de le faire. Pour la troisième, il suffit de lire le rapport que vient de publier le Secours catholique !

Pour cette association, il y a aujourd’hui en France plus de 8 millions de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté (soit 13% de la population du pays). Ce qui est déjà, à nos yeux, tout simplement catastrophique. Mais il y a pire encore :  la grande pauvreté touche aujourd’hui près de deux millions de personnes, témoignant ainsi d’une très forte augmentation au cours des dix dernières années. Durant cette période, l’association a accueilli chaque année près d’un million de personnes vivant en dessous de ce seuil de grande pauvreté.

L’autre évolution inquiétante soulignée par ce rapport, c’est l’augmentation de la pauvreté féminine. En 2001, le Secours catholique rencontrait autant de femmes que d’hommes. Dix ans plus tard le nombre de femmes accueillies atteint 57% des adultes en situation de pauvreté. Par ailleurs, une majorité des familles rencontrées sont monoparentales (58%).

Le Secours catholique souligne que le travail ne protège plus de la grande pauvreté car il devient de plus en plus précaire. Dans ses 2 370 lieux d’accueil, l’organisme caritatif reçoit des personnes qui ont de plus en plus de mal à trouver des emplois durables. Par ailleurs, 80% des bénéficiaires ne disposent que des minimas sociaux et ont recours à l’aide alimentaire et aux boutiques solidaires de vêtements.

Face à cette évolution, le Secours catholique propose quatre pistes :

  1. Faire de l’accompagnement des personnes en difficulté une priorité dans les lieux d’accueil publics (missions locales, pôle emploi) et dans les missions des travailleurs sociaux ,
  2. Revaloriser les minima sociaux qui ont pris beaucoup de retard par rapport aux besoins essentiels des familles ,
  3. Mieux cibler les aides aux familles ,
  4. Réduire les charges fixes qui pèsent sur les ménages les plus modestes (plafonnement des loyers, bouclier énergétique, réduction des coûts de transport) .

Alors, que les donneurs de leçon se taisent. Ou qu’ils nous parlent de ce qu’ils ont fait de la charité : ils lui ont tranché la tête en 1793.

*  Peut-on espérer que les choses s’arrangent ?

Pas sûr. Et surement pas de si tôt. Nous en voulons pour preuve le dernier avis des experts économiques de la Commission européenne (oui, je sais…) sur la croissance dans la zone euro. Dans ses prévisions d’automne publiées hier, Bruxelles affirme en effet que la zone euro ne verra pas le bout du tunnel avant 2014 et que la France ne respectera pas son objectif de ramener le déficit public à 3% du PIB fin 2013. On sera plutôt, au mieux, à 3 et demi%. Cela relance le débat sur les marges de manœuvres du gouvernement français.

Mais le plus inquiétant, c’est que l’Allemagne est rattrapée à son tour par le coup de froid. Très tournée vers l’exportation, l’économie allemande prend nécessairement de plein fouet la situation dégradée de ses voisins européens, au point que les cinq sages qui conseillent le gouvernement de Madame Merkel en matière économique, plafonnent leur prévision de croissance à 0,8% en 2013, autant que cette année. Et donc autant que ce que la France prévoit, contre tout réalisme, de faire également l’an prochain ! En réalité, la croissance de notre pays en 2013 n’atteindra probablement pas 0,5%.

Si la France atteignait 0,8% de croissance comme l’Allemagne, cela tiendrait du miracle…Et Bercy pourra se rendre en délégation à Lourdes pour y déposer des cierges ! Mais Paris maintient ses prévisions…  »Nous ferons bien 0,8% » a réaffirmé sur France Info ce matin le ministre du Travail, Michel Sapin. La Commission européenne, elle, n’y croît pas… elle avance le chiffre de 0,4% – moitié moins – ce qui vaut dire que si la France veut respecter ses objectifs budgétaires, elle devra trouver l’an prochain, grosso modo, 4 milliards d’euros supplémentaires. Ca commence à faire beaucoup. Beaucoup trop.

Et le pacte de compétitivité présenté avant-hier par Jean-Marc Ayrault n’y changera rien ne serait-ce que parce que la majorité des mesures qu’il contient ne prendra effet que dans deux ans. Le seul avantage de ce plan, à très court terme, est d’envoyer un signal positif à Bruxelles. La Commission européenne, gardienne du Temple des budgets nationaux, l’a rappelé hier : pour juger de la capacité des Etats à respecter leurs objectifs de déficits publics en 2013, elle ne s’attachera pas uniquement aux chiffres mais observera surtout les efforts réalisés pour y parvenir. Une manière pour Bruxelles de dire à la France : si vous continuez sur cette voie, on pourrait repousser plus loin que le 31 décembre 2013 l’objectif des 3% de déficit. Mais seulement à la condition que les engagements pris par Paris prouvent sa bonne volonté à maîtriser les dépenses publiques.

En vérité, le gouvernement a encore un an pour convaincre… et les concessions faites par l’Elysée et Matignon, à travers le rapport Gallois, font partie de cette stratégie de communication. Bref, c’est de la politique de foire et les bateleurs sont à l’oeuvre. Reste à savoir combien de temps ils réussiront à tromper leur public et à tondre les moutons.

*  Alors, une petite consolation :

C’est la révélation de Monseigneur Paul Desfarges, évêque de Constantine et d’Hippone (le siège épiscopal du grand Saint-Augustin) : il évoque la conversion de « nombreux » Algériens à la religion chrétienne, « Ils seraient des dizaines d’Algériens à avoir épousé la religion chrétienne durant les deux dernières années« .

La conversion au christianisme reste cependant un sujet tabou (et c’est un euphémisme) au sein de la société algérienne tant elle reste encore incompréhensible aux yeux des musulmans (…au point d’être interdite). Mgr Desfarges n’hésite pas à évoquer cette question religieuse en public mais chacun sait qu’elle est un secret de polichinelle.

Pourtant certains osent braver l’interdit:   » des dizaines ces deux dernières années  » et, selon Mgr Paul Desfarges, la communauté chrétienne dans le diocèse de Constantine compterait environ 400 fidèles, ajoutant que l’Est et le Sud de l’Algérie connaissent une croissance significative de la communauté ecclésiastique. Ils seraient ainsi, au total, 70 000 chrétiens algériens, mais dont très peu se rendent régulièrement à la messe du dimanche ! Essayez de trouver pourquoi…

Mgr Desfarges affirme que la démarche de ces Algériens convertis est bien étudiée, afin qu’ils ne regrettent pas leur choix. « Lorsqu’une personne d’origine musulmane demande le baptême, l’Eglise catholique prend un long temps afin d’effectuer un discernement sérieux », précise l’évêque d’Hippone.

Nous devons réfléchir dès à présent à une souscription pour faire creuser des catacombes dans les montagnes algériennes ! Cela donnerait peut-être plus de force à la catéchèse et aux efforts de conversion de Mgr Desfarges.

Le 8 novembre 2012.
Jean-Yves Pons.