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Le « Danton » de Wajda, un révélateur de ce que fut véritablement la révolution dite française

12 Oct

postheadericon Le « Danton » de Wajda, un révélateur.

Le cinéaste polonais Andrzej Wajda vient de mourir, rejoignant au paradis des grands hommes l’autre grand Polonais du siècle, le pape Jean-Paul II, en attendant Lech Walesa, l’ouvrier des chantiers de Gdansk. Au moment même où la Pologne oublie ses liens historiques avec la France et préfère des hélicoptères états-uniens aux appareils français Caracal, il n’est pas inutile néanmoins de nous souvenir de ce film de Wajda qui porte sur une part sombre de notre propre histoire, la Révolution française, et qui vit Gérard Depardieu endosser le rôle d’un Danton entraîné et dépassé par l’événement. « Danton » est un film qui, comme le rappelle Guillaume Perrault dans les colonnes du Figaro de ce mardi 11 octobre, a fortement dérangé une certaine gauche qui s’apprêtait alors à célébrer le bicentenaire de la Révolution de 1789, en particulier par ce qu’il disait de l’esprit des républicains de 1794 et du mécanisme qu’ils avaient mis en place et qui, d’ailleurs, allait broyer la plupart d’entre eux…

Je me souviens que Combat royaliste, l’éphémère journal du MRF (Mouvement Royaliste Français), avait, à l’époque, vanté ce film surprenant qui détruisait le mythe d’une Révolution innocente et vertueuse. De plus, nous regardions alors avec intérêt ce qui se passait dans la patrie du cinéaste, arborant parfois sur nos pulls le badge « Solidarnosc» et défilant contre ce communisme qui restait encore (mais plus pour longtemps) maître du jeu de l’autre côté du Rideau de fer, et nous ne pouvions nous empêcher de faire des rapprochements entre les deux régimes dictatoriaux, celui de 1794 en France et celui des années 1980 en Pologne(même si cette dernière n’était pas la Russie de Lénine). En cela, Wajda confirmait ce que nous disions depuis si longtemps et il y apportait sa crédibilité et son statut de grand cinéaste mondialement reconnu.

Guillaume Perrault résume avec bonheur la réception de ce film emblématique dans la France de François Mitterrand, ce président ambigu dont je soupçonne désormais qu’il n’était pas forcément mécontent de participer, à sa manière de « Florentin », à la déconstruction du mythe grand-révolutionnaire… « Le ministère de la culture, dirigé à l’époque par Jack Lang, a accepté de coproduire Danton de Wajda. Or, sorti sur les écrans français en janvier 1983, le film stupéfie ses bailleurs de fonds. Loin de donner une image « globalement positive » de la Révolution comme ils l’escomptaient, l’artiste polonais peint la Terreur dans toute son horreur. Il décrit la peur qui taraude les Conventionnels face à Robespierre, croque les membres les plus extrémistes du comité de salut public – Collot d’Herbois, Billaud-Varenne – comme des demi-fous, ressuscite le règne de la délation, la paranoïa, les procès truqués, la guillotine. » Pour le royaliste que j’étais, fortement imprégné de la pensée contre-révolutionnaire et « héritier » des Vendéens et des Chouans (dont j’appris bien plus tard qu’ils avaient pu être mes ancêtres de chair, près de Loudéac et à Saint-Florent-le-vieil !), ce film était une « divine surprise » qui venait appuyer et approuver, par le talent du cinéaste et par l’image, ma propre dénonciation de ce qu’avait été le moment fondateur de la République en France. Mais, étrangement, je n’avais pas vraiment « exploité » cette œuvre, comme si j’avais craint, en le faisant, de la rendre moins convaincante aux yeux des spectateurs : une timidité que je n’ai plus désormais, d’ailleurs !

La République a-t-elle développé, en sa période inaugurale, une sorte de totalitarisme, heureusement inachevée ? Peut-être n’en avais-je pas alors, au début des années 1980 et de mon engagement politique, entièrement conscience, malgré ma lecture de Bertrand de Jouvenel, et il me faudra attendre un séminaire organisé par la revue rouennaise L’Avant-garde royaliste sur « le totalitarisme », l’année suivante je crois, pour m’en convaincre vraiment. Tout comme je ne prendrai vraiment conscience des méthodes exterminatrices de la Première République en Vendée que lorsque Reynald Secher viendra présenter à ma mère (et en ma présence), un soir d’automne, quelques unes de ses découvertes faites dans des cartons d’archives jusque là inexploités. Lui-même s’avouait estomaqué par ce qu’il avait trouvé et qui dépassait tout ce que l’on pouvait imaginer et craindre… Et c’était moi, le royaliste, qui semblait incrédule devant les preuves qu’ils m’annonçaient de cet infernal génocide, voté par les Conventionnels en 1793 !

Pourtant, Wajda avait ouvert la voie d’une reconnaissance plus vaste des mécanismes sanglants des régimes totalitaires par la force évocatrice de son œuvre et l’interprétation magistrale d’un Depardieu, Danton à la fois « grande gueule » et étonnamment faible et fataliste face à l’engrenage de la Terreur dont il avait créé l’un des principaux instruments, le Tribunal révolutionnaire.

Par son film, « Wajda livre le fond de son âme : la Terreur est une première manifestation du totalitarisme. L’excuse par les circonstances (la nécessité de lutter contre les ennemis intérieurs et extérieurs), invoquée par les ex-terroristes eux-mêmes après le 9 Thermidor et répétée par des générations d’hommes politiques et historiens français pendant un siècle et demi, se révèle spécieuse. Et c’est à bon droit que Lénine comptait les Jacobins parmi ses précurseurs. » Nombre de républicains français verront ainsi dans la révolution bolchevique russe une répétition (victorieuse pour quelques décennies) de la Grande Révolution française, et préféreront fermer les yeux sur les crimes de Lénine en se rappelant que « la fin justifie les moyens », et que Robespierre, après tout, n’avait pas agi autrement que le dictateur communiste : n’était-ce pas pour la « bonne » cause ?

Les totalitarismes reposent aussi sur l’aveuglement et le déni des réalités, et cela en tout temps : Andrzej Wajda, en définitive, le montrait quand les réactions de la Gauche de l’époque le démontraient…

http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1346:le-qdantonq-de-wajda-un-revelateur&catid=50:2016&Itemid=61

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Pour la restauration de la monarchie élective et héréditaire en Pologne.

25 Mar

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Adrian Nikiel leader de l’Organisation monarchiste polonaise demande la restauration de la monarchie élective et héréditaire dans son pays. Député Européen, à la question du choix du souverain, le leader monarchiste pense que la maison impériale russe ou la maison royale de Saxe sont les mieux placés pour le trône. Il réclame un référendum sur la question du retour de la monarchie en Pologne.

Article traduit et mis en ligne via le  blog de la CMI (Conférence monarchiste internationale)

http://wiadomosci.onet.pl/tylko-w-onecie/gra-o-tron-kto-bedzie-krolem-polski/bkre2

Les monarchies d’Europe en mutation.

10 Juin

Le rôle du Roi alimente les controverses en Belgique et en Espagne, dans d’autres pays dotés d’une monarchie constitutionnelle, ce rôle n’est pas remis en question. En quoi les monarchies d’Europe se distinguent-elles les unes des autres ?

http://www.eurotopics.net/fr/home/presseschau/archiv/magazin/gesellschaft-verteilerseite/monarchie-2007-12/interne-links-monarchie/

NDLRB. En activant le lien ci-dessus, vous constaterez avec plaisir que le champ d’analyse de l’article est très vaste (Royaume-Uni; Belgique; Bulgarie; Luxembourg; Pologne; Roumanie: Espagne ; Suède.

Tentative de promouvoir – et d’institutionnaliser-l’idée monarchiste en Pologne (Source: CMI).

25 Mai

10306088_312011312289499_1984682585290334991_nLa Pologne offre également un mouvement sensible à l’idée monarchiste avec le parti Nowa Prawica ( Congrès de la Nouvelle droite ) de Janusz Korwin-Mikke, fondateur du mouvement monarchiste Union de la politique réelle (Unia Polityki Realnej /UPR) dont il est une scission. les deux partis entretiennent des accords d’alliance politique. Fondé en 1989, l’Union de la politique réelle tente de faire revivre la monarchie polonaise, jouet de la politique autrichienne et russe à diverses époques.

Entre 1916 et 1918, la Pologne institue une régence et l’Archiduc Etienne de Habsbourg tente de ceindre la couronne polonaise avec l’aide des allemands tandis que son fils Guillaume visait l’Ukraine. La fin de la 1ere guerre mondiale mettra fin aux espoirs des monarchistes qui se fondent dans les partis conservateurs proche de la république. L’UPR se lance dans la bataille électorale en 1991 et obtient 2.29% des votes. Elle réussit a orgniser des funérailles nationales en 1995 pour le Roi Stanislas II , dernier souverain polonais.

Personnage ultra conservateur, janusz Korwin-Mikke rassemble sous son nom entre 3 et 5% des voix à chaque élection. En 2011, étant opposé à des alliances tactiques, il quitte le mouvement pour former son propre parti. ils sont obtenu 1% des voix aux dernières élections legislatives. Le mot monarchie n’est plus abordé dans les deux mouvements car n’étant pas vendeur d’autant que le mouvement UPR n’a jamais donné le nom du prétendant ( concept de monarchie elective). Néanmoins, l’UPR comme la Nouvelle Droite n’y sont pas opposés dans le respect des valeurs chrétiennes du pays . Le programme de la Nouvelle droite est ultra-libéral en économie et conservateur pour les valeurs morales.

https://www.facebook.com/groups/7958684901/10152233171989902/?notif_t=group_activity