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Recomposition et ouverture : cherchez la différence ? De Sarko à Macron c’est toujours du débauchage

17 Mai

 Assemblee Nationale Hemicycle

 Raoul Fougax ♦

La recomposition veut élargir ses soutiens et affaiblir ses adversaires. C’est de la tactique  politicienne.

C’est vieux comme les magouilles de la IIIème et IVème république. Alors, comme les temps changent, on adapte le débauchage aux modes du temps politique, parité féministe, élus de l’immigration et de la société civile. Mais surtout on tente d’attirer à la bonne soupe les affamés en manque de notoriété et notre république n’en manque pas. En général cela ne dure pas.

Peu- on rappeler quelques précédents de formidables nouveautés saluées par les médias et vite ringardisées.

En 1995, Alain Juppé intègre 12 femmes à son gouvernement. Très vite, les médias les surnomment les « Jupettes ». Cet acte était symbolique car les postes donnés à ces femmes n’étaient pas de vrais ministères, mais des secrétariats d’état. D’ailleurs, 6 mois plus tard, 8 des 12 femmes nommées au gouvernement sont remerciées. Selon Michèle Alliot-Marie ces nominations n’étaient qu’un effet. Pour elle, trop souvent on a fait entrer des femmes dans un gouvernement pour faire un effet auprès de l’opinion publique. Quant à Corinne Lepage, ce qui l’a gênée était d’avoir passé le renvoi de ses femmes pour cause d’incompétence, alors qu’elles n’avaient pas les moyens de travailler.

Nicolas Sarkozy avait réalisé ce qu’il avait promis : une ouverture, même si celle-ci fait immédiatement grincer les dents de certains de ses fidèles ou partisans qui n’ont pu obtenir une part du gâteau. Ce sera la même chose pour le gouvernement Macron.

Bernard Kouchner est alors sans doute la vedette de cette équipe, et, au passage, la plus grande surprise. La présence de cet homme de gauche est vue par beaucoup – surtout les socialistes qui vont l’exclure de leur Parti – comme une haute trahison : Kouchner serait simplement attiré par le pouvoir au point de brader ses convictions pour un plat de lentilles….. ou de riz ! On notera qu’il a offert ses services au Président Macron. Le coup est dur pour la Gauche. Sans compter la présence d’un autre homme évincé par Madame Royal, Eric Besson, comme Secrétaire d’État. N’oublions pas un autre dissident de la Gauche, un proche du couple Royal-Hollande, Jean-Pierre Jouyet, nommé Secrétaire d’État aux affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes ! Enfin, il était alors très mode de s’extasier sur la nomination de Rachida Dati , d’origine maghrébine, au Ministère de la justice.

Cette ouverture Sarkozienne n’a pas évité finalement le rejet du nouveau et dynamique jeune président.

La recomposition à la mode Macron vise cependant à la fin des partis. Mais ces derniers peuvent se relever de leur tombe et gare aux morsures des éternels morts vivants.

https://metamag.fr/2017/05/16/recomposition-et-ouverture-cherchez-la-difference-de-sarko-a-macron-cest-toujours-du-debauchage/

Hocine Louanchi. In memoriam M. Zenou. Hommage aux Harkis morts pour la France.

17 Déc

Hocine Louanchi

6 h · Arles, Provence-Alpes-Cote d’Azur ·

Monsieur Zénou est mort.

Monsieur Zénou, c’était moi voisin, et je l’aimais beaucoup. Il vient de mourir d’un AVC à 77 ans. Monsieur Zénou était harki, il était donc combattant du côté de la France pendant la guerre d’Algérie, le côté qui a perdu. Il eut la chance de pouvoir s’exiler en France en 1962, beaucoup d’autres furent abandonnés sur place et furent massacrés.

Exilé en France avec sa famille, on ne peut pas dire que la République a été très généreuse avec lui et les autres harkis rescapés. Ils ont été parqués dans des constructions temporaires miteuses qui ont duré des décennies. Pourtant chez eux aucune rancoeur contre la France, au contraire ils sont fiers d’être Français. A mon sens ils sont bien plus Français que moi, eux ils ont tout perdu, tout risqué pour la France.

Monsieur Zénou était musulman, comme tous les autres harkis que je connais, il y en a pas mal là où j’habite, certains sont de bons amis à moi. Musulman comme beaucoup sont chrétiens, culturellement, sans réelle pratique religieuse autre que la célébration de certaines fêtes en famille. Des couscous et des pâtisseries très sucrées, qu’ils viennent chaque année apporter en portions généreuses à ma mère. Je n’ai jamais vu aucun voile ou aucune barbe dans ces familles, leurs femmes sont très libres, elles sont même très féminines, les plus jeunes ont des bons boulots. Les enfants et petits enfants portent tous des prénoms arabes, ça ne les empêche pas d’être bien intégrés, même s’ils ont du souffrir j’imagine de temps à autre du racisme ordinaire. Aucun ressentiment chez eux contre la France. Ils se sentent français, sans doute plus que moi.

Monsieur Zénou venait d’un petit bled de 5000 habitants au fin fond de l’Algérie, Beni-Mezline. Je ne veux pas récupérer sa mort politiquement, mais simplement dire qu’il montrait modestement avec sa famille l’exemple que l’Islam n’est pas nécessairement incompatible avec les valeurs de la République : il me semble que par leur sacrifice ils l’ont largement démontré.

Selon wikipedia le nombre de harkis tués après le cessez-le-feu, victimes de représailles car abandonnés à leur triste sort sur place par la France, fut estimé selon les sources entre 10 000 et 150 000. Actuellement, les historiens s’accordent à évaluer de 60 000 à 70 000 le nombre de morts. Le 14 avril 2012, Nicolas Sarkozy a officiellement reconnu la responsabilité du gouvernement français dans « l’abandon » des harkis après la fin de la guerre d’Algérie en 1962. François Hollande reconnaîtra lui aussi « les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France » le 25 septembre 2016.

Paix à son âme, et à celle de tous ces musulmans anonymes tombés pour la France et que l’on a oublié.

On parle beaucoup de réécrire le roman national de nos livres d’histoire et notamment le temps des colonies : il serait juste de leur accorder une place d’honneur, une place qui établirait un bel exemple historique de lien possible entre le monde musulman et la République. Il y a eu beaucoup plus d’harkis qu’il n’y aura jamais d’apprentis djihadistes.

François Serrano

https://www.facebook.com/hocine.louanchi.1?fref=nf

Et même sortis de charge, les anciens présidents de la République continuent à émarger au budget de l’Etat et dire que l’on proclame que les rois coutaient cher.

5 Oct
JORF n°0232 du 5 octobre 2016
texte n° 1Décret n° 2016-1302 du 4 octobre 2016 relatif au soutien matériel et en personnel apporté aux anciens Présidents de la RépubliqueNOR: PREX1628055D

ELI: Non disponible

Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre,
Vu la Constitution, notamment son article 37,
Décrète :

Article 1

Pendant les cinq années qui suivent la cessation de leurs fonctions, il est mis à disposition des anciens présidents de la République sept (NDLRB . Sept !)  collaborateurs permanents, dont un directeur de cabinet du niveau de la catégorie A supérieure et trois collaborateurs du niveau de la catégorie A, ainsi que deux agents de service, appartenant à la fonction publique ou rémunérés par l’Etat sur contrat.

Article 2

Au-delà des cinq années qui suivent la cessation de leurs fonctions, il est mis à disposition des anciens Présidents de la République trois collaborateurs permanents, dont un directeur de cabinet du niveau de la catégorie A supérieure et un collaborateur du niveau de la catégorie A, ainsi qu’un agent de service, appartenant à la fonction publique ou rémunérés par l’Etat sur contrat.

Article 3

Il est mis à disposition des anciens Présidents de la République, en adéquation avec les personnels mis à leur disposition, ( NDLRB . Ce qui multiplie d’autant les frais afférents) des locaux meublés et équipés, dont le loyer, les charges et les frais généraux sont pris en charge par l’Etat.

Article 4

Les anciens Présidents de la République bénéficient, pour leurs activités liées à leurs fonctions d’anciens chefs de l’Etat, de la prise en charge des frais de réception ainsi que des frais de déplacement, pour eux-mêmes et un collaborateur. (NDLRB. Tant  qu’à faire !)

Article 5

La gestion du dispositif de soutien matériel et en personnel apportés aux anciens Présidents de la République est assurée par les services du Premier ministre, à l’exception de leurs véhicules et de leurs conducteurs qui sont mis en place par le ministère de l’intérieur dans le cadre de la protection dont ils bénéficient.

Article 6

Pour les anciens Présidents de la République investis avant le 15 mai 2012, le délai de cinq années mentionné à l’article 1er court à compter de la date d’entrée en vigueur du présent décret.

Article 7

Le Premier ministre, le ministre de l’économie et des finances et le ministre de l’intérieur sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 4 octobre 2016.

François Hollande

Par le Président de la République :

Le Premier ministre,

Manuel Valls

Le ministre de l’économie et des finances,

Michel Sapin

Le ministre de l’intérieur,

Bernard Cazeneuve

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033189352&categorieLien=id

 

POLITIQUE
Mercredi 05 Octobre 2016 à 12:02 (mis à jour le 05/10/2016 à 12:42)

Privilèges : les anciens présidents rationnés

Nicolas Sarkozy avec deux autres anciens présidents, Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac. Photo © AFP

Economies. Un décret publié aujourd’hui au Journal officiel prévoit une réduction du rythme de vie des anciens présidents de la République. Leur nombre de collaborateurs sera réduit progressivement après leur départ de l’Elysée.

A chaque fois qu’un gouvernement demande aux Français de se serrer la ceinture, la question du rythme de vie du palais de l’Elysée ou de ses anciens locataires revient dans le débat public. En 2014, François avait commandé un rapport à la Cour des comptes et au Conseil d’Etat, comme l’avait révélé Mediapart. Il leur demandait de chiffrer précisément les dépenses liées à l’entretien des anciens chefs de l’Etat. La semaine dernière, France Info annonçait qu’un décret était sur le point d’être publié à ce sujet.

C’est le cas depuis aujourd’hui. Selon le texte que l’on peut lire dans le Journal officiel, le train de vie des anciens présidents sera réduit progressivement après leur départ du pouvoir. Au-delà de la cinquième année après la fin de leur mandat, les « collaborateurs permanents » ne seront plus que trois au lieu de sept.

Ces nouvelles dispositions ne vont cependant pas s’appliquer de manière brutale aux personnes concernées, Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Le délai de cinq ans est en effet effectif « à compter de la date d’entrée en vigueur du présent décret ». La diète, ce sera donc en 2021.

Selon le Scan, les anciens présidents de la République bénéficient aujourd’hui de deux policiers, deux domestiques, sept collaborateurs, ainsi que d’une voiture avec chauffeur. A cela s’ajoutent un appartement meublé et 65 000 euros par an. Cela représente, en tout, 10,3 millions d’euros chaque année, payés par le contribuable.

http://www.valeursactuelles.com/politique/privileges-les-anciens-presidents-rationnes-65532

La face volontairement cachée de l’identité de la France.

15 Août

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Nous avons dû subir pendant de longs mois, avant qu’elle ait la fin piteuse qu’elle méritait, la guignolade sarkozienne pompeusement intitulée « Débat sur l’identité de la France ». Ouvrir ce débat après 1500 ans d’un destin hors du commun ne peut témoigner que de la consternante amnésie des uns et de la perfide volonté de nuire des autres. On y vit d’ailleurs s’affronter, sans la moindre sincérité tant leur connivence est avérée, les gesticulations électoralistes des Diafoirus au pouvoir et les cris d’orfraie des Grands-Prêtres du métissage. En vérité ce débat n’est pas le nôtre. C’est celui de la République, de ses mensonges et de ses échecs. L’accepter c’est se laisser corrompre par une démarche relativiste dans l’air du temps mais dont l’unique objectif est précisément la négation de l’identité française.

Tenter de lire l’avenir de notre pays dans les racines de son histoire et s’interroger sur les menaces qui pèsent sur lui est une démarche éminemment louable et sans doute nécessaire face aux avancées de la barbarie. Mais est-elle suffisante si elle ne donne pas à voir la clé de notre identité ? Fernand Braudel nous mettait pourtant sur la voie dans son livre-testament (1) : « Une nation ne peut être qu’au prix de se chercher elle-même sans fin, de s’opposer à autrui sans défaillance, de s’identifier au meilleur, à l’essentiel de soi, conséquemment de se reconnaître au vu d’images de marque, de mots de passe… ».

Mais quelles sont alors ces « images de marque », ces « mots de passe » qui permettraient aux Français de penser, vouloir, agir, construire ensemble pour vivre et mourir ensemble, en dehors des élucubrations des penseurs de la modernité ? La réponse à cette question est, à nos yeux, des plus simples.

Depuis la nuit des temps les hommes et les peuples qu’ils constituent ont connu le besoin et même la nécessité d’exprimer leur identité par des systèmes emblématiques tant il est vrai, même si cela échappe désormais à nos prétendues élites, que tout emblème est signe d’idéal et de volonté. Cette forme particulière de métaphore connut son apogée en France, « Mère des arts, des armes et des lois », dans la première moitié du XIIème siècle avant de s’étendre à l’ensemble de l’Europe occidentale puis bien au-delà : il s’agit des armoiries et du système héraldique que des règles, si rigoureuses et pourtant si simples, et une langue, si particulière et pourtant si poétique, différencient de tous les autres systèmes emblématiques, antérieurs ou postérieurs, militaires ou civils.

Ce système s’inscrit totalement dans le jeu fondamental du « cacher/montrer » qui caractérise si bien les signes d’identité à ce moment de l’histoire. Nous y voyons d’ailleurs l’une des expressions les plus explicites de ce que l’historien Jacques Le Goff résume si bien lorsqu’il met en valeur l’invention de « l’intériorité » à l’époque médiévale (2) : « Au-delà de l’œil et de l’oreille externes, il y a l’œil interne et l’oreille interne, combien plus importants car ce qu’ils perçoivent, c’est la vision divine, la parole et la rumeur du monde le plus réel, celui des valeurs éternelles ». Et c’est ainsi qu’à la question : « qu’est-ce que la France ? » la réponse, pendant sept siècles et aux yeux du monde, fut toujours : « le royaume des lis ». Ne cherchez pas ailleurs car tout est là…

Lorsque naissent les armoiries, la fleur de lis constitue déjà un très ancien symbole de pureté et de fécondité (on la trouve utilisée en ce sens dans plusieurs civilisations orientales dès le troisième millénaire avant notre ère avant que les gaulois ne se l’approprient et l’installent sur leurs monnaies) mais aussi de souveraineté. Très vite cependant, sous l’influence de Suger, abbé de Saint-Denis, et de Saint Bernard de Clairvaux prêchant sur le Cantique des cantiques, elle acquit une nouvelle dimension à la fois christologique (« Je suis la fleur des champs et le lis des vallées », Cant. -2,1) puis mariale (« Comme un lis au milieu des épines, telle est ma dame au milieu des lis », Cant.2,2) et même cosmique (le semé de fleurs de lis d’or sur un champs d’azur des vêtements royaux, à partir de Louis VI et Louis VII, rappelant que le roi de France est médiateur entre le ciel et la terre, entre Dieu et son royaume).

C’est aussi de cette époque que date l’association de la couleur bleue (azur) à la nation française. Hervé Pinoteau résume admirablement ce caractère si particulier non seulement du roi mais aussi de ses emblèmes : « Notre roi portait ainsi la livrée du Dieu de l’univers… ». Et c’est ainsi que le caractère sacré de la royauté française et l’origine « célestielle » (comme cela se disait autrefois) de sa mission furent à l’origine de ses armoiries puis de celles de la nation française : sur les vêtements, les oriflammes puis l’écu du roi apparurent les fleurs de lis d’or sur un champs d’azur, d’abord sans nombre (semé) comme un ciel constellé d’étoiles, puis réduites au nombre de trois (en l’honneur de la Sainte Trinité) à partir de la fin du règne de Charles V.

Blason_France_moderne.svg

Mais c’est ainsi également que se trouvent réunis dans cet emblème, à la dimension symbolique à nulle autre pareille, l’ensemble des éléments constitutifs de l’identité de la France tels que les rappelle Paul-Marie Coûteaux (3) : la foi partagée, une langue (celle du blason ayant été universellement le Français), des partages historiques (une mémoire, des rituels, un imaginaire culturel, etc.), enfin la souveraineté. Une fois encore nul mieux qu’Hervé Pinoteau ne saurait résumer le lien entre l’emblématique et la symbolique : « Superbe signe apotropaïque, expression d’une royauté dynamique au service de Dieu et donc aidée par le ciel, les armes de France sont emblème de combat alors même qu’il s’agit là de fleurs, lesquelles, chose admirable, mettaient en fuite les bêtes féroces arborées par les autres princes de la chrétienté ».

Lorsqu’en 1964 l’historien Pierre Francastel (dans la préface du catalogue d’une exposition du musée Guimet) affirmait que «…Les signes parlent au premier regard et disent toujours beaucoup plus que ce qu’ils ont pour fonction de dire » il n’imaginait peut-être pas combien ce point de vue pourrait être d’actualité en 2010 dans un débat sur l’identité nationale. Il suffit de voir la pérennité de l’usage des fleurs de lis sur d’innombrables objets de luxe, bijoux, ferronnerie, tissus, objets d’ameublement, etc. pour comprendre combien la mémoire collective est vivante !

Les révolutionnaires ne s’y sont d’ailleurs pas trompés lorsque, dans leur délire destructeur et leur obsession régénératrice, ils abolirent en juin 1790 les armoiries du roi et des particuliers mais aussi, par le fait même, celles de la France. La République ne s’y trompe pas davantage en refusant depuis septembre 1870 un emblème héraldique à la France et aux Français en se cramponnant au seul drapeau tricolore (article 2 de notre Constitution) dont l’histoire apparaît bien mince en regard de celle de la fleur de lis et même d’autres emblèmes qui accompagnèrent l’histoire de notre pays au fil des siècles (4). En effet, ni Marianne, allégorie de la République qui ne s’enracine dans aucun système emblématique, ni les bonnets (qu’ils soient « rouges », « phrygiens » ou « de la liberté ») par trop associés aux débordements de la Terreur (au point d’en avoir effrayé Robespierre lui même !), ni les monogrammes RF (lettres initiales de République française) aux styles incertains et variables, et moins encore les faisceaux de licteur ou autre pelta hérités de la Rome antique ne sont des emblèmes dignes de la France ; seul le coq parvient à survivre tant bien que mal grâce à ses accointances…sportives ! Et ce n’est pas le logo tricolore de la République, imposé sans concertation en 1999 par les services du Premier Ministre de l’époque (Lionel Jospin) et qui fleurit depuis sur tous les documents officiels, qui peut en tenir lieu : nous y observons le profil blafard d’une Marianne grimaçante se détournant d’un ciel sans nuage pour se perdre dans le rouge violent du drapeau tricolore.

Logo_de_la_République_française_(1999).svg

Ce terrible particularisme, qui fait de la France le seul pays d’Occident sans armoiries d’Etat, en dit long sur la volonté de déculturation de l’oligarchie au pouvoir qui s’efforce de cacher la véritable face de l’identité de la France sous le faux débat dont on nous a rebattu les oreilles. A l’inverse, dans l’ensemble des pays occidentaux, l’héraldique en général et les armoiries d’Etat en particulier constituent encore aujourd’hui une part essentielle et inaliénable du patrimoine, non seulement historique ou culturel, mais aussi politique. Aucun de ces pays n’a, il est vrai, commis la faute d’élever au rang de religion d’Etat la folle idée de faire du passé…table rase ! Il n’est qu’à voir la vitalité des artistes créateurs en ce domaine autant que des institutions chargées de ces questions emblématiques : les pays du nord de l’Europe sont ici particulièrement imaginatifs tandis que ceux du sud ou de l’est mettent davantage l’accent sur la redécouverte et la mise en œuvre des sources anciennes.

En France seuls quelques rares héraldistes survivent en ayant miraculeusement échappé à la mort lente de l’oubli. Ils ont compris qu’une renaissance est possible par la base et non par le sommet de la pyramide sociale. C’est ainsi qu ‘après la grande vogue des « logos » initiée par les élites post-soixantehuitardes nous observons un regain d’intérêt pour l’héraldique municipale et associative. La parution d’ouvrages spécialisés, l’organisation de colloques ou d’expositions mais aussi le développement de sites internet dédiés à cette science annexe de l’histoire témoignent de la pérennité du besoin emblématique de nos compatriotes, confrontés à une grave et inquiétante détérioration de notre tissu social. Gageons qu’un emblème héraldique d’Etat pourrait avoir de nouveau un rôle favorable sur la cohésion sociale de notre pays comme sur son image de marque au sein de la communauté internationale.

Mais, disons-le clairement, nous n’accepterons pas les vociférations des ayatollahs de la République qui prétendent qu’il est inconcevable (car politiquement incorrect) d’utiliser les armoiries de la France monarchique. Ce sont en effet les mêmes qui nous ont enchaînés à une institution politico-économique dont ils ne cessent de nous vanter les mérites et qu’ils nomment l’Union européenne. Celle-ci est aujourd’hui composée de vingt huit Etats, sept monarchies et vingt et une républiques : tous ces états se sont appropriés, sans le moindre conflit politique ou social, les anciennes armoiries de leurs pays ou de leurs monarques, les considérant comme des signes de souveraineté et de continuité nationale. Au nom de quoi ceux-là même qui, depuis cent cinquante ans, s’avèrent incapables de proposer le moindre projet d’emblème national susceptible de réconcilier, de rassembler et de mobiliser nos compatriotes leur interdiraient-ils de redécouvrir et d’adopter les armoiries qui accompagnèrent les gloires de la France pendant tant de siècles?

En ces moments où les menaces s’accumulent autour et au sein même de notre pays, il faut nous dresser contre cette nouvelle tyrannie des temps modernes afin que les armes de la France redeviennent un signe d’espoir et d’une mission sacrée. Alors…à vos armes citoyens !

Armoiries-France-royale

Le 15 août 2016, Fête nationale de la France.

Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux Affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire du CER.

Anne-Lys, CJA, dit ce qu’elle a sur le coeur concernant le Brexit.

27 Juin

STEPHFF-Europe-atonique

Comme je crois vous l’avoir écrit, mon instinct me dit que le « /Brexit /» était

une meilleure solution pour la Grande-Bretagne, la France et
l’Europe. Mais mon instinct n’est pas infaillible et je peux très bien
me tromper.

Ce sur quoi, en revanche, je suis malheureusement sûre de pas me
tromper, c’est quand je pense que les semences de peur qu’ils ont
répandues ont germé et sont en train de croître, empêchant peut-être les
meilleurs effets du /Brexit/, sans pour autant que ceux qui les ont
semées en récoltent le fruit, ni par la victoire (qu’ils n’ont pas
obtenue), ni par la remontée de l’estime que leur portent les populations.

Déjà, ce sinistre quatuor et ses séides mènent campagne. Et ce n’est pas
pour tenir compte du vote britannique ou des réactions des populations
qui, en majorité, sont de plus en plus exaspérées par la façon dont des
commissaires et des tribunaux (à qui ils n’ont jamais donné un tel
mandat) entendent régir tous les aspects de la vie politique de leurs
pays respectifs et même de leur vie personnelle. Non, les gouvernements
des peuples européens, qui n’ont jamais, eux non plus, reçu un tel
mandat, approuvent entièrement les mesures prises par ces commissaires
et ces tribunaux et s’empressent de les faire ratifier par des
Parlements à leurs bottes (quand ils ne vont pas au-delà, en durcissant
les normes pourtant souvent excessives imposées par Bruxelles).

Il faut dire qu’il y a belle lurette que les peuples ne peuvent plus
réellement choisir leurs gouvernants, puisque différentes législations
et réglementations, notamment concernant le financement des partis
politiques et des campagnes électorales, limitent leur choix aux
personnalités choisis par « /l’establishment/ », personnalités qui, une
fois élues, ne se sentent aucune obligation envers leurs électeurs.

Ce qui explique que, depuis des décennies, sur tout ce qui concerne
l’Europe, les décisions des gouvernants ne tiennent aucun compte de
l’exaspération croissante des populations contre des dispositions qui
les empêchent de choisir qui elles veulent accueillir chez elles,
pourquoi faire et pour combien de temps, mais aussi de protéger les
entreprises et les emplois dans leur pays, ou de sévir efficacement
contre une criminalité qui menace leur sécurité. Ils se sentent d’autant
plus tranquilles dans leur posture que tous les médias puissants vont
dans le même sens et empêchent cette exaspération de se faire entendre.

Donc, les adversaires du /Brexit /mènent campagne, et c’est pour
proposer de prendre de nouvelles dispositions réduisant encore le très
mince espace laissé aux peuples et aux individus par les réglementations
bruxelloises actuelles. Depuis quarante ans, ils serinent le même
refrain et hélas le mettent peu à peu en pratique : /si l’Union
européenne fonctionne mal, si ses interventions exaspèrent les
populations, c’est qu’elles ne sont pas suffisantes : non seulement il
ne faut ni les réduire, ni les modérer, mais au contraire il faut aller
plus loin dans le sens que nous avons adopté et qui entraîne cette
exaspération, puisque nous avons les moyens de l’empêcher de s’exprimer.
Au pire, les populations furieuses voteront Front national ou autre
parti « populiste », mais nous savons jouer du ressort de la peur pour
empêcher ces partis d’arriver au pouvoir et peut-être de changer quelque
chose. Nous gagnerons toujours./

Souvenez-vous de 2005 et 2008 : les Français et les Néerlandais avaient,
par référendum, rejeté à une forte majorité un certain projet de
Constitution européenne qui aggravait considérablement le traité de
Maastricht, déjà très coercitif. Mais, avec l’appui non négligeable de
M. Giscard d’Estaing, ancien président de la République, manquant
cyniquement à son devoir de réserve comme membre du Conseil
constitutionnel n’ayant pas le droit de s’exprimer publiquement sur un
sujet dont le Conseil pouvait avoir à connaître, M. Sarkozy, alors
président de la République, a fait ratifier par le Parlement un prétendu
/« mini-traité », /dit/« traité de Lisbonne/ », réputé expurgé des
dispositions les plus contestées. Mais M. Giscard d’Estaing a vendu la
mèche : dans une pleine page du /Figaro/, il a expliqué à quel point il
était satisfait du bon tour joué aux « /nonistes/ » : loin d’être un
« mini-traité » ou d’être expurgé des articles litigieux, le « /traité
de Lisbonne/ » n’était  autre que le texte, presque mot pour mot, du
projet de Constitution européenne, dont l’ordre des articles a
simplement été modifié.

C’est ce que voudraient imposer les « Remain » aux Britanniques en
exigeant une majorité inédite de 60% de « Leave » par une «
pétition » qui est censée avoir recueilli plus de 3.000.000
signatures, mais dont la valeur est plus que douteuse, puisqu’aucune
vérification de l’identité des signataires n’est faite, et
qu’apparemment une même personne peut voter autant de fois qu’elle le
souhaite. Un Français aussi : L’Express l’a fait sur le site
www.parlement.uk <http://www.parlement.uk> ; un internaute français a
voté sous le nom de /Napoléon Bonaparte/. Il semble que cette
possibilité ait été supprimée récemment (je viens d’essayer de retrouver
la pétition sur le site www.parlement.uk <http://www.parlement.uk>, sans
succès).

Anne-lys

easter-lily

L’ex-président Sarkozy propose de tuer deux fois les terroristes . LOL !

15 Nov

L’ex-président Sarkozy a annoncé aujourd’hui dans une conférence de presse être pour le rétablissement de la peine de mort pour des cas extrêmes comme le terrorisme et les attentat suicides.

Sa déclaration, fortement commentée ce soir, explique qu’il est temps de remettre en question le droit à menacer de mort les citoyens qui commettent ce type d’actes ignobles.
Nicolas Sarkozy a expliqué que la peine de mort était un excellent outil de dissuasion à tous niveaux et permet d’empêcher de nombreux actes terroristes et particulièrement ceux commis par des kamikazes !!! Plus débile, tu meurs.

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Messieurs les ex-présidents et bientôt ex-président de la République, un geste citoyen pour réduire la dette !

12 Sep

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CQFD. Ce Que le Roi Fera Demain.                                                                                                                                                Lorsque  vous aurez pris connaissance  du texte  ci-dessous , vous ne pourrez  qu’être d’accord avec la proposition dont  nous  faisons un CQFD /Supprimer aux anciens présidents de la République leurs avantages devenus  indus/. Autant  , en effet, il n’est pas inconcevable de permettre aux  présidents – tant  qu’ils sont en exercice- de mener une  vie  en rapport avec le prestige  ( et encore) du pays  qu’ils s’efforcent de diriger, autant  ceux-ci sortis de  charges , doivent  vivre avec leurs économies, sous réserve  du versement  d’une modique  pension de retraite  calculée  selon les régles du secteur public ( 5 ans  de  fonctions en principe)  sans parler des sources  de rémunération complémentaires  énumérées  non sans  humour- Ah le petit business de livraison de viennoiseries à domicile-  dans les lignes suivantes : en intégrant des sociétés du secteur privé, en écrivant et publiant des livres, en faisant du conseil et en donnant des conférences, ou en se lançant dans les affaires en montant un petit business de livraison de viennoiseries à domicile.

Il est à peine  besoin d’ajouter que, dans ce domaine aussi, la supériorité de la monarchie  sur la République est  éclatante . Ce n’est pas au royaume de France  qu’il se trouvera à la charge des sujets , quatre  anciens monarques … le royaume d’Espagne, et ce n’est pas le plus fréquent  n’en entretient  ainsi qu’un

Pour le Conseil dans l’Espérance du Roi, Alain TEXIER, CJA,  Garde des Sceaux,Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux Devoirs et aux Droits des Citoyens et Conseiller aux Réformes institutionnelles

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Cette dette monstrueuse contractée, puis aggravée depuis quarante ans par des gouvernants irresponsables est une véritable bombe à retardement qui pèse sur nos libertés, sur notre indépendance, sur notre dynamisme économique. Elle menace à chaque instant d’exploser nous menant nous et nos enfants à la ruine, et nous reléguant pour longtemps au rang de nation mineure sans aucun poids pour peser sur la marche du monde.

Tous les citoyens devront faire des efforts pour réduire cette dette, à commencer par le premier d’entre eux à savoir le président de la République.

N’oubliez-pas chers compatriotes contribuables, qu’actuellement vos impôts, cotisations, taxes diverses servent entre autres à payer les retraites et avantages de trois ex-présidents, et bientôt d’un quatrième dès juin 2017.

Je demande donc à ceux-ci un geste citoyen pour contribuer à la diminution de la dette. Que Messieurs Giscard d’Estaing, Chirac, Sarkozy et bientôt Hollande, renoncent à leur retraites et autres avantages d’anciens président de la République.

Ce qui leur a déjà été versé par la nation devrait leur permettre de continuer à vivre plus que confortablement, et qu’ils s’estiment heureux de ne pas avoir à payer de dommages et intérêts au peuple de France pour avoir mené notre pays au bord du gouffre. J’invite d’ailleurs chacun de ces messieurs à communiquer en toute transparence les montants de leurs retraites, indemnités et autres avantages perçus.

Et s’ils veulent continuer à bénéficier de gardes du corps, de secrétaires, de chauffeurs, de bureaux de fonction, qu’ils se les paient eux-mêmes, et si besoin en travaillant. Étant l’élite de l’élite, ils devraient retrouver sans problème d’autres sources de rémunération à la fin de leur mandat, par exemple en intégrant des sociétés du secteur privé, en écrivant et publiant des livres, en faisant du conseil et en donnant des conférences, ou en se lançant dans les affaires en montant un petit business de livraison de viennoiseries à domicile.

Le président en place doit dès à présent participer aussi à la réduction de la dette. Je demande donc à monsieur Hollande de mettre un terme aux fastes de le République, ce qui me semble normal pour un président qui se voulait normal.

Les fastes du « palais de l’Élysée », avec ses gardes républicains en grand uniforme, ses huissiers en costume queue de pie, ses chauffeurs, ses jardiniers, ses cuisiniers, combien tout cela coûte-t-il au contribuable ? Quelle indécence dans un pays en crise et comme c’est indigne d’une République moderne, soucieuse de la bonne santé économique de la nation.

Je préférerais que l’on affiche sur le parvis de l’Élysée un compteur donnant en temps réel le montant de la dette de la France, pour rappeler à tous ces messieurs, qu’ils vivent à crédit, pour nous rappeler à nous peuple de France que nous vivons à crédit.

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http://www.mesopinions.com/petition/politique/mettons-fin-aux-rentes-avantages-vie/15554