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Le chauffeur du bus d’Emmanuel Macron fait une embardée. Il aurait confondu la droite et la gauche. Tiens. Tiens.

2 Mar

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Billets d’humeur d’ANNE-LYS : Étrange logique sécuritaire… Manuel VALLS veille ( à l’excès) sur les « Veilleurs « !

2 Sep

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À Marseille, le Ministère de l’Intérieur, Manuel Valls,  pour tenter de sécuriser une ville où règlements de compte, meurtres gratuits et autres braquages se multiplient, envoie vingt-quatre policiers. Mais pour empêcher quelques centaines de Veilleurs pacifiques, qui n’ont jamais commis le moindre acte de vandalisme ou de violence, il en mobilise cinq cents et des dizaines de fourgons.

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NB . La  vue ci-dessus n’a pas été prise à Marseille ( LOL  :–>>> )

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 Vidéo témoignage  à visualiser les mains jointes tant les « veilleurs » nous  évangélisent grâce au lien ci-dessous :

http://www.dailymotion.com/video/x141waa_la-reussite-de-la-marche-des-veilleurs-interdite_news

Situation conjuguale. Le président HOLLANDE va finir par y LAISSER DES PLUMES.

21 Juil

Ce que vous ne verrez pas dans votre journal normal…….

Lâcher de poules devant le domicile de la première concubine :>

OUF, il y en a qui commence à avoir les dents…….

: Ce que vous ne verrez pas dans votre journal normal…….

Opération Valérie Trierweiler à Paris aux  bons soins  du printemps

 Français : >  >

image002François et sa volaille >

Un beau lâcher de poulets à Paris pour honorer la première poule de France, Valérie T. Ce matin, le Printemps Français a lâché une basse-cour au pied de son immeuble parisien, gardé pour deux poulets. Courant derrière nos coqs, les poulets de Manuel Valls tentaient de protéger la première poule de la République, et les plumes volaient.

Ça nous a bien fait rire, et c’est tout ce que ça nous rapportera. Car sinon, la dame à François, elle nous coûte de l’argent : soit c’est sa maitresse, et pourquoi l’entretenir sur un pied officiel, soit c’est sa concubine, et François a menti sur son patrimoine et ses revenus.

Ce n’est qu’un mensonge de plus, de la part d’Hollandouille, qui veut bien du mariage pour tous mais n’en veut pas pour lui, qui veut bien changer la vie des Français mais refuse de toucher à son confort de célibataire à bonne fortune.

Pourtant le temps des comptes est venu, ceux que la Cour lui jette dessus chaque matin, et le décompte de ses soutiens dans les sondages : la France n’a plus d’argent, François est à sec. Pas de petites économies, Valérie n’a rien à faire parmi les officiels du 14 juill

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/07/op%C3%A9ration-val%C3%A9rie-trierweiler-%C3%A0-paris.html

 

Du mépris dans la société.

8 Avr

Texte repris du Salon beige:

Un lecteur que je remercie ici, me fait parvenir ce texte écrit par un de ses aïeux, Pierre Sébastien Laurentie, au XIX° siècle. Son titre repris pour ce post, est suffisamment évocateur pour en entamer directement la lecture. Cependant, ce commentaire reçu en même temps que cet écrit permet d’en accroître l’intérêt et l’opportunité: 

« Ce texte , s’il demande à être adapté à aujourd’hui pour les exemples choisis, n’en demeure pas moins, à mon avis, tout à fait d’actualité.

Tous les jours nous amènent des preuves du mépris de nos gouvernants. Nous le voyons particulièrement en ce qui concerne la simagrée de mariage pour tous; annonce fantaisiste du nombre de manifestants, quasi silence sur son importance, « va te faire foutre » du CESE, moqueries dégradantes des députés a l’endroit des autorités religieuses, mépris des forces de l’ordre face à des enfants, des mères de familles, mépris d’un président qui n’admet pas la contestation surtout tant qu’elle reste pacifique.

 

« L’affaire Cahuzac » démontre amplement le mépris de notre classe politique, partie emmergée de l’iceberg. Le mensonge des politiques même pris  » la main dans le sac  » montre le profond mépris dans lequel sont pris les administrés. Les élus ne donnent pas le sentiment d’être au service des français, mais demandent aux français d’être à leur service, au service de leur fortune ».

En voici donc lecture :

« On a souvent expliqué les révolutions modernes par des causes diverses ; il est une cause qu’on a pas assez vue : c’est le mépris.

L’anarchie s’explique par le mépris de ceux qui commandent; le despotisme s’explique par le mépris de ceux qui obéissent.

Or le mépris est ce qui abaisse le plus les peuples et les Etats, et sous quelque forme qu’il apparaisse, despotisme ou anarchie, le mépris, porté à un certain degré, est le signe où l’on reconnaît la fin probable et prochaine des nations.

Au commencement du dix-huitième siècle, une du­chesse s’amusa à dire au régent, en plein souper : Dieu ayant fait l’homme, prit un reste de boue pour en faire l’âme des princes et des laquais.

Le mépris commençait par le rire ; il partait du sommet de la société par le cynisme, pour se répandre dans tous les rangs par la colère. Lorsque l’autorité se méprise elle-même, les peuples commencent par la dénigrer, puis ils la bravent, et ne tardent pas à la briser.

On a trop disserté sur l’influence de l’éducation an­térieure au dix-huitième siècle, comme si la perversité devait ne tenir qu’à une mauvaise direction d’idées, d’études et de systèmes. Une cause plus générale de la décadence fut le mépris de l’autorité, non par suite d’une préméditation philosophique, mais par une réac­tion spontanée de l’orgueil contre la discipline politi­que de Louis XIV.

Si, à la mort du grand roi, les politiques de cour n’a­vaient pas pris soin d’humilier la puissance par le dénigrement, s’ils ne s’étaient pas amusés à rendre l’autorité méprisable par la liberté de leurs satires et le scandale de leurs débauches, la société française fût restée ferme, et des hommes sérieux et lettrés n’au­raient pas à débattre aujourd’hui la question de savoir si c’est le paganisme du siècle de Louis XIV qui a fait la dégradation du siècle de Louis XV, question pleine de paradoxe, et inutile au redressement des mœurs.

Hélas ! il y a un paganisme qui est de tous les temps; c’est le culte de l’homme pour lui-même, et ce paga­nisme engendre le mépris de tout ce qui fait l’ordre moral des sociétés.

Les hautes classes avaient cru d’abord ne faire autre chose que se venger de Louis XIV par l’éclat de leurs insultes; bientôt elles perdirent le respect d’elles- mêmes par la licence de leurs habitudes. La régence ne fut pas un système, elle fut une orgie, et le mépris de l’autorité s’enseigna non comme une théorie, mais comme un exemple.

Tout le dix-huitième siècle est là , et la révolution qui le couronna n’a pas de cause plus réelle, ou du moins plus immédiate et plus directe.

On a dit aussi bien souvent que la révolution avait son point de départ dans le principe de la souveraineté personnelle, posé par Luther; et cela est vrai logique­ment sans doute. Mais pourquoi ce principe est-il inerte, stérile, dans tout ce dix-septième siècle qui semble n’être qu’un règne ? C’est que l’autorité est res­pectée et veut l’être ; la logique du sectaire meurt devant le sceptre du monarque.

Remarquez que, dans ce grand siècle de Louis XIV, le mépris semble n’avoir de place nulle part. Le roi est absolu, mais il honore la sujétion. On lui a reproché son entrée au Parlement un fouet à la main ! Il allait à la chasse, il avait dix-huit ans et on sortait de la Fronde ; on a vu bien autre chose depuis.

Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a de grandeur que là où il y a du respect, et le dix-huitième siècle n’a été le plus dégradé des siècles que parce qu’il en a été le plus méprisant.

Les grands ont commencé par se mépriser eux- mêmes, et ils se sont donnés en spectacle avec leur cynisme rieur et leur crapule effrontée. Comment la révolution ne serait-elle pas tombée avec ses crimes sur cette société dégénérée ?

La révolution pouvait être une réforme, ainsi le voulait Louis XVI, ainsi l’aurait faite Louis XIV, et pour être une réforme, il fallait que l’autorité fût respectée. Dès que l’autorité était vouée au mépris, la révolution ne pouvait être qu’une des­truction et un ravage.

Il en sera ainsi partout où des causes quelconques auront engendré le mépris de ceux qui commandent. Le mépris de l’autorité conduit infailliblement à l’anarchie.

Et de même le mépris de ceux qui obéissent mène au despotisme, autre mort morale des peuples.

Un noble caractère de l’autorité, et le plus noble, sans doute, est de respecter ceux à qui elle commande. Ce fut le caractère général de la royauté en France, sauf des exceptions qui font contraste ; et c’est aussi ce qui explique la durée de la monarchie.

Le bon sens de l’empereur Napoléon lui fit com­prendre cette condition du commandement. Il foula la France, mais il l’honora.

Aussi son exemple mérite aujourd’hui d’être rap­pelé. A force de réagir contre la liberté , qui a été extrême, on finit par la mépriser; c’est un grand péril.

Mépriser l’homme, est le mal disposer à obéir. Le pouvoir qui reposerait sur le mépris serait le plus fra­gile, même quand il serait le plus oppresseur.

Et puis, quelle autorité que celle qui ne s’agrandit pas en respectant l’obéissance! L’autorité qui ne lais­serait pas aux peuples leur dignité, ne serait que du despotisme, et le despotisme n’est qu’un passage dans l’histoire des États.

Nous voyons des conseillers du pouvoir le provoquer à des expédients extrêmes de gouvernement par le mé­pris des classes où peut se trouver un germe d’irrita­tion, et surtout des classes qu’on nomme bourgeoises, bien que ce mot de bourgeoisie n’ait pas de sens.

C’est un de ces rapides soubresauts que nous voyons dans la politique depuis qu’elle n’a aucune règle. Mais le mépris est une sotte passion; il ôte à l’autorité le droit de s’enorgueillir du commandement : il serait plus moral de lui laisser la joie de ne commander qu’à des hommes libres.

Qu’on chasse donc le mépris de la politique. Le mépris engendre tour à tour les révolutions et les ty­rannies.

Et d’ailleurs, quelle logique ! parce qu’un peuple a abusé de la liberté, est-ce une raison de mépriser la li­berté? On a aussi abusé des arts; faut-il mépriser les arts? De quoi l’homme n’abuse-t-il pas? Il abuse de ce qui est grand et de ce qui est saint; faut-il mépriser ce qui est grand et saint?

Le pouvoir, enfin, quel qu’il soit, a besoin de s’ho­norer lui-même ; et s’il méprise ceux à qui il com­mande, il ne s’élève pas, il s’abaisse.

N’a-t-il pas même à montrer aux autres États qu’il est à la tête d’une nation qui garde son indépendance? Comment laisserait-il croire que ce peuple qui, hier, courait en délire à la liberté, n’est bon, aujourd’hui, qu’à se courber dans la servitude? Est-ce le même peuple? Et si c’est le même peuple, quelle risée !

Nul ne gagne à ces abaissements. Il y a des sophistes qui s’en amusent dans leurs festins de Trimalcion*; mais il vient un moment où la rougeur monte au front des peuples, et nul pouvoir n’est de force à contenir la colère qui se venge du mépris.

*Personnage fictif du Satyricon,

Ne serait-il donc pas possible de préserver un pays de ces retours précipités, en le retenant dans une voie de raison, par le double respect de la puissance et de la liberté?

Cela se peut sans doute, mais non dans un état de révolution. Le mot de révolution implique une alterna­tive d’anarchie et d’arbitraire; de même que le mot de liberté implique une règle de conduite et une loi d’équité.

A vrai dire, la révolution, et surtout la révolution française, n’est autre chose que le mépris, réalisé par des actes; mépris de l’autorité, réalisé par la frénésie des renversements; mépris de la liberté, réalisé par la licence des tyrannies.

Mettons fin à la révolution par le respect, et aussitôt le pouvoir retrouvera sa puissance, et la nation re­trouvera sa dignité ».

Loi Taubira : un « attentat » de plus pour « décatholiciser la France ».

9 Fév

Extrait de vehementer nos, encyclique de Sa Sainteté le Pape Pie X, opportunément reprise par le Salon beige:

Le week-end politique sera plus calme que prévu puisque les débats ont déjà pris fin à l’Assemblée nationale. Calme passager à mettre à profit. A la relecture de Vehementer nos, on peut approcher une première explication à l’échec annoncé par ce silence imprévu à l’Assemblée : les catholiques ont-il fourbi les bonnes armes comme nous y incitait déjà Pie X le 1 février  1906 dans cette encyclique adressée au peuple français? A méditer.

« Vous savez le but que se sont assigné les sectes impies qui courbent vos têtes sous leur joug, car elles l’ont elles-mêmes proclamé avec une cynique audace :  » Décatholiciser la France « 

 

« Vous avez vu violer la sainteté et l’inviolabilité du mariage chrétien par des dispositions législatives en contradiction formelle avec elles, laïciser les écoles et les hôpitaux, arracher les clercs à leurs études et à la discipline ecclésiastique pour les astreindre au service militaire, disperser et dépouiller les congrégations religieuses et réduire la plupart du temps leurs membres au dernier dénuement. D’autres mesures légales ont suivi, que vous connaissez tous. On a abrogé la loi qui ordonnait des prières publiques au début de chaque session parlementaire et à la rentrée des tribunaux, supprimé les signes traditionnels à bord des navires le Vendredi Saint, effacé du serment judiciaire ce qui en faisait le caractère religieux, banni des tribunaux, des écoles, de l’armée, de la marine, de tous les établissements publics enfin, tout acte ou tout emblème qui pouvait, d’une façon quelconque, rappeler la religion.

Ces mesures et d’autres encore qui peu à peu séparaient de fait l’Eglise de l’Etat n’étaient rien autre chose que des jalons placés dans le but d’arriver à la séparation complète et officielle.

Leurs promoteurs eux-mêmes n’ont pas hésité à le reconnaître hautement, et maintes fois, pour écarter une, calamité si grande, le Siège apostolique, au contraire, n’a absolument rien épargné. Pendant que, d’un côté, il ne se lassait pas d’avertir ceux qui étaient à la tête des affaires françaises et qu’il les conjurait à plusieurs reprises de bien peser l’immensité des maux qu’amènerait infailliblement leur politique séparatiste, de l’autre, il multipliait vis-à-vis de la France les témoignages éclatants de sa condescendante affection.

Il avait le droit d’espérer ainsi, grâce aux liens de la reconnaissance, de pouvoir retenir ces politiques sur la pente et de les amener enfin à renoncer à leurs projets; mais, attentions, bons offices, efforts tant de la part de notre Prédécesseur que de la nôtre, tout est resté sans effet, et la violence des ennemis de la religion a fini par emporter de vive force ce à quoi pendant longtemps ils avaient prétendu à l’encontre de vos droits de nation catholique et de tout ce que pouvaient souhaiter les esprits qui pensent sagement.

C’est pourquoi, dans une heure aussi grave pour l’Eglise, conscient de notre charge apostolique, nous avons considéré comme un devoir d’élever notre voix et de vous ouvrir notre âme, à vous, vénérables Frères, à votre clergé et à votre peuple, à vous tous que nous avons toujours entourés d’une tendresse particulière, mais qu’en ce moment, comme c’est bien juste, nous aimons plus tendrement que jamais ».

Texte  complet  grâce au lien ci-dessous:

http://www.vatican.va/holy_father/pius_x/encyclicals/documents/hf_p-x_enc_11021906_vehementer-nos_fr.html

Billet d’humeur d’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine.

16 Jan

Billet repris par Le Salon beige (www.lesalonbeige.blogs.com)

16 janvier 2013

Continuer pour montrer à ces faces de carême que la France est le pays des esprits libres

Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine, analyse :

« […] C’est dire si les chiffres officiels sont faux, archi-faux. Délibérément faux. Il y a, à l’évidence, du côté du gouvernement comme du côté des médias, en particulier ceux qui relèvent de l’Etat, payés donc par les Français, une mauvaise foi dictée par la malveillance idéologique. Ces gens-là ne veulent pas voir ; plus exactementils voient mais dans leur fureur ils nient la réalité. Ils sont bloqués dans leur position. François Hollande ne recevra pas le collectif de « la manif pour tous ». Il a fait semblant, comme toujours dans pareil cas, de recevoir tout le monde, se gardant bien de recevoir ceux qu’il aurait le devoir, ne serait-ce que comme arbitre, d’écouter.Ce refus est une faute politique qui, de plus, le déshonore. Ce fils de bourgeois, comme tous ses confrères du gouvernement, du même type que lui – et ils sont nombreux -, sait fort bien qu’en bravant les interdits au motif de modernité sociétale, il se façonne une image de gauche dont il a besoin pour capter à son profit des groupes de pression qui tiennent, à quelques exceptions près, l’information, la culture et, en totalité, l’Éducation dite nationale. Ces gens qui ne représentent qu’eux-mêmes, décident du sort de la France, de l’avenir de la France, malgré la France ! Leur haine trouve sa délectation dans la ruine de tout ce qui la constitue et, d’abord,  ses familles. Ils sont sectaires et totalitaires : ils ne lâcheront pas leur proie. Ils imposeront leurs vues. Hollande, pour se dire leur chef, les suivra.

[…] Alors que faire ? Continuer ! D’abord pour que la France se retrouve elle-même, dans toute sa diversité et dans ce qui fait sa véritable unité. Oui, d’abord, pour ce plaisir ! Et pour montrer à ces faces de carême de la religion officielle qui s’imaginent être des docteurs et des prophètes chargés de définir l’avenir, que la France est le pays des esprits libres. Il relève en effet de la liberté de pensée et de la liberté de conscience, de pouvoir exprimer cette simple vérité que le sexe de l’homme et le sexe de la femme sont adaptés l’un à l’autre en vue de l’union et de la procréation ; que cette merveille naturelle est le support physique nécessaire au lien affectif et juridique qui constitue immémorialement  l’union d’un homme et d’une femme et qui, dans toutes les civilisations, s’appelle le mariage. […] »

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (30 novembre)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

30 Nov

(dessin de Rayclyd)

*  Manuel Valls et le renseignement intérieur :

Après le naufrage policier de l’affaire Merah, le ministre de l’intérieur avait annoncé son souhait de réformer significativement les services de renseignements intérieurs. On peut dire aujourd’hui que cette réforma avance…à pas comptés, tant la question est épineuse et les conservatismes tenaces.

D’abord parce qu’elle touche la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), dont toutes les activités sont couvertes par le secret. Mais aussi parce que le ministre de l’intérieur avait promis d’attendre le rapport de la mission du président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, prévu pour mars 2013. Alors Manuel Valls patiente pour les annonces officielles, et son administration avance lentement. « Le champ est miné », résume un proche du ministre. Il y a la partie émergée de l’iceberg : l’application des propositions du rapport commandé par M. Valls sur les dysfonctionnements de l’affaire Merah, publié le 23 octobre. Le nouveau patron de la DCRI, M. Calvar,travaille à la création d’une inspection interne et à la meilleure circulation de l’information au sein de son service. Mais, au delà, la DCRI envisage aussi de fermer les bureaux départementaux jugés inutiles, notamment dans l’Ouest, et d’abandonner certaines missions pour se recentrer sur le terrorisme. M. Calvar est un ancien de la direction de la surveillance du territoire (DST), le service de contre-espionnage qui, en fusionnant avec une partie des RG, a donné naissance à la DCRI en 2008. Il est l’homme fort de la réforme qui se dessine. D’ailleurs, une quarantaine de ses hommes devraient rejoindre leurs collègues de la sous-direction de l’information générale (SDIG, les ex-RG) dès le 1er décembre, pour faciliter l’échange d’informations.« Dans les deux sens », assure-t-on Place Beauvau. Mais les policiers en doutent : le secret qui couvre les activités des fonctionnaires de la DCRI empêche un échange entre égaux. Depuis 2008, le renseignement intérieur français est divisé en plusieurs entités, issues de la DST et de l’éclatement des RG. La DCRI a hérité du contre-espionnage, du terrorisme, de la « surveillance des communications » et de la surveillance des individus et groupes radicaux, ce qu’on appelle le « milieu fermé ». A l’inverse, le rôle de la SDIG, rattachée à la direction centrale de la sécurité publique (DCSP), n’a jamais été défini. Pour compliquer le tout, ce schéma ne s’applique pas à la préfecture de police de Paris (et petite couronne), qui a conservé un service unique, la direction du renseignement (DRPP). Par ailleurs, les gendarmes ont développé leurs propres cellules, sources de conflits avec les policiers. Menée au pas de charge, la réforme de 2008 a donné naissance à de nombreuses (autres) aberrations. Des bureaux de la DCRI ont ouvert dans près de 70 départements où la DST n’était pas présente. Au total, la DCRI est implantée dans 120 villes, alors que la DST avait moins de 40 bureaux. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la DCRI ouvre même deux bureaux… pour trois policiers au total car les effectifs sont affectés en fonction des choix des fonctionnaires, et non de leur utilité !« Comme ils ne sont pas débordés par le « milieu fermé », ils ont toujours tendance à venir enquêter sur nos terres », estime un patron de la SDIG dans le midi de la France. « Nos interlocuteurs ne savent plus à qui s’adresser, tout le monde se présente comme les RG, même les gendarmes », confie un autre policier. Membres de la DCRI et de la SDIG peuvent ainsi se croiser aux prêches dans les mosquées, ou aux « stages de désobéissance » menés par les militants alternatifs. Un protocole de coopération avec la DCSP, signé en 2010, fait de la DCRI« l’unique service français de renseignement intérieur » et lui confie la responsabilité exclusive « du suivi des phénomènes de radicalisation ». La notion est floue. Et, s’agissant des dérives des extrêmes, gauche ou droite, un vide s’est créé. D’autant plus que les policiers de la SDIG se voient régulièrement rappeler qu’ils ne doivent plus suivre les mouvements politiques. Abrités derrière le secret de leurs activités, les fonctionnaires départementaux de la DCRI se sont en fait refermés sur eux-mêmes. Ils ne participent plus aux réunions opérationnelles, n’ont pas accès à la main courante informatisée qui rassemble tous les événements, petits et grands, des commissariats. « On a laissé dans des bureaux des gens coupés de tout », dénonce un directeur départemental de la sécurité publique (DDSP). Nous rapportions la semaine dernière une note du procureur de Bastia qui traduisait durement cette critique :  l’« éparpillement » du renseignement, les « retours jugés insuffisants par l’autorité préfectorale et quasi inexistants pour l’autorité judiciaire » et les « relations insuffisantes avec les services d’enquêtes spécialisés ». Dans ce contexte tendu, la réforme poussée par l’administration déçoit les policiers. Elle correspond à une alliance objective entre deux directeurs, du renseignement intérieur et de la sécurité publique, qui souhaitent garder toutes leurs prérogatives dans le cadre des éternelles féodalités que la république a si bien su installer sur le territoire national. Attendons une prochaine « affaire Merah » et croisons les doigts pour ne pas en être victimes.

*  Nous ne résisterons pas…

au plaisir de vous faire part de la dernière chronique de Dominique Jamet sur l’excellent site Boulevard Voltaire (www.bvoltaire.fr), consacrée à Iznogoud ! Pas celui qui voulait être calife à la place du calife. Mais le nouvel Iznogoud, celui qui veut être président à la place du… calife, comme nous l’annoncions ici-même le 19 novembre:

*  Quand l’UMP se prend les pieds dans le tapis…

…rouge de la démocratie, c’est la fracture assurée ! Et ses élections internes ne laissent en place, au petit matin, qu’un « capharnaüm », pour reprendre l’expression imagée de Valérie Pécresse (vous savez, celle qui ne croit qu’en une France métissée et polyglotte). Résultat brillant de ce naufrage ? le mariage pour tous !  Puisque, à l’heure qu’il est, l’UMP a deux papas : Copé et Fillon, chacun revendiquant la victoire Imprimeret accusant l’autre de fraude ! Qui, dans tout cela, se préoccupe du bien commun qui est, paraît-il, l’essence même de la République ? Un tel spectacle est déshonorant.

Ces gens-là n’ont qu’une seule préoccupation : devenir calife à la place du calife.
Pour nous, une seule solution : le Roi.

Les dernières facéties de l’Iznogoud de Seine-et-Marne

Retrouvez chaque jour de la semaine le bloc-notes de Boulevard Voltaire. «  Qu’on se rassure, et que se rassurent d’abord ceux de nos visiteurs qui aiment entre tous Jean-François Copé pour sa grande bravoure, pour sa haute taille, pour sa stature d’homme d’État, pour la rectitude de ses principes, pour son indéfectible attachement aux plus hautes valeurs de la morale, pour son respect, qui va jusqu’au scrupule, de toutes les règles du droit et de l’impartialité, et qui pardonnent tout à leur champion puisqu’il est « de droite », et, qui plus est, « décomplexée ». On n’évoquera pas ici, au risque de heurter une prédilection qui n’est pas sans rappeler celle que Chimène témoigne à l’assassin de son papa, les dernières facéties de l’Iznogoud de Seine-et-Marne, on ne commentera pas ses plus récentes facéties, son dernier revirement, le torpillage du referendum dont il avait accepté le principe après que Nicolas Sarkozy eut tapé sur la table, le caractère volontairement inacceptable de l’ultimatum adressé à son adversaire, on n’épiloguera pas sur les révélations qui affluent de toute part et qui projettent une lumière crue sur l’organisation méthodique, « industrielle », du système de fraude et de trucages qui a permis au secrétaire général de l’UMP de se carrer dans le fauteuil usurpé de président du parti auquel il vient de porter de si rudes coups. La trêve imposée par l’homme dont il se proclamait depuis quelques semaines le plus loyal, le plus féal des vassaux a volé en éclats moins de vingt-quatre heures après son entrée en vigueur. Le feuilleton continue, et ce n’est pas à la demande générale. On n’aura que trop l’occasion d’y revenir.

Dès à présent, voyons les choses du point de vue de cette gauche, de ce gouvernement, de ce président socialiste dont le paladin de la rue de Vaugirard se proclame le plus déterminé et le plus efficace des opposants. Le duel sans merci que se livrent Jean-François Copé et François Fillon, en monopolisant l’attention d’un public distrait par ce Guignol pour adultes, aura permis à François Hollande et Jean-Marc Ayrault de traverser sans encombre et pour ainsi dire à pied sec la décade la plus calamiteuse depuis le début de l’alternance. Cafouillages, bafouillages et catastrophes sont passés quasiment inaperçus. On a pourtant entendu le président de la République, président-girouette, président-éolienne, tournant avec le vent, assurer successivement devant l’assemblée des maires de France que, naturellement, la liberté de conscience des élus municipaux qui récusent le « mariage pour tous », serait de plein droit, puis, sermonné par son propre parti, jurer aux représentants du lobby LGBT qu’il n’était pas question de transiger avec le respect de la loi encore à venir. On a vu le Premier ministre annoncer qu’il n’était pas dans son intention d’imposer autoritairement le projet d’aéroport qui lui tient à cœur, qu’en conséquence rien ne se ferait sans concertation et sans consultation, et envoyer dans le même temps des cohortes de gendarmes débusquer sans ménagement les adversaires de son projet tandis qu’un porte-parole du gouvernement déclarait que Notre-Dame-des-Landes se ferait « dans tous les cas de figure ». Sèchement démenti par le providentiel groupe industriel libyen qui était censé renflouer Pétroplus, le ministre du Redressement productif, avec l’aval de sa hiérarchie, a tenu des propos de nature à décourager tout investisseur étranger de venir s’installer en France, voire à ruiner ce qu’il nous reste d’industrie sidérurgique sans pour autant avoir dégagé les moyens de la nationalisation dont il fait planer la menace ni garantir la pérennité de Florange. L’enlèvement d’un nouvel otage français a confirmé que nous nous sommes attiré la haine et que nous sommes dès à présent vulnérables aux représailles des terroristes qui occupent le Nord du Mali en brandissant la menace d’une intervention militaire dont les principaux intéressés et éventuels bénéficiaires ne semblent plus vouloir. Alors que, sur le terrain, la situation du régime de Bachar el Assad semble se détériorer, nous accentuons notre aide politique, financière, technique et militaire à une insurrection qui paraît de plus en plus largement animée et contrôlée par les djihadistes. Un salafiste, pourtant, n’a jamais annoncé le printemps… Enfin, et pour couronner le tout, le cancer du chômage, autrement malin que celui de l’assistanat, étend encore ses métastases dans le corps social. Les derniers chiffres publiés sont tout simplement désastreux et tout indique que la tendance n’est pas près de s’inverser. Eh bien, tout cela qui, en temps normal, aurait fait l’objet de débats, de controverses, de commentaires dont le gouvernement ne serait pas sorti indemne, tout cela, autrement dit l’actualité de ces derniers jours, est passé comme une lettre à la poste, dans l’indifférence générale et ceux qui, comme ils aiment à dire, sont aux responsabilités, peuvent s’éponger le front et pousser un soupir de soulagement. Les deux lutteurs de foire qui occupent depuis le 18 novembre le devant de la scène seraient-ils payés par le Parti socialiste ? Merci Copé, merci Fillon ! Si l’U.M.P. n’existait pas, dans ses rêves les plus fous, François Hollande n’aurait même pas osé l’inventer. «  Nous n’aurions su mieux dire !

*  Le secret de la contraception des mineures fait réagir :

Après le vote, par les députés, du secret de la contraception pour les mineures dans le cadre du projet de budget de la sécurité sociale, plusieurs voix se sont fait entendre. Un amendement au projet de loi de budget de la sécurité sociale (PLFSS) prévoit en effet que « la délivrance et la prise en charge de contraceptifs sont protégées par le secret pour les personnes mineures »

Christine Boutin, présidente du parti chrétien-démocrate, y voit une nouvelle attaque contre l’autorité parentale ; d’autres estiment que cela ne suffira pas à prévenir les grossesses non désirées. Pour l’ancienne ministre Christine Boutin, c’est une nouvelle charge contre la famille et le rôle des parents. « Si on enlève aux parents la possibilité d’avoir un regard sur des sujets aussi graves que la contraception de leurs enfants, comment garder la cohésion de cette famille déjà fragilisée par autant d’attaques ? », s’est-elle insurgée mercredi 28 novembre. Selon Christine Boutin, « les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants » et « aucune loi ne peut leur reprendre ce rôle, sous peine de menacer gravement le développement » de ces derniers. L’ancienne candidate à la présidentielle (dans les conditions financières que l’on sait et qui l’ont beaucoup déconsidérée) n’est pas la seule à réagir. Pour Jean-Marie Andrès, de la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC), « ce n’est pas en déresponsabilisant les parents que l’on améliorera les choses ». Mais pour ce responsable associatif, le véritable problème est dans le manque d’éducation à la sexualité des jeunes. « La sexualité est le seul domaine où il n’y a aucune pédagogie », déplore-t-il, en y voyant une des causes du nombre important de grossesses non désirées et d’avortements chez les adolescentes (reportez-vous à nos article de ce blogue intitulés: « Sur la contraception et les avortements, du 8 avril 2012, et Baisse de l’usage de la contraception orale en France, du 14 septembre 2012). Jean-Marie Andrès fait d’ailleurs remarquer avec pertinence que ce sont « souvent les mères qui emmènent leurs filles chez le gynécologue pour une prescription de pilule », ce qui limite l’intérêt du secret. Gynécologue, auteur d’un livre sur la sexualité des adolescents, le docteur Sylvain Mimoun estime pour sa part que « moins il y a d’obstacles pour accéder à la contraception, moins il y a d’IVG »(ndcer: cette idée reçue a la vie dure ! Nous avons montré dans plusieurs articles sur ce blogue combien elle est fausse), mais que cela ne suffit pas.  » Le secret est une mesure parmi d’autres qui a son intérêt car certains jeunes n’osent pas aborder ces questions ». Pour autant, de manière générale, le rôle des parents reste important. Selon lui : « L’idéal, c’est quand le parent accompagne les questions de son adolescent », sans le décourager et sans être intrusif. Avouez que c’était plus simple lorsque les jeunes mariées n’avaient pas honte d’arriver vêtues de blanc à l’autel…

*  Enfin, un peu d’humour en ces temps maussades :

Voici, glané sur le site du Salon beige (www.lesalonbeige.blogs.com/), le nouvel organigramme de l’UMP (ou qui fait quoi ?). A mourir de rire ! Bravo à l’auteur. Le 30 novembre 2012. Jean-Yves Pons.