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BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (22 juillet 2015)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

22 Juil
le lievre et la tortue

Dessin de Benjamin Rabier

«  Rien ne sert de courir; il faut partir à point… »

(Jean de La Fontaine, Le lièvre et la tortue)

François Hollande l’a exigé. Laurent Fabius va bientôt quitter Paris, toutes affaires cessantes, pour Téhéran où il doit s’efforcer de réparer les pots cassés par son implication pro-israélienne dans les négociations récentes sur le problème nucléaire iranien. Ce voyage est d’autant plus urgent que les amis occidentaux de la France se ruent déjà en Iran pour tirer le meilleur parti économique de la levée de l’embargo qui frappait le pays jusqu’à l’accord international du…14 juillet, à Vienne (Lire « Choc en retour ! » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/07/20/bulletin-climatique-quotidien-20-juillet-2015de-la-republique-francaise/).

French Foreign Affairs minister Laurent Fabius gives a press conference on the situation in Syria, on September 10, 2013 at the ministry in Paris. France will present a resolution on Syria's chemical weapons programme to the UN Security Council later today, Foreign Minister Laurent Fabius said. The resolution will demand full disclosure by the regime of the scale of the programme, commit the UN to "serious measures" in the event of non-compliance and call for the authors of the August 21 attack to be held responsible for their actions, Fabius said. AFP PHOTO THOMAS SAMSON

Laurent Fabius, que les Iraniens appellent « le petit satan« 

Très agressif pendant les négociations, suivant en cela les directives de ses amis israéliens, Laurent Fabius essaiera notamment de convaincre les responsables iraniens de ne pas pénaliser les entreprises françaises… A cette occasion, il rencontrera notamment son homologue iranien et le président Hassan Rohani.

L’une des missions de Laurent Fabius -qui partira seul, sans chefs d’entreprise- sera de s’assurer que la dureté de la France dans les négociations -elle se situait sur une ligne beaucoup plus dure que les Etats-Unis par exemple- ne pénalisera pas les entreprises françaises dans leurs relations futures avec l’Iran lors de la levée effective des sanctions, à partir de janvier.  « La contradiction entre la fermeté de la politique française et son désir de renouer économiquement avec l’Iran n’est pas comprise par les Iraniens » de la rue, affirmait hier un journal de Téhéran.

Selon le patron du Quai d’Orsay, cela ne sera pas le cas. « Nous avons eu dans le passé une présence tout à fait importante en Iran et elle a satisfait les Iraniens (…) Et puis il en est de la vie politique internationale comme de la vie tout court, je pense qu’on ne perd jamais à se faire respecter« , a-t-il estimé sur France Inter pour faire bonne figure et tenter de désamorcer le mécontentement des Iraniens.

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Avec près de 80 millions d’habitants, le marché iranien présente un intérêt majeur pour les grandes entreprises françaises. Sous l’effet des sanctions, la France a vu ses échanges commerciaux avec l’Iran chuter à 500 millions d’euros en 2013, un niveau huit fois inférieur à celui enregistré en 2004. Dans cette optique, une cinquantaine de chefs d’entreprise, en majorité du CAC-40, seront reçus cette semaine au Quai d’Orsay pour faire le point. Une délégation de 80 entrepreneurs se rendra ensuite fin septembre en Iran pour mettre notamment l’accent sur les secteurs de l’énergie, des villes durables ou encore de l’automobile.

Longtemps, trop longtemps, après nos partenaires internationaux et, en particulier, nos « amis » allemands.

 

Mais en France, les éleveurs sont en détresse.

Qui s’intéresse encore à eux ?

French farmers with a signs attached to their tractors that reads "Breeders in Distress" (L) and "Farmers in Distress" roles along the RN 12 between Lamballe and Saint-Brieuc, western of France to protest against the low price purchase of their production, on July 2, 2015.  AFP PHOTO FRED TANNEAU

Face à la colère des éleveurs, qui étendent leurs blocages à travers la France, le gouvernement a été contraint de passer à la vitesse supérieure en annonçant la présentation mercredi d’un plan d’urgence en conseil des ministres. Mais la grogne des éleveurs gagne du terrain en France. Après Caen, le Mont-Saint-Michel, c’était au tour d’Evreux dans l’Eure d’être bloquée mardi 21 juillet. Les manifestants protestent contre la faiblesse des prix de leurs productions.

Farmers and breeders set fire to manure, tyres and wooden pallets they dumped outside the prefecture building in downton Rennes, northwestern France, on July 2, 2015, staging a protest they named "Night of Distress" demanding simplification of their bureaucratic tasks with the European Union regarding subsidies, and protesting the fall of prices. The inscription on the jersey reads "Stop taking us for fools". AFP PHOTO / DAMIEN MEYER

 

Le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, qui (après l’avoir refusé) a finalement consenti à se rendre à Caen (Calvados), hier après-midi, pour rencontrer des responsables agricoles, comme le réclamaient les éleveurs de Normandie, a évoqué « 16 à 17 » mesures, notamment un allégement de la dette des producteurs. Sachant que le rapport d’un médiateur indépendant, très attendu par les producteurs de viande, a été remis mardi soir au ministre de l’agriculture, mais ne sera rendu public que ce mercredi. D’ici là le ministre s’est refusé à répartir les responsabilités dans la faiblesse actuelle des prix, bien inférieurs aux coûts de production, entre les industriels de l’abattage et de la transformation et les distributeurs. Lobby de la grande distribution oblige !

En attendant, les barrages se sont intensifiés dans l’Ouest, dans toute la Bretagne et la Normandie ainsi que dans le Nord. L’autoroute A1 était partiellement bloquée dans les deux sens, tôt mercredi matin, au sud de Lille par des centaines de tracteurs d’agriculteurs très remontés contre le gouvernement. Des barrages ont été érigés dans le Finistère, sur le pont de Morlaix, le pont de l’Iroise à la sortie de Brest en direction de Quimper ainsi qu’aux accès à Quimper. On mentionne également des barrages sur l’axe Rennes-Nantes, à Bain-de-Bretagne, ainsi qu’au péage de la Gravelle, le dernier avant l’entrée en Bretagne.

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De son côté, le président du Sénat Gérard Larcher a saisi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pour lui « rappeler que la dramatique situation des éleveurs français appelle aussi des réflexions et des actions au niveau européen« . Tu parles…avec les soucis actuels de la Commission il a peu de chance d’être entendu.

« Au moment où l’Union européenne négocie avec les Etats-Unis un nouveau traité transatlantique qui pourrait avoir un fort impact sur les éleveurs européens, et à l’approche de la révision de la PAC, le Sénat demande à Jean-Claude Juncker d’instaurer avec le Sénat de la République française un dialogue politique car ces enjeux dépassent le strict cadre agricole« , souligne M. Larcher.

Quant à l’Association des maires de France (AMF), elle partage les préoccupations des éleveurs et demande une amélioration des règles de la commande publique, pour permettre aux élus « de s’approvisionner prioritairement en viande française » et fournir notamment les restaurants scolaires.

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Monsieur de Sully se retourne dans sa tombe quand il voit pareille incompétence de l’Etat.

 

 

Alors que la racaille se croit désormais tout permis

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Le joueur de volley-ball « franco-camerounais » Earvin N’Gapeth, ne se déplaçait pas avec son équipe mais effectuait un trajet privé entre Paris et Poitiers où il réside. Il en a profité pour agresser violemment un contrôleur de la SNCF en gare Montparnasse. La raison ? Tenez-vous bien : il aurait « demandé au contrôleur de retarder le départ du TGV Paris-Bordeaux pour attendre l’un de ses amis, en retard« . « La discussion se serait envenimée et le joueur aurait alors frappé le contrôleur« . Celui-ci a été sérieusement blessé…d’un « coup de boule« , selon la SNCF.

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L’international, âgé de 23 ans, a déjà été condamné en décembre pour des faits de « violences en réunion« . Il avait aussi été exclu temporairement de l’équipe de France pour son comportement lors du championnat du monde en 2010.

Le contrôleur agressé travaillait sur la ligne TGV Paris-Bordeaux. Ses collègues ont fait valoir leur droit de retrait et sont en négociations avec la direction, car « en quinze jours, c’est la deuxième agression sur cette ligne« . Le trafic est donc été perturbé à la gare Saint-Jean de Bordeaux grâce à ce voyou.

Comme nous le rappelons souvent, les « Chances pour la France« , n’y viennent jamais sans leur art de vivre…

Et nous aurons nécessairement à nettoyer de fond en comble les écuries d’Augias.

Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

L’Hermione est sur le chemin du retour !

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Elle a quitté dimanche la petite ville de Lunenburg et ses maisons en bois peintes, à côté d’Halifax. Cette escale canadienne était le dernier des dix lieux visités le long de la côte est américaine, en commençant par la réception triomphale à Yorktown, le 6 juin, suivie le 4 juillet de la parade nautique aux pieds de la statue de la Liberté, à New York.

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Des milliers d’Américains (entre 2.000 et 3.000 visiteurs par jour) ont visité la reproduction de la frégate qui a ramené le marquis de La Fayette aux Etats-Unis en 1780, porteur d’une bonne nouvelle pour les insurgés qui luttaient contre l’Angleterre puisqu’il devait leur annoncer la décision de Louis XVI d’envoyer des troupes françaises sur le sol américain.

Malgré un contexte diplomatique morose, marqué par les révélations sur l’espionnage américain en France, les escales ont été émaillées de réceptions officielles, en présence de civils et de militaires des deux pays.

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Laissant derrière elle l’agitation et les lumières de la côte, l’Hermione fait cap au nord est pour commencer, avec une première escale française à Saint-Pierre-et-Miquelon, où la frégate est très attendue. Elle fera ensuite route directement sur Brest, où elle est doit arriver le 10 août, avant Bordeaux, puis le retour « à la maison« , à Rochefort, le 29 août.

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Le 22 juillet 2015.

Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (23/24 février 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

23 Fév

*  En marge de ce qui nous occupe d’habitude :

Voici que nous est donné le dernier ouvrage de M. Enzo Parrino, grand spécialiste italien de l’héraldique ecclésiastique. Il est le cinquième volume d’une série intitulée Quaderni di Araldica Ecclesiastica et porte le titre d’actualité de Il Conclave – Marzo 2013.

Comme son titre l’indique, il permettra au lecteur de retrouver les armoiries des 117 Cardinaux qui participeront au Conclave qui se réunira le mois prochain pour élire le successeur de Benoît XVI.
Cet ouvrage, en italien, est enrichi d’armoiries en couleurs et en pleines pages. Publié en tirage limité, aux éditions http://www.araldicavaticana.com, ce livre est disponible au prix de 25 €.

*  Il faut sonner le tocsin :

Nous l’avons déjà écrit ici-même: le niveau scolaire s’effondre en France. Dans les fameuses enquêtes PISA  (Programme International de Suivi des Acquis des élèves) , la France est passée entre 2000 et 2009, pour la compréhension de l’écrit, du 10e  au 17e rang.

La proportion d’élèves qui ne maîtrisent pas cette compétence a augmenté d’un tiers, passant de 15,2 %, à 19,7 %. Pire, en mathématiques (où la France excellait), nous reculons également et nous sommes dans la moyenne maintenant.

Ces chiffres gênent, alors… on les conteste ! Trouvant mille biais quand ce ne sont pas des excuses.

Et pour ne pas risquer d’être mal jugé, le ministère a décidé de nous retirer de l’enquête internationale sur les mathématiques et les sciences. Mieux vaut ne pas prendre sa température que de mesurer sa fièvre, pense-t-il ! Mais cela ne l’empêche pas de monter.

Voici une autre enquête internationale qui, elle, fait référence aux programmes scolaires (Pirls). Elle porte sur les compétences en lecture après quatre années d’école obligatoire, donc à la fin du CM1.

En 2006, sur 21 pays européens, la France se place entre le 14e et le 19e rang selon les types de textes et les compétences évaluées.

Les enquêtes nationales vont dans le même sens. Le ministère a publié une synthèse des évaluations du niveau en CM2 de 1987 à 2007 (note d’information 08 38).

Si le niveau est resté stable de 1987 à 1997, il a en revanche nettement baissé entre 1997 et 2007. Le niveau en lecture qui était celui des 10 % les plus faibles en 1997 est, dix ans plus tard, celui de 21 % des élèves.

La baisse se constate quelles que soient les compétences. A la même dictée, 46 % des élèves faisaient plus de 15 fautes en 2007, contre 21 % en 1997.

L’évolution en calcul est également négative. Le recul n’épargne que les enfants des cadres supérieurs et des professions intellectuelles, dont les enseignants.

Le dernier numéro (décembre 2012) d’Education et formations, la revue de la direction de l’évaluation du ministère, présente une étude sur le niveau en lecture en 1997 et 2007 : la proportion d’élèves en difficulté est passée de 14,9 %, à 19 %, soit une augmentation d’un tiers.

Un élève sur trois est faible en orthographe, contre un sur quatre dix ans plus tôt.

Les résultats convergents et accablants qui viennent d’être cités sont tous antérieurs à la semaine de quatre jours. Qui peut soutenir qu’elle ait amélioré les choses ?

Cela dit, elle n’est pas seule en cause. Si l’on ne trouve pas les moyens de faire travailler plus efficacement les élèves, le déclin est inéluctable.

Mais l’hétérogénéité sociale et surtout culturelle des classes est certainement aujourd’hui la cause principale de ce déclin. Nous en avons vu un exemple édifiant dans le film de Laurent Cantet et François Bégaudeau intitulé « Entre les murs » (2008). Rappelez-vous: ce film relate un an de la vie d’une classe de 4 ème dans un collège dit « difficile » (chacun sait ce que cela signifie) du 20 ème arrondissement de Paris, carricature du métissage de notre pays. Il fut présenté, à l’époque, à grands renforts de tam-tam par l’oligarchie politico-médiatique comme un sommet de la diversité sociale et de ses richesses linguistiques ! Se succédaient ce que le réalisateur appelait alors « des moments de jubilation langagière » (qui n’étaient cependant pas grammaticalement conformes aux espoirs de leur professeur) et des moments d’impuissance communicative: « j’sais très bien c’que j’veux dire mais j’ai pas les mots... » avouait tristement l’un des jeunes acteurs. Mais aujourd’hui on ne jubile plus. En réalité ce film nous montrait la rupture entre les acquis culturels tragiquement défaillants des classes métissées et des attentes académiques illusoires. Il nous montrait aussi les contradictions de l’école républicaine: le souci de ne pas exclure et la volonté de maintenir la discipline, la reconnaissance de la diversité et l’enseignement de ce qui reste d’une culture unique.

C’est certes aux professeurs des écoles et à leurs inspecteurs qu’il revient de réfléchir collectivement à leur enseignement. Mais c’est à ceux qui sont en charge des politiques de notre pays et, par voie de conséquence, de son avenir de regarder en face la réalité du tissu social de la France et de prendre la mesure de l’échec d’une idéologie assassine. Qu’ils réservent d’ailleurs aux plus fragiles des nôtres puisque peu d’entre eux confient l’instruction de leurs enfants à l’école publique ! Ils devront en rendre compte.

Le temps presse. 

*  François Hollande a, paraît-il, sauvé la PAC :

C’est en tout cas ce que son ministre de l’Agriculture et lui-même prétendent. C’est en tout cas sous ce déguisement de « défenseur du monde agricole » qu’il a osé se présenter ce matin au Salon de l’Agriculture. Mais en réalité ?

Est-ce qu’avoir obtenu de ses partenaires européen, et du britannique tout particulièrement, le chèque tant attendu de 10 milliards d’euros par an jusqu’en 2020 est un triomphe ? Pas si sûr. Certes, la France peut s’afficher une fois encore comme le premier pays bénéficiaire des aides européennes en la matière. Mais, en réalité, cette politique publique n’a jamais été aussi inégalitaire. Un comble pour un Etat socialiste et post-révolutionnaire ! La PAC, aujourd’hui, profite massivement aux plus riches – les céréaliers -, déjà dopés par le marché très spéculatif des matières premières agricoles. En revanche, elle laisse végéter des dizaines de milliers de producteurs et d’éleveurs dont les revenus n’ont cessé de diminuer.

La publication, en décembre 2012, par le ministère de l’agriculture, des revenus moyens d’un exploitant agricole selon son secteur d’activité, a jeté une lumière crue sur la situation. Céréaliers et betteraviers caracolent en tête, avec un record historique compris entre 72 000 et 80 000 euros en 2012. Quand les éleveurs d’ovins et de bovins ferment la marche à 15 000 euros. Rarement, le différentiel aura été aussi marqué.

Les céréaliers ont bénéficié de la fièvre qui s’est emparée des cours des céréales, mais aussi du colza, depuis l’été 2012. Une envolée qui pèse à l’inverse dans les comptes des éleveurs. « Il y a un an, j’achetais mes protéines, c’est-à-dire du colza, à 230 euros la tonne ; début 2013, je les ai payées 410 euros la tonne », témoigne Gérard Durand qui élève 70 vaches laitières en Loire-Atlantique.

Même si dans certaines filières, le prix de la viande a été quelque peu revalorisé, la hausse ne couvre pas le surcoût de production. « Il faudrait un prix de 1,80 euro le kilo pour tenir compte des augmentations de coût de production, il est de 1,55 euro », affirme le président de la Fédération nationale porcine (FNP) et éleveur à Montdidier (Somme).

A la montée des coûts de production s’ajoutent, pour les éleveurs laitiers, les incertitudes liées à la fin des quotas, programmée en Europe fin 2015. Et pour les éleveurs de porcs, la mise aux normes de leur exploitation.

L’astreinte conjuguée à la pénibilité comparée au niveau de revenu pourrait convaincre certains éleveurs de renoncer. Ceux qui ont des terres pourraient se concentrer sur la culture de céréales, plus rémunératrices. Le nombre d’éleveurs de vaches laitières, estimé à 75 000, a d’ailleurs déjà baissé de 4 % à 5 % par an. De même certains éleveurs de porcs trop âgés pour faire les mises aux normes ou dont les exploitations sont trop petites pourraient être tentés de cesser leur activité.

Enfin, toutes les tentatives pour faire de la PAC un outil intelligent et puissant pour endiguer la dégradation de l’environnement ont été vidées de leur substance sous les coups de boutoirs de puissants lobbys, très actifs à Bruxelles. Car chacun sait que l’enjeu est d’importance : il faudra au plus tôt produire plus en polluant nettement moins.

En résumé, ce n’est pas d’un chèque annuel de 10 milliards d’euros dont la France a surtout besoin. C’est d’une politique agricole cohérente et déterminée. Et peut-être aussi, pour y parvenir, d’un nouveau Sully…

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

L’Héraldique au secours de nos racines

S’il est un poncif c’est bien celui qui prétend que l’héraldique communale n’existe plus et qu’elle est (ou devrait être) remplacée par l’usage des logotypes, bien plus modernes que ces « blasons d’un temps révolu ». En vérité, il n’en est rien et nombre de villes ou villages de France redécouvrent l’importance de l’identité et donc de l’emblématique traditionnelle. C’est ainsi qu’ils sont de plus en plus nombreux à réutiliser leurs armoiries anciennes ou même, parfois, à souhaiter la création d’armoiries qu’ils ne possédaient pas.

De nombreux exemples peuvent en être donnés. Tous plus enthousiasmants les uns que les autres. Nous avons choisi aujourd’hui la petite commune de Chanay -617 habitants- (01420)  située dans le Bugey, département de l’Ain et région de Rhône-Alpes. Ce toponyme est issu du gaulois cassanos, qui signifie chêneElle est très ancienne puisque ses premiers seigneurs, de la famille de Dorches, y avaient un château (dont il reste encore d’importants vestiges) au début du XII ème siècle. Cette commune n’avait pas (de mémoire d’homme) d’armoiries. Elle a donc souhaité s’en doter et confié cette réalisation à un artiste héraldiste lyonnais, Laurent Granier. Celui-ci, puisant ses arguments dans l’histoire de la commune, a réalisé les très belles armoiries ci-dessous:

que l’on peut blasonner ainsi:

D’argent au chêne de gueules, terrassé de sable, chargé en cœur d’une tête de lion arrachée d’hermine entourée de sept étoiles d’or ordonnées en arc de cercle, chargeant le chêne, celle du chef plus grande que les autres, le tout accompagné de douze mouchetures d’hermine de sable ordonnées en orle.

Sur cet écu, le chêne rouge rappelle l’origine du toponyme, la tête de lion d’hermine en coeur les armes du Bugey (qui porte de gueules au lion d’hermine), les étoiles qui l’entourent les six hameaux rattachés à la commune et la commune elle-même (étoile de taille plus importante), enfin les mouchetures d’hermine en orle sont un souvenir des armes des seigneurs de Dorches (qui portaient un écu d’hermine plain -avec un canton d’argent chargé d’une aigle bicéphale de sable-). Tout y est: armes parlantes et rappels historiques. Sans compter l’ingénieuse combinaison des meubles et, tout simplement, la beauté de la réalisation.

Comme nous le répétons souvent, l’héraldique dit tout…en peu de mots. Puissent nos édiles s’en souvenir.

Création et réalisation Laurent Granier, gouache, encre et aquarelle sur papier chiffon à la forme « Arches », 300g/m2, grain fin.
Format papier : 26 x 36 cm
Format composition : 17,40 x 19,74 cm

Le 23 février 2013.

Jean-Yves Pons.

C.C. 2012-001 du 15 Mars 2012. Démontrer que le royalisme est une idée neuve

5 Mai

Le Conseil dans l’Espérance du Roi CER) a tenu sa première réunion exécutive le jeudi 15 mars 2012 à Paris, rue Maître Albert (1).

   En ces temps où s’étalent les turpitudes de l’oligarchie politico-financière et la dictature médiatico-sondagière; en ces temps électoraux où les vaines promesses éclosent comme des champignons après la rosée d’un matin de printemps; en ces temps où la barbarie a franchi nos portes avec la complicité de ceux qui devaient les défendre; en ces temps où la dette publique de servitude de notre pays est devenue abyssale, au point qu’il va nous falloir choisir, avant longtemps, entre la mort par la ruine ou le déshonneur par le défaut; en ces temps où notre système judiciaire, délabré par l’idéologie mortifère de sa magistrature, dévore nos libertés; en ces temps où notre paysannerie et notre agriculture, si bien mises en valeur par la volonté d’Henri IV et la ténacité de Sully, sont ruinées par l’impéritie bruxelloise et le racket de la grande distribution; en ces temps où le capitalisme financier apatride et sans scrupule délocalise nos industries et désertifie nos bassins d’emplois; en ces temps où nos forces armées, jadis colonne vertébrale et fer de lance de la Nation mais devenues squelettiques par les méfaits des restrictions budgétaires, sont contraintes, tel Théodose Ier au temps du Bas-Empire romain, de recruter de nouveaux mercenaires en ces temps où la trahison des clercs atteint des sommets  dans la dhimmitude de certains évêques de France (2), “tellement occupés à embrasser les marches du Temple qu’ils ne se rendent pas compte qu’il est en ruine “ (3); en ces temps où “ la bouffonnerie est devenue norme et le charlatanisme doxa” (4); en ces temps, enfin, où Rome n’est plus dans Rome il est de notre devoir, et sans attendre, de montrer aux Français que, lorsqu’ils ont assassiné le roi Louis XVI, ils se sont trompés de cible: “Le roi n’est plus là, mais l’absolutisme règne” (5). Et, pire encore, que dans sa volonté éperdue de “faire notre bonheur malgré nous” (6), le pouvoir républicain, qui en vérité se méfie du peuple (au point de lui avoir confisqué la démocratie), n’exprime chaque jour que son incapacité naturelle à assurer l’épanouissement du bien commun, c’est-à-dire la res publica (7)

  Ce désastre politique et économique autant que culturel et, tout simplement, humain est intolérable et nous devons aujourd’hui nous dresser contre ceux dont la seule volonté est d’inscrire le mot FIN sur notre Histoire. 

   C’est dans ce but qu’est né le Conseil dans l’Espérance du Roi (CER) qui est un contre-gouvernement ayant comme ambition d’apporter aux Français lesréponses des royalistes aux malheurs de la France et de leur démontrer que le royalisme est…une idée neuve de plus de mille ans.

   Les avis et les propositions du CER seront portés à la connaissance des Français par tous les moyens légaux d’information en usage, avec comme règle, une  fois n’est pas coutume dans le monde d’aujourd’hui, les saintes paroles de Bernadette Soubirous: “Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire”.

NOTES

(1) Saint Albert le Grand (1193-1280), dominicain, philosophe, théologien, naturaliste, médecin, docteur de l’Eglise et maître de saint Thomas d’Aquin..

(2) Julien Benda (1867-1956) qui écrivit dans “La trahison des Clercs” (1927): “Et l’histoire sourira de penser que Socrate et Jésus-Christ sont morts pour cette espèce” !

(3) Michel Dubost, évêque d’Evry, président du conseil pour le dialogue interreligieux de la conférence des évêques de France à l’émission d’Yves Calvi du 7 mars 2012 sur RTL: “Ca ne me dérange pas du tout de manger halal”…

(4) Maurice Clavel (1920-1979), écrivain, journaliste et philosophe.

(5) Philippe Muray (1945-2006), écrivain, essayiste et philosophe.

(6) Henri Vivier, Regard sur la France, Le Seuil.

(7) Philippe Muray.  Ibidem.