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La petite feuille verte n° 47. Mahomet ou Mohamed?

25 Jan

Association Clarifier / Petite Feuille Verte / PFV n°47 : Mahomet ou Mohamed?
16 Jan 2017

dans Petite Feuille Verte
par Clarifier

Depuis quelques décennies, un nombre croissant d’auteurs francophones renoncent à écrire Mahomet selon l’orthographe traditionnelle, qu’ils remplacent par « Mohammed  » ou « Muhammad ». D’autres maintiennent cependant Mahomet.
Les adeptes du changement affirment ainsi répondre à la demande de musulmans qui, invoquant l’importance de ce personnage dans leur religion, considèrent la graphie « Mahomet » comme irrespectueuse.
Concernant ce nom, il n’y a donc plus d’unité linguistique en français. Ces divergences suscitent parfois des controverses, voire des polémiques. Or, les désaccords ainsi manifestés ne sont pas anodins. C’est pourquoi nous avons pensé utile de faire le point à leur sujet. Tel est le but de la PFV n° 47 que nous proposons à votre réflexion.

En arabe, le nom du prophète de l’islam se dit « Mohamed » ou « Muhammad », qui signifie « objet de louanges ».

A partir du Moyen Age, en France, ce nom a été intégré à la langue latine. Ainsi, la traduction du Coran effectuée au XIIè siècle – la première dans un idiome occidental – à la demande de Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, est intitulée Lex Mahumet pseudoprophete (« Loi du pseudo-prophète Mahomet »). Pour sa part, au XIIIè siècle, saint Thomas d’Aquin écrivait « Mhumeto ».  De là découle la traduction française, Mahomet, qui connut des variantes, notamment dans la littérature (Mahomete, Machomete, Mahom). A partir du XVIIIè siècle, l’orthographe « Mahomet » fut définitivement fixée. Elle a en outre donné lieu aux mots « mahométan » pour désigner un fidèle de l’islam et « mahométanisme » comme équivalant à « islam ».

Ces vocables ont été utilisés pendant des siècles sans rencontrer d’objection du côté islamique. Or, depuis plusieurs décennies, certains musulmans contestent cette graphie car ils la considèrent comme une déformation délibérée, sous-entendant un jugement dépréciatif, et donc un manque de considération envers le personnage qui est le plus important pour eux après Dieu.
Dans son livre Le vrai visage du prophète Mohammed,Le vrai visage du prophète Mohammed, Noureddine Aoussat, développe une longue argumentation dans ce sens, qu’il fonde sur la prononciation arabe. Cet auteur approuve alors l’usage de Mohammed en allemand et de Muhammad en anglais. Mais il critique les traductions en langues romanes (Maometto en italien, Mahoma en espagnol, Maomé en portugais) tout en reconnaissant sans émettre de réserves les adaptations de « Mahomet » dans d’autres idiomes, y compris certains d’entre eux qui sont en vigueur en contexte musulman. Ainsi, en turc, Mohamed se dit Mehmet ou Muhammet et en kabyle Mohand. Le même nom devient Mahmoud dans certaines régions du Maghreb et Mamadou dans les pays d’Afrique subsaharienne. Il n’est pas sûr cependant que ces traductions s’appliquent au « prophète de l’islam ».
Avec certains de ses coreligionnaires, N. Aoussat demande donc aux francophones de renoncer à « Mahomet » et d’écrire Mohamed ou Muhammad (www.leprophetemohammed.com).

Pourtant, Tareq Oubrou, l’imam de la grande-mosquée de Bordeaux et l’un des responsables musulmans français les plus en vue, d’origine marocaine et adepte d’un islam traditionnel (il milita au sein de l’Union des Organisation islamiques de France, branche hexagonale des Frères musulmans), défend clairement la francisation de « Mahomet ».

Il est étonnant de constater la réaction scandalisée de nombreux musulmans, et pas forcément les plus pratiquants, dès qu’ils entendent prononcer le nom “Mahomet”. Ils estiment que ce vocable est le résultat d’une laïcisation profanatrice de la personne du Prophète. Ils se lancent dans des élucubrations linguistiques très poussées, expliquant que “Mahomet” viendrait de ma houmid, qui veut dire “celui qui n’est pas loué” – précisément le contraire de “Mohamed”, qui signifie “celui qui est loué”. Comme si les Français qui prononçaient ce nom le faisaient en ayant en tête son sens étymologique dépréciateur » (Ce que vous ne savez pas sur l’islam, Fayard, 2016, p. 41).
S’il est exact qu’un nombre croissant d’écrivains musulmans contemporains optent pour Mohamed ou Muhammad, d’autres persistent à écrire « Mahomet » lorsqu’ils s’expriment dans la langue de Molière. Parmi ces derniers, tous ne sont pas Français, certains étant ressortissants de pays arabes (voir quelques exemples en note 1).
Chaque langue a son génie propre. En conservant l’emploi de « Mahomet », on respecte simplement la graphie française traditionnelle. Celle-ci n’induit pas un quelconque jugement sur celui qui est désigné par ce nom. C’est une question de cohérence et cette règle s’applique à tous les noms de personnes traduits de l’arabe (2).

Par ailleurs, pour parler de Mahomet, la tendance actuelle est d’écrire « le Prophète » ou « le prophète Mohamed ». Pour un musulman, ces formulations sont évidemment conformes à sa doctrine (nonobstant la remarque ci-dessus pour la langue). Plusieurs fois par jour, il récite sa profession de foi (chahâda), dans laquelle figure le nom de Mahomet : « Il n’y a pas d’autre divinité que Dieu et Mahomet est son Prophète ».

Mais lorsqu’ils sont employés par des non-musulmans, surtout par des chrétiens, ces usages sont impropres. Or, des journaux, y compris catholiques comme La Croix, ainsi que des auteurs chrétiens, parmi lesquels des ecclésiastiques, s’expriment de cette manière. Ce faisant, ils émettent une croyance qui n’a jamais été avalisée par l’Église parce qu’elle ne peut pas correspondre à la foi chrétienne pour laquelle Jean-Baptiste, « le plus grand des enfants des femmes » (Mat. 11, 11), est le dernier de tous les prophètes, donné par Dieu comme précurseur à la venue du Messie.

N’est-ce pas là, en outre, une manière d’accréditer, ne serait-ce qu’implicitement, l’enseignement du Coran selon lequel Mahomet est le « sceau des prophètes » (33, 40), en attribuant de surcroît cette affirmation à Jésus ?
« Jésus, fils de Marie, dit : “Ô fils d’Israël ! Je suis, en vérité, le Prophète de Dieu envoyé vers vous pour confirmer ce qui, de la Torah, existait avant moi ; pour vous annoncer la bonne nouvelle d’un Prophète qui viendra après moi et dont le nom sera : Ahmed” » (61, 6). Il s’agit de Mahomet, désigné ici par Ahmed qui veut dire « le loué ».

En fait, pour pouvoir faire dire au Christ qu’il annonçait Mahomet, le Coran a falsifié les citations contenues dans l’Évangile de saint Jean dans lesquelles le Fils de Dieu promet d’envoyer aux hommes le « Paraclet », autrement dit l’Esprit-Saint (cf. Jn 14, 16-17 ; 15, 26-27 ; 16, 7-11).
Dans un souci de clarté, il est donc préférable d’écrire soit « Mahomet », soit « le prophète de l’islam ».

Certains musulmans récusent enfin la formule « religion de Mahomet » car, pour eux, l’islam est la religion de Dieu et non celle d’un prophète. Là encore, un non-musulman doit pouvoir rester libre par rapport à la croyance des musulmans, sans se sentir obligé de se soumettre à des exigences qui s’apparentent à des pressions.

Annie LAURENT
alaurent@associationclarifier.fr
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Salah STÉTIÉ (poète et diplomate libanais), Mahomet, Pygmalion, 2000.
Ahmed YOUSSEF (universitaire et journaliste égyptien), Bonaparte et Mahomet, Éditions du Rocher, 2003 ; Le moine de Mahomet, Éd. du Rocher, 2008.
Abdelwahab BOUHDIBA (Tunisien, titulaire émérite de la chaire de sociologie à l’Université de Tunis), La sexualité en Islam, Presses Universitaires de France, 1986.
Ghaleb BENCHEIKH (Français d’origine algérienne, président de la Conférence mondiale des religions pour la paix), Alors, c’est quoi l’islam ?, Presses de la Renaissance, 2001.
Slimane ZEGHIDOUR (Français d’origine algérienne, journaliste et essayiste), La vie quotidienne à La Mecque, de Mahomet à nos jours, Hachette, 1989 ; Le voile et la bannière, Hachette, 1990.

Noms arabes et francisés : Youssef = Joseph, Boutros = Pierre, Boulos = Paul, Antoun = Antoine, Elias = Elie, Sarkis = Serge ; Mariam = Marie, Rafqa = Rébecca, Majdaliyah = Madeleine, Marta = Marthe, Barbara = Barbe, etc.

Précis de dhimmitude.

16 Jan

Après la promotion de M. Tareq Oubrou, imam de la mosquée de Bordeaux, au grade de chevalier de la Légion d’honneur, voici sa biographie édifiante parue sur le site Dreuz.info :

«  Tareq Oubrou est membre d’une des organisations les plus radicales de l’islam en France, l’UOIF, dont la devise est « Le Coran est notre Constitution ».

Lors d’une conférence publique (1), il déclarait : « L’Islam touche à tous les domaines de la vie. Comme le veut le Coran, C’est un Etat, c’est un pays, dans le sens géographique, c’est à dire qu’il regroupe toute la communauté dans une géographie où il n’y a pas de frontières. La frontière entre deux pays musulmans est une hérésie méprisable par l’Islam… La politique des Musulmans ce n’est pas la politique des autres, la politique des autres est construite sur le mensonge ».

En 2011, il a soutenu le mouvement « les fils de France » dont Camel Bechikh est le représentant. Bechikh, rapporte l’AFP en 2008, collectait, au travers du CBSP (2) « des fonds pour les familles des terroristes-suicide du Hamas » par le biais de l’UOIF.

Son double langage, spécialité des Frères musulmans, est caché sous une fine pellicule, si fine que personne ne me fera croire que le meilleur d’entre nous, son principal sponsor, ne l’a pas remarqué.

Ainsi, il déclare à l’Express, pour amadouer cette gauche si lente à la détente : « Quant au voile, je n’ai trouvé aucun texte qui oblige la femme à se couvrir la chevelure »

Alors qu’à la page 216 de son livre entretien avec la sociologue Leïla Babès: Loi d’allah, loi des hommes, il écrit : « Le khimâr (cachant les cheveux et le cou) et le jilbâb (qui cache le reste du corps) sont des prescriptions vestimentaires divines qui ne sont abrogées par aucun autre texte. Objectivement, s’il y avait le moindre soupçon sur cette norme, je serais le premier à prôner sa levée. »

Vous avez compris ? On appelle cela la Taqiya, la dissimulation, ordonnée par le coran, pour tromper celui qu’on projette de vaincre.

Choqué par le massacre commis par Merah ? Pas du tout !

A-t-il dénoncé la sauvagerie de la tuerie antisémite de Toulouse et antifrançaise de Montauban, commise par un musulman qui suit les mêmes préceptes religieux que lui ?

Pas du tout ! Interrogé par Libération (3) qui lui demande ce qu’il a ressenti, il répond : « Un choc. Tout le monde était choqué ». Ah tout de même…. mais attendez… contre quoi a-t-il été choqué ? Par le massacre ? Pas du tout ! Ce qui l’a choqué, ce sont les conséquences pour les musulmans : « On savait qu’on allait en subir longtemps les conséquences. Une affaire comme celle-ci laisse des séquelles dans l’esprit de nos concitoyens, qui risquent de voir en chaque musulman un terroriste potentiel. »

Contre qui s’est-il élevé ? Contre la christianophobie qui a fait 100 000 morts en 2012, ou bien contre l’islamophobie qui a offensé quelques personnes ?

A t-il dénoncé de toutes ses forces, et appelé les musulmans de France à dénoncer le terrorisme, le jihad ?

A t-il demandé à l’UOIF, dont il fait partie, de ne pas inviter de prêcheurs violemment antisémites, homophobes, favorables à la lapidation des femmes, à donner des conférences en France ?

Non et non et encore non.

Une de nos lectrices témoigne :

Je le connais (JPG: Oubrou), l’ayant rencontré à plusieurs reprises dans le cadre de rencontres de l’amitié judéo-musulmane, auxquelles j’ai décidé de ne plus participer. Ce type est un “faux-derche”, un hypocrite mielleux. Je pense effectivement que Mr Juppé se fait avoir par lui, ou alors… Sa sympathie, et plus, pour les Frères Musulmans ne fait pas de doute.

En revanche, toujours dans Libération il explique qu’ « il faut que l’histoire de la France soit réécrite à la lumière de la présence musulmane aujourd’hui ».

Pour un gouvernement qui trouve l’histoire de France « contestable idéologiquement » (4), cela valait bien les honneurs de la Légion. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

(1) http://www.infos-bordeaux.fr/2013/actualites/lislamiste-tareq-oubrou-nomme-chevalier-de-la-legion-dhonneur-3769
(2) http://www.upjf.org/fr/3021-cbsp_paul_landau.html
(3) http://www.liberation.fr/societe/01012397757-cette-affaire-va-laisser-des-sequelles
(4) http://www.dreuz.info/2012/09/aurelie-filippetti-declare-lhistoire-de-france-contestable-ideologiquement-et-annule-le-projet-de-la-maison-de-lhistoire-de-france/

Face à une situation phaléristique aussi désolante, nous ne pouvons résister au rappel des huit considérations figurant dans notre Consilium-Consulte du 1er août 2012, portant création de l’ordre royal de Sainte-Jeanne d’Arc:

1. Considérant que depuis des temps immémoriaux il est non seulement de coutume mais juste et nécessaire d’honorer les mérites éminents ou distingués;

2. Considérant que les ordres de Chevalerie et les ordres de Mérite les plus anciens, instaurés par les Rois de France entre le XV ème et le XIX ème siècles, et qui avaient maintenu « ne varietur » la juste récompense des mérites éminents, ont tous cessé d’être reconnus ou attribués officiellement à partir de la révolution de 1830 et de la Monarchie de Juillet qui les qualifia alors d’ordres dynastiques;

3. Considérant que ces ordres anciens (ordre de Saint-Michel, ordre du Saint-Esprit, ordre de Saint-Louis), aujourd’hui à la discrétion des prétendants au trône de France, se trouvent être, par le fait même, à la fois objets et victimes des querelles dynastiques qui divisent la Maison de France;

4. Considérant que les critères qui déterminent aujourd’hui la promotion dans l’un ou l’autre des deux ordres nationaux actuels récompensant ces mérites (ordre national de la Légion d’honneur et ordre national du Mérite) ont perdu leur pertinence autant que leur lisibilité, au point de bafouer les principes mêmes qui ont amené à leur instauration;

5. Considérant que l’obligation faite, depuis le décret de juillet 2008, d’une égale parité entre les hommes et les femmes auxquels sont attribuées ces récompenses est à la fois inique et stupide, le sexe n’étant ni une qualité ni un défaut et n’offrant droit à aucune faveur particulière;

6. Considérant que cette dernière règlementation a mis un terme au sens et à la valeur de la récompense des mérites éminents qui doivent reposer sur des motifs authentiques;

7. Considérant que les malheurs des temps présent et à venir ne vont pas manquer de révéler des talents et des mérites nouveaux nécessaires au salut de la France, comme cela fut le cas de 1429 à 1431 sous l’étendard de Jeanne d’Arc;

8. Considérant que, depuis la fondation du Conseil dans l’Espérance du Roi, il est devenu nécessaire et possible d’instaurer une nouvelle décoration qui honore incontestablement et loyalement les mérites;

Qui justifient, à nos yeux, le refus déterminé de toute promotion dans les ordres nationaux actuels et le renvoi systématique de leurs insignes à la Grande Chancellerie.

Et pour rappel, avant qu’elles ne vous deviennent totalement inconnues, voici les véritables et historiques armoiries de la bonne ville de Bordeaux :

de gueules, à la Grosse-Cloche ouverte, ajourée et maçonnée de sable et sommée d’un léopard d’or ; à la mer d’azur chargée d’un croissant d’argent ; au chef d’azur semé de fleurs de lys d’or. L’écu est timbré d’une couronne murale à sept créneaux (ville de premier ordre) d’or. Les supports sont deux antilopes blanches colletées d’une couronne fleurdelisée d’or et enchaînée du même. La devise de Bordeaux est « LILIA SOLA REGVNT LVNAM, VNDAS,CASTRA, LEONEM » (Les lis seuls règnent sur la lune, les flots, le château et le lion.)

Le léopard provient des armoiries des rois d’Angleterre. Le château représente l’ancien hôtel de ville (le seul vestige subsistant étant la Grosse Cloche.) La mer évoque la Garonne. Le croissant rappelle la forme du port de la lune. Les fleurs de lys d’or sur azur sont les armoiries des « bonnes villes de France ». Les antilopes enchaînées et à collier fleurdelisé dateraient de l’occupation anglaise de Bordeaux