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Le Président est mort. Vive le Roi !

1 Déc

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Ce week-end, sur Paris-Première, j’ai vu Zemmour et Nauleau, Jean-Marie Le Guan et Thomas Legrand auteur de « Arrétons d’élire les Présidents » évoquer l’impuissance à gouverner de l’actuel Président de la République. J’ai vu des magazines titrer sur sa nullité, d’autres être très irrévérencieux. J’ai vu, le même jour, comme un appel, un reportage de la presse espagnole sur une charmante famille, un Prince, sa jeune et élégante épouse et leurs bambins dont deux jumeaux à croquer. Et je me suis tout naturellement dit que l’Élysée devrait être leur résidence principale puisque ce Prince n’est qu’autre que Louis de Bourbon, duc d’Anjou, descendant direct de Louis XIV qui avait mis, en 1700, son petit-fils Philippe sur le trône d’Espagne.

Un Roi de France au XXIème siècle pour rattraper les erreurs passées de cinq Républiques dont trois guerres. Folle pensée ? Et pourtant, il suffirait d’un Président courageux pour rendre à la France, via un référendum, une raison de croire en elle-même.

L’Europe actuelle compte douze monarchies qui, exceptée celle d’Espagne, sont toutes en meilleure forme que notre pauvre République. Sans un Roi, il y a longtemps que la Belgique aurait explosé. Que la Grande-Bretagne serait divisée en petits royaumes. Car le Roi, c’est le ciment d’un peuple. Son incarnation. Un lieu indestructible entre la France et les Français. Un homme qui représente non pas un parti mais un peuple dans son entité, dans son identité, un peuple issu du plus profond de son Histoire comme de la plus récente acquisition de la nationalité, un peuple de toutes origines, de toutes races, de toutes religions. Le Roi, c’est le rassembleur, et non pas le diviseur élu par à peine la moitié d’électeurs souvent démotivés.

La République coûte cher. Le train de vie de l’Élysée est très largement supérieur à celui de la Cour de Versailles. Élire un Président tous les cinq ans engloutit des fortunes avec un résultat dont on voit depuis 20 ans où il nous mène. Un Président de la République n’est pas éduqué pour représenter la France. Un Roi héréditaire si : il est éduqué dès son plus jeune âge à gouverner un pays et à en faire respecter ses valeurs, avec l’aide d’un vrai Premier ministre qui dirige un Gouvernement sous la coupe d’un Parlement. Le roi d’une monarchie parlementaire, comme nous aimerions la voir à nouveau, n’interviendrait qu’en cas de manquement grave aux valeurs fondamentales. Cas où il ferait appel par voie référendaire au vote des Français. Et puis, un Roi, c’est l’image d’un pays, autrement plus prestigieux qu’un homme étriqué dans un costume trop grand, sans allure, sans distinction, sans éducation, sans réel savoir-vivre.

Depuis l’an 751, ils sont 52 Rois à avoir dirigé le beau Royaume de France. Quel pourrait être le 53ème ? Un Orléans ? Un Bourbon ? Mon choix est fait, je suis pour la Légitimité incarnée par le jeune Louis le 20ème du nom, heureux père de ces enfants qui formeraient la plus belle famille princière d’Europe ! Il est né en Espagne mais de nationalité française, comme Manuel Valls. Il a un bel accent madrilène mais maîtrise parfaitement notre langue, l’Histoire, la diplomatie, l’économie puisqu’il est banquier, et un avantage non négligeable, il est cousin avec toutes les têtes couronnées d’Europe. Il a de l’allure, un beau sourire, une culture sans faille, une famille pour laquelle il est très attentif. Il a traversé dans sa vie de multiples épreuves : le divorce de ses parents, la mort à l’âge de 11 ans de son frère aîné François, dans un accident de voiture, dont son père et lui même ont échappé non sans de multiples blessures, puis la tragique et brutale disparition de son père, le Prince Alphonse, décapité par un câble sur une piste de ski dans le Colorado, 204 ans après que son ancêtre Louis XVI ait été guillotiné.

Alors, oui, après la malmenée présidence de Jacques Chirac, la malaimée présidence de Nicolas Sarkozy et la détestable présidence de François Hollande et leurs multiples échecs, plutôt que de s’aventurer dans l’inconnu d’un septième président ou présidente de la Vème République, il ne serait pas inconvenant d’envisager le retour d’un roi qui redonnerait à la France une raison d’espérer.

Le Président est mort. Vive le Roi !

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Lettre ouverte à l’éditorialiste politique de France Inter et autres lieux.

28 Mar

A Monsieur Thomas Legrand, éditorialiste politique de France Inter et autres lieux.

Monsieur,

Votre éditorial de ce jour, dans le cadre du 7/9 de Patrick Cohen, se voulait  en quelque sorte dédié au président de la République qui doit s’adresser ce soir aux Français, alors que les douleurs de la France mais aussi l’incapacité de l’oligarchie au pouvoir à y remédier atteignent des sommets. Vous vous attardez notamment sur ce que vous appelez pudiquement la « nervosité de la société » (avouez cependant qu’elle pourrait l’être à moins !). Et, pour ce faire vous nous dites ceci:

 » L’un des révélateurs de l’état psychologique d’une nation c’est son débat public. Et ce débat est, en ce moment, particulièrement agressif et acrimonieux. Un état de crise de nerfs. »

Permettez-nous, avant tout, de rappeler la définition usuelle d’une crise de nerf :  » Expression populaire pour désigner des manifestations paroxystiques à caractères neuro-psychiatriques et comportant plus particulièrement des manifestations psychomotrices, et des troubles de la conscience et du comportement « . Pensez-vous raisonnablement que l’expression que vous employez soit particulièrement adaptée au drame à la fois culturel, politique, économique et social que vivent nos compatriotes et soit un reflet exact de ce que vous appelez  » l’état psychologique d’une nation  » ?

Alors vous avez décidé de nous offrir quelques  exemples (parmi beaucoup d’autres sans doute) de cet état de crise de nerf. Nous vous citons encore:

«  La violence des réactions des amis de Nicolas Sarkozy après sa mise en examen, les invectives de Jean-Luc Mélenchon contre les membres du gouvernement sont inédites. Ceux qui hurlent disent qu’ils relaient un ras-le-bol ! Tout est outré à l’image d’un Wauquiez par exemple, qui peut dire « on a tiré sur nos enfants » à la fin de la manif pour tous, les catholiques se disent méprisés pendant le débat sur le mariage homosexuel… Les homosexuels voient une partie de la population descendre dans la rue contre l’extension d’un droit ! Les musulmans dénoncent une « islamophobie » ambiante. La mécanisme qui devait nous faire passer d’une « société du conflit » à une société du « compromis social », pour l’instant, ne marche pas. L’exemple de l’accord national interprofessionnel est frappant. C’est un accord entre syndicats et patronat. C’est donc, normalement le résultat de négociation, d’une entente. Eh bien, ça ne passe pas ! Il est considéré par une bonne partie de la gauche comme une capitulation, une violence de plus. »

On pourrait effectivement en ajouter bien d’autres et de plus avisés, c’est à dire plus proches de la vie et des préoccupations des Français aujourd’hui. Mais vous allez encore plus loin dans la métaphore :

«  Le terme de « dépression collective », formulé en 2010 par Jean-Paul Delevoye, le président du Conseil économique et social, est plus vrai que jamais. La France est comme un chômeur déprimé. Un chômeur déprimé a plus besoin d’un emploi que d’un psychiatre. Mais un psy peut l’aider à retrouver la sérénité qui convient pour avoir plus de chances de retrouver un emploi. Pour un peuple, c’est pareil… mais le Président n’est ni un employeur ni un thérapeute ! Le problème de notre organisation politique – la Vème République- c’est que depuis 1962, le président se fait élire en faisant croire qu’il est les deux… Et tous les sept ans, et maintenant tous les cinq ans… nous ne demandons qu’à le croire !  » (ndcer: le surlignage est de notre fait)

Alors, là, nous crions de joie et nous disons : BRAVO ! 

Pourquoi ?

D’abord, parce qu’en proposant, de manière inédite, une psychothérapie à nos compatriotes confrontés à la perte d’emploi, à une pression fiscale confiscatoire, à la violence ordinaire (que bien sûr vous ne rencontrez jamais dans les beaux quartiers de la capitale), aux turpitudes politico-financières généralisées, à l’acculturation rendue obligatoire et, finalement, à la désespérance relève non plus de l’audace mais du triomphe intellectuel !

Ensuite, parce qu’en mettant enfin le doigt sur l’absurdité institutionnelle qui consiste à élire tous les cinq ans le président de la République et à rendre incontournable l’adage selon lequel « Les promesses n’engagent que ceux qui les entendent« , vous touchez presque au but !

Alors, Monsieur, encore un effort. Un tout petit effort et vous découvrirez que la solution, la seule solution, pour en finir avec  » l’état de crise de nerfs  » que vous pointez du doigt…c’est tout simplement de mettre un terme à l’expérience désastreuse de la République en France et de demander, avec nous, le retour du Roi légitime. Car, comme vous ne pouvez plus l’ignorer, «  le changement, c’est maintenant ! « 

De grâce, ne vous étouffez pas…Entendez plutôt ceci que publiait, il y a quatre jours seulement, l’un des nôtres, le professeur Olivier Tournafond :

 » Opposer la monarchie à la démocratie n’a guère de sens pour les monarchistes. Les monarchistes ne sont pas hostiles à la démocratie dès lors qu’elle ne prétend pas devenir une sorte de religion de substitution, chassant la religion véritable, celle qui est fondée non pas sur l’adoration du nombre, de la quantité et de l’argent, mais sur la transcendance et la valeur et aussiMonarchie évidemment l’amour puisque là réside l’essence même de Dieu.

D‘une manière générale, contrairement à la pensée révolutionnaire et républicaine qui fonctionne sur le modèle de la « logique formelle » sources d’oppositions et d’exclusions (gauche ou droite, Roi ou Peuple, progressiste ou réactionnaire, capitaliste ou anticapitaliste, etc…), la pensée royaliste fonctionne à l’inverse sur le modèle de la « logique paradoxale », celle qui accepte d’associer des éléments contraires.

Ainsi, pour nous, les droits du peuple ne sont pas antinomiques des pouvoirs du Souverain, de même que l’inégalité n’est pas incompatible avec la solidarité collective. De même nous considérons que l’autorité et les règles de droit ne sont nullement incompatibles avec les libertés. Que bien au contraire, elles protègent et encadrent la liberté des hommes.

En deux mots, le royalisme est beaucoup plus qu’une simple doctrine politique, c’est une approche philosophique différente de celle qui domine actuellement notre civilisation matérialiste. Les royalistes sont des « antimodernes », ce qui ne signifie pas qu’ils rejettent l’idée de progrès, mais qu’ils considèrent que l’Occident matérialiste s’est engagé il y a deux cents ans dans une fausse voie.

Cette voie pouvait paraître séduisante de prime abord, car elle flattait les tendances naturelles de l’homme (soif de richesses, de pouvoir, de liberté… espérance dans un progrès facile et illimité… jalousie et ressentiment des foules aussi…), mais le recul de l’histoire montre qu’elle reposait sur une erreur intellectuelle fondamentale qui est la facilité, le dogmatisme et le refus du réel.

Aujourd’hui ce modèle est à bout de souffle. Il est en ruine même. Voyez la Grèce, Chypre, le Portugal, l’Italie, l’Espagne…et la France bientôt !

Et l’effondrement menaçant de cette gigantesque escroquerie intellectuelle, qui porte le nom de « démocratie parlementaire », risque fort de faire des dégâts. C’est à juste titre qu’Arnaud Colbert, économiste et lointain descendant du ministre du Roi, déclarait il y a quelques années : « Attendons- nous au pire. Et le pire n’est jamais décevant ! ».

Au fond, l’alternative est aujourd’hui simple pour nos compatriotes :

Soit ils cessent de se battre pour se laisser mollement aller aux forces fatales et mortifères qui rongent notre civilisation, et pour devenir à terme les esclaves économiques des nouvelles puissances comme la Chine, car la nature n’aime pas les faibles…

Soit ils se redressent pour créer un nouveau modèle de civilisation en puisant dans leurs traditions et leur patrimoine collectif. Et pour permettre l’éclosion d’une nouvelle Renaissance. N’oublions pas que la Renaissance a d’abord été la résurrection du pouvoir politique et de la souveraineté. »

Et répétez-vous chaque matin, comme nous le faisons : « Ceux qui se battent peuvent perdre mais ceux qui ne se battent pas ont déjà perdu « .

Le 28 mars 2013.

Conseil dans l’Espérance du Roi.

Résistance, vous avez dit résistance ?

1 Mar

Nous vous proposons de lire l’avant-dernier éditorial politique de Thomas Legrand sur France Inter. Il revenait sur la disparition de Stéphane Hessel mais se risquait à donner son opinion sur la notion de « résistance ». Mais pas n’importe laquelle, la résistance vue par l’un des membre les plus ardents du clergé de la pensée conforme et obligatoire.

 » Oui le succès d’« Indignez-vous » prouve que Stéphane Hessel avait su formuler (après la crise de 2008) ce besoin de résistance face à la logique dominante de la performance et de la rentabilité, de la compétition dans tous les domaines de la vie, avec l’argent comme seul étalon. Une logique qui a raison de nos systèmes de solidarité élaborés dans la clandestinité par la génération de Stéphane Hessel. Son message est radical et fait en même temps référence à des figures humanistes modérées : Jean Moulin, René Cassin, Pierre Mendès-France. Mais la  notion de résistance est ambigüe en démocratie. Hessel nous enjoint de nous indigner, de retrouver l’esprit de résistance tout en convenant que l’interdépendance des problèmes du monde actuel rend les motifs d’indignation moins évidents à déceler qu’à son époque plus binaire. Résister nous dit-il !… mais contre quoi ? Contre qui ?… Les tyrannies contre lesquelles il faudrait lutter aujourd’hui sont vaporeuses, insaisissables… Souvenez-vous de la tirade de François Hollande : « Il n’a pas de nom, pas de visage, mon adversaire c’est le monde de la finance »… cette envolée lyrique et engageante, directement inspirée du message d’Hessel nous reste sur les bras aujourd’hui… Justement parce que l’adversaire « n’a pas de nom, ni de visage ! ». Stéphane Hessel en 40 avait su choisir le camp du bien, risquer sa peau. Il a subi la torture. De nos jours, c’est à la fois plus complexe et moins dangereux. Le concept de résistance, qui imprègne encore les générations d’après-guerre est-il vraiment adapté à ce que nous vivons ? La résistance, mythifiée, ne peut se concevoir que comme une lutte contre une domination majoritaire et oppressante. Or en démocratie, de nombreux minoritaires radicaux, qui se sentent écrasés brandissent l’étendard de la résistance et en détournent le sens. De prétendus « résistants » affirment souvent s’opposer au politiquement correct, à l’idéologie dominante, à la pensée unique, c’est-à-dire en réalité à la majorité. Le mot de « résistance » cache souvent une forme de conservatisme quand ce n’est pas une attitude purement réactionnaire.

La résistance dont parle Stéphane Hessel ne peut donc pas s’entendre dans le champ de la politique classique ?

De nos sociétés démocratiques et ouvertes, non ! Mais plutôt dans le champ des expériences de vie alternative. Les ouvriers qui tentent de sauver leur entreprise en formant des Scop sont les vrais résistants, ils prennent des risques pour eux même, les activistes de mouvements alternatifs, de Notre-Dame des Landes, de certains squats, ceux qui s’interrogent sur les folies de la croissance et du toujours plus en adaptant leur propre mode de vie à leur idées, ceux qui tentent produire différemment, de façon plus respectueuse de la nature, ceux qui prennent des risques pour aider des migrants, ceux et celles qui s’opposent frontalement, ici ou dans les révolutions arabes aux nouveaux fondamentalistes religieux, obscurantistes et sexistes. C’est souvent, hors des partis qui font l’actualité politique et parmi une population très jeune que se trouvent les précurseurs et les résistants d’aujourd’hui. Et ça tombe bien que l’occasion nous soit donnée de le souligner ici, à Toulouse, ville à forte tradition de mouvements alternatifs. »

Vous l’aurez compris, vous n’avez aucune chance d’être reconnus comme « RESISTANTS » puisque , citons l’auteur de ces lignes, « La résistance, mythifiée, ne peut se concevoir que comme une lutte contre une domination majoritaire et oppressante« . Et que « en démocratie, de nombreux minoritaires radicaux (c’est-à-dire vous et nous), qui se sentent (sic) écrasés brandissent l’étendard de la résistance et en détournent le sens« … Et qu’enfin, cerise sur le gâteau, « De prétendus ‘résistants’ affirment s’opposer au politiquement correcte, à l’idéologie dominante, à la pensée unique, c’est-à-dire en réalité à la majorité. Le mot de ‘résistance’ cache souvent une forme de conservatisme quand ce n’est pas une attitude purement réactionnaire ». Vous avez bien entendu. La majorité c’est bien l’idéologie dominante. Et les mêmes iront jusqu’à prétendre que « La force prime le droit » (Bismarck) ou, comme André Laignel, le 13 octobre 1981, que « Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires » ! Vous n’avez aucune chance car vous n’appartenez pas à la caste dominante (dans laquelle on accepte cependant, et devinez pourquoi, de mettre pêle-mêle les Scop, Notre-Dame-des-Landes, les apôtres de la décroissance, l’aide aux migrants ou les adeptes des « printemps arabes »). Vous devez être préalablement reconnus et adoubés. Vous devez recevoir un brevet de bien-pensance, pour prétendre résister.

Alors, faites comme nous, souvenez-vous des fortes paroles du prince Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix : « Je ne prétends pas, je suis« . Et résistez.

Le 1er mars 2013.
Pour le Conseil dans l’Espérance du Roi, Jean-Yves Pons, Ministre de la Maison du Roi, Conseiller aux Affaires intérieures, à la Sécurité publique et à l’Organisation du Territoire.