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Dans l’Adrar de Tigharghâr.

1 Mar

Quelque nouvelles de nos soldats dans le désert brûlant du Mali :

Depuis le début de l’opération Serval au Mali et la progression rapide des forces de la coalition franco-aficaine les rebelles islamistes se sont progressivement repliés vers le nord du pays et, en particulier, dans l’Adrar de Thigharghâr. C’est aujourd’hui  dans ce massif rocheux, riches en abris de tous ordres, que se livrent des combats déterminants pour la suite des opérations militaires. Les forces armées françaises y sont courageusement et efficacement aidées par les troupes tchadiennes et nigériennes.

Selon Bilal ag Acherif, chef du MNLA (Touaregs devenus discrètement les alliés de nos troupes !), «Il y a de nombreuses zones où se trouve AQMI, jusqu’à l’ouest de Tombouctou, mais Tigharghâr, c’est leur point d’ancrage. C’est là que se trouve le gros de leurs forces, humaines comme matérielles. Le combat en cours y est d’une importance capitale

Le 26 février, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, affirmait que les combats se poursuivent faisant «beaucoup, beaucoup de morts jihadistes. (…) Au Mali, on est en train de toucher au dur. (…) Nous sommes chez eux (les islamistes), nous sommes rentrés dans leurs maisons, ils sont là et comme ils se battent fort, c’est qu’ils ont des choses à défendre».

Selon un notable de la ville d’Aguel’hoc, de passage à Kidal : «Il y a les troupes françaises et tchadiennes au sol, mais aussi beaucoup de frappes de Tigre.» Il affirme que deux camps d’entraînement du Mujao ont été touchés par des frappes aériennes et que plusieurs dizaines de combattants des environs de Gao ont été tuées. Les frappes aériennes françaises se poursuivent visant des dépôts, des abris ou des camps grâce à des informations recueillies au sol. Selon le notable, un jeune garçon d’Aguelhok a été surpris par les islamistes et exécuté pour avoir posé des dispositifs de pointage pour les frappes aériennes françaises.

Mais les soldats tchadiens on déjà payé un lourd tribut à ces combats («1.200 soldats français épaulés par 800 Tchadiens poursuivent la traque des djihadistes et de leurs chefs dans la région de Tessalit», rapportait l’AFP, le 28 février.) avec 25 morts à ce jour.

Le Journal du Tchad témoigne de la réalité des combats en rapportant qu’«une soixantaine de soldats blessés lors des violents affrontements le week-end dernier (23-24 février, NDLR) avec les terroristes près des grottes de l’Adrar des Ifoghas maliens» on été admis dans des hôpitaux de Niamey, au Niger.

Le ministre tchadien de la Communication a annoncé la prise de la base arrière des terroristes au cours desdits affrontements, et que « les quelques renégats qui se trouveraient dans ces massifs seront récupérés un à un et seront traités comme tels par les Forces de Défense et de sécurité tchadienne« ».

Parmi les militaires tchadiens blessés, figure le général Mahamat Idriss Deby, le fils du président tchadien qui a été rapatrié en France où il devrait être désormais soigné.

Le 26 février, François Hollande avait d’ailleurs adressé un message de condoléance à son homologue tchadien: «C’est avec la plus grande tristesse que j’ai appris avec consternation la mort de vingt-trois soldats tchadiens au cours des combats meurtriers qui ont eu lieu au Nord du Mali, dans le massif des Ifoghas

Le mercredi 27 février, un véhicule blindé léger du GTIA 3 a sauté sur une mine à In Taghlit près de Tessalit, deux soldats français sont blessés, l’un légèrement, peut regagner son unité lendemain, le second plus sévèrement touché, est évacué vers la France.

Le 28 février, l’armée française déclarait avoir découvert en quelques jours, grâce à la coopération de la population locale, près d’une quinzaine d’ateliers et de caches, 4 mortiers de 82 mm, environ 70 roquettes de 122 mm, 9 sacs de 50 kg de produit explosif, 3 bonbonnes d’explosif artisanal.

Hier matin, l’état-major de armées françaises précisait que les combats des jours précédents ont faits environ 130 morts chez les islamistes. Dont 90 tués par les Tchadiens et 40 par les Français. Ces derniers lors d’un raid aérien contre une colonne de six pick-up au cours duquel Abdelhamid Abou Zeid aurait été tué. Selon le journal Le Monde, la mort de Abou Zeid est confirmée par une source fiable proche des opérations militaires en cours dans le nord du Mali. 43 combattants de sa katiba auraient été tués avec lui.

Les médias officiels parlent peu en France de cette guerre discrète et pourtant menée avec intelligence et efficacité par nos forces armées et leurs alliés. Ils lui préfèrent les contorsions festives du lobby LGBT ou l’amnistie votée au Sénat pour les délits commis par des syndicalistes violents.

Le Conseil dans l’Espérance du Roi se doit de rendre hommage à nos soldats.

Le 1er mars 2013.

Billet d’humeur de Jean Bouvier: Contre toute condamnation « en bloc » du colonialisme.

15 Jan

 

A titre personnel, et peut-être, sans doute, parce que mes grands-parents maternels étaient respectivement de 1891 et 1893, un de mes grands-oncles maternels étant mort durant la Première Guerre Mondiale, j’ai toujours refusé le dogme de l’anticolonialisme béas que l’école républicaine a tenté d’inculquer à plusieurs générations avec un grand succès…

Ma position ne peut qu’être renforcée par la lecture du texte suivant, qui provient du site http://www.journaldumali.com/article.php?aid=5773 et qui, mis à part l’emphase sur la qualité « d’homme d’Etat » de l’actuel résident de l’Elysée, se passe de commentaires.

Edito : « Serval  » au secours du Mali…

Par Mame DIARRA DIOP – 14/01/2013

« Serval », c’est le nom emblématique de l’opération militaire menée au Mali, par la France, contre les jihadistes du Mujao, d‘Ansar Dine et d‘Aqmi en totale surprise. On ne l’oubliera pas !

Il faut tout d’abord saluer, la main tendue de la France à notre pays malmené depuis 8 mois par les jihadistes et terroristes de tout bord, infiltrés au Nord et contre toute libertés individuelles et tolérance…Fran 

Il faut ensuite reconnaître la finesse politique de François Hollande, qui n’a jamais laissé entrevoir à l’ennemi une implication rapide et soudaine de la France dans la crise malienne. Prudence dans le discours, caution des Nations Unies, furent les maîtres mots d’un président, qui aujourd’hui dirige la cellule de commandement de l’opération « Serval ». Voilà un homme d’Etat qui s’affirme de jour en jour et la surprise est plutôt agréable. Ceux qui sont franco-maliens doivent aujourd4hui se sentir fiers de leur double nationalité.

Ainsi, l’ennemi surpris, en voit des déconfitures depuis trois jours : destructions des bases, entrepôts d’armes et positions, tout est destiné à réduire la force de riposte des hommes du Mujao, d’Aqmi ou d’Ansar Dine…et à parer à toute récupération de territoire. Il reste à la force de sécurisation d’agir.

Deuxième chose, l’Etat d’urgence. La sécurité est au maximum en France tout comme à Bamako, où conscients de l’extrême sensibilité de la situation, les autorités ont déclenché le niveau optimal d’alerte. Vigipirate en France, quand le Mujao menace d’attaquer le cœur de la France, surveillance au sommet, quand Bamako pourrait être la cible d’attentats, les citoyens sont appelés à la prudence.

Aujourd’hui, les Maliens soufflent grâce à la France. Les ressortissants du nord respirent face à une initiative qui a permis d’ébranler nos pairs africains et ceux de la CEDEAO qui n‘attendaient visiblement que cela. Car il fallait une tête de commandement pour mener la croisade Mali.

 Désormais, le champ de bataille est ouvert pour la force Africaine, MICEMA (Mission de la CEDEAO au MALI) . Et les soldats de l’Afrique n‘ont plus d‘autre choix que de réagir, en apprenant la leçon de la France et sa puissance de frappe. Surtout, cette guerre devra nous apprendre que les armées ne sont pas que des bataillons d’hommes sans formation, ni engagement patriotique, et recrutés ou nommés dans n’importe quelles conditions… 

« Vive la France ! Vive François Hollande ! » , crient en chœur les habitants de Gao, Léré et Tombouctou, où la traque a déjà commencé…

Désormais, le Mali retient son souffle… en attendant la libération totale et complète du Nord…

Le 15 janvier 2013.

Jean Bouvier.