Tag Archives: UMP

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (5 juillet 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

5 Juil

Angers - bête

*  La bête blessée…n’en est que plus dangereuse !

On nous dit que, tout compte fait, la République est plutôt « bonne fille ». Ne vous y trompez pas. Car elle est mortellement blessée et, donc, d’autant plus dangereuse.

Sous le titre « Répression : de l’attroupement à l’insurrection ? », le blog la voix du citoyen pose la question de l’accéleration et du durcissement de la représsion policière en France, notamment en sollicitant les textes sur l’insurrection du code pénal, qui pourrait permettre de très lourdes peines aux meneurs. N’excluons rien…
Pierre Favre, Professeur agrégé de sciences politique commente dans un article maintenant ancien, la réforme du code pénal de 1993. Au terme de cette réforme, toujours en vigueur, il y aura des manifestations déclarées et des « attroupements » et surtout la fameuse « rébellion » qui en finit définitivement avec le droit d’insurrection issu de la déclaration  des droits de l’homme et du citoyen de 1793.
Pour mémoire, au sens du Code pénal, « constitue un attroupement tout rassemblement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public susceptible de troubler l’ordre public ». L’éminent juriste insiste sur le fait que cette nouvelle approche, d’une définition très lâche, pourrait un jour servir au pouvoir pour réprimer la liberté d’expression : « Un gouvernement pourrait être ainsi tenté de solliciter les textes sur l’insurrection… pour requérir la condamnation a quinze ans de réclusion criminelle de manifestants un peu trop déterminés à défendre leur cause ».
Y sommes-nous ? Certes pour l’instant, le gouvernement utilise les articles relatifs à la « rébellion » et aux « attroupements »…. Mais il n’est pas exclu qu’il recourt aux articles 412.3 et suivants du Code pénal : « Constitue un mouvement insurrectionnel toute violence collective de nature à mettre en péril les institutions de la République ou à porter atteinte à l’intégrité du territoire national. » Les deux actions suivantes sont condamnables au titre du 412.3 : « En assurant le transport, la subsistance ou les communications des insurgés ; En provoquant à des rassemblements d’insurgés, par quelque moyen que ce soit. »
Les veilleurs, comme les veilleurs debout ou le tour de France pour Tous, les Hommens ; la multitude de ces actions, dans le temps et l’espace, leur répétition à l’infini,pourraient tenter le gouvernement de considérer qu’il y a une insurrection en cours et la réprimer comme telle.

Nous ne lâcherons rien…surtout pas la vigilance.

*  Le loup est ressorti du bois…ce n’est pas bon signe !

Comme c‘était attendu, jeudi la BCE a laissé inchangé à 0,50% son principal taux d’intérêt directeur, son taux de refinancement. Mais pour son Président Mario Draghi ( dit le loup), la fin de la politique monétaire accomodante de la BCE n’est pas pour demain.

« Le Conseil des gouverneurs a fait un pas inédit pour orienter sa politique dans une direction plus spécifque, ce qu’il n’avait jamais fait, a déclaré Mario Draghi. Il a dit que les taux d’intérêt de la BCE resteraient à leurs niveaux actuels voire plus bas pour une période de temps prolongée« .

En donnant aux investisseurs le plus d’indications possibles sur l‘évolution prévisible de la politique monétaire de la zone euro, la BCE emboîte le pas à la Réserve fédérale américaine.

Mais en réalité l’objectif de Mario Draghi est de rassurer les marchés qui permettent de couvrir les emprunts européens. En effet, depuis quelques semaines, les taux d’emprunts à dix ans du Portugal (le maillon faible d’aujourd’hui, après la Grèce) s’envolent et frisent les 8% ce qui ne pourra pas être longtemps supportable. La cause de ce désastre rampant : le constat d’échec de l’austérité menée de façon disciplinée dans le pays depuis le dernier plan d’aide accordé par l’Europe et le FMI au printemps 2011. Une crise politique vient de s’ajouter à ces difficultés financières avec la démission de deux poids lourds du gouvernement portugais : le ministre des finances (architecte des mesures de rigueur imposées au pays) et le ministre des affaires étrangères. Résultat : la bourse de Lisbonne s’est effondrée mercredi de plus de 6%. Il est vrai qu’avec une dette de plus de 127% de son PIB, le Portugal ne peut plus supporter la moindre augmentation de ses taux d’intérêt et il pourrait être amené à réclamer une rallonge financière et/ou le soutien accru de la BCE. D’où la démarche « préventive » de Mario Draghi. Et ses propos lénifiants: « Je pense que le Portugal a obtenu de remarquables résultats. La route a été certainement douloureuse et les résultats obtenus vraiment importants, remarquables, et même exceptionnels » !

Quoi qu’il en soit, la crise politique qui s’installe au Portugal (qui n’est sans doute que la partie émergée de l’iceberg financier européen) témoigne de la lassitude des populations vis-à-vis d’une austérité dont plus personne ne voit le moindre avantage puisque les résultats ne sont jamais au rendez-vous que leur donnent les sacrifices subis.

La crise bancaire qui s’annonce dans plusieurs pays de l’Union européenne et que nous évoquions récemment  (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/07/02/bulletin-climatique-quotidien-2-juillet-2013-de-la-republique-francaise/ ) risque de précipiter ce que les oligarchies au pouvoir craignent le plus : La rébellion de leurs populations.

*  Et pendant ce temps-là…

L’ UMP fait la quête ! 

Mais qui veut aider l’UMP ? Le parti a lancé, jeudi 4 juillet, » une grande souscription nationale  » pour renflouer ses caisses. Cette annonce du président de l’UMP, Jean-François Copé, fait suite à l’annonce du rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 par le Conseil constitutionnel.

L’UMP est déjà très lourdement endettée. Aux 30 millions d’euros de dettes, s’ajoutent désormais près de 11 millions d’euros. Après sa défaite aux élections législatives de juin 2012, le parti avait perdu près de 14 millions de dotation publique.

Si la Commission nationale des comptes de campagnes (CNCCFP) avait validé les comptes de l’ex-président, l’Etat aurait remboursé la moitié des dépenses du candidat de l’UMP. Un privilège réservé à ceux qui obtiennent plus de 5 % des voix au premier tour, dans la limite de 22,5 millions d’euros. Mais des dépenses n’ont pas été intégrées aux comptes pour ne pas que cette limite financière soit atteinte, poussant la CNCCFP a refuser le remboursement. Le Conseil constitutionnel a ainsi suivi son avis.

Après l’annonce du rejet des comptes, Nicolas Sarkozy, déjà au cœur d’une affaire de financement de sa campagne présidentielle par le clan Khadaffi, a décidé de démissionner du Conseil constitutionnel dont il en est membre en sa qualité d’ancien chef de l’Etat: « Après la décision du Conseil constitutionnel et devant la gravité de la situation et les conséquences qui en résultent pour l’opposition et pour la démocratie, Nicolas Sarkozy démissionne immédiatement du Conseil constitutionnel afin de retrouver sa liberté de parole « , rapporte un communiqué. Même si cette « démission » est virtuelle puisque Nicolas Sarkozy est membre de droit, donc membre à vie, du Conseil. Que ne comprennent-ils pas qu’avec un roi rien de tout cela n’existerait et ne salirait l’image de la France…

Nous ne verserons ni la moindre larme ni la moindre obole pour sauver ces gens-là !

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

Et la France sait aussi se souvenir :

Aujourd’hui 5 juillet 2013, commémoration du 10e anniversaire du décès de la Princesse Isabelle d’Orléans-Bragance, Princesse du Brésil (branche de Pétropolis), par son mariage Duchesse d’Orléans, de Valois, de Chartres, de Guise, d’Enghien, de Vendôme, de Penthièvre, d’Aumale, de Nemours et de Montpensier, Dauphine d’Auvergne, Princesse de Joinville et de Condé, connue sous le titre de courtoisie de Comtesse de Paris, mère du prince Henri d’Orléans, chef de la branche cadette de la maison de Bourbon.

Le 5 juillet 2013.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (10 avril 2013)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

10 Avr

*  La « Hessel attitude » :

Nous citions hier les propos de Bruno Roger-PetitChroniqueur politique au  Nouvel Observateur, concernant les révélations d’Audrey Pulvar sur son passé socialiste. Il insistait sur le fait qu’elles lui apparaissaient comme «  l’incarnation de la réduction par l’émotion de tout ce qui touche à notre vie publique. Acteurs et commentateurs privilégiés des événements ne vivent plus que par la passion, hors la raison. D’abord l’émotion, avant toute chose, et tant pis pour la réflexion. Acteurs et commentateurs politiques sont tous devenus des « hesseliens » : de l’indignation avant toute chose.« 

Ne pourrait-on voir dans le projet de loi sur la « moralisation de la vie politique« , qui sera débattu ce mercredi en Conseil des ministres (avant d’être présenté le 24 avril), un phénomène analogue ? N’y a-t-il pas, dans cette précipitation, une démarche purement émotionnelle éloignée de ce que devrait être la réflexion politique : un fait divers, une loi ! En d’autres termes, l’éternel choc entre le temps court des oligarques au pouvoir et le temps long de l’Histoire.

Sans attendre et devant le risque d’une décrédibilisation encore plus profonde du pouvoir et de la classe politique, onze mois après l’élection de François Hollande à l’Elysée, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé par ailleurs la publication des déclarations de patrimoine de l’ensemble des ministres d’ici au 15 avril.

Pour le chef du gouvernement, cet exercice de transparence est «de nature à recréer de la confiance». «C’est bien que ceux qui exercent une responsabilité publique, ministres, parlementaires ou encore élus de grandes collectivités territoriales, rendent public leur patrimoine», a naïvement déclaré à la presse M. Ayrault, lors d’un déplacement à Tours.

A l’Elysée, on est conscient du risque de cette opération de transparence. «Psychologiquement ça va être dur et politiquement ça peut être ravageur», affirmait ainsi un conseiller.

«La marge est très étroite entre la dissimulation d’un côté et le déballage de l’autre. La solution intermédiaire c’est la transparence», plaidait-on. «Ca va dépendre beaucoup de la situation des parlementaires chez eux» mais «on sait que pour la gauche c’est toujours plus dur» commence-t-on à dire dans les rangs du PS.

Pour l’UMP Valérie Pécresse, qui avait précédé Jérôme Cahuzac au ministère du Budget, «toutes les propositions (de moralisation de la vie publique, ndlr) qui sont sur la table ne servent qu’à faire diversion face à la gravité du séisme».

 Mais de la « moralisation politique » (superbe oxymore !) au « voyeurisme hypocrite« , il n’y a qu’un pas .

C’est ainsi que, détonnant avec les propositions de son camp, l’écologiste Noel Mamère a estimé qu’il s’agit « d’une espère de course à la vertu qui peut être à terme dangereuse pour la société » (s’éloignant ainsi, manifestement, de son maître à penser…Robespierre). L’ancien ministre appelle en revanche à renforcer les pouvoirs de la Commission pour la transparence financière de la vie politique. Son collègue Daniel Cohn-Bendit a livré le même constat sur RTL :

« Je ne crois pas que d’étaler la fiche d’impôt sur la place publique ça fasse avancer quoi que ce soit. Si quelqu’un a quelque chose à cacher, l’opération transparence il en a rien à cirer ! »

Le député européen s’est par ailleurs dit favorable à ce que parlementaires et ministres déclarent leur patrimoine et leurs avoirs auprès d’une institution publique, à condition que celle-ci puisse vérifier les déclarations.

Daniel Cohn-Bendit n’est pas le seul à regarder avec scepticisme cette nouvelle quête de transparence. « Une fausse bonne solution » selon le chef de file des députés du Front de Gauche, André Chassaigne. La publication des déclarations de patrimoine a « un côté un peu malsain qui peut conduire à livrer à la vindicte populaire des élus qui sans être fortunés ont parfois des biens de famille (sic) alors qu’une partie des Français se trouve dans les pires difficultés », estime le député PCF du Puy-de-Dôme. Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites…. D’autant que « le problème n’est pas là« , ajoute-t-il. Il est « ultra-prioritaire de s’attaquer avec courage et fermeté à la fraude et à l’évasion fiscale avec des actes forts. » (pour les autres sans doute)

A l’UMP, pas d’unanimité. Si François Fillon a dévoilé lundi soir sur France 2 les grandes lignes de son patrimoine, Jean-François Coppé  refuse de prendre partà un « numéro de voyeurisme, d’hypocrisie« . Tout en accusant le gouvernement d’orchestrer une opération transparence pour occulter l’affaire Cahuzac, le maire de Meaux déclare qu’il ne dévoilera son patrimoine que si la loi en fait une obligation.

« Irons-nous jusqu’aux enfants, jusqu’aux conjoints qui n’ont pas choisi de faire de la politique », demande Nadine Morano. Et d’ajouter, évoquant François Fillon : « Je regrette qu’il soit tombé dans cette démarche ».

Interrogé sur itélé, Gilbert Collard (Rassemblement Bleu Marine) s’inquiète quant à lui « d’une France du trou de serrure« . « Demain, j’enlève le bas« , a-t-il ironisé, moquant « une grande opération de nudité« .

Le socialiste Jean-Jacques Urvoas, président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, fait part de la même réserve dans une interview donnée au Parisien. « Publier son patrimoine n’est pas une décision que l’on prend à la légère. Ce n’est pas mon patrimoine personnel : il remonte pour une part à avant mon élection et ma conjointe n’est pas élue. Si la loi m’impose cette publication, je m’y soumettrai. A défaut, je ne la publierai pas« , avance-t-il.

En résumé, nous voici de nouveau face à l’une de ces « usines à gaz » dont la République a le secret pour lui permettre de détourner l’attention des problèmes sociaux dramatiques que connaît le pays vers des questions sociétales qui ne sont que quelques os qu’on donne à ronger aux chiens.

* Il y avait « l’avant-Chypre »…

…il y a désormais « l’après-Chypre ». Car personne n’a plus la garantie que l’argent déposé en banque est disponible.

La principale conclusion de l’après-Chypre est qu’une banque n’est pas un coffre-fort dans lequel votre argent serait à la fois à l’abri et disponible.

« Déposer 10 000 euros au guichet de sa banque, c’est échanger de beaux et bons billets contre un jeu d’écriture, de la data informatique, et quoi d’autre ? Rien à voir avec le dépôt de liasses de billets dans un coffre ; chacun sait que le dépôt en compte sert à garantir les crédits que vend la banque« , nous dit Hervé Juvin, président de l’Eurogroup Intitute dans l’Agefi Hebdo du 28 mars.. Le problème est justement que « chacun » ne le sait pas…

Une banque est un établissement qui achète et vend de la dette. Votre banque prête votre argent, celui que vous lui avez confié, mais pas que celui-là. Mais elle ne fait pas que prêter votre argent, elle en prête bien plus. Elle emprunte sur les marchés. Cet argent, elle va le prêter plus cher que ce qu’elle l’a emprunté. En effet, une banque passant pour plus fiable qu’une entreprise ou n’importe quel autre quidam, elle bénéficie de conditions de prêt favorables.

Une banque fréquente aussi le grand casino boursier. Votre banque emprunte donc de l’argent pour des « activités de marché en compte propre« . Quand la banque a trop de pertes par rapport à ses fonds propres, elle fait faillite. Soit elle s’est fait escroquer par un débiteur qui ne rembourse pas, soit elle a trop perdu à l’une des tables du grand casino.

Tout ce que la banque fait travailler sont ses « actifs ». Le ratio fonds propres sur total des actifs – ou effet de levier – est la seule façon fiable de mesurer la fragilité d’une banque.

Plus l’effet de levier est important, plus la banque est vulnérable aux pertes

L’une des banques chypriotes, Laiki, avait un effet de levier de 34. En d’autres termes, pour 1 € de fonds propres, elle avait 34 € d’engagement. Donc 2,9% de pertes sur ces 34 euros détruisent ses fonds propres. Comme le rappelait un article du Wall Street Journal du jeudi 27 mars (Greek Bets Sank Top Lenders), les banques chypriotes passèrent pourtant les stress tests de 2010 puis 2011 sans encombre.

L’effet de levier des banques françaises est du même ordre, même s’il est un peu inférieur. Pour les grandes banques françaises, dont le bilan total représente quatre fois le PIB de notre pays, il se situe entre 20 et plus de 30. Cet effet de levier a augmenté durant l’année 2012 pour les grandes banques européennes.

Les instances de régulation elles-mêmes reconnaissent que les calculs de risque ne recouvrent aucune réalité. En face de chacun de ses engagements (prêts), une banque doit mettre de côté  -immobiliser- une partie de ses fonds propres (l’argent qui lui appartient en propre).

La quantité de fonds propres à immobiliser dépend du risque du prêt consenti. Si la banque prête à un État, elle ne met rien du tout de côté. Un État ne fait pas faillite, c’est bien connu… Si elle prête à une autre banque, surtout une grosse banque, elle ne met presque rien de côté. Une banque ne fait presque jamais faillite, c’est bien connu…

Évidemment, si elle prête à une entreprise en difficulté, elle met bien plus d’argent de côté. Les banques ont mis en place leurs propres calculs (ou modèles) de risque. Elles ont donc une certaine latitude pour déterminer l’argent qu’elles immobilisent. Puisque moins elles ont à immobiliser de fonds, plus elles peuvent prêter, elles ont intérêt à minimiser les risques.

Les mises en garde officielles se multiplient en ce début d’année. En mars, le Fonds monétaire international indiquait que la stabilité financière n’est pas assurée : « Stress et dislocation sur les marchés de la dette ; une perte de confiance des marchés dans la dette souveraine ; des mouvements ultérieurs de baisse de prix des actifs ; des chocs baissiers sur la croissance. Ces vulnérabilités sont exacerbées par la concentration du secteur bancaire« .

Nos banques françaises sont très exposées à l’Italie (comme les banques chypriotes étaient exposées à la Grèce). En mars toujours, BNP Paribas est radiée des 50 banques les plus sûres au monde selon le classement établi par le magazine Global Finance et Standard & Poor’s.

Les « survaleurs », ces estimations de plus-values potentielles sur d’anciennes acquisitions, sont de plus en plus souvent dénoncées, au fur et à mesure que la croissance se fait attendre. Les activités de spéculation boursière sont dangereuses alors que les marchés affichent record sur record, principalement en raison du dopage à la planche à billets américaine. Les banques regorgent de la dette souveraine de leur État de tutelle. Trois vulnérabilités qui, loin d’être soignées, empirent.

La question des garanties des dépôts se résume de façon très simple. Soit ces garanties s’actionnent et vous serez remboursé en monnaie de singe car la mutualisation du coût par le contribuable s’avérera exorbitante et il faudra bien imprimer (ou sortir de l’euro). Soit elles ne seront pas actionnées car on ne pourra pas imprimer l’argent nécessaire et, dans ce cas, on vous confisquera une partie de vos dépôts. Rappelons sommairement la garantie des dépôts en France : 100 000 euros – par déposant et par banque – et 70 000 euros pour les comptes-titres et l’assurance-vie.

En France, les dépôts moyens représentent 37 800 euros et le total des dépôts éligibles à cette garantie se montent à 1 760 milliards d’euros. Avec deux milliards d’euros dans le montant de garantie des dépôts, il y a un euro disponible pour 880 euros de dépôts. Dans le cas de la faillite d’une grosse banque, il faudra donc imprimer de la monnaie. Mais si les garanties de dépôts ne fonctionnent pas, nous verrions s’instaurer des mesures de contrôle des retraits et des mouvements de capitaux, à la chypriote. Qu’adviendra-t-il alors de vos comptes courants, de vos livrets, de vos assurances-vie si le pays ou votre banque sont en proie à une crise de liquidité ou…de solvabilité ?

Jérôme Cahuzac avait trouvé la réponse !

* Dans 20 jours :

Le prince héritier Willem-Alexander d’Orange-Nassau deviendra roi des Pays-Bas, succédant naturellement et sans polémique à sa mère la reine Béatrix. Un exemple que la France pourrait utilement suivre si elle ne demeurait pas prisonnière des tyrans de la pensée conforme et obligatoire et si les Français acceptaient enfin de faire le bilan de leur triste république.

http://www.dailymotion.com/video/xx3hr9_la-reine-beatrix-des-pays-bas-cede-le-pouvoir-a-son-fils_news#.UWUxbzlOPJw

*  Mais « la France ne peut pas périr, car le Christ aime encore les Francs ! » (Henri comte de Chambord) :

RAPPEL

2013-04-14_le-testament

Le Testament

Une page d’histoire qu’il nous faut entendre

Méconnu du public, ce testament mérite l’attention de toutes les générations qui y découvriront la profondeur du message délivré par la plume du roi Louis XVI

En présence de Mgr. le duc d’Anjou,
Chef de la Maison de Bourbon

14 avril 2013 à 16h

Eglise de la Trinité
Place d’Estienne d’Orves, 75009 Paris
Métro 12 Trinité d’Estienne d’Orves

Entrée libre

Paradoxe surprenant qu’est cette ode à la vie, le testament du Roi Louis XVI nous transmet les derniers vœux du monarque.

Avec ce message d’espoir, dénué de toute aigreur et flambeau transmis dans l’infortune à son fils, ce grand roi nous offre à entendre la simple beauté de l’amour d’un père.

Méconnu du public, ce testament mérite l’attention de toutes les générations qui y découvriront la portée du message délivré par la plume du monarque.

Pour commémorer les 220 ans de la mort de Louis XVI, la compagnie Astoë, menée par Alexis Rocamora, a choisi de faire partager, en toute simplicité, cette page d’histoire qu’il nous faut absolument entendre.

Mise en scéne :
Alexis RocamoraActeurs :
Auriane Orinel (chant) 
Constance Fortin
Chloe Mouchoux
Alexis Rocamora
Emilie Gaumard
Florent Martin
Houdia Ponty
Jean-Nicolas Aitte
Pauline Lena
Anais Cohen
Cécile Gaujal
Thomas Baratte

 

Le 10 avril 2013.
Jean-Yves Pons.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (30 novembre)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

30 Nov

(dessin de Rayclyd)

*  Manuel Valls et le renseignement intérieur :

Après le naufrage policier de l’affaire Merah, le ministre de l’intérieur avait annoncé son souhait de réformer significativement les services de renseignements intérieurs. On peut dire aujourd’hui que cette réforma avance…à pas comptés, tant la question est épineuse et les conservatismes tenaces.

D’abord parce qu’elle touche la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), dont toutes les activités sont couvertes par le secret. Mais aussi parce que le ministre de l’intérieur avait promis d’attendre le rapport de la mission du président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, prévu pour mars 2013. Alors Manuel Valls patiente pour les annonces officielles, et son administration avance lentement. « Le champ est miné », résume un proche du ministre. Il y a la partie émergée de l’iceberg : l’application des propositions du rapport commandé par M. Valls sur les dysfonctionnements de l’affaire Merah, publié le 23 octobre. Le nouveau patron de la DCRI, M. Calvar,travaille à la création d’une inspection interne et à la meilleure circulation de l’information au sein de son service. Mais, au delà, la DCRI envisage aussi de fermer les bureaux départementaux jugés inutiles, notamment dans l’Ouest, et d’abandonner certaines missions pour se recentrer sur le terrorisme. M. Calvar est un ancien de la direction de la surveillance du territoire (DST), le service de contre-espionnage qui, en fusionnant avec une partie des RG, a donné naissance à la DCRI en 2008. Il est l’homme fort de la réforme qui se dessine. D’ailleurs, une quarantaine de ses hommes devraient rejoindre leurs collègues de la sous-direction de l’information générale (SDIG, les ex-RG) dès le 1er décembre, pour faciliter l’échange d’informations.« Dans les deux sens », assure-t-on Place Beauvau. Mais les policiers en doutent : le secret qui couvre les activités des fonctionnaires de la DCRI empêche un échange entre égaux. Depuis 2008, le renseignement intérieur français est divisé en plusieurs entités, issues de la DST et de l’éclatement des RG. La DCRI a hérité du contre-espionnage, du terrorisme, de la « surveillance des communications » et de la surveillance des individus et groupes radicaux, ce qu’on appelle le « milieu fermé ». A l’inverse, le rôle de la SDIG, rattachée à la direction centrale de la sécurité publique (DCSP), n’a jamais été défini. Pour compliquer le tout, ce schéma ne s’applique pas à la préfecture de police de Paris (et petite couronne), qui a conservé un service unique, la direction du renseignement (DRPP). Par ailleurs, les gendarmes ont développé leurs propres cellules, sources de conflits avec les policiers. Menée au pas de charge, la réforme de 2008 a donné naissance à de nombreuses (autres) aberrations. Des bureaux de la DCRI ont ouvert dans près de 70 départements où la DST n’était pas présente. Au total, la DCRI est implantée dans 120 villes, alors que la DST avait moins de 40 bureaux. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la DCRI ouvre même deux bureaux… pour trois policiers au total car les effectifs sont affectés en fonction des choix des fonctionnaires, et non de leur utilité !« Comme ils ne sont pas débordés par le « milieu fermé », ils ont toujours tendance à venir enquêter sur nos terres », estime un patron de la SDIG dans le midi de la France. « Nos interlocuteurs ne savent plus à qui s’adresser, tout le monde se présente comme les RG, même les gendarmes », confie un autre policier. Membres de la DCRI et de la SDIG peuvent ainsi se croiser aux prêches dans les mosquées, ou aux « stages de désobéissance » menés par les militants alternatifs. Un protocole de coopération avec la DCSP, signé en 2010, fait de la DCRI« l’unique service français de renseignement intérieur » et lui confie la responsabilité exclusive « du suivi des phénomènes de radicalisation ». La notion est floue. Et, s’agissant des dérives des extrêmes, gauche ou droite, un vide s’est créé. D’autant plus que les policiers de la SDIG se voient régulièrement rappeler qu’ils ne doivent plus suivre les mouvements politiques. Abrités derrière le secret de leurs activités, les fonctionnaires départementaux de la DCRI se sont en fait refermés sur eux-mêmes. Ils ne participent plus aux réunions opérationnelles, n’ont pas accès à la main courante informatisée qui rassemble tous les événements, petits et grands, des commissariats. « On a laissé dans des bureaux des gens coupés de tout », dénonce un directeur départemental de la sécurité publique (DDSP). Nous rapportions la semaine dernière une note du procureur de Bastia qui traduisait durement cette critique :  l’« éparpillement » du renseignement, les « retours jugés insuffisants par l’autorité préfectorale et quasi inexistants pour l’autorité judiciaire » et les « relations insuffisantes avec les services d’enquêtes spécialisés ». Dans ce contexte tendu, la réforme poussée par l’administration déçoit les policiers. Elle correspond à une alliance objective entre deux directeurs, du renseignement intérieur et de la sécurité publique, qui souhaitent garder toutes leurs prérogatives dans le cadre des éternelles féodalités que la république a si bien su installer sur le territoire national. Attendons une prochaine « affaire Merah » et croisons les doigts pour ne pas en être victimes.

*  Nous ne résisterons pas…

au plaisir de vous faire part de la dernière chronique de Dominique Jamet sur l’excellent site Boulevard Voltaire (www.bvoltaire.fr), consacrée à Iznogoud ! Pas celui qui voulait être calife à la place du calife. Mais le nouvel Iznogoud, celui qui veut être président à la place du… calife, comme nous l’annoncions ici-même le 19 novembre:

*  Quand l’UMP se prend les pieds dans le tapis…

…rouge de la démocratie, c’est la fracture assurée ! Et ses élections internes ne laissent en place, au petit matin, qu’un « capharnaüm », pour reprendre l’expression imagée de Valérie Pécresse (vous savez, celle qui ne croit qu’en une France métissée et polyglotte). Résultat brillant de ce naufrage ? le mariage pour tous !  Puisque, à l’heure qu’il est, l’UMP a deux papas : Copé et Fillon, chacun revendiquant la victoire Imprimeret accusant l’autre de fraude ! Qui, dans tout cela, se préoccupe du bien commun qui est, paraît-il, l’essence même de la République ? Un tel spectacle est déshonorant.

Ces gens-là n’ont qu’une seule préoccupation : devenir calife à la place du calife.
Pour nous, une seule solution : le Roi.

Les dernières facéties de l’Iznogoud de Seine-et-Marne

Retrouvez chaque jour de la semaine le bloc-notes de Boulevard Voltaire. «  Qu’on se rassure, et que se rassurent d’abord ceux de nos visiteurs qui aiment entre tous Jean-François Copé pour sa grande bravoure, pour sa haute taille, pour sa stature d’homme d’État, pour la rectitude de ses principes, pour son indéfectible attachement aux plus hautes valeurs de la morale, pour son respect, qui va jusqu’au scrupule, de toutes les règles du droit et de l’impartialité, et qui pardonnent tout à leur champion puisqu’il est « de droite », et, qui plus est, « décomplexée ». On n’évoquera pas ici, au risque de heurter une prédilection qui n’est pas sans rappeler celle que Chimène témoigne à l’assassin de son papa, les dernières facéties de l’Iznogoud de Seine-et-Marne, on ne commentera pas ses plus récentes facéties, son dernier revirement, le torpillage du referendum dont il avait accepté le principe après que Nicolas Sarkozy eut tapé sur la table, le caractère volontairement inacceptable de l’ultimatum adressé à son adversaire, on n’épiloguera pas sur les révélations qui affluent de toute part et qui projettent une lumière crue sur l’organisation méthodique, « industrielle », du système de fraude et de trucages qui a permis au secrétaire général de l’UMP de se carrer dans le fauteuil usurpé de président du parti auquel il vient de porter de si rudes coups. La trêve imposée par l’homme dont il se proclamait depuis quelques semaines le plus loyal, le plus féal des vassaux a volé en éclats moins de vingt-quatre heures après son entrée en vigueur. Le feuilleton continue, et ce n’est pas à la demande générale. On n’aura que trop l’occasion d’y revenir.

Dès à présent, voyons les choses du point de vue de cette gauche, de ce gouvernement, de ce président socialiste dont le paladin de la rue de Vaugirard se proclame le plus déterminé et le plus efficace des opposants. Le duel sans merci que se livrent Jean-François Copé et François Fillon, en monopolisant l’attention d’un public distrait par ce Guignol pour adultes, aura permis à François Hollande et Jean-Marc Ayrault de traverser sans encombre et pour ainsi dire à pied sec la décade la plus calamiteuse depuis le début de l’alternance. Cafouillages, bafouillages et catastrophes sont passés quasiment inaperçus. On a pourtant entendu le président de la République, président-girouette, président-éolienne, tournant avec le vent, assurer successivement devant l’assemblée des maires de France que, naturellement, la liberté de conscience des élus municipaux qui récusent le « mariage pour tous », serait de plein droit, puis, sermonné par son propre parti, jurer aux représentants du lobby LGBT qu’il n’était pas question de transiger avec le respect de la loi encore à venir. On a vu le Premier ministre annoncer qu’il n’était pas dans son intention d’imposer autoritairement le projet d’aéroport qui lui tient à cœur, qu’en conséquence rien ne se ferait sans concertation et sans consultation, et envoyer dans le même temps des cohortes de gendarmes débusquer sans ménagement les adversaires de son projet tandis qu’un porte-parole du gouvernement déclarait que Notre-Dame-des-Landes se ferait « dans tous les cas de figure ». Sèchement démenti par le providentiel groupe industriel libyen qui était censé renflouer Pétroplus, le ministre du Redressement productif, avec l’aval de sa hiérarchie, a tenu des propos de nature à décourager tout investisseur étranger de venir s’installer en France, voire à ruiner ce qu’il nous reste d’industrie sidérurgique sans pour autant avoir dégagé les moyens de la nationalisation dont il fait planer la menace ni garantir la pérennité de Florange. L’enlèvement d’un nouvel otage français a confirmé que nous nous sommes attiré la haine et que nous sommes dès à présent vulnérables aux représailles des terroristes qui occupent le Nord du Mali en brandissant la menace d’une intervention militaire dont les principaux intéressés et éventuels bénéficiaires ne semblent plus vouloir. Alors que, sur le terrain, la situation du régime de Bachar el Assad semble se détériorer, nous accentuons notre aide politique, financière, technique et militaire à une insurrection qui paraît de plus en plus largement animée et contrôlée par les djihadistes. Un salafiste, pourtant, n’a jamais annoncé le printemps… Enfin, et pour couronner le tout, le cancer du chômage, autrement malin que celui de l’assistanat, étend encore ses métastases dans le corps social. Les derniers chiffres publiés sont tout simplement désastreux et tout indique que la tendance n’est pas près de s’inverser. Eh bien, tout cela qui, en temps normal, aurait fait l’objet de débats, de controverses, de commentaires dont le gouvernement ne serait pas sorti indemne, tout cela, autrement dit l’actualité de ces derniers jours, est passé comme une lettre à la poste, dans l’indifférence générale et ceux qui, comme ils aiment à dire, sont aux responsabilités, peuvent s’éponger le front et pousser un soupir de soulagement. Les deux lutteurs de foire qui occupent depuis le 18 novembre le devant de la scène seraient-ils payés par le Parti socialiste ? Merci Copé, merci Fillon ! Si l’U.M.P. n’existait pas, dans ses rêves les plus fous, François Hollande n’aurait même pas osé l’inventer. «  Nous n’aurions su mieux dire !

*  Le secret de la contraception des mineures fait réagir :

Après le vote, par les députés, du secret de la contraception pour les mineures dans le cadre du projet de budget de la sécurité sociale, plusieurs voix se sont fait entendre. Un amendement au projet de loi de budget de la sécurité sociale (PLFSS) prévoit en effet que « la délivrance et la prise en charge de contraceptifs sont protégées par le secret pour les personnes mineures »

Christine Boutin, présidente du parti chrétien-démocrate, y voit une nouvelle attaque contre l’autorité parentale ; d’autres estiment que cela ne suffira pas à prévenir les grossesses non désirées. Pour l’ancienne ministre Christine Boutin, c’est une nouvelle charge contre la famille et le rôle des parents. « Si on enlève aux parents la possibilité d’avoir un regard sur des sujets aussi graves que la contraception de leurs enfants, comment garder la cohésion de cette famille déjà fragilisée par autant d’attaques ? », s’est-elle insurgée mercredi 28 novembre. Selon Christine Boutin, « les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants » et « aucune loi ne peut leur reprendre ce rôle, sous peine de menacer gravement le développement » de ces derniers. L’ancienne candidate à la présidentielle (dans les conditions financières que l’on sait et qui l’ont beaucoup déconsidérée) n’est pas la seule à réagir. Pour Jean-Marie Andrès, de la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC), « ce n’est pas en déresponsabilisant les parents que l’on améliorera les choses ». Mais pour ce responsable associatif, le véritable problème est dans le manque d’éducation à la sexualité des jeunes. « La sexualité est le seul domaine où il n’y a aucune pédagogie », déplore-t-il, en y voyant une des causes du nombre important de grossesses non désirées et d’avortements chez les adolescentes (reportez-vous à nos article de ce blogue intitulés: « Sur la contraception et les avortements, du 8 avril 2012, et Baisse de l’usage de la contraception orale en France, du 14 septembre 2012). Jean-Marie Andrès fait d’ailleurs remarquer avec pertinence que ce sont « souvent les mères qui emmènent leurs filles chez le gynécologue pour une prescription de pilule », ce qui limite l’intérêt du secret. Gynécologue, auteur d’un livre sur la sexualité des adolescents, le docteur Sylvain Mimoun estime pour sa part que « moins il y a d’obstacles pour accéder à la contraception, moins il y a d’IVG »(ndcer: cette idée reçue a la vie dure ! Nous avons montré dans plusieurs articles sur ce blogue combien elle est fausse), mais que cela ne suffit pas.  » Le secret est une mesure parmi d’autres qui a son intérêt car certains jeunes n’osent pas aborder ces questions ». Pour autant, de manière générale, le rôle des parents reste important. Selon lui : « L’idéal, c’est quand le parent accompagne les questions de son adolescent », sans le décourager et sans être intrusif. Avouez que c’était plus simple lorsque les jeunes mariées n’avaient pas honte d’arriver vêtues de blanc à l’autel…

*  Enfin, un peu d’humour en ces temps maussades :

Voici, glané sur le site du Salon beige (www.lesalonbeige.blogs.com/), le nouvel organigramme de l’UMP (ou qui fait quoi ?). A mourir de rire ! Bravo à l’auteur. Le 30 novembre 2012. Jean-Yves Pons.

Du prétendu mariage des homosexuels et de quelques autres considérations.

14 Nov

A propos du mariage homosexuel, le webmestre du Metablog de l’abbé de Tanoüarn publie :

Le chant du cygne

Le parallèle avec la situation de 1984 est tentant : enjeu de société, vie des familles, danger de rupture. A l’époque le gouvernement voulait nationaliser l’école privée, aujourd’hui il prévoit de marier des couples de même sexe. En 1984, la droite catholique s’était mobilisée, le gouvernement avait reculé. Et voici qu’en 2012 certains envisagent de rebattre le pavé, et des évêques se bougent. Battre le pavé? Interventions épiscopales? Allons bon! La mobilisation, si elle a lieu, ne sera pas au niveau de celle de 1984, et voici pourquoi :

C’est une question de sociologie: le monde catholique a sérieusement fondu. Il y a trente ans les églises s’étaient déjà vidées, mais la plus grande part de la société avait encore un lien personnel avec le catholicisme. En gros, le public pouvait suivre un «Dom Camillo» à la télé. C’est fini: la société n’a plus ces repères.

L’évolution du mariage civil, si déplorable soit-elle, ne touche pas directement la vie des familles. En 1984, des parents pouvaient légitimement s’inquiéter de savoir dans quel établissement iraient leurs enfants à la rentrée suivante – voilà une question concrète, de celles qui préoccupent et mobilisent les gens, bien plus que des principes généraux.

Les relais politique manquent, à la différence de 1984. Le parti de droite (UMP) sert plusieurs clientèles, les conservateurs ne sont plus que l’une d’entre elles. L’UMP ne voudra pas se ringardiser aux yeux de ses nouvelles tendances. Plus à droite se trouve le FN dont il n’y a rien à attendre sur le sujet, pour des raisons tellement évidentes qu’il n’y a pas lieu de les citer ici.

Les évêques, maintenant. Ils se bougent, plus que jamais, et plus qu’ils ne l’ont fait contre l’avortement. Pourquoi? Peut-être ont-ils cru à la laïcité apaisée, à un modus vivendi entre l’Eglise et l’Etat Laïc. Dans cette optique, et sur le mariage par exemple, l’Etat Civil s’occupait des papiers, et les clercs du sacré: chacun jouait son rôle dans des domaines séparés, autour d’une même réalité. Même réalité… jusqu’à ce que l’Etat Laïc change le contenu du mot ‘mariage’. Quelle déception! A Vatican II l’Eglise s’est ouverte au monde – et voici qu’il lui tourne le dos.

Commentaire du Conseiller à l’Information, aux Moyens de communication et à leur usage dans la Société  du Conseil dans l’Espérance du Roi : « Analyse intéressante, mais je crois que la principale raison est qu’en 1984, il y avait une « structure »: les écoles privées via leurs directions et leurs associations affrétaient des cars, fournissaient les banderoles ; il n’y avait plus qu’à suivre ceux qui se battaient pour leur survie. Aujourd’hui, Civitas et les autres organisations (qui ne défilent pas le même jour : « je suis mon archevêque, pas Saint Nicolas du Chardonnet ! »…bravo l’unité) ne disposent pas, malgré l’internet d’une telle capacité de mobilisation. »

Le parallèle est évident avec la situation du mouvement royaliste,  que nous vivons et revivons encore jusqu’à n’en plus pouvoir :

« quoi ! vous vous affichez avec des orléanistes ! »

« quoi ! vous voudriez d’un prince « espagnol »

« quoi ! providentialistes ! mais remettez les pieds sur terre ! »

Denis Bataille.

NDCER : c’est pour cela et plus encore que nous travaillons chaque jour à l’union de toutes les bonnes volontés, sans aucune exclusive et dans la seule perspective d’être plus forts pour permettre le retour du Lieutenant de Dieu, sacré à Reims.

Le 14 novembre 2012.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (25 octobre 2012)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

25 Oct

*  « Tout a toujours très mal marché ! » :

La formule de Jacques Bainville est lapidaire, mais combien vraie. Surtout lorsque des apprentis sont aux manettes ! C’est en tout cas ce que semble penser aujourd’hui le journal de gauche Libération, devenu soudain lucide.

Au point d’intituler son éditorial : « Fâcheux...« . Et de poursuivre : « Ce n’est pas encore la déroute, mais il y a de quoi être dérouté. Il y a quelque chose qui cloche dans la méthode de ce gouvernement. » Mais on trouve aussi beaucoup de formules sévères à l’égard du Premier ministre dans la presse régionales. Par exemple : (l’affaire de l’annulation de la loi sur le logement par le Conseil constitutionnel) « le fait passer pour un vilain petit canard barbotant à Matignon » écrit Jean-Marc Chevauche dans Le Courrier Picard. Tandis que Philippe Waucampt ajoute, dans Le Républicain Lorrain : « Le chômage explose, la récession guette et le gouvernement patauge, trébuche, tourne en rond « . Et nous pourrions en ajouter…

Bref, et après moins de six mois d’accession au pouvoir, tout n’est plus rose dans cette république socialiste. Qui s’en étonnera ? Les débiles ou les menteurs. Car comment pourrait-il en être autrement ?

Avec 0 % de croissance, un taux de chômage supérieur à 10 % et qui s’accroît tous les jours, l’impérieuse nécessité (imposée par Bruxelles) de limiter le déficit public à 3 % et sans compter un racket fiscal sans précédent, comment voulez-vous qu’ils s’en sortent ? Ces « apprentis » n’ont plus d’autre perspective que de tresser la corde qui les pendra.

Et les voila déchirés entre les propositions déstabilisantes pour la gauche du prochain « rapport Gallois » sur la compétitivité des entreprises (allègement massif des charges sociales des entreprises, réduction drastique des dépenses publiques, aggravation de la pression fiscale – CSG, TVA, etc.- et peut-être même l’abandon du dogme des « 35 heures » !) et le manifeste Keynesien d’un collectif d’économistes de gauche intitulé « Pour une dévaluation fiscale » (cf. Le Monde du 25 octobre 2012)…

Que ne sont-ils restés dans l’opposition ? Il n’y a que le redoutable et dangereux Jérôme Cahuzac, ministre délégué au budget, pour trouver dans ce capharnaüm politico-financier un champ de tir à sa mesure.

Nous les avions pourtant prévenus qu’ils ne pourraient pas y parvenir !

* La Tunisie d’aujourd’hui : tensions et désillusions 

Le 14 janvier 2011 le président de la République tunisienne, Zine El-Abidine Ben Ali, abandonnait le pouvoir et se réfugiait en Arabie Saoudite, chassé par ce que nos médias appelèrent de façon emphatique « la Révolution de Jasmin« . Dans les jours qui suivirent ce fut, dans nos journaux, un déluge d’hommages et de commentaires dithyrambiques, un vertige d’admiration et de reconnaissance envers le peuple tunisien qui venait de se libérer du joug sanglant du dictateur. Les « indignés », comme on les appelait à l’époque en référence à l’imposture de Stéphane Hessel, avaient mis à bas, par leur courage et leur détermination, un régime honni…essentiellement de la gauche française !

Nous avons retrouvé quelques extraits de ces litanies et ne résistons au plaisir de vous de vous les rappeler:

La Tunisie à la Une de toute la presse française 

 
« Mieux, dans tout le monde arabe, les cousins de Ben Ali, les Bouteflika, les Moubarak ou les Khadafi, cette Sainte Alliance du nationalisme décati et de la torture dans les caves, commencent à trembler devant leurs peuples et à vérifier dans la fièvre que leurs policiers les soutiennent toujours. »
 
La Croix enfin rappelle que tout est parti du suicide d’un homme, modeste et désespéré : « Il aura fallu le suicide par le feu d’un jeune marchand des quatre saisons, il y a un mois exactement, pour que la Tunisie ouvre une nouvelle page de son histoire.  On pense au Tchècoslovaque Jan Palach qui, à Prague en 1969, s’immola pour protester contre l’invasion de son pays par les chars russes ; on revoit, vingt ans plus tard, le geste insensé d’un jeune Chinois (…) place Tian-An-Men : des visages, des destins qui, à jamais, marquent nos mémoires, et peut-être l’histoire. Puissent les Tunisiens, avec le soutien de la communauté internationale, donner un sens au désespoir de Mohamed Bouazizi. »
 Islamiste, Islam,
Que de vieux souvenirs ! Surtout lorsque l’on voit où en est arrivée ce malheureux pays aujourd’hui. La situation politique est désespérante depuis la victoire des islamistes aux élections législatives d’octobre 2011. La situation économique est catastrophique avec un chômage impressionnant qui désespère tous les Tunisiens et particulièrement les plus jeunes d’entre eux. Les manifestations, souvent violentes, se font de plus en plus nombreuses et rappellent celles qui précédèrent la chute du régime du président Ben Ali; obligeant les pouvoirs publiques à maintenir le pays en état d’urgence depuis janvier 2011. Dans plusieurs villes du pays, des heurts opposent régulièrement de nombreux jeunes aux forces de l’ordre au point que l’ONG Amnesty International s’en inquiète: « Les progrès réalisés en Tunisie en matière de droits humains sont battus en brèche par l’équipe gouvernementale actuellement au pouvoir, qui suscite des doutes sur son engagement en faveur de réformes. » Enfin, l’Assemblée constituante, qui doit doter le pays d’une nouvelle constitution et qui est réunie à cet effet depuis novembre 2011, se déchire quotidiennement sans parvenir au moindre accord. Bref, comme titrait aujourd’hui le quotidien Le Monde: « En Tunisie la transition politique est en panne ». La Tunisie est devenue le plus bel exemple de l’hiver islamique succédant au printemps arabe.

Et tous ces bons apôtres de la presse et de l’intelligentsia françaises de se faire aussi discrets que des accenteurs mouchets.

*  De sondages en sondages…:

L’islam apparait de plus en plus comme une menace pour une majorité de Français.

Un sondage Ifop pour Le Figaro* publié ce jeudi révèle qu’une majorité de Français trouve l’islam « trop visible » en France et qu’il constitue une « menace » pour l’identité du pays. 60% des sondés estiment en effet que l’influence et la visibilité des musulmans sont « trop importantes », contre 35% des personnes qui y sont indifférentes et 5% qui les jugent « pas assez importantes ». Si 17% des Français pensent que la présence d’une communauté musulmane en France constitue un enrichissement sur le plan culturel, 43% y voient en revanche « une menace ». 68% des personnes interrogées estiment que les musulmans ne sont pas bien intégrés à la société française ; en cause pour une majorité des sondés : le refus d’intégration des musulmans et les importantes « différences culturelles ».

Enfin, concernant le port du voile « pour les musulmanes qui le souhaitent », 63% des Français y sont opposés, contre 7% d’avis favorables.

* Le sondage a été réalisé par questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon de 1.736 personnes, représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, entre le 15 et le 18 octobre.

*  la chasse fiscale des retraités est ouverte :

L’Assemblée nationale a voté jeudi la création d’une taxe de 0,3%, dès le 1er avril 2013, sur quelque 7,5 millions de retraités imposables, avec l’objectif affiché d’amorcer le financement de la réforme de la dépendance, lors de l’examen du projet de Budget de la Sécurité sociale.

Le projet initial du gouvernement prévoyait un prélèvement de 0,15% pour 2013, puis de 0,3% pour 2014, et devait concerner 10 millions de retraités. Sur proposition des élus socialistes, le gouvernement a accepté d’exclure du dispositif initial quelque 2,5 millions de retraités imposables aux revenus modestes. Mais, pour l’équilibre des comptes, le gouvernement a souhaité que le taux de contribution vienne d’emblée à 0,3% dès le 1er avril 2013.

Cette nouvelle « contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie » sera affectée à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie dès 2013, en vue de la réforme de la dépendance qui doit être engagée la même année, en vertu d’un autre amendement socialiste voté jeudi.

Aux députés de l’UMP et de l’UDI qui ont dénoncé une atteinte au « pouvoir d’achat des retraités » auxquels on « fait les poches », une mesure « purement financière » pour une future réforme « floue », les socialistes ont rétorqué qu’il s’agissait d’un « prélèvement équitable » et d’« un premier pas » pour la réforme de la dépendance promise mais jamais faite sous Nicolas Sarkozy. Tous les amendements de suppression de la mesure, émanant de l’UMP, de l’UDI mais aussi du Front de Gauche, ont été rejetés.

Exprimant « un important désaccord« , la communiste Jacqueline Fraysse a critiqué un « signal très négatif » et une mesure « contraire à la justice et à l’esprit de la protection sociale solidaire« .

Un jour prochain, on découvrira qu’ils songent même à l’euthanasie des vieux…

Le 25 octobre 2012.

Jean-Yves Pons.