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Les voies du Seigneur sont impénétrables.

25 Avr

Lire le programme d’Emmanuel Macron de bas en haut… 

en commençant par la dernière ligne 
et en remontant jusqu’au début 
c’est….. surprenant !!!

 

« Dans notre parti politique, nous accomplissons ce que nous promettons.
Seuls les imbéciles peuvent croire que 

nous ne lutterons pas contre la corruption. 
Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous: 
L’honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux. 
Nous démontrons que c’est une grande stupidité de croire que 
les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé. 
Nous assurons, sans l’ombre d’un doute, que 
la justice sociale sera le but principal de notre mandat. 
Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s’imaginent que 
l’on puisse continuer à gouverner 
avec les ruses de la vieille politique. 
Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que 
soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d’influences 
nous ne permettrons d’aucune façon que 
nos enfants meurent de faim 
nous accomplirons nos desseins même si 
les réserves économiques se vident complètement 
nous exercerons le pouvoir jusqu’à ce que 
vous aurez compris qu’à partir de maintenant 

nous sommes avec Macron, « l’homme de la rupture ». »

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (25 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

25 Avr

 

I. Le matraquage de l’entre-deux-tours commence

Il commence évidemment avec le traditionnel mais faisandé  » Front républicain  » qui consiste à s’acoquiner entre ennemis de la France pour  » faire barrage au Front national  » mais surtout pour conserver à tout prix des prébendes si chèrement acquises…On retrouve dans cette démarche en faveur d’Emmanuel Macron tout ce que Les Républicains (LR) comportent de requins et de faux-culs. Le problème deviendra pourtant épineux pour eux quand ils auront à constituer leurs listes contre celles de Macron pour les législatives. Quelle crédibilité auront-ils ?

Il y a pourtant une exception de taille à cet unanimisme anti-patriotique : Jean-Luc Mélanchon. Non pas qu’il soutienne désormais le Front national mais qui a compris depuis longtemps tout ce qu’il y a d’opportuniste et de mépris des Français dans une telle attitude. Au point d’être violemment rappelé à l’ordre par les bonnes consciences de France Inter dès ce matin et, en particulier par l’ineffable chroniqueur politique (dont nous avons toujours dit le bien que nous pensions !), Thomas Legrand (https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-25-avril-2017).

En tout état de cause, les opinions de ces gens-là sont ce qu’elles sont mais n’engagent qu’eux-mêmes. Oublieraient-ils que les électeurs ne sont pas leurs obligés ?

Mais à ce matraquage s’ajoute les manoeuvres médiatiques pour semer l’inquiétude économique dans la population au cas où de nouveaux électeurs seraient tentés de voter pour Marine Le Pen. Le slogan est simple : gare à vos économies si la France abandonnait l’euro et quittait l’Union européenne ! Comme cela se fit à la veille du référendum britannique sur le  » Brexit « .

Pourtant, jeudi 20  avril, à trois jours du premier tour d’un scrutin présidentiel dont on disait à qui voulait l’entendre qu’il était susceptible de déclencher une onde de choc massive sur les places financières mondiales, l’Agence France Trésor (AFT) n’a pas dérogé à ses habitudes. Comme tous les troisièmes jeudis du mois, l’agence chargée de gérer la dette de la France a procédé à une adjudication d’OAT (obligations assimilables du Trésor c’est-à-dire un emprunt).  » L’opération s’est très bien passée « , commente un banquier presque surpris.

L’AFT avait pourtant joué la prudence. Alors qu’une adjudication classique tourne autour de 8 à 9  milliards d’euros, l’émetteur public visait de lever seulement 4,5 à 5,5  milliards d’OAT à 3 et 5  ans. La peur de voir la France sortir de l’euro en cas de victoire de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon n’a donc pas empêché les investisseurs d’acheter des emprunts d’Etat français.

Dans le même temps, la Bourse de Paris s’offrait une séance de hausse qui lui a permis de compenser les pertes des journées précédentes. Le CAC  40 a terminé avec un gain de 1,48  %, pour atteindre près de 5 078 points, surpassant ainsi la performance de l’indice DAX allemand (+ 0,09  %) et de l’Eurostoxx  50 (+ 0,56  %).

C’était tout le paradoxe de cette veillée d’armes. D’un côté, les opérateurs prédisaient l’équivalent d’Armageddon sur les marchés lundi 24  avril, en cas de second tour opposant les très eurosceptiques Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. De l’autre, ce  » scénario catastrophe  » aux yeux des marchés n’a pas d’impact. Alors, QUI MENT ?

Et les premiers d’insister. Même si Marine Le Pen devait avoir du mal à trouver une majorité pour appliquer sonprogramme, explique une étude du britannique Barclays,  » la réaction des marchés serait potentiellement très négative, compte tenu de (son) discours sur les impôts , les dépenses publiques et surtout contre l’Europe. Nous ne pouvons pas exclure des fuites de capitaux immédiates après l’élection ce qui pourrait nécessiter à l’extrême une forme de contrôle des changes « . Et c’est reparti dans la menace…

L’invitation lancée par Kepler Cheuvreux à ses clients résumait ainsi le sentiment général. Le courtier convie les investisseurs à participer à une conférence téléphonique avec son responsable des études économiques et de la stratégie : si Emmanuel Macron ou François Fillon sont présents au second tour, cet échange se tiendra tranquillement lundi en fin de matinée ; si le second round oppose Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, cette discussion, devenue plus urgente, est avancée à 22  heures dimanche soir…

Ou comment vouloir à tout prix que la politique de la France se fasse à la corbeille !

Comme pour tous les scrutins importants, du référendum britannique sur la sortie de l’Union européenne à l’élection de Donald Trump, une partie des équipes de vente et de recherche étaient présentes dans les salles de marchés à Paris et à Londres pour épier la réaction des marchés et répondre aux interrogations des clients.

Mais il y a pire car la paranoïa des milieux financiers est sans limite : la plupart des banques françaises se refusent à évoquer leur dispositif, plus secret que la recette du Coca-cola. Certaines minimisent l’enjeu en soulignant que, contrairement au Brexit ou aux élections américaines, le suspense sur l’élection française ne sera levé que le 8  mai. La Société générale proposait quand même à ses clients plusieurs créneaux – dont le premier à 22  heures dimanche soir – pour échanger avec des experts sur les taux ou les actions.

Or, que s’est-il passé aujourd’hui lundi 24 avril, au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle ?

Pour les marchés, les jeux sont faits alors que les mêmes sondages donnent le candidat de la France en marche nettement gagnant au second tour , devant la candidate du Front national. La Bourse de Paris a terminé en nette progression de 4,14 %, après avoir enregistré en séance un nouveau plus haut depuis janvier 2008 à 5.295 points, peu avant la crise financière.

Les autres places européennes affichent aussi leur «  soulagement « , car « la présence d’un candidat centriste au second tour augmente considérablemenrt les chances d’avoir un président pro-Union-européenne », estime Salman Ahmed (sic) chez Lombard Odier. Londres a pris 2,11 %, Milan plus de 4  % et Francfort 3,37 % terminant la séance sur un nouveau record historique. « Emmanuel Macron est aussi le seul ouvertement Kremlin-sceptique des quatre principaux candidats, ce qui devrait faciliter les relations avec Berlin par la suite », apprécie le hollandais Robeco. Car c’est un autre espoir des marchés, celui d’une revitalisation du projet européen mené par le couple franco-allemand

La Bourse de Paris s'envole après les résultats du premier tour - Bloomberg/lesechos
La Bourse de Paris s’envole après les résultats du premier tour – Bloomberg/lesechos
La probabilité d’une victoire de Macron est estimée à 90  % par les marchés. « L’idée d’un Frexit n’a jamais été très populaire en France », prétend Robeco. « C’est une surprise favorable pour les actifs risqués à moyen terme. Emmanuel Macron, pro-européen et pro-business, qui dispose d’une marge importante pour son tête à tête face à Le Pen, peut construire sur cette position », estimait ce lundi matin le BlackRock Investment Institute.

Les premiers sondages réalisées juste après le premier tour donnent en effet un avantage de 60-40% en faveur de Macron. « Ce résultat devrait conduire à une réduction consistante de la perception du risque politique en Europe, même si nous estimons qu’une certaine prime de risque devrait perdurer jusqu’aux législatives de juin », poursuit le groupe américain, car si « Macron l’emporte, il pourrait avoir à lutter pour mettre en place son agenda sans une majorité stable au parlement ».

Mais quel que soit le scénario des législatives, en cas de victoire d’Emmanuel Macron, « on assisterait à une inversion des phénomènes de rejet populiste de 2016 : la France ne serait pas le prochain « cygne noir » mais bien une victoire de l’ouverture et d’une construction européenn e », ajoute Laurence Boone chez Axa IM.

« Avant le second tour, les marchés jouent donc la victoire d’E. Macron », constate de son côté Aurel BGC, alors que les places européennes sont aussi en hausse dans le sillage du CAC 40.  Mais, rassurez-vous, « Nous soupçonnons que le potentiel de hausse va s’épuiser très rapidement, peut-être même dès aujourd’hui. En partie parce que le second tour n’est pas joué, même si l’incertitude parait moins forte qu’au premier tour. Mais aussi et surtout parce que les législatives vont ensuite rapidement arriver et qu’elles diront beaucoup de la capacité du leader d’En marche à mettre réellement en oeuvre son agenda réformateur. Or, la jeunesse de ce mouvement politique sera bien plus handicapante aux législatives qu’à la présidentielle ».

Le fric, encore le fric, toujours le fric. Mais nous avions prévenus en rappelant qui sont les amis d’Emmanuel Macron (Lire « Voter Macron, c’est cautionner les négriers » : 

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/09/bulletin-climatique-quotidien-9-mars-2017-de-la-republique-francaise/ et aussi : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/02/06/bulletin-climatique-quotidien-6-fevrier-2017-de-la-republique-francaise/).

Quelque amis de La Rotonde

Et, comme nous l’avons aussi écrit ici, NUL NE POURRA DIRE QU’IL NE SAVAIT PAS.

II. Le matraquage islamique aussi

Car, avec Emmanuel Macron aux manettes, ne vous faites aucune illusion : l’islamisation de la France sera sur les rails et la traite négrière encore plus florissante.

Un week-end de février comme tant d’autres derrière la Défense, à Nanterre (Hauts-de-Seine). En ce dimanche désert, un étrange rassemblement de voitures a lieu au pied des tours dégradées de bleu de la cité Pablo-Picasso. Des monospaces pour familles nombreuses, immatriculés en grande couronne pour la plupart, dans lesquels des hommes patientent. Uniquement des hommes. Ils consultent leurs portables, tournent le bouton des stations de l’autoradio, ou jouent avec le petit garçon resté avec eux dans l’habitacle.

Qu’est-ce que ces hommes attendent dans cette banlieue parisienne ? Leurs épouses, mères, sœurs, fiancées, qui se pressent à l’entrée d’un grand bâtiment de tôle blanche, dans un joyeux brouhaha. La file d’attente déborde sur le trottoir. Les participantes ont tous les âges et tous les styles : les cheveux lâchés, des voiles légers et colorés, ou noirs et plus sérieux. Les jeans sont moulants ou les djilbebs – vêtements composés d’une longue robe et d’une capuche couvrant l’ensemble du corps à l’exception du visage – amples et épais.

« Tu viens souvent aux salons, toi, non ? Je t’ai déjà vue ! » s’exclame Leïla, l’organisatrice de ce grand bazar féminin. « C’est deux euros l’entrée ma belle, et n’oublie pas de t’inscrire pour la tombola, on vous envoie à Dubaï ! », encourage-t-elle, en fourrant le talon d’un ticket dans une grande boîte à chaussures. Bienvenue au Grand Salon Chic ô Féminin de Nanterre, proposé par l’association Événements entre elles, qui se définit sur son site Internet comme le leader francilien des salons Women Only, ces foires strictement réservées aux femmes musulmanes, qui essaiment dans toutes les banlieues de France.

Ce phénomène, amateur et peu organisé, est compliqué à dater et à quantifier. Événements entre elles existe depuis 2012. Les premiers salons sont arrivés à Lyon et à Marseille il y a trois ans. Et sont recensés sur les sites spécialisés comme Avenue des Sœurs, Muslimette Magazine, ou Oukhtynettes.fr. « La génération d’avant la nôtre ne sortait pas trop, c’était papa au chantier, maman à la cuisine. Nous, on a envie de sortir, d’avoir des activités, du sport, des loisirs », explique Loubna, une participante.

Chaque dimanche, ou à peu près, se tient désormais un salon dans une salle des fêtes d’une grande ville, où les seuls hommes autorisés ont moins de 10 ans. Quelque 600 exposantes et 20 000 clientes par an rien que pour Événements entre elles, c’est peu dire que ces journées rencontrent un immense succès. « À mon salon, il y a eu près de 500 participantes, et de partout… Des femmes arabes avec voile, des femmes sans », fanfaronne Fanny Kaiser, 22 ans, qui vient d’organiser son premier événement à Lyon. Les organisatrices expliquent en chœur que ces salons sont ouverts à toutes les femmes, sans aucune restriction de religion ni de communauté. Même si, dans les faits, ils concentrent une clientèle de religion musulmane !

Ce jour-là, à Nanterre, des centaines de clientes naviguent entre des stands posés sur des tréteaux, qui vendent « autant des strings que des djilbebs, il y en a pour tous les goûts ici », revendique une exposante. Sur scène, le grand défilé de mode promis sur l’affiche est en cours : une plantureuse Turque, aux formes étranglées par une pimpante robe rouge à paillettes, déambule sous le regard désapprobateur d’une spectatrice vêtue d’une abaya noire.

Pas de musique, mais un groupe de femmes qui tapent sur des percussions en chantant des anashids – des chants religieux musulmans. Une musique de sauvages. Le tour de piste se termine, et Leïla prend le micro : « Les filles, achetez ici au salon, les commerçantes sont nos sœurs, mieux vaut acheter chez elles que dans les magasins normaux de la Défense, on est là pour s’entraider, pour soutenir les femmes musulmanes. »

Connue et acclamée de toutes, Samia Orosemane, humoriste  » française  » d’origine tunisienne, responsable du tirage au sort du voyage à Dubaï, monte ensuite sur scène. Quelques blagues plus tard, l’heureuse gagnante est désignée. La comédienne explique le succès de ces événements féminins : « Les exposantes sont des filles qui créent leurs propres entreprises, qui fabriquent le travail qu’on leur refuse à cause du bout de tissu qu’elles ont sur la tête ! Elles s’émancipent. Ces salons ont presque un message politique. »

Et quand on l’interroge sur la non-mixité de ces espaces, elle assure n’y voir aucun enjeu religieux. Tu parles…« C’est comme une soirée pyjama géante, les filles y sont elles-mêmes, entières, loin du regard des hommes, elles peuvent mettre des tenues légères, se dévoiler, on ne va rien leur dire », continue celle qui regrette d’être sans cesse définie comme une comédienne « voilée ».

Nesrine a la tête ceinte du même turban sophistiqué que Samia. Yeux ourlés de khôl, perles blanches et sourire étincelant, cette trentenaire, surnommée The Turban Girl sur YouTube, se rend souvent dans ces salons où elle donne des conférences sur l’estime de soi. Entre deux tutoriels sur les cosmétiques bio et le muesli au lait de coco, elle dispense de rassurants conseils à des femmes voilées « en grande détresse », estime-t-elle. « Je suis très sollicitée à la fin de mes conférences par ces filles dont l’estime de soi est détruite, que la société perçoit comme des esclaves soumises à cause de leur voile. Elles sont en souffrance, mais elles ont aussi une grande soif de s’en sortir à travers ces salons, de dépasser leur stigmatisation en développant l’entrepreneuriat de la femme musulmane. »

Sous une petite annonce pour « apprendre à rouler le couscous » ou pour « trouver des amies pour casser sa routine de mère et d’épouse à Lyon », Fanny Kaiser a diffusé le flyer rose pastel de son événement. « Je ne travaille plus depuis la naissance de mes deux garçons, alors je me suis dit qu’avec un salon, je pourrais peut-être gagner un peu d’argent. »

La jeune fille facture 45 euros la table aux exposants, avec la possibilité d’en prendre une demie, et a presque réussi à rentrer dans ses frais pour son premier événement. « Ces salons, ça fait du bien à certaines, surtout à celles qui sont très pratiquantes car elles peuvent enlever leur voile, on y est entre nous ! » s’enthousiasme-t-elle. L’islam est effectivement  » la religion de la liberté « …

Les enfants, eux, peuvent s’ébrouer dans des piscines à balles en plastique tandis que leurs mères sirotent un thé à la menthe en discutant entre copines. « Entre habituées des salons, on se connaît toutes. On se salue, on se dit : “Ah ! tu vas bien depuis dimanche dernier ?”, c’est toujours le même groupe, avec les embrouilles des bandes de filles. Lors de mon salon, certaines se sont pris la tête pour une histoire de tiramisu. Il y en avait une qui vendait plus de tiramisu que l’autre, ça a énervé sa voisine et c’est monté dans les tours », rigole Fanny.

Leïla revient, et peste contre la foule amassée devant un stand qui obstrue les travées du salon. Des dizaines de clientes patientent pour discuter avec des infirmières de circonstance derrière un paravent en bois. « C’est l’espace “médecine prophétique”, explique-t-elle. Il propose des produits bio pour se soigner comme à l’époque du Prophète. Ça cartonne, les filles adorent. » Elle décrit les dizaines de poudres et de décoctions magiques, et brandit un petit bocal de poudre jaune recouvert d’une étiquette noire : « Ça, c’est le pollen de palmier, c’est pour tomber enceinte, c’est le produit qui se vend le plus au salon, il y a même des packs de fertilité… »

Les stands ressemblent à ceux des foires traditionnelles. Mais au détour d’un étal, de curieux objets apparaissent. Des poupées pour enfants sans yeux dessinés. Des ours en peluche sans leurs deux billes en plastique noir. Soraya, la vendeuse, fait la réclame de sa peluche « conforme aux préconisations du Coran sur la représentation des visages, car le Diable entre par les yeux. Après, oui, c’est un peu bizarre pour les enfants, qui se rendent bien compte que dans la nature, les animaux ont des yeux… Mais c’est comme ça, les jouets avec des yeux sont interdits ».

Sa voisine de stand, Stéphanie, est une jeune convertie de 25 ans. Ses traits peinent à être devinés derrière son djilbeb gris et ses lunettes qui lui mangent le visage. Ses deux enfants de 6 et 8 ans, qui ont passé la journée à regarder leur maman tenter de vendre ses livres, s’amusent dans son grand jupon, et s’impatientent. Avec son mari, Stéphanie a monté un site Internet spécialisé en matériel éducatif pour enfants. Directement importé d’Arabie saoudite.

La conversation s’engage. La jeune femme raconte son quotidien de mère au foyer et de vendeuse itinérante, à s’occuper de ses enfants toute la journée. Mais ils ne vont pas à l’école ? « Ah non, surtout pas ! Hors de question pour mes enfants d’aller à l’école publique. C’est dangereux pour eux. » Dangereux ? « Oui, oui, avec tout ce qu’ils leur apprennent, sur le Père Noël, les anniversaires, tout ça, c’est interdit par notre religion.», explique-t-elle, tout en bouchant les oreilles de son aînée qui joue encore à côté : « Je n’ai pas envie qu’elle sache ce que c’est. »

Stéphanie s’empare ensuite d’un livre aux couleurs chatoyantes, intitulé Le Coran expliqué aux enfants, et raconte, en tournant les pages : « Moi, je n’avais pas d’école musulmane à côté de chez moi, alors j’ai fait l’instruction en famille, l’IEF. La maîtresse de mes enfants, c’est moi. Je peux leur enseigner le socle commun de l’éducation nationale et la religion en même temps. » Et d’ajouter : « Pour les mères de l’IEF, ces salons sont très pratiques. On s’y retrouve entre nous et on s’échange plein de conseils. »

Mais depuis, elle hésite, vacille, souffre de ce qu’elle appelle « l’ignorance des convertis ». Le salon est aussi pour elle un espace de confession, car « on y est entre nous », mais elle poursuit, « nous, les convertis, ils exploitent notre ignorance, ils peuvent nous raconter n’importe quoi, on les croit. C’est comme dans ces salons, les sœurs qui nous font payer les stands nous demandent beaucoup d’argent, alors que c’est un peu une arnaque, il n’y a que les robes et la nourriture qui se vendent. Moi, mes créations, personne ne les achète jamais. Ces salons, ce n’est pas l’entraide de la femme musulmane comme on vous le vend, c’est juste un business qui exploite celles qui, comme moi, veulent être de bonnes pratiquantes. » Pauvre c…. !

C’est la France d’aujourd’hui. La France d’Emmanuel Macron et de quelques autres traitres. Ça nous rendrait presque suicidaires mais c’est ce qu’ils souhaitent. Alors, NON !

Mais, c’est comme pour le reste, NUL NE POURRA DIRE QU’IL NE SAVAIT PAS.

III. Et voici le résultat: la France est fracturée

Jamais depuis longtemps la fracture entre les deux France sera apparue aussi nettement sur la carte électorale. Non seulement entre la France des campagnes et la France des villes mais aussi entre celle de l’est et celle de l’ouest.

Dimanche, Marine Le Pen était en tête de plus de 4 points en début de soirée, alors que parvenaient les résultats des communes ayant dépouillé les votes à partir de 19 heures. Puis, au fur et à mesure que parvenaient les résultats de villes de plus grande importance, les écarts se sont resserrés, jusqu’au point de basculement. A partir de là, avec les votes des grandes villes, le candidat d’En marche ! a fait la différence pour terminer avec près de 2,5  points d’avance.

Le résultat le plus significatif est bien sûr celui de Paris, qui n’a jamais été aussi éloigné du reste de la France. Dans la capitale, Emmanuel Macron recueille 34,83  % des suffrages (11  points au-dessus de son score national) et Marine Le Pen ne parvient pas à franchir le seuil des 5  %, avec 4,99  % des suffrages (16,5  points en dessous de sa moyenne nationale). Paris, la capitale des bobos friqués, cosmopolites et mondialistes.

Les exemples sont nombreux qui témoignent de l’écart considérable entre le vote urbain et le vote rural ou périurbain en faveur de la candidate du FN. Ainsi, si elle réunit 16,26  % des suffrages dans le Rhône, son score descend à 8,86  % à Lyon. En Haute-Garonne, elle obtient 16,71  %, mais 9,37  % à Toulouse. A Bordeaux, elle recueille 7,39  % mais son score sur la Gironde monte à 18,26  %. Même chose entre son résultat à Rennes (6,70  %) et celui de l’Ille-et-Vilaine (14,12  %).

Le contraste est encore plus frappant dans des départements où elle arrive en tête, comme le Bas-Rhin, avec 24,89  % des suffrages mais seulement 12,17  % à Strasbourg, dans l’Hérault, avec 25,70  % des voix mais 13,32  % à Montpellier, ou dans le Nord, où la députée européenne recueille 28,22  % des suffrages mais doit se contenter de 13,83  % à Lille.

Ainsi se confirme une tendance qui ne cesse de s’accentuer. Depuis 1995, les 588  villes de plus de 15 000  habitants, qui représentent près de 37  % du corps électoral, votent moins FN que la France entière. Ce qui n’a pas toujours été le cas : davantage urbain en  1988, le vote FN est progressivement devenu plus rural et périurbain. Lors de la dernière élection présidentielle, en  2012, la présidente du FN avait obtenu 17,90  % des voix sur la France entière, 15,73  % dans les 573  villes dont la population était comprise entre 15 000  et 150 000  habitants, et 11,05  % dans les 15  plus grandes villes. Cet écart va encore s’accroître. Il est riche d’enseignements sur cette France qui se sent éloignée des centres de décision, qui vit douloureusement le déclin de ses activités, la raréfaction de l’emploi et la dégradation des services publics. La paupérisation d’un côté, organisée par l’UMPS qui y remédie par le  » Grand Remplacement  » et le  » toujours plus  » de l’autre au seul profit des plus aisés ou des mieux placés.

L’autre fracture, c’est la fracture géographique. Au premier tour de scrutin, Marine Le Pen arrive en tête dans 47  départements, Emmanuel Macron dans 42  départements, tandis que François Fillon et Jean-Luc Mélenchon arrivent tous deux en tête dans 6  départements, dont un d’outre-mer (Mayotte) pour le candidat de la droite et trois (Martinique, Guyane, Réunion) pour celui de La France insoumise.

En métropole, M.  Mélenchon arrive en tête en Seine-Saint-Denis (34,03  %), en Ariège (26,74  %) et en Dordogne (22,97  %). M.  Fillon, quant à lui, obtient son meilleur score dans les Hauts-de-Seine (29,14  %), où il est néanmoins devancé par M.  Macron, et arrive en tête dans son fief de la Sarthe (28,61 %), dans la Mayenne (27,06 %), en Haute-Savoie (25,41 %), dans l’Orne (24,74 %) et dans la Lozère (22,82  %).

Le reste se partage donc entre Marine Le Pen et Emmanuel  Macron. Tout le nord-est de la France, de la Seine-Maritime à l’Ain, est remporté par la candidate du FN, à l’exception de l’Ile-de-France et de la Côte-d’Or, remportés par le candidat d’En marche !. Elle est également en tête dans l’ensemble du pourtour méditerranéen depuis les Pyrénées-Orientales jusqu’aux Alpes-Maritimes en remontant jusqu’à l’Ardèche et la Drôme, y compris dans les deux départements de la Corse et avec une excroissance incluant le Tarn, Tarn-et-Garonne et Lot-et-Garonne. Elle obtient plus de 30  % des suffrages dans 13  départements et réalise son meilleur score dans l’Aisne avec 35,67  %.

Tout le flanc ouest de l’Hexagone ainsi que le Rhône, l’Isère, la Savoie et les Hautes-Alpes placent M.  Macron en tête. Celui-ci franchit la barre des 30  % dans 5  départements, obtenant son meilleur score à Paris avec 34,83  %.

Deux France se font face, qui n’ont jamais paru aussi éloignées l’une de l’autre. Les germes de la guerre civile sont déjà là : d’un côté les négriers et leur piétaille venue d’ailleurs ou rêvant d’ailleurs, de l’autre le pays réel enraciné.

Ils ne sont pas beaux les fruits de la République ?

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

C’est maintenant ou jamais

qu’il faut décider de participer au pèlerinage organisé à Tilly-sur-Seules (14250) les samedi 27 et dimanche 28 mai 2017, après la  marche du 17 mai à Pontmain  (53220)

Pour le retour du Roi        

Pour tout renseignement complémentaire prière de contacter : chouandecoeur@orange.fr ou téléphoner au : 06 07 50 26 58

Le 25 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (24 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

24 Avr

I. Encore un juge au Mur de la Honte

Le parcours judiciaire de Karim Cheurfi, le terroriste des Champs-Elysées, récidiviste ultraviolent, a en effet un goût amer.

Cette crapule meurtrière a commencé à être repéré pour radicalisation à partir de fin décembre 2016. A cette époque, il est signalé par une personne qui indique qu’il aurait la volonté de s’en prendre à des policiers, afin de venger les musulmans tués en Syrie.

Il est aussi dénoncé, à la même période, pour avoir tenté de se procurer des armes, et pour avoir voulu entrer en contact avec un individu qui serait un combattant de l’organisation Etat islamique (EI) dans la zone irako-syrienne.

En concertation « étroite » avec le parquet antiterroriste de Paris, selon le terme du procureur de Paris, François Molins, une enquête préliminaire est ouverte, le 13 janvier. Elle est confiée à la police judiciaire de Meaux (Seine-et-Marne).

Mais, « en l’absence d’éléments connus de radicalisation » préalables à ces signalements, selon le procureur, elle reste une enquête de droit commun pour « menace de crimes contre les personnes et association de malfaiteurs ».

Ces signalements et l’ouverture de l’enquête préliminaire entraînent toutefois l’inscription, courant janvier, de Karim Cheurfi au fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

Le FSPRT recense à la fois des individus considérés comme dangereux, dits dans le « haut du spectre », et d’autres, relevant de signaux plus faibles. Cheurfi est alors considéré comme faisant partie de cette seconde catégorie. Le FSPRT sert en principe aussi à désigner le service de police chargé du suivi de l’individu. Mais comme l’intéressé fait l’objet d’une enquête, il relève mécaniquement d’un suivi judiciaire. C’est donc l’institution judiciaire qui décide, et non un service de renseignement.

Dans le cadre de cette enquête préliminaire, le 23 février, Karim Cheurfi est interpellé. Mais sa garde à vue et la perquisition de son domicile ne donnent rien. L’interception de sa ligne téléphonique ainsi que l’exploitation de son matériel informatique restent vaines.

On découvre bien qu’il s’est fait livrer durant l’année écoulée, par l’intermédiaire d’achats sur Internet, des couteaux de chasse, des masques, des Serflex et une caméra GoPro. Mais aucune trace de documentation ou de consultation de sites « à caractère apologétique », selon M. Molins. Il est libéré.

C’est seulement le mois suivant que le basculement de Karim Cheurfi semble s’accélérer. Le 9 mars, l’enquête suivie par le parquet de Meaux bascule à la section antiterroriste du parquet de Paris. Une décision liée aux antécédents judiciaires de Karim Cheurfi et à sa volonté réitérée d’entrer en contact avec un combattant dans la zone irako-syrienne. Une enquête est ouverte pour « entreprise individuelle terroriste », chef d’accusation peu courant. La direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) est saisie.

La dangerosité de Karim Cheurfi n’est toutefois pas jugée prioritaire. Il n’est pas en contact avec la mouvance islamiste « radicale ». Les profils comme le sien sont désormais nombreux et les investigations menées ne permettent par ailleurs pas d’établir de lien formel avec un projet terroriste.

D’autant que Karim Cheurfi était sorti de prison le 14 octobre 2015 après quelque quatorze années passées derrière les barreaux, où il ne s’était jamais fait remarquer pour radicalisation. A ce moment-là, il venait de purger une dernière peine de deux ans de prison pour un vol avec effraction commis en octobre 2013 lors d’une brève période de liberté.

Il ne lui restait plus que deux ans avec sursis et mise à l’épreuve. Une condamnation faisant toutefois suite à trois autres : deux pour des violences en détention et surtout quinze ans de réclusion pour tentative de meurtre et d’assassinat sur des personnes dépositaires de l’autorité publique en avril 2001. Une haine antipolice déjà très caractérisée.

Lors de son passage à l’acte, Karim Cheurfi était toujours en sursis avec mise à l’épreuve. Cette mesure de probation incluait notamment une obligation de soin et elle devait prendre fin à l’automne. Il ne la respectait pas, sans qu’aucune mesure ne soit prise à son encontre.

A la suite de sa garde à vue du 23 février, le parquet de Meaux avait d’ailleurs saisi le juge d’application des peines après qu’a été signalé son séjour en Algérie durant un mois (du 15 janvier au 14 février) – « pour se marier », avait-il dit.

La convocation par le juge a lieu le 7 avril, soit à peine deux semaines avant la tuerie. Et lors de cet entretien, Karim Cheurfi va bénéficier d’une réelle clémence. Le juge d’application des peines décide de ne pas révoquer son sursis avec mise à l’épreuve, et préfère lui rappeler ses obligations.

Xavier Jugelé, le policier qui se trouvait au mauvais moment, au mauvais endroit, l’a payé de sa vie. Bravo M. le juge !

 

II. Sera-ce suffisant ?

Face au sentiment d’impuissance que génère la menace terroriste associée au laxisme de l’Etat (voir ci-dessus), de plus en plus de civils sont conquis par l’esprit paramilitaire. Cross-fit, close-combat et stages d’entraînement connaissent un succès grandissant.

Ainsi, eut lieu le mois dernier en Normandie une  » D-Day Race « , course à obstacles organisée en partenariat avec l’armée.

Embarqués dans des Zodiac, les participants furent conduits au large pour ensuite se jeter dans l’eau froide et partir à l’assaut de Juno Beach, une plage mythique où 359 soldats canadiens sont tombés, le 6 juin 1944. Mixant course à pied et parcours commando, la D-Day Race réunit quelque 4 000 néoguerriers survoltés et s’inscrit dans un climat de remilitarisation, où l’esprit de corps, les plongeons dans la boue et l’imprimé camouflage (décoré de la célèbre maxime de Winston Churchill : « We shall never surrender » – « nous ne nous rendrons jamais »- ) font leur grand retour. « Engagez-vous », était-il écrit sur le site Internet de l’événement.

Dans un monde où plus aucune aventure ne semble possible alors que les dangers venus d’ailleurs s’imposent chaque jour davantage, la guerre figure désormais ce rituel ordalique où l’instant présent pourrait être rendu à son intensité par la possibilité immédiate de perdre la vie. De la guerre sans guerre, un peu comme le café sans caféine. « On vient là pour voir ce qu’ont vécu ceux qui ont débarqué ici. C’est une façon de leur rendre hommage et aussi de s’évader », explique Lucas Hottin, un cariste de 25 ans qui arbore un pantalon de combat.

Les épreuves s’enchaînent alors, faisant vite apparaître l’esprit de corps. Après s’être donné la main pour traverser un tunnel enfumé, avoir tiré en binôme des sacs de sable, sauté du haut d’un bunker, escaladé des murs de béton, les apprentis-guerriers sont invités par deux soldats à faire cinq « burpees » (pompes + sauts).

Comme la D-Day Race, les courses au succès mondialisé de type Spartan Race (créée par des marines américains) ou The Mud Day instillent dans le corps social cet esprit commando, sorte de nouvelle communion entre l’armée et la nation sur fond de dépassement de soi. Sur la ligne d’arrivée, l’animateur invite d’ailleurs les participants à aller faire un tour au stand de la marine nationale, signe de la porosité croissante entre les univers civil et militaire.

« Ce qui attire les jeunes aujourd’hui, ce sont surtout les forces spéciales. Comme il y a de plus en plus de reportages là-dessus à la télé, les gens sont influencés par ce qu’ils voient », explique le conseiller en recrutement de la Marine nationale. Ce n’est donc pas un hasard si la réintroduction du service militaire s’est retrouvée dans le programme de campagne de plusieurs candidats. « On est une génération qui n’a pas connu la vie de chambrée, du coup ça crée une envie, ajoute Jean-Charles Pagnoud, 35 ans, fondateur de la D-Day Race. Mais il n’y a pas que ça : on a tous été percutés par le terrorisme. Les ­attentats nous ont soudain rendus vulnérables, “murderable”, pour reprendre l’expression d’un journaliste anglo-saxon. »

Selon une étude de l’institut britannique Demos datant de 2016, plus de 80 % des Français pensaient qu’un nouvel attentat était probable dans les six prochains mois. L’attaque du 20 avril sur les Champs-Elysées leur aura donné raison. Pas vraiment en guerre, mais pas vraiment en paix non plus, le corps social réagit à sa manière à cet état d’urgence par une forme de mobilisation accrue de ses capacités opérationnelles. Le film Les Combattants, de Thomas Cailley (2014), restitue parfaitement ce climat où domine l’idée que, face à une menace diffuse (crise environnementale, effondrement du système financier, attaque kamikaze), il convient désormais d’être prêt.

Depuis l’attaque du Bataclan, le 13 novembre 2015, les demandes de formation aux premiers secours ont ainsi augmenté de 40 % en Ile-de-France. La Croix-Rouge a décidé de réintroduire la technique du garrot, absente de ses enseignements depuis plus de dix ans. Même s’il était déjà en progression auparavant, le nombre de licenciés en krav-maga, ­méthode d’autodéfense de l’armée israélienne, a fait un bond spectaculaire, passant de plus de 12 000 licenciés en 2013 à environ 17 000 en 2017.

« La sueur épargne le sang », peut-on lire sur le site de la Fédération nationale de close-combat, qui met en avant, dans son argumentaire, l’attaque dans le Thalys en août 2015 pour justifier l’apprentissage du corps-à-corps. Le succès du « cross fit » (une gymnastique spartiate) et plus marginalement du « tac fit » (un entraînement à base de mouvements fonctionnels pour le champ de bataille) participent également de cet esprit général d’aguerrissement. « Les gens ont compris qu’ils devaient être capables de sortir de la sidération. Le monde évolue, il faut évoluer avec lui », résume Marius, un ancien instructeur des commandos marine.

Alors que les clubs de tir font le plein, les « boot camps » sont devenus le nouvel outil à la mode pour consolider l’esprit d’entreprise. Très en vogue dans les écoles de commerce, ces stages de renforcement inspirés de l’armée américaine ont même fait l’objet d’un récent partenariat entre le Medef et le ministère de la défense. En ­tenue de combat, de grands patrons ont été conviés à suivre un authentique stage commando pour parfaire leur « gestion du stress », leur « résilience face à l’épreuve », leur « esprit d’équipe » et leur « capacité à exprimer leur leadership dans un univers méconnu ».

Dans un contexte économique et social chaotique, l’armée figure désormais cette structure où l’on apprend à conserver ses capacités d’action intactes malgré le stress. C’est à ce savoir-faire que Fabien Gardanne, PDG de la société de traitement du bois ACEH, a voulu faire ­appel pour motiver ses commerciaux : « Dans le travail, on finit souvent par s’installer dans un confort dont on a du mal à sortir. Pour pousser mes gars à se dépasser, je les ai inscrits à un stage organisé par des anciens des forces spéciales. On a toujours l’image du militaire bourrin, or ils savent très précisément activer les ressorts qu’il faut pour amener les gens à trouver de nouvelles ressources. Pendant trois jours, on a couru, rampé, fait des pompes, on s’est battus à mains nues… A la fin du stage, quand ils ont reçu leurs médailles, beaucoup avaient les larmes aux yeux. Le mois qui a suivi, le chiffre d’affaires a ­augmenté de 20 %, et le soufflé n’est toujours pas retombé. »

L’armée a même fini par représenter le sanctuaire de valeurs humaines bafouées. Dans un monde structurellement individualiste, le commando serait ce groupe humain forgé dans les épreuves où la solidarité ne se dément jamais. Fondateur de Boot Camp Girls, un club de « cross training » parisien où les filles s’endurcissent et ­apprennent à se défendre, Matthieu Noudelberg voit dans ces valeurs militaires une réponse aux excès égotistes des individus : « Chez nous, les filles portent toutes la même chasuble noire. Du coup, elles ne se regardent pas, ne se comparent pas. On travaille en binôme, avec un esprit d’entraide. Si l’une manque de souffle, l’autre essaiera de l’épauler. C’est comme à l’armée. Si ton binôme se prend une balle, tu ne vas pas le laisser mourir sur le champ de bataille. » Quant au bivouac, il matérialise désormais un idéal d’existence frugale, ascétique, presque un repos de l’esprit en ces temps d’hyperchoix. « Vos repas sont même servis sous forme de rations ! », peut-on lire sur le site qui fait la promotion d’un week-end boot camp.

Intéressant changement de paradigme, non ? Mais sera-t-il suffisant face à ce qui nous attend avec Macron ?

 

III. Ils sont venus, ils sont (presque) tous là…

Ou l’entre-soi de l’oligarchie

Du Fouquet’s à La Rotonde il n’y a qu’un pas ! Hier dimanche 23 avril, tard dans la soirée, le candidat d’En marche ! a tenu à célébrer sa qualification avec ses amis et ses proches dans cet établissement historique du 6e arrondissement de Paris.

Autour du champagne, de nombreuses personnalités avaient rejoint l’ancien ministre de l’Economie, tels Jacques Attali, François Berléand, Stéphane Bern, Daniel Cohn-Bendit, l’écrivain Erik Orsenna ou encore l’actrice Line Renaud, etc. Manquaient ceux qui étaient absents de Paris mais qui seront bientôt auprès de lui pour les conseils en tout genre et surtout pour recueillir quelques retours sur investissement ou autres prébendes !

Plusieurs observateurs ont comparé cette soirée avec celle de Nicolas Sarkozy au Fouquet’s, le 6 mai 2007, au soir de sa victoire à l’élection présidentielle. A l’époque, le choix de l’établissement par l’ancien chef d’Etat avait créé une vive polémique, certains dénonçant déjà à l’époque les prémices d’un quinquennat « bling-bling« .

 » Cette fête à la rotonde est assez indigne dans une situation politique où l’extrême droite est qualifiée pour le second tour « , a twitté David Cormand, secrétaire national d’EELV. Ça commence mal…

« Quand Marine Le Pen est à Hénin-Beaumont, Emmanuel Macron est à La Rotonde, brasserie des élites parisiennes, quel contraste », a complété François Meunier, président du groupe FN à Antony (Hauts-de-Seine).

« J’ai vu une espèce de Fouquet’s de substitution hier, l’original était sans doute fermé », a déclaré quant à lui avec humour Florian Phillipot, vice-président du FN, sur France 2, lundi matin.

D’ailleurs, dès lundi matin, les démonstrations d’allégeance au chouchou des médias et de la finance internationale se sont multipliées. De Nathalie Kosciusko-Morizet à…François Fillon en passant par Christian Estrosi et Xavier Bertrand . Mais aussi de Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne à Martin Schulz, ancien président du Parlement européen et candidat à la chancellerie allemande, en passant par Pierre Moscovici et Michel Barnier sans oublier…le recteur de la Grande mosquée de Paris !

Si, avec cela et si c’était nécessaire, les Français ne comprennent pas où vont les mener Emmanuel Macron et ses amis, c’est à désespérer de l’avenir de notre pays.

 

Le 24 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

Où va la France ?

23 Avr

Les Français ont parlé. Le premier tour de l’élection présidentielle a eu lieu aujourd’hui dimanche 23 avril et le verdict est tombé.

Nos compatriotes n’ont absolument pas mesuré l’enjeu et ils se sont laissés abuser par un mirage, Emmanuel Macron. Ils n’ont pas compris que mettre en tête de leurs suffrage le candidat d’ En Marche! n’est qu’une illusion qui leur coûtera cher, très cher. Hélas, lorsqu’ils en prendront la mesure, il sera trop tard et le déclin de notre pays sera devenu irréversible.

Il ne leur reste plus qu’une seule option: se raviser en nous lisant et éliminer Emmanuel Macron au second tour de cette élection, le 7 mai prochain. C’est encore possible.

Dans le cas contraire, où va la France ? Dans le mur.

Le 23 avril 2017 à 20 heures.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Immigration. Sans doute ne le saviez-vous pas…

23 Avr

Le nombre de migrants illégaux qui perdent la vie par noyade (car ni leurs passeurs ni les négriers qui organisent et bénéficient de la traite ne se donnent la peine de leur apprendre à nager ! -1-), au cours de leur traversée de la Méditerranée ou de la mer Egée, ne cesse de croître au fur et à mesure qu’augmente le nombre des tentatives de passage vers l’Europe. Ce sont bien sûr les  » risque du métier  » ou plutôt ceux qui sont inéluctablement liés à la pratique des migrations. Ils ne les ignorent pas et seul le lobby immigrationniste s’en émeut…avec, il est vrai, des larmes de crocodile.

Mais vous ne savez peut-être pas, car les pouvoirs publics se gardent bien de le révéler, que le nombre de migrants non moins illégaux qui envahissent le Pas-de-Calais et qui au cours de cette nouvelle  » Grande Invasion barbare  » perdent aussi la vie ou sont gravement blessés en étant fauchés par des automobiles et surtout des poids lourds sur les routes et autoroutes du département est en constante augmentation (2). À la fois du fait de l’augmentation croissante de leur nombre (dissimulé par les autorités) sur les routes et de leur obstination à vouloir s’introduire dans les camions qui circulent pour parvenir au Royaume-Uni. Mais aussi pour une autre raison,  peu avouable mais facilement compréhensible : cette situation rend insupportable le travail des transporteurs et leur interdit de ralentir en cas de présence de migrants sur les chaussées. Et moins encore de s’arrêter en cas de choc car :

1/ toute déclaration d’un accident corporel avec ces migrants occasionne d’innombrables difficultés judiciaires, administratives et même professionnelles,

2/ tout arrêt sur la voie publique entraine immanquablement des risques d’agression et, à tout coup, une prise d’assaut de leur véhicule par des hordes de migrants, à l’affut dans les fourrés.

ALORS, ILS PASSENT ! De gré ou de force. Et tant pis, pensent-ils, pour les vies de ceux qui se mettent ainsi volontairement en danger.

Mais, comme pour les conséquences de la traité négrière, qui sont les véritables coupables et qui a du sang sur les mains ?

Poser la question ne serait-il pas y répondre ?

Et n’oubliez pas que nous votons aujourd’hui pour élire le prochain président de la République…

 

(1) Lire « Aux nageurs sans frontières » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/09/19/aux-nageurs-sans-frontiere/

(2) Sources: hôpitaux de la région des Hauts-de-France et témoignages de chauffeurs de poids lourds

 

Le 23 avril 2017.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (22/23 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

22 Avr

Exceptionnellement, du fait des circonstances électorales, notre Bulletin climatique se limitera à un conseil et un seul : ne vous trompez pas en choisissant votre bulletin avant de le mettre dans l’urne.

Souvenez-vous que l’élection présidentielle de 2017 est la dernière qui permette de remettre la France debout. En 2022, il sera trop tard :

* les responsables politiques du système auxquels vous aurez laissé les mains libres auront accepté au moins deux millions de nouveaux immigrés qui seront autant de  » Drames pour la France  » et non pas de  » Chances  » (à raison de plus de 200 000 migrants légaux  auxquels s’ajoutent environ 200 000 migrants illégaux chaque année…pendant un quinquennat),

* l’acculturation résultant du métissage ethno-culturel imposé à nos enfants dans leurs écoles aura fini de détruire les quelques racines qu’il leur reste encore,

* la situation économique de notre pays, asservi par l’Union européenne et enchaîné par sa monnaie unique, l’euro, sera encore plus catastrophique qu’aujourd’hui,

* sa dette aura largement dépassé notre produit intérieur brut (PIB) et sera devenue insupportable pour les générations à venir (plus de 2 000 milliards d’euros et 96% du PIB à ce jour). Elle ne laissera à nos enfants qu’une alternative : la ruine par son remboursement ou la honte par la banqueroute.

Et encore ne parlerons-nous pas de tous les autres motifs d’inquiétude parmi lesquels le délabrement de la défense nationale et l’absence de protection de notre pays face à ses ennemis extérieurs autant qu’intérieurs ne seront pas les moindres.

NUL NE POURRA DIRE QU’IL NE SAVAIT PAS.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Alors, sur Liberté politique :

http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Notation-definitive-des-candidats 

 

Le 22 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

Bernard Cazeneuve est devenu une honte pour la France.

21 Avr

Bernard Cazeneuve et les ministres de l’intérieur et de la justice le 21 avril 2017

À la suite de l’attentat perpétré à Paris, sur les Champs Elysées, hier jeudi 20 avril dans la soirée, et qui a entrainé la mort par arme à feu d’un policier et de graves blessures chez deux autres de ses collègues le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a tenu ce matin des propos scandaleux à l’encontre de la candidate du Front national, Marine Le Pen, et de celui des Républicains, François Fillon.

« Alors que l’heure est à la dignité et à la responsabilités, certains candidats à l’élection présidentielle ont fait ce matin le choix de l’outrance et de la division« , a fustigé en préambule le chef du gouvernement, à peine quelques heures après les allocutions des candidats LR et FN.

Poursuivant ainsi :

 » Mesdames et messieurs, ces propos plus que tout autre révèlent son véritable objectif : la candidate du Front national cherche, comme après chaque drame, à profiter et à instrumentaliser pour diviser, elle cherche à exploiter sans vergogne la peur et l’émotion à des fins exclusivement politiciennes. Rien, aucun élément d’enquête, aucun renseignement ne permet de faire quelque lien que ce soit entre l’immigration, l’asile et ce qui s’est passé hier soir à Paris. Pour l’ensemble de nos concitoyens, pour notre pays entier, cette attaque est un drame. Madame Le Pen cherche à en faire une opportunité, une occasion médiocrement électorale au mépris de la vérité. « 

Voilà pour Marine Le Pen.

Bernard Cazeneuve s’attaqua ensuite à François Fillon. Selon le Premier ministre, le programme présidentiel du candidat LR est décrédibilisé par son action en tant que chef du gouvernement entre 2007 et 2012. Il détaille :

 » Quant à François Fillon, il appelle à la révision des accords de Schengen. Cette révision a été engagée au cours de ce quinquennat, alors que constamment évoquée entre 2007 et 2012, elle n’avait fait l’objet d’aucune initiative, ni avait abouti à aucun résultat. C’est sous l’impulsion de ce gouvernement que la France a obtenu la modification de l’article 7-2 du Code frontière Schengen qui a permis d’instaurer un contrôle aux frontières extérieures de l’Union européenne pour les ressortissants de l’Union. C’est grâce à cette réforme également que l’agence Frontex s’est vue dotée de moyens nouveaux et qu’elle agit désormais pour l’efficacité de ce contrôle. « 

(En ce qui concerne la tragédie de Schengen et le fiasco de Frontex, lire 

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/10/07/bulletin-climatique-quotidien-7-octobre-2016-de-la-republique-francaise/ et aussi 

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/05/17/bulletin-climatique-quotidien-17-mai-2016-de-la-republique-francaise/).

Et voilà donc pour François Fillon. Bernard Cazeneuve, qui soutient le candidat socialiste Benoît Hamon, conclut par un appel « solennel » aux électeurs avant le premier tour, ciblant particulièrement le Front national :

 » Je m’adresse aujourd’hui aux Français avec gravité et le seul souci de la vérité en n’étant guidé que par le souci de la nécessaire unité du pays face à une menace qui implique qu’on soit collectivement à la hauteur. Nous sommes à deux jours d’une échéance démocratique fondamentale pour notre pays. Et je veux appeler ce jour solennellement une fois de plus à la responsabilité.

J’appelle au refus des postures, de la facilité, de l’exclusion et de la haine. J’appelle à porter haut les valeurs de la République, à l’aimer, à la protéger, à s’en montrer collectivement digne. J’appelle à respecter à chaque instant une exigence de vérité. Notre avenir ne peut pas être à l’image de celui que nous propose les attiseurs de haine du Front national.

Notre meilleure réponse, c’est de faire bloc, de rester unis, d’être toujours soudés par delà les opinions, les convictions et les choix politiques que nous pouvons faire en conscience.  » A-t-il osé conclure.

Est-il légitime d’être «  toujours soudés par delà les opinions  » face à tant d’échecs en cinq ans et quand la France a eu à déplorer 239 victimes par le seul fait du terrorisme islamique ? S’il n’y avait pas eu l’appel du 18 juin 1940 et la volonté du général De Gaulle de mettre un terme à la honte installée par les modèles historiques de Bernard Cazeneuve, la France serait définitivement sortie de l’histoire au cours de la dernière guerre mondiale.

Le 21 avril 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.