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Le pape François a de la suite dans les idées.

17 Déc

Souvenez-vous qu’il avait refusé en 2015 le choix de François Hollande de nommer Laurent Stéfanini ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, considérant qu’il s’agissait d’une provocation eu égard au militantisme homosexuel de son candidat (Lire « Mais quand le lobby gay est à la manoeuvre… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/04/10/bulletin-climatique-quotidien-10-avril-2015de-la-republique-francaise/). L’insistance de François Hollande et du gouvernement français, qui en faisaient une question de principe après la tempête du pseudo-mariage pour tous, n’avaient évidemment pas arrangé les choses…

C’est sans doute la raison pour laquelle le Saint-Père, en bon berger, vient de répondre à la bergère républicaine que Mgr Michel Aupetit, actuel évêque de Nanterre (Hauts-de-Seine), ferait un excellent archevêque de Paris et sans doute futur cardinal !

Cet ancien médecin généraliste à Colombes (Hauts-de-Seine) avant d’opter pour le séminaire à l’âge de 39 ans, vient en effet d’être nommé à ce poste par le pape François en remplacement du cardinal André Vingt-Trois, et prendra ses nouvelles fonctions le 6 janvier 2018. Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de la capitale depuis 2005 a remis au pape sa démission après avoir été atteint par la limite d’âge (75 ans). A la tête de ce diocèse le plus important de France, Mgr Aupetit sera membre de droit du conseil permanent de la Conférence des évêques de France et l’un des interlocuteurs de l’Etat dans le cadre de ses relations avec l’Eglise catholique.

Pour Mgr Aupetit, qui était évêque de Nanterre depuis 2014, c’est un retour sur un terrain connu. Il est certes né, le 23  mars 1951, à Versailles, d’un père cheminot et d’une mère qui était la seule pratiquante de cette famille  » un peu éloignée de l’Eglise « . Mais c’est à Paris qu’il a commencé son chemin dans le sacerdoce, au séminaire d’abord, puis en étant ordonné prêtre en  1995 par Jean-Marie Lustiger, et nommé évêque auxiliaire par Benoît  XVI, juste avant sa renonciation, en  2013. Il était alors l’un des principaux collaborateurs de Mgr Vingt-Trois, au titre de vicaire général.

Cette entrée dans les ordres, a-t-il confié à la chaîne catholique KTO, est intervenue au terme d’un  » combat «  personnel. Après des études de médecine à Necker et à Bichat à Paris, Michel Aupetit était  » très heureux comme médecin «  et pensait à fonder une famille lorsqu’il a ressenti  » l’appel de Dieu « .  » C’est un combat qui a duré un certain temps « , a-t-il confié, avant de, finalement, entrer au séminaire. Il exercera par la suite dans plusieurs paroisses parisiennes et auprès de lycéens et de collégiens.

Ce passé professionnel, selon plusieurs de ses collaborateurs dans les Hauts-de-Seine, imprègne fortement sa pratique pastorale.  » Il est très façonné par son expérience de médecin. Il y fait souvent référence. C’est intéressant car il a une expérience de la pâte humaine « , témoigne ainsi Nathalie Becquart, une religieuse membre de son conseil épiscopal – très paritaire, relève-t-elle – et directrice du service national pour l’évangélisation des jeunes et pour les vocations à la Conférence des évêques de France.  » Il est soucieux de poser un diagnostic avant de se lancer dans l’action, ajoute Yves Doubliez, un diacre qui travaille à ses côtés.Il n’est pas arrivé dans le diocèse avec une vision a priori de ce qu’il fallait faire. Il a commencé par une étude approfondie sur les dynamiques territoriales du département. «  » Il ne se précipite pas pour faire les choses, il accepte de prendre du temps, ajoute le père Franck Javary, du diocèse de Nanterre. Il est très calme et progressif. Ce n’est pas un idéologue. C’est un pragmatique et un méthodique. «  

Mgr Michel Aupetit

Son passé de médecin a donné à Mgr Aupetit une sensibilité particulière pour les questions de bioéthique. Il a pris comme devise épiscopale  » Je suis venu pour qu’ils aient la vie en abondance « , une phrase tirée de l’Evangile de Jean. En  2012-2013, il s’était mobilisé contre le mariage des couples homosexuels.  » Il ne convient pas qu’au nom d’un individualisme exacerbé, on crée une loi pour chaque catégorie de personnes, avait-il dit. Sinon, pourquoi pas la polygamie ? L’inceste ? L’adoption d’un enfant par un frère et une sœur ?  » C’est bien là la réponse du berger à la bergère…

Mgr Aupetit pourrait bien se sentir à nouveau mobilisé en  2018 en cas de projets d’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes. Interrogé en juin par l’hebdomadaire Famille chrétienne sur ce que devrait être l’attitude de l’Eglise, dans ce cas, il avait répondu :  » Nous allons nous exprimer ! Il est important que l’on puisse dire en quoi cela nous paraît profondément injuste vis-à-vis de l’enfant. Le mariage pour tous a jeté des centaines de milliers de personnes dans la rue en  2013 et a divisé profondément la France. Si le nouveau gouvernement, qui se propose justement de l’unifier, au-delà de la gauche et de la droite, faisait passer un tel message en avalisant la PMA, cela créera nécessairement un nouveau clivage. « 

À bon entendeur, salut !

Le 17 décembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Le cadeau ruineux d’Emmanuel Macron et de ses sbires à la populace algérienne.

16 Déc

Ce que nous avons prévu ne manque jamais de se produire et en voici un bel exemple. Il y a longtemps déjà que nous dénonçons l’importation dans notre pays de trop nombreux médecins à diplômes étrangers, souvent d’origine africaine mais, plus encore, en provenance d’Algérie (Lire « Comment cette catastrophe sanitaire a-t-elle été possible ? » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/10/17/comment-cette-catastrophe-sanitaire-a-t-elle-ete-possible-2eme-partie/). Non seulement cette démarche nuit à la qualité des soins prodigués à nos compatriotes mais elle prive, en outre, les habitants des pays « exportateurs » des médecins qui pourraient pourtant leur être utiles. Au point d’engendrer un système démentiel : l’abaissement de la qualité de la médecine française, la spoliation médicale des populations étrangères concernées par ce trafic et, enfin, logiquement, la venue chez nous de celles-ci…pour faire prendre en charge leur santé !

Sachez que cette tragédie sanitaire ne va pas cesser, du moins en ce qui concerne l’Algérie, puisque sur injonction gouvernementale, l’Assemblée nationale s’apprête à voter « un projet de loi autorisant l’approbation » d’un nouveau protocole de soins entre la France et l’Algérie.*

 

Un projet de loi a été examiné en commission à l’Assemblée nationale à la fin du mois de novembre et devrait l’être lundi 18 décembre en séance publique, selon le cabinet de Michel Fanget, député (MoDem), membre de la commission des affaires étrangères. Ce député est l’auteur d’un projet de rapport présenté en commission. avec comme objectif de modifier dans un sens plus favorable encore la convention de sécurité sociale qui lie déjà la France et l’Algérie depuis 1980.

Cette convention, qu’il serait urgent d’abroger, prévoie déjà que des salariés et fonctionnaires résidant en Algérie puissent être pris en charge en France, mais pas leurs ayants droit.

Mais, de ce fait, la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) algérienne a noué d’autres conventions directes avec des établissements de soins français pour étendre les prises en charge aux ayants droits. Ce cas de figure concernerait ainsi, selon les chiffres cités par M. Fanget, « cinq cents à sept cents » patients algériens par an, alors que la convention de 1980 ne concernerait « plus que quarante à soixante » patients par an.

Si l’on sait que de plus en plus de patients algériens échappent au recouvrement des frais médicaux, on comprend le danger d’une telle situation. Certains établissements ont même cessé d’admettre des patients dans ce cadre. L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) évaluait, au 15 novembre 2014, à 31,6 millions d’euros les créances dues par des patients venus d’Algérie (sur un total de 118 millions d’euros tous pays confondus), dont un tiers était dû par le CNAS. Ces créances atteignaient 39 millions d’euros pour la France entière en mars, selon le rapport de M. Fanget.

Le député Michel Franget prétend que son projet de loi vise, en réalité, à fixer un meilleur cadre à l’accueil de ces malades algériens pour éviter les contentieux et donc des soins non payés. Pour cela, le protocole défini dans le projet de loi propose d’instaurer un système unique de prise en charge de ces malades, avec une autorisation préalable et de meilleures garanties de prise en charge des frais. Mais qui pourrait croire que ce qui n’a pas fonctionné jusqu’ici fonctionnera, comme par miracle demain ? C’est mal connaître l’Algérie que de le penser.

Alors, pour tenter de nous convaincre, voici l’argument imparable du député Franget : ce système a vocation à toucher un public plus large que par le passé, non pas pour augmenter le nombre de patients concernés mais parce que c’est dans ce cadre que les contentieux financiers sont les moins nombreux ! On croit rêver. Et, d’ailleurs voici la suite de l’argumentaire de M. Franget : le rapport parlementaire relève qu’une large part des créances non payées aujourd’hui sont le fait de patients venant se faire soigner à titre personnel. Leur donner un meilleur cadre formel (entendez en augmenter le nombre en l’encadrant) permettrait donc de limiter les impayés…Il nous prend vraiment pour des benêts.

Les malades algériens continueront donc, mais en plus grand nombre, à venir se faire soigner en France au prétexte qu’ils espèrent y recevoir des soins de meilleure qualité que dans leur pays. Notons que ce n’est pas faux puisque leurs médecins les mieux qualifiés exercent chez nous où leurs revenus sont bien meilleurs ! Quant à la prise en charge de leurs soins par la CNAS algérienne, elle ne sera évidemment pas plus efficace ni même réelle demain qu’hier.

Nous jugerons donc sur pièce en examinant de très près le projet de loi qui sera présenté à l’Assemblée nationale dans les jours qui viennent et nous serons particulièrement attentifs aux modalités qui prétendent limiter les cas litigieux entraînant des coûts insupportables pour les établissements de soins français.

Mais nous entendons déjà le choeur des louanges algériennes en faveur d’Emmanuel Macron et de ses sbires…

Le 16 décembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Ne manquez pas de vous reporter également à la version officielle de l’affaire, portée par le relais médiatique habituel des grandes causes humanitaire, le quotidien Le Monde (http://abonnes.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/12/14/intox-sur-des-patients-algeriens-soignes-aux-frais-de-la-secu_5229830_4355770.html?xtmc=projet_de_loi_de_securite_sociale_entre_la_france_et_l_algerie&xtcr=1).

Nous avions raison de nous méfier de l’approvisionnement des rebelles syriens en armes de guerre.

15 Déc

Souvenez-vous. C’était en 2014 et 2015, après le revirement de Barack Obama sur des frappes en Syrie. François Hollande, alors président de la République, décida de prendre la tête d’une croisade contre le gouvernement syrien en fournissant un appui important aux rebelles de ce pays. Des armes lourdes furent donc livrées aux rebelles, sans consultation préalable du Parlement ni même des responsables militaires. On savait pourtant à cette époque que certains de ces groupes armés étaient inféodés aux terroristes islamiques déjà installés en Irak et en Syrie.

Nous avions alors sonné l’alarme et mis en garde contre le risque élevé que ces armes soient récupérées par des groupes terroristes et finissent par servir dans des attaques contre nos propres soldats. Vous trouverez les éléments de cette critiques en relisant ces trois articles :

1/ « Le crime » : (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/08/22/le-crime/)

2/ « Où vont les armes livrées par la France ? » : (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/03/09/bulletin-climatique-quotidien-9-mars-2015de-la-republique-francaise/)

3/ « L’échec de la coalition en Syrie est cinglant » : (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/05/23/bulletin-climatique-du-week-end-2324-mai-2015de-la-republique-francaise/)

Et, bien sûr, ce qui devait arriver arriva. Le rapport sur les armes de l’organisation Etat islamique (EI), publié jeudi 14  décembre par l’ONG Conflict Armament Research (CAR), en témoigne. C’est l’étude la plus complète produite à ce jour sur ce sujet aussi explosif que complexe, après trois ans d’enquête de terrain entre Kobané, en Syrie, et Bagdad, en Irak, 40 000 pièces récupérées sur les lignes de front et soigneusement analysées, des dizaines de contrats d’achat et d’exportation passés au crible.

Il fait la lumière sur les filières d’approvisionnement souvent tortueuses mises en place par l’EI, via la Turquie en particulier, pour constituer et entretenir son arsenal. Il démontre qu’au-delà des saisies réalisées dans les stocks des armées syrienne et irakienne, l’EI est parvenu à récupérer des armes fournies aux groupes rebelles syriens par leurs parrains étrangers, notamment les Etats-Unis et l’Arabie saoudite mais sans doute aussi la France. Il révèle aussi que ces livraisons ont été effectuées quasi systématiquement en violation des accords conclus avec les pays où ces armes ont été produites – principalement des Etats d’Europe de l’Est – qui incluaient une clause de non-réexportation.

 » L’introduction de matériel militaire dans le conflit syrien par des parties étrangères (…) a permis indirectement à l’EI d’obtenir des quantités substantielles de munitions anti-blindage « , affirme le rapport.  » Ce matériel inclut des armes anti-tank dotées de systèmes de guidage et diverses variétés de roquettes munies de charges tandem, destinées à détruire des blindages modernes réactifs. Ces équipements continuent de poser une menace significative pour l’ensemble des troupes mobilisées contre les forces de l’Etat islamique « , poursuivent les auteurs.

Les enquêteurs de CAR ont pu travailler sur le terrain grâce à leurs contacts au sein des YPG (Unités de protection du peuple), les paramilitaires kurdes syriens, ainsi qu’au sein des forces du Kurdistan irakien et de l’armée irakienne, qui constituent le gros des troupes ayant combattu les djihadistes au sol. La presque totalité (90  %) du matériel de guerre saisi par ces forces sur la ligne de front ou dans les entrepôts de l’EI et que le personnel de CAR a pu expertiser a été fabriquée dans les pays de l’ex-pacte de Varsovie (Russie et Etats d’Europe de l’Est) et en Chine.

Cette prévalence s’explique d’abord par le fait que l’arsenal de l’organisation a été constitué en grande partie de matériel pillé dans les bases des armées syrienne et irakienne, largement approvisionnées par ces deux pays. Fin 2014, selon des documents de l’EI saisis, celui-ci disposait de 170 chars russes (T55 et T72) : 60 provenant de l’ex-armée irakienne et 110 de l’ex-armée syrienne.

Lors de sa prise de Mossoul, en juin  2014, l’organisation a mis la main sur un véritable trésor de guerre, de quoi équiper de pied en cap 30 000 hommes. Autre exemple : lorsque l’armée syrienne a évacué Palmyre en décembre  2016, les soldats du califat ont récupéré derrière elle 26 chars, 13 pièces d’artillerie et 5 systèmes sol-air de défense aérienne. Six mois plus tôt, à la suite d’une offensive ratée des forces loyalistes en direction de Tabqa, ils s’étaient emparés d’une dizaine de chars.

Parallèlement à cette manne préexistante, l’EI a su détourner à son profit une partie du flot d’armes introduit en Syrie par les soutiens de la rébellion syrienne. Grâce aux numéros de série relevés sur les pièces auxquelles ils ont eu accès, les experts de CAR sont parvenus à retracer une partie du circuit suivi par ces armes : de leur fabrication, dans une usine de Bulgarie ou de Roumanie par exemple, à leur exportation vers les Etats-Unis ou l’Arabie saoudite, puis leur livraison à des formations rebelles syriennes, et leur réapparition, pour des raisons inexpliquées, du côté de l’EI.

Dans un cas précis – un lanceur de roquettes anti-tank de type 9M111MB-1 ATGW – le rapport affirme que seulement deux mois se sont écoulés entre son achat en Bulgarie par les Etats-Unis, en décembre  2015, et sa saisie dans un stock de l’EI, à Ramadi en Irak, en février  2016. Le rapport signale, photos à l’appui, qu’une batterie anti-char portative du même genre, portant un numéro de lot similaire et un numéro de série proche, a été utilisée en décembre  2016 par une unité rebelle syrienne, Jaysh Al-Nasr. Une même remarque est faite concernant une autre formation anti-Assad, The New Syrian Army.

Spécialiste du conflit syrien, Charles Lister, chercheur au Middle East Institute, réfute l’idée que ces deux groupes aient pu délibérément transférer ces armes à leur ennemi. Il plaide pour la thèse d’une simple capture sur le champ de bataille.  » C’est le lot de toutes les guerres « , selon lui, qu’une portion de l’assistance fournie par un acteur extérieur soit saisie par un belligérant auquel elle n’était pas destinée.

 » Le rapport n’affirme pas qu’il y a collusion entre les rebelles et l’EI tout en n’excluant pas non plus cette hypothèse, dit l’un des auteurs du rapport. Il démontre simplement que des armes livrées par des parties extérieures à la région ont fini par tomber dans les mains de leurs ennemis, comme c’est très souvent le cas «  dans les situations de guerre civile, avec de multiples intervenants. Le rapport n’élucide pas les circonstances qui ont conduit à ce que les djihadistes prennent possession de ce matériel.  » Nous espérons pouvoir enquêter dans le futur « , confie M. Spleeters.

Nous aurons donc encore d’autres mauvaises surprises. Mais d’ores et déjà la responsabilité de certains, chez nous, est engagée.*

Le 15 décembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Comme vient de l’être celle du cimentier Lafarge-Holcim qui versait directement des royalties à l’EI pour continuer à « cimenter » la Syrie.

Les juifs d’Europe ont encore beaucoup de souci à se faire.

14 Déc

Ils se croyaient protégés depuis la fin de la dernière guerre mondiale et la lutte acharnée instaurée contre l’antisémitisme. Mais c’était sans compter avec le « Grand Remplacement« , essentiellement arabo-musulman qui a pris le relais des heures les plus sombres de notre histoire. Et, désormais, les juifs d’Europe sont en danger car devenus la cible prioritaire (même si elle n’est pas la seule) des fous d’Allah.

Au premier rang, il y a la France bien sûr, ainsi que nous l’observions il y a déjà longtemps (Lire « L’antisémitisme new look » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/21/bulletin-climatique-quotidien-21-mars-2017-de-la-republique-francaise/). Mais il y a maintenant d’autres pays et, en particulier, l’Allemagne et la Suède.

À vingt-quatre heures d’intervalle, les chefs des gouvernements allemand et suédois ont condamné les actes de violences antisémites perpétrés dans les deux pays après la décision du président américain, Donald Trump, annoncée mercredi 6  décembre, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.  » Nous nous opposons à toute forme de xénophobie et d’antisémitisme. Aucune différence d’opinion, y compris sur le statut de Jérusalem, ne peut justifier de telles actions. (…)L’Etat doit utiliser tous les moyens à sa disposition pour lutter contre ça « , a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel, lundi 11  décembre, oubliant pourtant qu’elle est l’une des principales responsables de l’islamisation de l’Europe.  » Il n’y a aucune place pour l’antisémitisme dans notre société « , avait affirmé, la veille, le premier ministre suédois, Stefan Löfven, encourageant  » toutes les forces démocratiques à travailler ensemble pour une société ouverte et tolérante où chacun se sent en sécurité « .

Les premiers incidents ont éclaté vendredi en début de soirée. A Berlin, trois drapeaux israéliens ont été brûlés au pied de la porte de Brandebourg, devant l’ambassade des Etats-Unis, lors d’une manifestation réunissant environ 1 200  personnes. Dix personnes ont été arrêtées. Au même moment, environ 200  personnes brandissant des drapeaux palestiniens étaient rassemblées sur une place de Malmö, la troisième ville de Suède.  » Nous lançons l’intifada de Malmö « , ont déclaré plusieurs manifestants, certains menaçant d’ » égorger les juifs au couteau « , selon la bonne vieille tradition de l’Aïd-el-Kebir !(Lire « Malmö, la Molenbeek suédoise » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/04/13/bulletin-climatique-quotidien-13-avril-2016-de-la-republique-francaise/).

En Suède, les incidents les plus graves se sont produits, samedi soir, à Göteborg, la deuxième ville du pays. Une vingtaine de jeunes s’étaient réunis dans la salle communautaire de la synagogue, pour célébrer l’approche de la fête juive de Hanoukka, qui commence le 12  décembre, quand, vers 22  heures, une dizaine d’hommes masqués ont lancé des cocktails Molotov contre les locaux. L’attaque n’a fait aucun blessé. Identifiés grâce aux caméras de surveillance, trois hommes ont été arrêtés quelques heures plus tard. Selon le magazine antiraciste Expo, il s’agirait de deux Syriens et d’un Palestinien, âgés de 18, 20 et 21 ans, tous trois arrivés en Suède cette année. Ils ont été placés en garde à vue pour  » tentative d’incendie criminel « .

Alors que la solution c’est cela !

A Berlin, une autre manifestation a eu lieu, dimanche soir, dans le quartier de Neukölln. Environ 2 500 personnes étaient présentes, selon l’estimation de l’agence de presse DPA, agitant pour les unes des drapeaux turcs, pour d’autres des drapeaux palestiniens. Onze personnes ont été interpellées dont un homme ayant mis le feu à un drapeau israélien. Selon plusieurs médias, il s’agirait d’un Syrien âgé de 18 ans. Un des « réfugiés » chers à Angela Merkel. 

Ni en Suède ni en Allemagne, ces violences n’ont véritablement surpris.  » Parmi les quelque 30 000 membres de la communauté arabe vivant à Neukölln, le conflit du Moyen-Orient est présent en permanence. Il est importé directement dans les appartements par Internet ou la télévision. C’est un sujet même dans les cours d’école « , explique Franziska Giffey, la maire sociale-démocrate de ce quartier populaire du sud-est de Berlin.

 » Beaucoup de musulmans semblent faire l’amalgame entre Israël et les juifs suédois. On nous déclare responsable de ce qui se passe au Moyen-Orient et dès que le conflit entre Israël et la Palestine s’enflamme, il se propage jusqu’ici, sans doute parce que beaucoup de ceux qui sont arrivés en Suède ces dernières années ont des racines au Moyen-Orient et se sentent concernés « , raconte Freddy Gellberg, le président de la communauté juive de Malmö. Dans les deux pays, la situation, en effet, n’est pas nouvelle, même si Freddy Gellberg a observé  » une accalmie  ces dernières années « , après une période difficile, au moment de l’opération  » Plomb durci  » lancée par l’armée israélienne contre la bande de Gaza, en décembre  2008.

A l’époque, de violentes manifestations avaient eu lieu à Malmö, une des villes les plus multiculturelles du pays, ainsi que des insultes et menaces fréquentes contre les juifs, pas toujours prises au sérieux par les autorités. Au printemps 2009, le maire social-démocrate de l’époque, Ilmar Reepalu, avait ainsi créé la polémique en comparant l’antisémitisme au sionisme et en appelant la communauté juive de la ville à  » se distancer «  de la politique d’Israël… (Lire « La liste est déjà longue » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/01/13/bulletin-climatique-quotidien-13-janvier-2016de-la-republique-francaise/)

A Berlin, des manifestations analogues à celles des derniers jours avaient eu lieu en juillet  2014 pour protester contre l’opération  » Bordure protectrice  » lancée par Israël sur Gaza. A cette occasion, des slogans antisémites avaient été scandés ( » Hamas ! Hamas ! Les juifs au gaz ! « ). A l’époque, plusieurs représentants de la communauté juive s’étaient indignés du fait que les autorités n’interdisent pas de tels rassemblements.

Le 9  novembre, la ministre suédoise de la culture, Alice Bah-Kuhnke, a chargé le Conseil national pour la prévention de la délinquance de mener une enquête de fond sur l’antisémitisme en Suède, alors que les dernières statistiques, datant de 2015, montrent une augmentation des plaintes pour crime racial, avec un record de 6 980 plaintes enregistrées – dont 4  % pour des faits d’antisémitisme.

En Allemagne, le nombre annuel d’infractions à caractère antisémite a légèrement augmenté ces dernières années. Selon les chiffres communiqués en septembre par le gouvernement, 681 délits ont été enregistrés par la police au premier semestre, soit une hausse de 6  % par rapport au premier semestre de 2016.

Ils ont effectivement bien du souci à se faire avant que les gouvernements européens se saisissent du problème. Pourquoi ?

Parce que la seule solution est celle-ci :

Le 14 décembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Mes amis,

13 Déc

Nombreux, très nombreux sont ceux qui m’ont demandé de revenir sur ma décision de mettre un terme à l’activité du blogue du CER. Je les remercie de leur témoignage d’affection mais aussi de leur confiance dans une action qui m’apparaît, hélas, depuis un certain temps peu efficace même si on peut persister à la croire utile.

Je continue de partager la réflexion d’Edgar Quinet : « … le véritable exil n’est pas d’être arraché de son pays ; c’est d’y vivre et de n’y plus rien trouver de ce qui le faisait aimer. » Mais j’accepte de continuer à chercher ce qui pourrait, encore aujourd’hui, le faire aimer. 

Vous trouverez donc de nouveau des publications qui tenteront d’éclairer l’actualité de notre pays mais je vous prie d’accepter que le rythme en soit un peu ralenti de manière à m’accorder davantage de périodes de repos et de méditation…

Le 13 décembre 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

Petite plongée dans le marigot des copains et des coquins.

13 Déc

Chef de file des ex-Les Républicains devenus députés « Constructifs » pour soutenir la candidature puis l’action d’Emmanuel Macron et hurleur parmi les loups qui n’avaient pas de mots assez durs pour dénoncer les prétendues malversations de François Fillon, Thierry Solère est rattrapé par ses propres magouilles.

Thierry Solère à l’Assemblée nationale ou « L’arroseur arrosé« 

Visé par une enquête pour fraude fiscale, blanchiment et trafic d’influence (excusez du peu) l’honnête homme et ardent soutien d’Emmanuel Macron, est néanmoins informé durant l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle d’une possible nomination au ministère de l’intérieur en cas de victoire de son champion face à Marine Le Pen.  « Ravi, flatté, mais inquiet, le député des Hauts-de-Seine aimerait savoir où en sont ses déboires. Il s’en ouvre à Jean-Jacques Urvoas (alors ministre de la Justice sur le départ dans le dernier gouvernement de François Hollande) », rapporte aujourd’hui Le Canard enchaîné, dont les informations ont été confirmées par le parquet.

Jean-Jacques Urvoas (Parti socialiste) a transmis au député des Hauts-de-Seine Thierry Solère, alors membre du parti Les Républicains (Les Républicains), une note confidentielle sur une enquête policière le concernant.

Le garde des sceaux sollicite alors de ses services une synthèse détaillant les investigations en cours. Il la transmet à M. Solère par la messagerie cryptée Telegram. Mais ce dernier conserve une copie du document « dans son propre téléphone ». Et, le 26 juin lors d’une perquisition, les enquêteurs tombent dessus au domicile de l’élu.

« Au mépris du secret inhérent à sa fonction, le garde des sceaux a donc envoyé à un justiciable une note confidentielle émanant de la Direction des affaires criminelles et des grâces détaillant les investigations en cours à son sujet », résume l’hebdomadaire satirique.

Une procédure pour violation du secret professionnel pourrait désormais bientôt être ouverte devant la Cour de justice de la République…

Tous pourris ! Mais aucun ne se dispense pour autant de donner des leçons de morale « républicaine » à la Terre entière.

Le 13 décembre 2017.

« La France moisie aux obsèques de Johnny. »

13 Déc

C’était le titre d’un article de Thierry Normand, publié samedi sur le site Boulevard Voltaire (http://www.bvoltaire.fr/france-moisie-aux-obseques-de-johnny/). En voici la copie :

 » Marine Le Pen n’a pas eu l’autorisation d’assister aux obsèques de l’icône du rock and roll. Surprenant ! Elle y avait toute sa place. Et son père sans aucun doute plus encore.

Formidable ! Inoubliable ! Exceptionnel ! Historique ! Une journée à la démesure du chanteur. Du jamais vu que l’on ne reverra jamais. Il y a eu Victor Hugo. Il y aura désormais Johnny Hallyday. Les médias ont rivalisé en superlatifs pour rendre compte de la mobilisation populaire lors des obsèques de l’idole des jeunes. Un million de personnes. Des Champs-Élysées à la rue Royale. Les caméras filment. Les images défilent. Et le constat s’impose. Brutal. Incroyable. Invraisemblable. Effrayant. La France de Johnny, celle qui suscite soudainement l’admiration des journalistes et de la classe politique, est celle qu’ils abhorrent habituellement. Ce 9 décembre 2017, Paris a rendez-vous avec la France des années 1960 et 1970. La France d’avant. La France moisie. La France du passé. La France repliée sur elle-même. Frileuse. Égoïste. La France des beaufs et des Dupont Lajoie. Celle de la Renault 12 et de la R 8 Gordini. Celle du paquet de Gauloises bleu et du vin qui rend heureux. La France qui s’est figée. La France qui doit disparaître. Le spectacle est saisissant. Pas de voiles. Pas de racailles. Pas de diversité. Pas de bandes qui cassent et qui pillent.

Il n’y a que la France de l’entre-soi. Celle du vivre ensemble est restée à la porte. Quoi, ma gueule, qu’est-ce qu’elle a, ma gueule ? Les micros se tendent. Et les témoignages se succèdent. René. Marc. Laurence. Jean-Paul. Lucienne. Éric. Chacun raconte son anecdote. Souvent tendre. Parfois naïve. Toujours rafraîchissante. Mais le constat reste le même. Aux abonnés absents les prénoms venus d’ailleurs… La richesse du 9-3 n’est pas là. La jeunesse issue des quartiers, qui doit revivifier un pays à bout de souffle, ne vibre pas aux charmes de « Gabrielle ». Renaud Camus et son Grand Remplacement ont l’air malins. Rien n’est peut-être perdu.

La France d’en haut, rassemblée à l’église de la Madeleine, va probablement rattraper cette erreur de l’Histoire qui avance et de la roue qui tourne. Eh bien, non ! C’est la même France. Toujours aussi homogène. Acteurs. Chanteurs. Amis. Hommes politiques. Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. On se croirait à une émission de Maritie et Gilbert Carpentier. Comme si quarante années d’immigration n’avaient servi à rien. On comprend pourquoi Marine Le Pen a été déclarée persona non grata par la famille du défunt. Debout parmi les Français massés sur les trottoirs ou assise dans l’église au milieu des stars, elle aurait suscité une impression étrange. Et même franchement désagréable. Celle qu’un Le Pen avait été élu. Et que le grand ménage avait été réalisé.« 
Thierry Normand, journaliste.
Le 13 décembre 2017.