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Attentat islamiste de Londres. Pauvres imbéciles !

24 Mai

Au lendemain de l’attaque terroriste qui a tué 22 personnes à l’issue d’un concert de la chanteuse américaine pour ados, Ariana Grande, certains pointent déjà du doigt une absence de précautions  autour de la salle et un possible échec du renseignement britannique. Nous serons plus sévères encore en relevant la faute civilisationnelle de gouvernements britanniques successifs qui ont accueilli, pendant trop longtemps et au nom du mondialisme mercantile, d’innombrables ressortissants de pays islamiques.

Britannia

La police de Manchester a en effet identifié l’auteur de l’attentat suicide. Il s’agit d’un certain  Salman Abedi, 22 ans. Cet assassin, nourri au lait bienfaisant de la généreuse  » Britannia « , serait né à Manchester de parents Libyens, qui auraient fui le régime de Kadhafi, selon le Daily Telegraph (n’hésitez pas à lire l’article, vous y apprendrez beaucoup de choses). Rappelons-leur qu’à l’époque ne  » fuyaient le régime de Kadhafi  » que les islamistes radicaux ou les riches Libyens ayant trempé dans de louches affaires (le père de Salman était d’ailleurs officier de sécurité auprès du pouvoir).

Pire encore, il est avéré que le Salman en question avait récemment séjourné en Libye, auprès de milieux islamistes radicaux et que sa famille était retourné temporairement au pays, après la chute du dictateur. Pour quelle raison ? Et que faisait en liberté ce  » fiché S  » à la sauce britannique ?

Mais, concernant ce terrible attentat, l’hypothèse du loup solitaire semble peu plausible aux spécialistes de l’antiterrorisme. «Plusieurs éléments indiquent que l’attentat a été préparé minutieusement avec la participation probable de plusieurs individus. La position du kamikaze au moment de la détonation dans le foyer de la salle, pour faire le plus de victimes possible dans un lieu fermé tout en réussissant à déjouer les contrôles, suggère un certain degré de coordination. L’attaquant a aussi attendu la fin du concert pour viser la foule en train de quitter les lieux», relève Kit Nicholl, analyste de sécurité à IHS Markit.

C’est en tout cas une bombe dite «artisanale» qui a tué 22 personnes et en a blessé 59. Elle contenait, selon des témoins, des écrous et des boulons, ce qui serait confirmé par les blessures de certaines victimes. Soit un dispositif destiné à maximiser les dommages.

Les explosifs «maison» font partie de l’arsenal potentiel des terroristes au Royaume-Uni, tout comme les armes blanches ou le véhicule bélier, moyens utilisés lors de l’attaque de Westminster, en mars, en raison de la difficulté à se procurer des armes à feu dans le pays. Mais cette fois, la sophistication du projet, la reconnaissance nécessaire des lieux, la collecte des composants de la bombe, très surveillée, semblent pointer un échec du renseignement.

Par ailleurs, comment un terroriste a-t-il pu accéder avec son matériel funeste si près d’une foule dans un lieu public à très forte concentration ? Des failles apparaissent aussi dans la sécurisation du concert d’Ariana Grande. Alexandra Rayson, une spectatrice de 19 ans, dit n’avoir fait l’objet d’aucune fouille. «Il suffisait de montrer son ticket. J’avais un sac, on ne l’a pas vérifié. Ça m’a semblé bizarre», raconte-t-elle.

Un autre spectateur, Mark Harrison, 44 ans, a dû montrer son sac, mais n’est passé par aucun détecteur de métaux et n’a été ni fouillé ni palpé. Les agents de sécurité étaient surtout à la recherche de bouteilles d’eau. Selon d’autres habitués du lieu, bien qu’étant la plus grande salle couverte d’Europe, avec une capacité de 21.000 places, les contrôles sont souvent aléatoires à l’entrée de la Manchester Arena.

Après l’explosion, dans la panique générale, les gens sont sortis de la salle avec précipitation mais d’autres y entraient tout aussi facilement – des parents venus chercher leurs enfants. Aucun cordon sanitaire ne protégeait le lieu, comme cela se pratique en France. La première ministre Theresa May a assuré que la police allait «étudier la sécurité» sur les sites de spectacle.

Il est bien temps ! Comme il serait temps aussi de renvoyer chez eux tous ces islamistes.

Le 24 mai 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

La Grèce, L’Europe et Emmanuel. Et si c’était un coup monté ?

23 Mai

Il y a quelques jours seulement nous évoquions ici même l’imposture des créanciers de la Grèce et les illusions du gouvernement de ce pays (Lire « Pour Emmanuel Macron, il faut encore plus d’Europe » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/05/20/pour-emmanuel-macron-il-faut-encore-plus-deurope/) quant à l’aide financière qu’il attend de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI).

Or, lundi 22 mai, les ministres des finances de l’Eurozone, réunis à Bruxelles, sont sortis de réunion au milieu de la nuit sans parvenir à l’accord attendu sur le versement d’une nouvelle tranche d’aide à Athènes, alors que le gouvernement Tsipras espérait au moins 7 milliards d’euros de prêts.

Ces sommes importantes, la Grèce en a pourtant absolument besoin pour parvenir à faire face, début juillet, à ses échéances de remboursement d’emprunts antérieurs….auprès de la Banque centrale européenne (BCE), l’un de ses trois principaux créanciers – avec le Fonds monétaire international (FMI) et le Mécanisme européen de stabilité (MES). Souvenez-vous du dessin humoristique qui égayait notre communiqué du 20 mai :

Surtout, Athènes n’a rien obtenu de concret, lundi, concernant des mesures d’allégement de l’énorme dette publique du pays (180 % de son produit intérieur brut, PIB). Alexis Tsipras, le premier ministre de la gauche radicale, promet de réduire le fardeau de la dette depuis qu’il a été élu, en janvier 2015, sans avoir réussi à obtenir jusqu’à présent de concessions significatives de la part de ses créanciers.

Les Grecs ont pourtant largement fait leur part du chemin. Ces derniers mois, pour espérer toucher d’autres prêts dans le cadre du troisième plan d’aide (86 milliards au total, décidé à l’été 2015), ils ont accepté pas moins de 140 mesures de rigueur (réformes, réduction des dépenses, augmentation des prélèvements).

« Ces réformes ne sont pas mineures, elles sont amples et profondes », a précisé, lundi, le commissaire européen à l’économie, Pierre Moscovici, évoquant, entre autres, « les administrations publiques, des privatisations, des mesures budgétaires additionnelles »

Espérant un accord à l’Eurogroupe, le Parlement grec a d’ailleurs adopté, jeudi 18 mai, une loi « omnibus » portant sur 45 des actions préconisées par les créanciers, dont une nouvelle réforme des retraites, la 14e depuis le début de la récession en 2010… Mais cela n’a pas été suffisant pour convaincre, à Bruxelles, lundi.

La vérité est que, depuis plus d’un an, les Grecs sont les otages d’un affrontement qui les dépasse largement. Il oppose principalement le FMI au très influent ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, dit le Dogue allemand. Ce dernier réclame que le Fonds, qui n’a toujours pas pris sa décision, participe enfin financièrement au troisième plan d’aide à la Grèce, pour tenir une promesse qu’il a faite devant les élus du Bundestag, à l’été 2015 !

Mais le FMI, pour des raisons à la fois politiques et de fonctionnement interne, hésite toujours et réclame, en échange de son ralliement, un allégement substantiel de la dette grecque. allégement dont les Allemands, mais aussi les Finlandais ou les Néerlandais contestent la nécessité.

Ce blocage serait responsable de la révision à la baisse, par Athènes, de sa prévision de croissance du PIB pour 2017 (passant sans surprise de 2,7 % à 1,8 %). Les incertitudes liées à l’aide grecque ont pour effet de décourager les investisseurs dans le pays. Cette situation est d’autant plus aberrante que les Grecs n’ont pas besoin de l’argent du FMI. Ils n’ont, pour l’instant, « tiré » qu’un peu plus de 30 milliards d’euros sur les 86 milliards rendus disponibles dans le cadre du troisième plan d’aide. Sans compter que, délivrés à court terme, ces prêts sont plus coûteux à rembourser pour la Grèce que ceux octroyés par la BCE et le MES…

Lundi soir, conscientes de l’urgence de la solution, les parties sont pourtant passées tout près d’un accord, l’Allemagne acceptant par exemple de n’exiger un surplus primaire grec (surplus budgétaire hors paiement des dettes) de 3,5 % du PIB que jusqu’en 2022 (au lieu de 2027). Mais le FMI aurait proposé de n’octroyer un prêt à la Grèce qu’à la fin du troisième plan d’aide (mi-2018). Redoutant un demi-accord, sans toutes les mesures de dette souhaitées, les Grecs auraient préféré repousser cette offre.

Ils comptent désormais sur le dernier Eurogroupe prévu avant leurs échéances de remboursement de juillet, le 15 juin, pour parvenir enfin à s’entendre. A moins qu’ils ne parient sur un accord au sommet entre le président français, Emmanuel Macron, et la chancelière allemande, Angela Merkel, qui se croiseront au G7 de Taormine, les 26 et 27 mai ? Quelques heures avant l’Eurogroupe, Emmanuel Macron avait en effet fait savoir qu’il s’était entretenu par téléphone avec Alexis Tsipras pour lui affirmer sa volonté de « trouver un accord prochainement pour alléger dans la durée le poids de la dette ».

Et si tous ces prétendus atermoiements n’étaient en réalité qu’un tour de passe-passe pour donner de l’épaisseur à Emmanuel Macron face aux créanciers de la Grèce et lui permettre d’apparaître en démiurge aux yeux des peuples fascinés ?…Nous serons bien vite fixés.

Le 23 mai 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

Macron et l’enseignement : ne vous attendez pas à des miracles.

22 Mai

On nous a dit et répété que le programme éducatif du nouveau président de la République est une des  » priorités du quinquennat « . Discours connu car obligatoire depuis 1968 (rendez-vous compte, bientôt cinquante ans soit deux générations !).

Alors, qu’en est-il réellement ?

D’abord sa mesure phare : la réduction à 12 de l’effectif des élèves des classes de CP et CE1, dans les réseaux d’éducation prioritaire (REP) et REP +. Mais aussitôt apparaît une question :  pourquoi 12 élèves ? Pour diviser deux classes de CP de 24 élèves (soit 48 élèves), deux nouveaux professeurs ainsi que deux nouvelles salles de classe seront nécessaires. Le coût de scolarisation par élève sera doublé ! Si ce seuil était fixé à 16, il ne faudrait plus qu’une seule classe supplémentaire (48/16 est égal à 3). L’efficacité d’un tel dispositif en serait-elle diminuée ? Non, bien sûr alors que le coût en professeurs et en espaces supplémentaires serait bien moindre. Mais quelques mauvais esprits ajouteront peut-être :  » pourquoi 12 ? Pourquoi pas tout simplement des cours particuliers de mise à niveau ?  » !

Voici une réponse. Grâce aux moyens économisés en CP et CE1 avec des classes de 16 élèves, il serait alors possible d’appliquer aussi cette mesure aux classes de 6e REP +, pour favoriser la transition souvent difficile entre l’élémentaire et le collège… En sachant cependant qu’aucune de ces mesures ne suffira pour supprimer les difficultés scolaires des élèves les plus faibles. Rappelons en effet que la plupart des élèves de ces réseaux d’éducation prioritaire sont en réalité issus de l’immigration-invasion que l’on continue de qualifier de  » Chance pour la France  » mais dont on devrait avoir appris depuis longtemps qu’elle est inassimilable au sein de notre tissu social, n’aboutissant inexorablement qu’à une acculturation négative des jeunes Français de souche.

Que penser ensuite de la proposition d’Emmanuel Macron d’augmenter la prime annuelle accordée aux enseignants du premier et du second degré qui exercent en REP (de 2 300 à 5 300 euros net), histoire de les motiver davantage ? Cela devrait permettre, nous dit-on, de stabiliser les équipes enseignantes, actuellement marquées par un « turn-over » (mot pseudo-scientifique pour dire que ces malheureux enseignants se lassent rapidement de prêcher dans le désert et de subir les violences que l’on sait) considérable qui altère les possibilités d’action pédagogique efficace.

Cette mesure pose toutefois un problème classique d’effet de seuil : les élèves scolarisés dans les REP ayant un niveau parfois proche de ceux classées REP +, les enseignants en poste en REP dans des équipes également instables ne devraient-ils pas aussi bénéficier d’une prime ? Ou bien, en contrepartie des difficultés rencontrées dans les établissements REP, bénéficier d’un avantage tel qu’un avancement de carrière plus rapide ? Bref, c’est sans fin alors que la vraie question est de savoir ce que font dans nos classes tous ces encombrants venus d’ailleurs…

Reste la question de l’autonomie accordée aux établissements, dans le programme d’Emmanuel Macron et qui est à la fois la plus intéressante (car la plus innovatrice) mais aussi la plus polémique au sein même de l’Education nationale. De façon parfois schizophrénique, une partie des syndicats d’enseignants et des professeurs s’opposent aux directives ministérielles jugées trop contraignantes, souhaiteraient plus de liberté dans l’organisation pédagogique de leur établissement, par exemple pour la mise en œuvre des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI). Mais, paradoxalement, ils craignent aussi un accroissement de l’autonomie dont ils redoutent un effet inégalitaire bien qu’elle puisse être une façon adéquate de faire face à la diversité des situations locales. Si souvent décriée dans le système éducatif français, cette autonomie est centrale par exemple dans l’école finlandaise, avec le succès que l’on connaît.

Dans le programme Macron, elle est définie de façon très large. Par exemple, chaque établissement pourrait rétablir des classes bilangues dès la 6e, des langues anciennes ou un  » parcours  » européen. Mais cette autonomie élargie supprimerait l’un des points essentiels de la toute récente réforme du collège, qui avait pour but, au contraire, de limiter la diversité de l’offre pédagogique des établissements. Il s’agit là d’un élément d’importance qui était aussi présent dans les programmes éducatifs de Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, tous opposés à cette réforme de Najat Belkacem.

Il y a pourtant un risque : permettre aux établissements de choisir leurs options linguistiques leur donnerait la possibilité de privilégier la scolarité de minorités d’élèves comme , par exemple avec l’enseignement de l’arabe dans certains quartiers.  En ce sens, l’autonomie élargie proposée est tout à fait contraire au modèle finlandais tant vanté, qui repose sur le principe d’établissements qui, en tant que service public, ne sont pas en concurrence les uns avec les autres.

En revanche, plus l’offre est différenciée, plus la concurrence entre les établissements augmente et plus les stratégies de choix des établissements par les parents sont favorisées avec, d’un côté, des établissements au recrutement social plus aisé scolarisant massivement les meilleurs élèves ; de l’autre, des établissements davantage prolétarisés scolarisant des élèves en grande difficulté scolaire. Les données statistiques sont à ce titre éclairantes. Mais n’est-ce pas la meilleure façon d’inverser le risque d’acculturation dont nous parlions plus haut ?

Alors qu’en disent les syndicats de l’Education dite nationale et les utopistes de l’assimilation ? Ils prétendent que l’autonomie des établissements élargie au choix des options va  » accentuer la ghettoïsation déjà considérable de l’école française, augmenter ses fractures, favoriser les sentiments d’exclusion et les ressentiments. » Ajoutant, sans l’avoir démontré, que presque 20 % des établissements privés pratiquent une sélection ethnique : à dossiers scolaires comparables, ceux-ci préfèrent les Pierre et Marie aux Mohamed et Aïcha et créent, impunément, outre des sentiments d’injustice, une inégalité de traitement incompatible avec leur mission de service public. Mais c’est aussi un argument cherchant à nuire à l’enseignement privé comme au bon vieux temps de la  » guerre scolaire « …Car, après tout, est-il anormal que les parents cherchent à tout prix à exfiltrer leurs enfants de la Tour de Babel ?

Alors, les syndicats ont une contre-proposition à l’autonomie élargie du projet Macron. Une autre politique d’égalité des chances scolaires consisterait à ce que les options linguistiques soient davantage implantées dans les collèges socialement mixtes ou délaissés par les catégories sociales aisées, y compris les REP +, afin que ces options favorisent la mixité plutôt que les stratégies ségrégatives des parents. Le but poursuivi par une telle politique de mixité est, comme précédemment, d’améliorer les conditions d’enseignement dans les collèges REP + mais, surtout, d’en réduire le nombre, façon la plus économique et la plus efficace de  » donner plus à ceux qui ont moins « .

Pour tous ces bons apôtres de l’immigrationnisme, comme la mixité urbaine, la mixité sociale des établissements ne peut pas être une option et la tentation du statu quo en matière de ségrégation scolaire serait fatale. Nous promettant même qu’en cas d’échec aujourd’hui une majorité d’électeurs risque de préférer, en 2022, le discours de la haine et de la revanche faute d’une école suffisamment accueillante et porteuse d’avenir pour chaque citoyen.

S’ils n’avaient pas tout fait pour  » faire barrage  » à l’arrêt de toute immigration et au renvoi chez eux de tous ceux qui n’ont rien à faire chez nous, les perspectives seraient sans doute meilleures…Et nous aurions perdu moins de temps.

D’ici là les conflits avec le nouveau gouvernement et, en particulier, son ministre de l’Education dite nationale, Jean-Michel Blanquer, ne vont pas manquer.

Le 22 mai 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Et revoilà les vieux démons de la Quatrième République !*

21 Mai

Tout au long de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron et son équipe ont clamé que La République en marche serait en mesure de présenter, pour les élections législatives, des candidats dans chacune des 577 circonscriptions du pays.

Cette posture à priori inflexible s’est finalement heurtée à la réalité des nécessaires petits arrangements électoraux pouvant permettre quelques unes de ces combinaisons d’appareil qui font les majorités de rencontre : 51 circonscriptions ont été laissées libres, dont une trentaine afin d’accomplir un « geste politique » en direction d’élus qui pourraient être coopératifs à l’Assemblée nationale.

Le nouveau chef de l’Etat envisage en effet à présent de gouverner grâce à la formation d’une coalition, regroupant un bataillon de députés La République en marche, et des groupes d’appui venant de la gauche et de la droite. Une sorte de majorité plastique au-dessus de laquelle règnera le despote en son palais. Tout se met d’ailleurs en place pour ce faire.

Ainsi, plusieurs membres du gouvernement socialiste sortant n’auront aucun candidat de La République en marche à affronter, dans le sillage du traitement de faveur accordé à l’ancien Premier ministre Manuel Valls (Essonne). C’est le cas de Marisol Touraine (Indre-et-Loire), Stéphane Le Foll (Sarthe), Myriam El Khomri (Paris), George Pau-Langevin (Paris) ou encore Ericka Bareigts (La Réunion).  » Elle est pas belle la vie ? « 

«  Le modèle allemand, cette culture du compromis démocrate socialiste, cette culture de coalition, c’est dans cela que je m’inscris « , a même glissé à l’AFP Mme El Khomri, dont l’affiche de campagne portera un magnifique slogan opportuniste  » avec Emmanuel Macron construisons une majorité de progrès  » associé….au logo du PS !

En tout, avec les radicaux de gauche Sylvia Pinel (Tarn-et-Garonne) et Joël Giraud (Hautes-Alpes), et l’écologiste Eric Alauzet (Doubs), M. Macron a tendu la main à une douzaine de candidats de gauche. Même attitude envers une petite vingtaine de candidats Les Républicains et UDI qui serviront de supplétifs à l’Assemblée pour voter les lois.

 » Macron envoie un soutien aux députés qui ont montré qu’ils seraient dans une opposition constructive, ne feraient pas d’obstruction systématique à l’Assemblée et auraient la capacité de voter certains projets « , commente un élu LR qui ne veut  » pas empêcher la réussite du quinquennat Macron « . C’est tout dire et nous rappelle une fois encore ce que nous chantions pendant la campagne présidentielle :

 « Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus ! « 

Parmi les circonscriptions où la droite a donc le champ libre, on retrouve logiquement celle de Bruno Le Maire (Eure), le nouveau ministre de l’Economie, désinvesti par LR après sa nomination au gouvernement. Mais plusieurs de ses proches sont également protégés dans l’Eure-et-Loir, le Bas-Rhin ou le Morbihan.

Candidats, Thierry Solère (Hauts-de-Seine) et Franck Riester (Seine-et-Marne) auront les coudées franches. Et si le Premier ministre Edouard Philippe (Seine-Maritime) mais aussi Xavier Bertrand (Aisne), Christian Estrosi (Alpes-Maritimes), Hervé Mariton (Drôme), Hervé Gaymard (Savoie), Benoist Apparu (Marne) ou Arnaud Robinet (Marne) ne se présentent pas directement, leurs successeurs dans leurs circonscriptions n’auront pas d’adversaire La République en marche. Un simple retour d’ascenseur qui peut toujours servir !

A l’UDI, Yves Jégo (Seine-et-Marne) et Philippe Folliot (Tarn) ont aussi été ménagés. Ce dernier s’est même inscrit en préfecture sous l’étiquette La République en marche…sans en avoir eu l’investiture, a-t-il indiqué à l’AFP.

Enfin, un autre appoint précieux pourrait venir des Outre-mer, où 17 circonscriptions n’ont pas été pourvues. Le parti de M. Macron espère nouer des accords avec des formations locales mieux implantées pour glaner quelques voix supplémentaires à l’Assemblée. Il n’y a pas de petits profits.

Prochaine étape ? Le chalutage des électeurs issus de l’immigration et la boucle sera bouclée.

Le 21 mai 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Qui démontrent que nous ne déversons pas  » une haine incompréhensible contre Emmanuel Macron  » ni que notre  » matériau critique est (seulement) arraché aux intentions supposées du démon-président – tous les verbes sont conjugués au futur – et que si peu concerne le vécu, le palmarès, ni le score des 2/3 « , ainsi que le prétend un billet de l’un de nos amis royalistes. Les faits sont têtus et il faudra bien se rendre à l’évidence. Mais alors ce sera trop tard et nous aurons changé de civilisation.

Pour Emmanuel Macron il faut encore  » plus d’Europe « …

20 Mai

L’union européenne ne fonctionne pas ?  » C’est parce qu’il n’y a pas assez d’Union européenne et qu’il en faut donc davantage !  » a-t-il même prétendu en allant se prosterner devant son  mentor, la chancelière d’Allemagne, dès le lendemain de son élection à la présidence de la République. On se croyait revenu aux années les plus sombres du communisme soviétique…

Pourtant, les Grecs, eux, n’en peuvent plus du poids de l’Europe dans leur vie quotidienne et le disent de plus en plus fort.

 » Chaque année, de nouvelles baisses des pensions de retraites et de nouveaux impôts nous tombent dessus. Nous ne savons pas combien de temps nous allons encore pouvoir vivre sur nos maigres économies « , constate, amer, Costas Theodorakopoulos, retraité athénien de 70 ans.

Le gouvernement Grec, pieds et points liés, et ses créanciers (Banque centrale européenne, Mécanisme européen de stabilité et Fonds monétaire international) ont conclu le 7  avril à Malte un accord prévoyant de réduire encore les dépenses du pays de l’équivalent de 2  % du produit intérieur brut (PIB) entre 2019 et 2020. Il s’agit donc de réaliser plus de 3,6  milliards d’euros d’économies. Pour protester contre ce nouveau train d’austérité, les syndicats du privé et du public ont appelé à une grève générale de vingt-quatre  heures mercredi 17  mai. Car pour tenir cet objectif d’économies, le Parlement grec devait voter jeudi une énième réforme des retraites : la quatorzième depuis 2010.

 » Pour nos dirigeants, il est plus facile de couper dans nos pensions que de trouver de l’argent en luttant contre la corruption et l’évasion fiscale ! Mais, les retraités ne doivent pas être les sacrifiés de cette crise économique, il faut que le gouvernement fasse des économies ailleurs ! « , déclare M. Theodorakopoulos, qui tenait jusqu’à ses 68 ans une pépinière à Egaleo, dans la banlieue est d’Athènes. Après quarante-quatre années de cotisations, il devrait percevoir une retraite de 900  euros par mois, mais il est toujours dans l’attente de la liquidation de son dossier pour commencer à toucher pleinement sa pension.  » Seule une avance de 500  euros par mois m’est allouée pour le moment « , explique-t-il, excédé par les retards pris par l’administration grecque.

Selon les chiffres officiels fournis par le ministère des finances grec, dans sa base de données Helios, la pension moyenne en Grèce s’élève à 833  euros. Un montant qui a chuté de près de 40  % depuis 2010. Sa femme, Eleni, fonctionnaire à la retraite depuis sept ans, a vu sa pension fondre de 1 200  euros par mois à 850  euros.  » Nous faisons des économies sur l’essence, le chauffage, les sorties, les vacances… Mais nous devons tout de même aider notre fille de 30 ans, au chômage depuis plus d’un an et sans allocation ! « , raconte M. Theodorakopoulos.

En Grèce, où 24  % de la population active et près d’un jeune de moins de 30 ans sur deux sont sans emploi, la moitié des ménages compte sur la retraite de leurs parents ou grands-parents pour vivre, selon Savvas Robolis, professeur à l’université d’Athènes Panteion, spécialisé sur les questions de sécurité sociale.

Konstantinos Lionas, 72 ans, aide son fils, qui, après la faillite de son entreprise, doit éponger des dettes importantes.  » En sept ans, ma retraite de commerçant est passée de 1 660  euros à 1 080  euros. Et je ne suis pas le plus mal loti. Comme je suis propriétaire, au moins je ne crains pas de me faire expulser de mon logement. Mais je trouve aberrant de devoir subir encore une nouvelle baisse de mes revenus dans les années à venir comme le prévoit le dernier accord signé par le gouvernement avec les créanciers… J’ai travaillé toute ma vie depuis mes 12 ans, cotisé pour profiter de mes vieux jours, j’ai l’impression d’avoir été floué ! « , s’exclame cet Athénien en colère.

D’après l’association Réseau principal des retraités, les nouvelles mesures, qui ont été votées par le Parlement jeudi, prévoient la diminution en moyenne de 18  % du montant des pensions pour un million de retraités. En mai  2016, le gouvernement du premier ministre, Alexis Tsipras, avait déjà passé une réforme des retraites contestée. Cette loi prévoit de repousser l’âge du départ à la retraite de 62 à 67 ans d’ici à 2022 ; les cotisations sociales pour les professions libérales, les indépendants et les autœntrepreneurs ont été augmentées considérablement et l’allocation de solidarité EKAS pour les retraites inférieures à 700  euros doit être progressivement supprimée d’ici à 2019.

A 95 ans, Christos Papazoglou, pâtissier à la retraite, comptait bien sur la centaine d’euros de cette aide.  » Actuellement, je ne touche que 665  euros par mois et je dois en même temps payer près de 200 euros d’eau, d’électricité, de téléphone, d’impôts… et subir en plus l’augmentation de la TVA sur tous les produits mêmes alimentaires « , soupire le vieil homme, qui, malgré son âge avancé, avait fait le déplacement depuis sa Crète natale pour participer à la manifestation mercredi contre les nouvelles mesures d’austérité.  » Il faut continuer à se mobiliser, nous nous enfonçons dans la misère. J’ai connu la guerre et je ne pensais pas un jour revivre des situations d’appauvrissement comme celle que nous vivons aujourd’hui ! « , s’exclame M. Papazoglou, qui fait des économies sur tout.  » Imaginez-vous qu’il m’arrive de m’éclairer à la bougie ! « , lance-t-il.

Pour Olga Lappas, 82 ans, impossible de protester mercredi. Sa santé l’en empêche.  » Hon-nêtement, nous ne suivons même plus les baisses de retraite, mais de mois en mois ça devient de plus en plus difficile « , note cette ancienne assistante sociale, qui vit dans la banlieue nord d’Athènes et dont la pension a été réduite de 30  % depuis le début de la crise.

 » Nous avons diminué toutes nos dépenses, mais pas celles indispensables à notre santé. Les rendez-vous chez les médecins, les déplacements en taxi, les médicaments, tout cela n’est pas pris en charge par la sécurité sociale. Nous sommes obligés d’aller dans le privé car sinon il faut attendre des mois pour obtenir un rendez-vous. Quant à la personne qui vient nous aider à domicile, nous la payons de notre poche faute d’aide de l’Etat « , explique-t-elle avant d’arriver à ce triste constat :  » Actuellement, nos retraites ne servent qu’à survivre ! « 

Mais ne croyez surtout pas que ces choses-là n’arrivent qu’aux autres et que vous serez épargnés grâce à la politique d’Emmanuel Macron…

D’ailleurs, le Parlement grec a finalement adopté jeudi soir 18 mai les nouvelles mesures d’austérité réclamées par les créanciers, Union européenne (UE) et Fonds monétaire international (FMI). Cette adoption devrait certes permettre le versement d’une nouvelle tranche de prêts internationaux, mais à quel prix humain ?

Les principaux articles de la loi qui comprennent de nouvelles coupes dans les retraites et des hausses des impôts, ont été approuvés par la faible majorité de la coalition gouvernementale, soit 153 députés du parti de gauche Syriza du premier ministre Alexis Tsipras et du petit parti souverainiste ANEL. Sur 281 députés présents, 128 ont voté contre.

En revanche, une grande majorité des députés de tous les partis, de la droite de la Nouvelle-Démocratie aux communistes du KKE, ont voté en faveur de deux articles de cette loi prévoyant la suppression des avantages fiscaux des députés et la réduction de la TVA pour les équipements agricoles de 24 % à 13 %.

Quelques heures avant l’adoption de la loi et alors qu’Alexis Tsipras appelait les députés à voter en faveur de nouvelles mesures, des incidents ont, comme prévu, éclaté devant le Parlementoù des groupes de jeunes ont lancé des cocktails Molotov contre des forces anti-émeutes, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes.

L’adoption de ces mesures est une condition pour le déblocage d’une tranche de 7 milliards d’euros de prêts internationaux, qui serviront notamment à rembourser quatre milliards d’euros à la BCE le 20 juillet et deux milliards à des investisseurs privés. En d’autres termes, et comme nous le rappelons souvent, les créanciers de la Grèce prêtent au pays de l’argent qui ne sert pas à lui permettre de sortir de ses difficultés mais….à leur rembourser sa dette ! Un mécanisme démoniaque et d’une malhonnêteté sans nom.

Alexis Tsipras espère que le versement de la prochaine tranche de prêts sera décidé lors de la réunion des ministres des finances de la zone euro (Eurogroupe) du 22 mai. Pour quoi faire ?

 
 Le 20 mai 2017.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.
 

 

Morts de rire !

17 Mai

Pas étonnant qu’il leur ait fallu plus de temps que prévu pour accoucher d’un tel attelage gouvernemental…

 » Que du nouveau, vierge de toute combine politique  » était l’argument vendu par Emmanuel Macron au vain peuple pendant sa campagne présidentielle. Avouons que nous sommes servis !

Avec des chevaux de retour comme Gérard Colomb (70 ans), ministre d’Etat et ministre de l’Intérieur, François Bayrou (66 ans), ministre d’Etat et ministre de la Justice, Garde des sceaux, Jean-Yves Le Drian (73 ans), ministre de l’Europe et des Affaires étrangères mais recasé du gouvernement Hollande et roi des cumulards avec la présidence de la région Bretagne, Bruno Le Maire, un derviche tourneur patenté, nommé ministre de l’Economie en compagnie de l’inénarrable Gérald Darmanin,  » chargé de l’Action et des comptes publics  » et sans compter avec l’incontournable Nicolas Hulot à l’Ecologie, l’Arlésienne de bien d’autres gouvernements passés (nous attendons le prochain clash sur l’aéroport N-D des Landes ou le rôle du nucléaire dans la fourniture d’électricité…); avec donc tous ces chevaux de retour et quelques autres excellences sortis du chapeau d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe

LA GUEUSE (EST BIEN) EN MARCHE !

ET LA FRANCE EN TRÈS MAUVAIS ETAT

C’est à pleurer. Mais nul ne peut plus dire qu’il ne savait pas.

Le 17 mai 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Les pieds nickelés au pouvoir !

16 Mai

Il y a comme un parfum d’amateurisme dans ce nouveau pouvoir d’Emmanuel Macron. Tout a commencé hier lundi 15 mai avec l’annonce de la désignation d’un Premier ministre qui se fit attendre toute la journée, signe de tractations peu rassurante sur l’avenir du gouvernement de la France, au point de virer au psychodrame au sein des rédactions des médias officiels. Ce devait être d’abord pour le début de la matinée. Puis pour la mi-journée. Avant que cette annonce ait lieu…à l’heure du thé, bâclée en quelques secondes :

 

Au point de choquer un des suppots de la République En Marche, l’incontournable Alain Duhamel :

« C’était lamentable, parce que [l’annonce] est arrivée ridiculement en retard alors que c’est eux-même qui ont fixé l’heure. Le nouveau secrétaire général de l’Élysée, qui paraît-il est très bien par ailleurs, a dit ça avec la veste ouverte, pendouillant de part et d’autre du micro comme si on était dans un bistrot au palais de l’Élysée ! Au palais de l’Élysée ! C’est plus que de l’amateurisme, c’est de la négligence« , , martelait l’éditorialiste.

Mais ce ne fut pas tout. Car l’annonce de la composition du gouvernement d’Edouard Philippe, qui devait intervenir ce matin, 16 mai 2017, fut d’abord repoussée à l’après-midi avant d’être ajournée à mercredi 17 mai…Décalant d’autant la réunion prévue du Conseil de défense mais aussi du premier Conseil des ministre du nouveau gouvernement ! Le prétexte invoqué est risible :  » introduire un temps de vérification afin que la direction générale des Finances publiques et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique puissent réaliser les diligences nécessaires », explique la présidence de la République !

Ils n’ont pourtant pas manqué de temps avant la passation de pouvoir entre François Hollande et Emmanuel Macron pour composer leur équipe et s’assurer qu’elle est financièrement blanche comme neige. En vérité, il est clair que sont intervenues les combines habituelles entre les différentes composantes de la nouvelle majorité (gauche, droite, centre et autres prises de guerre), au point de rendre terriblement compliquées les tractations et autres mesures d’apothicaire de cette composition gouvernementale qui se voulait pourtant exemplaire !

C’est raté.

Et vous aurez ainsi le bonheur de découvrir, demain mercredi 17 mai 2017 à 15 heures (si rien ne change), les chevaux de retour, les copains, les traitres, les novices aussi qui vont composer ce fameux gouvernement de 

La Gueuse En Marche !

Le 16 mai 2017.