Archive by Author

Retour sur la Suède.

21 Sep

« La Suède, si accueillante mais bien malade » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/09/20/la-suede-si-accueillante-est-bien-malade/) était le titre de l’un de nos derniers articles consacrés aux conséquences terribles de l’immigration, longtemps acceptée voire même encouragée par les Suédois, sur la vie du pays aujourd’hui. Un avant-goût de ce qui attend les Français !…

Et voici que le quotidien officiel de la République française, Le Monde, publie aujourd’hui une lettre de sa correspondante dans le pays scandinave, intitulée sobrement « L’identité nationale fait débat en Suède » et décrivant le tremblement de terre produit par la chronique d’un éditorialiste fort connu et intitulée  « Les migrations changent toute la Suède en profondeur » :(https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/09/20/l-identite-nationale-fait-debat-en-suede_6012335_3232.html).

Mais pourquoi diable celui-ci ne nous lisait-il pas déjà lorsque nous pointions du doigt cette évolution calamiteuse dès la crise migratoire de 2015, organisée par l’Allemagne d’Angela Merkel ? Il aurait gagné quelques années dans sa réflexion et ne donnerait pas ainsi l’impression de voler au secours de la victoire !

Le 21 septembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

La gestion catastrophique et paradoxale de la santé mentale par le gouvernement d’Emmanuel Macron.

21 Sep

Pauvre Agnès Buzyn ! Elle n’a décidément pas de chance. Elle aurait mieux fait de ne pas s’acoquiner avec Emmanuel Macron et prendre en charge le ministère de la santé. Car, alors que le gouvernement est en pleine déroute face à l’état désastreux des hôpitaux et, en particulier, des services d’urgence, voici un rapport d’initiative parlementaire dont tout le monde, en Macronie, se serait bien passé.

A quelques jours d’une nouvelle journée d’action des personnels paramédicaux des urgences en grève, et quelques mois seulement après des mouvements sociaux d’ampleur dans plusieurs établissements psychiatriques, les députées Caroline Fiat (La France insoumise, LFI, Meurthe-et-Moselle) et Martine Wonner (La République en marche, LRM, Bas-Rhin) livraient, mercredi 18 septembre, un diagnostic explosif de la situation de la psychiatrie en France. « Ce rapport est avant tout un manifeste politique et un cri d’alarme », expliquent les deux élues.

Sans être véritablement inédit, tant les rapports et alertes sur le sujet se sont accumulés ces dernières années, les constats de la mission d’information sur « l’organisation territoriale de la santé mentale » sont très forts. Cette organisation y est qualifiée d’« inefficiente » et d’« inefficace », la filière psychiatrique publique est jugée « au bord de l’implosion », et la prise en charge des patients est décrite comme « catastrophique ». A l’issue de plusieurs semaines d’auditions de soignants et de patients à travers tout le pays, les deux femmes se demandent même si « l’hôpital psychiatrique, tel qu’il existe aujourd’hui en France, peut (…) encore soigner les malades ».

A l’exception de la nomination en avril du professeur Frank Bellivier au poste de délégué ministériel à la psychiatrie, saluée comme une « excellente décision », Caroline Fiat et Martine Wonner ne disent rien des mesures prises depuis janvier 2018 par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, pour tenter d’améliorer la situation de la psychiatrie. Pour les deux élues, les problèmes sont « identifiés », les solutions sont « connues » et « ce qui a manqué jusque-là, c’est une volonté politique suffisamment forte pour faire changer les choses de manière radicale ». COMME D’HABITUDE !

Le constat tout d’abord. Soixante ans après sa mise en place, le « secteur », qui structure géographiquement la prise en charge psychiatrique en France, est jugé en « échec ». Au fil des années, le système s’est petit à petit complexifié, devenant progressivement un « millefeuille indigeste » et « illisible » de structures et d’acteurs. Conséquence : « une incompréhension totale du dispositif de la part des patients et de leurs familles », relèvent les députées.

Le parcours de soins est devenu pour les patients et leurs familles un « parcours du combattant » et un « labyrinthe » à l’intérieur duquel ils se perdent. Outre sa complexité, l’offre de soins est devenue « hétérogène et incohérente », relèvent Mmes Fiat et Wonner. « A moyens équivalents, les pratiques peuvent parfois être extrêmement différentes », comme par exemple le recours à la contention dans les établissements psychiatriques.

Autre constat : les centres médico-psychologiques (CMP), censés proposer une aide au plus proche du domicile du demandeur, sont saturés. Dans ceux destinés aux enfants, le délai d’attente serait d’un an en moyenne. Dans certains de ces centres, les « familles viennent de départements limitrophes et sont prêtes à faire régulièrement plus d’une heure de trajet afin d’obtenir un rendez-vous pour leur enfant ». Si les CMP souffrent d’un tel manque de moyens humains, c’est bien souvent parce que ces moyens ont été progressivement retirés au profit de l’hôpital, « où les coûts sont incompressibles, notamment les coûts immobiliers ».

Conséquence indirecte : les urgences psychiatriques deviennent la porte d’entrée du système et se retrouvent engorgées, au détriment des patients et des soignants (COMME DANS TOUTES LES AUTRES DISCIPLINES MÉDICALES)« Face à l’impossibilité d’avoir rendez-vous au CMP ou chez un psychiatre libéral au début de la crise, en particulier le soir et le week-end, les patients se retrouvent inévitablement aux urgences, puis hospitalisés, alors que la crise, si elle avait été traitée en amont, aurait pu être évitée », indiquent Caroline Fiat et Martine Wonner.

Autre indicateur dans le rouge : la croissance – jugée « sans précédent » par le contrôleur général des lieux de privation de liberté – du nombre d’hospitalisation sans consentement. Mille patients supplémentaires ont été hospitalisés sans consentement entre 2017 et 2018, selon les chiffres de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH). « L’augmentation de ces hospitalisations sous contrainte est l’une des raisons de la pression qui pèse aujourd’hui sur l’hôpital psychiatrique public », relèvent les députées. Mais savez-vous pourquoi ? Tout simplement à cause du nombre de malades psychiatriques arrivant dans le cadre de l’immigration, auxquels s’ajoutent les islamistes de plus en plus nombreux que les autorités qualifient de malades mentaux (pour s’exonérer de leurs propres responsabilités) et hospitalisent sans consentement dans nos hôpitaux…

Alors, que peut faire la ministre de la santé ? Faut-il augmenter les budgets, accroître le nombre de soignants, voire rouvrir des lits, comme le demandent des personnels soignants ? Alors qu’entre 1990 et 2016, le nombre de lits d’hospitalisation pour 100 000 habitants a baissé de moitié.

Confrontés à l’afflux de patients, certains hôpitaux connaissent une « suroccupation » des lits. A l’hôpital Pinel d’Amiens, le taux d’occupation des lits en hospitalisation à temps complet s’est par exemple établi entre 114 % et 123 % à certains moments de l’année 2017, relève le rapport. « A quatre dans une chambre, comment stabiliser un patient ? », a demandé un soignant lors d’une audition.

Une « augmentation des lits et celle du nombre de soignants à l’hôpital psychiatrique sont, à court terme au moins, une nécessité absolue », estime Caroline Fiat, en désaccord avec Martine Wonner, pour qui cela ne ferait, « au contraire, que reporter les tensions de quelques années ». Mais les deux parlementaires s’accordent sur le fait qu’à long terme, « rajouter des lits d’hospitalisation et des moyens humains à l’hôpital psychiatrique ne suffira pas ». Dès lors, « la réponse ne se trouve pas dans l’hôpital mais en dehors de l’hôpital ». D’ici une dizaine d’années, plaident-elles, 80 % des moyens du personnel de l’hôpital public devraient être consacrés à la prise en charge en ambulatoire, c’est-à-dire sans hospitalisation.

Autre mesure, déjà prônée par Pierre-Michel Llorca et Marion Leboyer, auteurs en 2018 de Psychiatrie : l’état d’urgence (Fayard, 2018), et plus récemment par l’Académie nationale de médecine : mettre en place une agence nationale en charge des politiques de santé mentale, sur le modèle de ce qui avait été fait pour lutter contre le cancer avec la création de l’Institut national du cancer (INCA). Un dispositif dont le coût serait « modeste » au regard des milliards d’euros induits chaque année par les maladies psychiatriques.

Hélas, ce n’est pas l’invasion arabo-musulmane que nous subissons qui va aider à l’amélioration de la situation psychiatrique de notre pays ! Le gouvernement devra choisir : les islamistes sont-ils de faux malades mentaux ou de vrais assassins ? Et alors…

Le 21 septembre 2019.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

C’est affolant…même (surtout) pris avec des pincettes.

21 Sep

Comme vous devriez le savoir, les rapports de l’ONU sont truffés de mensonges, toujours rassurants pour ne pas dire lénifiants. Tout particulièrement en matière de statistiques portant sur les populations. Il ne faut pas s’en étonner puisque l’une des principales raisons d’être de l’institution est la mixité et même le métissage.

Pourtant, dans un rapport publié le 17 septembre 2019, l’ONU révèle que les migrations sont de plus en plus nombreuses à travers la planète (affirmant ainsi le succès de ses manoeuvres). Le nombre de migrants dans le monde était, en 2019, de 272 millions, soit 51 millions de plus qu’en 2010. Une majorité de ces migrants sont accueillis en Europe (82 millions) et en Amérique du Nord (59 millions). Aujourd’hui, les migrants représentent 3,5% de la population contre 2,8% en 2000.

Principales voies migratoires vers l’Europe

« Ces données sont essentielles pour comprendre le rôle important des migrants et des migrations dans le développement des pays tant d’origine que des pays de leur destination », relève dans un communiqué Liu Zhenmin, responsable des services chargés de la population à l’ONU. Et Liu Zhenmin de préciser le fond de sa pensée : « Faciliter une migration ordonnée et sécurisée contribue à atteindre les objectifs de développement durable que s’est fixé l’ONU« , a-t-il ajouté. Si, après cela, vous n’avez pas compris que l’objectif est bien la submersion de nos pays….

D’ailleurs, selon l’ONU, la moitié des 272 millions de migrants dans le monde vivent dans seulement une dizaine de pays : les Etats-Unis arrivent en tête avec 51 millions de personnes accueillis, soit 19% du nombre total de migrants. Suivent l’Allemagne et l’Arabie saoudite (13 millions chacun), la Russie (12 millions), le Royaume-Uni (10 millions), les Emirats Arabes Unis (9 millions), la France, le Canada et l’Australie avec 8 millions chacun, et l’Italie (6 millions). Et, là, s’exprime une autre caractéristique onusienne que nous relevions plus haut : la désinformation rassurante : pour faire avaler ses couleuvres l’ONU évite soigneusement de révéler que celles-ci…sont des vipères ! Et que le nombre de migrants est bien supérieur à ses annonces. 

Car qui croira un instant (à part les naïfs ou les niais) qu’il n’y a que 8 millions de migrants en France (ce qui représente malgré tout 12 % de la population française) quand on se souvient des déclaration fracassante, sur Radio France Maghreb 2 il y a à peine un an, de Ahmet Ogras, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), un proche de l’islamiste Erdoğan : “Aujourd’hui, nous avons plus de dix millions de musulmans en France. […] plus de six millions de Français d’origine algérienne […] plus de 3,5 millions de Français d’origine marocaine […] huit cent mille d’origine turque, huit cent mille d’origine tunisienne. On est même à plus de dix millions. Aujourd’hui, on ne peut pas nous sous-évaluer […]. »

Dix millions ! Et encore Ahmet Ogras ne parle que des Français d’origine africaine. Quid de ceux originaires du Proche-Orient ou des Balkans ? En, outre, combien d’étrangers musulmans et de migrants clandestins en attente de leur statut ?

La route des Balkans en 2015 (merci Angela Merkel !)

Vous n’y croyez pas ? Descendez dans les rues de nos villes et même aujourd’hui de nos villages et OUVREZ ENFIN LES YEUX.

Même si l’ONU, pour ne pas affoler les foules accueillantes, minimise la réalité en la matière, au stade où nous en sommes

NOUS SOMMES PERDUS.

Alors, petite question annexe : qui sont les responsables de cette tragédie ?*

Le 21 septembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

* Lisez nos publications sur ce blogue (mot-clé « migrants » dans notre moteur de recherche) et vous le saurez.

Biennale blanche.

21 Sep

Comme tous les deux ans, le CER soutient l’initiative de nos amis de la Charte de Fontevrault de réunir tous les mouvements royalistes de France, sans exclusion et sans exclusive.

Il invite donc tous les mouvements « pensant bien » à participer (gratuitement) à la VI e Biennale blanche qui se tiendra cette année à Tours le samedi 12 octobre 2019. En voici la présentation par notre ami Alain Texier.

Oeuvre de Gérard de Villèle. Grand imagier de la Charte de Fontevrault.

 

– Vous souhaitez participer à la prochaine  Biennale Blanche, véritable foire exposition des mouvements

– Salle Chinon I (Hotel Mercure-Tours Nord)-                                         https://www.abcsalles.com/lieu/hotel-mercure-tours-nord

A10 sortie n° 19 Tours Nord, direction Tours Saint-Symphorien. Nationale 10 direction A10 – Tours Nord – Paris – Chartres

– et  bénéficier ainsi de la mise à disposition GRATUITE d’une table  pouvant  aller  jusqu’à 2 mêtres X 1 mêtre que  vous choisirez  sur place

– Wifi gratuite

– Documents de  sensibilisation tous  types  bienvenus, y compris les  kakémonos  https://fr.wikipedia.org/wiki/Kakemono

– Nombreuses prises de  courant  (pensez seulement à amener une rallonge électrique)

Rien de plus simple. Envoyez un mail à altexier1@orange.fr donnant  votre  nom, la référence de  votre site;  cordonnnées de  votre Blog, Page FB… et tout autre moyen de  vous contacter.

Un dernier mot :

– vous êtes intéressé mais vous ne pouvez  venir, envoyez alors  vos documents de présentation à :

Charte de Fontevrault                                                                                                                              BP 1146                                                                                                                                                 87052 LIMOGES-CEDEX 1

et nous les exposerons pour  vous.

Alain TEXIER. Président  fondateur de la Charte de Fontevrault.

   Enfin , nous savons que vous n’êtes pas plus riche  que nous. C’est pourquoi nous  vous offrons l’accès gratuit  à cette  foire exposition tourangelle mais nous pouvons faire plus.

   A 90 mètres du lieu de la Biennale Blanche,  l’hôtel Ibis budget Tours Nord vous accueillera au 7 rue de l’Aviation ZI de la Milletière 37100  TOURS . +33892680761 Service 0,50€/min + prix appel

  • Par avion : TOURS NORD À 2,6km / 1,62 miles
  • Par voiture : A 10 ROCADE À 2km / 1,24 miles
  • Par voiture : A10/A28 SORTIE 19 À 0km / 0 miles
  • Par voiture : DU MANS DIR N10 À 0,1km / 0,06 miles
  • Par train : TOURS CENTRE À 5km / 3,11 miles
GPS :47.437458, 0.708585

 

Nos intellectuels « n’ont rien appris ni rien oublié »*…de leur niaiserie.

20 Sep

L’ancien chef d’Etat tunisien, Zine el-Abidine Ben Ali, est mort en exil en Arabie saoudite jeudi 19 septembre, à l’âge de 83 ans. Nous faisions, curieuse coïncidence, un tour d’horizon de la situation dans son pays à peine deux jours plus tôt (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/09/17/tunisie-cest-lhiver-arabe-qui-sannonce-avant-lautomne/).

Et voici qu’aussitôt les médias officiels se pressent autour d’experts autoproclamés pour prendre la température du pays à l’annonce de la nouvelle. C’est ainsi que Pierre Vermeren, professeur d’histoire contemporaine spécialiste du Maghreb à l’université Panthéon-Sorbonne a fait part de son opinion sur le site 20 minutes. Le même qui applaudissait déjà à la prétendue « Révolution du jasmin » en 2010-2011, qui chassa le président Ben Ali (https://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/en-tunisie-le-voile-s-est-dechire-sur-la-realite_951493.html), mais aussi à l’attaque de la Libye au printemps 2011 par les forces franco-anglo-américaines, sous couvert de l’ONU et de l’OTAN !

Errare humanum est, perseverare diabolicum, dit l’adage romain.

Et voici sa description du régime Ben Ali :  » Il est arrivé avec de grandes aspirations, promettant d’installer la démocratie après Bourguiba et de libérer les prisonniers politiques. Mais en moins d’un an et demi, les promesses se sont envolées. Il a pris le prétexte de lutter contre les islamistes pour entraîner le pays dans une spirale autoritaire de plus en plus dure, jusqu’à devenir un petit dictateur mafieux.

Il a ensuite bénéficié de ce qu’il s’est passé en Algérie au début des années 1990, avec le processus de démocratisation qui a donné naissance au Front islamique du salut. La France et les Etats-Unis ont soutenu Ben Ali estimant que c’était un choix sans doute nécessaire. Mais l’histoire retiendra en Tunisie que c’est quand les islamistes ont exercé le pouvoir après 2011 qu’ils ont perdu toute crédibilité. Mourou, le candidat du parti islamiste conservateur Ennahdha, n’a même pas réussi à se qualifier pour le second tour de la présidentielle dimanche dernier, c’est une véritable claque.« 

Or, comme chacun le sait (ne serait-ce qu’en lisant nos articles successifs sur l’évolution de la situation en Tunisie depuis 2012), leur fameux « Printemps arabe » et ce qu’ils appellent la « transition démocratique » furent manifestement de terribles échecs. Echec économique d’abord, échec institutionnel ensuite comme nous le résumions il y a à peine quatre jours (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/09/17/tunisie-cest-lhiver-arabe-qui-sannonce-avant-lautomne/). Et l’une des meilleures démonstrations de ces échecs réside dans le nombre considérable de migrants tunisiens qui se ruent sur Lampedusa et l’Italie à partir des plages tunisiennes. En particulier, les jeunes (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/04/30/nous-avions-prevenu-cest-confirme-lexode-des-tunisiens-vers-litalie-dabord-la-france-apres-explose/).

Alors, que pensent les Tunisiens de la mort de leur ancien chef de l’Etat ?

Selon les dires de Pierre Vermeuren, «  Certains disent en effet qu’à son époque, il y avait moins de chômage et plus de sécurité mais il n’y a pas de regrets ni de nostalgie. » Se rend-il seulement compte de la contradiction portée par sa phrase ? Au point de donner lui-même des verges pour se faire battre :  » Les Tunisiens ne regrettent pas l’époque de l’ancien dictateur mais ils en veulent aux démocrates qui ont été élus après 2011, aux anciens premiers ministres qui ont déçu. »

La raison en est simple : c’est l’économie qui a mené à la révolution, mais la situation s’est largement aggravée depuis. Le bilan économique est catastrophique, avec un niveau de vie de la classe populaire divisé par deux depuis le départ de Ben Ali. Alors, l’expert se raccroche aux branches :  » Mais d’un point de vue démocratique, les Tunisiens ont la liberté de choisir leurs élus, et ils en sont fiers. Les expériences se succèdent sans succès économique mais il y a une presse relativement libre. Des djihadistes reviennent mais la société est globalement pacifiée et les institutions respectées. » Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

Peu importe que les Tunisiens meurent de faim et tentent de fuir le pays par rafiots entiers. Ils le font sous le règne de la démocratie ! C’était mieux sous le régime autocratique de Ben Ali ? Tant pis.

Le 21 septembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

* D’après les paroles de Charles Maurice de Talleyrand Périgord

Espagne : chose promise, chose due !

20 Sep

Dès le début de cet été, nous annoncions que le chef du gouvernement socialiste espagnol, Pedro Sanchez (l’ami d’Emmanuel Macron et de l’Union européenne), serait dans l’incapacité de former un gouvernement.

Nous ajoutions à ce constat que de nouvelles élections législatives (les quatrièmes en quatre ans) auraient fatalement lieu d’ici à la fin de l’automne :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/07/27/nouvelles-despagne-pan-sur-le-bec-de-pedro-sanchez/

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/09/espagne-attendez-vous-a-de-nouvelles-elections-legislatives/

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/13/espagne-quien-te-hizo-rey/

Eh bien…nous y voilà !

Après des semaines, voire des mois de gesticulations, d’élucubrations, de fausses négociations, de vrais vétos et de mauvaise foi, le roi d’Espagne, don Felipe VI, n’a pu que constater l’incapacité des partis politiques à se mettre d’accord pour former un gouvernement. Presque cinq mois après les élections du 28 avril dernier, son tour de table avec les représentants des forces en présence au Parlement s’est terminé, mardi 17 septembre dans la soirée, sur un constat sans appel : « Il n’existe aucun candidat ayant les soutiens nécessaires » pour former un gouvernement, a conclu la Maison royale dans un communiqué.

Lundi 23 septembre, deux mois après la tentative d’investiture avortée de juillet, le Parlement sera donc automatiquement dissous, comme le veut le règlement, et de nouvelles élections législatives seront convoquées le 10 novembre. Il s’agira des quatrièmes en quatre ans, signe de la grave crise institutionnelle qui paralyse le pays depuis l’irruption de nouveaux partis sur l’échiquier politique il y a cinq ans  mais aussi à cause du coup d’Etat législatif de juin 2018 qui permit au socialiste Pedro Sanchez de s’emparer du pouvoir sans passer par les urnes. Le tout sur fond de scandales de corruption, de digestion de la crise économique, de montée de l’indépendantisme en Catalogne et, cerise sur le gâteau, d’attaques immondes contre la mémoire du général Franco.

« J’ai voulu un gouvernement, pas n’importe quel gouvernement , qui soit modéré, cohérent, ne naisse pas divisé et ne dépende pas des forces indépendantistes », a prétendu dans la soirée le président du gouvernement par intérim, le socialiste Pedro Sanchez, pour justifier l’échec des négociations.

Chez les Espagnols, cependant, l’incompréhension domine face à ce nouveau blocage, perçu comme un signe de l’immaturité des politiques, visiblement incapables de composer avec la fragmentation du Parlement, divisé entre cinq partis rassemblant chacun plus de 10 % des voix, après des années d’un bipartisme confortable mais irréaliste.

Le 23 juillet pourtant, le chef de l’exécutif en exercice avait cru pouvoir former un gouvernement de coalition avec Unidos Podemos (extrême gauche). Mais la décision de son chef de file, Pablo Iglesias, de faire monter les enchères pour obtenir plus de pouvoir au sein du conseil des ministres, a provoqué l’échec du vote d’investiture au Parlement.

Or, ces dernières semaines, M. Sanchez, arrivé en tête en avril avec 28,5 % mais seulement 123 des 350 députés, a refusé de renégocier un gouvernement de coalition avec Podemos. « Ce serait comme deux gouvernements en un », n’a-t-il cessé de marteler.

Il aurait dû en outre s’appuyer sur les indépendantistes de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) pour compléter leur majorité relative. Or ces derniers se sont déjà rendus responsables de la convocation des élections anticipées d’avril en bloquant le vote du budget lors de la dernière législature. Ils ont en outre leur propre agenda politique, marqué par le verdict du procès des dirigeants séparatistes accusés de « rébellion », attendu dans les prochaines semaines, et par de possibles élections régionales anticipées en Catalogne.

Ces deux derniers mois, M. Sanchez s’est donc contenté de demander à Podemos, au Parti populaire (PP, conservateur) et à Ciudadanos des « abstentions techniques » (sic) afin de débloquer la législature d’un gouvernement socialiste « en solitaire ». La perspective de nouvelles élections était donc plus que probable.

Le message envoyé aux citoyens est ravageur. Leur vote a été inutile et ils doivent reprendre le chemin des urnes, comme en 2016, lorsqu’une situation similaire avait provoqué un nouveau scrutin et retardé la réélection du chef de file du PP, Mariano Rajoy.*

Dans ce contexte, les analystes prévoient une augmentation de l’abstention, sans pour autant la calibrer, qui pourrait bouleverser les rapports de force actuels. Depuis des jours, les partis se rejettent d’ailleurs mutuellement la faute de la convocation de nouvelles élections, aucun ne voulant être sanctionné pour avoir porté la responsabilité de ce fiasco.

Pour Pablo Iglesias (extrême gauche), « Pedro Sanchez commet une erreur historique en forçant d’autres élections par son obsession à accaparer un pouvoir absolu que les Espagnols ne lui ont pas donné. Il faut un président qui comprenne le multipartisme » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/12/28/pedro-sanchez-a-tellement-reve-de-devenir-premier-ministre-quil-vendrait-son-ame-au-diable-pour-le-rester/).

Le président du PP, Pablo Casado, a été lui aussi très dur avec M. Sanchez, l’accusant d’avoir misé dès le début sur de nouvelles élections. « Il n’est pas acceptable qu’un candidat demande tout en échange de rien », a-t-il affirmé dans la soirée.

Quant au chef de file de Ciudadanos, Albert Rivera, il a tenté un dernier coup d’effet en proposant un accord désespéré de dernière minute avec M. Sanchez, après avoir refusé ces deux derniers mois toute réunion avec le dirigeant socialiste. « Les Espagnols jugeront qui a bloqué le pays et qui a offert des solutions », a-t-il conclu.

Pedro Sanchez n’a pas attendu pour demander le vote des Espagnols. Du Palais de La Moncloa, siège du gouvernement, il les a enjoints à « dire encore plus clairement » qu’en avril, quel gouvernement ils veulent. La campagne, cependant, ne commence officiellement que le 1er novembre.

Et il faudra attendre le 10 pour savoir si son pari était un nouveau « golpe « … ou le geste d’un kamikaze.

Le 20 septembre 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

* Lire « Mariano Rajoy » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/07/16/mariano-rajoy/

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : « Fais gaffe, Susana, les gigolos ne laissent pas que de bons souvenirs. »

20 Sep

Manuel Valls, après bien des d’autres aventures sentimentales, a épousé, samedi 14 septembre, la richissime héritière catalane Susana Gallardo dans la superbe île de Minorque (Espagne). Une noce particulièrement exubérante de trois jours dans et autour de la superbe propriété de sa promise à laquelle ont participé une centaine d’invités triés sur le volet mais appartenant tous au gratin culturel, artistique et médiatique de la péninsule ibérique. Une fête dont voici l’un des moments clés, l’arrivée des « jeunes mariés » dans la salle de réception installée sous un barnum, dans les jardins de ladite propriété :

Mais des festivités fort coûteuses. Trop, en tout cas, pour l’ex-Premier ministre de François Hollande dont tout le monde raconte a satiété…qu’il est complètement fauché et que c’est donc madame qui l’entretient (aux dires, en particulier, du magazine people Gala : Manuel Valls ruiné ne pourrait pas avancer les frais.) Comment nomme-t-on ordinairement ce genre de compagnon d’une dame riche ? Un gigolo.

Un témoin rapporte même, dit-on, avoir entendu la mère de Manuel Valls prononcer ces mots (qu’elle avait dû entendre sous d’autres cieux) : « Pourvou qué ça dourrr… » !

Susana a su, en tout cas, le faire avec élégance comme le rappelait Paris Match : « Manuel, je t’aime. Te quiero, te quiero, merci de me rendre immensément heureuse », a adressé Susana Gallardo à son mari pendant la cérémonie !

Dommage pour elle qu’elle n’ait pas connu l’homme de sa vie dans ses oeuvres les plus maléfiques telles que (entre autres innombrables calamités) les deux décrets de 2013 par lesquels il organisa la grande « braderie de la naturalisation française » dont nous n’avons pas fini de payer les terribles conséquences. Mais aussi sa foi dans l’islam qui serait en France…pour y rester :

Avec un tel mari, Susana Gallardo a du souci à se faire…

Le 20 septembre 2019.

Du Plessis