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Afin que le Blog du CER demeure, la Charte de Fontevrault se propose de jouer les lampes-tempêtes.

12 Déc

Chers lecteurs et lecteuses ( …. !) ,

   vous avez  sans  douté été comme moi frappé par la foudre en lisant le dernier post mis en ligne par le talentueux mestre du Web, Pour le Conseil dans l’Espérance du Roi, Jean-Yves Pons 

La France était déjà le pays de la diversité. Il est maintenant celui de la variété.

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/12/09/la-france-etait-deja-le-pays-de-la-diversite-il-est-maintenant-celui-de-la-variete/

   Perdre Gonzague Saint-Bris était  déjà douloureux  https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2017/08/09/gonzague-saint-bris-du-clos-luce-37400-amboise-aux-cieux-ouverts/Perdre Jean d’Ormesson fut aussi infiniment  triste .    https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2017/12/05/jean-dormesson-souvenir-dune-amie/.  Dire  adieu à Johnny Halliday https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/2017/12/12/johnny-plus-chanceux-quedith-piaf-a-eut-droit-a-des-obseques-religieuses/ ajouta à notre peine.

  Mais perdre en plus le  blog du CER nous cause une douleur à laquelle nous ne saurions nous résoudre, j’assumerai donc une permanence, que je souhaite la plus brêve possible,  sur ce site un peu à la façon dont une lampe  ( voire deux)  brille(nt) – un tant soit peu- dans la tempête

 Cela ne suffira naturellement pas pour remplacer la vive lumière que nous donnait Jean-Yves et  dont témoignent tous ceux qui souffrent de ce départ annoncé mais cela nous  permettra du moins de lui faire savoir que nous sommes là maintenant  du mieux que nous pouvons à la barre de cet  esquif pas aussi fragile que celà  après tout et  que nous attendons dans l’espérance , pour nous et pour la France, qu’il revienne. Cette attente est nécessaire  car nous  ne pouvons laisser orphelins :

  • Nos liseurs qui étaient  encore 783 le 17 novembre et  800 le 19 novembre dernier dont 80 installés aux USA ( … 800,  Quand même !)
  • 164 abonnés
  • Pour ne rien dire  des 5 546 articles  dont ce blog est déjà riche

Alain TEXIER, CJA,Docteur en Droit, Garde des Sceaux,Conseiller à la  Justice, aux Libertés  publiques, aux devoirs et  aux droits des  Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelle.  Président  fondateur de la Charte de Fontevrault , en l’abbaye homonyme, le 25 août 1988.                http://www.sylmpedia.fr/index.php?title=Charte_de_Fontevrault                                                                 https://chartedefontevraultprovidentialisme.wordpress.com/

 

Rappel

Le Conseil dans l’Espérance duRoi  est né le 24 mars 2011 :                                                                                                 https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/05/04/24-mars-2011-naissance-du-cer-par-jean-yves-pons/

Le blog du Conseil dans l’espérance du roi a posté  son premier article le 3 mai 2012 :                    https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2012/05/03/une-nouveaute-prometteuse-le-cer/

Et il n’y a aucune raison que cette belle histoire  s’arrête  le 9 décembre en  un triste jour  d’hiver.

 

CECI EST LE DERNIER BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

13 Mai

NDCER : à la suite de la publication du texte qui suit, au soir du second tour de l’élection présidentielle, de très nombreux amis lecteurs de ce Bulletin climatique ont eu à notre égard (soit par leurs commentaires soit par leurs courriels) des mots qui nous ont émus. Ils se reconnaîtront. Qu’ils en soient vivement remerciés.

Nous ne ferons pas le bonheur des Français malgré eux.

__________________

Dès la fondation du Conseil dans l’Espérance du Roi (CER), en mars 2012, et dans la foulée de l’élection du candidat socialiste, François Hollande, à la présidence de la République nous étions convaincus que les cinq années qui s’ouvraient à nous seraient les pires que la France aurait à connaître depuis la dernière guerre mondiale.

Nous savions quelles seraient les conséquences catastrophiques de cette situation pour notre pays et la vie de nos compatriotes. Nous l’avons d’ailleurs exprimé par deux Consilium Consultes très explicites. Celui du 11 octobre 2012 proclamant la Patrie en danger (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2012007-du-11-octobre-2012-proclamant-la-patrie-en-danger/) et celui du 1er janvier 2013 ordonnant la mobilisation générale (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/01/16/consilium-consulte-n-2013001-du-1er-janvier-2013-ordonnant-la-mobilisation-generale/).

Et pourtant, jamais, depuis 1873, nous n’avons été si proches de pouvoir y mettre un terme pour donner à la France la chance de revenir au seul régime politique qui puisse lui être bénéfique : la monarchie.

Il nous a semblé alors indispensable de témoigner jour après jour du déclin de la France et des malheurs croissants des Français consécutifs à la gouvernance désastreuse qui venait d’être mise en place et de réunir à cette fin le plus grand nombre de preuves afin de les remettre à la Chambre d’instruction pour le Tribunal de l’Histoire que nous avons fondé par le Consilium Consulte du 10 février 2013 (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/02/10/consilium-consulte-n-2013002-portant-creation-de-la-chambre-dinstruction-pour-le-tribunal-de-lhistoire-cith/).

Nous l’avons fait, en particulier, grâce à la rédaction d’un Bulletin climatique quotidien de la République française qui avait pour objectif de rassembler les faits les plus marquants de la vie politique, sociale, économique ou culturelle de notre pays telle qu’elle résulte des institutions en place et de l’action mortifère de l’oligarchie médiatico-politique au pouvoir. De décrire en somme le climat dans lequel vécurent la France et les Français au long du quinquennat de François Hollande.

La somme des informations que nous y avons publiées et commentées est considérable (1338 Bulletins à ce jour) et constitue un exceptionnel témoignage pour les générations à venir. Nous avons consacré à ce travail beaucoup d’efforts et plus encore de temps. Que toutes celles et tous ceux qui nous ont encouragés et nous ont aidés en soient chaleureusement remerciés…Mais que le soient aussi tous ceux qui nous ont fait l’amitié de nous lire !

Cinq ans plus tard, tout ce que nous avions annoncé s’est hélas produit…au-delà même de nos craintes. Mais nous avions néanmoins le secret espoir que, aidés de nos observations et de nos réflexions, nos compatriotes ouvriraient enfin les yeux sur les calamités engendrées par la République et en déduiraient l’impérieuse nécessité d’y mettre fin.

Ils ne l’ont pas fait et ne nous ont pas entendus.

Mystifiés par la désinformation des médias aux mains des plus grands groupes financiers cosmopolites et par le bagou d’un jeune illusionniste aux dents longues et aux mains d’une camarilla sans foi ni loi, ils ont choisi de laisser notre pays perdre son âme. 

Désormais assujettie aux ploutocrates mondialistes, sous le joug d’une Union européenne germanisée et livrée à l’invasion de hordes barbares, la France va inexorablement sortir de l’Histoire. Détruite par la volonté de ses ennemis et l’aveuglement de ses propres enfants.

Les Bulletins climatiques quotidiens de la République française, publiés sur le blogue du CER, ayant ainsi perdu toute vertu pédagogique pour éclairer nos compatriotes, ils ne se justifient plus et votre serviteur a donc décidé, avec tristesse, d’y mettre fin.

Mais le blogue du CER continuera bien sûr, avec d’autres armes et sur d’autres terrains, à oeuvrer pour le retour du Roi qui restera pour la France l’ultime planche de salut.

Sic Transit Gloria Mundi.

En ce 8 mai  2017.

Jean-Yves Pons, OCSG, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (6/7 mai 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

6 Mai

Après cinq années de rédaction de ces Bulletins climatiques quotidiens de la République française, accompagnant jour après jour le quinquennat de François Hollande, nous voici arrivés au moment le plus déterminant de l’histoire moderne de notre pays. Plus que jamais, il s’agit de lui choisir un chef de l’Etat qui aura la lourde charge de mettre un terme à son irrésistible déclin (amorcé depuis un siècle au moins mais précipité par le plus  » normal  » des présidents de la République) et de le conduire sur la voie du redressement par la redécouverte de ses racines, l’affirmation de son identité et la reconquête de sa liberté.

Pour y parvenir, le Conseil dans l’Espérance du Roi a oeuvré sans relâche pendant ces cinq années pour offrir à nos compatriotes toutes les informations et tous les moyens de réflexion leur permettant de se déterminer avec courage et efficacité au service de la France. Le feront-ils demain dimanche 7 mai 2017, jour du second tour de l’élection présidentielle ?

Sauront-ils se détourner des sirènes maléfiques de nos médias et des manoeuvres abjectes de tous ceux qui haïssent la France ? Sauront-ils choisir le candidat qui nous permettra d’en finir avec l’immigration-invasion, l’acculturation source de l’effondrement de notre système éducatif, le consumérisme obsessionnel comme la marchandisation des êtres humains, la traite négrière et les trafics en tout genre, l’argent-roi, la corruption, la dictature du politiquement correct, la déroute de notre économie et le chômage, la servitude à l’Union européenne et à la finance internationale, etc., etc., etc. ?

Faut-il leur rappeler que, pas plus que sa politique ne se fait à la corbeille *, le destin de la France 

NE SAURAIT RESULTER D’UN CHOIX PAR DEFAUT.

Notre pays mérite mieux que cela.

 

Le 6 mai 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

* http://www.ina.fr/video/I00013080

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (5 mai 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

5 Mai

I. Ce n’est pas parce qu’on ne nous en parle plus…

Que la traite négrière a cessé en Méditerranée.

Les départs depuis les côtes libyennes de ces rafiots qui ne sont, pour la plupart, que des  » cercueils flottants  » ne cessent de se multiplier ces derniers mois. Selon les données du Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies, entre le 1er janvier et le 21 avril, 36 882 personnes ont été secourues en mer, soit 36 % de plus qu’en 2016 à la même période. En réalité, comme le savent tous ceux qui lisent le blogue du CER, il ne s’agit pas de sauvetage mais d’une authentique traite négrière, parfaitement organisée grâce à la collaboration entre les mafias lybiennes et des associations prétendument humanitaires à la solde de commanditaires mondialistes. Mais sachez que ça ne va pas s’arranger puisque, avec l’arrivée de la belle saison, le rythme des départs semble encore s’accélérer : entre le 14 et le 16 avril, près de 8 500 migrants ont été secourus au cours de 73 opérations de récupération organisée (Lire « Hep taxi ! » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/02/17/bulletin-climatique-quotidien-17-fevrier-2015de-la-republique-francaise/). Quant à la perspective d’arrivée au pouvoir en France d’Emmanuel Macron , nous vous laissons imaginer ses conséquences catastrophiques sur cette situation…

Et les quelque 1 073 morts dont les corps auraient, paraît-il, été repêchés en mer ne sont que la queue de la comète de cette nouvelle  » Grande invasion barbare « , sur laquelle toutes ces bonnes âmes versent des larmes de crocodile alors que ce ne sont que les risques naturels de cette pratique frauduleuse.

Depuis sa ville de Palerme, en Sicile, où il observe depuis des années le phénomène migratoire, l’avocat Fulvio Vassallo, spécialiste du droit d’asile, est catégorique sur la situation critique des structures d’accueil à terre :  » Même si l’Italie n’accueillait que 100 000 réfugiés en 2017, ce qui serait une chute spectaculaire, les centres n’auraient pas les moyens de les héberger.  » Ainsi que sur un deuxième point, crucial pour comprendre ce qui se joue en Méditerranée :  » En moyenne, les embarcations qui partent de Libye ne peuvent pas parcourir plus de 40 milles, et encore, quand la mer est calme.  » Ce qui démontre la collusion entre les passeurs d’un côté (qui n’ont pas besoin de s’équiper à grands frais) et les ONG humanitaires de l’autre qui stationnent leurs navires à la limite des eaux territoriales de la Lybie et attendent la livraison du butin.

Autrement dit, depuis deux ans, avec l’intensification des opérations humanitaires en Méditerranée, l’objectif des trafiquants n’est plus de faire accoster les migrants en Sicile ou au sud de la péninsule italienne, mais seulement de franchir la limite des eaux territoriales (soit 12 milles), où l’assistance aux navires en détresse est la règle absolue. Nous avons fait sur ce point des propositions claires et précises qui permettraient de mettre un terme à ces trafics d’êtres humains et que vous trouverez dans plusieurs de nos articles publiés sur notre blogue.

Hélas, seules des critiques sont aujourd’hui formulées contre les ONG dont la seule présence facilite le travail des passeurs. Mais, pour les actes….il y a trop d’intérêts financiers en jeu pour que quoi que ce soit puisse être entrepris. Et sans volonté politique rien ne se fera. L’Europe en mourra.

Ces reproches ont pourtant pris récemment de l’ampleur avec la polémique enfin déclenchée par l’ouverture par le procureur de Catane, Carmelo Zuccaro, d’une enquête pour ces soupçons de collusion entre les ONG et les trafiquants d’êtres humains, appuyés, selon lui, sur l’existence de contacts téléphoniques entre des passeurs et des membres d’équipes de sauvetage. Il suffisait pourtant de lire le blogue du CER au cours de ces dernières années pour que les faits soient connus et les solutions apportées.

Jeudi soir, devant les caméras de RAI 3, le magistrat est allé encore plus loin, évoquant de possibles liens financiers entre les réseaux criminels et certaines ONG opérant dans le canal de Sicile – sans dire explicitement lesquelles. Ces accusations gravissimes, assénées par un magistrat reconnaissant lui-même qu’il ne s’agit que d' » hypothèses de travail qui ne sont pas pour l’instant prouvées « , énoncées au mépris de son devoir de réserve mais au nom d’un  » devoir de dénoncer « , ont été diversement appréciées par les membres de la majorité gouvernementale. Vous noterez combien ce fameux  » devoir de dénoncer  » est à géométrie variable et toujours dénoncé par les tenants de la pensée conforme et obligatoire tiers-mondiste !

Alors que le ministre des affaires étrangères, Angelino Alfano, assurait qu’il donnait  » 100 % raison  » au magistrat pour avoir  » posé une vraie question « , le ministre de la justice, Andrea Orlando, qualifiait d' » inacceptable  » l' » association d’idées entre les ONG et une forme de criminalité « . Ben voyons…De son côté, le président du Sénat, Piero Grasso, ancien magistrat, se montrait plus sévère :  » Il me paraît un peu hors de l’ordinaire qu’un procureur puisse se prononcer avant même qu’une enquête soit faite.  »

A droite en revanche, on saluait le courage du magistrat. Quant au Mouvement 5 étoiles, qui depuis des semaines dénonce les  » taxis de la Méditerranée  » (amusante réflexion qui rappelle si bien le titre de notre article cité ci-dessus en référence) que seraient devenues les ONG, il a immédiatement pris fait et cause pour Carmelo Zuccaro, dont les déclarations doivent être examinées par le Conseil supérieur de la magistrature, mercredi 3 mai.

De retour d’un séjour à bord du Prudence, l’écrivain italien Erri De Luca a dénoncé la  » pure calomnie  » du procureur de Catane.  » C’est comme si je disais, sans preuve, que Carmelo Zuccaro avait des liens avec la mafia !  » Et pourtant…

 » Avec tout ce battage médiatique contre nous, en Italie, le mal est fait, constate Sophie Beau, cofondatrice et directrice générale de SOS Méditerranée. Pourtant, ces accusations ne tiennent pas : on affirme que nous sommes en contact avec les trafiquants alors que c’est l’organisation centrale des gardes-côtes, depuis Rome, qui nous confie les missions de sauvetage. On est allé jusqu’à nous reprocher d’être éclairés la nuit, alors que c’est une obligation légale ! Ces accusations sont faites en parfaite méconnaissance du droit. L’assistance en haute mer est un devoir qui s’impose à tous. Et cette campagne va jusqu’à la diffusion de fausses nouvelles : SOS Méditerranée a dû nier avoir opéré dans les eaux territoriales libyennes, données satellites à l’appui, comme cela avait été écrit dans la presse italienne !  » Alors une question nous vient : les autorités officielles, craignant d’être accusées (comme nous le faisons) d’organiser le «  Grand Remplacement « , ne tenteraient-elles pas de se défausser de leurs responsabilité dans cette traite négrière sur le dos des ONG ? Il faudra bien, un jour, rendre des comptes.

Confrontées depuis le début de l’année à un afflux de migrants sans précédent, les ONG constatent également qu’elles sont livrées à elles-mêmes dans la zone des sauvetages.  » Depuis le début de l’année, nous n’avons fait aucune opération conjointe avec des navires de l’agence européenne Frontex, poursuit Sophie Beau, comme cela était relativement fréquent en 2016. Et durant le week-end de Pâques, les ONG étaient seules dans la zone concernée par les secours, tandis que les navires de Frontex se trouvaient beaucoup plus loin des côtes.  » Reconnaissant ainsi les deux niveaux d’action des négriers européens : d’une part les prétendus humanitaires qui vont au contact de leurs fournisseurs, à la limite (voire même à l’intérieur-1-) des eaux territoriales libyennes et, d’autre part, les navires de l’agence européenne Frontex qui assurent la sécurisation de tout ce petit monde, un peu en retrait dans les eaux internationales !

Reste la question du rôle des gardes-côtes libyens : ils sont quasi inexistants ! Des sessions de formation par l’Italie ont commencé, mais les bateaux qui devraient les équiper se font attendre. Un avenir qui ne rassure pas particulièrement les organisations humanitaires.  » Le problème, c’est qu’il faudrait savoir qui ils sont vraiment. Ces derniers temps, nous avons parfois croisé en mer des bateaux sur lesquels était écrit “Libyan coastguard”, confie Sophie Beau. Leurs occupants ne sont pas agressifs, ils nous laissent faire les opérations de sauvetage sans participer. Mais quand nous avons fini, ils s’approchent des canots et en récupèrent les moteurs avant de disparaître.  » Tout est dit sur les rôles respectifs de tous ces intervenants de la rive sud de la Méditerranée ! 

Et, comme vous l’aurez compris, ce n’est pas la probable élection d’Emmanuel Macron qui mettra un terme à la traite négrière puisque tous ses amis affrètent, chaque jour, d’innombrables rafiots chargés de nouveaux esclaves.(2)

(1) Lire « Les assauts de l’Europe via la Méditerranée ne diminuent pas« :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/25/bulletin-climatique-du-week-end-2526-mars-2017-de-la-republique-francaise/

(2) Lire « Songez-y, voter Macron c’est cautionner les négriers« :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/09/bulletin-climatique-quotidien-9-mars-2017-de-la-republique-francaise/

II. Terrorisme : les dissimulations consenties des médias

Ce n’est pas la première fois que nous pointons du doigt la collusion entre le pouvoir en place et ses complices médiatique en matière de terrorisme. Les uns et les autres étant toujours prêts à dissimuler la part des  » Chances pour la France  » dans les violences, les trafics et les crimes que doivent subir nos compatriotes. C’est ainsi que les identités des racailles allogènes sont souvent et presque systématiquement cachées sous prétexte de  » ne pas gêner les enquêtes  » ! En réalité il ne s’agit que de dissimulations organisées pour acheter une fausse paix sociale que nous payons au prix fort.

Ainsi, lors de l’attentat des Champs Elysées où un policier fut froidement assassiné par Karim Cheurfi, une racaille islamiste d’origine algérienne, les autorités et leurs complices médiatiques ont tenté de cacher l’identité du tueur pendant de nombreuses heures.

Une heure à peine après les faits, plusieurs médias – BFMTV, l’AFP, Le Parisien ou encore Le Monde avaient obtenu auprès de leurs sources l’identité réelle du suspect, qui figurait sur la carte grise retrouvée dans la voiture du tueur : Karim Cheurfi, un  » Français  » de 39 ans. Mais, prétendant que son état civil devait encore être confirmé par comparaison de ses empreintes digitales, les organes en question décidèrent de ne pas le révéler. Ils ajoutèrent alors à cette dissimulation un prétendu souci de ne pas gêner les investigations en cours (une perquisition était prévue dans la nuit, l’hypothèse de complices restait à creuser…), pour retenir cette information et l’immense majorité des médias ne diffuseront son état civil que le lendemain des faits, sous la pression des informations des réseau sociaux ou…du blogue du CER.

Dès 23 h 23 en effet, le compte Twitter d’un certain  » Aldo Sterone « , un pseudonyme, est le premier à publier le nom du tueur –  » Le terroriste de #Paris est CHEURFI Karim. 36 ans. Nationalité française. Fiche attachée ici  » – avec une copie de ses antécédents judiciaires en pièce jointe. L’auteur de ce tweet, installé en Grande-Bretagne, est un sympathisant FN et contribue à des sites comme Fdesouche ou Riposte laïque. Heureusement qu’il est là ! Et qu’il a des relations.

 » Aldo Sterone  » a expliqué à un chercheur de Virtualroad.org travaillant sur la  » guerre médiatique  » durant la campagne électorale comment il avait obtenu cette information. Il explique qu’un policier qu’il connaît a relevé la plaque minéralogique de la voiture du suspect et lui a ensuite transmis la fiche des antécédents judiciaires de son propriétaire. C’est ainsi qu’un patriote, grâce à un contact privilégié dans la police, a débordé la presse traditionnelle et publié un fichier de police comportant le nom du tueur. Ou comment mentir n’aboutit qu’à montrer la vraie nature du quatrième pouvoir dans notre pays.

 

23 h 36 : le  » fake  » et le réel se télescopent Ayant vu passer sur Twitter une première fausse identité du suspect et le communiqué de l’Etat islamique,  » Aldo Sterone  » établit un lien avec sa propre information. Il poste la photo de Youssouf El Osri (le Belge d’abord soupçonné) assortie de ce commentaire, supprimé depuis :  » Le “Belge”, c’est celui-là. Lui, il cherche à commettre le prochain attentat ! « 

22  avril : deux jours après l’attaque,  » Aldo Sterone « , encore lui, utilise (et c’est de bonne guerre) cette irruption de la menace terroriste dans la campagne électorale pour appeler à voter FN. Il poste ce message sur Twitter :  » Abdul est fiché S « ,  » Je vote FN pour lui acheter un billet d’avion. Je vote autre chose pour lui acheter des balles pour son AK47. «  Il s’exprimera également dans une vidéo YouTube sur l’attentat des Champs-Elysées appelant à incarcérer tous les fichés  » S « , une promesse de Marine Le Pen.

Les temps deviennent durs pour les ennemis de la Patrie. 

 

III. NON à l’impunité des juges

L’Etat vient d’être condamné pour « faute lourde » dans l’affaire Agnès Marin, a fait savoir, mercredi 3 mai, une source judiciaire. L’adolescente avait été abusée sexuellement et assassinée en 2011 par un de ses camarades, alors scolarisé, comme elle, au collège-lycée Cévenol en Haute-Loire.

Dans un jugement rendu le 24 avril, le tribunal de grande instance de Paris a estimé que des « fautes » ont été « commises lors de la mise en liberté » du jeune homme, déjà condamné précédemment pour une affaire de viol. L’Etat a été condamné à verser 185 000 euros de dommages et intérêts à la famille de la victime. Aux assises, le meurtrier a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en première instance comme en appel. Une peine rarissime pour un accusé mineur au moment des faits.

C’était Agnès Marin

Le 18 novembre 2011, le corps carbonisé d’Agnès Marin, 13 ans, élève de troisième au collège-lycée Cévenol, établissement privé du Chambon-sur-Lignon, avait été retrouvé dans une forêt alentour sur les indications de son assassin, placé en garde à vue la veille. Outre des violences sexuelles, l’autopsie avait révélé dix-sept coups de couteau.

Agé alors de 17 ans, l’homme avait intégré l’établissement dans le cadre d’un contrôle judiciaire strict, après quatre mois de détention provisoire pour le viol, sous la menace d’une arme, d’une camarade de 15 ans dans le Gard.

La famille d’Agnès Marin avait engagé des poursuites contre l’Etat, reprochant au juge d’instruction d’avoir précipitamment ordonné sa remise en liberté, sans attendre les conclusions de l’enquête socio-éducative, ni celle de l’expertise psychiatrique.

Dans son jugement, le tribunal souligne notamment que le juge d’instruction n’a pas demandé l’avis des services de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), sur le projet de remise en liberté, qu’il n’a pas attendu le rapport de l’expert psychiatre et qu’il n’a pas non plus motivé son choix de placer le jeune homme dans un internat mixte.

« Ces négligences fautives (…) doivent être assimilées à une faute lourde qui a pu favoriser le passage à l’acte », concluent les juges dans leur décision.

Depuis, les parents d’Agnès pleurent leur fille mais le juge en question continue son oeuvre malfaisante sans l’ombre d’un doute et moins encore d’un remord alors qu’il aurait dû, dès le 25 avril, être destitué et mis en examen.

Car ce sont les mêmes qui libèrent des terroristes islamistes, réels ou potentiels. L’assassinat du Père Jacques Hamel en a fait la démonstration.*

* Lire « Comment la justice de la République a assassiné le Père Jacques Hamel« :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/07/28/bulletin-climatique-quotidien-28-juillet-2016-de-la-republique-francaise/

 Le 5 mai 2017.
Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (4 mai 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

4 Mai

I. Ils le disent :  » C’est le moins pire ! « 

On nous affirme que l’ampleur du groupe d’électeurs interrogés par Ipsos Sopra-Steria depuis novembre  2015 confère une grande fiabilité à ce nouveau sondage. Cette nouvelle vague, réalisée par Internet les 30 avril et 1er mai, porte sur un échantillon national représentatif de 13 742 personnes inscrites sur les listes électorales, dont 8 936 certaines d’aller voter le 7  mai et exprimant une intention de vote.

Et voici les résultats…

D’abord l’indice de participation au scrutin du 7 mai est de 76 %, en progression de 4  points par rapport à l’enquête des 16 et 17  avril. Ce sont les électeurs du premier tour de Mme Le Pen (87  %) et de M. Macron (88  %) qui sont les plus déterminés à aller voter, contre 76  % des électeurs de François Fillon (Les Républicains), 73 % de ceux de Benoît Hamon (Parti socialiste) et seulement 66 % de ceux de Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise).

Les intentions de vote pour le 7  mai n’ont pas fondamentalement changé depuis que les résultats du premier tour sont connus. Lors de la précédente enquête du Cevipof, réalisée mi-avril, Emmanuel Macron, le candidat d’En marche !, était crédité de 61  % des intentions de vote dans l’hypothèse d’un duel avec la candidate du FN. A moins d’une semaine du second tour, il reste crédité de 59  % contre 41  % à Marine Le Pen. La solidité de ces choix est très forte : 91  % des électeurs qui ont l’intention de voter Macron assurent que leur choix est définitif, et 88  % des électeurs de Mme Le Pen. Mais, en vérité, les jeux ne sont pas faits.

En revanche, les profils des électorats restent très nettement différenciés (et par là même intéressants). Ainsi, celui de M. Macron est plus féminin (62  % des électrices ont l’intention de voter pour lui, contre 38  % pour Mme  Le  Pen), plus âgé (65  % des plus de 65 ans, contre 35  % à Mme Le Pen), écrasant chez les cadres supérieurs (74  % pour M. Macron) et fort dans les professions intermédiaires (67  %), ainsi que chez les électeurs les plus aisés (68 % pour les revenus mensuels net du foyer entre 3 500 et 6 000  euros, 70  % chez les plus de 6 000  euros). Il est également très dominant chez les étudiants (70  %) et fait la différence chez les moins de 35 ans (60  % contre 40  % à Mme  Le  Pen). Enfin, comme on l’a observé au premier tour, le candidat d’En marche ! s’impose dans les villes de plus de 200 000 habitants (64  % des intentions de vote en sa faveur). Emmanuel Macron est donc bien le candidat des minettes, du fric, des vieux à l’abris du besoin mais aussi des jeunes nés avec une cuillère d’argent dans la bouche mais sans racine et des villes dans lesquelles règnent les bobos ! Les sondeurs ont pourtant oublié les cosmopolites, les invertis, les médias officiels, les artistes  » comptant pour rien  » comme les « Chances pour la France « …

A l’inverse, la candidate du FN réalise des scores supérieurs à sa moyenne nationale chez les hommes (44  %) et chez les gros bataillons des actifs de 35 à 64 ans (44  %). C’est également le cas chez les agriculteurs (48  %), les professions indépendantes (45  %), les employés (46 %) et surtout les  » sans dent  » (58  %), catégories où elle devance M.  Macron. Logiquement, les intentions de vote en sa faveur sont plus fortes que la moyenne dans les tranches de revenus inférieurs à 3 500  euros (entre 43 % et 46 %). Par ailleurs, elle recueille 46  % des intentions de vote des catholiques, sans différences sensibles entre pratiquants et non-pratiquants (Lire « Mauvaise Foi » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/05/04/mauvaise-foi/). Enfin, comme un miroir inversé de la géographie du vote Macron, Mme Le Pen est très présente dans le monde rural (45  %) et les villes de moins de 10 000 habitants.

Et là commencent les doutes. Si, à moins d’une semaine du second tour, M.  Macron bénéficie d’une avance sans précédent sur son adversaire (exception faite de 1969 et 2002), il est loin de susciter un véritable engouement. Ainsi, une nette majorité (60  %) des électeurs qui ont l’intention de voter pour lui déclarent le faire par défaut. La proportion est pratiquement inverse pour Mme Le Pen (59  % de vote d’adhésion).

De même, la frustration de bon nombre de Français devant ce duel de second tour est manifeste. 43  % d’entre eux souhaitent la victoire de M. Macron, 28  % celle de Mme Le Pen, mais 29  % ne souhaitent la victoire d’aucun des deux. Et, parmi ceux-ci, 32  % des électeurs de M. Hamon, 40  % de ceux de M. Fillon, 45  % de ceux de Nicolas Dupont-Aignan (Debout La France) et jusqu’à 53  % de ceux de M. Mélenchon, dont l’attitude plus que réticente à l’égard du candidat d’En marche ! pèse manifestement très lourd. Nous verrons bien dimanche 7 mai…

L’image de M. Macron s’est également dégradée au fil de la campagne. Près de la moitié (47 %) des électeurs déclarent, en effet, qu’ils n’aiment pas cette personnalité, en hausse de 6 points depuis janvier, contre 29  % qui l’aiment moyennement et un quart seulement (24 %) qui l’apprécient. Hormis ceux de Mme Le Pen, les électeurs de La France insoumise sont ceux qui aiment le moins M. Macron (60  %). Pour sa part, il est vrai, l’image de Mme Le Pen est invariablement négative : 59  % ne l’aiment pas, contre 60  % en janvier. En outre, la qualification du candidat d’En marche ! n’a pas renforcé sa stature présidentielle : 24  % des Français jugent qu’il a l’étoffe d’un président, tout juste un point de plus qu’avant le premier tour, tandis que 25  % accordent cette qualité à la candidate du FN.

Enfin, interrogé sur l’enjeu du protectionnisme, thème cher à Marine Le Pen, les Français bottent en touche et se partagent en trois catégories : 33  % jugent que la France doit s’ouvrir davantage au monde d’aujourd’hui, 35 % qu’elle doit s’en protéger davantage et 32  % ni l’un ni l’autre. La moitié d’entre eux estiment que pour favoriser l’activité des entreprises, il faut les protéger de la concurrence des pays étrangers et 43  % pensent que plus de protectionnisme contribuerait à réduire le chômage en France, contre 26 % seulement que cela l’augmenterait (et 31  % ni l’un ni l’autre).

En termes d’adhésion, d’image et de projet, Emmanuel Macron, candidat de l’oligarchie, de la finance et des médias, se prépare donc à entrer à l’Elysée sur des bases peu triomphantes et même, disons-le, extrêmement fragiles.

Réduisons drastiquement sa victoire électorale et, plus encore, son capital législatif en juin prochain et ce château de cartes s’effondrera rapidement.

 Peut-on imaginer choisir l’avenir de la France  » par défaut  » ?

II. Quelques intellectuels commencent d’ailleurs à s’inquiéter

Depuis le 23 avril, on peut constater que la qualification de Marine Le Pen, candidate du FN, au second tour de l’élection présidentielle, n’a pas suscité l’élan d’indignation ni la condamnation tant réclamés par le système, comme ce fut le cas pour son père, Jean-Marie Le Pen, après le 21 avril 2002.

Les divisions apparaissent même au grand jour, parmi les intellectuels français, certains n’hésitant pas à manifester ouvertement leur dégoût, face au choix qui leur est désormais proposé dimanche. Ainsi, dans un court texte, accessible sur Internet depuis le 26 avril, le philosophe et essayiste Michel Onfray dit, avec les mots qui lui sont chers, tout le mal que lui inspire le résultat du premier tour de la présidentielle.

 » Le belliciste BHL – Bernard-Henri Lévy – a donc gagné, et avec lui Pierre Bergé – un des actionnaires majoritaires du Monde – , locataire d’utérus d’autrui, Jacques Attali, plagiaire notoire et condamné comme tel par la justice, Alain Minc, plagiaire du précédent, Manuel Valls, traître en chef, – Bernard – Kouchner, sac de riz chez les médecins et médecin chez les sacs de riz, – Daniel – Cohn-Bendit, pédophile au siècle dernier, autrement dit tous les promoteurs forcenés d’une politique libérale qui a permis à Marine Le Pen de faire son plus gros score et d’être présente au second tour de cette élection qui n’en aura qu’un et à la famille Le Pen de passer de moins de 1 % en 1981 à près de 22 % en 2017, cherchez l’erreur ! « , déclare le fondateur de l’université populaire de Caen.

Et ce n’est pas fini. Invité le 28 avril du site de Daniel Schneidermann Arrêt sur images, l’historien Emmanuel Todd a expliqué que, pour lui,  » voter Front national, c’est voter xénophobe. Mais, pour moi, voter Macron, c’est l’acceptation de la servitude « . Dans ces conditions, le démographe, connu pour ses prises de position à rebrousse-poil, dit  » prendre le risque : je vais m’abstenir. Dans la joie « . Ce qui compte à ses yeux, c’est de préserver  » une autre France définie par le taux d’abstention « , qui serait en train d’émerger. Ou les bienfaits de la République et du suffrage universel réunis !

Débattant comme tous les dimanches, à l’antenne de RCJ, dans le cadre de l’émission  » L’Esprit d’escalier « , avec la journaliste Elisabeth Lévy, le philosophe Alain Finkielkraut a certes indiqué, le 30 avril, qu’il voterait pour Emmanuel Macron au second tour, car  » l’élection de Marine Le Pen mettrait la France à feu et à sang  » (Il oublie hélas qu’il n’y a plus d’autre solution et que le prix à payer sera encore plus lourd plus tard). Mais il a ajouté :  » Je ne voterai pas Macron de gaieté de cœur, car je ne vois rien de désirable dans la société liquide dont il est le champion.  » L’académicien a surtout tenu à souligner que, dans la période actuelle, «  on a plus à craindre de la fanatisation de la bien-pensance que de la résurgence du fascisme « .

De la même manière, Jean d’Ormesson, dans une tribune publiée, vendredi 28 avril, par Le Figaro, écrit qu’il ira voter pour Emmanuel Macron.  » Le 7 mai, nous ne nous abstiendrons pas, nous voterons avec résolution pour vous « , explique-t-il en faisant, lui aussi, du chef de file de En Marche, un terrifiant candidat PAR DEFAUT. D’autant que, pour justifier son refus du FN, l’académicien met en avant  » son programme économique et social, modèle de démagogie  » et  » son rejet de l’Europe et de l’euro  » (prouvant ainsi qu’il n’a pas tout compris à la nocivité de l’Union européenne). Dans son opinion, il n’y a en revanche pas de critique sur les valeurs morales promues par le FN.

Dans ce concert, les dernières voix qui s’élèvent pour dire qu’elles iront voter contre Marine Le Pen, pour défendre les valeurs de la République, se résument, à peu de chose près, aux Grands Prêtres du cosmopolitisme et du métissage ethno-culturel,  Raphaël Glucksmann et Edwy Plenel !

 » Contre Le Pen, nous voterons Macron le 7 mai. Ce ne sera pas pour approuver son programme mais pour défendre la démocratie comme espace de libre contestation, y compris face aux politiques du candidat d’En marche ! Tandis qu’avec l’extrême droite identitaire et autoritaire la remise en cause de ce droit fondamental est assurée « , rappelle ainsi mi-figue mi-raisin le directeur et fondateur de Mediapart, Edwy Plenel, dans un éditorial, publié, lundi 1er mai, sur son site.

Rappelez-vous ce que nous ne cessons de répéter :  » Nul ne pourra dire qu’il ne savait pas « .

III. Quant à  » la droite la plus bête du monde « …

Elle avance comme un canard sans tête ! A grand renfort de communiqués et d’interviews, tout le monde donne son avis sur le second tour de l’élection présidentielle, qui opposera dimanche 7 mai le chef de file d’En marche !, Emmanuel Macron, à la candidate du Front national (FN), Marine Le Pen.

Sans concertation ni coordination. Au milieu de ce maelström, deux grands blocs semblent s’éloigner inexorablement au sein du parti Les Républicains (LR). Et c’est tant mieux. D’un côté, les  » modérés  » qui font de la défaite de la candidate d’extrême droite une priorité. De l’autre, les  » durs  » qui n’hésitent pas à critiquer l’ancien ministre de l’économie en se projetant à juste titre vers les élections législatives.

Comme le symbole d’une digue en train de lâcher, le ralliement du président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, à Marine Le Pen a donné le signal.

 » Soi-disant gaulliste mais en réalité pétainiste, Dupont-Aignan doit être battu aux législatives et dans sa commune. Vrai collabo « , a écrit sur Twitter, avec arrogance, Dominique Bussereau, président du conseil départemental de Charente-Maritime. Le président du Sénat, Gérard Larcher, a défini M. Dupont-Aignan, héritier revendiqué du gaullisme malgré son départ de l’UMP en 2007, comme une  » imposture « . La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a évoqué son  » honneur perdu « . Fermez le ban !

Retiré sur son Aventin, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a donné le ton à cette droite prétendument modérée dans un billet de blog écrit au vitriol contre  » la trahison de Dupont-Aignan, l’attitude ambiguë de Mélenchon, l’effondrement du PS, les finasseries de certains de mes propres “amis” politiques « . Dans ce texte où il se pose en défenseur de l’Union européenne, l’ancien premier ministre  » appelle solennellement à résister à la tentation de tout casser, de renverser la table  » en votant pour M. Macron afin d’écarter la victoire de Mme Le Pen qui serait, selon lui,  » un séisme géopolitique, un désastre économique, (…) une défaite morale « . Ni plus ni moins. Mais, si Alain Juppé avait la moindre crédibilité…ça se saurait.

L’urgence absolue pour cette partie de la droite est donc de faire campagne contre le FN. Dimanche, le président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Christian Estrosi, et la députée de l’Essonne Nathalie Kosciusko-Morizet ont lancé un site Internet, Riposte républicaine (sic). En recyclant un travail déjà engagé pendant la campagne de François Fillon – dont le candidat de la droite s’était peu servi –, ils décryptent le programme du FN. Dans une première note, ils listent les conséquences du projet économique de Mme Le Pen, notamment sur le pouvoir d’achat des ménages.

De l’autre côté de la fausse droite, les héritiers revendiqués du sarkozysme enjambent le second tour de cette élection présidentielle. Déjà concentrés sur les législatives, ils ne font pas du tout campagne en faveur d’un front républicain. Au contraire.

Figure de proue de cette droite dure, le président d’Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, continue à assumer l’idée d’un vote blanc ou d’une abstention. Comme si une courte victoire de M. Macron l’arrangeait. Un président affaibli laisserait à la droite l’espoir d’imposer une cohabitation.  » Je refuse que la seule réponse de ma famille politique soit de se rassembler derrière Macron. (…) Je ne participerai pas à une coalition autour de Macron, car nous ne partageons pas les mêmes convictions « , a déclaré M. Wauquiez à Valeurs actuelles, dimanche 30 avril. Même s’il a indiqué, le soir du premier tour, qu’il voterait  » à titre personnel  » en faveur de M. Macron (comprenne qui pourra), le maire de Troyes, François Baroin, partage la même stratégie.

L’échéance est donc bien le temps des prochaines élections législatives. Si la fausse droite n’arrive pas à remporter une majorité de sièges, le groupe LR à l’Assemblée sera probablement coupé en deux entre ceux prêts à voter des textes d’un éventuel gouvernement de coalition et ceux qui seront dans une opposition systématique.

Ces derniers ne tarderont pas à faire comme Nicolas Dupont-Aignan !

 

Le 4 mai 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

 

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (2 mai 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

2 Mai

 

I. Tromperie médiatique à Yerres

Aussitôt après que Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France ! et maire de Yerres (Essonne) ait annoncé son ralliement à Marine Le Pen dans la course à l’élection présidentielle, la plupart des médias officiels ont relayé l’organisation de manifestations d’hostilité attribuées à quelques centaines de Yerrois à l’encontre de leur maire.

Manifestants devant la mairie de Yerres (91)

Patatras ! La manip a tourné court et nous savons aujourd’hui qu’il ne s’agissait que d’une tromperie destinée à nuire à Nicolas Dupont-Aignan et à Marine Le Pen. Une de ces désinformations dont ces gens-là sont coutumiers et qui se terminent la plupart du temps par l’attribution du célèbre prix des  » Bobars d’Or « * !

Présentés par les médias comme de simples citoyens venus crier leur colère contre leur maire après son ralliement au FN, il s’agit en fait et principalement d’opposants politiques et de militants du Parti socialiste et de En Marche!, le mouvement d’Emmanuel Macron.

La ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen pour le second second tour de l’élection présidentielle a fait couler beaucoup d’encre. Plus encore dans la ville du candidat de Debout le France (DLF), Yerres, où les médias ont fait état d’une «manifestation spontanée» de la part des habitants pour dénoncer la stratégie de leur édile.

Ainsi France 2, France Info ou encore BFMTV, ont ouvert leur reportage sur la colère de ceux qu’ils affirment être «des habitants» de la ville, et qui emploient des mots très forts à l’encontre de leur maire : «J’ai la nausée», «j’ai honte», et même quelques injures caractérisées.

Pour France 2, il s’agit «d’une partie de la population», alors que BFMTV parle des «habitants», ou des «riverains». Le Parisien va jusqu’à préciser qu’il s’agit «de simples citoyens non encartés». «On va mettre des lits de camp devant la mairie pour lui signifier notre colère et notre dégoût», lance même une personne au micro de plusieurs de ces médias. Mais aucun ne précisera que cette personne qui répond aux questions est Isabelle Herfeld, une ancienne élue PS de la commune voisine de Montgeron.

Et de fait, loin d’être de simples habitants de Yerres, la plupart des personnes interrogées dans ces reportages sont encartées au Parti socialiste, voire dans le mouvement d’Emmanuel Macron, et donc des adversaires politiques déclarés et de longue date de Nicolas Dupont-Aignan.

Au micro de BFMTV, la «riveraine» qui étale sa colère est Véronique Temel, militante socialiste et membre de la liste « Yerres avant tout !», dirigée par Alain Bétant, qui s’était opposée à Nicolas Dupont-Aignan lors des municipales de 2014. Ce même Alain Bétant, que l’on peut d’ailleurs voir sur les images de France 2.

Il y avait également sur place le sénateur PS de l’Essonne Michel Berson, qui s’est rallié à Emmanuel Macron en mars dernier, ou encore Elodie Jauneau, conseillère municipale PS à Yerres (à 0:38).

Derrière Isabelle Herfeld, on aperçoit même Dinesh Khoosy, une  » Chance pour la France  » qui se décrit comme un «progressiste de droite», et dont le compte Twitter @Dinesh_EnMarche (qui est depuis passé en statut protégé), regorge d’images faisant la promotion de l’ancien banquier d’affaires.
Face à la polémique qui enfle sur les réseaux sociaux, Aude Bristot, conseillère municipale PS de la ville de Montgeron et présente à la manifestation reconnaît «la tromperie» des médias, mais n’en assume pas la parenté ! C’est quand même un peu court comme confession…

Où l’on voit que ces crapules sont prêtes à tout pour nuire aux patriotes.

* Bobards d’or : http://bobards-dor.fr

II. Mais à crapule, crapule et demi

En  2012, elle avait apporté son soutien à Nicolas Sarkozy deux mois et demi avant le premier tour. Cette fois, la chancelière allemande aura attendu l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle française pour afficher sa préférence. Histoire de  » sentir le vent  » après bien des déboires préalables… » Je n’ai aucun doute sur le fait qu’Emmanuel Macron, s’il est élu, ce que je souhaite, sera un président fort « , a déclaré Angela Merkel, vendredi 28  avril, à plusieurs journaux du groupe allemand RND. Un président fort de ses soutiens mondialistes et financiers, sans aucun doute.

En janvier, elle a ainsi fait savoir qu’elle était prête à recevoir tous les candidats (ou presque) qui le souhaiteraient. Le premier à ouvrir le bal fut François Fillon, le 23  janvier. Vinrent ensuite Emmanuel Macron, le 16  mars, et Benoît Hamon, le 28  mars. Chaque fois, cependant, Mme Merkel prit soin de ne dire aucun mot, réservant le même traitement à chacun. Néanmoins, n’est-il pas honteux que trois des plus importants candidats à la présidence de la République française aient jugé nécessaire d’aller chercher à Berlin l’onction de la chancelière ? Les mêmes d’ailleurs qui ont tant vociféré contre l’entrevue de Montoire entre le maréchal Pétain et le chancelier Hitler !

Entrevue de Montoire

Une candidate, toutefois, avait été prévenue qu’il était inutile d’insister pour décrocher un entretien avec la chancelière : Marine Le Pen. L’hostilité de Mme Merkel à son égard est connue de longue date. Mais que fera-t-elle, cette bonne Angela, si Marine Le Pen est élue ? Mangera-t-elle son chapeau ?

Dans ce contexte, son soutien affiché aujourd’hui à M. Macron n’est en rien une surprise. Dès le soir du premier tour, dimanche 23  avril, son porte-parole, Steffen Seibert, avait publié un Tweet dans lequel il souhaitait au candidat d’En marche !  » bonne chance pour les deux prochaines semaines «  et saluait ses  » prises de position pour une Europe forte et l’économie sociale de marché « . Mais quel magnifique oxymore qu’une  » économie sociale de marché  » !

Avant celui de Mme Merkel, M.  Macron – qui jouit d’un grand élan de sympathie en Allemagne – avait reçu le soutien de deux autres poids lourds du gouvernement allemand, même si chacun des deux apparurent à l’époque en rupture par rapport à la position officielle de leurs propres partis. Ce fut d’abord le cas du ministre des affaires étrangères et vice-chancelier, Sigmar Gabriel, qui se prononça en sa faveur, alors que son successeur à la tête du Parti social-démocrate, Martin Schulz, prit (temporairement) position pour M. Hamon.

Ce fut ensuite le cas de Wolfgang Schäuble, l’incontournable ministre des Finances de Mme Merkel, dit  » le Dogue allemand « . Interrogé par l’hebdomadaire Der Spiegel, le 11  avril, le ministre des finances déclara que, s’il était français, il  » voterai – t – vraisemblablement Macron « . En Allemagne, cette prise de position avait été très commentée. La logique aurait voulu qu’en tant que membre de l’Union chrétienne-démocrate de Mme Merkel, alliée en France au parti Les Républicains, il soutienne plutôt M. Fillon…D’où notre habituelle question à Emmanuel Macron :

 » Dis nous qui sont tes amis, nous te diront qui tu es. « 

 

III. L’Obamania aura-t-elle du plomb dans l’aile ?

L’ancien président des Etats-Unis, la coqueluche de la gauche et des médias français, est invité à prononcer un discours sur le thème de la santé lors d’une conférence organisée par une banque d’investissement, Cantor Fitzgerald, moyennant 400 000 dollars.

Barack Obama a fait un retour public à l’Université de Chicago, le 24 avril.

Quatre cent mille dollars pour une conférence organisée par Wall Street : la somme comme le lieu d’intervention proposés à l’ancien président américain ont choqué la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, jeudi 27 avril. Mme Warren s’est dite « troublée » par la décision du populaire ancien président démocrate. L’influence de l’argent en politique « est comme un serpent ondulant à travers Washington, et apparaissant à divers endroits ici à Washington », a dit sur la radio Sirius XM Mme Warren, l’une des figures qui pourraient prendre la relève au Parti démocrate, peut-être pour la présidentielle de 2020.

« Comme nous l’avons annoncé il y a plusieurs mois, le président Obama prononcera des discours de temps en temps, a défendu Eric Schultz, conseiller de M. Obama. Certains seront payés, d’autres non, et quels que soient le lieu et l’organisateur, le président Obama restera fidèle à ses valeurs, sa vision et son bilan. » Ben voyons ! C’est aussi ce que nous disent Tony Blair, Nicolas Sarkozy, Gerhard Schröder ou…DSK.

Le porte-parole a également souligné que sous la présidence Obama, des lois de réforme du secteur financier ont été adoptées, bien que des banquiers de Wall Street aient financé ses campagnes électorales.

Les prébendiers sévissent partout dans le monde. Mais les nôtres commencent à trembler face au risque du deuxième tour.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Nous vous convions à la conférence de presse inter-associative intitulée :

« Halte à l’assassinat programmé du français »,

le mardi 9 mai à 16h au François Coppée, 1, Bd du Montparnasse 75006,

destinée à exprimer fortement la volonté de nos associations de faire entendre leur colère  et celle du peuple contre l’’anglo-américanisation planifiée de la France.

Au nom de 32 associations pour le français et la Francophonie, les associations :

Avenir de la langue française (ALF) et CO.U.R.R.I.E.L. (Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique) vous invitent à participer sur le thème :

Halte à

l’assassinat programmé

du français !

Pour exprimer la colère montante du peuple français contre l’imposition forcenée de l’anglais prétendument voué à remplacer le français.

Pour désigner de hauts responsables à l’opinion publique et la mobiliser pour la résistance par une politique de redressement du français et de la francophonie.

Albert SALON Georges GASTAUD

Docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, Philosophe,

Président d’Avenir de la langue française Président du CO.U.R.R.I.E.L.

Voici le communiqué de presse  que plusieurs de nos associations avaient, à l’initiative de CO.U.R.R.I.E.L., envoyé en pré-annonce à des journalistes et à divers destinataires :

Déclaration à la presse des associations de défense de la langue française.

À l’occasion des élections présidentielle et législatives,

EXIGEONS UN GRAND DÉBAT SUR L’ARRACHAGE DE LA LANGUE FRANCAISE AU PROFIT DU TOUT-ANGLAIS.

Alors qu’approchent les élections, une majorité de candidats et de grands médias élude le débat politique sur le basculement de plus en plus cynique de notre pays au tout-anglais.

La contradiction est éclatante entre les citoyens, dont 80 % jugent que le français est le lien principal de la nation, et certaines « élites » politico-médiatico-économiques qui, en tous domaines(pub, enseignes, Université, recherche, intitulé d’émissions, de chaînes, de journaux, « com » des grandes entreprises), violent la loi de 1994 et l’article II de la Constitution en promouvant méthodiquement le « Business Globish ». Or, que serait la France sans sa langue, si ce n’est ce « couteau sans manche dont on a perdu la lame » que raillait jadis Lichtenberg ?

C’est pourquoi les défenseurs du français qui ont déjà fustigé ensemble le honteux slogan olympique en anglais qui prostitue Paris, appellent les citoyens de toutes opinions à poser systématiquement aux candidats la question suivante : « Que ferez-vous une fois élu pour combattre le basculement de la France au tout-anglais, défendre la francophonie mondiale et faire respecter la Constitution qui dispose que « la langue de la République est le français ? »

 

Le 2 mai 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (1er mai 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

1 Mai

 

I. Brexit : l’UE joue des biscotos

A son arrivée à Bruxelles pour un sommet européen consacré aux préparatifs des discussions à venir avec Londres, samedi 29 avril, François Hollande a prévenu Londres que le Brexit « aurait forcément un coût pour le Royaume Uni ». « Il est clair que l’Europe saura défendre ses intérêts », a averti le président français avant ce premier sommet de l’Union sans la Grande-Bretagne, qui se tient exactement un mois après la notification officielle du Brexit.

S’adressant aux autres pays de l’UE, il a également estimé que le second tour de l’élection présidentielle en France le 7 mai serait « un choix européen », soulignant que les Français avaient « tout à gagner à rester dans l’Union européenne ».

Plus tôt, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a plaidé pour la nécessaire unité des Vingt-Sept dans les négociations à venir. « Nous devons rester unis en tant qu’UE à vingt-sept. Ce n’est qu’ainsi que nous serons capables de conclure les négociations, ce qui signifie que notre unité est aussi dans l’intérêt du Royaume-Uni », a-t-il déclaré. A ce titre, la Commission a préparé une liste « précise et détaillée » des droits que l’UE veut protéger, a précisé M. Tusk.

Dans un entretien accordé vendredi au groupe Funke Media Group, le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, surnommé «  le Dogue allemand « , rappelle que le Royaume-Uni ne tirera aucun avantage de son divorce avec l’Union européenne (UE) une fois que les négociations sur le Brexit auront été achevées.

Wolfgang Schäuble

« There is no free lunch. Les Britanniques doivent le savoir », a résumé M. Schäuble, utilisant une expression anglaise signifiant qu’« il n’y a rien de gratuit ».

« Nous ne voulons pas affaiblir le Royaume-Uni. Mais nous ne voulons pas davantage que le reste de l’Europe soit affaibli. Le Royaume-Uni, après la sortie [de l’UE], ne devrait pas obtenir des avantages que d’autres pays n’auraient pas. »

Sur le même principe que la mise sous tutelle de la Grèce par les Gauleiters de l’UE car le ton est récemment monté entre Berlin et Londres. Le ministre allemand ne fait ainsi que prolonger les propos tenus jeudi par la chancelière Angela Merkel, qui avait conseillé aux Britanniques de ne pas « se faire d’illusions »La première ministre britannique, Theresa May, lui avait répondu quelques heures plus tard en estimant que ses déclarations soulignaient à quel point les négociations à venir seraient difficiles. Depuis Londres, la Première ministre britannique en est venue à accuser le reste de l’UE de « s’unir contre » le Royaume-Uni.

Les « orientations de négociations » qui ont été adoptées samedi par les 27 chefs d’Etat et de gouvernement ont vocation à mettre noir sur blanc les grands principes qui guideront l’action des négociateurs de l’UE, dont le Français Michel Barnier a pris la tête.

Conformément aux recommandations exposées à la fin mars par le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, le texte soumis à l’approbation des Vingt-Sept scinde la négociation en deux phases, avec l’objectif d’organiser d’abord la sortie du Royaume-Uni en mars 2019 et de bâtir ensuite une nouvelle relation entre l’UE et ce pays.

« Avant de parler de notre futur, nous devons régler les questions du passé », a prévenu M. Tusk, dans sa lettre d’invitation aux 27 dirigeants pour le sommet de samedi. Selon M. Tusk, ce n’est pas seulement une « question de tactique » : « Etant donné le temps limité [deux ans selon l’article 50 qui régit le départ d’un Etat membre], c’est la seule approche possible. »

La première phase, qui commencera après les élections législatives britanniques du 8 juin, doit, selon les Européens, porter sur les trois priorités devant figurer dans l’accord de retrait : les droits des citoyens (principalement des 3 millions de ressortissants européens qui vivent ou travaillent au Royaume-Uni mais aussi du million de Britanniques établis dans le reste de l’UE), le solde des comptes, sujet probablement le plus politiquement sensible, enfin il faudra trancher « la question irlandaise » à savoir la frontière physique entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord sans remettre en cause les accords de paix chèrement acquis après trente ans de « troubles » et plus de 3 000 morts. Bref…la quadrature du cercle.

Les 27 devraient aussi commencer à se pencher sur la question des deux agences européennes actuellement basées à Londres, l’Autorité bancaire européenne (EBA) et l’Agence européenne des médicaments (EMA), qui seront transférées pour rester sur le territoire de l’UE.

Dès la semaine prochaine, la Commission européenne devrait publier sa proposition de « directives » de négociations, plus détaillées, qui se baseront sur ces orientations. Leur adoption par les 27 est prévue le 22 mai.

Si tout va bien ! C’est à dire si le  » Frexit  » n’est pas encore enclenché.

II. Hongrie : l’UE roule des mécaniques

Viktor Orban était venu à Bruxelles pour  » défendre – son – pays « , la Hongrie. Il l’a fait sur tous les tons et est reparti apparemment satisfait et  » fier « , alors qu’il avait essuyé un flot de critiques, souvent virulentes, à peine compensées par le soutien que lui ont manifesté les élus de droite et celui, plus mitigé, du groupe conservateur du Parti populaire européen (PPE), auquel il appartient.

Le premier ministre hongrois, participait, mercredi 26  avril, à une séance plénière du Parlement européen. Un peu plus tôt, la Commission européenne avait annoncé l’ouverture d’une  » procédure d’infraction  » contre son pays au sujet de la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur qu’il a adoptée. Il s’agit d’une première étape qui peut conduire la Hongrie devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Censée mettre fin à  » des privilèges  » et s’appliquer à tous les instituts étrangers d’enseignement, elle vise en fait directement l’Université d’Europe centrale (CEU), créée en  1991 à Budapest par le milliardaire américain George Soros, d’origine hongroise mais ennemi notoire des nations et des peuples européens qu’il veut remplacer par le surplus de population musulmane dans le monde.

Celui-ci devait être reçu, jeudi 27  avril, par le président de la Commission, Jean-Claude Juncker toujours prêt à trahir les racines de l’Europe. A la fureur de M. Orban, qui accuse le financier, devenu son ennemi, d’avoir  » détruit la vie de millions d’Européens «  en spéculant sur leur appauvrissement, et de soutenir les rivaux du Fidesz, le parti au pouvoir.  » Il est étonnant qu’on reçoive une telle personne « , a-t-il déclaré.

Au sujet de la procédure ouverte contre son pays, l’homme qui se présente comme le dirigeant de la  » droite des droites  » évoque  » des préjugés « , et juge  » absurde  » l’idée d’une menace pesant sur une université très renommée.

Il se dit toutefois  » prêt à discuter  » avec le collège européen, qu’il juge  » raisonnable « . Il lui répondra de manière circonstanciée dans un mois, se montrant en apparence plus conciliant que le gouvernement polonais également dans le collimateur de Bruxelles.

La Commission européenne a un peu accentué la pression sur Budapest mais reste prudente. Le premier vice-président, Frans Timmermans, estime que le droit communautaire est violé et la liberté académique menacée. Il déplore aussi la consultation des Hongrois, appelée  » Arrêtons Bruxelles « , qui devrait conforter Viktor Orban dans son combat contre les institutions européennes. Les récents textes sur l’asile ou sur le contrôle des ONG sont d’autres sujets qui irritent la Commission et qui pourraient entraîner des sanctions. A ce stade, l’instance se limite toutefois à  une lettre de mise en demeure, en vue d’obtenir des explications détaillées.

 » Nous ne donnons pas d’ordres à nos partenaires, mais nous ne voulons pas qu’ils nous obligent à prendre des décisions dont nous ne voulons pas « , a expliqué -Viktor Orban au cours d’une conférence de presse qui a suivi le débat. D’autant qu’il entend, dit-il,  » réformer l’Europe, corriger ses erreurs pour retrouver la confiance des peuples « . Il ne cédera donc en aucune manière sur la question des réfugiés et des migrants vers laquelle, dit-il,  » tout converge « .

Mercredi, les groupes socialiste et libéral au Parlement européen ont réclamé des sanctions vigoureuses. Le premier demande l’application de l’article  7 du traité de l’UE, qui peut priver un Etat de certains de ses droits. Le second, par la voix de son président, Guy Verhofstadt, reproche au dirigeant hongrois de vouloir l’argent de l’Europe tout en rejetant ses valeurs. Et se demande, dès lors, s’il ne devrait pas quitter l’UE.  » Jusqu’où irez-vous, la fois prochaine ? Brûlerez-vous des livres ? « , a  lancé M. Verhofstadt au premier ministre, le traitant même de  » paranoïaque « .

Les sociaux-démocrates voudraient que le Hongrois soit exclu ou à tout le moins suspendu du PPE. Le débat y a été vif quand M. Orban avait fait adopter sa loi sur les universités étrangères, début avril.

Mais après le lancement de la procédure d’infraction, et l’engagement qu’aurait pris M. Orban de respecter les recommandations de la Commission si elle conclut à  une violation du droit européen, la pression sur le premier ministre semble retombée au PPE. Samedi 29  avril, les membres du groupe conservateur au Parlement devaient avoir une réunion préparatoire avant le sommet sur le Brexit, qui a lieu le même jour.  » Orban va se faire tirer l’oreille, on va lui dire qu’on en a assez, qu’il faut qu’il arrête de marquer contre son camp, mais pas question de l’exclure « , explique une source parlementaire. En réalité, et plus prosaïquement, le PPE ne veut pas se séparer de douze élus du Fidesz alors qu’il ne dispose que de vingt-sept sièges d’avance sur les sociaux-démocrates dans l’hémicycle !

Alors, en attendant, toutes ces bonnes personnes font mine de rouler des mécaniques…

III. Sorbonne : silence, on frime !

Nous dénoncions il y a quelques jours la publication en catimini d’une circulaire autorisant les universités à procéder au tirage au sort pour l’affectation des étudiants à l’entrée à l’université, lorsque la demande dépasse les capacités d’accueil (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/04/28/quel-beau-pays-que-le-notre/).

Mais, pendant ce temps-là, un programme d’accueil de l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne est mis en place pour les étudiants prétendument  » réfugiés  » mais en réalité migrants économiques.

Affiche d’accueil à la Sorbonne

La responsable de ce service d’accueil réservé aux migrants est une certaine Amelle Bekhada, coordinatrice du programme (une de nos  » Chances pour la France « , venue d’ailleurs et de Nantes, précédemment conseillère de clientèle puis déléguée relation-consommateurs chez Bouygues puis chez Direct Energie…).

Elle est chargée d’aider les migrants en question à ­rédiger le courrier qui accompagne leur demande d’admission. Elle s’enquiert de la recherche de stage auprès d’un organisme de recyclage, de décrocher des rendez-vous avec la médecine universitaire ou le service d’orientation de Paris-I.

Amelle Bekhada reçoit quotidiennement quatre ou cinq jeunes dans le cadre de ce programme d’accueil. « Mon travail est de les accompagner, ce qui inclut des missions très ­variées : je dois tantôt faire face à des problèmes d’orientation, tantôt les épauler, les orienter dans leurs démarches auprès des administrations », explique-t-elle.

Paris-I a mis en place ce dispositif d’accueil des étudiants réfugiés en octobre 2015. Ils étaient 65 à faire leur rentrée cette ­année-là ; ils sont aujourd’hui plus de 130, de treize nationalités différentes à bénéficier de ce programme financé par le Qatar à hauteur de 600 000 euros par an. Une somme principalement ­allouée au logement et au versement de bourses.

Rappelons ici que, pendant ce temps-là, des centaines voire des milliers de jeunes Français «  natifs  » seront rejetés des universités par manque de place…

Les clients du Qatar ont, eux, le choix entre deux parcours. « Dans le premier, les 50 étudiants non francophones suivent une formation intensive en français langue étrangère (FLE), pour leur permettre de se mettre à niveau, avant de pouvoir s’inscrire dans un cursus diplômant », ­détaille Amelle Bekhada. Ils sont également accompagnés par des tuteurs étudiants, suivent des ateliers d’introduction aux différentes disciplines, et des aides leur sont proposées pour leurs démarches administratives. « Le second parcours, destiné aux 80 étudiants francophones, permet une inscription dans un cursus diplômant, un perfectionnement en français et un soutien personnalisé », poursuit la coordinatrice avec la conviction de remplir ainsi une mission sacrée.

A mesure que le programme s’est mis en place, les contours de la fonction d’Amelle Bekhada se sont dessinés. « On a appris en faisant, dit-elle aujourd’hui. Au ­départ, on pensait faire de la gestion de scolarité classique, mais nous avons dû aller bien au-delà : certains de nos étudiants faisaient remonter de graves problèmes de logement, de santé, ne mangeaient pas à leur faim ou étaient à la rue… Il a fallu rapidement changer notre cœur de métier, ­apprendre à se tourner vers les bonnes personnes et, surtout, comprendre que pour que ces jeunes réussissent, il fallait que leurs besoins basiques soient assurés. » 

Pour cela, la jeune femme travaille en réseau avec toutes les composantes de l’université : l’administration, les enseignants en FLE, ceux des différents cursus, les associations étudiantes comme Sorbonne solidaire, qui épaule les arrivants. Elle échange également avec des services de santé, des associations qui peuvent aider les demandeurs d’asile sur le plan juridique ou soutenir ceux qui prétendent avoir été victimes de torture . « Beaucoup ont des parcours incroyables, ils ont dû fuir parce qu’ils défendaient leurs idées chez eux. En arrivant ici, ceux qui repartent de zéro. », commente Amelle Bekhada.

Qu’en pense Emmanuel Macron ?

Alors, défendons nos idées…chez nous ! Et renversons la table.

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

L’Opéra Comique de Paris a rouvert ses portes au public après deux ans de travaux.

Sous les ors ravivés de la Salle Favart, un public de première se pressait, impatient, mercredi soir 26 avril. Au programme, Alcione de Marin Marais (1656-1728), défendu dans la fosse par Jordi Savall, grand artisan de la promotion du compositeur français que le public découvrit dans Tous les matins du monde, le film d’Alain Corneau.

Au risque de paraître béotien, on avouera que l’ouvrage ne semble pas s’imposer comme un incontestable chef-d’œuvre. Toujours noble et déliée, la musique peine pourtant à s’élever sur les cimes du génie – on est bien loin d’un Rameau qui bousculera l’opéra français quelques décennies plus tard. Il incombe alors aux interprètes d’insuffler la vie et le drame au spectacle. Mission accomplie en partie seulement sur la scène de l’Opéra-Comique.

La belle et gracieuse Alcione (Léa Desandre), fille du dieu des vents, et le roi Céix (Cyril Auvity, suprêmement élégant), s’aiment tendrement, sous les yeux jaloux de Pelée (Marc Mauillon, brûlant). Ce dernier est partagé entre sa passion pour Alcione et son amitié pour Céix. Tous les malheurs des personnages naîtront de ce triangle des sentiments, avoués ou cachés, sereins ou coupables.

Si Alcione, créé en 1706 et disparu de l’affiche depuis 1771, reste dans les annales de l’histoire de la musique, c’est en grande partie par l’émoi que souleva sa « tempête », page orchestrale et chorale qui apporte au IVe acte de l’ouvrage un souffle jusqu’ici bien discret. Ce déchaînement figuratif fait encore son effet en 2017.

La direction musicale de Jordi Savall y puise un nouvel élan et la mise en scène de Louise Moaty une parfaite légitimité. En complicité avec la chorégraphe Raphaëlle Boitel, elle mêle en effet aux chanteurs agiles une troupe virtuose de danseurs-acrobates-voltigeurs dont les figures, entre ciel et terre, sont bluffantes.

Un beau spectacle tout de même.

Le 1er mai 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE DU WEEK-END (29/30 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

29 Avr

I. Chaleurrr…Bonheurrr

L’ancienne ministre Lucette Michaux-Chevry (Les Républicains) a été placée en garde à vue mercredi 26 avril au matin en Guadeloupe. Elle en a profité…pour faire un malaise dans le bureau du juge, rapporte Radio Caraïbes International (RCI). Entendue dans le cadre d’une enquête sur des détournements de fonds présumés, elle a dû être évacuée par les sapeurs-pompiers vers le centre hospitalier de Basse-Terre sans avoir pu être informée de la décision finale du magistrat.

Mme Michaux-Chevry, qui préside la communauté d’agglomération Grand Sud Caraïbe (ex-CASBT), était entendue « depuis 8 heures du matin », dans le cadre « d’une commission rogatoire du juge d’instruction de Basse-Terre » concernant une enquête débutée en 2016 et qui avait abouti à trois mises en examen en janvier 2017, a détaillé Samuel Finielz, procureur de la République de Basse-Terre.

L’ancienne ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères – Alain Juppé – (de 1993 à 1995) était en garde à vue aux Abymes, dans les locaux de la police judiciaire, soupçonnée de « détournement de fonds publics, association de malfaiteurs, escroquerie en bande organisée, prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux de documents administratifs ».

C’est elle, aussi vraie que nature

Selon une source proche du dossier, confirmant une autre information de RCI, « des perquisitions » ont été menées dans les locaux de la communauté d’agglomération, à Basse-Terre, mardi, « tout comme d’autres opérations de police judiciaire » ces derniers temps. Selon RCI, « une femme, chef d’entreprise proche de Lucette Michaux-Chevry », aurait été placée en garde à vue, mardi.

Dans cette affaire, les investigations effectuées dans le cadre d’une enquête démarrée début 2016, sur la période 2010-février 2017, ont mis en évidence « que certaines entreprises bénéficiaires de marchés publics » de la CASBT « finançaient les besoins personnels de certains fonctionnaires territoriaux et élus », « directement » ou au « travers des associations ou des comptes ouverts dans des commerces », précisait le parquet dans un communiqué, en février.

« Des associations facturaient des prestations fictives à la communauté d’agglomération », « payées grâce à l’intervention de certains fonctionnaires territoriaux ». « Les fonds ainsi versés faisaient systématiquement l’objet de retraits en espèces », expliquait-il encore.

Le 10 février, trois hommes avaient été mis en examen pour « recel d’abus de biens sociaux, trafic d’influence passif soit par personne chargée d’un mandat électif, soit par personne chargée d’une mission de service public, escroquerie en bande organisée, association de malfaiteurs et détournement de fonds publics ».

Fred Madinékouty, directeur général des services, avait été incarcéré et libéré sous contrôle judiciaire. René-Claude Monrose, troisième adjoint de Marie-Luce Penchard (LR), fille de Mme Michaux-Chevry, à la mairie de Basse-Terre, et Georges Chasselas, DGS adjoint de la CASBT, avaient été laissés libres sous contrôle judiciaire.

Où l’on découvre que la violence, si caractéristique de la société guadeloupéenne *, n’est pas le seul travers de cette île. 

* Lire « Elle en a de la chance, la France…« :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/04/01/bulletin-climatique-quotidien-1er-avril-2015de-la-republique-francaise/

II. Quand Méphisto se mêle de déradicalisation

De Patrick Amoyel alias Méphistophélès,  » Le psy du djihad « , nous parlions déjà en septembre 2016 dans notre Bulletin climatique (Lire « La meilleure déradicalisation c’est…l’expulsion » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/16/bulletin-climatique-quotidien-16-septembre-2016-de-la-republique-francaise/). Sans savoir encore que cette coqueluche des médias autant que des dirigeants politiques usurpait ses fonctions officielles de déradicalisateur patenté tandis qu’il abusait de certaines jeunes patientes fragiles dans son cabinet de faux-psychanalyste !
Patrick Amoyel, fondateur de l’association Entr’Autres à Nice qui travaille sur les ressorts de la radicalisation islamiste (et qui nous livre ce genre de réflexion hallucinante :  » Vous êtes au courant que le christianisme n’existe plus ? « ) a été mis en examen et écroué jeudi 27 avril pour « viols sur mineur par personne ayant autorité » et « exercice illégal de la médecine« , a appris France Bleu Azur de source judiciaire.

 

Patrick Amoyel est accusé de viols pour des faits commis entre 2011 et 2013 sur une jeune femme agée de 16 ans en 2011. Elle a porté plainte fin 2016. Les faits se seraient déroulés dans son cabinet de psychanalyse, à Nice. Se présentant à la fois comme psychothérapeute, chiropracteur ou psychologue, il n’avait en fait aucun des diplômes nécessaires pour exercer. D’autres témoignages à charge commencent à être enregistrés par les enquêteurs.

Mais l’association Entr’autres, soutenue par les pouvoirs publics, continue d’intervenir auprès de jeunes radicalisés depuis que Patrick Amoyel est devenu une figure de la lutte contre la radicalisation islamiste, organisant des colloques et supervisant la formation des agents publics sur cette question.

Selon les estimations, entre 30 et 80 jeunes niçois de papier auraient gagné les zones irako-syriennes. Les sources les plus pessimistes placent, elles, le curseur à près de 200.

Directeur des recherches freudiennes à l’université Nice Sophia-Antipolis, Patrick Amoyel propose une approche du phénomène jihadiste par le biais psychanalytique. Un regard complexe et décalé, qui a longtemps séduit, avant de susciter aujourd’hui de nombreuses réserves.

Dans l’univers de la lutte contre la radicalisation, dont nous avons souvent dit qu’elle est devenue une course à l’appel d’offres et aux trafics*, Amoyel paye aussi son absence de production écrite. «Je n’ai jamais rien lu de cet homme», persifle, échaudée, une farouche opposante à sa méthode. Le Niçois était tout de même dans le jury de thèse de l’une de ses consœurs, Amélie Boukhobza, œuvrant à ses côtés à Entr’autres.

«Cette unité, composée de gens valables et sérieux, anime des colloques de qualité, appuie un universitaire français. Mais, à mon sens, cela ne suffit pas à consacrer la pertinence d’Amoyel sur le djihadisme. Comme de nombreux psys, il considère les jeunes radicalisés comme des criminels dopés à la haine de la République en raison d’un passé colonial mal digéré. En sus, il place l’antisémitisme comme le principal moteur du djihadisme, qui en comporte pourtant, nous le savons désormais, beaucoup d’autres.»

Cible des critiques les plus acerbes, son concept de «daechien» – autrement dit les adeptes de Daech, l’acronyme arabe de l’Etat islamique (EI). Ce qualificatif, séduisant de prime abord, est jugé assez «fourre-tout» par un intervenant ayant l’oreille du ministère de l’Intérieur : «On ne sait pas exactement ce que ça recouvre, en réalité, d’être « daechien ». Dans la bouche d’Amoyel, cela semble aller de la sympathie pour le califat, aux chantres de la taqiya (principe de dissimulation de ses convictions politico-religieuses, ndcer), le tout sur fond de réislamisation de la France par les courants salafistes ou des Frères musulmans. Si on peut comprendre l’idée plutôt intéressante consistant à définir ce qu’est un djihadiste, ce néologisme mélange en fait des situations très différentes.»

Malgré les controverses, Patrick Amoyel dispose toujours de la confiance des pouvoirs publics. Récemment, sa structure a remporté le plus important appel d’offres de formation des personnels de l’Etat en matière de lutte contre la radicalisation. A son équipe revient donc désormais la charge de former les agents, qui, demain, mettront en musique une politique de plus long terme. Va-t-il les convertir à d’autres activités plus ludiques en chambre ? Sans doute pas si Marine Le Pen est élue. Mais si c’est Emmanuel Macron…

Patrick Amoyel

Il est vrai que Patrick Amoyel a également très bonne presse auprès de Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra). Ce dernier l’a en effet installé, le 9 février, dans un conseil scientifique destiné à «développer des programmes de formation pour les acteurs tant publics que privés confrontés à la problématique du racisme, de l’antisémitisme et des discriminations.» Une casquette supplémentaire, qui apporte de l’eau au moulin de ceux qui qualifient Patrick Amoyel «d’ambitieux inassouvi».

Décidément, ce régime est encore plus pourri qu’on le pensait.

* Lire « Le commerce juteux de la déradicalisation bidon« :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/14/bulletin-climatique-quotidien-14-mars-2017-de-la-republique-francaise/

III. Législatives : beaucoup ont du souci à se faire

Si l’on se réfère aux résultats du premier tour de l’élection présidentielle, plusieurs figures réputées importantes de la vie politique française ont quelque souci à se faire pour leur réélection aux législatives, ou pour leur succession quand elles ont fait le choix de ne pas se représenter.

Evidemment, compte tenu de leurs scores nationaux, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se taillent la part du lion dans ces circonscriptions, mais Jean-Luc Mélenchon réussit également une belle percée. L’examen détaillé de cette centaine de circonscriptions détenues ou briguées par des personnalités de renom, membres du gouvernement ou députés sortants, réserve quelques surprises.

Dès lors que le candidat du PS n’est arrivé en tête dans aucune circonscription, toutes celles où avait été élu en  2012 un membre du gouvernement observent une bascule. Souvent, c’est le candidat d’En marche ! qui arrive en tête. C’est le cas, pour commencer, de celle du premier ministre, Bernard Cazeneuve (Manche, 4e), ou de l’ancien chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault (Loire-Atlantique, 3e). Tous deux ont annoncé qu’ils ne se représenteraient pas aux prochaines élections législatives. C’est plus sûr pour éviter une déroute !

M. Macron arrive également en tête dans les circonscriptions du vallsiste Jean-Marie Le Guen (Paris, 9e), avec un score confortable de 34,33  %, d’Alain Vidalies (Landes, 1re), Thierry Mandon (Essonne, 9e), ces deux derniers ayant aussi décidé de ne pas briguer un nouveau mandat législatif, de Marisol Touraine (Indre-et-Loire, 3e), Jean-Jacques Urvoas (Finistère, 1re), Martine Pinville (Charente, 1re) ou Ericka Bareigts (La Réunion, 1re). Ainsi que dans celle de l’écologiste Barbara Pompili (Somme, 2e), qui lui a apporté son soutien.

Pour les trois  » novices  » du gouvernement qui vont tenter de se faire élire à l’Assemblée nationale en juin, la tâche s’annonce compliquée. Interrogation en ce qui concerne Juliette Méadel, investie par le PS dans la 10e  circonscription de Seine-et-Marne, mais qui a apporté tardivement son soutien au candidat d’En marche !, qui y arrive en tête avec 26,88  %. Najat Belkacem, elle, n’a pas ménagé son soutien à Benoît Hamon mais, dans la 6e  du Rhône, où elle est candidate, M.  Macron fait 27,73  %. Quel bonheur si cette faussoyeuse de l’enseignement pouvait disparaître corps et bien…D’autant que l’affaire se complique encore pour Myriam El Khomri, qui voit dans la 18e  circonscription de Paris le candidat d’En marche ! arriver largement en tête avec 37,12  % des suffrages.

Deux membres du gouvernement voient leur circonscription placer Jean-Luc Mélenchon en tête au premier tour : Christian Eckert (Meurthe-et-Moselle, 3e) et Annick Girardin (Saint-Pierre-et-Miquelon).

Mais plusieurs ministres, cependant, ont dû découvrir les résultats de leur circonscription avec une autre inquiétude en observant que Marine Le Pen y était arrivée en tête. C’est le cas, en particulier, de Michel Sapin, dans la 1re de l’Indre dont il a longtemps été l’élu, ou de Matthias Fekl (Lot-et-Garonne, 2e), ainsi que de Christophe Sirugue (Saône-et-Loire, 5e), Ségolène Neuville (Pyrénées-Orientales, 3e), Pascale Boistard (Somme, 1re), Clotilde Valter (Calvados, 3e) ou Estelle Grelier (Seine-Maritime, 9e). Quant à Stéphane Le Foll, le très  » hollandais  » ministre de l’agriculture et porte-parole du gouvernement, dans la 4e  circonscription de la Sarthe, François Fillon arrive largement en tête avec 29,08  %.

Candidats à la présidentielle, ils ne sont pas nécessairement maîtres sur leurs terres. Pour un Fillon qui caracole en tête dans sa 2e  circonscription de Paris, avec 37,34  % des voix, ou une Marine Le Pen dans la 11e du Pas-de-Calais, avec 41,17  %, Nicolas Dupont-Aignan (Essonne, 8e), Benoît Hamon (Yvelines, 11e) ou Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques, 4e) font certes des scores largement supérieurs à leur moyenne nationale mais insuffisants pour leur assurer une réélection confortable.

Quelques grosses pointures du PS, comme le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis (Paris, 16e), le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone (Seine-Saint-Denis, 9e), l’ex-premier ministre Manuel Valls (Essonne, 1re), l’éphémère ministre de l’intérieur Bruno Le Roux (Seine-Saint-Denis, 1re), le  » Monsieur élections  » du parti, Christophe Borgel (Haute-Garonne, 9e) ou l’ancienne ministre Elisabeth Guigou (Seine-Saint-Denis, 6e) voient M.  Mélenchon rafler la mise dans leurs circonscriptions.

D’autres, en revanche, ont du souci à se faire au vu des scores obtenus par Mme  Le Pen. La candidate du FN arrive ainsi en tête chez les frondeurs Aurélie Filippetti (Moselle, 1re) ou Christian Paul (Nièvre, 2e), ainsi que dans la circonscription de la rapporteure de la commission des finances, Valérie Rabault (Tarn-et-Garonne, 1re), sa collègue Karine Berger (Hautes-Alpes, 1re) ou chez René Dosière (Aisne, 1re), connu pour ses travaux sur l’utilisation des finances publiques.

Cette poussée du Front national n’épargne pas quelques figures du parti Les Républicains, en mauvaise posture dans leurs circonscriptions. C’est le cas de Luc Chatel (Haute-Marne, 1re), Jean-François Copé (Seine-et-Marne, 6e), qui ne se représente pas, Christian Jacob (Seine-et-Marne, 4e), Bruno Le Maire (Eure, 1re), Franck Riester (Seine-et-Marne, 5e), ou même Laurent Wauquiez (Haute-loire, 1re).

Après les rebondissements de la présidentielle, les législatives ont toutes chances de réserver leur lot de surprises. Sera-ce le début d’une utile recomposition politique de notre pays ?

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Et après avoir mal commencé ce Bulletin, essayons de le bien finir avec ces armoiries de la Guadeloupe dessinées par notre ami Laurent Granier (http://www.laurentgranier.com), qui nous montre que l’héraldique peut toujours réconcilier avec la beauté et le sens :

De sable à la gerbe de cannes à sucre de sinople posée en bande, surchargée d’un soleil brochant d’or; au chef d’azur à trois fleurs de lys d’or.

Gouache, encre et aquarelle sur papier chiffon à la forme « Arches », 300g/m2, grain fin.
Format papier : 23 x 31 cm
Format composition : 17,98 x 21,68 cm

Le 29 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (28 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

28 Avr

 I. Avec des amis comme Attali…

Emmanuel Macron n’a pas besoin d’ennemis

Chacun se souvient des propos du grand penseur qu’est Jacques Attali, vieux compagnon de route de la gauche et du fric réunis, à propos de l’euthanasie des personnes âgées (Lire « Nous vous l’avions annoncé, Attali le fait » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2013/02/11/nous-vous-lavions-annonce-attali-le-fait/).

Depuis, après quelques hésitations toujours intéressées financièrement, celui qui conseilla avec tant d’efficacité François Mitterrand, Nicolas Sarkozy et bien sûr François Hollande, a jeté son dévolu sur…Emmanuel Macron. Ouf ! Nous sommes sauvés.

Mais, les proches du candidat, eux, le supplient de se taire. « Je ne voudrais pas que cette campagne se réduise à des anecdotes« , a déclaré l’économiste sur LCI, mercredi 26 avril, en évoquant le sort des salariés de Whirlpool d’Amiens, dont l’usine sera délocalisée en Pologne. « C’est en effet une anecdote dans un contexte plus large, si on ne le présente pas dans un contexte plus large », a-t-il poursuivi, après une relance de la journaliste en plateau.

Cette sortie médiatique n’a pas plu au secrétaire général d’En marche !, Richard Ferrand, alors qu’Emmanuel Macron effectuait un déplacement chahuté dans l’usine de lave-linges. « Qu’il se taise !« , a-t-il intimé à l’économiste, dans un tweet visiblement rédigé avec une pointe d’agacement.

Jacques Attali a connu Emmanuel Macron en 2007, quand ce dernier était rapporteur général adjoint de la commission sur la libération de la croissance. Au soir du premier tour, l’économiste était présent à la Rotonde, le restaurant choisi par le candidat pour fêter sa qualification. Certains, toutefois, n’ont pas oublié les propos de l’économiste, il y a un an, dans un entretien à Challenges. Jacques Attali avait alors déclaré qu’Emmanuel Macron n’incarnait que le« vide de la politique française ».

Les propos de Jacques Attali ont d’autant plus jeté le trouble qu’Emmanuel Macron a passé une journée mouvementée à Amiens. Alors qu’il rencontrait une intersyndicale à la chambre de commerce, Marine Le Pen lui a grillé la politesse, en se rendant à l’usine. Puis lors de sa visite, le fondateur d’En marche ! a été fortement chahuté et même sifflé.

Le porte-parole du candidat, Benjamin Griveaux, s’en est pris directement à Jacques Attali, estimant que l’économiste n’avait « sans doute » pas sa place à la Rotonde et « qu’il appartenait au monde d’avant », selon des propos cités par franceinfo. Il n’a joué aucun rôle dans la campagne et n’en aura aucun demain. »

Le géant américain de l’électroménager a annoncé en janvier la fermeture en 2018 de son usine d’Amiens, où 290 salariés fabriquent des sèche-linge, pour transférer la production à Lódz, en Pologne. Les emplois de 60 salariés d’un sous-traitant (Prima) et ceux d’environ 250 intérimaires sont aussi menacés.

De Minc à Attali en passant par quelques autres chevaux de retour, Emmanuel Macron a du souci à se faire.

II.  » C’est pas beau de cafter ! « 

Nous savions déjà comment le think tank socialiste Terra Nova, militant de la première heure de la pêche aux voix au sein des minorités issues de l’immigration, avait colonisé le brain trust d’Emmanuel Macron (Henry Hermand, un des administrateurs de Terra Nova, et son directeur général, Thierry Pech, sont de très proches collaborateurs du candidat d’ En Marche !).

Mais voici que l’un des penseurs et historien de la gauche, André Burguière, lui aussi soutien d’Emmanuel Macron, publie son dernier ouvrage intitulé  » La gauche va-t-elle disparaître ?  »

Il y rappelle que la gauche n’existe pleinement que lorsqu’elle porte une volonté de transformation du réel et qu’elle se perd quand elle accepte le monde tel qu’il est. Les vieilles lunes utopistes…

Mais quand il se hasarde sur le terrain identitaire, celui des racines, il nous révèle ce que la gauche s’efforce de nous cacher : sa volonté farouche d’organiser le  » Grand Remplacement « .

C’est ainsi qu’à bientôt 80 ans,Burguière  » crache le morceau « . Les électeurs finiront par préférer l’original à la copie :  » On entre dans la marmite souverainiste avec le romantisme populiste d’un Mélenchon ; on en sort ficelé dans l’uniforme du Front national « , croit pouvoir affirmer l’historien, qui plaide pour une gauche ouverte au monde et bâtissant, au sein des frontières nationales, des  » alliances «  avec les populations d’origine immigrée, à commencer par les  » trois millions de musulmans français* qui constituent, pour la plupart d’entre eux, les nouvelles troupes de la classe ouvrière « .

Bien sûr, ces propos ne seront pas du goût de tout le monde. Alors que s’annonce le second tour de la présidentielle, un tel livre ne va-t-il pas morceler un peu plus une gauche déjà disloquée ? Tant mieux, répondront ceux qui ont retenu la leçon de Mascolo : s’il est dans la nature de la gauche d’être divisée, alors elle n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle est déchirée. Ou comment la gauche fait le pari de se refaire une santé sur le dos des Français et grâce aux hordes migrantes qui déferlent sur notre continent.

Voilà pourquoi Jean-Luc Mélanchon ne veut pas tomber dans le piège qui lui est tendu.

* Qui sont en réalité plus du double.

III. Et comme si tout cela ne suffisait pas…

A quelques jours du second tour de la présidentielle, le théologien de gauche Christian Delahaye a livré au Monde une tribune intitulée sobrement  « Honte aux évêques qui n’appellent pas à voter contre Marine Le Pen.« 

Une surprise ? Bien sûr que non tant nous en avons connu de ces gens-là, de Témoignage chrétien à la théologie de la libération, plus communistes que les communistes et dont Maurice Clavel a pu dire qu’  » Ils sont tellement occupés à embrasser les marches du temple qu’ils ne se rendent pas compte qu’il est en ruine ».

En voici le texte. Il est édifiant.

«  TRIBUNE. « Chrétiens, nous ne supportons pas les mensonges du candidat de l’exclusion, du mépris et de la haine, notamment quand il détourne l’Evangile à son profit. Le projet de société qu’il [le candidat FN] propose n’a rien à voir avec le message d’amour et d’espérance du Christ. » Ainsi la Conférence des évêques de France (CEF) a-t-elle alerté contre le vote FN au deuxième tour de la présidentielle… en 2002.

Quinze ans plus tard, changement de pied épiscopal : la même Conférence des évêques de France, dans un communiqué publié au soir du premier tour, « n’appelle pas à voter pour l’un ou l’autre candidat ». La dénonciation de la candidature « de l’exclusion, du mépris et de la haine » n’est plus à l’ordre du jour des dirigeants catholiques, lesquels persistent cependant à faire « la leçon aux responsables politiques », comme Le Monde le titrait le 14 octobre 2016, à l’occasion de la publication d’un texte général des évêques sur la vie politique.

Une leçon aux journalistes

Autrement dit, ne pas prendre position en faveur de tel ou tel candidat après le premier tour permettrait, selon les évêques, d’éviter bizarrement que « notre démocratie ne se transforme en société de violence ». Ils font la leçon aux journalistes, pour un « rôle ajusté des médias, qui n’amène pas à l’hystérisation ». Une hystérisation qui couvait très certainement lorsque la CEF dénonçait en 2002 le candidat « des mensonges, de l’exclusion, du mépris et de la haine ».

Ainsi se confirme l’effondrement de la digue catholique anti-FN que des grandes voix – les cardinaux Lustiger et Decourtray en tête – avaient contribué à bâtir avec, ici et là, des évêques qui n’hésitent plus à recevoir en public des élus frontistes (Mgr D. Rey, ou Mgr J.-P. Cattenoz).

Même si quelques jeunes tentent de faire de la résistance (prise de position de la Jeunesse ouvrière chrétienne de France [JOC] le 24 mars), cet effondrement fait s’ouvrir de larges brèches à la droitisation catholique, avec les appels au ni-ni lancé par Sens commun – organe politique de La Manif pour tous – et Jean-Frédéric Poisson (Parti chrétien démocrate), et même les brèches de l’extrême droitisation, avec Christine Boutin, qui prône « le vote révolution en faveur de Marine Le Pen », et La Manif pour tous qui appelle à « s’opposer à Macron », ce qui revient à voter Le Pen sans le formuler explicitement.

Choix remarquable

Les évêques ont donc confirmé leur renoncement à combattre le Front national en laissant nombre de leurs ouailles libres de voter et de faire voter Le Pen. Leur choix est d’autant plus remarquable qu’ils sont les seuls responsables confessionnels français à ne pas appeler à voter contre la candidate FN.

Dès avant le premier tour, le Conseil national de l’Eglise protestante unie de France alertait « contre la catastrophe en train de se nouer avec le discours national et xénophobe de l’extrême droite » ; depuis dimanche 23 avril, toutes les confessions sont à l’unisson de cette alerte religieuse anti-FN : le CFCM (Conseil français du culte musulman), qui dénonce « les démarches d’exclusion » et appelle à un vote Macron « large », la Grande Mosquée de Paris et la Fédération nationale musulmane, qui appellent à voter « massivement » Macron, le grand rabbin de France, qui appelle « tous ceux qui croient et espèrent en la France à voter Macron, qui porte l’espérance de fraternité », le CRIF, l’UEJE et toutes les organisations juives de France, qui appellent à « faire barrage au FN ».

Les évêques sont seuls à faire honte aux fondamentaux de l’Evangile, l’accueil de l’étranger et la fraternité. Dans une société plurireligieuse où le catholicisme reste de loin la première tradition*, si Marine Le Pen accède à l’Elysée, elle pourra leur dire un grand merci. Cathos gratias ! « 

* NDCER : le catholicisme n’est pas  » une tradition « , même la première. Etre catholique c’est répondre à l’appel du Christ. C’est la Vie et l’Espérance.

Christian Delahaye (Chargé d’enseignement au Theologicum, faculté de théologie de l’ICP, professeur au centre d’études théologiques de Caen) est l’auteur de « Scandales. Les défis de l’Eglise catholique », éditions Empreinte temps présent, 250 pages, 16,90 euros.

Le 28 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.

BULLETIN CLIMATIQUE QUOTIDIEN (27 avril 2017)…DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE.

27 Avr

I. Le jeux dangereux des spéculateurs

Dans le monde de la dérégulation économique mondialisée (celle d’Emmanuel Macron et de ses commanditaires), la spéculation va bon train. En particulier dans le domaine des matières premières, déstabilisant ainsi les finances fragiles de pays déjà en grande précarité sociale. Il en résulte des crises de plus en plus sévères et leur cortège de malheurs parmi lesquels les migrations ne sont pas les moins graves tant pour ceux qui en sont l’objet que pour ceux qui doivent les subir. C’est ce que nous appelons souvent  » la nouvelle traite négrière « .

Ainsi, l’exemple désespérant de cet agriculteur de Côte d’Ivoire, N’dri Koffi devant ses jeunes cacaoyers:  » Je les ai plantés il y a deux ans. On nous disait alors d’arrêter de faire de l’hévéa – arbre à caoutchouc – et de miser sur le cacao qui rapportait plus. «  Aujourd’hui, cet exploitant de trois hectares de terrain à Boussoué, à une centaine de kilomètres au nord d’Abidjan, est effondré.  » Dans mon transistor, j’ai entendu que le gouvernement avait baissé le prix d’achat garanti de 1 100 à 700  francs CFA, soit 1,07  euro le kilo au 1er  avril , soupire-t-il, sa machette à la main. Ça m’a choqué mais que puis-je faire ? Les prix se décident là-bas, sur le marché mondial, et moi, j’en subis ici les conséquences, c’est décourageant. « 

Par manque d’argent, ce quinquagénaire a dû stopper net la construction de sa maison  » en dur « . Avec sa femme et ses trois enfants, il va devoir vivre encore sous un toit de feuilles de palmier et entre des murs de terre séchée, sans électricité ni eau courante.

Livraison de fèves de cacao à Abidjan

Comme N’dri Koffi, la plupart des quelque 800 000  planteurs ivoiriens souffrent de la chute du cours du cacao de près de 35  % en six mois. En cause, une récolte record et une demande mondiale qui s’est tassée. La Côte d’Ivoire, premier producteur d’or brun (40  %), rêvait d’un autre contexte pour l’inauguration, ce 25  avril, du siège de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) à Abidjan. Un déménagement à grande valeur symbolique, après presque un demi-siècle de présence sur la place financière londonienne.

Illustration de la dépendance de la Côte d’Ivoire au cacao (15  % du PIB, 30  % des recettes d’exportation), le chef d’Etat, Alassane Ouattara, a annoncé le 20  avril une cure d’austérité pour la première puissance économique d’Afrique de l’Ouest francophone.  » A l’exclusion des salaires, nous avons été obligés de réduire les dépenses de 10  %. Les budgets des ministères ont diminué de 5 à 10  % « , a-t-il expliqué.  » Au plus haut sommet de l’Etat, nous avons senti une vive inquiétude quand le cours de cacao a dégringolé « , confie une source à l’ICCO.

Depuis la fin de la guerre civile en  2011, l’ex-colonie française voguait à des taux de croissance spectaculaires. Le Fonds monétaire international prévoit désormais un ralentissement en  2017 à 6,9  %, contre 8  % l’an dernier.  » La baisse des investissements de l’Etat va peser sur le dynamisme économique. Le déficit budgétaire va également se creuser « , indique Laura Hyde, analyste chez BMI Research, une filiale de l’agence de notation Fitch. Après les mutineries de soldats et la grève des fonctionnaires en début d’année, cet observateur craint toutefois un  » choc social « . Six millions d’Ivoiriens, soit un quart de la population, vivent directement ou indirectement de la production de cacao.

 » Il suffit d’une petite baisse de revenu pour que tout devienne plus difficile : se soigner, payer les frais d’école pour les enfants, etc. « , énumère Philippe Brou, planteur à Boussoué. De 2011 à 2015, malgré une forte croissance, la pauvreté n’a diminué que de cinq points (de 51  % à 46  %) dans le pays.

En  2012, le gouvernement avait pourtant réformé le système de gestion de la filière du cacao. Grâce à la prévente en début de saison d’une majorité de la récolte, un prix stable est garanti aux producteurs. Organe étatique, le Conseil café-cacao (CCC) est chargé d’organiser et de contrôler toute la chaîne.

 » Cette année, il y a eu beaucoup de spéculation, des exportateurs ont réservé de grosses quantités de cacao en pariant sur la poursuite de la hausse du cours. Mais le prix a chuté, ils ont refusé d’honorer leurs ordres d’achat, et le CCC et les producteurs se sont retrouvés avec des stocks sur les bras, raconte un économiste occidental en poste à Abidjan. 

Pour ces gens-là, la bourse est un casino (dessin Christelle Enault)

Le gouvernement a renoncé à prélever certaines taxes sur le cacao pour garantir le prix plancher aux planteurs.  » Dans l’ouest du pays où j’habite, des acheteurs n’hésitent pas à proposer un prix plus bas que le minimum garanti, et des producteurs démunis n’ont d’autres choix que d’accepter… « , regrette un planteur. Et comme toujours, lorsque les populations sont fragilisées, les rapaces font leur oeuvre malfaisante. Ça leur permettra de récupérer de nouveaux esclaves au bout de la chaîne, après qu’ils auront traversés la Méditerranée sur les rafiots des passeurs libyens…

Mi-février, une manifestation de producteurs de cacao en colère avait été dispersée à coups de gaz lacrymogène dans le quartier d’affaires d’Abidjan.  » La situation est catastrophiqueassure Moussa Koné, responsable du Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAP-CI). Le CCC devait nous aider grâce à ses fonds de réserve, mais on se demande si cet argent n’est pas tombé dans la lagune d’Abidjan ! « . Des accusations rejetées par l’autorité régulatrice. Le SYNAP-CI a toutefois porté plainte contre le CCC pour ses  » dérives et l’opacité de sa gestion « . Autrement dit, entre la spéculation et la corruption, les cultivateurs ivoiriens ne sont pas sortis de l’auberge.

Pour limiter la fluctuation des cours, la Côte d’Ivoire et son voisin, le Ghana, 60  % de la production mondiale de cacao à eux deux, souhaitent renforcer leur coopération. Certains imaginent déjà la constitution d’un cartel ou d’une  » OPEP du cacao « .  » Il est devenu impératif pour nos pays de prendre des décisions sur (…) la production et la stabilité, et sur l’épineuse question de la volatilité des prix « , a déclaré le 12  avril Massandjé Touré-Litsé, directrice du CCC, à la sortie d’une réunion avec son homologue ghanéen.

 » Il y a une volonté de coopération sur le papier, mais chacun des pays joue encore sa propre partition « , commente un analyste du marché du cacao.  » Si j’étais plus près de la frontière ghanéenne, j’irais vendre ma récolte là-bas car les prix y sont meilleurs en ce moment « , reconnaît Philippe Brou. Des camions de fèves de cacao de contrebande en route vers le Ghana sont d’ailleurs régulièrement interceptés par les forces de l’ordre.

Comment voulez-vous, dans de telles conditions, que l’immigration diminue chez nous ?

 

II. Les caprices de Narcisse auront-ils raison de lui ?

Après avoir fêté dimanche soir sa réussite du premier tour de l’élection présidentielle, entouré de sa garde rapprochée mais aussi d’un certain nombre de ses commanditaires, à la brasserie La Rotonde (au grand dam de beaucoup de ses soutiens), Emmanuel Macron a joué dès lundi au chef de l’Etat qu’il n’est pas encore.

Abandonnant la vulgarité des rencontres avec le vain peuple, il préféra rester enfermé dans son QG, alors que Marine Le Pen avait immédiatement repris le chemin de la campagne, préférant communiquer par téléphone avec ses nouveaux amis, Angela Merkel et Martin Schulz par exemple…donnant à ses troupes le sentiment d’un temps de retard par rapport aux dures réalités de la campagne du second tour.  » Il se présidentialise en enchaînant des entretiens internationaux, analyse un partisan. Il veut commencer dans une présidence à parole rare.  » Sentant le danger, son allié François Bayrou, vieux routier des campagnes, a sonné l’alerte : pas question de rester sur l’Aventin.  » Pas une journée sans un événement de terrain ! « , a fait valoir le patron du MoDem lors d’une réunion au QG.

M.  Macron s’est également occupé de la composition de sa future majorité. Il rêve de débaucher des ténors LR, afin de se maintenir sur sa ligne de crête et gêner la campagne des législatives des Républicains, qui espèrent lui imposer une cohabitation. Certains de ses proches plaident même pour la nomination d’un premier ministre LR.  » Après avoir cassé le PS, on casserait la droite « , projette un de ses lieutenants, qui reste conscient des -difficultés. Mais, qu’il se rassure,  candidats sont déjà dans les starking blocks : Christian Estrosi par exemple et quelques autres intrigants.

Sur France 2 mardi soir, le candidat a d’ailleurs regretté la position  » pas claire «  de LR.  » Hier, les Républicains n’ont pas souhaité apporter un soutien massif à ma candidature, a-t-il relevé. Il y a eu de longs débats, même pour savoir s’il fallait mettre mon nom dans le communiqué de presse.  »  » On a la classe politique que l’on mérite « , a-t-il conclu avec justesse, ajoutant qu’il n’avait pas l’intention d’amender son programme puisqu’il était sorti en tête du premier tour. De la même façon, M.  Macron a réaffirmé que seuls les élus qui quitteront leur parti pourront se présenter sous l’étiquette d’En marche ! aux élections législatives.

Cette fermeté inquiète des élus macronistes, pour qui le combat sera difficile si LR reste uni et présente des candidats sérieux partout aux législatives. Certains d’entre eux fustigent la  » ligne kalach’ «  qui domine dans l’entourage de l’ex-ministre, où sa garde rapprochée plaiderait pour pousser la  » logique d’épuration «  jusqu’au bout.

Mardi, le candidat a semblé prendre conscience des risques de l’atermoiement et a repris sa campagne de terrain, en se rendant dans un hôpital de Garches (Hauts-de-Seine). Mercredi, il est allé dans le bassin minier nordiste, où le FN est fort dans les urnes. D’abord dans sa ville natale d’Amiens (Somme) pour rencontrer les ouvriers en grève de Whirlpool, puis à Arras (Pas-de-Calais) où il devait tenir un meeting. Mais il y fut précédé, sans préavis, par…Marine Le Pen qui fit aussitôt un carton chez les ouvriers du fabriquant d’électro-ménager !

Marine Le Pen à Amiens mercredi 26 avril

Alors que la candidate du FN a prévu un grand meeting à Villepinte, en région parisienne, lundi 1er  mai, en plus du défilé annuel traditionnel de son parti, M.  Macron ne sera pas en reste. Lui aussi doit réunir ses partisans pour une démonstration de force. Plusieurs sites sont à l’étude, dont celui de Vincennes, pour un meeting en plein air. Comme François Hollande durant l’entre-deux-tours de 2012. Tel père, tel fils.

Mais les caprices de Narcisse commencent à inquiéter son entourage…

 

III. Et cette inversion qui ne vient toujours pas

Il aura pourtant presque tout essayé…à sa façon. Rien n’y a fait : le chômage a connu en mars sa plus forte hausse en quatre ans, pour s’établir à 3,51 millions.

Après une légère baisse en février, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a grimpé de 43.700, soit une augmentation de +1,3 %, pour s’établir à 3,51 millions en métropole, et 3,77 millions en comptant l’Outre-mer, a annoncé le ministère du Travail, qui commentait pour la dernière fois la statistique mensuelle, en plein entre-deux-tours.

Ce résultat, le plus mauvais depuis janvier 2013, assombrit la tendance sur les trois premiers mois de l’année, avec 41.000 chômeurs supplémentaires depuis janvier. Il ternit considérablement l’inversion de la courbe promise depuis 2013 par François Hollande et qui avait semblé s’amorcer en 2016, avec 105.400 chômeurs de moins, grâce à de multiples artifices statistiques.

Depuis le début de son quinquennat, 585.000 demandeurs d’emploi sans activité ont grossi les rangs de Pôle emploi. Le mandat de son prédécesseur Nicolas Sarkozy en avait enregistré 745.000 de plus.

La hausse de mars est essentiellement due au fait que de nombreux contrats courts n’ont pas été renouvelés, faisant basculer des personnes exerçant une petite activité dans la catégorie des chômeurs sans aucune activité.

Ainsi, en comptant les demandeurs d’emploi exerçant une petite activité, les statistiques reculent sur un mois de 0,2 %, avec 5,5 millions de personnes, mais elles augmentent sur un an.

Le nombre de chômeurs a continué à se dégrader chez les seniors, (+1,1 % sur un mois, +3,7 % sur un an). Les moins de 25 ans, qui ont connu des mois d’embellie grâce à d’innombrables contrats subventionnés, n’ont pas été épargnés cette fois, avec une hausse de 1,2 % sur un mois.

Le nombre de chômeurs de longue durée (de plus d’un an), petite activité comprise, reste stable toutefois, avec 2,48 millions de personnes concernées. Ce chiffre affiche une baisse de 2,7 % par rapport à mars 2016.

Dans un communiqué d’auto-satisfaction mais contraire à la vérité , la ministre du Chômage Myriam El Khomri souligne que, malgré l’envolée, le nombre d’entrées à Pôle emploi a « une nouvelle fois » diminué « fortement (-3,1 %) », tandis que « les sorties pour motif de reprise d’emploi progressent encore (+0,5 %) et se maintiennent depuis huit mois à un niveau très élevé ».

Ces mouvements sont « caractéristiques des périodes de reprise économique« , explique sans rire le ministère, faisant valoir que les autres indicateurs du marché du travail sont au vert: nombre record de créations d’emplois en 2016 (187.200) depuis 2007, déclarations d’embauche au premier trimestre 2017 à un plus haut historique…Rappelons lui toutefois que leur effet sur la courbe se fait attendre malgré les innombrables artifices employés !

Rappelons aussi que cet échec ne peut seulement être endossé par François Hollande car qui était son conseiller puis son ministre de l’économie de mai 2012 à août 2016 ?

Emmanuel Macron

Quel sera le scénario pour le futur locataire de l’Elysée ? L’Insee table sur une poursuite de la baisse du taux de chômage, qui passerait de 9,7 % à 9,5 % au premier semestre. Plus pessimiste, l’Unédic, gestionnaire de l’assurance chômage, table sur 47.000 chômeurs supplémentaires.

Le candidat d’En marche ! table sur un retour au plein-emploi, avec 7 % de chômage en fin de quinquennat, à travers des mesures libérales telles que les baisses de charges pour les entreprises ou la primauté à l’accord d’entreprise pour assouplir les 35 heures dans la continuité de la « loi travail ».

Hausse du chômage en mars © AFP AFP
Hausse du chômage en mars © AFP 

Il prévoit la formation d’un million de demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés, amorcée par François Hollande. Les droits à l’assurance chômage seraient ouverts aux salariés qui démissionnent et aux indépendants mais en contrepartie, les chômeurs qui refuseront plus de deux offres d’emploi « convenables » ne seraient plus indemnisés.

La candidate du Front national mise, elle, sur la « priorité nationale à l’emploi et au patriotisme économique« , en défendant le « rétablissement d’une monnaie nationale« , une taxe sur l’embauche de salariés étrangers et l’idée de réserver la commande publique aux entreprises françaises. Souhaitant le retrait de la loi dite abusivement « El Khomri » et le maintien des 35 heures, elle affirme que son projet économique va créer 1,7 million d’emplois en trois ans.

Rendez-vous…le 7 mai prochain.

 

IV. Mais « La France ne peut pas mourir, car le Christ aime encore les Francs » (Henri, comte de Chambord)

Et, si vous voulez remettre vos pendules à l’heure, ne vous privez surtout pas de cette excellente chronique de Jean-Paul Brighelli, hébergée par le site Causeur :

Et pendant que Jim Morrison chante « la fin », la jungle s’embrase dans la mémoire du capitaine Willard…

Cette fois, c’en est bien fini, et Zhu Enlai, qui dans les années 1960 pensait qu’il était trop tôt pour se prononcer sur les impacts de la Révolution française, regarderait avec son sourire chinois le résultat des élections françaises. Les députés qui s’étaient regroupés par affinités à droite et à gauche n’ont plus droite ni gauche. Le peuple qui avait guillotiné son roi pour élire la nation vient de guillotiner la nation.

Pas tout le peuple : la carte électorale française, ce matin, coupe le pays en deux, entre un ouest macronien (plus les deux enclaves hors sol de Paris et Lyon) et le reste du territoire qui a mis Le Pen en tête. Si le second tour est plié, le troisième — les Législatives — reste ouvert, au moins en apparence. Et derrière, une France divisée en deux en diagonale, du Havre à Perpignan.

Je salue Jean-Luc Mélenchon, le seul à ne pas se croire propriétaire des voix qui se sont portées sur lui. Les autres ont ostensiblement le « sursaut républicain » au moment même où la république se dilue. Où la culture française disparaît. C’est que dans la future coalition, les places seront chères.

Je salue aussi Benoît Hamon, cocu des pieds à la tête, empapaouté par Hollande, qui avait besoin de lui pour cristalliser la gauche de gauche, afin que Mélenchon ne soit pas au second tour. Propulsé au casse-pipe pendant que les socialistes « raisonnables », à commencer par le chef de l’Etat, choisissaient Macron… Il y aura de l’ambiance aujourd’hui rue de Solférino. Je sens que mon ami Gérard va fulminer.

Je salue aussi certains amis qui votèrent avec enthousiasme pour Dupont-Aignan : sans doute sont-ils heureux de voir porté au pouvoir (allez, il n’y a aucun suspense) le candidat le plus européaniste, le plus mondialiste, le moins patriote… Et sans même que leur champion atteigne les 5% fatals qui lui auraient permis de rentrer dans ses fonds ! Carton plein.

Que restera-t-il de l’Ecole de la République dans 5 ans ? Poser la question, c’est y répondre. Et dans 10 ans ? Macron est là pour longtemps, inventé par les sondages, soutenu par les médias et par les grands argentiers qui l’ont propulsé au premier rang avec son joli sourire de télévangéliste…

Il y avait la tentation de Venise — un joli titre pour un livre écrit par Alain Juppé en 1993. J’ai aujourd’hui la tentation de Candide — partir cultiver mon jardin, faire de la littérature — je sors un polar très noir dans un mois —, me consacrer à mes élèves (et j’avoue que l’idée de prendre ma retraite m’a saisi hier soir) tant qu’il reste des élèves auxquels on peut expliquer qu’il existe une culture française, contrairement à ce qu’affirme le futur président : certaines pages écrites pendant la campagne sur ces déclarations significatives entreront dans le gros livre sur la langue française que je sortirai en septembre, tant que nous parlons français, et pas globish — ça ne saurait tarder.

Il nous reste à regarder les décombres, assis sur une terrasse, un verre à la main.

En feuilletant un bon livre ou les cuisses d’une créature.

Notez que les années à venir s’annoncent fécondes pour un polémiste — il y en aura, des choses à fustiger. Mais pour rien, et à vide.

Oui, la tentation d’un bon vin, devant un paysage choisi, avec quelques amis. Pendant que la jungle s’embrase. 

Jean-Paul Brighelli

Enseignant et essayiste, anime le blog « Bonnet d’âne » hébergé par Causeur.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/04/26/choisir-macron-c-est-guillotiner-la-nation-this-is-the-end-5937138.html

Et pour nous, ce sera le rappel de ce que nous chantons depuis longtemps :  » Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus !  » *

* Lire:

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/09/bulletin-climatique-quotidien-9-mars-2017-de-la-republique-francaise/

Le 27 avril 2017.

Jean-Yves Pons, CJA.