Archive | 5- Beaux textes , nobles pensées et utiles rappels recommandés par le CER RSS feed for this section

Macron et le royalisme . Rapport d’étape par Catonéo dans Royal Artillerie.

22 Mai

lundi 15 mai 2017. Macron royaliste ?

        Emmanuel Macron n’est pas royaliste mais il n’a pas la haine des rois comme on la croise souvent dans la mouvance de gauche. Par trois fois, il a inscrit son action politique dans une continuité que tous ses prédécesseurs limitaient au quatorze juillet 1789.
Emmanuel Macron relevait en juillet 2015 dans un entretien au journal d’Eric Fottorino et Henry Hermand, Le 1, l’absence du roi en des termes explicites :
« La démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même. Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort ».
……….
La deuxième fois est relatée dans Challenges par Bruno Roger-Petit :
Après sa déclaration de candidature, de retour vers Paris, Emmanuel Macron a fait une halte là où les pierres parlent. Loin des caméras et des micros, le néo-candidat à l’élection présidentielle s’est arrêté en la Basilique de Saint-Denis, tombeau des Rois de France. Seul en son destin face aux Transis.
………..
La troisième fois se situe dimanche 7 mai à la grande cour (Napoléon) du Louvre dans le discours du nouveau président aux électeurs.
…………

Origine des citations  ci-dessus :

http://royalartillerie.blogspot.fr/2017/05/macron-royaliste.html

Voir aussi cet  article du blog du CER en date du 8 août 2015 :
https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2015/08/08/lu-sur-medias-presse-info-macron-quel-royalisme/

Pour Emmanuel Macron il faut encore  » plus d’Europe « …

20 Mai

L’union européenne ne fonctionne pas ?  » C’est parce qu’il n’y a pas assez d’Union européenne et qu’il en faut donc davantage !  » a-t-il même prétendu en allant se prosterner devant son  mentor, la chancelière d’Allemagne, dès le lendemain de son élection à la présidence de la République. On se croyait revenu aux années les plus sombres du communisme soviétique…

Pourtant, les Grecs, eux, n’en peuvent plus du poids de l’Europe dans leur vie quotidienne et le disent de plus en plus fort.

 » Chaque année, de nouvelles baisses des pensions de retraites et de nouveaux impôts nous tombent dessus. Nous ne savons pas combien de temps nous allons encore pouvoir vivre sur nos maigres économies « , constate, amer, Costas Theodorakopoulos, retraité athénien de 70 ans.

Le gouvernement Grec, pieds et points liés, et ses créanciers (Banque centrale européenne, Mécanisme européen de stabilité et Fonds monétaire international) ont conclu le 7  avril à Malte un accord prévoyant de réduire encore les dépenses du pays de l’équivalent de 2  % du produit intérieur brut (PIB) entre 2019 et 2020. Il s’agit donc de réaliser plus de 3,6  milliards d’euros d’économies. Pour protester contre ce nouveau train d’austérité, les syndicats du privé et du public ont appelé à une grève générale de vingt-quatre  heures mercredi 17  mai. Car pour tenir cet objectif d’économies, le Parlement grec devait voter jeudi une énième réforme des retraites : la quatorzième depuis 2010.

 » Pour nos dirigeants, il est plus facile de couper dans nos pensions que de trouver de l’argent en luttant contre la corruption et l’évasion fiscale ! Mais, les retraités ne doivent pas être les sacrifiés de cette crise économique, il faut que le gouvernement fasse des économies ailleurs ! « , déclare M. Theodorakopoulos, qui tenait jusqu’à ses 68 ans une pépinière à Egaleo, dans la banlieue est d’Athènes. Après quarante-quatre années de cotisations, il devrait percevoir une retraite de 900  euros par mois, mais il est toujours dans l’attente de la liquidation de son dossier pour commencer à toucher pleinement sa pension.  » Seule une avance de 500  euros par mois m’est allouée pour le moment « , explique-t-il, excédé par les retards pris par l’administration grecque.

Selon les chiffres officiels fournis par le ministère des finances grec, dans sa base de données Helios, la pension moyenne en Grèce s’élève à 833  euros. Un montant qui a chuté de près de 40  % depuis 2010. Sa femme, Eleni, fonctionnaire à la retraite depuis sept ans, a vu sa pension fondre de 1 200  euros par mois à 850  euros.  » Nous faisons des économies sur l’essence, le chauffage, les sorties, les vacances… Mais nous devons tout de même aider notre fille de 30 ans, au chômage depuis plus d’un an et sans allocation ! « , raconte M. Theodorakopoulos.

En Grèce, où 24  % de la population active et près d’un jeune de moins de 30 ans sur deux sont sans emploi, la moitié des ménages compte sur la retraite de leurs parents ou grands-parents pour vivre, selon Savvas Robolis, professeur à l’université d’Athènes Panteion, spécialisé sur les questions de sécurité sociale.

Konstantinos Lionas, 72 ans, aide son fils, qui, après la faillite de son entreprise, doit éponger des dettes importantes.  » En sept ans, ma retraite de commerçant est passée de 1 660  euros à 1 080  euros. Et je ne suis pas le plus mal loti. Comme je suis propriétaire, au moins je ne crains pas de me faire expulser de mon logement. Mais je trouve aberrant de devoir subir encore une nouvelle baisse de mes revenus dans les années à venir comme le prévoit le dernier accord signé par le gouvernement avec les créanciers… J’ai travaillé toute ma vie depuis mes 12 ans, cotisé pour profiter de mes vieux jours, j’ai l’impression d’avoir été floué ! « , s’exclame cet Athénien en colère.

D’après l’association Réseau principal des retraités, les nouvelles mesures, qui ont été votées par le Parlement jeudi, prévoient la diminution en moyenne de 18  % du montant des pensions pour un million de retraités. En mai  2016, le gouvernement du premier ministre, Alexis Tsipras, avait déjà passé une réforme des retraites contestée. Cette loi prévoit de repousser l’âge du départ à la retraite de 62 à 67 ans d’ici à 2022 ; les cotisations sociales pour les professions libérales, les indépendants et les autœntrepreneurs ont été augmentées considérablement et l’allocation de solidarité EKAS pour les retraites inférieures à 700  euros doit être progressivement supprimée d’ici à 2019.

A 95 ans, Christos Papazoglou, pâtissier à la retraite, comptait bien sur la centaine d’euros de cette aide.  » Actuellement, je ne touche que 665  euros par mois et je dois en même temps payer près de 200 euros d’eau, d’électricité, de téléphone, d’impôts… et subir en plus l’augmentation de la TVA sur tous les produits mêmes alimentaires « , soupire le vieil homme, qui, malgré son âge avancé, avait fait le déplacement depuis sa Crète natale pour participer à la manifestation mercredi contre les nouvelles mesures d’austérité.  » Il faut continuer à se mobiliser, nous nous enfonçons dans la misère. J’ai connu la guerre et je ne pensais pas un jour revivre des situations d’appauvrissement comme celle que nous vivons aujourd’hui ! « , s’exclame M. Papazoglou, qui fait des économies sur tout.  » Imaginez-vous qu’il m’arrive de m’éclairer à la bougie ! « , lance-t-il.

Pour Olga Lappas, 82 ans, impossible de protester mercredi. Sa santé l’en empêche.  » Hon-nêtement, nous ne suivons même plus les baisses de retraite, mais de mois en mois ça devient de plus en plus difficile « , note cette ancienne assistante sociale, qui vit dans la banlieue nord d’Athènes et dont la pension a été réduite de 30  % depuis le début de la crise.

 » Nous avons diminué toutes nos dépenses, mais pas celles indispensables à notre santé. Les rendez-vous chez les médecins, les déplacements en taxi, les médicaments, tout cela n’est pas pris en charge par la sécurité sociale. Nous sommes obligés d’aller dans le privé car sinon il faut attendre des mois pour obtenir un rendez-vous. Quant à la personne qui vient nous aider à domicile, nous la payons de notre poche faute d’aide de l’Etat « , explique-t-elle avant d’arriver à ce triste constat :  » Actuellement, nos retraites ne servent qu’à survivre ! « 

Mais ne croyez surtout pas que ces choses-là n’arrivent qu’aux autres et que vous serez épargnés grâce à la politique d’Emmanuel Macron…

D’ailleurs, le Parlement grec a finalement adopté jeudi soir 18 mai les nouvelles mesures d’austérité réclamées par les créanciers, Union européenne (UE) et Fonds monétaire international (FMI). Cette adoption devrait certes permettre le versement d’une nouvelle tranche de prêts internationaux, mais à quel prix humain ?

Les principaux articles de la loi qui comprennent de nouvelles coupes dans les retraites et des hausses des impôts, ont été approuvés par la faible majorité de la coalition gouvernementale, soit 153 députés du parti de gauche Syriza du premier ministre Alexis Tsipras et du petit parti souverainiste ANEL. Sur 281 députés présents, 128 ont voté contre.

En revanche, une grande majorité des députés de tous les partis, de la droite de la Nouvelle-Démocratie aux communistes du KKE, ont voté en faveur de deux articles de cette loi prévoyant la suppression des avantages fiscaux des députés et la réduction de la TVA pour les équipements agricoles de 24 % à 13 %.

Quelques heures avant l’adoption de la loi et alors qu’Alexis Tsipras appelait les députés à voter en faveur de nouvelles mesures, des incidents ont, comme prévu, éclaté devant le Parlementoù des groupes de jeunes ont lancé des cocktails Molotov contre des forces anti-émeutes, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes.

L’adoption de ces mesures est une condition pour le déblocage d’une tranche de 7 milliards d’euros de prêts internationaux, qui serviront notamment à rembourser quatre milliards d’euros à la BCE le 20 juillet et deux milliards à des investisseurs privés. En d’autres termes, et comme nous le rappelons souvent, les créanciers de la Grèce prêtent au pays de l’argent qui ne sert pas à lui permettre de sortir de ses difficultés mais….à leur rembourser sa dette ! Un mécanisme démoniaque et d’une malhonnêteté sans nom.

Alexis Tsipras espère que le versement de la prochaine tranche de prêts sera décidé lors de la réunion des ministres des finances de la zone euro (Eurogroupe) du 22 mai. Pour quoi faire ?

 
 Le 20 mai 2017.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.
 

 

Recomposition et ouverture : cherchez la différence ? De Sarko à Macron c’est toujours du débauchage

17 Mai

 Assemblee Nationale Hemicycle

 Raoul Fougax ♦

La recomposition veut élargir ses soutiens et affaiblir ses adversaires. C’est de la tactique  politicienne.

C’est vieux comme les magouilles de la IIIème et IVème république. Alors, comme les temps changent, on adapte le débauchage aux modes du temps politique, parité féministe, élus de l’immigration et de la société civile. Mais surtout on tente d’attirer à la bonne soupe les affamés en manque de notoriété et notre république n’en manque pas. En général cela ne dure pas.

Peu- on rappeler quelques précédents de formidables nouveautés saluées par les médias et vite ringardisées.

En 1995, Alain Juppé intègre 12 femmes à son gouvernement. Très vite, les médias les surnomment les « Jupettes ». Cet acte était symbolique car les postes donnés à ces femmes n’étaient pas de vrais ministères, mais des secrétariats d’état. D’ailleurs, 6 mois plus tard, 8 des 12 femmes nommées au gouvernement sont remerciées. Selon Michèle Alliot-Marie ces nominations n’étaient qu’un effet. Pour elle, trop souvent on a fait entrer des femmes dans un gouvernement pour faire un effet auprès de l’opinion publique. Quant à Corinne Lepage, ce qui l’a gênée était d’avoir passé le renvoi de ses femmes pour cause d’incompétence, alors qu’elles n’avaient pas les moyens de travailler.

Nicolas Sarkozy avait réalisé ce qu’il avait promis : une ouverture, même si celle-ci fait immédiatement grincer les dents de certains de ses fidèles ou partisans qui n’ont pu obtenir une part du gâteau. Ce sera la même chose pour le gouvernement Macron.

Bernard Kouchner est alors sans doute la vedette de cette équipe, et, au passage, la plus grande surprise. La présence de cet homme de gauche est vue par beaucoup – surtout les socialistes qui vont l’exclure de leur Parti – comme une haute trahison : Kouchner serait simplement attiré par le pouvoir au point de brader ses convictions pour un plat de lentilles….. ou de riz ! On notera qu’il a offert ses services au Président Macron. Le coup est dur pour la Gauche. Sans compter la présence d’un autre homme évincé par Madame Royal, Eric Besson, comme Secrétaire d’État. N’oublions pas un autre dissident de la Gauche, un proche du couple Royal-Hollande, Jean-Pierre Jouyet, nommé Secrétaire d’État aux affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes ! Enfin, il était alors très mode de s’extasier sur la nomination de Rachida Dati , d’origine maghrébine, au Ministère de la justice.

Cette ouverture Sarkozienne n’a pas évité finalement le rejet du nouveau et dynamique jeune président.

La recomposition à la mode Macron vise cependant à la fin des partis. Mais ces derniers peuvent se relever de leur tombe et gare aux morsures des éternels morts vivants.

https://metamag.fr/2017/05/16/recomposition-et-ouverture-cherchez-la-difference-de-sarko-a-macron-cest-toujours-du-debauchage/

Les pieds nickelés au pouvoir !

16 Mai

Il y a comme un parfum d’amateurisme dans ce nouveau pouvoir d’Emmanuel Macron. Tout a commencé hier lundi 15 mai avec l’annonce de la désignation d’un Premier ministre qui se fit attendre toute la journée, signe de tractations peu rassurante sur l’avenir du gouvernement de la France, au point de virer au psychodrame au sein des rédactions des médias officiels. Ce devait être d’abord pour le début de la matinée. Puis pour la mi-journée. Avant que cette annonce ait lieu…à l’heure du thé, bâclée en quelques secondes :

 

Au point de choquer un des suppots de la République En Marche, l’incontournable Alain Duhamel :

« C’était lamentable, parce que [l’annonce] est arrivée ridiculement en retard alors que c’est eux-même qui ont fixé l’heure. Le nouveau secrétaire général de l’Élysée, qui paraît-il est très bien par ailleurs, a dit ça avec la veste ouverte, pendouillant de part et d’autre du micro comme si on était dans un bistrot au palais de l’Élysée ! Au palais de l’Élysée ! C’est plus que de l’amateurisme, c’est de la négligence« , , martelait l’éditorialiste.

Mais ce ne fut pas tout. Car l’annonce de la composition du gouvernement d’Edouard Philippe, qui devait intervenir ce matin, 16 mai 2017, fut d’abord repoussée à l’après-midi avant d’être ajournée à mercredi 17 mai…Décalant d’autant la réunion prévue du Conseil de défense mais aussi du premier Conseil des ministre du nouveau gouvernement ! Le prétexte invoqué est risible :  » introduire un temps de vérification afin que la direction générale des Finances publiques et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique puissent réaliser les diligences nécessaires », explique la présidence de la République !

Ils n’ont pourtant pas manqué de temps avant la passation de pouvoir entre François Hollande et Emmanuel Macron pour composer leur équipe et s’assurer qu’elle est financièrement blanche comme neige. En vérité, il est clair que sont intervenues les combines habituelles entre les différentes composantes de la nouvelle majorité (gauche, droite, centre et autres prises de guerre), au point de rendre terriblement compliquées les tractations et autres mesures d’apothicaire de cette composition gouvernementale qui se voulait pourtant exemplaire !

C’est raté.

Et vous aurez ainsi le bonheur de découvrir, demain mercredi 17 mai 2017 à 15 heures (si rien ne change), les chevaux de retour, les copains, les traitres, les novices aussi qui vont composer ce fameux gouvernement de 

La Gueuse En Marche !

Le 16 mai 2017.

Au revoir Olivier Delamare de BFM business.

16 Mai


La radio BFM Business vient de virer son meilleur intervenant : ils ont décidé de ne plus inviter Olivier Delamarche dans leur studio

Cela faisait 10 ans que Monsieur Delamarche tenait l’antenne tous les lundis.

Contre vents et marées, sans publicité, sans attaché de presse ni mondanités il était devenu l’un des tous meilleurs intervenants des médias français, toute catégorie confondue :

Sans doute les raisons de son éviction sont-elles les mêmes que celles qui l’ont porté dans le coeur de ses auditeurs : Monsieur Delamarche parlait un peu trop vrai. Un peu trop utile.

Ce limogeage témoigne d’une vague de fond dans le monde des médias.

BFM est en train d’être racheté par le milliardaire Patrick Drahi* (l’ami et le sponsor d’Emmanuel Macron)… BFM devient une danseuse au service d’une idéologie et non de ses auditeurs.

Patrick Drahi

Des danseuses putassières, il n’y a plus que cela dans les médias français. C’est bien simple, il n’existe plus un seul média d’envergure qui appartienne à sa rédaction comme le montre cette vidéo (sur Patrick Drahi à partir de 7min et sur les médias à partir de 12min).

Mais tout ce qu’Olivier Delamarche ne pourra plus dire sur BFM, vous le retrouvez approfondi dans son journal mensuel impertinent et toujours dans le mille => à découvrir ici.

Ce n’est pas la fin du monde, c’est le début de la résistance.

Le 16 mai 2017.

* Lire « Nous vous avions prévenus, cet homme est dangereux« :

NB. Le lien ci-dessous  vous permettra  de retrouver  des liens hyper textes cliquables

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/13/bulletin-climatique-quotidien-13-septembre-2016-de-la-republique-francaise/

Nomination d’Édouard Philippe comme Premier ministre le 16 mai 2017. Au bonheur des vestes retournées.

16 Mai

Perseverare diabolicum.

15 Mai

Après avoir quitté l’Elysée et y avoir laissé son successeur, François Hollande est allé, hier dimanche 14 mai 2017, se réfugier auprès des siens, au siège du parti socialiste, rue de Solférino (75007).

Pensez-vous qu’il fit amende honorable ? Jugez-en : 

 

Le 15 mai 2017.