Archive | 5- Beaux textes , nobles pensées et utiles rappels recommandés par le CER RSS feed for this section

Le monde trouble des protecteurs (trices) de Gabriel Matzneff…

23 Jan

…est encore plus abject que vous l’aviez imaginé.

Sans même revenir sur les milieux de la littérature ou des médias que nous avons déjà eu à connaître (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/12/28/affaire-matzneff-lescobarderie-de-bernard-pivot/ et aussi https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/01/06/billet-dhumeur-du-sieur-du-plessis-monsieur-pivot-vous-etes-un-charlatan/), voici qu’apparaît dans le sillage du pédocriminel en question une personnalité inattendue mais, tout compte fait, pas si surprenante que cela.

Vous en trouverez non seulement l’identité mais aussi les performances dans une publication récente de l’Institut des Libertés et dont nous vous recommandons la lecture :

EXCLUSIF Affaire Matzneff : l’ancienne ministre Michèle Barzach entendue comme témoin ?

C’est à vomir !

Le 23 janvier 2020.

Nos amis Italiens (ou résidant en Italie) honorent aussi la mémoire du Roi.

21 Jan
Ainsi, une Messe à l’intention de SMTC le roi Louis XVI a été célébrée ce soir en l’église Santa Maria in Aquiro de Rome à 19 heures.
Rappelons, à cette occasion, la dernière phrase de son testament : « Je déclare devant Dieu, et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi ! »
 
Qu’il repose en paix.
Le 21 janvier 2020.
CC(r) Fr. Romain, CJA

On apprend beaucoup dans la presse transalpine.

20 Jan

Et en voici un bon exemple avec cet article d’Andrea Massardo, relevé par notre ami Hervé J. Volto, aujourd’hui même dans Il Giornale, un excellent quotidien de droite, et intitulé 

 » Francia, la rivolta cattolica che fa tremare Macron / France, la révolte Catholique qui fait trembler Macron  » (en Italien) : 

https://it.insideover.com/societa/la-rivolta-cattolica-che-fa-tremare-macron.html?utm_source=ilGiornale&utm_medium=article&utm_campaign=article_redirect

 

Le 20 janvier 2020.

Grâce à nos amis des « Rois Souterrains »…

20 Jan

Voici l’enregistrement du discours du prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, hier dimanche 19 janvier, après la messe de Requiem pour le repos de l’âme des membres de la famille royale de France martyrisés pendant la révolution dite française :

Merci.

Le 20 janvier 2020.

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Le Salon du livre de Paris perd pied.

20 Jan

Le président du Syndicat national de l’édition (SNE), Vincent Montagne, a décoché une flèche à l’encontre de Hachette Livre et de Gallimard lors de la cérémonie des vœux du SNE, jeudi 9 janvier : « Jamais autant de pays n’ont demandé à être invités d’honneur au salon [Livre Paris]. Encore faut-il [que les éditeurs] y soient présents pour les accueillir (…). »

L’édition 2020 du salon Livre Paris, organisé du 20 au 23 mars par le SNE à la porte de Versailles, semble en effet devoir attirer moins de poids lourds que d’habitude. Un bien mauvais signal non seulement pour l’Edition mais aussi pour la Francophonie.

Depuis dix ans, Hachette Livre, numéro un du secteur (et qui englobe Grasset, Stock, Fayard ou Calmann-Lévy…), le boude. Seules certaines de ses filiales comme Pika, Le Livre de poche ou quelques maisons d’édition scolaire y participent.

Cette année sera aussi celle de la rétractation des éditions de Minuit et surtout de Madrigall, la maison mère de Gallimard, Flammarion, P.O.L, Casterman… De ses habituels 1 000 mètres carrés, le groupe ne conservera qu’un stand de 120 mètres carrés pour y présenter des livres de poche des collections Folio, Folio Junior, J’ai lu et GF. Plus aucun grand format.

Jusqu’à présent, le groupe venait au salon armé de 25 000 références, soit 80 000 volumes, et engageait trente libraires et vingt stagiaires. « Le fonds n’intéresse plus autant les visiteurs, qui préfèrent les nouveautés. Livre Paris est devenu un salon grand public à coloration jeunesse », explique Antoine Gallimard, président du groupe Madrigall. Quelle tristesse que de lire cela…

Pour lui, c’est un crève-cœur de voir les écrivains les plus ­exigeants attendre le lecteur lors des ­signatures, pendant que des centaines de fans se précipitent sur leurs auteurs fétiches en « young adult »(sic). Antoine Gallimard évoque aussi la concurrence exercée par les autres salons tant en France (Angoulême, Montreuil, Lyon, Saint-Malo, Nancy…) qu’à l’étranger. « Il faut faire des choix, nous portons davantage nos efforts à l’international », explique-t-il. D’autant plus que la participation à Livre Paris revenait au groupe entre 300 000 et 400 000 euros.

En 2019, le stand de Gallimard jouxtait celui d’Amazon…Ce qui avait également suscité de gros remous. « Ce n’est pas ce qui a provoqué ma décision cette année, même si ça m’a fait bizarre d’être à côté d’eux. On aurait pu m’en parler », regrette Antoine Gallimard.

Amazon ne sera plus là cette année. En revanche, le géant du fast-food, McDonald’s, qui avait déjà suscité des sarcasmes en arrivant au salon de Montreuil en 2017, disposera d’un stand valorisant son action en faveur de la lecture chez les enfants !

Les éditeurs membres du SNE ne sont en rien obligés de participer au salon Livre Paris. Certains l’ont quitté pour revenir. Les PUF ont passé leur tour en 2016 puisque le coût du salon payait les salaires de la librairie pendant un an, explique Frédéric Mériot, directeur général d’Humensis, la maison mère des PUF. Pour mieux y retourner en 2017. « Cela nous permet de faire connaître le groupe », dit-il. Rien de mécanique pour autant, « nous réévaluons chaque année la pertinence de notre présence », ajoute-t-il.

Albin Michel n’a pas ce genre d’états d’âme : « C’est une fête de famille, la grande fête du livre, nous avons rendez-vous avec le public, assure Gilles Haéri, président du directoire. Cet investissement vaut la peine ». Idem chez Actes Sud, qui louera, comme en 2019, 300 mètres carrés pour présenter l’ensemble de ses collections.

Une éditrice de petite taille comme Sabine Wespieser vient toujours, « par fidélité. Pour rencontrer des lecteurs, des libraires, des bibliothécaires, des éditeurs étrangers ». Et aussi ses confrères… Pour elle, Livre Paris fait partie « des dépenses somptuaires, qui permettent de voir et d’être vue », mais une telle opération n’a pas de sens économique.

Selon Vincent Montagne, le nombre d’exposants devrait être à peu près stable en 2020, avec sept départs et autant d’arrivées, au bénéfice notamment des éditeurs de mangas. En revanche, les mètres carrés loués devraient beaucoup se réduire par rapport à 2019.

Pour le président du SNE, le salon a évolué et propose désormais plus de 1 000 conférences et débats : il ne s’agit pas que d’une immense librairie. Ce qui justifierait aussi le prix élevé du ticket d’entrée (entre 6 euros et 10 euros), comparable à celui d’un livre de poche.

L’Inde est, cette année, l’invité d’honneur (sa littérature et ses auteurs sont parti­culièrement mis en avant), mais on trouvera aussi des stands tchèque, géorgien et iranien. Sans compter la présence, déjà fort critiquée en 2019, de l’Arabie saoudite, du Qatar, du Charjah et d’Abou Dhabi. Malgré l’impact des « Gilets jaunes », le salon – plus grand événement généraliste consacré au livre en France – avait alors accueilli 160 000 visiteurs. Loin toutefois du pic de 241 000 atteint en 2000.

Nous le répétons souvent : « Le poisson pourrit d’abord par la tête« . Et les civilisations disparaissent par la perte de leur culture.

Le 20 janvier 2020.

Du Plessis

Conseil de lecture.

17 Jan

Pour ceux qui n’auraient pas encore mesuré le haut degré de probité et d’humilité du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, l’un des plus ardents soutiens d’Emmanuel Macron, nous vous conseillons la lecture de l’article qui suit, publié aujourd’hui par le quotidien Le Monde, et relatif à la mise en examen du quatrième personnage de l’Etat pour « prise illégale d’intérêt« . Vous serez édifiés…

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/01/17/mutuelles-de-bretagne-l-enquete-montre-la-forte-implication-de-richard-ferrand-dans-l-operation-immobiliere-litigieuse_6026167_3224.html?mediego_ruuid=bd30eddd-da2c-4664-86bc-6478ed9c40ef_8&mediego_euid=9a366449199e9d842d6b50ab8ed6f577&mediego_campaign=20200117_ffb8b54d-0332-4945-9767-accb896b12ff&xtor=EPR-32280629-%5Ba-la-une%5D-20200117-%5Bzone_edito_2_titre_3%5D

Le 17 janvier 2020.

Quand Pierre Rosanvallon se prend d’affection pour les populismes…

12 Jan

…C’est pour mieux tenter de tirer son épingle du jeu. Ou comment se refaire une santé politique après tant d’échecs !

Souvenez-vous, nous l’avions déjà habillé pour l’hiver en octobre 2018, après la parution de son précédent ouvrage intitulé  Notre histoire intellectuelle et politique 1968-2018 (le Seuil). Des mémoires dans lesquels il se penchait alors sur cinq décennies de politique en France, en y exprimant critique et analyse d’une gauche à la déroute de laquelle il a largement participé : de l’âge de ses 20 ans en mai 68 jusqu’à nos jours, l’historien et sociologue, tentait de dresser le bilan de cinquante années d’engagements et de pensées, de promesses non tenues et de régressions. Mais, comme toujours dans ses publications, en s’exonérant de toute responsabilité (pourtant conséquentes) dans le long cortège des échecs de la gauche de gouvernement (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/10/20/les-fausses-verites-de-pierre-rosanvallon-a-moins-que-ce-soit-la-grande-illusion/).

Mais voilà que Pierre Rosanvallon remet le couvert, sans doute émoustillé par les prêches de la philosophe Chantal Mouffe, la pasionaria des gauches extrêmes et la démolisseuse de la pensée d’Emmanuel Macron (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/06/01/a-lire-2/).

Dans un nouveau livre consacré au(x) populisme(s) et à ses effets submersifs sur la démocratie représentative du siècle passé, il tente à la fois d’en dessiner les contours mais aussi de proposer des pistes pouvant permettre, selon lui….d’éviter le pire. Entendez sa victoire.

 

Pour l’auteur, le phénomène du populisme n’a pas encore été véritablement pensé. Et, en ce sens, il n’a pas tort. C’est en effet surtout à caractériser sociologiquement les électeurs populistes que se sont attachés la plupart des livres sur le sujet ; ou à discuter ce dont il est le symptôme (le désenchantement démocratique, les inégalités galopantes, la constitution d’un monde des invisibles, etc.) ; ou encore à sonner le tocsin sur la menace qu’il représenterait.

Il propose, à la place de cette approche négative, de le comprendre en lui-même, comme une idéologie cohérente qui offre une vision particulièrement puissante et attractive de la démocratie, de la société et de l’économie. S’il exprime une colère et un ressentiment, sa force tient au fait qu’il se présente comme la solution aux désordres du présent. Il est pour cela l’idéologie ascendante du XXIème siècle, à l’heure où les mots hérités de la gauche semblent dorénavant résonner dans le vide. Courageux aveux de la part d’un compagnon de route indéfectible du socialisme.

Pour ce faire, il en présente une théorie documentée, en retrace l’histoire dans celle de la modernité et en développe une analyse approfondie et argumentée. Il essaie ainsi d’en finir avec les stigmatisations aussi stupides qu’impuissantes. Mais il s’aventure aussi, en bon ex-marxiste, à dessiner les grandes lignes de ce que pourrait être une alternative mobilisatrice à ce populisme. Et c’est évidemment là qu’il se prend les pieds dans le tapis !

Il reprend en effet certaines des analyses développées dans ses livres précédents, tel La Démocratie inachevée (Gallimard, 2000), mais avec un sentiment d’urgence inédit face au risque prétendu de la tentation populiste : celui d’une dérive autoritaire. Se fondant sur l’idée de démocratie illibérale défendue et mise en oeuvre en Hongrie ou en Pologne.

Il s’appuie pour cela sur l’affirmation selon laquelle la démocratie représentative, telle que nous la connaissons depuis plus d’un siècle, « est par nature expérimentale ». Ce qui lui confèrerait, selon lui, l’avantage d’être à ce titre le meilleur instrument pour permettre aux sociétés d’apprendre à vivre dans le changement perpétuel. Mais à condition de progresser encore, de se « démultiplier » en accroissant sa capacité de représentation de la réalité des vies et en donnant aux individus davantage de prise sur ses procédures, qu’il s’agit dès lors d’enrichir, à côté de l’exercice électoral, de « dispositifs permanents de consultation, d’information, de reddition des comptes ». En d’autres termes, à côté du rituel « Panem et Circences » des anciens Romains, devenu le mode actuel de gouvernement, il serait bon pour avoir la paix de donner quelques consolations aux revendications d’un vain peuple !

Sauf que ces belles idées…n’existent pas. En tout cas, pas chez nous où elles ont été remplacées par la dislocation de la société de classe, et la disparition progressives des liens religieux ou idéologiques. Et c’est alors que nait le désir de reprise du pouvoir sur une élite corrompue (La Trahison des clercs, de Julien Benda) par un peuple vertueux (ou supposé tel…). En un mot : le populisme.

Ressurgit alors la diatribe traditionnelle à gauche (en tout cas au sein de ce que nous appelions l’UMPS) et que nous entendions ad nauseam à propos du Front national : «  il pose les bonnes questions, mais apporte de mauvaises réponses  » (Laurent Fabius, 1984). Tout en ajoutant bien sûr que  » Des questions mal formulées, comme celles que porte le populisme, n’en attendent pas moins leurs réponses. » Il est temps, conclut Pierre Rosanvallon, de « passer d’une invocation mystique du peuple à une reconnaissance de celui-ci dans ses tensions internes et sa diversité ». Mais que ne l’a-t-il pas réclamé plus tôt, alors que TOUS LES POUVOIRS sont, depuis des lustres, entre les mains de ses amis hostiles aux populistes ?

C’est très simple. C’est parce que lui et ses amis détiennent les seules réponses possibles, comme Alain Badiou l’affirme du communisme : si échec du communisme il y a eu, c’est précisément par défaut de communisme! Il ne faut donc pas jeter le mot communisme aux orties. Il faut le réintroduire. Il faut répéter qu’autre chose est possible et doit être possible. Et, pour Rosanvallon, il en est de même de la démocratie représentative, ainsi qu’il le prétendait dans La Démocratie inachevée (Gallimard, 2000):

En d’autres termes, et pour conclure, si ces braves gens ont perdu la guerre des idées face au raz-de-marée des patriotes et autres « populistes » (comme il les appelle) partout dans le monde, ce n’est évidemment pas parce qu’ils se sont fourvoyés.

C’est parce qu’ils n’ont pas assez expliqué ou que ces brillants intellectuels n’ont pas été assez convaincants

Ils sont décidément indécrottables.

Le 12 janvier 2020.

Pour le CEER, Jean-Yves Pons, CJA.