Archive | 5- Beaux textes , nobles pensées et utiles rappels recommandés par le CER RSS feed for this section

C’est cela aussi, les tradis !

23 Juin
Ce matin, le secrétaire général de SOS MAMANS a pu tenir dans ses bras notre 1296e bébé sauvé, né il a tout juste 15 jours.
Deo gratias !
Le 23 juin 2017.
Transmis par Antonia, Conseiller à l’information, aux moyens de communication et à leur usage dans la société.

Anecdotique ? Pas tant que ça.

23 Juin
 Certes il fait chaud. Mais la température n’est pas plus clémente au Maghreb ou en Afrique sub-saharienne. Alors, pourquoi ne pas se faire plaisir en vidant les citernes et autres nappes phréatiques d’Ile-de-France. Surtout quand  » ça ne coûte rien (puisque) c’est l’Etat qui paie « , comme disait François Hollande quand il existait encore !

 

Mais l’ouverture de bouches et poteaux incendie n’est pas sans conséquence. 150 000 m3 d’eau, soit l’équivalent de 60 piscines olympiques, ont été perdus, mercredi 21 juin, en Île-de-France, annonce Veolia dans un communiqué, jeudi. Ce phénomène atteint une ampleur jamais égalée selon l’entreprise, qui dénonce une situation « critique ».

Sur le territoire du Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF), qui assure l’alimentation quotidienne de 4,5 millions d’usagers, et desservant 150 communes réparties sur sept départements d’Île-de-France, hors Paris, le volume d’eau distribué mercredi a augmenté de près de 50%. Cela représente près de 500 appareils ouverts. En voici une petite démonstration (observez bien la faune des utilisateurs-trices-) :

https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Ffranceinfovideo%2Fvideos%2F1568221449888014%2F&show_text=0&width=560

Veolia estime aussi que depuis le 26 mai, 600 millions de litres d’eau ont été gaspillés sur la région francilienne.

Vous remarquerez que les voleurs d’eau sont quand même très colorés…

Le phénomène touche aussi la région des Hauts-de-France. L’entreprise dénombre 600 ouvertures de bouches à incendie depuis quatre semaines. Les communes les plus touchées sont Lille, Tourcoing et Roubaix. A Calais, c’est interdit…

Mais, en plus, ces ouvertures intempestives sont dangereuses selon. Outre les centaines de milliers de mètres cubes d’eau potable perdus, elles rendent les appareils inutilisables en cas d’incendie et entraînent une chute de pression qui met à mal la lutte contre le feu comme l’exploitation du service de l’eau potable.

Ces comportements « irresponsables », selon l’entreprise, engendrent aussi l’inondation des voies de circulation, des parkings et des caves, des dommages aux véhicules et des risques d’accidents, et même des blessures dues à la forte pression de l’eau qui jaillit du réseau et peut former un geyser de 5 à 6 mètres de haut. Par ailleurs, les baisses de pression dans le réseau fragilisent les canalisations et entraînent des manques d’eau dans les immeubles…

Mais qui s’en soucie ? Certainement pas toutes ces « Chances pour la France« . Nous les nourrissions déjà. Nous tentions même (avec les succès que l’on sait) de les éduquer un tant soit peu. Voilà qu’il faut à présent les doucher aux frais de la collectivité ! Ils nous auront décidément tout fait.

Il n’est pourtant pas si loin le temps où leurs grands-pères étaient « guerrab » (porteur d’eau) et savaient combien l’eau est précieuse…

Le 23 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

Le Seigneur n’a pas interdit de sourire. Surtout quand on nous donne de telles occasions…

22 Juin

Ecoutez-bien la vidéo de l’entretien du ministre de l’Intérieur et des cultes, Gérard Collomb, avec la presse audio-visuelle, lundi 19 juin, après la tentative d’attentat islamique des Champs-Elysées. Les premières secondes sont particulièrement drolatiques (écoutez bien, c’est fugace): alors que les journalistes prennent leurs marques et que les sirènes des voitures de police circulant sur l’avenue hurlent leur bruit de fond, le ministre exprime son agacement auditif en parlant…des  » pin-pon !  » de ces dernières. Une interjection familière (pour ne pas dire infantile) qui surprend dans ces circonstances. À moins que le général De Gaulle ait eu raison en évoquant le naufrage de la vieillesse :

Le 22 juin 2017.

Centrafrique : le pire est probablement devant eux.

22 Juin

Ceux qui nous lisent savent ce que nous pensons du drame de la Centrafrique et connaissent nos réticences vis-à-vis de l’intervention militaire française dans ce pays (Lire « Tout ça pour ça… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/10/31/bulletin-climatique-quotidien-31-octobre-2016-de-la-republique-francaise/). Voici d’ailleurs la dernière phrase de notre article :  » Qu’allions-nous faire dans cette galère entre la peste de la guerre civile et le choléra de la guerre de religion ?« 

Or, comme on pouvait s’y attendre, la situation ne cesse de s’y dégrader. «  La haine est dans le cœur des gens « , se lamente l’abbé Gildas. Mi-mai, elle s’est abattue sur Katekondji, un quartier chrétien de cette ville contrôlée par des groupes armés rivaux, musulmans pour la plupart.  » Le pire est peut-être à venir « , ajoute-t-il.

Assis sur le pas de sa porte, l’abbé désigne un petit pont de bois qui enjambe un marigot au coin de sa mission.  » C’est comme une ligne de démarcation « , explique-t-il. Là, sur le bord de la rue en latérite, une poignée d’hommes en armes surveillent paresseusement les allées et venues des habitants. Les derniers soubresauts d’une interminable crise centrafricaine ont placé la mission à la  » frontière  » de deux quartiers musulmans tenus par de petits chefs de guerre qui ont entre leurs mains le destin de milliers de civils soumis aux revirements violents des alliances rebelles volatiles.  » S’ils décident de se battre, cela nous retombera dessus « , redoute l’abbé Gildas. Or, les motifs ne manquent pas.

Dans la cour de la mission, il y a près de 300  personnes, peu d’hommes. Les femmes sont venues se réfugier après l’offensive de rebelles musulmans contre des éléments armés chrétiens mis en déroute la nuit du 16  mai. Deux jours de pillages et de violences s’ensuivirent. Comme toujours avec ces gens-là.

Une base marocaine de la Mission des Nations unies en RCA (Minusca), déployée dans le pays depuis la guerre civile de 2013-2014, verrouille pourtant l’unique piste d’atterrissage en terre.  » Ils sont là quand tout va bien mais s’enferment dans leur base dès que ça tire « , s’emporte l’abbé Gildas. Une critique étendue à l’ensemble du pays alors que, selon le porte-parole du gouvernement, Théodore Jousso,  » les groupes armés contrôlent quatorze des seize régions de la Centrafrique « .

Cet effet de contagion a repris en septembre 2016, après quelques mois d’accalmie liée à la présence militaire internationale et la perspective de la présidentielle remportée début 2016 par Faustin-Archange Touadéra. Dans la foulée, la principale force de dissuasion déployée en RCA, le contingent français  » Sangaris « , s’était retirée du pays. Ouf ! Et depuis, le nouveau pouvoir – quasiment dépourvu de tout appareil de sécurité – brille par sa faiblesse et son indécision.

Les groupes politico-militaires issus de l’ex-mouvement Séléka, essentiellement des musulmans venus de l’est et du nord du pays soutenus par les voisins tchadiens et soudanais, et les groupes d’autodéfense anti-balaka, plutôt chrétiens et animistes, ont donc repris les armes et leurs règlements de comptes.

Ces groupes se font et se défont, nouent et dénouent des alliances à géométrie variable suivant des lignes communautaires, politiques ou religieuses, avec, en filigrane, le contrôle des ressources du pays (or, diamant, cheptel…).

Depuis longtemps, la Centrafrique n’est qu’un Etat fantôme. Aujourd’hui, il n’existe qu’à l’intérieur de la bulle de Bangui où les partis politiques ourdissent des luttes politiques stériles aiguisées par la perspective gourmande de fondre un jour sur les maigres prébendes d’un Etat décharné. Pendant ce temps, le pays implose.

A Bria, le commandant de gendarmerie en témoigne. Ici, dans cette ville de 46 000 habitants, sa  » compagnie  » ne compte que sept éléments.  » De gendarmes, nous n’avons que le nom. Sans un vélo pour nous déplacer « , se lamente le lieutenant Ngabdia. Le maire raconte aussi ce naufrage national.  » Les fonctionnaires doivent aller à Bangui pour toucher leur salaire. En temps normal, c’est une semaine en bus « , explique Maurice Balekouzou. Impossible, en ces temps d’embuscades.

Lui, ne sort de la mission catholique que pour aller à l’hôpital rendre visite à son frère et son jeune neveu grièvement blessé à coups de machettes lors de ces tristes journées de mai.  » Ils me cherchaient pour me tuer « , raconte-t-il. Qui, ils ?  » Les Tchadiens « , glisse-t-il en désignant le quartier Lsmi, de l’autre côté du vaste terrain vague qui s’étend devant l’entrée de la mission.

C’est de là que le «  général  » Ahmat Issa, faisait régner la terreur. Samedi 17 juin, il est tombé dans une embuscade à l’extérieur de la ville. Rencontré quelques jours avant sa mort, Ahmat Issa, ancien sous-officier des Forces armées centrafricaines (FACA) devenu rebelle, justifiait la mise à sac de Katekondji, conséquence d’une autre tuerie, une semaine auparavant, à 300  kilomètres plus au sud, à Bangassou, sur les rives d’un affluent de l’Oubangui. Une centaine de musulmans avaient alors été tués par quelque 300 à 500 combattants anti-balaka.

Ces violences ont enterré une coalition contre-nature réunissant des groupes anti-balaka et d’ex-Séléka. Les ennemis acharnés d’hier se trouvent des intérêts communs : faire pression sur le pouvoir pour, notamment, obtenir l’immunité de leurs crimes passés et une place au gouvernement. Mais à Bangassou, le plan initial, ciblé contre un de leurs ennemis communs, les Peuls de l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique) d’Ali Darassa, a dérapé.  » Beaucoup d’Arabes, des commerçants notamment, ont péri, tués jusque dans la mosquée « , rapportait Ahmat Issa. Par Arabes, il faut entendre des Tchadiens installés en Centrafrique, certains nés ici, d’autres, nouveaux venus. C’était le vivier du  » général  » Ahmat Issa.

Comme au bon vieux temps de la traite négrière orientale et de ses revers.

Selon lui, après Bangassou, une partie des anti-balaka remontait vers Bria pour chasser la communauté musulmane de cette ville qu’elle contrôle désormais alors qu’elle ne pèse que 30 % des 46 000 habitants.  » On les a attaqués « , expliquait-il. Le porte-à-porte pour piller les domiciles ? Les civils tués ? Les centaines de maisons brûlées ?  » Celles de tous ceux qui hébergeaient les anti-balaka « , disait-il sans ciller.

Ces pseudos complices, on les retrouve aujourd’hui au camp de déplacés du  » PK3  » où 30 000 personnes s’agglutinent autour d’une base des casques bleus. En y ajoutant les infortunés regroupés dans les cours de l’hôpital et de la mission catholique, Bria compte aujourd’hui 41 000 personnes déplacées par les violences, sur une population initiale de 46 000 habitants.En plus d’être une catastrophe humanitaire, le PK3 est une poudrière où chacun rumine sa vengeance. Justifiant les violences passées, l’imam Gazouli de la mosquée du quartier tchadien appelle les hommes de sa communauté  » à défendre leur famille et leurs intérêts « .  » Je leur dis, aux jeunes, que sinon, les anti-balaka viendront brûler nos maisons et nous manger. « 

Les tensions montrent que la ligne de fracture n’est pas seulement religieuse. C’est aussi entre ex-Séléka que le torchon brûle. Pour des raisons politiques, ethniques – Goula contre Rounga ou Tchadiens – et économiques pour le contrôle de cette région diamantifère. Le tout attisé par une lutte des chefs. Ces dissensions remontent à la création de la Séléka en 2012. Mais le conflit s’envenime.

Les armes n’ont jamais autant circulé. Pendant ce temps, les 12 000 hommes de la Minusca courent après les événements, leur crédibilité et leur pouvoir dissuasif.  » A Bria comme ailleurs, on fonce droit dans le mur sans savoir comment l’éviter « , résume un diplomate étranger. Et la signature, annoncée lundi 19 juin, d’un accord de cessez-le-feu entre 14 mouvements rebelles et le gouvernement sous les auspices de la communauté catholique Sant’Egidio était reçu avec circonspection.

Bref,  » plus ça change et plus c’est la même chose . » On ne pourra jamais civiliser ces gens-là.

Le 22 juin 2017.

 

L’islam de France aux mains d’Erdogan !

22 Juin

C’est nouveau. Ça vient de sortir. Pour la première fois, le 1er  juillet, un représentant de l’islam turc en France prendra la présidence du Conseil français du culte musulman (CFCM). Ahmet Ogras, président du Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF), succédera alors pour deux ans à Anouar Kbibech.

La nouveauté va au-delà du changement de personne, dans une fonction monopolisée depuis l’origine, en  2003, par les fédérations musulmanes ancrées dans les immigrations algérienne et marocaine (au point que la grande majorité des imams de France et de Navarre sont Algériens ou Marocain ! Et ne parlant quasiment pas le Français). Car, compte tenu des liens entre l’islam turc et le pouvoir à Ankara, cette situation soulève des interrogations, voire une certaine appréhension, au sein du CFCM comme du côté de l’Etat, à l’heure où le régime turc est en pleine dérive autoritaire.

Comme la plupart des membres du CFCM, ce chef d’entreprise de 46 ans, qui dirige une agence de voyages à Paris, n’est pas un religieux – c’est d’ailleurs l’une des critiques faites à cet organisme dont la mission est pourtant la gestion des affaires cultuelles. Mais Ahmet Ogras a ceci de particulier d’avoir un passé proprement politique. En  2006-2007, il a fondé la branche française d’une organisation proche du pouvoir du président turc, Recep Tayyip Erdogan, l’UETD (Union of European Turkish Democrats), et il l’a dirigée jusqu’en  2012.  » C’était la première fois qu’un président turc se souciait de sa diaspora en Europe « , explique M. Ogras. L’UETD a contribué, en France, à la mobilisation contre la loi pénalisant la négation du génocide arménien, en  2012.  » C’était un devoir de vérité et de témoignage. Nous sommes français, nous avons autant de droits et de devoirs que les Français d’origine arménienne. Il y a deux lectures de l’histoire « , fait-il valoir. Même de nier les faits ! Puis, en  2012, il a été aiguillé vers le CCMTF, dont il a pris la présidence, intégrant alors le CFCM.

Cette ascension par la politique inquiète.  » Il y aura une vigilance concernant le fait qu’il représente Erdogan en France. Sur ce sujet, il devra faire très attention à sa communication « , relève Anouar Kbibech, président sortant du CFCM.  » Le problème, c’est s’il y a un mélange des genres, observe Slimane Nadour, porte-parole de la Grande Mosquée de Paris. La question lui a été posée au conseil d’administration du CFCM. Il s’est engagé à ce qu’il n’y en ait pas.  » Ben voyons…

Au ministère de l’intérieur, on attend de juger sur pièce, non sans quelques craintes :  » Nous sommes face à une inconnue, dans le contexte turc que l’on connaît. Mais il ne peut se permettre un fiasco. Cette présidence est importante pour la Turquie.  » ET POUR LA FRANCE ? QU’EN PENSENT GERARD COLLOMB ET SON NOUVEAU BATON DE VIEILLESSE, JACQUELINE GOURAULT ?

Les interrogations tiennent aussi aux spécificités de l’islam turc. Les mosquées fréquentées par les croyants d’origine turque dépendent en grande majorité de l’Etat turc pour leur fonctionnement. Selon le chercheur Samim Akgönül,  » 60  % – soit environ 250 – des mosquées “turques” dépendent directement du Ditib « , l’organisme chargé de représenter à l’étranger la Diyanet, la puissante direction des affaires religieuse du gouvernement turc. «  Les personnels religieux mais aussi enseignants de ces mosquées sont des salariés de l’Etat turc « , observe M.  Akgönül. Un second réseau de mosquées, comptant pour 30  % à 35  % des associations de gestion de lieux de culte, est lié au Milli Görus, un courant turc de l’islam politique.  » Longtemps rivaux, les deux réseaux coopèrent aujourd’hui « , résume Samim Akgönül. Le CCMTF, qui représente formellement la Ditib au CFCM, est donc organiquement lié au pouvoir turc.

Comme ses prédécesseurs à la tête du CFCM, les marges de manœuvre de M.  Ogras seront strictement encadrées par le principe d’une direction collégiale fonctionnant au consensus. Son accession à ce poste intervient en application d’un accord passé entre les différentes fédérations musulmanes avant les dernières élections au Conseil, en  2013.

Anouar Kbibech, président du Rassemblement des musulmans de France (lié au Maroc), avait lui-même succédé à Dalil Boubakeur, le recteur de la Fédération de la Grande Mosquée de Paris (liée à l’Algérie). Du fait de la non-participation de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF, proche des Frères musulmans) aux élections de 2013, le CCMTF est devenu le troisième acteur de cette présidence tournante.

Avant même son entrée en fonctions, M. Ogras a déjà provoqué quelques grincements de dents. Les autres dignitaires du CFCM ont peu apprécié de l’entendre se qualifier lui-même, sur France Inter, de  » Macron des musulmans « , en raison de son âge (46 ans) et du fait qu’il serait issu de la société civile.  » C’est gentil pour les autres dirigeants « , glisse l’un d’entre eux avec une pointe d’acidité.

D’Emmanuel Macron, ce chef d’entreprise arrivé en France à 3  ans et qui a grandi dans le Vendômois retient la volonté de réforme et  » le souci d’efficacité «  pour résoudre les problèmes.  » Il y a des attentes en France. On a besoin d’agir « , affirme-t-il à propos du CFCM. Mais il y a fort à parier qu’il n’a probablement pas les mêmes attentes que nous.

Et pour agir,  » il faut faire en sorte que les musulmans s’approprient le CFCM « , qui doit être  » crédibilisé « , notamment auprès des jeunes générations nées en France. M.  Ogras veut en  » professionnaliser «  le fonctionnement. Avec des moyens à trouver, car ils sont aujourd’hui presque inexistants. Il souhaite aussi que les missions de cet organisme soient clarifiées :  » Le CFCM doit faire un état des lieux. Doit-il avoir une vocation purement cultuelle ? Doit-il être davantage ? Ce n’est pas à moi de trancher, mais je veux poser la question.  » N’en doutez pas, avec lui, le ver islamique sera bien dans le fruit.

S’il donne la priorité au fonctionnement interne du CFCM, son prochain président trouvera néanmoins sur son bureau d’autres dossiers aujourd’hui en suspens. C’est le cas de celui de la formation des imams en France, sur lequel Emmanuel Macron s’est montré pressant mardi 20  juin, dans son discours à l’occasion du dîner de rupture du jeûne du ramadan organisé par le CFCM, à Paris. C’est aussi le cas de l’association de financement que le gouvernement socialiste poussait le CFCM à mettre sur pied pour financer les lieux de culte et la formation des imams mais qui semble aujourd’hui bien enlisée.  » L’association cultuelle n’est pas ma priorité. Ma priorité, c’est le CFCM « , prévient Ahmet Ogras.

À bon entendeur salut. Mais sachez que, avec lui ou un autre, avoir autant de musulmans en France est intolérable et source de bien des malheurs encore à venir.

Le 22 juin 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Coup de pied de l’âne ou simple réponse du berger à la bergère ?

21 Juin

Ils n’en sont pas encore revenus !

Lundi 19  juin, dans la salle de conférence du Palais des nations de Genève, sous la voûte imposante sculptée par l’artiste espagnol Miquel Barcelo, les 28 membres de l’Union européenne n’ont pas réussi à parler d’une même voix. Le sujet ne concernait pourtant ni les migrants ni les négociations autour du Brexit. Non, lors de cette 35e  session du Conseil des droits de l’homme, qui a lieu jusqu’au 23  juin sur les rives du lac Léman, le groupe était simplement censé faire une déclaration commune condamnant les abus du régime chinois. Or la Grèce s’y est opposée, et la déclaration n’a pas eu lieu.

Depuis plus de dix ans, le Conseil des droits de l’homme, qui se réunit trois fois par an à Genève, est l’organe officiel des Nations unies sur les questions liées aux droits humains : torture, détentions abusives, lutte contre les discriminations… Ses prises de position sont symboliques mais, en dix ans, c’est la première fois que l’Union européenne échoue à obtenir l’unanimité parmi ses membres.  » Ce manque de consensus est très alarmant, estime John Fisher, directeur de l’antenne genevoise de l’ONG Human Rights Watch. La Grèce prend l’Union européenne en otage. C’est mauvais signe.  » Ce brave homme ne s’est pas demandé une seconde si, par hasard, la Grèce n’était pas, depuis 2010, prise en otage par les rivalités et autres conflits entre ses créanciers !

Pas question, pour Athènes, de se prononcer sur le dossier. Selon un porte-parole du ministre des affaires étrangères grec,  » des critiques souvent sélectives et non productives ne facilitent pas la promotion des droits de l’homme dans ces pays ni les relations avec l’UE « .

En réalité, la semaine dernière, une délégation d’officiels chinois était en visite à Athènes et a salué l’action du premier ministre, Alexis Tsipras. Cette bonne entente n’est pas un hasard : les capitaux chinois jouent un rôle croissant en Grèce. En janvier  2016, le groupe pékinois Cosco est devenu actionnaire majoritaire du port du Pirée. Quelques mois plus tard, c’est le géant chinois de l’électricité State Grid qui prenait des parts dans le réseau électrique grec. Et en mai, la firme Shenhua signait un accord avec le spécialiste hellénique des infrastructures Copelouzos afin de développer les énergies vertes.

Au Conseil des droits de l’homme, plusieurs Etats privés de la voix communautaire, dont la France, ont condamné les abus de Pékin. La Chine, elle, avait préparé une réponse à l’éventuelle déclaration de l’Union européenne, et l’a lue au cours de la séance. Les critiques à son encontre  » violent les principes d’un dialogue constructif et de la coopération « , a déclaré Wei Zhimin, attaché à la mission permanente de Chine auprès des Nations unies. En outre, a-t-il ajouté, la Chine n’a pas de leçon à recevoir de l’Allemagne, qui fait, selon lui, usage de violence  » envers les réfugiés « .

Amusant, non ?

Le 21 juin 2017.

Vivre en Européen.

21 Juin

Dernière vidéo de l’Institut Iliade :

Le 21 juin 2017, premier jour de l’été.