« Personne ne pardonnerait à un automobiliste d’avoir causé un accident parce qu’il était au téléphone, alors pourquoi cette indulgence à l’égard d’un piéton – d’autant plus que, dans ce cas, le cycliste a tout fait pour essayer de l’éviter.”

Selon la journaliste, le fait que le piéton ne soit presque jamais mis en cause dans sa mauvaise utilisation du portable souligne “un aspect déprimant de cette culture de dépendance au smartphone à laquelle nous sommes habitués”The Telegraph continue sur cette idée et affirme que

« l’addiction au téléphone est devenue un fléau. L’année dernière, l’Ofcom [l’autorité de régulation des télécommunications britannique] a découvert que l’adulte moyen passait une journée complète en ligne par semaine.

L’addiction d’une partie de la population aux téléphones et autres écrans pose donc un problème d’ordre public. C’est en effet la question de la sécurité des citadins mais aussi celle de la vie en communauté qui se posent, cette dépendance étant dangereuse tant physiquement que socialement d’après le journal.

The Telegraph pointe du doigt des mesures prises par certaines municipalités, comme à Honolulu (Hawaii) ou Montclair (Californie), deux villes qui ont rendu illégal le fait de traverser la rue en utilisant son téléphone. Une solution étudiée par la ville de New York puisque de nombreux démocrates soutiennent un projet de loi visant à interdire l’utilisation du smartphone par les piétons lorsqu’ils traversent. La municipalité se base sur plusieurs statistiques. Parmi elles, une enquête montre que le risque d’être percuté par une voiture est plus important chez les adolescents du fait de l’utilisation abusive du téléphone portable sur la voie publique.

À partir de ces exemples, le quotidien britannique propose la mise en place de mesures similaires à Londres et dans les grandes villes, avant de conclure :

« Nous devons prendre en compte toutes les implications d’un usage immodéré du smartphone, que ce soit par un changement moral ou légal. Si les lois sur la santé et la sécurité nous interdisent de conduire sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, les mêmes considérations doivent s’appliquer aux autres addictions.