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Petite réflexion pour ceux qui auraient perdu tout bon sens.

21 Fév

Le 21 février 2019.

(Merci à GJ)

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Hans Hermann Hoppe.

20 Fév

Permettez-nous de vous rappeler la publication de sept articles consacrés au grand penseur allemand Hans Hermann Hoppe dans Le Lien légitimiste, par notre ami Gérard de Villèle, et le grand plaisir que vous aurez à les lire (ou les relire). 

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L’ANARCHIE PLUS UN…

UNE PENSEE DE

HANS HERMANN HOPPE

ANARCHO-CAPITALISTE

OU, À DEFAUT, MONARCHISTE,

SES PENSEES SUR L’ECONOMIE,

L’IMMIGRATION, L’ETAT, LA MONARCHIE,

LA DEMOCRATIE, LA REPUBLIQUE,

L’ORDRE NATUREL…

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Voici désormais à votre disposition l’ouvrage de notre ami Gérard de Villèle, réunion de sept articles – 64 pages – consacrés au grand penseur allemand et publiés dans l’ancien Lien Légitimiste et annoncé ici (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/01/30/non-vous-ne-lavez-pas-encore-en-main/). Une mine de réflexions, un trésor de pensée.

Nous vous invitons vivement à l’acquérir pour la très modique somme de 9 euros + 4,20 € de port, soit 13,20 € auprès de

l’Association culturelle de Couilly-Pont-aux-Dames

41, rue de la Marne 77860 Couilly-Pont-aux-Dames

Courriel : denismoniquebataille@gmail.com

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Et, pour vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques lignes du dernier article de l’ouvrage, signé par Philippe de Lacvivier, sous le titre suivant : La grande fiction. L’Etat, cet imposteur (2)

La Révolution et la Restauration

Entre Etat et spoliation

 » La pensée du professeur Hoppe est un tremplin nous permettant de réfléchir sur l’histoire des rois de France, et de quelques manquements passés et difficultés futures. Après avoir pris notre temps supra, nous ferons beaucoup plus court ici.

Le roi de France a avant tout été le plus grand propriétaire terrien du royaume (ne vivant que du sien, un très large domaine), mais aussi, d’une certaine façon, le propriétaire éminent de certaines terres ayant été librement et volontairement placées sous sa protection par ses vassaux (pour rester général). Certains monarques ont cependant eu le grave tort…de vouloir devenir des chefs d’Etat. Hoppe nous fait bien comprendre ce glissement dans son long et passionnant chapitre De l’aristocratie à la monarchie et de la monarchie à la démocratie : pour renflouer ses caisses et gagner des territoires supplémentaires pour davantage de recettes futures, c’est un moyen parfait de s’approprier de façon illégitime et immorale la propriété d’autrui (de certains seigneurs ou communautés par exemple).

La révolution paraît les avoir punis avec violence; l’Eglise, irréprochable quant à elle, a sévèrement trinqué, sachant qu’elle se subdivise en réalités en une multitude d’évêchés, cures, bénéfices, communautés, abbayes, etc., propriétaires.

Mais la Révolution, dans son effort de spoliation, n’a fait que chasser le roi et prendre sa place, durcissant encore davantage un régime d’expropriation fiscale et de propriété publique. Elle l’a de fait généralisé et universalisé. Les biens nationaux sont une spoliation directe. Il fallait cependant les revendre pour renflouer les caisses (c’est tout de même très confortable de vendre pour sa pomme la propriété d’autrui !), mais aussi parce que  leur administration aurait été humainement difficile voire impossible, tout en pouvant sembler injuste (les propriétaires voisins auraient pu avoir peur d’être eux-aussi saisis). De plus, ces biens publics ne correspondaient plus à des recettes fiscales pour l’Etat qui, en les revendant tout de suite, touchait en revanche immédiatement leur valeur en capital (que le prix soit déprécié à cause d’une offre trop importante, peu lui importe, étant donné que ça ne lui a rien coûté) puis, par le biais de la fiscalité, une rente perpétuelle sur les acquéreurs et les acheteurs suivants…Belle opération, pour un investissement zéro !

Sur cet héritage, et l’alourdissement de l’appareil étatique, de nouveaux problèmes naissent. On le voit avec la Restauration qui a sans doute été un échec à cause de la conservation de ce patrimoine révolutionnaire (et non par manque de libéralisme, comme l’Université républicaine voudrait nous le faire accroire, trop heureuse de nous voir nous fourvoyer et collaborer inconsciemment à ses idées). Louis XVIII n’avait plus rien d’un propriétaire (si l’on excepte une petite fortune…placée en Angleterre…au cas où…) : il n’était qu’un chef d’Etat. En bref, il était piégé par le système, captif de la Révolution.

Quelques bons principes étaient demeurés : devant la dette publique laissée par Bonaparte, le comte de Villèle eut le courage de réduire les contributions directes et de ne pas augmenter les contributions indirectes. Sur un plan strictement comptable, c’était gagnant à moyen terme et à long terme – l’Histoire l’a montré. Mais les quatre vieilles de 1791 et les droits réunis ont cependant été conservés dans les faits, en dépit de certaines promesses…

Cette question de la propriété royale et de la chefferie d’Etat est surement au coeur de ce qui différencie une véritable royauté d’une monarchie républicaine libérale : l’Europe est un beau théâtre de cet état de fait. Là où l’on croit pouvoir taxer et faire la loi, il n’y a que ruines des têtes couronnées.

Le plus inextricable est la question du comment faire la Restauration. Les biens qui appartenaient au roi ou à l’Eglise ont été rachetés par une multitude de nouveaux propriétaires, qui y ont mis le prix et pensaient les acquérir de façon juste et licite. Impossible de les déloger, bien sûr. Peut-être reste-t-il la possibilité de privatiser la propriété publique pour le roi ?

Une voie à explorer, bien qu’elle ne soit pas sans problème. Le patrimoine des fonctionnaires ou, pour nous cantonner aux responsables les plus conscients, des apparatchiks de la Révolution, d’ailleurs, relève-t-il du privé ou de la propriété publique ? Hoppe mise sur le privé, puisqu’il y a eu achat (même avec de l’argent exproprié) et transaction volontaire. Quant aux levées de fonds, comme pour le jeune duc de Bordeaux gratifié par les Français du château de Chambord (une belle preuve de spoliation révolutionnaire), pourraient-elles seulement suffire ? Et nous pourrions multiplier les interrogations. Si ces problématiques ne sont pas résolues, il sera inutile de penser à une Restauration, car elle serait aussi brève que les deux précédentes… »

Philippe de Lacvivier, Le Lien légitimiste n°71 de septembre-octobre 2016.

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Hans-Hermann_Hoppe

(2) Hans Hermann Hoppe, La Grande Fiction. L’Etat, cet imposteur, Fleurance, Editions Le Drapeau blanc, 2016, 204 pages, 17 euros.

Le 20 février 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

N’en doutez pas, les membres du gouvernement espagnol (pourtant sur le départ) ne l’emporteront pas en paradis.

19 Fév

Nous vous proposons de découvrir l’entretien accordé par le prieur bénédictin de la Valle de los Caidos (Don Santiago Cantera), au quotidien La Razon, à propos de la volonté du gouvernement socialiste de violer la sépulture du général Franco et de procéder à son exhumation. Cette vidéo nous a été transmise par Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou et chef de la maison de Bourbon : 

https://www.larazon.es/amp/espana/sanchez-ha-fracasado-con-franco-KN21977159?fbclid=IwAR3HvtI65HNpO8d6TaTWUFbBKWrxCi29OqWyrmktjMNsSYsvw5m-LO7pg-M

Il est vrai, hélas, que les arguments spirituels énoncés par don Santiago Cantera à la fin de son entretien sont très éloignés des convictions et des préoccupations de Pedro Sanchez et de ses ministres !

Le 19 février 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Piqué au coin du bon sens

17 Fév

Le 17 février 2019.

(Merci à GJ pour son humour)

Extraits d’un nouvel article sur medias-presse.info

15 Fév

Le conditionnement des bambins est voté!

Désormais le formatage laïciste maçonnique commencera au berceau…

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/refondation-de-l-ecole/l-assemblee-nationale-vote-l-instruction-obligatoire-des-l-age-de-3-ans_3189777.html

On n’attend plus que l’interdiction des écoles hors contrat…

Le rêve du laïciste Peillon, réaffirmé en 2013, est donc enfin réalisé:

 « le but de la morale laïque est d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel ».

https://24heuresactu.com/2013/08/12/vincent-peillon-un-ogre-au-visage-dange/

 » Le moyen préconisé par nos ministres orwelliens pour «libérer» l’enfant de ses parents dès la maternelle, est de l’émanciper dès son plus jeune âge des «stéréotypes de genre» dont il aurait «hérité culturellement» s’il avait continué à être soumis au conditionnement de sa famille, devenue l’ennemie de sa liberté. Ni plus, ni moins ! « 

Aucun pays d’Europe n’a jamais  pris de telles mesures d’embrigadement et de conditionnement à l’encontre des enfants, par l’interdiction de l’éducation familiale…

Claude Timmerman

(Merci à FR pour l’info)

Le dernier combat d’Anne d’Autriche ou le triomphe des Diafoirus (fin).

13 Fév

Nous poursuivons la relation des derniers moments de la reine Anne d’Autriche (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/02/09/le-dernier-combat-danne-dautriche-ou-le-triomphe-des-diafoirus/ , https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/02/10/le-dernier-combat-danne-dautriche-ou-le-triomphe-des-diafoirus-2/ , https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/02/11/le-dernier-combat-danne-dautriche-ou-le-triomphe-des-diafoirus-3/ et aussi https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/02/12/le-dernier-combat-danne-dautriche-ou-le-triomphe-des-diafoirus-4/) en découpant notre exposé selon les principaux chapitres d’un dossier médical. Voici donc aujourd’hui la dernière  partie de l’histoire de la maladie de notre patiente.

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Anne d’Autriche, école française du XVIIe siècle (collection particulière)

Histoire de la maladie (dernière partie)

Les médecins de la cour pensèrent alors que la Reine serait mieux à Paris pour recevoir le traitement d’Alliot car à Saint-Germain, où elle séjournait à ce moment, les soins nécessaires à son état ne pouvaient pas facilement y être dispensés. Anne, qui le souhaitait depuis longtemps, obtint l’accord du roi pour son transfert au Val-de-Grâce où elle avait tant d’attaches spirituelles et affectives. Elle avait d’ailleurs de longue date émis le souhait de s’y retirer pour y mourir en la seule compagnie de Dieu et de ses servantes religieuses.

Mais ce séjour tant attendu fut bref et son voeu ne sera finalement pas exaucé. Deux raisons en furent principalement la cause :

1/ les visites eu couvent du Val-de-Grâce étaient très encadrées et le cérémonial imposé par les religieuses mécontentait fort la famille royale et la cour,

2/ les médecins qui résidaient au Louvre, manifestèrent leur lassitude vis-à-vis des transports longs et incessants vers le Val-de-Grâce !

Aussi le roi se laissa-t-il convaincre, malgré le désir ardent de sa mère, d’un nouveau transfert au Louvre. Ce voyage fut terrible. Il fut aussi le dernier.

Le transport se fit en chaise à porteur dans laquelle il était impossible de s’allonger. Avant le départ du Val-de-Grâce puis dès l’arrivée au Louvre on crut utile d’appliquer de l’eau de chaux sur les plaies de la Reine pour en réduire les écoulements; les douleurs qui en résultèrent furent atroces et des officiers de la Reine suivaient le cortège avec du vinaigre et des cordiaux afin de la ranimer lorsqu’elle défaillait sous les coups de la souffrance. On crut qu’elle ne survivrait pas au voyage.

Après quelques jours de repos (nous sommes alors fin août 1665), l’état général de la Reine sembla de nouveau s’améliorer bien que les plaies du sein gauche et de l’aisselle droite se fussent étendues et approfondies. On jugea qu’elle était en mesure de supporter les remèdes de Pierre Alliot afin de forcer la cicatrisation. En réalité, comme le rapporte Mme de Motteville, ces remèdes « mortifiaient la chair et ensuite on la coupait par tranches avec un rasoir« …

Les douleurs devinrent insupportables et la Reine connut un tel degré de souffrance qu’elle en perdit le sommeil. On entreprit alors de lui procurer la nuit un minimum de repos en lui administrant ce que l’on appelait du « jus de pavot » (opium, ancêtre de la morphine). Anne supporta cette épouvantable épreuve avec un courage et une patience admirables qu’elle puisait dans une foi profonde et inébranlable. Il lui arriva même, regardant son sein gangrené, de remercier Dieu de l’avoir « condamnée à pourrir avant sa mort » pour lui permettre d’expier le péché d’avoir trop aimé la beauté et les soins de son corps.

Mais elle connut aussi des moments de désespoir que nous n’avons guère de mal à comprendre si l’on sait qu’à l’évolution inexorable de la maladie et à l’incapacité de ses médecins de la soulager s’ajoutèrent en cette fin d’année 1665 de profondes blessures affectives. Il y eut d’abord la mort de son frère bien aimé, Philippe IV d’Espagne, en septembre et puis surtout le sentiment de lassitude de ses fils Louis et Philippe autant que de la reine Marie-Thérèse, sa nièce (épouse de Louis XIV), face à cette agonie si longue et si éprouvante; les visites se firent moins fréquentes, l’attention portée à ses souffrances et aux soins prodigués moins prévenante, les divertissements de la cour plus fréquents et plus étourdissants. Lentement et sournoisement, l’oubli s’installait. Il était temps de partir…

Début janvier 1666, son état s’aggrava brutalement du fait d’une nouvelle poussée d’érysipèle et probablement d’un début de septicémie. Comme à l’habitude, aux soins locaux qui la torturaient, on ajouta les incontournables et sempiternelles saignées avec les résultats que l’on imagine. Le 15 janvier, la gangrène s’étendit, aggravant l’oedème de la main gauche, du bras et même de la gorge. Des douleurs violentes apparurent dans tout le corps et, pour la première fois, elle n’eut plus le courage qu’on lui avait connu : elle pleura devant ses dames et devant la cour.

Le 19 janvier, son Grand Aumônier (l’archevêque d’Auch) lui proposa de recevoir les derniers sacrements : « …bien que fille de tant de rois et d’empereurs, mère, tante et soeur des plus puissants princes de la terre, vous devez considérer que vous allez être égalée à la moindre créature, que toutes vos grandeurs ne vous serviront plus de rien, que le seul repentir de vos péchés, votre pénitence et votre humilité, en ce terrible moment, vous seront utiles et salutaires; vous allez paraître devant Dieu pour être jugée selon vos oeuvres… » Elle reçut alors l’extrême-onction.

Vers minuit, elle perdit connaissance et le roi, qui était venu à son chevet, la crut morte. On dit qu’il s’évanouit.

Mais comme dans un dernier combat, elle retrouva soudain la force de demander le crucifix qui était au-dessus de son lit et pria. Ce fut en l’embrassant qu’elle mourut ce 20 janvier 1666 et que naquit au Ciel celle dont son fils Louis dit Le Grand, quatorzième du nom, a dit : « Elle mérite d’être mise au rang de nos plus grands rois.« 

Jean-Yves Pons

(Bibliographie sur demande)

Le dernier combat d’Anne d’Autriche ou le triomphe des Diafoirus (4)

12 Fév

Nous poursuivons la relation des derniers moments de la reine Anne d’Autriche (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/02/09/le-dernier-combat-danne-dautriche-ou-le-triomphe-des-diafoirus/ , https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/02/10/le-dernier-combat-danne-dautriche-ou-le-triomphe-des-diafoirus-2/ , https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/02/11/le-dernier-combat-danne-dautriche-ou-le-triomphe-des-diafoirus-3/) en découpant notre exposé selon les principaux chapitres d’un dossier médical. Voici donc aujourd’hui la deuxième partie de l’histoire de la maladie de notre patiente.

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Histoire de la maladie (deuxième partie)

Devant l’absence des résultats d’Antoine Vallot, on demanda conseil à un autre pontife de la Faculté, Seguin. Hélas, celui-ci ne connaissait qu’une médecine : la saignée ! S’y ajouta un conflit personnel avec Vallot et c’est alors que la valse des charlatans reprit de plus belle avec sa conséquence attendue : l’aggravation de l’état de la Reine. L’infection de la plaie et l’extension de la tumeur à la paroi thoracique produisirent des écoulements et des saignements aussi malodorants que douloureux, en même temps que la dissémination lymphatique de la maladie à l’aisselle et au bras entraînèrent un important gonflement de celui-ci (lymphoedème).

La Reine mère endura le mal avec un courage exemplaire qu’elle puisa dans la foi : « Dieu m’assistera, dit-elle, et s’il permet que je sois affligée de ce terrible mal qui semble me menacer ce que je souffrirai sera sans doute pour mon salut et j’espère qu’Il me donnera les forces dont j’aurai besoin pour l’endurer avec patience. »

Le roi, conscient de la détérioration de la santé de sa mère et bouleversé par tant de souffrances, ne négligea aucun avis médical voire paramédical, ni aucun remède susceptible de soulager la Reine mère. Nombreux furent ceux qui se succédèrent à son chevet au cours de l’année 1665 (on peut citer entre autres Gendron et même un charlatan milanais récemment établi à Paris).

En mai, apparut une grave complication infectieuse et fébrile, un érysipèle du sein, de l’épaule et du bras gauches qui s’étendit rapidement à la moitié du corps; le lymphoedème du bras s’accentua. La Reine reçut pour tout traitement…de nouvelles saignées. Mais sa résistance à la maladie étonna car lentement elle se remit de cette complication, bien que l’ulcération de la tumeur mammaire ait progressé.

Le roi fit alors appeler un nouveau médecin très estimé de Vallot, le Lorrain Pierre Alliot, auréolé de ses succès dans le traitement des plaies par une poudre à base d’arsenic qui provoquait une escarre si la plaie n’était pas cancéreuse : la chute de cette escarre rendait alors la cicatrisation possible. En revanche, si la plaie était cancéreuse, l’arsenic ne permettait pas la cicatrisation et n’empêchait pas l’extension coco-régionale et métastatique tandis que les douleurs engendrées devenaient intolérables. Pire encore, l’application au long cours de cette drogue sur la plaie pouvait entraîner une intoxication générale et un risque mortel par oedème pulmonaire et insuffisance hépato-rénale.

Anne savait la violence des remèdes d’Alliot et pressentait qu’il ne serait qu’un bourreau de plus dans son parcours douloureux. Elle se résolut pourtant à accepter ses soins sous la pression du roi. Fin juillet 1665, elle chancela de nouveau : la fatigue, la fièvre, les signes infectieux locaux étaient de nouveau là. Apparut également une tuméfaction dans l’aisselle droite témoignant sans doute d’une extension ganglionnaire controlatérale. Pour la première fois, un geste chirurgical fut tenté : la tumeur de l’aisselle droite fut incisée mais hélas une fistule persista et l’ulcération de cette seconde lésion s’installa. Anne, déjà affaiblie par le syndrome infectieux et les saignées, eut beaucoup de mal cette fois à reprendre quelques forces. Pourtant, elle trouva dans la prière une nouvelle énergie et un mieux temporaire sembla s’installer.

(À suivre…)

Jean-Yves Pons, CJA.