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« L’Idéal républicain à l’épreuve » à l’Abbaye de Fontevraud, le vendredi 24 mars 2017

22 Mar

       L’histoire  hésiterait -elle au moment  où certes « l’idéal républicain » est non seulement mis à l’épreuve mais  mais  bien pire soumis à des tempêtes  qui donnent l’impression qu’il pourrait ne pas survivre  aux  vents  qui se déchainent  sur  sa …tête.

      Que l’on  permette à la Charte de Fontevrault, mouvement  royaliste providentialiste,   http://www.sylmpedia.fr/index.php/Charte_de_Fontevrault                                                                     fondée en ce lieu même le 25 août 1988, il y a  bientôt  trente ans, de  voir un heureux présage  qu’un tel colloque sur un tel sujet se tienne en un tel lieu et en un tel moment …

Question d’actualité ? La Région des Pays de la Loire organise les premières Rencontres de la Cité Idéale sur le thème de « L’Idéal républicain à l’épreuve », ce vendredi 24 mars de 9h30 à 18h30, à l’Abbaye de Fontevraud. Liberté et responsabilité, droits individuels et bien commun, autonomie des citoyens et autorité de l’État, fraternité et laïcité… Autant d’enjeux qui interrogent notre société aujourd’hui et engagent l’avenir du modèle républicain.

image: http://www.saumur-kiosque.com/images/articles/thumbnails/Natacha-Polony_300x0.jpg

La journaliste Natacha Polony interviendra à 15h40

Liberté et responsabilité, droits individuels et bien commun, autonomie des citoyens et autorité de l’Etat, fraternité et laïcité… Autant d’enjeux qui interrogent notre société aujourd’hui et engagent l’avenir du modèle républicain.

Pour répondre à ces grands questionnements, plusieurs temps d’échanges seront organisés autour d’universitaires, de juristes ou d’essayistes : Natacha Polony, Malika Sorel, Jacques Julliard, Thibault De Montbrial, Matthieu Bock Cote, François‐Xavier Bellamy, Jean‐Louis Brugues, Chantal

Delsol… (Cf programme ci-dessous)

Cette journée de réflexion aura pour thème : « L’idéal républicain à l’épreuve » et sera placée sous le parrainage de Pierre Manent, philosophe et directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS).

Bruno Retailleau, Président de la Région des Pays de la Loire a le plaisir de vous convier à la

première édition des « Rencontres de la Cité idéale » le 24 mars 2017 à l’abbaye de Fontevraud de

9h30 à 18h30, ainsi qu’à un temps d’échanges en amont, dès 9h, avec les différentes

personnalités qui animeront cette journée :

Au programme :

– 9h30 : Introduction de Bruno Retailleau, Président du Conseil Régional des Pays de la Loire et Sénateur de la Vendée. Eclairage de Pierre Manent, philosophe, directeur d’études à l’EHESS. « L’idée de la République ».

– 10h20 : Droits individuels et bien commun – Mathieu Bock Cote, sociologue. Robin Rivaton, économiste. Philippe Beneton, professeur émérite à l’Université de Rennes‐1. Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris

– 11h40 : Quelle laïcité pour demain ? Malika Sorel, essayiste. Rachad Farah, ancien ambassadeur de la République de Djibouti en France. Thierry Rambaud, professeur de droit public à l’Université Paris Descartes et l’IEP de Paris. Jean Louis Brugues, archevêque‐évêque émérite d’Angers, archiviste et bibliothécaire du Saint‐Siège.

– 13h : Déjeuner

– 14h15 : Egalité des chances et transmission. Carole Barjon, journaliste, rédactrice en chef adjointe du service politique intérieure du magazine L’Obs. François Xavier Bellamy, philosophe. Guillaume Perrault, journaliste au Figaro, écrivain, maître de conférences à l’IEP de Paris.

– 15h40 : La nation, « fraternité vivante » ? Natacha Polony, journaliste et essayiste.

– 17h20 : Intervention conclusive : Chantal Delsol, philosophe et membre de l’Académie des sciences morales et politiques. « Les valeurs de la République : nécessaires ou suffisantes ? »

Infos pratiques : Vendredi 24 mars de 9h30 à 18h30, à l’Abbaye Royale de Fontevraud – Plus d’infos sur http://www.fontevraud.fr/

En savoir plus sur http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=35824#YPWpBEqvWMFtXlMs.99

Et toujours Jean de La Fontaine.

17 Mar

En réponse à la référence de notre Bulletin climatique de ce jour ( « Jean de La Fontaine était un prophète » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/17/bulletin-climatique-quotidien-17-mars-2017-de-la-republique-francaise/), notre ami Jean-André V. nous a fait l’honneur de nous communiquer une satire d’une autre fable de La Fontaine qu’il avait écrite en 2010, au début de la crise économique grecque. Nous ne pouvons résister au plaisir de vous la faire découvrir :

LA CIGALE ET LE F.M.I.

La Cigale ayant chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la crise fut venue :
Plus un seul petit euro
Au pays des dieux et héros !
Elle alla crier famine
Chez dame Merkel sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelques sous pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
« Je vous paierai », lui dit-elle,
« Avant l’août, foi de goret,
Avec taux et intérêt. »
Dame Merkel n’est pas prêteuse :
C’est là son moindre défaut.
« Que faisiez-vous au temps chaud ? »
Dit-elle à cette emprunteuse.
– « Nuit et jour à tout venant,
J’achetais, ne vous déplaise;
J’achetais au double du prix,
Dessous-de-table y compris,
Pour faire tourner vos usines,
Les produits les plus inutiles :
Luxueuses limousines
Pour nos députés débiles,
Systèmes électroniques,
Dont un pour nos Jeux Olympiques,
A l’avance dûment payé
Mais n’ayant jamais fonctionné;
Chars d’assaut – plusieurs centaines –,
Magnifiques “Léopards”
Déficients pour la plupart,
Pour défendre nos…vastes plaines !
Sous-marins plus secourables,
Mais qui s’avérèrent…instables !
Ah ! que ne vous ai-je acheté,
Chère voisine, tout l’été ! …»
« Vous m’achetiez ? J’en suis fort aise :
Eh bien ! crevez maintenant! »,
Mais aussitôt se reprenant :
« …Ou bien plutôt – car vous pourriez
M’être utile si vous surviviez
Jusqu’à la saison nouvelle -,
Allez donc voir à tire-d’aile
Notre gentil voisin Strauss-Kahn !
Vous devez l’avoir sur vos listes
Etant vous-même socialiste…»
Privée du dernier denier
Et pressée par la fringale,
Notre infortunée Cigale
Dut se rendre chez ce dernier.
Dans sa superbe porcherie,
Bauge de toute tricherie
Et de toute supercherie,
Véritable antre de Cyclope
Et tombeau fatal de l’Europe,
A bras ouverts il l’accueillit.
Foi d’animal, quand on la vit
Sortir de chez ce sieur Strauss-Kahn,
Elle ne tenait plus sur ses cannes !

O Peuples, gardez-vous des monstres qui vous guettent !
Circés, Sirènes, Walkyries,
Funestes toutes égéries,
N’ont qu’une chose en tête :
Vous endormir de mots caressants,
Pour boire ensuite votre sang !
Choisissez bien vos dirigeants –
La plupart contre vous complotent,
S’étant mis du foin dans les bottes ! –
Et lorsque manquera l’argent,
C’est vous seuls qui paierez la note.

Septembre 2010

À la veille de la semaine de la langue française…

17 Mar

La Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, était aujourd’hui vendredi 17 mars l’invitée du 7/9 de France Inter.

Nous retiendrons tout particulièrement les dernières minutes de son intervention, tant nous en partageons la pertinence. Vous trouverez sa réflexion sur l’enregistrement ci-dessous de la zone sonore 3′ 50 à la zone 8′ 58 :

https://www.franceinter.fr/emissions/interactiv

 » Pourquoi ce désamour ?

Qu’est-ce que cela cache ?  »

(Michaëlle Jean)

Le 17 mars 2017.

Pourquoi nous sommes un peuple », la scandaleuse tribune d’Emmanuel Macron au Figaro

17 Mar

En quoi sommes-nous un peuple ? Depuis plusieurs années, des groupes et des responsables politiques nous empêchent de répondre à cette question vitale pour la survie du projet français. Les uns font leur nid au creux de notre identité. Leur premier combat fut de stigmatiser ceux qui ne leur ressemblaient pas et leur première victoire fut la naissance du ministère  de l’identité nationale.  Alors que depuis toujours notre culture prétend à l’universel, ils l’ont réduite à une lignée. Alors qu’elle n’a cessé de donner aux individus les moyens de leur autonomie, ils l’ont enchaînée à une religion. Alors qu’elle s’est bâtie dans la richesse des formes et la pluralité des arts, ils l’ont rétrécie à un étroit corpus d’œuvres et d’auteurs.

Je crois qu’il est urgent de sortir de l’alternative mortifère dans laquelle nous nous sommes enfermés.

D’autres tentent au contraire de renier et de dissoudre la Nation française. Ils croient à des particularismes indépassables et imaginent que leur religion, leur communauté et les lois qu’ils se donnent sont supérieures à la République. Eux aussi sont les promoteurs du repli, du déni et de l’enfermement. Ils ne voient pas que le communautarisme est l’autre nom du ghetto. La crise qui dure est économique et sociale. Mais elle est également civilisationnelle et morale. C’est pourquoi je crois qu’il est urgent de sortir de l’alternative mortifère dans laquelle nous nous sommes enfermés.

Si les Français forment un peuple, ce n’est pas parce qu’ils partagent une identité figée et rabougrie. Le fondement de la culture française, c’est une ouverture sans pareil. Notre culture est toujours parvenue à se dépasser elle-même, à voguer vers le neuf, l’imprévu, l’inconnu. Elle n’a cessé de se réinventer face à l’abîme, se portant toujours là où on ne l’attendait pas. C’est pourquoi le terme même d’identité ne peut être accolé à celui de «culture française». L’identité promue par nos réactionnaires, c’est l’invariance, la sèche continuité. «En art, il n’y a pas d’étrangers», disait Brancusi. C’est pourquoi j’ai pu dire qu’il n’existe pas une culture française, comme si l’on pouvait réduire tant de richesses à un visage unique, à une parole univoque, à une histoire uniforme. La culture française est un fleuve nourri de confluents nombreux, la rencontre de la tradition et de la modernité.

Le fondement de la culture française, c’est de prétendre à l’universel. Si les Français forment un peuple, ce n’est pas non plus parce qu’ils coexistent passivement. Le fondement de la culture française, c’est de prétendre à l’universel. Aller vers Hugo, Gide, Duras, Glissant ou Yourcenar, c’est l’inestimable opportunité donnée à chacun de vivre la vie des autres, de dépasser sa condition. C’est la raison pour laquelle la France est plus qu’une somme de communautés. Elle est cette idée commune, ce projet partagé, dans lesquels chacun, d’où qu’il vienne, devrait pouvoir s’inscrire.

Partir de ce que nous avons en commun: voilà le cœur de mon projet présidentiel. Ce que nous avons en commun, d’abord, c’est la langue française. C’est elle, notre territoire. Savoir lire et écrire, ce n’est pas seulement augmenter ses chances de trouver un emploi. C’est d’abord s’enraciner en France, dans notre Nation. Parler français, penser en français, sentir en français est le viatique véritable pour tout individu désireux de s’inscrire dans la République. «Ma patrie, c’est la langue française», disait Albert Camus: c’est cette patrie qui nous fait grands, qui nous fait rayonnants. La langue française n’est pas un vecteur de rejet. Elle est la condition de notre projet. C’est pourquoi notre pays triomphe lorsque ses écrivains se nomment aujourd’hui Marie NDiaye, Leïla Slimani, Alain Mabanckou et hier Joseph Kessel, Henri Troyat, Guillaume Apollinaire. Et lorsqu’ils ne sont pas français, mais ont pour nom Léopold Sédar Senghor, Kateb Yacine, Ahmadou Kourouma, Salah Stétié, c’est que nous avons réussi à faire rayonner notre meilleure part.

Ce que nous avons en commun, ensuite, c’est l’héritage culturel de notre pays. Autant je veux lutter contre une conception de la culture comme identité qui exclut, comme monde fermé aux autres, autant je voudrais redire aux Français qu’ils doivent être fiers de leur héritage. Or, parcourant le pays depuis des mois, que vois-je ? Je vois une France qui n’a pas renoncé à perpétuer les arts et les lettres qui l’ont faite si grande. Elle continue de s’enorgueillir de ses écrivains, de ses peintres, de ses architectes, de ses musiciens, qui forgent, façonnent, dessinent les contours et les reliefs de notre pays.

Ne croyons pas les professionnels du pessimisme, des regrets : la culture française conserve son rang parmi les nations. Ce que nous avons en commun, enfin, c’est une ambition folle. Cette volonté d’accéder à l’universel est un projet qui nous dépasse. Il n’est pas une université au monde qui ne convie nos romanciers, pas une ville qui ne passe commande à nos architectes, pas un salon sans nos peintres, pas un concert sans que soient joués nos compositeurs. Ne croyons pas les professionnels du pessimisme, des regrets: la culture française conserve son rang parmi les nations. Elle reste ce modèle vers lequel tournent les yeux ceux qui cherchent un surcroît de sens. Elle est ce havre où la liberté de l’esprit est une réalité. Mais il y a plus. Dans ce monde qui change si profondément, qui menace d’effacer les frontières, de nous fondre de façon indistincte, notre culture est un atout maître. Par elle nous savons dialoguer avec le monde. Grâce à elle, nous savons que la puissance des valeurs est plus grande que les forces de l’argent. Avec elle, nous avons conscience que la diversité n’est pas une faiblesse mais une force.

Dans ce siècle qui prend forme sous nos yeux, la première exigence est de savoir ce que nous avons à faire ensemble. Ne nous laissons pas dissuader par les aigris et les rétrogrades. Regardons en face qui nous sommes, notre appartenance commune. C’est ainsi que nous pourrons nous dépasser, bâtir ensemble, comprendre le monde, influencer sa marche et faire entrer la France dans cette ère nouvelle.

http://www.en-marche.fr/article/emmanuel-macron-tribune-figaro-culture-francaise-pourquoi-nous-sommes-un-peuple

Les républicains sont grotesques.

16 Mar

La France a connu cinq Républiques depuis la révolution de 1789, ayant mené à l’élaboration de quinze constitutions. La dernière, datant d’octobre 1958, a déjà subi 24 révisions.

Et que croyez-vous que nous propose le candidat dit de  » La France insoumise  » aux élections présidentielles du printemps prochain pour nous sortir du pétrin dans lequel se trouve notre pays?

UNE

C’est à mourir de rire !

Le 16 mars 2017.

 

Un Français sur six vit désormais en état de pauvreté aggravée.

14 Mar

Nous vous proposons un excellent article de Ludovic Grangeon, paru sur le site Economie matin (http://www.economiematin.fr/news-la-moitie-du-territoire-francais-est-a-l-abandon?ref=yfp) et intitulé :

LA MOITIÉ DU TERRITOIRE FRANÇAIS EST À L’ABANDON

Certains s’étonnent de la dégradation du respect de la fonction : insultes, tomates, enfarinage, fumier, pneus brulés deviennent fréquents jusqu’au sommet de l’Etat, mais pourquoi ? Quelle est la crédibilité d’un Préfet, d’un député, d’un ministre, ou même d’un président, face à un jeune couple d’agriculteurs abandonné et isolé, face à un jeune des banlieues surdiplomé et sans boulot depuis trois ans ?

Voyons nos jeunes agriculteurs: la classe de leurs enfants est supprimée parce qu’il en manque temporairement un dans l’effectif réglementaire, ou encore la Poste a supprimé tout service local en le remplaçant par une permanence hebdomadaire, le seul jour où c’est impossible pour eux. Mais aussi la brigade de gendarmerie peine à assurer la sécurité parce qu’elle n’a plus les moyens de faire ses rondes. Les élus se réfugient lâchement dans la technocratie ou des réunions sans fin, et ceux qui assument sur place finissent par exploser dans la dépression ou la démission. Ces jeunes agriculteurs ont financé leur projet par Internet parce que les banques locales disent systématiquement non à tout, mais ils ont attendu leur ligne téléphonique 6 mois et on leur annonce la fibre pour 2032… Leurs organismes locaux ont une dizaine de chargés de mission mais aucun n’a été capable de les aider dans la plus petite démarche.

La dérision du Salon de l’Agriculture à Paris

Comme désormais un quart rural de la France, ce jeune couple d’agriculteurs est dans un territoire oublié de la république. Dérisoire symbole en naufrage: : le salon de l’Agriculture se tient à Paris. C’est l’évènement que tout politicien ne manquerait pour rien au monde, sans comprendre qu’il est devenu un mirage folklorique complètement décalé des réalités, un parc d’attraction éphémère pour parisiens, une façade sur un terrain vague. Le géographe Christophe Guilluy parle de « l’enterrement cynique des classes populaires », de cette France périphérique. Ces territoires oubliés sont désormais gérés comme des réserves d’Indiens, tant décriées en Amazonie ou ailleurs mais pas en France par ces fragiles « zurbains « surprotégés ou ces bobos à morale variable. Le bilan est catastrophique selon Reporterre:  » En vingt ans, la moitié des exploitants agricoles ont disparu. Le gaspillage des terres a continué à un rythme effréné, avec la perte d’1,7 millions d’hectares de terres agricoles. La balance agricole française se dégrade et l’agriculture est de plus en plus polluante, en termes d’engrais, de pesticides et de gaspillage de l’eau. »

Etat sans devoirs = Etat sans droit

Mais attention : quelle est la justification d’obéir à l’Etat, de payer ses impôts, de reconnaitre son autorité, de subir toute sa réglementation technocratique, alors que l’Etat n’assume quasiment plus aucune de ses missions essentielles sur place ? Aucune !!! A force d’abandonner ces territoires, qui représentent une moitié de la France, l’Etat y abandonne aussi l’espoir de s’y faire respecter. Son autorité y est grillée. Le crépuscule de la France d’en haut se constate par le bas. Paris est candidate aux Jeux olympiques avec 1 ménage sur six dans la misère. Les émeutes de Rio ou d’Athènes et la faillite de leurs jeux n’ont pas servi de leçon. Nous allons tout droit vers une longue période d’émeutes urbaines et rurales d’une population traitée comme des sous-êtres, qui n’en peut plus de cet abandon et se trouve prête à tout dans son désespoir. Ces masses représentent un sixième de la population et sont réparties sur la moitié de notre territoire. C’est le probable retour des Jacqueries, qui ont déjà commencé avec les émeutes des banlieues, les véhicules incendiés mais aussi les bonnets rouges, les traditionnels fumiers, les feux de pneus sur les autoroutes, ou les ZAD. Et ce n’est que le début, vu l’extrême aggravation récente en deux ans.

En deux ans, le trou noir: 1 Français sur 6 vit dans la pauvreté (Insee)

L’enquête SRCV de l’Insee nous apprend qu’en région parisienne, en deux ans seulement, la pauvreté aggravée a augmenté de 25%, passant de 11 à 14 % des ménages, soit une progression énorme d’un tiers. Comme dans les zones rurales, un ménage sur six vit désormais dans la pauvreté aggravée en région parisienne. Dans certaines régions comme l’Auvergne, c’est encore pire. Avec les zones de non droit des banlieues, c’est près de la moitié du territoire français qui est aujourd’hui dans un abandon notoire.

Épuisement des forces de l’ordre et du corps enseignant

L’envoi épisodique de forces de l’ordre n’aboutit désormais qu’à l’épuisement de ces forces et même à leur rébellion, car elles ne sont même plus en état d’accomplir leurs missions et elles ne font que coller des rustines en permanence sur un système qui n’en peut plus. Le corps enseignant est dans le même état que les forces de l’ordre avec cette formule des « territoires perdus de la république » pour parler de la grande difficulté de préserver également le territoire culturel. Sous pressions politiques, les signalements sociaux pour mauvais traitements, inceste, barbarie, sont de plus en plus étouffés parce que les élus ne veulent « pas d’histoires ».

À méditer à quelques semaines à peine des élections présidentielles !

Le 14 mars 2017.

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Vous laisserez-vous abuser ?

14 Mar