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Louis de Bourbon : « La France doit rester unie et se regrouper autour des fondamentaux ». Fin janvier 2019.

25 Jan

Un entretien exclusif de Boulevard Voltaire, dont vous aviez eu la primeur ici (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/01/23/entretien-du-prince-louis-de-bourbon-donne-a-boulevard-voltaire/).

À la suite de la messe célébrée le dimanche 20 janvier, le prince Louis, duc d’Anjou, chef de la Maison de Bourbon, a accepté de répondre à quelques questions.

Monseigneur, vous avez commémoré le 21 janvier ? Que signifie cette date, pour vous ?

Chaque année, en principe, j’assiste à une ou plusieurs cérémonies organisées à la mémoire du roi Louis XVI. Je maintiens ainsi une tradition qu’avant moi mon grand-père et mon père avaient tenu à respecter. Savez-vous que c’est mon grand-père qui, en 1972, a souhaité qu’une messe annuelle ait lieu à la chapelle expiatoire ? Jusqu’alors, seule la nécropole de Saint-Denis avait une cérémonie tous les ans. Ces messes sont célébrées en communion avec de très nombreuses autres dans toute la France et à l’étranger.
Cette date, pour moi comme pour tous les Français, est très importante car elle marque une rupture dans la tradition politique de notre pays. En assassinant le roi, c’est la tête de la France qui était atteinte encore plus que celle d’un homme.
Depuis, l’équilibre politique est instable. Après les huit siècles de royauté, comptez les régimes qui ont suivi : cinq républiques, mais aussi deux empires, un État, des formes parlementaires de monarchie comme celle de Louis-Philippe. Et chacun de ces régimes, souvent, a connu des phases multiples. Tout cela est éphémère. Le pouvoir a besoin de la durée.

À cette occasion, quel message voudriez-vous faire passer au peuple français ?

Actuellement, les Français s’interrogent sur leur identité et leur avenir. Ils sont confrontés à des enjeux extérieurs (mondialisation, par exemple) ou à des périls (montée de l’islamisme). Pour les affronter, le pays doit être uni et partager un même objectif, savoir ce qu’il est et savoir ce qu’il veut. Ainsi, mon message est celui de l’espoir et du non-découragement. Il faut se regrouper autour des fondamentaux : bien commun pour lutter contre les communautarismes et les corporatismes ; justice pour que les plus faibles soient aussi entendus ; souveraineté afin que la France ne se fasse pas dicter ses lois par l’extérieur. La France est un vieux pays qui a longtemps montré le chemin aux autres. Elle ne peut se faire dicter ce qu’elle doit faire, surtout en ce moment où le monde entier est en mutation.

À cette occasion, de nombreux internautes et intellectuels ont ressorti quelques lignes du testament de Louis XVI. Un document édifiant. Il dit notamment à son fils « si vous avez le malheur de devenir roi »…
Pour vous, que veut réellement dire « être roi de France ? »

Etre comme Saint Louis, juste ; être comme Henri IV, savoir faire la paix des cœurs ; comme Louis XIV, avoir le sens de la grandeur du pays ; et comme Louis XVI, savoir accepter le sacrifice s’il faut rester en accord avec son âme.

Vous avez la double nationalité française et espagnole et vous avez eu une longue carrière internationale. Envisagez-vous de vous rapprocher davantage de la France ?

Je ne suis pas éloigné de la France. Je vis à l’étranger, c’est très différent. Comme vous le savez, chaque fois qu’une autorité m’invite pour telle ou telle manifestation culturelle ou sociale, je réponds favorablement.

On vous a vu et entendu soutenir les gilets jaunes. Pourquoi ce soutien et en quoi vous semble-t-il légitime ?

J’ai voulu montrer une certaine solidarité avec tout le pays dont je voyais qu’il était en souffrance. Il y a un ressenti d’une grande injustice en train de se développer : d’un côté une fiscalité toujours plus forte, et de l’autre des services publics et un niveau de vie en baisse, et cela, tant dans la France rurale que dans les banlieues qui sont devenues, en certains endroits, des territoires de non-droit. Est-ce sain ? Je ne le pense pas. L’intérêt du mouvement actuel est qu’il est spontané, né de la distorsion entre une France légale et celle qui vit dans la réalité du quotidien. Ainsi, des personnes de tous les horizons s’y associent ou l’approuvent. La durée du mouvement montre sa légitimité.
Certains politiques, comme Benoît Hamon, parlent de « vacillement de la République ».

En effet, la crise des gilets jaunes semble avoir fragilisé la confiance des Français vis-à-vis des institutions. Parallèlement, on sent un regain d’intérêt pour votre parole, qui est reprise par les grands médias. Y voyez-vous un signe quelconque ?

Les huit siècles de royauté ont montré qu’il fallait savoir évoluer. Celle du XIIIe siècle n’était pas celle de François Ier ou de Louis XIV. La royauté n’était pas conservatrice. La république est une forme de gouvernement comme une autre. Rien ne sert de s’attacher à un mot s’il perd de son sens.

Par téléphone nous avons pu rejoindre le prince, le 21, juste après l’annonce du décès du comte de Paris.

Monseigneur, le prince Henri d’Orléans, comte de Paris, est décédé ce 21 janvier. Quel message voudriez-vous adresser à vos lointains cousins ?

J’ai immédiatement fait part de ma compassion. Je suis le chef de maison et mon rôle est d’être présent dans les moments douloureux qui peuvent frapper les uns ou les autres.

entretien réalisé par Marc Eynaud

http://www.bvoltaire.fr/louis-de-bourbon-la-france-doit-rester-unie-et-se-regrouper-autour-des-fondamentaux/

Tant qu’il reste un seul descendant direct d’Hugues Capet, né d’un mariage catholique réputé valide au moment de la naissance, il reste un Roi en France.

1 Fév

C’est avec un plaisir extrême que je veux vous faire connaître un texte de circonstance jailli de la plume élégante (même s’il fut écrit au moyen d’un clavier) de l’un de nos amis, porte-parole du Cercle Légitimiste d’Ile de France, et publié sur le Forum Légitimiste.
En quelques lignes percutantes et sûres, il y rectifie les approximations et erreurs, d’une chronique parue sur le site Boulevard Voltaire, motivées sans doute par de « bonnes intentions » (sont-ce celles-là même dont est pavé l’enfer ?), mais qui n’en induisent pas moins le lecteur à une espèce de romantisme qui n’a rien à voir avec la réalité de ce que fut – de ce qu’est toujours ! – la Royauté Française légitime : le romantisme s’enlise dans les approximations d’une sentimentalité qui se complaît en ses humeurs bileuses, alors que la Monarchie Capétienne traditionnelle – dans son réalisme vital et sa pragmatique logique – est toujours forte d’une joyeuse et invincible espérance !

Lully.

A propos du martyre du Roi Louis XVI :

« Chaque 21 janvier, la même histoire recommence.
De braves chroniqueurs, journalistes, éditorialistes improvisés, plus ou moins catholiques, plus ou moins royalistes, y vont de leur article sincèrement désolé sur la mort de Louis XVI.

L’intention est louable.

Et chaque année, faute de culture politique et historique digne de ce nom, c’est la catastrophe.
Cette année, c’est Monsieur Philippe Rodier, sur le site mal heureusement nommé Boulevard Voltaire, qui tombe dans le panneau (cf. > http://royaume-de-france.clicforum.com/t2867-A-propos-du-martyre-du-Roi-Louis-XVI.htm

.

Que Monsieur Rodier commette un pléonasme en parlant d’ « incarnation charnelle » (comme si une « incarnation » pouvait être autrement que « charnelle »), nous le lui pardonnerons volontiers puisque l’idée demeure juste.
Louis XVI, parce que Roi de France, était bien l’incarnation du pays tout entier.

Mais enfin, quelle drôle d’idée de dire qu’ « en tuant la reine, les révolutionnaires tuaient la royauté » !
En quoi la Reine de France était-elle à ce point identifiée à la fonction royale qu’en la tuant on supprimât aussitôt la dite fonction ? Sous prétexte qu’elle ne pouvait plus avoir d’enfants royaux ? Certes, mais le Roi était mort avant elle, et le Roi Louis XVII son fils mourut après. 
La logique de Monsieur Rodier m’échappe absolument.

Rappelons donc seulement la vérité qu’un docteur en droit ne devrait pas ignorer : en France, la fonction royale ne meurt pas !

Tant qu’il reste un seul descendant direct d’Hugues Capet, né d’un mariage catholique réputé valide au moment de la naissance, alors il reste un Roi en France (note *).
A la mort de Louis XVI, toute tragique qu’elle fut, le Dauphin Louis, Duc de Normandie, devint aussitôt par la grâce de Dieu Sa Majesté Très-Chrétienne le Roi Louis XVII. 
Et cela, la Reine Marie-Antoinette ne l’ignorait pas, pas plus que les Vendéens et Chouans des quatre coins de France et de Navarre.

Enfin je m’insurge vivement contre la citation, séduisante mais fausse, du sinistre Renan : « Le jour où la France coupa la tête à son roi, elle commit un suicide. »
Certes, il est séduisant d’utiliser au profit de la royauté une caution républicaine telle que Renan.
Pourtant Renan a tort, car en aucun cas ce n’est la France qui tua le Roi, mais bien la République, et elle seule.
La France, révulsée d’horreur et de douleur devant ce crime qui criait vengeance à la face de Dieu, ne devait plus tarder à se révolter massivement contre la tyrannie républicaine, qui déjà usurpait les noms de « France » et de « patrie ».
En conséquence, la France n’a commis aucun suicide. Bien au contraire, le martyre de son Roi ouvrit l’une des plus belles pages de son histoire : les épopées vendéennes et chouannes.

Combien donc il y a loin du désespoir latent de Monsieur Rodier à la forte Espérance qui ne peut que nous animer en ce jour !
Que notre Roi Louis XVI « le Bienfaisant », du haut du Ciel où il est sans doute allé tout droit, hâte le jour de la Restauration et veille sur le Royaume des Lys qui fut, par la grâce de Dieu, le sien. »

Michel Berryer,
porte-parole du Cercle Légitimiste d’Ile de France.
Forum du Royaume de France, « A propos du martyre du Roi Louis XVI »,
mercredi 20 janvier 2016. http://royaume-de-france.clicforum.com/t2867-A-propos-du-martyre-du-Roi-Louis-XVI.htm 

Article relayé par :

http://leblogdumesnil.unblog.fr/2016/01/23/2016-7-tant-quil-reste-un-seul-descendant-direct-dhugues-capet-ne-dun-mariage-catholique-repute-valide-au-moment-de-la-naissance-il-reste-un-roi-en-france/

Arabie saoudite ? Non Vallauris ! Une femme CRS en tenue jugée indécente sur une plage!

3 Août
Petit guide touristique de savoir-vivre en France

Dominique Jamet.

« Charbonnier est maître chez soi…. »
apprenez-le, majesté du Royaume des sables* ..,Vous êtes chez nous, respectez nos coutumes, comme nous respectons les vôtres chez vous…
Deo gratias..

* Roi Salman d’Arabie Saoudite

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Où l’érotisme (?) ne va- t-‘il pas se nicher ?

http://http://www.ladepeche.fr/article/2015/07/29/2151645-vallauris-une-femme-crs-ecartee-de-la-plage-des-hommes.html

Origine de la mise en ligne de Philippe Boehler.

le 30 juillet

Le Président est mort. Vive le Roi !

1 Déc

roi-de-france

Ce week-end, sur Paris-Première, j’ai vu Zemmour et Nauleau, Jean-Marie Le Guan et Thomas Legrand auteur de « Arrétons d’élire les Présidents » évoquer l’impuissance à gouverner de l’actuel Président de la République. J’ai vu des magazines titrer sur sa nullité, d’autres être très irrévérencieux. J’ai vu, le même jour, comme un appel, un reportage de la presse espagnole sur une charmante famille, un Prince, sa jeune et élégante épouse et leurs bambins dont deux jumeaux à croquer. Et je me suis tout naturellement dit que l’Élysée devrait être leur résidence principale puisque ce Prince n’est qu’autre que Louis de Bourbon, duc d’Anjou, descendant direct de Louis XIV qui avait mis, en 1700, son petit-fils Philippe sur le trône d’Espagne.

Un Roi de France au XXIème siècle pour rattraper les erreurs passées de cinq Républiques dont trois guerres. Folle pensée ? Et pourtant, il suffirait d’un Président courageux pour rendre à la France, via un référendum, une raison de croire en elle-même.

L’Europe actuelle compte douze monarchies qui, exceptée celle d’Espagne, sont toutes en meilleure forme que notre pauvre République. Sans un Roi, il y a longtemps que la Belgique aurait explosé. Que la Grande-Bretagne serait divisée en petits royaumes. Car le Roi, c’est le ciment d’un peuple. Son incarnation. Un lieu indestructible entre la France et les Français. Un homme qui représente non pas un parti mais un peuple dans son entité, dans son identité, un peuple issu du plus profond de son Histoire comme de la plus récente acquisition de la nationalité, un peuple de toutes origines, de toutes races, de toutes religions. Le Roi, c’est le rassembleur, et non pas le diviseur élu par à peine la moitié d’électeurs souvent démotivés.

La République coûte cher. Le train de vie de l’Élysée est très largement supérieur à celui de la Cour de Versailles. Élire un Président tous les cinq ans engloutit des fortunes avec un résultat dont on voit depuis 20 ans où il nous mène. Un Président de la République n’est pas éduqué pour représenter la France. Un Roi héréditaire si : il est éduqué dès son plus jeune âge à gouverner un pays et à en faire respecter ses valeurs, avec l’aide d’un vrai Premier ministre qui dirige un Gouvernement sous la coupe d’un Parlement. Le roi d’une monarchie parlementaire, comme nous aimerions la voir à nouveau, n’interviendrait qu’en cas de manquement grave aux valeurs fondamentales. Cas où il ferait appel par voie référendaire au vote des Français. Et puis, un Roi, c’est l’image d’un pays, autrement plus prestigieux qu’un homme étriqué dans un costume trop grand, sans allure, sans distinction, sans éducation, sans réel savoir-vivre.

Depuis l’an 751, ils sont 52 Rois à avoir dirigé le beau Royaume de France. Quel pourrait être le 53ème ? Un Orléans ? Un Bourbon ? Mon choix est fait, je suis pour la Légitimité incarnée par le jeune Louis le 20ème du nom, heureux père de ces enfants qui formeraient la plus belle famille princière d’Europe ! Il est né en Espagne mais de nationalité française, comme Manuel Valls. Il a un bel accent madrilène mais maîtrise parfaitement notre langue, l’Histoire, la diplomatie, l’économie puisqu’il est banquier, et un avantage non négligeable, il est cousin avec toutes les têtes couronnées d’Europe. Il a de l’allure, un beau sourire, une culture sans faille, une famille pour laquelle il est très attentif. Il a traversé dans sa vie de multiples épreuves : le divorce de ses parents, la mort à l’âge de 11 ans de son frère aîné François, dans un accident de voiture, dont son père et lui même ont échappé non sans de multiples blessures, puis la tragique et brutale disparition de son père, le Prince Alphonse, décapité par un câble sur une piste de ski dans le Colorado, 204 ans après que son ancêtre Louis XVI ait été guillotiné.

Alors, oui, après la malmenée présidence de Jacques Chirac, la malaimée présidence de Nicolas Sarkozy et la détestable présidence de François Hollande et leurs multiples échecs, plutôt que de s’aventurer dans l’inconnu d’un septième président ou présidente de la Vème République, il ne serait pas inconvenant d’envisager le retour d’un roi qui redonnerait à la France une raison d’espérer.

Le Président est mort. Vive le Roi !

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Vous n’êtes pas forcément d’accord mais « Boulevard voltaire » écrit que « Ces rois et reines républicains sont devenus les meilleurs alliés du mondialisme »

4 Oct

Ce mercredi 1er octobre, la princesse Mary de Danemark commémorait les vingt-cinq ans de la loi du 7 juin 1989 (entrée en vigueur le 1er octobre de la même année) sur le « partenariat enregistré » (« registreret partnerskab »), autorisant les unions civiles entre homosexuels. La presse mainstream, à commencer par Paris Match qui rapporte cette « information », de s’esbaudir devant un tel « progrès » de civilisation. « Le Danemark a été le premier pays au monde à autoriser les unions civiles entre personnes du même sexe », se pâme ainsi le tabloïd hexagonal.

L’épouse du prince héritier Frederik de Danemark, née Mary Elizabeth Donaldson le 5 février 1972 en Tasmanie, est une fille de son temps. De formation commerciale, d’obédience presbytérienne convertie, par son mariage princier, au luthérianisme, on la retrouve dans une multitude d’organisations liées à la recherche scientifique, l’aide humanitaire, la culture, la mode ou le sport.

Dans L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme, Max Weber montra comment une certaine mentalité tournée exclusivement vers une « éthique de la besogne », sous l’influence de courants religieux issus de la Réforme, contribuait à expliquer le capitalisme moderne. Mû par une logique individualiste, cet « esprit », intrinsèque à la pensée protestante, ne peut échapper, quoi qu’en ait dit Weber, « à l’universalité faustienne de l’homme ». « L’ascétisme chrétien » de la quête illimitée du profit débouche, inévitablement, sur un arraisonnement du monde et de l’homme sur lui-même, libéré de toute ascèse comme de toute transcendance réelle. C’est le post-christianisme triomphant que Chesterton définissait comme l’avènement d’« idées chrétiennes devenues folles ».

Que le Danemark ait été le premier pays à légaliser une aberrante union montre combien les digues du puritanisme luthérien n’ont pas su résister aux dévoiements libertaires d’un capitalisme d’essence calviniste, méthodiste ou baptiste. Soit, à peu de chose près, le même que l’on retrouve aux États-Unis. D’autre part, il est piquant de constater que ce sont souvent les monarchies qui apparaissent comme les plus « avant-gardistes » dans le domaine des mœurs.

Preuve en est de l’érosion de l’institution royale, depuis la fin de la Première Guerre mondiale, où les gouvernements monarchiques ont fondu comme neige au soleil pour ne laisser subsister que des États fossiles qui, tels des étoiles mortes, brillent encore artificiellement du vieil éclat des royautés d’antan. C’est en ce sens qu’on peut dire, aujourd’hui, selon la formule usuelle, que les monarques britannique, suédois, hollandais, norvégien, danois, luxembourgeois, belge et espagnol règnent mais ne gouvernement pas. Ces rois et reines républicains sont devenus les meilleurs alliés du mondialisme, au nom d’un démocratisme des bons sentiments et de la morale œcuménique des droits de l’homme

http://www.bvoltaire.fr/aristideleucate/les-rois-reines-deurope-idiots-utiles-du-mondialisme,117022?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=7ec4d42d2d-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-7ec4d42d2d-30399893&mc_cid=7ec4d42d2d&mc_eid=81b4bf3cde

Commémorer sans cesse, commémorer toujours, mais si le passé a tant de charmes: c’est que le présent n’en a plus guére

31 Août

Faute de célébrations religieuses, le sacré s’est replié sur les commémorations nationales, histoire de permettre au Président de diffuser quelques messages politiques, en douce, et sans se faire huer. Mais cette pluie quotidienne de cérémonies finit par saturer. À force de rappeler l’héroïsme et les sacrifices des combattants de 1914-18 ou ceux des résistants et des libérateurs de la Seconde Guerre mondiale, on finit par mesurer le gouffre qui les sépare de la médiocrité d’aujourd’hui.

http://www.bvoltaire.fr/christianvanneste/commemorer-faute-mieux,101752?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=4a22f64b3d-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-4a22f64b3d-30399893&mc_cid=4a22f64b3d&mc_eid=81b4bf3cde

Une vérité bonne à dire : De la Russie de Poutine ou de la République Française sous Hollande , qui respecte le plus les Droits de l’Homme ?

18 Fév

Gravure XVIIIème siècle.

<<<Chacun a le droit et la liberté de vivre sa sexualité comme il l’entend. Simplement, le gouvernement russe n’en veut pas la promotion, et c’est là aussi son droit le plus strict. Dans le même temps, dans les pays du Proche et Moyen-Orient, les homosexuels encourent prison et persécutions de la part de l’État lui-même.>>>

Maximilien Richonet sur Boulevard Voltaire.

Toujours le « deux poids et deux mesures » : un pays qui, comme la Russie, laisse vivre en paix les homosexuels mais leur interdit de faire de la propagande, particulièrement auprès des enfants, pour leur mode de vie, est vilipendé, tandis que les pays musulmans qui condamnent à de lourdes peines, voire mettent à mort les homosexuels ne font l’objet d’aucune réprobation particulière.

 Les jeunes identitaires qui ont tenté de s’attaquer à une mosquée en construction sont poursuivis pour ce « blasphème » intolérable pour les Musulmans, mais les Femen qui lancent des produits non identifiés au visage de bébés, se livrent à des gestes ouvertement christianophobes (et assez répugnants) et ne cessent de lancer des appels anticatholiques jusque dans les églises, sont honorées par le Président de la République, le maire de Paris et même « Le Figaro Madame » qui leur consacre une tribune sur internet.

Les voyous qui attaquent la police, les pompiers, les médecins, qui blessent des policiers à Rennes (il y a deux jours), à Trappes (il y a quelques mois), et ailleurs sont relâchés peu d’heures après leur interpellation ; ceux qui, dans les maigres rangs des « antifas » volent la bicyclette d’un journaliste, parfaitement identifiés par la police, ne sont nullement inquiétés (sur ordre formel du ministre, confient – en « off », mais leur explication a été enregistrée – certains policiers). Et quand la police, après le saccage d’un café du XVème arrondissement de Paris, les 14 et 19 septembre 2013, arrête trente-huit « antifas » bientôt relâchés, le  député Yannick Moreau se voit opposer une fin de non-recevoir quand il demande que leur association soit dissoute, au même titre que les associations qui l’ont été après le décès de Clément Méric, bien qu’elles n’y aient eu aucune part.

En revanche, les tranquilles mères de famille qui ont le malheur de se trouver à quelques centaines de mètres de l’endroit où doit se rendre un grand personnage du régime sont brutalement interpellées et retenues, suspectes qu’elles sont d’avoir voulu lui faire part de leur désaccord sur sa politique. Tout comme les Veilleurs et autres suspects de n’être pas suffisamment favorables au mariage gay qui ne commettent ni crime, ni délit, n’organisent pas d’attroupements interdits, n’ont jamais cassé fût-ce un carreau, mais sont sans cesse interpellés pour le simple fait de porter un vêtement orné d’un signe distinctif mais qui n’est nullement interdit ou d’avoir écouté un poème de Victor Hugo à la lueur d’une bougie, mis en Garde à vue pour 24 ou 48 h, parfois poursuivis, voire condamnés pour un délit d’opinion qui n’existe pas en droit français.

Anne-Lys

Najat-Vallaud-Belkacem : mettre fin à la conjugalisation de l’impôt pour faire éclater un peu plus les familles.

14 Déc

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http://www.laplumeagratter.fr/2013/02/14/cumul-des-mandats-quand-najat-vallaud-belkacem-se-fout-ouvertement-du-monde/

La fiscalité des familles, c’est un peu la balle anti-stress du gouvernement : il la tripote, la déforme, la broie, s’acharne sur elle à chaque fois qu’il se sent irrité ou impuissant. Souvent, donc.

Najat-Vallaud-Belkacem vient d’avoir une merveilleuse idée : réduire le pouvoir d’achat des familles pour forcer les femmes récalcitrantes à aller au turbin. Suivant les recommandations d’un rapport pour l’emploi des femmes qu’elle avait commandé, elle se prononce en effet « pour la révision de l’un des fondements de la fiscalité des ménages: la conjugalisation de l’impôt », qui profiterait de façon nocive, selon elle, aux foyers disposant d’un seul revenu, ou de deux revenus trop inégaux. Désormais, chacun, dans le couple, sera imposé à hauteur de son propre revenu.

Dans une famille dont la mère est au foyer, le montant de l’impôt sur le revenu augmentera donc de façon drastique, à revenu constant : la mère, bien sûr, ne sera pas imposée, mais le père, lui, paiera comme un célibataire, sans plus bénéficier de la demi-part fiscale de sa femme. Une journaliste, sur Europe 1, de se réjouir : la femme n’aura rien à payer, tandis que son mari, lui, va ramasser ! Comme si ce n’était pas le même porte-monnaie, le même budget. Comme si dans les familles françaises normalement constituées, tous les hommes allaient boire leur paye au bistrot ou entretenir une danseuse, tandis que leur légitime, les cheveux gras et boudinée dans son tablier, suerait sang et eau à élever les mouflets sans recevoir une piécette de leur part.

À l’inverse, dans une famille disposant de deux salaires équivalents, l’impôt baissera de façon significative, puisque le couple pourra ainsi contourner le système de la progressivité de l’impôt qui pénalise les gros salaires, en fractionnant le montant à déclarer.

À revenu global égal, ce seront donc les familles nombreuses – la naissance des enfants n’ayant généralement pas permis à la mère d’avoir une carrière linéaire à progression constante – qui paieront plus, tandis que les ménages disposant de deux salaires « normaux », sans que l’un ou l’autre n’ait été affecté par le frein de carrière « grossesse » – les Dual Income, No Kids, comme on les appelle –, s’enrichiront. S’enrichiront un peu plus, veux-je dire. Car ce segment est déjà une cible privilégiée des entreprises en raison de leur pouvoir d’achat élevé. Comme disait Louis de Funès dans « La Folie des grandeurs » : « Les pauvres, c’est fait pour être très pauvres, et les riches, très riches. » Ça, c’est de la politique socialiste ! Et que ces DINK fassent tranquillement leurs courses avec ce supplément de revenu disponible, car la retraite est assurée. Par les enfants des autres, qui paieront pour tout le monde sauf pour leur mère qui n’en verra jamais la couleur, ou si peu. En même temps, on ne lui avait rien demandé. Elle a voulu des gamins, c’est son choix, dirait Mireille Dumas. Ça, c’est de la politique familiale !

Cette politique fiscale astucieuse, nous dit Najat-Vallaud Belkacem, incitera les femmes qui ont cessé de travailler ou qui ont des revenus limités à gagner plus. Allez, bande de feignasses, retournez vos poches, déposez tout dans le panier, là. Oui, oui, votre chemise aussi. Ah, on rigole moins ! Ça vous donne envie d’aller gagner votre croûte, hein? Et attention, pas un job de misère, un truc sérieux qui fait du cash. Je suis bien ministre, moi ! Mais que ne nomme-t-on cette femme ministre du Travail ? En un mois, elle a pulvérisé la courbe du chômage. On supprime Pôle emploi et les allocs, et vous verrez que quand ils auront bien faim…

http://www.bvoltaire.fr/gabriellecluzel/comment-najat-vallaud-belkacem-met-les-femmes-au-turbin,44433?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=92810f7d2a-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-92810f7d2a-30399893

Entretien avec Dimitri Casali En attendant un nouveau Bonaparte ou un autre de Gaulle… Et pourquoi pas le Roi?

26 Nov

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                                                                     Lever de soleil. Wikipédia

Le 25 novembre 2013 . À l’occasion du lancement de sa nouvelle formule, Boulevard Voltaire vous propose une série de courtes interviews. Chaque jour, une personnalité — politique, intellectuel, artiste, sportif, etc. — répondra à une question, toujours la même, qui correspond aux interrogations du moment. Aujourd’hui, c’est Dimitri Casali qui se prête au jeu… Crise de régime, crise de société ou révolution : selon vous, sommes-nous en 1958, 1968 ou 1788 ? 

À mon sens, nous sommes à la veille de 1788, sachant que la France se trouve aujourd’hui au croisement de trois crises fondamentales.

La première, comme à la veille de la Révolution, est économique, la plus terrible depuis 1929. Crise qui déstabilise toutes les classes sociales par le biais d’une pression fiscale devenue insoutenable et d’un chômage de masse, non point conjoncturel mais devenu structurel ; soit deux phénomènes touchant de plein fouet les plus modestes de nos compatriotes, mais qui n’épargnent désormais plus l’ensemble de la classe moyenne.

La deuxième est d’ordre civilisationnel et culturel. Crise de l’Éducation nationale, censée, depuis ses pères fondateurs, assurer la transmission du savoir et de nos valeurs républicaines. Résultat, il y a rupture de la cohésion nationale. L’académicienne Jacqueline de Romilly, que j’ai eu le privilège de connaître, aimait à dire : « Je sens monter la vague de l’ignorance… » Une autre femme dont je me sens éminemment proche, l’écrivain Malika Sorel, dont l’itinéraire est certes différent, quoiqu’elle partage le même amour de l’Histoire de France que Jacqueline de Romilly, dit sensiblement la même chose.

La troisième est d’ordre moral. Crise de l’individualisme, fille de l’époque des Lumières, mais que l’actuel consumérisme forcené a encore exacerbé. Règne du chacun pour soi. Aujourd’hui, si l’équivalent français d’un John Fitzgerald Kennedy nous affirmait : « Ne vous demandez pas ce que le pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays », je vous laisse imaginer le tollé…

Alors oui, nous sommes peut-être à l’aube d’un 1788. Ne reste plus qu’à espérer l’arrivée d’un nouveau Bonaparte ou d’un autre de Gaulle. Ou de quelqu’un d’autre encore, qui pourrait incarner aujourd’hui ce que fut le RPR des années 70…

NDLRB. La derniére remarque  est  le coup qui nous tue. Elle montre trés  clairement   quel est  l’état de déliquescence où se trouve plongée la mouvance royaliste. Certes, il n’est  encore pas apparement possible de réunir nos forces  pour  soutenir un seul prince .                           Mais, du moins pouvons nous  comme le  fait , non sans intelligence,  le Conseil dans l’Espérance du Roi , nous effocer  de parler  de tous les princes sans  en attaquer aucun.

                                                                     Alain TEXIER

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La langue française au risque des mauvais locuteurs : Il y a urgence à restaurer le sens des mots !

28 Oct

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Christian Vanneste. Ancien député UMP et Président du Rassemblement pour la France.

L’identité nationale de la France repose principalement sur deux piliers : son histoire et sa langue. La première est sourdement minée par une absurde repentance. La seconde se corrompt jour après jour. Dans De l’universalité de la langue française (1783), Rivarol soulignait un élément qui ne dépend pas du nombre des francophones, la qualité intrinsèque du français : « Ce qui n’est pas clair n’est pas français. » Disant cela, il faisait écho au classique Boileau : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. » Mais Rivarol ajoutait : « Les langues passent et se dégradent en suivant le déclin des empires. » À entendre le débat politique actuel, nous y sommes.

Au sabir de Leonarda et de sa famille, dont on aimerait savoir quelle est la langue familière, répond le délire verbal des politiques. L’inflation lexicale chasse les mots justes et subvertit le sens des discours. Lorsqu’un député socialiste parle de « rafle » à propos de l’interpellation de la jeune Kosovare, il use d’un terme impropre puisqu’une rafle est une arrestation massive, mais il le fait avec perversité : l’arrestation de jeunes devant leurs camarades, ça ne vous rappelle rien ? Non plus perverse, mais odieuse et stupide, la formule employée par un responsable de l’extrême gauche pour qualifier la proposition présidentielle d’un retour de la fille sans les parents : « cruauté abjecte ». On pouvait dire bien des choses : que c’était généreux et maladroit ; que c’était scandaleusement contraire à la loi et aux conventions ; que c’était, en un mot, « hollandais »… Mais si cela est « cruel » et « abject », que reste-t-il désormais pour désigner l’horreur ? À part « génocide » si la victime appartient à une minorité, on ne voit plus…

Un autre mésusage du vocabulaire est comique : notre très laïciste ministre de l’Éducation veut « sanctuariser » les écoles. Le problème, c’est qu’un sanctuaire, par définition, c’est un lieu particulièrement réservé aux cérémonies d’un culte religieux, et dont l’enceinte est protégée par l’invisible frontière entre le sacré et le profane. Curieuses inversion des termes et confusion des esprits…

On en arrive à cette extrémité qu’avait imaginée Orwell, décrivant à travers la « novlangue » le processus de la manipulation totalitaire du langage, à savoir que les mots finissent par suggérer le contraire de ce qu’ils disent. Ainsi en est-il du mot « citoyen », qu’un manifestant en faveur de Leonarda n’hésite pas à employer pour la désigner, en oubliant qu’une résidente illégale et temporaire n’est évidemment pas une citoyenne. « Républicain » est, de même, un concept vidé de tout sens par ceux qui en abusent. Il peut bien sûr désigner ce qui touche au régime qui a succédé à la monarchie. Mais il qualifie d’abord ce qui a trait à la chose publique, au bien commun de tous les Français, aux institutions qui organisent le pouvoir de ceux qui sont censés le réaliser. Lorsqu’il est employé pour expulser de la vie démocratique un parti qui ne menace en rien le régime, et que l’on conteste ainsi la légitimité du vote de ses électeurs, on voit apparaître cette contradiction qui consiste à discriminer au nom d’une République et de ses principes au premier rang desquels figureraient la liberté, l’égalité… et la non-discrimination ! La République n’est plus un mot que définit une idée, c’est un stimulus destiné à provoquer un réflexe dans un contexte que le rationnel a déserté et que l’émotionnel a envahi : certains appellent « valeurs de la République » les préjugés de leur idéologie afin de susciter le respect et la sympathie que la République n’a pas à nourrir à l’égard de ce qui affaiblit la nation et l’État. De même avait-on qualifié de « pour tous » des unions qui ne pouvaient concerner que quelque-uns…

La résistance qui grandit en France contre la chute du pays doit aussi être un combat pour notre langue. Il est urgent et nécessaire, à nouveau, et comme l’écrivait Mallarmé, de « donner un sens plus pur aux mots de la tribu ».

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