Tag Archives: Union Européenne

Paul Turbier CJA. Il y a peut-être un roi d’Espagne, mais il n’y a pas de monarchie là-bas.

9 Oct

Il y a peut-être un roi d’Espagne, mais il n’y a pas de monarchie là-bas. Pour preuve ledit roi s’en réfère à la sacro-sainte démocratie (totalitaire).

Pourquoi attendre qu’il se comporte comme un roi puisqu’il n’en est pas un, même pas sacré a fortiori.

C’est Bruxelles et George Soros* qui décident si l’Espagne restera unie ou pas, lui c’est juste le mari cocufié de partout qui montre son mécontentement à la télé pour faire des menaces.
* George Soros finance l’indépendantisme catalan   http://www.voltairenet.org/article198083.html
L’Europe est lamentable. Des couards et des hystériques.
L’on peut toujours critiquer l’usage de la force, mais croyez-vous que les gentils catalans démocrates auraient remballés leur brindzingue avec « un s’il vous plait » ?
Philippe est tombé dans un piège grossier et quoiqu’il fasse il l’aura dans le baba.
Déjà sur internet circulent des cartes de la catalogne étendue à sa partie française et au Pays basque. Cela étant dit, je ne crois pas ces français du sud, suffisamment  politisés pour demander leur autonomie, et pas suffisamment courageux pour suivre l’élan de leurs cousins espingouins. C’est-à-dire qu’ils sont encore français…
L’Italie du Nord va sans doute se réveiller sans trop tarder, et in fine Marseille. sic
Lorsque tous les européens partagent le même quotidien sordide, s’habillent pareil, bouffent pareil, se divertissent pareil, pensent pareil, il n’est peut-être pas si étonnant que ça que d’aucun veulent se distinguer du lot. Surtout si en haut on les y encourage.
L’UE a plus ou moins fait son travail, plus de guerre en Europe, donc plus besoin de nation, les équipes de foute et le sport canalisant les derniers écueils de chauvinerie populaire, dans un spectacle puant le fric, qui fait rêver ses pauvres hères.
Les nations n’ont plus besoin d’être, l’église n’est ni ferment, ni lien entre les divers composants, le soufflé, se dégonfle de lui-même.
Par contre pour reconstruire quoique ce soit après, il faudra beaucoup plus de temps, si d’aucuns jugent encore cela nécessaire.
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L’Europe de demain vue par Emmanuel Macron : accrochez-vous, ça va décoiffer !

27 Sep

Pour plus de simplicité, commençons par le résumé de l’exposé du président de la République française. Ça vous permettra éventuellement d’en rester là, sans lire en détail ses principales propositions :

C’EST LA MORT PROGRAMMEE DES NATIONS ET, EN PARTICULIER POUR LA FRANCE, LA SORTIE DE L’HISTOIRE .

Mais ne vous avions-nous pas prévenus ? (Lire « À moins d’une semaine… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/04/18/bulletin-climatique-quotidien-18-avril-2017-de-la-republique-francaise/et aussi « Comme le temps passe ! » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/05/16/comme-le-temps-passe/).

Sans compter ceci qui n’est pas piqué des hannetons :

Vous rendez-vous compte de ce que dit ce malade ? « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens« …C’est le goulag.

Mais à tout hasard ou pour ceux qui voudraient se faire du mal, voici les idées du chef de l’Etat sur le sujet sachant que tout n’est pas à jeter aux orties mais que l’on imagine mal qu’il ait souhaité proposer que l’UE soit une auberge espagnole…

  • Sécurité et défense

Le chef de l’Etat a proposé de renforcer l’Europe de la défense et de la sécurité en créant notamment :

  • une « force commune d’intervention » européenne pour 2020
  • un budget de défense commun et une « doctrine commune » pour agir
  • une académie européenne du renseignement pour « assurer le rapprochement de nos capacités de renseignement ».
  • un parquet européen contre le terrorisme

Sur la sécurité, le président a aussi abordé l’aspect écologique : « Les bouleversements climatiques menacent. » Il appelle à la création d’une « force européenne de protection civile mettant en commun les moyens de secours et d’intervention pour répondre aux catastrophes de moins en moins naturelles comme les séismes et les inondations ».

  • Migrations

« La crise migratoire est un défi durable. Nous manquons d’efficacité comme d’humanité », a lancé Emmanuel Macron. Il veut créer un office européen de l’asile et une police européenne des frontières, « pour maîtriser efficacement nos frontières, accueillir dignement les réfugiés (…) et renvoyer rapidement ceux qui ne sont pas éligibles au droit d’asile ».

L’objectif est d’accélérer et harmoniser les procédures ; mettre en place des fichiers interconnectés et des documents d’identité biométriques sécurisés.

Il veut aussi installer un programme européen de formation et d’intégration pour les réfugiés.

  • Economie et social

Concernant le volet économique, le président français souhaiterais voir se créer au niveau européen « une taxe sur les transactions financières », qui serait « affectée intégralement à l’aide » au développement. « Il y a deux pays en Europe qui ont une taxe sur les transactions financières » : la France et la Grande-Bretagne. « Prenons cette taxe, généralisons-la à l’ensemble de l’Europe », a-t-il lancé.

Le président souhaite également, d’ici à 2020, une « fourchette de taux » commune d’impôt sur les sociétés. « Son respect ouvrirait le droit aux fonds structurels », détaille-t-il. Il souhaite également un salaire minimum, adapté à la réalité économique de chaque pays, et l’encadrement de la concurrence par les niveaux de cotisations.

Pour rester concurrentiel à l’échelle mondiale, Emmanuel Macron a abordé la question du renforcement de la zone euro, et la nécessité de créer :

  • « un budget plus fort au cœur de la zone euro », qui permette de financer des investissements communs, avec des impôts liés à ce budget
  • un ministre des finances de la zone euro
  • un contrôle démocratique
  • Développement durable

Concernant la transition énergétique, le président propose de fixer au niveau européen un « juste prix » pour le carbone – dont les échanges permettent de pénaliser les industries polluantes. Ce prix devra être « suffisamment élevé », d’au moins 25 à 30 euros la tonne, pour encourager la transition écologique.

Il a aussi proposé de mettre en place aux frontières européennes une taxe sur le carbone qui pèserait sur les importations issues d’industries polluantes, afin « d’assurer l’équité entre les producteurs européens et leurs concurrents ».

  • Numérique et innovation

Sur le volet numérique, le président souhaite créer une agence européenne pour l’innovation, capable de financer en commun des champs de recherche nouveaux, comme l’intelligence artificielle.

« Créons dans les deux ans une agence européenne pour l’innovation, pour être en position d’innovateur et non de suiveur. »

Il a cité pour modèle l’agence américaine de recherche militaire DARPA, agence du département de la défense des Etats-Unis chargée de la recherche et développement des nouvelles technologies, qui dans les années 1970 a été à l’origine de la création d’Internet.

Le président veut créer des « champions européens » dans la transition numérique. « Le marché unique du numérique est une occasion à saisir pour protéger les données économiques de nos entreprises », a-t-il par ailleurs déclaré. Emmanuel Macron a aussi rappelé sa volonté de taxer les entreprises numériques en taxant la valeur « là où elle se crée », et de réguler les grandes plateformes.

  • Institutions et démocratie

« Nous devons refonder le projet européen par et avec le peuple », a déclaré Emmanuel Macron, en appelant à « un vaste débat sur l’Europe dans les pays qui le souhaitent ». « Un débat ouvert, libre, transparent et européen » pour « offrir un contenu à l’Europe avant les élections européennes de 2019 ».

Le président français propose :

  • de renforcer le Parlement européen par des listes transnationales, dès 2019
  • Qu’en 2024 la moitié du Parlement européen soit élue sur ces listes transnationales
  • « Une Commission européenne à quinze membres ».
  • Jeunesse

Devant les étudiants de la Sorbonne, Emmanuel Macron a déclaré vouloir « que chaque étudiant parle au moins deux langues européennes d’ici 2024 ». Il souhaite également que chaque jeune Européen ait passé au moins six mois dans un autre pays européen (la moitié d’une classe d’âge en 2024). « L’Europe du multilinguisme est une chance », a-t-il déclaré.

Il veut aussi créer des universités européennes, réseaux d’universités qui permettent d’étudier à l’étranger et de suivre des cours dans deux langues au moins.

C’est beau la jeunesse. Surtout celle des chefs d’Etat ! Mais c’est hélas si éloigné des réalités et des faits dont ils oublient…qu’ils sont têtus. Un exemple au hasard : comment ce plan macronien sera-t-il compatible avec les résultats des élections législatives en Allemagne, pas plus tard que dimanche dernier ?

Mystère et boule de gomme !

Le 27 septembre 2017.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

 

Lu dans Present .Theresa May. Brexit : pari tenu

20 Mar

Brexit : pari tenu
Publié le 17 mars 2017 par
Olivier Bault

Quand la Cour suprême britannique a contraint, en janvier, le gouvernement de Theresa May à passer par un vote du parlement avant d’enclencher la procédure de sortie de l’Union européenne, il n’était pas sûr que la promesse d’invoquer l’article 50 du Traité de l’UE avant la fin du mois de mars serait tenue. On sait depuis mardi que le Premier ministre va pouvoir respecter le délai annoncé aux électeurs puisque le parlement de Westminster a définitivement adopté la loi autorisant le Brexit. La Chambre des lords a en effet renoncé à ses exigences de voir les droits des travailleurs étrangers originaires de l’UE préservés après le Brexit, indépendamment des négociations à venir avec Bruxelles, et d’obtenir un droit de veto du parlement à l’issue de ces négociations.

Interviewée mardi par Nigel Farage, ancien leader de l’UKIP reconverti au journalisme sur la radio anglaise LBC, Marine Le Pen a félicité les parlementaires britanniques pour leur attitude démocratique. Une majorité d’entre eux avaient en effet fait campagne contre la sortie de l’UE, mais ils ont su respecter la volonté du peuple exprimée par référendum. Mme Le Pen a ajouté, à propos de ses félicitations : « Je dis cela assez facilement parce qu’en 2005, les Français ont dit non au projet de constitution européenne lors du référendum et les dirigeants de gauche et de droite ont uni leurs forces pour nier la volonté populaire. […] C’est donc un signal transmis par la Grande-Bretagne à tous les peuples qui veulent restaurer la souveraineté et la liberté. »

De son côté, Nicola Sturgeon, premier ministre d’Ecosse et leader du Parti National Ecossais (SNP) , voudrait profiter de l’occasion pour exiger un deuxième référendum sur l’indépendance de sa région, après l’échec de celui de 2014 où une majorité d’Ecossais ont choisi de ne pas quitter le Royaume-Uni. La responsable indépendantiste écossaise souhaite la tenue d’un nouveau référendum entre l’automne 2018 et le printemps 2019, dans l’espoir que l’Ecosse pourrait alors rejoindre l’Union européenne en même temps que le reste du Royaume-Uni la quittera. Le Parlement écossais doit toutefois obtenir l’autorisation de Westminster pour un tel référendum, et Theresa May a déjà annoncé qu’elle refuserait un référendum dont une majorité d’Ecossais, selon les sondages, ne veulent de toute façon pas. Londres n’exclut toutefois pas un nouveau référendum dans un avenir plus lointain, mais pas avant que les Ecossais aient eu le temps de bénéficier des fruits du Brexit et soient à même de faire un choix éclairé.

Olivier Bault

https://present.fr/2017/03/17/brexit-pari-tenu/

La face volontairement cachée de l’identité de la France.

15 Août

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Nous avons dû subir pendant de longs mois, avant qu’elle ait la fin piteuse qu’elle méritait, la guignolade sarkozienne pompeusement intitulée « Débat sur l’identité de la France ». Ouvrir ce débat après 1500 ans d’un destin hors du commun ne peut témoigner que de la consternante amnésie des uns et de la perfide volonté de nuire des autres. On y vit d’ailleurs s’affronter, sans la moindre sincérité tant leur connivence est avérée, les gesticulations électoralistes des Diafoirus au pouvoir et les cris d’orfraie des Grands-Prêtres du métissage. En vérité ce débat n’est pas le nôtre. C’est celui de la République, de ses mensonges et de ses échecs. L’accepter c’est se laisser corrompre par une démarche relativiste dans l’air du temps mais dont l’unique objectif est précisément la négation de l’identité française.

Tenter de lire l’avenir de notre pays dans les racines de son histoire et s’interroger sur les menaces qui pèsent sur lui est une démarche éminemment louable et sans doute nécessaire face aux avancées de la barbarie. Mais est-elle suffisante si elle ne donne pas à voir la clé de notre identité ? Fernand Braudel nous mettait pourtant sur la voie dans son livre-testament (1) : « Une nation ne peut être qu’au prix de se chercher elle-même sans fin, de s’opposer à autrui sans défaillance, de s’identifier au meilleur, à l’essentiel de soi, conséquemment de se reconnaître au vu d’images de marque, de mots de passe… ».

Mais quelles sont alors ces « images de marque », ces « mots de passe » qui permettraient aux Français de penser, vouloir, agir, construire ensemble pour vivre et mourir ensemble, en dehors des élucubrations des penseurs de la modernité ? La réponse à cette question est, à nos yeux, des plus simples.

Depuis la nuit des temps les hommes et les peuples qu’ils constituent ont connu le besoin et même la nécessité d’exprimer leur identité par des systèmes emblématiques tant il est vrai, même si cela échappe désormais à nos prétendues élites, que tout emblème est signe d’idéal et de volonté. Cette forme particulière de métaphore connut son apogée en France, « Mère des arts, des armes et des lois », dans la première moitié du XIIème siècle avant de s’étendre à l’ensemble de l’Europe occidentale puis bien au-delà : il s’agit des armoiries et du système héraldique que des règles, si rigoureuses et pourtant si simples, et une langue, si particulière et pourtant si poétique, différencient de tous les autres systèmes emblématiques, antérieurs ou postérieurs, militaires ou civils.

Ce système s’inscrit totalement dans le jeu fondamental du « cacher/montrer » qui caractérise si bien les signes d’identité à ce moment de l’histoire. Nous y voyons d’ailleurs l’une des expressions les plus explicites de ce que l’historien Jacques Le Goff résume si bien lorsqu’il met en valeur l’invention de « l’intériorité » à l’époque médiévale (2) : « Au-delà de l’œil et de l’oreille externes, il y a l’œil interne et l’oreille interne, combien plus importants car ce qu’ils perçoivent, c’est la vision divine, la parole et la rumeur du monde le plus réel, celui des valeurs éternelles ». Et c’est ainsi qu’à la question : « qu’est-ce que la France ? » la réponse, pendant sept siècles et aux yeux du monde, fut toujours : « le royaume des lis ». Ne cherchez pas ailleurs car tout est là…

Lorsque naissent les armoiries, la fleur de lis constitue déjà un très ancien symbole de pureté et de fécondité (on la trouve utilisée en ce sens dans plusieurs civilisations orientales dès le troisième millénaire avant notre ère avant que les gaulois ne se l’approprient et l’installent sur leurs monnaies) mais aussi de souveraineté. Très vite cependant, sous l’influence de Suger, abbé de Saint-Denis, et de Saint Bernard de Clairvaux prêchant sur le Cantique des cantiques, elle acquit une nouvelle dimension à la fois christologique (« Je suis la fleur des champs et le lis des vallées », Cant. -2,1) puis mariale (« Comme un lis au milieu des épines, telle est ma dame au milieu des lis », Cant.2,2) et même cosmique (le semé de fleurs de lis d’or sur un champs d’azur des vêtements royaux, à partir de Louis VI et Louis VII, rappelant que le roi de France est médiateur entre le ciel et la terre, entre Dieu et son royaume).

C’est aussi de cette époque que date l’association de la couleur bleue (azur) à la nation française. Hervé Pinoteau résume admirablement ce caractère si particulier non seulement du roi mais aussi de ses emblèmes : « Notre roi portait ainsi la livrée du Dieu de l’univers… ». Et c’est ainsi que le caractère sacré de la royauté française et l’origine « célestielle » (comme cela se disait autrefois) de sa mission furent à l’origine de ses armoiries puis de celles de la nation française : sur les vêtements, les oriflammes puis l’écu du roi apparurent les fleurs de lis d’or sur un champs d’azur, d’abord sans nombre (semé) comme un ciel constellé d’étoiles, puis réduites au nombre de trois (en l’honneur de la Sainte Trinité) à partir de la fin du règne de Charles V.

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Mais c’est ainsi également que se trouvent réunis dans cet emblème, à la dimension symbolique à nulle autre pareille, l’ensemble des éléments constitutifs de l’identité de la France tels que les rappelle Paul-Marie Coûteaux (3) : la foi partagée, une langue (celle du blason ayant été universellement le Français), des partages historiques (une mémoire, des rituels, un imaginaire culturel, etc.), enfin la souveraineté. Une fois encore nul mieux qu’Hervé Pinoteau ne saurait résumer le lien entre l’emblématique et la symbolique : « Superbe signe apotropaïque, expression d’une royauté dynamique au service de Dieu et donc aidée par le ciel, les armes de France sont emblème de combat alors même qu’il s’agit là de fleurs, lesquelles, chose admirable, mettaient en fuite les bêtes féroces arborées par les autres princes de la chrétienté ».

Lorsqu’en 1964 l’historien Pierre Francastel (dans la préface du catalogue d’une exposition du musée Guimet) affirmait que «…Les signes parlent au premier regard et disent toujours beaucoup plus que ce qu’ils ont pour fonction de dire » il n’imaginait peut-être pas combien ce point de vue pourrait être d’actualité en 2010 dans un débat sur l’identité nationale. Il suffit de voir la pérennité de l’usage des fleurs de lis sur d’innombrables objets de luxe, bijoux, ferronnerie, tissus, objets d’ameublement, etc. pour comprendre combien la mémoire collective est vivante !

Les révolutionnaires ne s’y sont d’ailleurs pas trompés lorsque, dans leur délire destructeur et leur obsession régénératrice, ils abolirent en juin 1790 les armoiries du roi et des particuliers mais aussi, par le fait même, celles de la France. La République ne s’y trompe pas davantage en refusant depuis septembre 1870 un emblème héraldique à la France et aux Français en se cramponnant au seul drapeau tricolore (article 2 de notre Constitution) dont l’histoire apparaît bien mince en regard de celle de la fleur de lis et même d’autres emblèmes qui accompagnèrent l’histoire de notre pays au fil des siècles (4). En effet, ni Marianne, allégorie de la République qui ne s’enracine dans aucun système emblématique, ni les bonnets (qu’ils soient « rouges », « phrygiens » ou « de la liberté ») par trop associés aux débordements de la Terreur (au point d’en avoir effrayé Robespierre lui même !), ni les monogrammes RF (lettres initiales de République française) aux styles incertains et variables, et moins encore les faisceaux de licteur ou autre pelta hérités de la Rome antique ne sont des emblèmes dignes de la France ; seul le coq parvient à survivre tant bien que mal grâce à ses accointances…sportives ! Et ce n’est pas le logo tricolore de la République, imposé sans concertation en 1999 par les services du Premier Ministre de l’époque (Lionel Jospin) et qui fleurit depuis sur tous les documents officiels, qui peut en tenir lieu : nous y observons le profil blafard d’une Marianne grimaçante se détournant d’un ciel sans nuage pour se perdre dans le rouge violent du drapeau tricolore.

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Ce terrible particularisme, qui fait de la France le seul pays d’Occident sans armoiries d’Etat, en dit long sur la volonté de déculturation de l’oligarchie au pouvoir qui s’efforce de cacher la véritable face de l’identité de la France sous le faux débat dont on nous a rebattu les oreilles. A l’inverse, dans l’ensemble des pays occidentaux, l’héraldique en général et les armoiries d’Etat en particulier constituent encore aujourd’hui une part essentielle et inaliénable du patrimoine, non seulement historique ou culturel, mais aussi politique. Aucun de ces pays n’a, il est vrai, commis la faute d’élever au rang de religion d’Etat la folle idée de faire du passé…table rase ! Il n’est qu’à voir la vitalité des artistes créateurs en ce domaine autant que des institutions chargées de ces questions emblématiques : les pays du nord de l’Europe sont ici particulièrement imaginatifs tandis que ceux du sud ou de l’est mettent davantage l’accent sur la redécouverte et la mise en œuvre des sources anciennes.

En France seuls quelques rares héraldistes survivent en ayant miraculeusement échappé à la mort lente de l’oubli. Ils ont compris qu’une renaissance est possible par la base et non par le sommet de la pyramide sociale. C’est ainsi qu ‘après la grande vogue des « logos » initiée par les élites post-soixantehuitardes nous observons un regain d’intérêt pour l’héraldique municipale et associative. La parution d’ouvrages spécialisés, l’organisation de colloques ou d’expositions mais aussi le développement de sites internet dédiés à cette science annexe de l’histoire témoignent de la pérennité du besoin emblématique de nos compatriotes, confrontés à une grave et inquiétante détérioration de notre tissu social. Gageons qu’un emblème héraldique d’Etat pourrait avoir de nouveau un rôle favorable sur la cohésion sociale de notre pays comme sur son image de marque au sein de la communauté internationale.

Mais, disons-le clairement, nous n’accepterons pas les vociférations des ayatollahs de la République qui prétendent qu’il est inconcevable (car politiquement incorrect) d’utiliser les armoiries de la France monarchique. Ce sont en effet les mêmes qui nous ont enchaînés à une institution politico-économique dont ils ne cessent de nous vanter les mérites et qu’ils nomment l’Union européenne. Celle-ci est aujourd’hui composée de vingt huit Etats, sept monarchies et vingt et une républiques : tous ces états se sont appropriés, sans le moindre conflit politique ou social, les anciennes armoiries de leurs pays ou de leurs monarques, les considérant comme des signes de souveraineté et de continuité nationale. Au nom de quoi ceux-là même qui, depuis cent cinquante ans, s’avèrent incapables de proposer le moindre projet d’emblème national susceptible de réconcilier, de rassembler et de mobiliser nos compatriotes leur interdiraient-ils de redécouvrir et d’adopter les armoiries qui accompagnèrent les gloires de la France pendant tant de siècles?

En ces moments où les menaces s’accumulent autour et au sein même de notre pays, il faut nous dresser contre cette nouvelle tyrannie des temps modernes afin que les armes de la France redeviennent un signe d’espoir et d’une mission sacrée. Alors…à vos armes citoyens !

Armoiries-France-royale

Le 15 août 2016, Fête nationale de la France.

Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux Affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire du CER.

Anne-Lys, CJA, dit ce qu’elle a sur le coeur concernant le Brexit.

27 Juin

STEPHFF-Europe-atonique

Comme je crois vous l’avoir écrit, mon instinct me dit que le « /Brexit /» était

une meilleure solution pour la Grande-Bretagne, la France et
l’Europe. Mais mon instinct n’est pas infaillible et je peux très bien
me tromper.

Ce sur quoi, en revanche, je suis malheureusement sûre de pas me
tromper, c’est quand je pense que les semences de peur qu’ils ont
répandues ont germé et sont en train de croître, empêchant peut-être les
meilleurs effets du /Brexit/, sans pour autant que ceux qui les ont
semées en récoltent le fruit, ni par la victoire (qu’ils n’ont pas
obtenue), ni par la remontée de l’estime que leur portent les populations.

Déjà, ce sinistre quatuor et ses séides mènent campagne. Et ce n’est pas
pour tenir compte du vote britannique ou des réactions des populations
qui, en majorité, sont de plus en plus exaspérées par la façon dont des
commissaires et des tribunaux (à qui ils n’ont jamais donné un tel
mandat) entendent régir tous les aspects de la vie politique de leurs
pays respectifs et même de leur vie personnelle. Non, les gouvernements
des peuples européens, qui n’ont jamais, eux non plus, reçu un tel
mandat, approuvent entièrement les mesures prises par ces commissaires
et ces tribunaux et s’empressent de les faire ratifier par des
Parlements à leurs bottes (quand ils ne vont pas au-delà, en durcissant
les normes pourtant souvent excessives imposées par Bruxelles).

Il faut dire qu’il y a belle lurette que les peuples ne peuvent plus
réellement choisir leurs gouvernants, puisque différentes législations
et réglementations, notamment concernant le financement des partis
politiques et des campagnes électorales, limitent leur choix aux
personnalités choisis par « /l’establishment/ », personnalités qui, une
fois élues, ne se sentent aucune obligation envers leurs électeurs.

Ce qui explique que, depuis des décennies, sur tout ce qui concerne
l’Europe, les décisions des gouvernants ne tiennent aucun compte de
l’exaspération croissante des populations contre des dispositions qui
les empêchent de choisir qui elles veulent accueillir chez elles,
pourquoi faire et pour combien de temps, mais aussi de protéger les
entreprises et les emplois dans leur pays, ou de sévir efficacement
contre une criminalité qui menace leur sécurité. Ils se sentent d’autant
plus tranquilles dans leur posture que tous les médias puissants vont
dans le même sens et empêchent cette exaspération de se faire entendre.

Donc, les adversaires du /Brexit /mènent campagne, et c’est pour
proposer de prendre de nouvelles dispositions réduisant encore le très
mince espace laissé aux peuples et aux individus par les réglementations
bruxelloises actuelles. Depuis quarante ans, ils serinent le même
refrain et hélas le mettent peu à peu en pratique : /si l’Union
européenne fonctionne mal, si ses interventions exaspèrent les
populations, c’est qu’elles ne sont pas suffisantes : non seulement il
ne faut ni les réduire, ni les modérer, mais au contraire il faut aller
plus loin dans le sens que nous avons adopté et qui entraîne cette
exaspération, puisque nous avons les moyens de l’empêcher de s’exprimer.
Au pire, les populations furieuses voteront Front national ou autre
parti « populiste », mais nous savons jouer du ressort de la peur pour
empêcher ces partis d’arriver au pouvoir et peut-être de changer quelque
chose. Nous gagnerons toujours./

Souvenez-vous de 2005 et 2008 : les Français et les Néerlandais avaient,
par référendum, rejeté à une forte majorité un certain projet de
Constitution européenne qui aggravait considérablement le traité de
Maastricht, déjà très coercitif. Mais, avec l’appui non négligeable de
M. Giscard d’Estaing, ancien président de la République, manquant
cyniquement à son devoir de réserve comme membre du Conseil
constitutionnel n’ayant pas le droit de s’exprimer publiquement sur un
sujet dont le Conseil pouvait avoir à connaître, M. Sarkozy, alors
président de la République, a fait ratifier par le Parlement un prétendu
/« mini-traité », /dit/« traité de Lisbonne/ », réputé expurgé des
dispositions les plus contestées. Mais M. Giscard d’Estaing a vendu la
mèche : dans une pleine page du /Figaro/, il a expliqué à quel point il
était satisfait du bon tour joué aux « /nonistes/ » : loin d’être un
« mini-traité » ou d’être expurgé des articles litigieux, le « /traité
de Lisbonne/ » n’était  autre que le texte, presque mot pour mot, du
projet de Constitution européenne, dont l’ordre des articles a
simplement été modifié.

C’est ce que voudraient imposer les « Remain » aux Britanniques en
exigeant une majorité inédite de 60% de « Leave » par une «
pétition » qui est censée avoir recueilli plus de 3.000.000
signatures, mais dont la valeur est plus que douteuse, puisqu’aucune
vérification de l’identité des signataires n’est faite, et
qu’apparemment une même personne peut voter autant de fois qu’elle le
souhaite. Un Français aussi : L’Express l’a fait sur le site
www.parlement.uk <http://www.parlement.uk> ; un internaute français a
voté sous le nom de /Napoléon Bonaparte/. Il semble que cette
possibilité ait été supprimée récemment (je viens d’essayer de retrouver
la pétition sur le site www.parlement.uk <http://www.parlement.uk>, sans
succès).

Anne-lys

easter-lily

Des nouvelles des cabris (4) : « On ne fait pas de politique autrement que sur des réalités. »

5 Nov

1280px-CABRIS

Nous avons créé cette rubrique il y a trois mois pour nous permettre de regrouper les informations concernant la santé de l’Union européenne et de ceux qui persistent, en sautant sur leur chaise comme des cabris, à crier « l’Europe !« , « l’Europe !« , « l’Europe !« (comme le disait le général De Gaulle en 1965) :

https://www.youtube.com/watch?v=KKryjGXve_4

 

Alors, en cette période oh! combien marquée par les sauts des cabris, voici quelques informations tragiques :

Dans un rapport de plus de 200 pages de prévisions économiques publié jeudi 5 novembre et commenté par Pierre Moscovici (Commissaire européen aux Affaires économiques), la Commission européenne a estimé qu’« au total trois millions de personnes supplémentaires devraient arriver dans l’Union européenne » de 2015 à 2017.

M. Moscovici a affirmé, dans une conférence de presse, que l’afflux de réfugiés en Europe devrait avoir « un impact sur la croissance économique qui serait faible mais positif pour l’Union européenne dans son ensemble ». Il a estimé, sans éclater de rire, que cet impact devrait « augmenter le produit intérieur brut (PIB) de 0,2 à 0,3 % d’ici à 2017 » en précisant même que  cette évaluation de la Commission prend en compte les dépenses publiques supplémentaires ainsi que l’apport de main-d’œuvre supplémentaire sur le marché du travail. Il n’oublie qu’un petit détail : ceci est peut-être vrai en période de plein emploi mais certainement pas avec une croissance quasiment nulle et un taux de chômage aussi élevé que le notre (pas loin de 11% de la population active).

Et, surtout, ni lui ni ses comparses ne parlent jamais des conséquences de l’arrivée de ces hordes sur notre religion, notre civilisation, notre culture, nos coutumes, nos espérances.

Cet effet de « l’arrivée sans précédent d’un grand nombre de réfugiés » en Europe sera « plus important pour les pays d’accueil » (des fois que vous n’ayez pas compris qu’il faut accueillir…) et « dépend des politiques d’intégration » (des fois que notre gouvernement ne se montrerait pas assez déterminé en la matière…), a-t-il ajouté.  Et de conclure avec sa plus belle brosse à reluire que cette évaluation « vient combattre un certain nombre d’idées reçues et conforter la politique du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker » (qui plaide pour la solidarité vis-à-vis des migrants).

Nous ne rêvons plus. Nous sommes en plein cauchemar.

L’ONU, de son côté, a révisé aussi à la hausse jeudi les arrivées de migrants en Europe et prévoit que 600 000 personnes supplémentaires viendront de Turquie en quatre mois, alors que plus de 800 000 migrants sont déjà entrés en Europe depuis le début de l’année 2015. Le Haut-Commissariat aux réfugiés considère maintenant que des pays comme l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, l’Italie, le Monténégro, la Roumanie et le Kosovo risquent à leur tour d’être affectés par cette crise migratoire, un mouvement de populations qui ne s’était pas produit en Europe depuis 1945.

Comme nous l’avons souvent écrit, on peut guérir d’un cancer. Presque jamais de ses métastases.

 

Le 5 novembre 2015.

Jean-Yves Pons, Conseiller aux Affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire du CER.

Le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement TIPP) ; un puits sans fond où se perd notre souveraineté nationale.

28 Oct

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L’Union européenne (UE) négocie encore actuellement ( octobre 2015) un accord de commerce et d’investissement avec les États-Unis: le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, ou TTIP

http://action.sumofus.org/fr/a/ttip-transparency-french/?sub=fb

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Union européenne (UE) négocie encore actuellement ( octobre 2015) un accord de commerce et d’investissement avec les États-Unis: le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, ou TTIP

http://action.sumofus.org/fr/a/ttip-transparency-french/?sub=fb