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Billet d’humeur du sieur Du Plessis : à quoi sert de pleurnicher ?

19 Août

Nos médias officiels en sont pleins. Pleins de lamentations, de gémissements, de jérémiades et même parfois de colère à la suite des attentats islamistes qui ont eu lieu en Catalogne mais aussi…en Finlande, vendredi 18 août. Comme ils sont, sans cesse et depuis des décennies, pleins de compassion pour les familles…des terroristes venues pour la plupart du Maghreb et parfois d’Afrique sub-saharienne. 

Y ‘ EN A MARRE !

Le terrorisme islamiste n’est pas une fatalité. Il n’est que le fruit de la lâcheté des uns et de l’aveuglement des autres.

Et ni les bougies, ni les peluches, ni les fleurs, ni les messages accrochés aux grilles n’y changeront rien.

Tant que nos compatriotes n’auront pas compris que la violence sauvage qui brise leurs familles et détruit nos pays européens, est inhérente à l’islam, tant qu’ils n’auront pas accepté la nécessité de renvoyer chez eux tous ces  » malades mentaux  » qui tuent (ou sont complices) sans l’ombre d’une hésitation nos femmes, nos maris, nos enfants et tant d’autres, le nombre de leurs victimes ne cessera d’augmenter.

Qu’ils cessent de croire naïvement qu’ « il y en a qui sont gentils et ne veulent tuer personne » car

CEUX-LÀ N’EXISTENT PAS !

Et, tôt ou tard, ils l’exprimeront. Tout le reste n’est que baliverne. Tenez-vous le pour dit.*

Le 19 août 2017.

Du Plessis.

* C’est d’ailleurs ce que semblait exprimer Alain Marsaud, sur BFM-TV, face au gauchiste de service, Anthony Bellanger :

Et, comme nous le disons toujours dans ces cas désespérants, VOUS NE POURREZ PAS DIRE QUE VOUS NE LE SAVIEZ PAS.

 

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : le mirage olympique.

13 Août

Vous n’ignorez plus que Paris a désormais toutes les chances d’obtenir la terrible attribution des Jeux olympiques (JO) d’été pour 2024…faute de candidature rivale ! Vous savez aussi que nous sommes opposés à cette attribution pour de multiples raisons que nous avons exposées dans plusieurs articles de notre blogue et dont la moindre n’est pas le coût faramineux de ce Barnum sportif et le peu de conséquences économiques positives réelles (Lire « Pourquoi tiennent-ils tellement aux Jeux olympiques à Paris en 2024 ? » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/07/12/pourquoi-tiennent-ils-tellement-aux-jeux-olympiques-a-paris-en-2024/).

Conférence de presse d’Emmanuel Macron, Tony Estanguet et Anne Hidalgo

En voici une preuve supplémentaire, récemment publiée, qui montre combien les JO de Londres, en 2012, dont nos responsables politiques nous ont pourtant vanté les résultats, furent une illusion en matière de retombées économiques.

Samedi 5  août après-midi, à quelques centaines de foulées du Stade olympique de Londres. Au pied d’immeubles modernes et sans charme, des enfants jouent au base-ball dans un parc à la pelouse bosselée. Quelques trottinettes et poussettes traversent des rues sans voitures, et une atmosphère de tranquillité règne, loin de l’agitation de la capitale et des Mondiaux d’athlétisme, qui se déroulent juste à côté.

En  2012, les lieux servaient de village olympique pour les quelque 10 000  athlètes accompagnés de leurs kinés, médecins et entraîneurs. Le réaménagement en logements, censé dynamiser l’East End londonien, avait été l’un des principaux points mis en avant par les organisateurs. Mais le processus est un échec. Cinq ans après la fin des JO, et douze ans après leur attribution à Londres, la greffe peine à prendre…Mais c’est pourtant les mêmes promesses que nous font aujourd’hui les édiles parisien et leurs complices politiques à propos du futur « Village des médias » du Bourget, qui devrait accueillir 4 000 journalistes pendant les épreuves, et qui doit laisser place à 1 500 logements à l’issue des Jeux. Idem pour le Village olympique et paralympique, qui sera construit sur les communes de Saint-Denis, Saint-Ouen et l’Ile-Saint-Denis, deviendra, quant à lui, un éco-quartier de 3 500 logements après les JO.

Côté positif, les infrastructures ont toutes retrouvé une utilisation. Le stade olympique est désormais celui du club de football de West Ham, la piscine est utilisée, le vélodrome est actif, la  » Copper Box  » (qui accueillait le handball) est une salle de gym fréquentée… Mais l’ensemble peine à équilibrer ses comptes, faisant penser, en moins sévère, au scénario catastrophe d’Athènes –  des stades inutilisés qui rouillent lentement  –.

Côté négatif, la grande promesse d’un nouveau quartier revitalisé, au cœur d’un East End défavorisé, est loin d’être tenue. Quelque 2 500 logements sont effectivement disponibles, mais ils sont loin des transports en commun, comme posés au milieu de nulle part dans les 225 hectares de l’ancien parc olympique. Au Red-YellowBlue, un bar-restaurant où une dizaine de personnes boivent des pintes de bière en terrasse, les tables en bois sont peu occupées.  » A cette heure-là, il peut y avoir du monde, indique la gérante, Rhea, une petite rousse d’une trentaine d’années. Mais la vie nocturne, franchement, est encore déprimante.  » L‘établissement a ouvert ses portes il y a un an et demi, mais l’affaire, pour le moment, n’est pas rentable. Les premiers commerces n’ont ouvert qu’en  2014.

 » Quand je suis arrivé, il n’y avait aucun magasin, c’était très calme, se souvient Alistair Masom, venu prendre un verre avec des amis. Il n’y avait que 10  % à peine des logements occupés. «  Ce jeune consultant juridique est arrivé avec sa compagne il y a trois ans, attiré par des prix  » plus raisonnables « . Il loue quand même son appartement  » avec deux chambres pour 1 400  livres sterling – 1 550  euros – par mois « .

 » Vous avez des classes sociales et ethniques différentes, assure le patron d’une boucherie ouverte il y a quelques semaines. Ici, il y a un peu de tout. C’est artificiel. «  Récemment, plusieurs petits commerces ont ouvert : on trouve désormais un coiffeur, un fleuriste, un glacier, un marchand d’alcools, une école et plusieurs restaurants carrément cosmopolites.

Bien loin des mirobolantes promesses des organisateurs des JO de 2012, qui parlaient de 10 000 logements construits, de milliers d’emplois créés, d’une ville nouvelle dynamique… Pire, à en croire Mike Wells,  » les Jeux ont ralenti l’amélioration du quartier, au lieu de l’accélérer « . Lui, habitait à Clays Lane une coopérative immobilière de 450 personnes, expropriée pour les Jeux.  » On nous dit que le quartier a été régénéré, mais qui en a profité ? Comme toujours, ça a profité aux plus riches.  » La plupart des nouveaux appartements sont en effet à des prix inaccessibles pour ces anciens habitants.

De plus, l’amélioration du quartier était déjà largement prévue.  » De nombreux promoteurs immobiliers avaient des projets en cours, qui allaient de toute façon voir le jour « , rappelle Julian Cheyne, auteur de nombreux articles sur l’héritage olympique pour le site Internet Games Monitor. Ainsi, les tours du village olympique avaient déjà obtenu leur permis de construire, avant d’être détournées pour les JO.

Pourtant, et malgré l’évidence, sur les vitres d’une agence de Get Living London, l’office qui gère une bonne partie des logements de l’ancien village olympique, une citation, attribuée au magazine Vogue, assure que l’E20 est  » le code postal de Londres à la mode  » ! Le boucher nuance :  » Pour découvrir ce que devient le quartier, il faudra peut-être revenir dans deux ans. «  Soit presque quinze ans après l’attribution des JO.

Dans le meilleur des cas !

Le 13 août 2017.

Du Plessis.

Conseil de lecture du sieur Du Plessis.

8 Août

Qui se souvient encore de l’abbé Antoine Guénée ?

Dans sa lutte contre « L’Infâme« , Voltaire avait poursuivi une critique biblique acerbe contre ce qu’il estimait être le fanatisme et l’ignorance du peuple juif de l’Ancien Testament, et plus généralement contre les invraisemblances du texte sacré, faisant parfois preuve d’antisémitisme outrepassant le but initial de fissurer les fondement de l’édifice chrétien. L’Abbé Antoine Guénée mena deux attaques contre le sérieux de la critique biblique de Voltaire, d’abord en 1760 avec une Lettre du rabbin Aaron Mathathaï, s’attirant alors une courte réponse, puis surtout en 1769 avec les  » Lettres de quelques Juifs Portugais et Allemands à M. de Voltaire « . Mais, par là même, l’abbé démontait aussi le système voltairien anti-religieux et donc anti-chrétien. Ces lettres connurent un franc succès et plusieurs rééditions, ce qui amena Voltaire à réagir cette fois plus vigoureusement : il fit paraître en 1776 (à la date de 1777)  » Le Vieillard du mont Caucase aux Juifs portugais, allemands et polonais « , réédité en 1777 sous le titre Un Chrétien contre six Juifs.

On sait depuis longtemps – au moins depuis 1942, lorsqu’un ancien député radical-socialiste et franc-maçon publia un Voltaire anti-juif – qu’on trouve dans l’œuvre de cet écrivain la matière d’un florilège terrifiant. Tous les thèmes à venir de la rhétorique nazie s’y trouvent déjà déployés, notamment la vision raciale (et non pas religieuse), biologique, des Juifs, perçus comme une souillure (« peuple le plus infecté en tout genre qui ait jamais sali notre malheureux globe »), une race barbare lancée à la conquête du monde (« toujours superstitieuse, toujours avide du bien d’autrui, toujours barbare, rampante dans le malheur, et insolente dans la prospérité »). Un apologue glaçant invite même à considérer Voltaire comme le premier à avoir projeté leur extermination (« Il est juste qu’une espèce si perverse se dévore elle-même, et que la terre soit purgée de cette race »). La haine des Juifs occupe dans l’œuvre de Voltaire une place qu’on ne soupçonne pas toujours, l’institution scolaire ayant fait le nécessaire pour ne retenir que les textes jugés par lui les moins importants, les contes.

Confrontés à cette masse organisée de manière cohérente (ce que l’on appelle une idéologie), les défenseurs de Voltaire répliquent que celui-ci ne faisait que reprendre les lieux communs de son époque (argument qu’ils refusent à beaucoup d’autres lorsqu’ils se complaisent dans l’anachronisme ; leur histoire des croisades ou de l’esclavage en sont des exemples). Malheureusement pour les tenants de cette explication, il n’est pas difficile de trouver des témoignages de contemporains, indignés par l’antisémitisme obsessionnel de Voltaire. Ces témoignages émanent de Juifs, mais également de catholiques, tel l’abbé Antoine Guénée (1717-1803).

On sait que le XVIIIe siècle fut l’âge d’or de la fiction épistolaire. L’abbé Guénée recourut à ce procédé, en introduisant une fiction secondaire dans la fiction principale : le corps du livre se compose de lettres, censément adressées à Voltaire par des Juifs ; elles sont éclairées par trois séries distinctes de notes infrapaginales, dues respectivement aux auteurs juifs eux-mêmes, à un chrétien demeuré anonyme et à l’éditeur du livre. Il arrive à ces trois instances fictives de se commenter entre elles, pas toujours de manière indulgente.

L’abbé Guénée détruit méthodiquement la vision voltairienne des Juifs comme peuple de sauvages, qui copulent avec des animaux, se repaissent d’excréments et de chair humaine, ou pratiquent des sacrifices humains. Il les innocente au passage de la vieille accusation de déicide. Sans trêve, Antoine Guénée, qui connaît aussi bien la Bible que l’œuvre de son adversaire, met en lumière les lacunes, les contradictions, les incohérences, les confusions, dont sont remplis les écrits de Voltaire sur les Juifs. Il dénonce sa fausse érudition, sa mauvaise foi militante, son ignorance du grec et de l’hébreu. Il critique surtout les conséquences que Voltaire tire de présupposés faux. Au rebours de l’idéologie antisémite moderne, qui se structure chez le maître de Ferney, l’abbé Guénée montre que la condition juive n’est pas un absolu, une ontologie (le Juif n’existe pas). D’un pays à l’autre, les Juifs ne se ressemblent guère et on ne peut les considérer comme des corps étrangers à la nation où ils vivent. L’abbé Guénée ne se contente pas de considérer le Pentateuque de loin et de haut, en reprochant aux Juifs leur asservissement à la Loi. Il démontre la rationalité et la cohérence de la Loi juive.

Cet ouvrage valut des éloges, car l’abbé Guénée en attaquant Voltaire s’était bien gardé de l’injurier. Cette sournoiserie devait cependant faire réagir ce dernier qui écrivit le 8 décembre 1776, à d’Alembert : « Le secrétaire juif n’est pas sans esprit et sans connaissances ; mais il est malin comme un singe, il mord jusqu’au sang en semblant de baiser la main. » ‎

Attaqué pied-à-pied, avec rigueur, méthode et esprit par cet abbé qui lui donnait des leçons de grec et d’hébreu, parfois même de français, Voltaire se défendit en composant d’autres lettres fictives, publiées dans les Questions sur l’Encyclopédie. Il n’y désigne jamais son adversaire par son nom, mais par une périphrase, « le secrétaire des Juifs » : « J’ai un peu gourmandé votre secrétaire : il n’est pas dans la civilité de gronder les valets d’autrui devant leurs maîtres ; mais l’ignorance orgueilleuse révolte dans un chrétien qui se fait valet d’un Juif. »

Sous la Restauration, Louis XVIII et son frère le futur Charles X firent construire un mausolée de marbre blanc à la mémoire de leur maître (l’abbé Guinée fut précepteur des ducs d’Angoulême et de Berry) dans la Chapelle de l’Hôpital de Fontainebleau.

Epitaphe à l’Abbé Guenée (1817) :

 

Cineribus et memoriae

ANTONII GUENEE
Stampis nati, Senonensis dioeceseos presbyteri,
Anbianensis ecclesiae canonici,
Abbatis Loci-Regii,
In alma Universitate Parisiensi eloquentiae professoris,
Regiae inscriptionum humaniorumque litterarum Academiae
sodalis,
qui
Sacrarum paginarum auctoritatem
politissimis epistolis
à sophistarum sui temporis cavillationibus
vindicavit.
Obiit ad Fontem-Bleodi ann. MDCCCIII. die novembris
IIIâ
hunc olim Comes Atrebatum, Regis frater
filiorum Principum institutioni
proximum à praeceptore praefecerat.
Nunc regno feliciter restituto,
meritorum in se memores,
Regii alumni,
Dux Ingolismensium et Dux Biturigum,
ejusdem tumulo titulum poni
curaverunt.

On trouve encore, en bibliothèque, chez quelques bouquinistes ou boutiques spécialisées dans les livres anciens, ces Lettres de l’abbé Antoine Guinée.

À lire en vacances ou dès la rentrée !

Le 8 août 2017.

Du Plessis.

 

 

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : « Toulouse, belle ville… »

7 Août

 » SE CANTO « . Enfant, j’avais appris à l’école ce bel hymne à la gloire de Toulouse et de l’Occitanie :

Hélas ! Les temps ont bien changé. Aujourd’hui, la ville rose est en passe de rattraper Marseille dans la course au titre de capitale du crime.

Semaines après semaines, le nombre de règlements de compte perpétrés par ces  » Chances pour la France « , venues de la rive sud de la Méditerranée mais que, à ce que l’on nous dit, la Terre entière nous envie, ne cesse de croître.

Les rafales de Kalachnikov ne se comptent plus ! Les morts non plus…Et tout ça pour mettre au pas la concurrence au sein des trafiquants de stupéfiants. Alors, encore un effort et peut-être finiront-ils par tous s’éliminer. Et si ce n’était pas encore le cas lorsque nous arriverons aux affaires…nous nous en chargerons.

Le 7 août 2017.
Du Plessis, en colère.

 

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : il paraît que le « Grand Remplacement » est un fantasme d’extrême droite. Jugez-en.

6 Août

Extrait du Carnet du dernier exemplaire du Bulletin municipal de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ouvrez grands les yeux :

Il y n’a pas si longtemps, le blason de Clichy-sous-Bois était celui-ci :

Avant longtemps, la croix placée en chef deviendra sans doute un croissant et les deux grappes de raisin…des couscoussiers !

Le « Grand Remplacement » ? Un fantasme vous dis-je.

Le 6 août 2017.

Du Plessis.

(merci à GJ pour son information)

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : de bonnes nouvelles du  » C-Star « .

2 Août

Nous relations, le 27 juillet dernier, les tentatives de l’Union européenne pour empêcher l’action du collectif identitaire  » Defend Europe  » visant à contrer la traite négrière en Méditerranée (Lire « Résistez aux négriers » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/07/27/resistez-aux-negriers/).

Alors que des rafiots surchargées, affrétées par des trafiquants d’êtres humains à la solde des négriers européens, quittent chaque jour les côtes africaines – jouant au chat et à la souris avec des gardes-côtes libyens financés par Bruxelles, mais en réalité complices des passeurs – vers les eaux internationales de la Méditerranée, où croisent quelques navires militaires européens chargés de donner un coup de main aux bateaux d’ONG prétendument humanitaires qui encouragent le trafic par leur seule présence, un nouvel acteur s’annonce dans le secteur.

Le C-Star, affrété par Defend Europe, est parvenu à échapper aux autorités turques et à quitter le port de Famagouste (partie turque de l’île de Chypre) samedi 28  juillet. Il devrait arriver mercredi ou jeudi dans les abords du canal de Sicile. Et, là, ça pourrait bien commencer à chauffer ! Car le mot d’ordre est limpide : il s’agit de  » sauver l’Europe de l’immigration clandestine  » et de  » démasquer l’imposture des ONG « .

Une souscription en ligne avait été lancée, via PayPal, pour  » recruter une équipe de professionnels «  et armer un navire de taille plus imposante qu’un Zodiac. PayPal eut beau arrêter la collecte en juin, après des centaines de plaintes d’internautes et de peur d’être accusé de n’avoir rien fait pour empêcher une opération illégale – le secours en haute mer est, nous dit-on, un devoir absolu, et toute manœuvre d’empêchement serait qualifiée de criminelle –, les identitaires sont tout de même parvenus à réunir 76 000  euros et ont loué un navire de 40  mètres. Quant au prétendu secours en haute mer il n’est qu’une appellation abusive du trafic d’esclaves et ne peut en aucun cas, à nos yeux, relever d’une quelconque protection juridique.

Construit en  1975 en Finlande, le Suunta – rebaptisé C-Star – appartient à Sven Tomas Egerstrom, un homme d’affaires suédois, et navigue sous un très exotique pavillon mongol. Il croisait auparavant au large de Djibouti, où il aurait servi d’armurerie flottante, fournissant des armes aux bateaux marchands naviguant dans les eaux internationales, afin de repousser les attaques de pirates venus des côtes somaliennes.

Parti début juillet en direction de la Méditerranée centrale, le C-Star a connu, depuis, un parcours un peu compliqué. Arrêté une première fois à Suez mi-juillet pour des raisons administratives, le bateau a été bloqué une nouvelle fois à Famagouste, cinq membres d’équipage, originaires du Sri Lanka, ayant été soudoyés par des agents de l’Union européenne pour affirmer qu’ils avaient dû payer pour monter à bord !

Il fait actuellement route vers la Sicile et ne tardera pas à se confronter aux navires des ONG négrières et aux gardes-côtes italiens qui ne sont pas en reste dans la protection des trafics d’êtres humains financés par la ploutocratie européenne.

VIVE LES CORSAIRES COMME EN ONT CONNUS SAINT-MALO OU GRANVILLE !

Auxquels nous accordons bien volontiers nos  » Lettres de marque « *.

Le 2 août 2017.

Du Plessis.

* https://fr.wikipedia.org/wiki/Lettre_de_marque

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Jeux olympiques (JO) 2024, le subtile retrait de Los Angeles.

1 Août

Belle astuce des Américains, jusque là concurrents annoncés de Paris pour l’organisation des JO de 2024 : la ville de Los Angeles a déclaré officiellement, lundi 31 juillet, sa candidature pour organiser les Jeux de 2028. Un accord avec le Comité international olympique (CIO), qui ouvre la voie à la tenue de l’édition 2024 dans la capitale française, puisque la ville américaine était sa dernière rivale. En vérité, la ville californienne n’était pas réellement prête en terme d’organisation et redoutait le gouffre financier habituel de ce genre de Barnum sportif. Par cette pirouette, elle laisse donc croire à un succès de Paris dans une compétition dans laquelle celle que l’on nomme encore abusivement  » la ville Lumière  » (allez donc voir ce qu’il en est du côté de la porte de la Chapelle !)…n’a plus de compétiteur.

Le nouveau contrat prévoit que la contribution du CIO au comité d’organisation pour 2028 atteindra 1,8 milliard de dollars (1,52 milliard d’euros). En comparaison, l’enveloppe pour 2024 est évaluée à 1,5 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros). Mais les fonds du CIO seront versés à Los Angeles sur une période plus longue et permettront de soutenir un programme de sport pour la jeunesse dans la ville. C’est donc  » tout bénef  » pour la Californie.

Le comité olympique, Los Angeles et Paris doivent désormais formellement signer un accord tripartite avant la validation de la double attribution le 13 septembre lors de la 131e session du CIO à Lima, au Pérou.

« Nous sommes fiers de collaborer avec le CIO et nos amis à Los Angeles pour trouver la meilleure solution pour les villes candidates, les Jeux et l’ensemble du mouvement olympique » a déclaré Tony Estanguet, le co-président du comité Paris 2024 qui ajoute « L’annonce faite aujourd’hui par la candidature de Los Angeles est un nouveau signe positif dans l’avancée des discussions pour proposer la meilleure solution aux membres du CIO en septembre à Lima. »

Souvenez-vous cependant qu’au départ cinq villes se portaient candidates à l’organisation des Jeux olympiques 2024 : Hambourg, Rome, Budapest, Boston et Paris. Boston a renoncé en premier aux JO en juillet 2015, faute de soutien populaire, mais Los Angeles a ensuite pris la relève. Hambourg s’est retiré à la fin de 2015 à la suite d’un référendum sur l’organisation des JO, au cours duquel 57,1% des votants se sont prononcés contre. En octobre 2016, la candidature de Rome a été définitivement enterrée après le refus de sa maire, Virginia Raggi, de soutenir le projet. Enfin, Budapest a abandonné l’organisation après une forte contestation populaire, symbolisée par une pétition qui a été paraphée plus de 200 000 fois. Autant de preuves de bon sens !

Ne restait plus, hélas, que l’aveuglement et la prétention des édiles de Paris, soutenus par des autorités politiques pour lesquelles la seule méthode de gouvernement est l’adage romain  » PANEM ET CIRCENSES « .

Le 1er août 2017.

Du Plessis