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Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Si vous voulez vraiment connaître le fond de la pensée de France Inter…

20 Jan

…sur le Rassemblement national, vous trouverez tout dans le billet prétendument humoristique mais même pas comique de l’une de ses militantes, venue du Rif marocain, l’inénarrable Sophia Aram :

https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-sophia-aram/le-billet-de-sophia-aram-20-janvier-2020

Vous comprendrez peut-être (qui sait) à quel degré d’effondrement nous en sommes arrivés.

Si c’est ça, la France, pardonnez-moi mais je la quitte.

Le 20 janvier 2020.

Du Plessis

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Le Salon du livre de Paris perd pied.

20 Jan

Le président du Syndicat national de l’édition (SNE), Vincent Montagne, a décoché une flèche à l’encontre de Hachette Livre et de Gallimard lors de la cérémonie des vœux du SNE, jeudi 9 janvier : « Jamais autant de pays n’ont demandé à être invités d’honneur au salon [Livre Paris]. Encore faut-il [que les éditeurs] y soient présents pour les accueillir (…). »

L’édition 2020 du salon Livre Paris, organisé du 20 au 23 mars par le SNE à la porte de Versailles, semble en effet devoir attirer moins de poids lourds que d’habitude. Un bien mauvais signal non seulement pour l’Edition mais aussi pour la Francophonie.

Depuis dix ans, Hachette Livre, numéro un du secteur (et qui englobe Grasset, Stock, Fayard ou Calmann-Lévy…), le boude. Seules certaines de ses filiales comme Pika, Le Livre de poche ou quelques maisons d’édition scolaire y participent.

Cette année sera aussi celle de la rétractation des éditions de Minuit et surtout de Madrigall, la maison mère de Gallimard, Flammarion, P.O.L, Casterman… De ses habituels 1 000 mètres carrés, le groupe ne conservera qu’un stand de 120 mètres carrés pour y présenter des livres de poche des collections Folio, Folio Junior, J’ai lu et GF. Plus aucun grand format.

Jusqu’à présent, le groupe venait au salon armé de 25 000 références, soit 80 000 volumes, et engageait trente libraires et vingt stagiaires. « Le fonds n’intéresse plus autant les visiteurs, qui préfèrent les nouveautés. Livre Paris est devenu un salon grand public à coloration jeunesse », explique Antoine Gallimard, président du groupe Madrigall. Quelle tristesse que de lire cela…

Pour lui, c’est un crève-cœur de voir les écrivains les plus ­exigeants attendre le lecteur lors des ­signatures, pendant que des centaines de fans se précipitent sur leurs auteurs fétiches en « young adult »(sic). Antoine Gallimard évoque aussi la concurrence exercée par les autres salons tant en France (Angoulême, Montreuil, Lyon, Saint-Malo, Nancy…) qu’à l’étranger. « Il faut faire des choix, nous portons davantage nos efforts à l’international », explique-t-il. D’autant plus que la participation à Livre Paris revenait au groupe entre 300 000 et 400 000 euros.

En 2019, le stand de Gallimard jouxtait celui d’Amazon…Ce qui avait également suscité de gros remous. « Ce n’est pas ce qui a provoqué ma décision cette année, même si ça m’a fait bizarre d’être à côté d’eux. On aurait pu m’en parler », regrette Antoine Gallimard.

Amazon ne sera plus là cette année. En revanche, le géant du fast-food, McDonald’s, qui avait déjà suscité des sarcasmes en arrivant au salon de Montreuil en 2017, disposera d’un stand valorisant son action en faveur de la lecture chez les enfants !

Les éditeurs membres du SNE ne sont en rien obligés de participer au salon Livre Paris. Certains l’ont quitté pour revenir. Les PUF ont passé leur tour en 2016 puisque le coût du salon payait les salaires de la librairie pendant un an, explique Frédéric Mériot, directeur général d’Humensis, la maison mère des PUF. Pour mieux y retourner en 2017. « Cela nous permet de faire connaître le groupe », dit-il. Rien de mécanique pour autant, « nous réévaluons chaque année la pertinence de notre présence », ajoute-t-il.

Albin Michel n’a pas ce genre d’états d’âme : « C’est une fête de famille, la grande fête du livre, nous avons rendez-vous avec le public, assure Gilles Haéri, président du directoire. Cet investissement vaut la peine ». Idem chez Actes Sud, qui louera, comme en 2019, 300 mètres carrés pour présenter l’ensemble de ses collections.

Une éditrice de petite taille comme Sabine Wespieser vient toujours, « par fidélité. Pour rencontrer des lecteurs, des libraires, des bibliothécaires, des éditeurs étrangers ». Et aussi ses confrères… Pour elle, Livre Paris fait partie « des dépenses somptuaires, qui permettent de voir et d’être vue », mais une telle opération n’a pas de sens économique.

Selon Vincent Montagne, le nombre d’exposants devrait être à peu près stable en 2020, avec sept départs et autant d’arrivées, au bénéfice notamment des éditeurs de mangas. En revanche, les mètres carrés loués devraient beaucoup se réduire par rapport à 2019.

Pour le président du SNE, le salon a évolué et propose désormais plus de 1 000 conférences et débats : il ne s’agit pas que d’une immense librairie. Ce qui justifierait aussi le prix élevé du ticket d’entrée (entre 6 euros et 10 euros), comparable à celui d’un livre de poche.

L’Inde est, cette année, l’invité d’honneur (sa littérature et ses auteurs sont parti­culièrement mis en avant), mais on trouvera aussi des stands tchèque, géorgien et iranien. Sans compter la présence, déjà fort critiquée en 2019, de l’Arabie saoudite, du Qatar, du Charjah et d’Abou Dhabi. Malgré l’impact des « Gilets jaunes », le salon – plus grand événement généraliste consacré au livre en France – avait alors accueilli 160 000 visiteurs. Loin toutefois du pic de 241 000 atteint en 2000.

Nous le répétons souvent : « Le poisson pourrit d’abord par la tête« . Et les civilisations disparaissent par la perte de leur culture.

Le 20 janvier 2020.

Du Plessis

Les anciens Chinois avaient raison, le poisson pourrit bien par la tête.

17 Jan

C’est ce que démontre, s’il en était besoin, la leçon inaugurale prononcée hier au Collège de France (qui n’a plus de collège que le nom et pour ce qui est de la France…) par Didier Fassin, nouveau titulaire de la chaire annuelle de santé publique, et intitulée  « l’inégalité des vies »:

Belle leçon…sur les espérances de vie respectives au sein des différentes classes sociales (un vieux poncif) mais dont le principal objectif était, en réalité, de faire l’apologie de l’accueil des migrants qualifiés d’ « exilés » !

Ce monsieur osant conclure son propos (dans un entretien à…L’Obs !) de la façon suivante :

Migrants : « La France sera jugée par l’histoire »

Alors, que les choses soient claires :

NON, MONSIEUR FASSIN, CE N’EST PAS LA FRANCE QUI SERA JUGÉE, CE SONT LES COLLABOS DE VOTRE ESPÈCE. COMME EN 1945 !

Le 17 janvier 2020.

Du Plessis

À ne pas prendre à la lettre…

8 Jan

Les déclarations du Patriarche arménien apostolique de Constantinople sur la situation des minorités en Turquie laissent rêveur !

Istanbul (Agence Fides) – « Toutes les minorités présentes en Turquie partagent ce même avis : sous le pouvoir du Parti AKP, nous vivons actuellement la période la plus pacifique et la plus heureuse depuis l’époque de la fondation de la République turque ». C’est ainsi que voit la situation Sahak II Masalyan, le nouveau Patriarche arménien apostolique de Constantinople, selon ce qu’indiquent les moyens de communication turcs. Certaines déclarations attribuées au Patriarche – et diffusées en particulier le 2 janvier par le quotidien nationaliste turc Akşam – semblent destinées à faire discuter. Dans son exaltation de l’actuelle condition des minorités en Turquie sous la houlette de Recep Tayyip Erdogan, le Patriarche arménien apostolique de Constantinople cite les changements apportés en 2008 dans la loi sur les Fondations. Le Patriarche ajoute que « le problème des minorités a toujours été utilisé comme argument par les puissances étrangères pour interférer dans les affaires de l’Empire ottoman » et que, pour le moment, il faut se considérer satisfaits « du soutien que nous recevons de l’Etat. Nous atteignons facilement notre Président. Souvent, les ministres nous rendent visite et le Préfet d’Istanbul nous réserve toujours sa bienveillante attention ».
Dans ses déclarations, le Patriarche arménien apostolique de Constantinople a souligné également la distance existant avec la diaspora arménienne, qui transmet de génération en génération comme facteur identitaire la mémoire des massacres subis par les arméniens en Anatolie en 1915. « Nous sommes restés sur cette terre après ces événements – a ajouté le Patriarche arménien apostolique de Constantinople. Nous avons choisi de vivre avec le reste de la population alors que la diaspora est restée ancrée dans le siècle passé ».
Dans les déclarations reprises par les moyens de communication turcs, le Patriarche arménien apostolique de Constantinople a rappelé que les arméniens apostoliques dans l’ensemble de la Turquie sont moins de 60.000, en constante diminution et que 33 des 38 églises dépendant du Patriarcat sont concentrées dans la zone d’Istanbul.
L’Archevêque Sahak Masalyan a été élu Patriarche arménien apostolique de Constantinople le 11 décembre dernier. Le processus électoral pour le choix du nouveau Patriarche (voir Fides 12/12/2019) a été difficile et marqué par des controverses destinées à avoir des conséquences à l’avenir, provoquées au moins en partie par l’entrelacement de personnalismes ecclésiastiques et d’interférences de la part des autorités séculières locales. En février 2018, le bureau du gouverneur d’Istanbul avait annulé le processus déjà lancé s’appuyant sur le fait que le Patriarche arménien apostolique de Constantinople, Mesrob II Mutafyan, même s’il était incapable de remplir sa charge, était toujours vivant et ne pouvait donc pas être remplacé. Plus récemment, des polémiques avaient été provoquées par le décret du Ministère de l’Intérieur turc qui avait réduit le nombre des candidats aux seuls Archevêques résidant en Turquie, excluant l’éventuelle candidature de prélats du Patriarcat résidant à l’étranger. L’organe de presse Agos, publié à Istanbul en arménien et en turc, dédiait à l’élection du Patriarche arménien apostolique de Constantinople un éditorial non privé de passages polémiques quelques heures seulement avant l’élection, relevant que les deux Archevêques Maaalyan et Ateşyan « avaient poursuivi leurs campagnes respectives » sans tenir compte des préoccupations et du malaise exprimés par la communauté locale suite à l’exclusion des candidats résidant hors de Turquie, un modus operandi qui, selon Agos, pourrait avoir au fil du temps des conséquences négatives sur la condition et le cheminement du Patriarcat arménien apostolique de Constantinople. (GV) (Agence Fides 03/01/2019)

Une forme particulière de dhimmitude…

Le 8 janvier 2020.

(Merci à notre ami François Romain pour son info)

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Monsieur Pivot, vous êtes un charlatan.

6 Jan

Gerrit Dou, Le Charlatan (1652)

Lorsqu’a éclaté, le mois dernier, le scandale pédophile autour de Gabriel Matzneff, déclenché par la parution du pamphlet de Vanessa Springora, et que furent rappelés aux Français les propos badins par lesquels vous traitiez ces ignobles comportements d’un auteur invité six fois dans vos émissions télévisées « Apostrophe », vous avez jugé suffisant de défendre l’indéfendable par cette formule : dans  » les années 70 et 80, la littérature passait avant la morale  » !

Permettez-nous de l’affirmer, ces propos ne sont qu’une mystification.

À la fin du mois d’octobre 1974, Gabriel Matzneff publie chez Julliard, dans la collection « Idée fixe«  dirigée par Jacques Chancel, Les Moins de seize ans, un essai dans lequel il expose déjà crûment son goût pour « les jeunes personnes« , soit les mineurs des deux sexes . Il y écrit : « Ce qui me captive, c’est moins un sexe déterminé que l’extrême jeunesse, celle qui s’étend de la dixième à la seizième année et qui me semble être – bien plus que ce que l’on entend d’ordinaire par cette formule – le véritable troisième sexe. Seize ans n’est toutefois pas un chiffre fatidique pour les femmes qui restent souvent désirables au-delà de cet âge. (…) En revanche, je ne m’imagine pas ayant une relation sensuelle avec un garçon qui aurait franchi le cap de sa dix-septième année.

Gabriel Matzneff y revendique pour lui-même la qualification de « pédéraste« , soit un « amant des enfants« , et utilise également le terme « philopède« , employé pour la première fois dans les Passions schismatiques (stock, 1977), livre dans lequel il précise : « les deux êtres les plus sensuels que j’aie connus dans ma vie sont un garçon de douze ans et une fille de quinze.« 

En 1981, Matzneff publiait Ivre du vin perdu (La Table ronde), une nouvelle apologie de la pédophilie où, comme dans l’ensemble de son œuvre, les mères étaient systématiquement dépeintes comme des empêcheuses de baiser en rond, petits garçons comme très jeunes filles. D’ailleurs, toutes les femmes, dès qu’elles dépassaient l’âge nubile, devenaient répugnantes aux yeux de celui qui se qualifiait complaisamment de libertin, alors qu’il n’était qu’un prédateur sexuel, adoubé par une certaine élite parisienne et, plus précisément, germanopratine.

Vous ne pouviez pas ignorer tout cela.

Cet entre-soi, commis au nom de la littérature dont vous nous affirmez, Monsieur Pivot, qu’elle « passait avant la morale« , lui valait pourtant de participer à de multiples émissions, dont les vôtres, où il pouvait épandre sans retenue et sans honte son penchant, sous l’œil émoustillé de barbons persuadés de faire œuvre d’ouverture d’esprit. Et vous n’étiez pas le dernier à déguster la prétendue provocation de Matzneff, quoi que vous prétendiez aujourd’hui.

Mais surtout, ne prétendez pas que l’époque était libertine ou tolérante. Ni que cette complaisance reflétait les mœurs de l’époque. Car cela n’est rien d’autre qu’un mensonge.

Le pays réel n’en pensait pas moins, mais n’avait pas voix au chapitre. Matzneff choquait profondément déjà. La plupart des Français ressentaient ses écrits et ses paroles comme d’insupportables offenses mais ils étaient inaudibles, leurs voix étant cachées par l’étalage bruyant des turpitudes d’une élite corrompue. L’indécence avec laquelle cet homme se complaisait dans l’exhibition de sa débauche, comme la façon dont il trompait la confiance des familles, séduisait et abusait des enfants nous étaient insupportables.
Mais ceux qui tenaient le haut du pavé pédophile, dans l’édition, dans les médias audiovisuels ou dans les organes de presse bien pensants tels Libération, Le Monde ou Le Nouvel Observateur imposaient leur loi aux responsables politiques comme à la Justice. Il était alors « interdit d’interdire » !
Aujourd’hui que « la honte change de camp », le livre de Vanessa Springora, remet enfin les pendules à l’heure et vous ramène à ce que vous et vos amis d’alors (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/12/28/affaire-matzneff-lescobarderie-de-bernard-pivot/) n’ont jamais cessé d’être, de tristes et sordides imposteurs.
Le 6 janvier 2020, jour de l’Epiphanie.
Du Plessis

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : On a gagné ! On a gagné !

1 Jan

Nous avons été entendus et notre nouvel appel au boycott de l’allocution d’Emmanuel Macron à l’occasion des voeux de nouvel an a encore été suivi par de très nombreux Français (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/12/31/ce-soir-consacrez-vous-a-votre-famille-ou-vos-amis/). 

Attendus hélas par bien des naïfs, en raison d’une situation sociale extrêmement préoccupante pour la plupart des Français, les vœux du chef de l’Etat ont cependant subi un très net repli d’audience, enregistrant la moins bonne performance de la première partie du mandat présidentiel. 900 000 personnes ont choisi de ne pas suivre l’allocution de cette année par rapport à celle de 2019. Il faut remonter à 2016 et la dernière année du mandat Hollande pour obtenir une audience légèrement inférieure. 

Suivi des audiences des vœux du 31 décembre
Année Président Téléspectateurs
2007 Nicolas Sarkozy 13.2 millions
2008 Nicolas Sarkozy 12.4 millions
2009 Nicolas Sarkozy 11.0 millions
2010 Nicolas Sarkozy 12.3 millions
2011 Nicolas Sarkozy 11.3 millions
2012 François Hollande 11.6 millions
2013 François Hollande 10.2 millions
2014 François Hollande 9.7 millions
2015 François Hollande 11.0 millions
2016 François Hollande 10.1 millions
2017 Emmanuel Macron 10.5 millions
2018 Emmanuel Macron 11.1 millions
2019 Emmanuel Macron 10.2 millions

Nul doute que nous finirons par totalement démasquer l’imposture !

Le 1er janvier 2020.

Du Plessis

Affaire Matzneff : l’escobarderie de Bernard Pivot.

28 Déc

Depuis qu’a éclaté la terrifiante et sordide histoire de pédophilie avec, pour acteur principal, l’écrivain Gabriel Matzneff, les langues se délient et les révélations (ou les souvenirs car qui ignorait les travers et les turpitudes du coupable ?) vont bon train.

C’est ainsi que la référence médiatique française ès- littérature, le célèbre Bernard Pivot, célèbre animateur de l’émission télévisée culte « Apostrophe« , se trouve brutalement interpellé pour avoir complaisamment invité six fois ledit Gabriel Matzneff dont non seulement il n’ignorait pas les frasques sexuelles mais desquelles il se servait pour faire croustiller ses émissions.

Pour toute réponse et improbable justification, voici ce que nous propose M. Pivot dans un tweet qui, n’en doutons pas, fera date et terme d’hypocrisie :

 

bernard pivot@bernardpivot1

Dans les années 70 et 80, la littérature passait avant la morale; aujourd’hui, la morale passe avant la littérature. Moralement, c’est un progrès. Nous sommes plus ou moins les produits intellectuels et moraux d’un pays et, surtout, d’une époque.

Fermez le ban ! Ou comment se dédouaner à bon compte.

Pour vous faire cependant une idée de la complaisance dans laquelle baignaient les relations des deux hommes, voici un extrait d’une émission apostrophe de 1990, au cours de laquelle l’écrivain canadien Denise Bombardier fut la seule à dire son dégoût devant tant d’infamie :
Mais…Objection Votre Honneur ! Si,  » dans les années 70 et 80, la littérature passait avant la morale « , comme vous le prétendez, sachez que ce n’était pas chez nous. Ni, d’ailleurs, chez beaucoup d’écrivains de grand talent. Cette ignominie ne concernait qu’une minorité d’intellectuels, pratiquement tous de gauche, enfants adultérins du marxisme et de l’existentialisme, libérés par leur pseudo-révolution de mai 1968 où l’on prétendit qu’il était  » interdit d’interdire  » .
D’ailleurs, qui retrouva-t-on comme panégyristes de la libération des pratiques sexuelles entre adultes et enfants ? Sartre et Beauvoir bien sûr. Mais aussi vous, monsieur Pivot, et quelques autres comme Pierre Bergé, Philippe Sollers, Michel Foucault, Jack Lang, Frédéric Mitterrand, Gilles Deleuze, Guy Hocquenghem, Louis Aragon, Roland Barthes, et même la Grande Prêtresse Josyane Savigneau… ainsi, bien sûr, que les médias pervers qui sont vos amis comme Libération, Le Nouvel Observateur, Le Monde, etc.
Mais sans oublier que le 21 mars 1995, à l’occasion du Salon du Livre, Jacques Toubon, ministre de la Culture du gouvernement Balladur, remettait à Gabriel Matzneff l’insigne d’officier des arts et des lettres sous les ors de son ministère ; une décoration officielle qui récompense  » les personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde  » !!!

Alors, répétons-le, nous n’en étions pas. Et vos propos, qui veulent faire de la lie de notre pays, une règle de vie (même si, hélas, la complaisance envers Gabriel Matzneff dit quelque chose de la France), ne sont donc qu’une escobarderie.

Le 28 décembre 2019.

Du Plessis