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Billet d’humeur du sieur Du Plessis : « Nous sommes en guerre ! »

1 Avr

A prétendu à six reprise Emmanuel Macron, dans son allocution aux Français le 16 mars dernier, à propos de l’épidémie de coronavirus dont nous sommes en revanche victimes. Mais comment qualifier un « chef de guerre » qui envoie ses troupes au casse-pipe sans arme ? Jugez-en.

Christophe Castaner-dit La Voix de son Maître, a souligné que les forces de l’ordre avaient réalisé environ 5,8 millions de contrôles depuis le début du confinement le 17 mars, et dressé 359 000 procès-verbaux pour non-respect de ces mesures. « Quand nous contrôlons, ce n’est pas pour verbaliser mais garantir le confinement », explique-t-il.

Le locataire de la place Beauvau en a profité pour rendre un hommage appuyé au travail des forces de sécurité intérieure, sans toutefois varier de la doctrine gouvernementale sur l’utilisation des masques (une part importante de leur arsenal de combat), qui doivent aller en priorité aux soignants et que les policiers et gendarmes doivent mettre seulement en présence d’un cas symptomatique !

Etonnez-vous que tant de policiers et de gendarmes soient aujourd’hui contaminés par l’épidémie et que certains meurent de cette politique de pénurie.

Le 1er avril 2020.

Du Plessis

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Des lendemains d’épidémie à redouter ?

31 Mar

A priori, l’épidémie de coronavirus et le confinement qu’elle a engendré devraient nous rendre tous égaux puisque le virus ne choisit pas ses cibles. Il est en outre « démocratique » parce que la protection de tous dépend de la protection et de la responsabilité de chacun. Mais il l’est aussi parce qu’on découvre ce que nous n’aurions pas dû oublier : les institutions et l’Etat sont indispensables à la vie collective.

C’est ce que le sociologue Emile Durkheim (1858-1917) appelait la « solidarité organique » : le travail de chacun contribue à la vie collective. Gageons qu’une fois sortis du confinement nous regarderons d’une autre manière les personnels soignants, les enseignants, les agriculteurs, les routiers, les artisans, les ouvriers, les employés municipaux et bien d’autres encore.

Plus rien ne sera sans doute comme avant ! Nous comprendrons que nous sommes dans la nature et pas seulement face à elle, nous comprendrons que la mondialisation doit être sérieusement revue et corrigée, régulée et solidaire, nous défendrons des services publics efficaces, et notre « hubris » consumériste sera refroidie par notre confrontation à des enjeux vitaux. Les dirigeants seront tenus d’être plus modestes et plus responsables. Le tout…avant que, peut-être, les vieux travers de l’Homme ne reprennent le dessus.

Mais un scénario beaucoup moins optimiste peut être envisagé car le confinement, la rareté et l’angoisse exacerbent les « petites inégalités » et les tensions qui en découlent. Vu d’un appartement situé au 10e étage d’un immeuble de banlieue dont l’ascenseur est inutilisable, le confinement d’une famille dans une maison de vacances proche de la plage devient vite insupportable s’il s’étale, comme les photos de vacances, sur les réseaux sociaux.

Pourquoi, quand je fais mes courses, certains ont des masques et d’autres n’en ont pas ? Pourquoi certains trouvent du gel et d’autres pas ? Pourquoi certains peuvent aider leurs enfants à faire leurs devoirs alors que je suis débordé ? Pourquoi certains sont confinés avec un jardin alors que d’autres sont prisonniers dans un petit appartement ? Pourquoi certains peuvent travailler et pas moi ? Pourquoi suis-je obligé de travailler quand d’autres en sont dispensés ? La crise exacerbe les comparaisons, les « jalousies » et les ressentiments à propos de petites inégalités qui cessent d’être insignifiantes et sont mêmes perçues comme vitales.

Il va de soi que ces colères se greffent sur une angoisse profonde et une défiance exacerbée puisque nous ne connaissons pas vraiment l’évolution de l’épidémie, ni celle de l’efficacité des mesures prises. Dès lors, tout est possible. Personne n’y échappe, y compris les intellectuels, car, depuis que les pandémies ne sont plus un châtiment divin, il faut bien leur trouver des causes.

Et, plus le temps passera, plus le scénario pessimiste aura des chances de s’imposer ; pas seulement parce que le confinement sera de plus en plus pénible à supporter, mais aussi parce que la perception des inégalités sera exacerbée.

Il nous faut donc être d’autant plus sensible à ces inégalités que l’état émotionnel et moral dans lequel nous sortirons de cette période conditionnera autant l’avenir que notre capacité scientifique et politique de surmonter les épreuves.

Car, ne l’oublions pas, Les « Gilets jaunes » ne sont pas si loin de nous et ils se sont moins battus contre les patrons et les super-riches qu’ils n’ont dénoncé le mépris des privilégiés.

Serions-nous en train de manger notre pain blanc ?

Le 31 mars 2020.

Du Plessis

Patrick Devedjian.

30 Mar

La mort de tout homme, même un adversaire, est un moment amer. Celle de Patrick Devedjian, président LR du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, ancien maire d’Antony et ancien ministre n’y échappe pas même s’il nous souvient que nous nous étions violemment opposés lorsqu’il défendait l’idée de son ami Bernard Stasi prétendant, contre toute évidence que

« l’immigration est une chance pour la France« .

Nos échanges, à l’époque, et alors qu’il était question que Nicolas Sarkozy le nommât ministre de l’immigration (!), furent particulièrement rudes. Nous ne cédames pas un pouce de terrain. Il finit par en rabattre avec élégance. « J’ai le sens du ridicule », confiait-il parfois.

Il se consacra plus tard, avec l’énergie indomptable de ceux qui ont beaucoup souffert, à l’histoire et à la mémoire du génocide arménien. Il y fut digne et convainquant.

Frappé par le coronavirus la semaine dernière, il crut lui avoir échappé il y a à peine trois jours : « Je suis touché par l’épidémie, donc à même de témoigner du travail exceptionnel de tous les personnels soignants, écrivait-il alors sur son compte Twitter. Fatigué mais stabilisé grâce à eux, je remonte la pente et leur adresse un très grand merci. » Hélas, son état cardiaque en avait été par trop fragilisé et il fut brutalement emporté hier dimanche 29 mars.

R  I  P

Le 30 mars 2020.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : de tout temps l’exode des populations fut une réponse aux invasions.

28 Mar

Ce fut à coup sûr le cas en France avec un exemple caricatural en 1940…alors que tous ne rejoignirent pas le général De Gaulle, à Londres pour défendre la patrie !

Aujourd’hui, l’ennemi c’est le coronavirus. Un ennemi sournois, tapi dans l’ombre et qui répand moins la terreur que l’anxiété et surtout contraint au confinement des populations pour s’en prémunir. Finis les spectacles parisiens, finis les dîners entre amis, finie la quiétude des parents quand les enfants ne vont plus à l’école et perturbent le télétravail et les visioconférences…

Alors, les froussards de la capitale, dès l’annonce de la quarantaine obligée, s’engouffrèrent dans les trains encore disponibles ou leurs propres véhicules tous terrains de luxe (mais pas à pied ou en bicyclettes et moins encore en charrette comme en 40) et se ruèrent vers leurs lieux de résidence estivale habituelle.

Ainsi, le PDG de l’opérateur téléphonique Orange, Stéphane Richard, a révélé, jeudi 26 mars, sur Europe 1, que « le nombre d’habitants du Grand Paris s’est réduit de presque 20%«  au moment de « la mise en place du confinement », les 16 et 17 mars. « Il y a plus d’un million de personnes qui ont quitté la région le jour ou la veille du confinement« , a-t-il révélé. A l’inverse, « il y a eu 30% d’augmentation de la population de l’île de Ré pendant ces deux mêmes jours par rapport à la même période l’an dernier » !

Ces estimations sont rendues possibles par les données « anonymisées » agrégées par l’opérateur. « La France n’est pas la Chine. Nous ne travaillons que sur des données agrégées et anonymisées », a martelé Stéphane Richard, démentant tout « traçage individuel » des citoyens français. « Ce type de chiffres permet de savoir comment les moyens hospitaliers doivent être anticipés dans chacune de ces zones », précise-t-il. L’opérateur travaille en coopération avec l’Inserm sur ce sujet. Mais ne soyez pas dupe, en marge de cette nouvelle migration intérieure qui n’est pas sans rappeler « les heures les plus sombres de notre histoire« , il apparaît que la traçabilité des citoyens est devenue imparable et va ouvrir des perspective colossales à bien des prédateurs. Y compris politiques. Ne l’oubliez pas.

C’est la première fois qu’une estimation chiffrée du phénomène nous est est donnée. Mais cet exode massif n’était pas passé inaperçu ces derniers jours chez les hôtes involontaires de ces fuyards et a provoqué de vives tensions dans certaines communes balnéaires. Des phénomènes similaires ont d’ailleurs été observés en Italie ou en Australie face à l’épidémie de Covid-19.

De quoi désespérer de la nature humaine.

Le 28 mars 2020.

Du Plessis

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Qu’il repose en paix…lui aussi.

24 Mar

Albert Uderzo, le père d’Astérix, d’Obélix et des autres Gaulois nous a quitté aujourd’hui 24 mars à l’aube. Il va bien nous manquer. Précisément en ces temps de virose mortifère qu’il avait prémonitoirement imaginée :

Mais pour bien d’autres motifs aussi. Comme, par exemple, cette potion magique qui permettrait à nos élites politiques, si tenté qu’elles acceptent de l’utiliser, de faire le ménage dans notre pays en nous débarrassant des envahisseurs et autres occupants :

Alors, faisons un rêve qu’il n’aurait pas désavoué : 

R  I  P

Le 24 mars 2020.

Du Plessis

Vive le coronavirus ! Il pourrait s’avérer plus efficace que nos responsables politiques…

7 Mar

Observez bien ces photos. Avec une loupe si besoin :

Serait-ce ici une vue du souk de Tanger ?

Ou, là, une vue de celui de Tunis ?

Hélas, vous n’y êtes pas. Mais pas du tout.

Il s’agit du marché de Mulhouse (département du Haut-Rhin, province d’Alsace, en France), le samedi 7 mars 2020 !

LE « GRAND REMPLACEMENT » EST EN MARCHE. 

Le 7 mars 2020.

Du Plessis

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : sans parole.

6 Mar

Beaucoup, parmi vous, auront déjà fait ce constat : lorsque nos médias officiels sont amenés à faire des reportages dans les lieux publics, les magasins, les transports en commun ou bien encore tout endroit qui est le siège d’un évènement tragique, etc. ils ont l’impérieuse mission de ne choisir les personnes interrogées que parmi les minorités ethniques qui ont envahi et peuplent désormais un peu partout notre pays. Mission imposée soit par les pouvoirs publics soit par les rédactions militantes de ces médias, avec la volonté pédagogique de développer dans l’esprit des auditeurs ou des spectateurs la normalité et l’acceptation béate de tout ce qui, en réalité, ne l’est pas.

Ce viol sournois des consciences s’accompagne évidemment de beaucoup de tolérance à l’égard des accommodements des intervenants avec la langue française comme de nos valeurs et autres traditions. Au point de nous amener parfois à en rire alors que nous aurions envie…d’en pleurer.

Mais cette méthode des « quotas » a son utilité. Elle permet en effet de rendre plus facile et plus rapide l’acceptation de la mixité ethno-culturelle avant le métissage en bonne et due forme puis l’incontournable « Grand Remplacement » de notre population d’origine. C’est l’un des aspects de ce que nous évoquions ici (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2020/03/04/revendiquer-le-metissage-au-nom-du-respect-de-la-diversite-nest-pas-seulement-un-contre-sens/).

Nous en avons connu, en 2018, une forme caricaturale avec des images particulièrement ignominieuses d’Emmanuel Macron lors d’une visite à Saint-Martin (Antilles):

Ou, encore, avec son épouse lors de la Fête de la Musique, à l’Elysée en 2019 :

Eh bien, sachez que le cancer métastase encore ! Et, cette fois, ce sont les médias britanniques (jamais en reste dans ce domaine d’ailleurs) qui nous infligent ces manipulations avec une photo prise dans un bus londonien vidé de ses occupants…à l’exception d’un garde du corps et d’une jeune passagère très bronzée et aux oreilles de Mickey, en guise de faire-valoir de la diversité ethnique, soigneusement positionnée pour occuper le centre de la scène. Ce sont hélas le prince de Galles lui-même et son épouse, la duchesse de Cornouaille qui se sont aimablement prêtés à ce maquignonnage:

 

SIC TRANSIT GLORIA MUNDI.

Le 6 mars 2020.

Du Plessis