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Mardi 17 octobre journée mondiale du refus de la misère

18 Oct

En ce 17 octobre journée mondiale du refus de la misère, je dois avouer que je ne suis pas indignée par certains très hauts salaires. Il m’est assez indifférent de savoir que certains gagnent en un jour plus que mon revenu annuel, et même beaucoup plus. Ce qui me choquerait, ce serait que dans la même entreprise le salaire versé aux plus modestes des salariés ne leur permette pas de sortir de la misère, les empêche de se nourrir, vêtir correctement et les prive d’accès à un logement décent, en dépit d’un travail normal correctement assuré. Fort heureusement, dans l’entreprise où le salaire qui a été versé à sa Présidente suscite aujourd’hui tant de commentaires défavorables, savoir la SNCF, il semble que ce ne soit pas le cas et que la situation de cheminot soit relativement enviable.

Ce n’est pas à l’opinion publique, me semble-t-il, de juger de la pertinence du salaire versé à tel ou tel dirigeant, mais bien à ceux qui le paient, c’est-à-dire, dans ces grandes entreprises, à leurs actionnaires.
Tant que le dirigeant en question fait honnêtement le travail pour lequel il lui a été promis une certaine rémunération, que peut-on lui reprocher ?
Encore faut-il que celui que sa rémunération transforme en « riche » s’acquitte des obligations de cette situation. Et parmi celles-ci la première, mais oui, c’est de dépenser. Le riche peut, certes, user de l’argent dont il dispose pour favoriser des œuvres caritatives ou des activités politiques, intellectuelles, artistiques ou sportives, mais cette générosité, louable, n’est pas l’essentiel. Un riche a d’abord l’obligation morale de dépenser son argent largement, quoique sans ostentation, en sorte que des entreprises produisent les biens et services qu’il décide d’acquérir et soient donc en mesure d’offrir des emplois pour assurer cette production. Car sans riches faisant leur « métier de riches » en dépensant largement en constructions, en mobilier, en décoration, en vêtements sur mesure, en bijoux, en hôtellerie de luxe, en voyages, il n’y a pas d’entreprises pour fournir ces biens et donc pas d’emplois dans ces entreprises.
Supposons que, au lieu de s’étaler comme aujourd’hui de un à plus de cent, les rémunérations soient arbitrairement limitées à un petit nombre de fois le salaire minimum, comme beaucoup semblent le souhaiter : les dirigeants, comme les salariés modestes, verraient leurs dépenses limitées, peut-être à un peu plus que le strict nécessaire à la vie de leur famille, mais ne disposeraient certainement pas de suffisamment d’argent pour que l’on puisse entreprendre à leur intention la production de biens plus coûteux que ceux dont on ne peut pas se passer et de créer des emplois pour les produire. Nombreux seraient donc ceux qui seraient maintenus dans la misère ou dépendraient entièrement de l’assistanat. Sans riches faisant correctement leur « métier de riches », il n’y a plus que des pauvres.
Maintenir une certaine proportion de « riches » dans la société est donc une nécessité pour ne pas augmenter la misère
Mais le riche qui thésaurise l’argent qui lui est versé, que ce soit pour assurer son avenir ou celui de ses héritiers, ne fait pas son « métier de riche ».

Cela n’exclut évidemment pas d’autres mesures pour sortir de la misère les « travailleurs pauvres » parmi lesquelles la formation à de nouvelles compétences, leur permettant l’accès à de nouvelles fonctions mieux rémunérées devrait avoir une place de choix. On pourrait aussi envisager de délocaliser certaines activités qui maintiennent actuellement leur main d’œuvre dans des zones où le coût de la vie est faramineux vers des zones où le logement, en particulier, serait bon marché. Avec une formation adéquate, les salariés ainsi délocalisés pourraient utiliser les outils numériques actuels pour travailler comme s’ils se trouvaient dans une grande ville, sans subir les coûts inhérents à celle-ci. Mais je laisse à d’autres le soin de trouver d’autres mesures.

Si le Président de la République se montre outrageant envers ces travailleurs pauvres et d’autres, moins pauvres mais loin d’être riches, en les traitant de « fainéants » par exemple, il n’a pas tort quand il attribue à la jalousie certaines réactions qui non seulement n’auraient aucun effet positif pour réduire la misère, mais pourraient l’aggraver si elles étaient satisfaites.

Anne Lys, CJA.

CQFDMe permettra  t’on de rappeler  qu’à l’époque  où les ordres monastiques  couvraient  d’un  vaste  et  performant réseau de structures tout le royaume de France et où ces structures  charitables et d’assistance ne  coutaient ainsi rien à l’Etat, la misère me paraissait mieux  prise en en compte que maintenant. Alain TEXIER.

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Billet d’humeur du sieur Du Plessis : Macron, ça aurait pu être pire…

17 Oct

Lors du second tour de l’élection présidentielle du 7 mai 2017, Emmanuel Macron a réuni sur son nom environ 20,7 millions de bulletins de vote. Parmi ces électeurs, sans doute pas mal de sincères, beaucoup de naïfs et, comme toujours, de nombreux imbéciles qui n’avaient pas lu nos mises en garde.

On pouvait donc s’attendre au pire lors de la première interview du président de la République depuis son élection et craindre que, cinq mois seulement plus tard, nombreux soient encore ceux qui espéraient des révélations ou quelques miracles. Question d’importance quand on sait combien sont scrutées les audiences sur les étranges lucarnes afin d’alimenter le storytelling politique.

Patatras !

L’entretien du chef de l’Etat avec trois des plus talentueux journalistes que la médiasphère ait jamais engendrés, et qui s’est déroulé à l’Elysée dimanche 15 octobre, n’a été suivi que par un peu moins de 9,5 millions de téléspectateurs sur TF1. Soit 36,6 % de part d’audience, selon les chiffres publiés par Médiamétrie (l’organisme chargé du service après vente) lundi. Près de 260 000 personnes ont regardé, par ailleurs, l’entretien sur LCI qui le diffusait également.

Il fallut bien faire contre mauvaise fortune bon coeur…Et annoncer, contre toute évidence et seulement pour les gogos, que la parole jupitérienne avait été un succès de foule.

Jean de La Fontaine : Jupiter et le métayer

Alors, dès le lendemain, les médias officiels prétendirent qu’il s’agissait de la troisième meilleure audience de l’année en cours, toutes chaînes confondues, l’interview d’Emmanuel Macron se plaçant ainsi derrière l’émission musicale « Les Enfoirés » (10,1 millions de personnes en mars) et le débat organisé, également en mars, entre les cinq principaux candidats de l’élection présidentielle (9,8 millions de téléspectateurs) ! REMARQUABLE TIERCÉ .

Ajoutons qu’en septembre 2012, pour son interview de rentrée diffusée sur TF1 également, François Hollande avait réuni 9,9 millions de personnes en moyenne (41 % de part d’audience).

Mais qui mesurera et révèlera l’impact de l’appel du Conseil dans l’Espérance du Roi à ce brutal désamour ?*

Le 17 octobre 2017.

Du Plessis

* Lire « Ce soir, même si vous ne militez pas, au moins ne perdez pas votre temps » :

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/10/15/chronique-dune-imposture-annoncee-ce-soir-meme-si-vous-ne-militez-pas-au-moins-ne-perdez-pas-votre-temps/

Billet d’humeur du sieur Du Plessis : pourquoi les Républicains (LR) ne peuvent pas se relever ?

13 Oct

La réponse est simple : parce qu’ils vivent encore sous la tyrannie des médias et de la gauche. Ils vivent dans la terreur d’une « mauvaise fréquentation » sur leur droite mais ils en mourront.

Pour vous en convaincre, regardez la dernière de « Zemmour et Naulleau » et suivez bien l’intervention de Laurent Wauquiez. Vous comprendrez…qu’en refusant de recomposer la  droite avec TOUTE la droite, ils sons foutus et laissent un boulevard à l’imposture d’Emmanuel Macron !

C’est d’ailleurs ce que disait hier Robert Ménard ici :

Et nous en eûmes encore une preuve ce matin avec l’éditorial politique de France Inter (Thomas Legrand) : 

https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-13-octobre-2017

Pauvres membres de LR…

Mais, dans un autre registre, attardez-vous sur l’entretien avec Edouard Balladur (et Alain Duhamel). Vous y découvrirez qu’il ne manque pas grand chose à l’ancien Premier ministre pour avouer que la République n’est qu’une tragique erreur et que la salut de la France ne peut se trouver que dans le retour du Roi…

Pourquoi, diable, perdre autant de temps !

Le 13 octobre 2017.

Du Plessis

(merci à GJ pour ses infos)

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11 Oct

NOUS AUSSI !

http://www.piecejointe.com/videos-humour/J-aime-bien-cette-pub-128043-9788-127-82878.html

Le 11 octobre 2017.

Radio Courtoisie : ce qui devait arriver arriva.

10 Oct

Le CSA avait engagé en décembre 2016 une procédure pour « discrimination » et « non-maîtrise de l’antenne » visant Henry de Lesquen et son émission Le libre journal d’Henry de Lesquen, sur Radio Courtoisie. La sentence vient être rendue : une amende de 25 000 euros !

Il n’est désormais plus là, mais il va falloir payer pour l’avoir laissé parler. Débarqué tardivement de la présidence de la radio en juillet dernier, le sulfureux Henry de Lesquen va donc coûter 25 000 euros à son ex-radio. L’amende représente 3% du chiffre d’affaires de Radio Courtoisie, soit le plafond maximal prévu par la loi pour « des propos de nature à encourager des comportements discriminatoires. »

Cette décision cite également des propos haineux tenu par l’animateur au cours d’autres émissions, remontant jusqu’en octobre 2015, où il avait affirmé que « les races ne sont pas égales et ne peuvent pas l’être, car l’égalité n’est pas dans la nature« . Le CSA avait mis sous surveillance Radio Courtoisie pendant plusieurs mois en 2016, du fait notamment des tweets haineux de son président, Henry de Lesquen. Rappelons d’ailleurs que celui-ci a été condamné en janvier 2017 à 16 000 euros d’amende pour provocation à la haine et contestation de crime contre l’humanité.
 
Le CER avait pris la tête de la révolte contre Henry de Lesquen et ses divagations antisémites et négationnistes dès 2015*. Nous avions précisément insisté sur le fait que les comportements de son président exposaient la radio « de toutes les droites » à des sanctions non seulement financières mais pouvant aller aussi jusqu’à une interdiction d’émettre. Nous avions soutenu les responsables d’émissions qui avaient fini par exiger, tardivement,  la démission d’Henry de Lesquen mais sans y parvenir. A l’inverse, nous nous étions dressés contre le silence inqualifiable d’un certain nombre de responsables d’émissions se proclamant pourtant royalistes auprès de tous les naïfs qui les écoutaient : Danielle Colle, épouse Latil, dite « Dominique Paoli » (élue pourtant présidente de Radio Courtoisie en juillet dernier), Jacques Trémolet de Villers, avocat, ami et conseiller du prince Jean d’Orléans, Hilaire de Crémier, directeur de la publication Politique Magazine après un parcours chaotique et sulfureux au sein de la roicosphère, et quelques autres…
 
Entendre, lundi 9 octobre sur les ondes de la radio, toute honte bue, les jérémiades de sa présidente actuelle face à l’addition salée du CSA, ne manquait pas d’audace ! N’en doutez pas, une collecte pour réparer l’irréparable ne manquera pas d’être organisée.

Ces gens-là n’ont aucun scrupule.

Le 10 octobre 2017.
Du Plessis 
 
 * Lire, entre autres, « A propos de Radio Courtoisie » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/11/02/a-propos-de-radio-courtoisie/), vous y trouverez plusieurs références d’articles consacrés à la radio.

Paul Turbier CJA. Il y a peut-être un roi d’Espagne, mais il n’y a pas de monarchie là-bas.

9 Oct

Il y a peut-être un roi d’Espagne, mais il n’y a pas de monarchie là-bas. Pour preuve ledit roi s’en réfère à la sacro-sainte démocratie (totalitaire).

Pourquoi attendre qu’il se comporte comme un roi puisqu’il n’en est pas un, même pas sacré a fortiori.

C’est Bruxelles et George Soros* qui décident si l’Espagne restera unie ou pas, lui c’est juste le mari cocufié de partout qui montre son mécontentement à la télé pour faire des menaces.
* George Soros finance l’indépendantisme catalan   http://www.voltairenet.org/article198083.html
L’Europe est lamentable. Des couards et des hystériques.
L’on peut toujours critiquer l’usage de la force, mais croyez-vous que les gentils catalans démocrates auraient remballés leur brindzingue avec « un s’il vous plait » ?
Philippe est tombé dans un piège grossier et quoiqu’il fasse il l’aura dans le baba.
Déjà sur internet circulent des cartes de la catalogne étendue à sa partie française et au Pays basque. Cela étant dit, je ne crois pas ces français du sud, suffisamment  politisés pour demander leur autonomie, et pas suffisamment courageux pour suivre l’élan de leurs cousins espingouins. C’est-à-dire qu’ils sont encore français…
L’Italie du Nord va sans doute se réveiller sans trop tarder, et in fine Marseille. sic
Lorsque tous les européens partagent le même quotidien sordide, s’habillent pareil, bouffent pareil, se divertissent pareil, pensent pareil, il n’est peut-être pas si étonnant que ça que d’aucun veulent se distinguer du lot. Surtout si en haut on les y encourage.
L’UE a plus ou moins fait son travail, plus de guerre en Europe, donc plus besoin de nation, les équipes de foute et le sport canalisant les derniers écueils de chauvinerie populaire, dans un spectacle puant le fric, qui fait rêver ses pauvres hères.
Les nations n’ont plus besoin d’être, l’église n’est ni ferment, ni lien entre les divers composants, le soufflé, se dégonfle de lui-même.
Par contre pour reconstruire quoique ce soit après, il faudra beaucoup plus de temps, si d’aucuns jugent encore cela nécessaire.

Paul Turbier n’a pas retrouvé en Felipe VI d’Espagne les qualités de son père Juan Carlos.

8 Oct

Le Roi Philippe d’Espagne est intervenu dans l’affaire catalane et le moins que je puisse dire, est que son intervention m’a beaucoup déçu. Il est descendu dans la mêlée alors que j’attendais qu’il la survole. En effet , aucune des deux parties en présence n’a les braies propres, les catalans par leurs exigences, le gouvernement par son intervention musclée.

Il est clair que Philippe tient à la conservation du royaume dans son intégrité ce qui est de son devoir sinon de son pouvoir, mais sa position alignée sur celle du gouvernement « démocratique »  ne risque pas de réaliser ses voeux.  Comment feu Albert II a-t-il réussi à maintenir l’unité belge malgré les tensions Flamands/Wallons ? en montrant aux deux camps qu’il les aime ( Louis XIV parlait très affectueusement de « ses peuples » ). Albert était très populaire en pays flamand, parlait parfaitement la langue du coin (merci Beaudoin) et se gardait bien de montrer une préférence entre les uns et les autres. Le Roi d’Espagne aurait-il pu parler le catalan des rues pour passer un message fort qui aurait dit au gens  » je vous aime « . Au lieu de cela, il leur dit « Vos gueules ! A la niche ». C’est l’huile sur le feu.

Paul Turbier, CJA.