La vision impériale d’Emmanuel Macron pour l’Europe.

9 Sep

Pendant que les Antilles françaises mesuraient l’ampleur de la catastrophe qui venait de les frapper, Emmanuel Macron redessinait à Athènes, où il était en visite d’Etat, la carte de l’Europe. A la façon de Napoléon Bonaparte créant, entre 1806 et 1810, la Confédération du Rhin, le Grand-Duché de Varsovie et le royaume de Hollande !

Il était sur la Pnyx, dos à l’Acropole, sur cette colline où les Athéniens firent faire ses premiers pas à la démocratie. Il y était élégant, cravaté, impeccablement coiffé, plus gendre parfait et plus technocrate que jamais mais là, Emanuel Macron parlait Europe, de ses erreurs et de sa nécessité, des dangers qui la guettent et de l’urgence de la refonder, et un lyrisme de visionnaire habité, soudain, transcendait cet homme.

Pour lui, l’unité européenne est aussi indispensable aux Européens qu’au reste du monde et en l’entendant hier, s’adresser à la Grèce et lui dire que ses partenaires de l’Union n’avaient pas su la secourir et l’avaient bêtement acculée à trouver des investisseurs étrangers plutôt qu’européens. On croyait lire les pages du blogue du CER mais on entendait ce qui définit ce nouveau président et organise son action : le techno-lyrisme. Pour lui, les nations européennes ne peuvent être souveraines que dans leur unité,  pour permettre, dit-il, « de vivre selon nos valeurs et nos règles » et de « répondre aux grands défis du monde », sécuritaire, numérique, migratoire, climatique. Il tweeta d’ailleurs une carte-postale d’Athènes qui résumait sa pensée, finalement pas si complexe qu’on nous le raconte :

 

En résumé, les Nations doivent disparaître. La France, nécessairement, aussi.

 

Emmanuel Macron était hier l’avocat d’une cause qui n’est pas la notre mais, en même temps, un joueur d’échec. A Athènes, il était aussi venu chercher un soutien, comme il le fait, l’une après l’autre, dans toutes les capitales de l’Union, pour ses idées de nouvel Empire, entièrement organisées autour de la zone euro : capacités d’emprunt,  ministre des Finances et budget commun, Parlement spécifique de ladite zone, listes transnationales aux prochaines élections parlementaires européennes, prise en charge commune des patrimoines nationaux de l’Union et développement des échanges entre étudiants et maintenant apprentis, etc. Il y croyait comme s’il venait de remporter la victoire à Austerlitz.

Napoléon Bonaparte aussi mais, sept ans plus tard, c’était la Bérézina.

Le 9 septembre 2017.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “La vision impériale d’Emmanuel Macron pour l’Europe.”

  1. hathoriti septembre 10, 2017 à 12:38 #

    ce n’est pas aussi à Athènes que ce mégalo a, encore une fois, craché sur la France, en déclarant que les français sont des « fainéants, des cyniques et des extrêmes » ? il sera « d’une détermination absolue », il « ne cédera rien », qu’il a dit, le nabot ! Na ! « j’ai été bon, hein, maman? » Non mais ! Il se prend pour le Roi de France, ce futur Phaéton ? Parce que, comme pour Napoléon, s’il nous faut attendre 7 ans pour voir enfin sa Bérézina, on n’a pas fini de souffrir ! On souffre depuis 224 ans, le Seigneur devrait maintenant nous prendre en pitié et nous débarrasser de « ça » afin qu’on puisse lui faire jouer Icare à bureaux fermés !

  2. Hervé J. VOLTO septembre 11, 2017 à 10:28 #

    Fénéants : il ne faudrait pas confondre une minorité agissante de membres de la fonction publique et d’habitanyts de banlieues guettos avides d’aide sociales et une grande majorité de Français qui se lèvent le matin pour aller bosser et payer les alocs des premiers.

    Cyniques : oui, la déchrisitianisation de la France a rendu le Français de souche un peu cynique. Il ne demenderait qu’à voir pour croire, mais ce qu’il voit donne envie de vomir. Avec çà, les Français ne sont pas tous des boeufs ne pensant qu’à leurs congés payés, parfois honnêtement gagnés, leur verre de pastis et leur portefeuil.

    Extrêmes : avec tous ce qu’on voit autour de nous, si on ne ne veut pas devenir des boeufs cyniques, on sent de devoir défendre jusqu’aux dernières extrêmités nos valeurs et nos traditions bien malmenées par le système ripoux-bliacain. Car face à la violence sournoise qui s’exerce partout, contre l’âme de nos enfants, contre les Catholiques, contre les traditions de notre pays, contre la sécurité et l’honneur de la France, il nous faut à l’image des Royalistes défendre SANS RELACHE nos valeurs Chrétiennes, familiales et patriotiques. Et si celà doit se faire de manière extrême… plutôt la mort que la souillure !

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